Entretien d'actualité n°74 - 22/11/2018
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 64 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
Que pensez-vous du mouvement des Gilets jaunes ?
- 24:43OuverteRéponse directe
Quel bilan tirez-vous de l'élection législative partielle dans la 1re circonscription de l'Essonne ?
- 38:22OuverteRéponse directe
Que se passe-t-il sur la scène européenne ?
- 47:42OuverteRéponse directe
Quelles sont les macronneries de la quinzaine ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50Invité politiqueChiffre
« il y a eu selon les estimations 280 000 à 290 000 participants selon la police, 1 million, 1,2 million de participants selon les organisateurs »
- 5:06Invité politiqueChiffre
« les classes moyennes sont une des perdantes importantes de la politique de mondialisation »
- 17:16Invité politiqueChiffre
« Je perçois 1 100 € de retraite mensuelle. J'ai perdu 96 € par an avec le retrait de 8 € par mois sur la CSG. À ma charge, il me reste 338 € de médicaments non remboursés par la Sécurité sociale »
- 18:39Invité politiqueFait
« Ce que je souhaite, monsieur, de votre part, c'est de révéler ceci et de tenir aux Français des discours clairs avec des exemples concrets »
- 40:23Invité politiqueFait
« Mme Theresa May, en fait, joue une politique qui est quand même une politique traîtresse par rapport aux objectifs du Brexit »
- 45:03Invité politiqueFait
« les fonds européens ne sont pas plus européens que je ne suis moine tibétain »
- 56:04Invité politiqueChiffre
« il y a 7% des ponts, des ouvrages d'art sur le réseau routier national non concédé qui menacent de s'effondrer à tout instant »
- 1:01:35Invité politiqueFait
« Nous sommes des vrais populistes. Nous sommes avec le peuple »
- 1:02:14Invité politiquePromesse
« il y a vraiment à mon avis des gens qui vont se poser la question de savoir si l'on ne devrait pas suivre le conseil que j'ai déjà formulé à deux reprises au cours de cette année, qui est la mise en œuvre de l'article 68 de la Constitution »
- 1:02:51Invité politiqueFait
« J'avais demandé, suite aux frappes en Syrie, que M. Macron fasse l'objet d'une procédure de destitution parce qu'il avait déclenché une attaque belliciste contre un pays contre le droit international »
- 1:03:30Invité politiqueFait
« aucun député ni aucun sénateur n'a lancé la procédure de destitution »
- 1:07:27Invité politiquePromesse
« Je m'adresse cette fois-ci à tous nos compatriotes qui manifestent avec les Gilets jaunes. Il n'y a pas besoin d'aller briser les vitres. Allez donc demander à vos députés : « Monsieur le député, je veux que vous lanciez la procédure de l'article 68 de destitution de M. Macron » »
- 1:08:04Invité politiqueFait
« Une enquête a été ouverte sur les 144 000 € de dons mal justifiés lors de sa campagne lors des présidentielles »
- 1:08:42Invité politiqueFait
« nous n'avons fait l'objet d'aucun soupçon, d'aucune enquête. L'organisme ONG Anticor n'a pas trouvé matière à redire »
- 1:12:46Invité politiqueFait
« la loi sur les fake news vient d'être votée »
- 1:13:31Invité politiqueFait
« il s'agit de s'attaquer à la liberté d'expression en France »
- 1:18:34Invité politiqueFait
« le pic pétrolier a été franchi »
- 1:19:15Invité politiqueFait
« l'UE nous impose des délocalisations, nous impose un mode de fabrication des objets à l'autre bout du monde »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
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{Bienvenue à toutes et à tous pour cet entretien d'actualité n°74 avec François Asselineau. Nous sommes le 22 novembre 2018. Passons tout de suite à la première question. François Asselineau, que pensez-vous du mouvement des Gilets jaunes ?} Eh bien bonjour à toutes et à tous. Nous sommes en effet le jeudi 22 novembre 2018. L'actualité retentit encore du mouvement des Gilets jaunes, qui a connu surtout une grande faveur (NDLR : samedi dernier. Et depuis samedi, semble-t-il, tous les jours, le mouvement a eu tendance à s'effriter. Samedi dernier), il y a eu selon les estimations 280 000 à 290 000 participants selon la police, 1 million, 1,2 million de participants selon les organisateurs.
On peut peut-être tabler sur quelque chose un peu entre les deux. Alors pour ce qui me concerne, comme toute la classe politique et tous les journalistes, je suis ça évidemment avec beaucoup d'intérêt, parce que c'est un phénomène politique bien entendu lorsque autant de gens se mobilisent. Incontestablement, il y a eu une forte mobilisation, mais une forte mobilisation dans ce que certains appellent la France de la périphérie, c'est-à-dire d'abord et avant tout la France rurale, la France des villes moyennes, la France des catégories populaires, des ouvriers, des agriculteurs, des employés.
On n'a pas eu évidemment de mobilisation dans des grandes villes comme à l'intérieur de Paris, ou très peu, ou comme dans des quartiers chics. Il s'agit donc fondamentalement d'une révolte populaire qui semble être... Je dis « semble » parce que je suis quand même assez prudent. Qui semble être apparue à peu près spontanément. Je suis assez prudent parce qu'il faut être toujours prudent en politique. Et moi, je le suis pour nous tous, si j'ose dire. Tous, à l'UPR, nous connaissons trop les différentes manœuvres qui peuvent exister ici ou là...
On a trop appris après coup quelles forces il y avait par exemple derrière Nuit debout ou bien derrière le mouvement du Jour de colère pour ne pas faire preuve de prudence. Il semble néanmoins que ce mouvement soit né spontanément par les réseaux sociaux.
Ce qui est certain en tout cas, c'est qu'il a été extrêmement relayé par les très grands médias du pays, et notamment par BFM, qui passait en boucle les points de ralliement, par exemple, pour dimanche dernier, de telle sorte que certains ont presque été quand même un peu déçus par la mobilisation, parce que si cette mobilisation était très forte et évidemment très importante dans l'absolu, par rapport à la présentation qui en avait été faite, par rapport à ce que les gens attendaient, il y a eu quand même un petit soupçon de légère déception. Il n'en demeure pas moins que dimanche dernier, c'était la France souffrante qui s'est manifestée.
Et il faut rendre hommage quand même au caractère à la fois déterminé, républicain, résolu et aussi bon enfant qu'ont pris ces manifestations dimanche. Il y avait vraiment des catégories sociales qui n'étaient pas habituées à manifester. Il y avait – comme je l'ai dit – des ouvriers, des agriculteurs, des employés d'entreprises publiques, d'entreprises privées, des catégories de la classe moyenne ou des couches populaires qui venaient manifester – j'allais dire – presque benoîtement et en famille pour faire des barrages.
Malheureusement, ces manifestations ont été endeuillées par une personne qui a été victime d'un mouvement de foule et d'une voiture qui a voulu passer, semble-t-il une conductrice qui a paniqué. C'est un premier décès. Et puis il y a eu un deuxième décès quelques jours plus tard d'un motard. Donc d'abord, il faut effectivement penser aux familles de ces deux personnes décédées et présenter toutes nos condoléances. Moi, ce que je comprends, c'est que ça témoigne d'un ras-le-bol général de la société française.
À vrai dire, je n'en suis pas beaucoup surpris, puisque s'il y a bien quelqu'un qui va voir ses compatriotes, c'est moi, n'ayant pas de mandat électif, n'étant donc pas coincé dans une assemblée, étant en revanche créateur d'un mouvement politique qui a 11 ans et demi d'âge et qui ne s'est développé que parce que je suis allé faire des conférences. J'ai peut-être fait 500 conférences en France depuis 2007 : des conférences qui d'ailleurs ont du succès sur Internet. Étant également très attentif à ce qui se passe sur les réseaux sociaux, j'estime que je connais quand même assez bien ce qui se passe sur le terrain.
Et j'ai vu d'année en année se dégrader la situation des Français, et notamment des plus fragiles d'entre eux, des plus pauvres d'entre eux, ou même de la classe moyenne qui, depuis maintenant plusieurs années, a perdu – semble-t-il – plusieurs centaines d'euros. Il y a une statistique qui est sortie ces jours-ci pour montrer que les classes moyennes sont une des perdantes importantes de la politique de mondialisation. Alors tout ça, ça mérite notre compassion, notre soutien. Et l'UPR avait demandé à tous ses adhérents et militants qui le souhaitaient... Puisque chez nous, c'est un mouvement de large rassemblement.
Il y a à l'UPR des personnes qui ne sont pas d'accord avec ce mouvement, qui par exemple ont besoin de circuler et sont agacées par les obstacles qui sont mis à la liberté de circulation. Et puis a contrario, nous avons à l'UPR des gens qui participent ardemment à ce mouvement. Pour ce qui me concerne, je ne suis pas allé dans ces manifestations, puisqu'on m'avait dit qu'il s'agissait d'un mouvement apolitique et où les représentants politiques et syndicaux n'étaient pas les bienvenus. Quand on me dit ça, moi, je n'ai pas l'habitude d'aller m'inviter à un endroit où je ne suis pas bienvenu. Pas seulement moi, d'ailleurs, mais l'ensemble des responsables politiques.
À cet égard, d'ailleurs, je trouve un petit peu curieux de constater que des personnalités comme M. Mélenchon, M. Gilbert Collard, M. Dupont-Aignan, M. Wauquiez, Mme Le Pen, etc. se soient invitées en disant : « Non, non, moi, je ne fais pas de la récupération. Je participe en tant que citoyen à un mouvement apolitique ». Tout ça, c'est quand même se moquer du monde. Ce sont des personnalités politiques par nature. Et donc leur simple présence témoigne justement d'une volonté de politiser, et quoi qu'on en dise de récupérer ce mouvement. Je n'ai pas vu – me semble-t-il – Mme Le Pen, M. Mélenchon, M. Dupont-Aignan, M.
Wauquiez aller manifester avec ces catégories sociales qui ont manifesté beaucoup au cours des dernières semaines. Je pense par exemple aux ambulanciers ou aux infirmiers, qui manifestent pour leur niveau de vie, le maintien de leur outil de travail, les avocats aussi, et qui n'ont pas été relayés dans la presse. En d'autres termes, l'impression que ça donne, c'est que nous avons des responsables politiques qui manifestent leur soutien uniquement parce qu'il y a un phénomène qui est médiatisé. Et puis si c'est pas médiatisé, ils ne se dérangent pas. Ça n'est pas mon cas. Je n'ai jamais fait de récupération politique. Au contraire, au contraire.
Moi, je crois qu'il faut faire de la politique de façon digne. Dans la mesure où on nous a expliqué que ce mouvement était apolitique, j'ai cru bon de ne pas y aller. Mais nous avons chez nous un certain nombre de militants, d'adhérents, qui sont des citoyens comme tout le monde, qui – eux – ont voulu y aller. On leur a dit : « Allez-y ». Mais quand ils y sont allés, on leur a suggéré d'y aller avec un tract pour qu'ils expliquent autour d'eux de quoi il s'agissait. Parce que je voudrais dire quelque chose qui est très important. Moi, je respecte les gens.
Depuis 2007, il me semble que toute l'action politique que j'ai menée est une action visant à respecter les gens, respecter leur intelligence. Et par rapport aux personnes qui n'ont pas la chance d'avoir été instruites, qui n'ont pas la chance de connaître le dessous des cartes, qui n'ont pas la chance de bien connaître tous les arcanes des allées du pouvoir – et c'est bien normal –, je me suis fait un devoir quant à moi d'essayer avec mes moyens d'aller leur expliquer pour qu'ils comprennent. Donc moi, je suis l'anti-manipulateur, l'anti-récupérateur. Je suis là pour dire aux Français ce qui est la réalité de la situation.
De ce point de vue, je suis – je vais le dire – assez scandalisé de voir que ceux qui essayent de récupérer cette affaire, nonobstant les instructions fixées par les participants, qui ne voulaient pas voir d'hommes politiques... Lorsque je vois quelqu'un comme M. Wauquiez, par exemple, qui est le patron des Républicains, dont on sait quelle a été la politique menée par les Républicains depuis des années, c'est-à-dire une politique qui est la même en fait que celle de M.
Macron, mais antérieurement, qui est une politique qui consiste à obéir aux GOPÉ fixées par la Commission européenne, qui est la politique des prétendues réformes indispensables : privatisation des services publics, baisse des dotations globales de fonctionnement aux communes, attaque continuelle contre les retraites et notamment les petites retraites, cette politique qui consiste également à essayer de flexibiliser l'emploi, de démolir le droit du travail... Tout ça, c'est la même politique, qui vient de Bruxelles. Quand je vois que M.
Wauquiez, tel Tartuffe dans Molière, vient prendre position avec les gilets jaunes, ça me donne envie de vomir, parce que c'est de la manipulation pure et simple. Voilà. À vrai dire, je n'ai pas beaucoup plus d'estime d'ailleurs pour Mme Le Pen, M. Dupont-Aignan, M. Mélenchon, parce que – vous le savez – ces trois personnalités... J'ai vu aussi M. Lassalle, qui est allé à l'Assemblée nationale avec un gilet jaune. Toutes ces personnalités soutiennent le mouvement. Oui, d'accord, très bien. Mais qu'est-ce qu'ils proposent ? Quelles sont les explications qu'ils donnent à la situation actuelle ? Rien !
En fait, puisqu'ils ne veulent pas sortir de l'UE, ni de l'euro, puisqu'ils ne veulent pas dénoncer les GOPÉ fixées chaque année par la Commission européenne, en réalité, s'ils étaient au pouvoir, malgré leurs criailleries hypocrites et leur soutien hypocrite au mouvement des Gilets jaunes, ils feraient en fait la même politique exactement. On a l'impression quand même que les Français seraient nés de la dernière pluie. Faut pas exagérer. À chaque fois qu'on a des élections générales avec un nouveau président, le Président dit : « Vous allez voir ce que vous allez voir. On va tout changer, parce que les Français n'en peuvent plus ».
Et une fois qu'il est élu, il applique les mêmes directives venues de Bruxelles et de Francfort. Et de nouveau, les Français sont mécontents. Il est là, le nœud du problème. En fait, ce mouvement des Gilets jaunes est intéressant quand on prend le regard un peu historique, parce qu'il fait penser à ce que l'on appelle en français une jacquerie. Une jacquerie, c'est une révolte spontanée de la population, en particulier une révolte paysanne, puisque le mot de « jacquerie » est apparu au XIVe siècle en France, très exactement au mois de juin 1358. Qu'est-ce qu'il s'est passé en juin 1358 ?
Eh ben il s'est passé que, si vous connaissez, si vous avez vu, revu ma conférence sur l'histoire de France, j'ai souvent expliqué que nous sommes en pleine Guerre de Cent Ans et qu'en 1356, à la bataille de Poitiers, la deuxième bataille de Poitiers, comme on dit, le roi de France Jean II, dit Jean le Bon, est fait prisonnier par les Anglais, qui le prennent en otage et qui l'emmènent à Londres. Pendant 4 années, le roi de France sera prisonnier à Londres. J'ai expliqué que c'est l'époque où, justement, il y a des troubles qui se développent en France. Et justement, il y a l'apparition de la première jacquerie. Pourquoi ? Parce que le souverain est parti.
La France est sous tutelle étrangère. Les aristocrates sont apparus comme ayant failli à la défense de la patrie. C'est ça que pensent les paysans. Notamment, il y a eu la bataille de Crécy, il y a eu des batailles terribles qui ont été perdues : la bataille de Poitiers. Et donc les paysans français estiment que l'aristocratie, les seigneurs féodaux ne réalisent pas ce qu'ils doivent faire, c'est-à-dire : leur devoir, c'est de protéger militairement la France et militairement la Nation.
Et comme les Français de l'époque ont le sentiment que tout est bouché, que les dirigeants ont fauté, n'ont pas défendu la France, que par ailleurs la France n'est plus souveraine, puisque son souverain a été pris en otage à l'étranger, c'est à ce moment-là qu'apparaît une révolte de paysans menée par quelqu'un dont le nom restera célèbre, qui s'appelait Jacques Bonhomme, qui était un paysan. Enfin c'est un de ses surnoms, parce que son vrai nom était différent. Et c'est ce nom de Jacques Bonhomme, « Jacques », qui a donné la jacquerie, c'est-à-dire une révolte populaire... Notez bien, parce que... Vous savez que j'aime bien l'histoire et j'aime bien ces clins d'œil de l'Histoire.
La première jacquerie est apparue en France, on l'appelle la « grande jacquerie de 1358 », lorsque les Français avaient le sentiment que l'État n'était plus dirigé par le roi, par le souverain, mais dirigé par l'étranger, que l'État était occupé par l'étranger et que les dirigeants ne défendaient plus le peuple français. On a quand même avec presque 700 ans, du moins 660 ans de décalage, on a vraiment une configuration d'événements qui rappelle cette affaire.
Alors ce que je voudrais dire ici, c'est que toutes les personnes qui participent à ce mouvement des Gilets jaunes, l'écrasante majorité d'entre elles sont des gens sincères, honnêtes, de bonne foi, des gens qui travaillent, des gens qui n'arrivent plus à boucler les fins de mois. Et s'il y a bien quelqu'un qui se bat pour leur situation, et depuis bientôt 12 ans, c'est moi.
C'est parce que j'ai constaté quand j'étais dans les allées du pouvoir à quel point nous étions dirigés par une caste de politiciens de droite comme de gauche qui, en fait, n'ont aucun cœur, ne s'intéressent finalement absolument pas à ceux qui les ont élus, jouent le jeu simplement des allées du pouvoir, des médias, jouent le jeu des grands industriels qu'ils fréquentent, des milliardaires avec lesquels ils sont en rapport. Ils passent d'un avion à un autre, vont de sommet en sommet, finissent par complètement oublier qu'ils ne sont en fait que les employés du peuple français. Et de ce point de vue, ils ont failli à la tâche. J'ai reçu là hier une lettre... Je reçois beaucoup de courriers.
J'ai reçu une lettre que je voudrais lire. C'est une lettre d'une dame, qui m'écrit, qui habite dans les Alpes de Haute-Provence et qui m'écrit ceci... C'est à moi que c'est adressé. « Monsieur. J'ai 72 ans, une maladie invalidante, le cancer et des conséquences de traitement pendant 10 ans. Tout mon corps est pris. Et j'ai bien d'autres problèmes. Je perçois 1 100 € de retraite mensuelle. J'ai perdu 96 € par an avec le retrait de 8 € par mois sur la CSG. À ma charge, il me reste 338 € de médicaments non remboursés par la Sécurité sociale. Je faisais et je dois faire de la balnéothérapie deux fois par semaine jusqu'à ma mort.
Mais celle-ci est stoppée à cause du coût de l'essence, soit 12 € de plus à chaque plein, car l'aller-retour faisait 80 km ». Voilà, M. Macron, ce que vous faites quand vous augmentez le prix de l'essence. « Le cadeau royal de 0,3% d'augmentation des retraites décidé par Macron me donne 39,60 € par an, soit 3,30 € par mois ». 3,30 € par mois... « J'ai été surprise par ceux autour de moi qui n'ont pas cherché à savoir et qui sont stupéfaits des montants. Ce que je souhaite, monsieur, de votre part, c'est de révéler ceci et de tenir aux Français des discours clairs avec des exemples concrets ». Voilà. Je vais pas tout lire. Cette lettre est assez émouvante. Elle est précise.
Voilà une femme qui a beaucoup de difficultés et qui se retrouve dans une situation qui est extrêmement difficile. Il y a d'ailleurs plus difficile encore. Il y a des gens qui ont des retraites encore plus faibles. Il y a des gens qui sont en dessous du seuil de l'indigence. Et le véritable scandale, le détonateur de toute cette affaire des Gilets jaunes, ça a été en effet l'augmentation du prix de l'essence. Mais pourquoi l'augmentation du prix de l'essence ? Parce que... Moi, j'ai une maison de campagne dans la Nièvre.
Je sais bien que tout s'est désertifié et que quand on veut aller faire des courses, il faut prendre sa voiture pour aller à 15 km ou 20 km de là dans le supermarché ou l'hypermarché le plus proche. Beaucoup de gens qui vivent dans la province, dans les campagnes sont dans une espèce de sédentarité forcée qui les oblige à aller avec leur voiture puisqu'il n'y a pas d'autre moyen : aller à leur travail, aller chercher des enfants, aller les conduire à l'école, aller chez le médecin, aller faire des courses, puisque tout a disparu dans la France rurale. On ferme les écoles. On ferme les bureaux de poste. On ferme les lignes de chemin de fer. On ferme les mairies.
On ferme les commissariats de police et les gendarmeries. Donc du coup, bien entendu, les Français sont obligés d'utiliser leur voiture. Et bien entendu, les plus pauvres d'entre eux, quand on augmente le taux de l'essence, ça a un impact sur leur budget qui est tout à fait considérable. Alors moi, ce que je veux dire pour clôturer toute cette affaire, c'est qu'on va s'en tenir à notre politique. D'abord, nous avons beaucoup de compassion pour les gens qui manifestent. Mais moi, je n'ai pas envie de les récupérer politiquement. J'ai pas envie d'aller me montrer avec un gilet jaune sur la tête, etc. pour dire... Voilà. Moi, ce que je veux : je veux les respecter et je veux les sauver.
Aller mettre un gilet jaune, ça, c'est facile pour tout le monde. Moi, je veux les sauver ! Je veux améliorer pour de bon leur situation. « Améliorer pour de bon leur situation », ça veut dire quoi ? Ça veut dire « essayer de les convaincre que tant que nous resterons dans le cadre de l'euro, un euro qui nous entraîne collectivement à la ruine, un euro qui nous entraîne à la disparition des industries françaises, un euro qui nous entraîne également à des coupes budgétaires considérables constamment, tout ceci amène la désertification rurale, tout ceci amène une dégradation de leur niveau de vie, tout ceci amène toutes ces personnes à dépendre de plus en plus...
Le seul bien dont ils disposent, c'est la voiture ». Alors qu'on vienne pas nous parler de transition écologique maintenant. Quand on voit d'ailleurs comment Macron – j'en reparlerai tout à l'heure – a taillé dans le budget de la transition écologique, c'est une honte ! Macron est un menteur ! Il utilise une espèce de petit artifice comme ça, il évoque quelque chose qui est populaire. En réalité, c'est un menteur. Il y avait bien d'autres moyens de trouver de l'argent pour essayer de boucler le budget, à commencer par l'argent de l'ISF, qu'il a supprimé, à continuer par la poursuite de l'évasion fiscale, qui est organisée par les traités européens.
Dans les jours qui suivent, dans les jours prochains, nous continuerons à demander à nos adhérents, à nos militants d'aller sur le terrain, de rencontrer nos compatriotes des Gilets jaunes et puis d'essayer de leur faire comprendre que la meilleure façon de les aider, c'est d'abord et avant tout de leur donner l'information dont ils manquent. Je voudrais aussi les mettre en garde sur toutes les tentatives de discrédit qui peuvent être jetées sur une population qui n'a pas l'habitude de la politique. Rien n'est plus facile que d'enfiler un gilet jaune et que d'envoyer des provocateurs.
On imagine que certaines forces pourraient avoir intérêt à discréditer un mouvement par exemple en envoyant des casseurs, par exemple en envoyant des personnes qui tiendraient des propos racistes, xénophobes, homophobes comme ça a été déjà un petit peu le cas, jetant ainsi l'opprobre sur des dizaines et des dizaines de milliers de Français. J'espère que la manifestation qui aura lieu à Paris le samedi 24 sera une réussite. Il faut être extrêmement digne. Il faut être posé. Il ne faut surtout pas se livrer à des voies de fait ou à des bris ou à casser du matériel, parce que c'est se mettre contre le droit et c'est se mettre à dos de plus en plus de Français.
Il faut simplement faire respecter la loi du peuple. Mais celle-ci doit s'incarner, puisque je parlais tout à l'heure de la grande jacquerie de 1358. En fait, elle avait fini dans la répression. Et l'histoire générale des jacqueries paysannes, c'est d'ailleurs qu'en général, elles ne débouchent pas sur grand-chose, mais elles débouchent sur la répression, sauf quand elles sont reprises à leur compte par une force politique, une force qui leur apporte ce qui leur manque, c'est-à-dire une ossature et une pensée et une analyse de la situation, et des propositions concrètes. Voilà. Tout le débat est là maintenant.
C'est la raison pour laquelle j'invite toutes les personnes qui manifestent dans le cadre des Gilets jaunes à essayer de bien comprendre quelle est l'origine de leurs problèmes. L'origine, c'est pas Macron. Macron, c'est un problème en tant que tel. Mais la vraie origine, c'est pas Macron, de même que c'était pas Hollande, et même que c'était pas Sarkozy. La vraie origine de leurs problèmes, elle vient de quelque chose d'au-dessus. Elle vient du fait que, comme en 1358, les Français ne sont plus maîtres chez eux, sont dirigés depuis l'étranger. Et l'élite française, comme en 1358, a trahi le peuple français.
{Quel bilan tirez-vous de l'élection législative partielle dans la 1re circonscription de l'Essonne ?} Alors nous étions – vous le savez – candidats. Nous avions présenté un candidat de l'UPR pour la 1re circonscription de l'Essonne, qui connaissait une législative partielle du fait de la démission de Manuel Valls, député qui a décidé de quitter ses fonctions pour aller se présenter comme candidat à la mairie de Barcelone en Espagne. Nous avons présenté comme candidat Yavar Siyahkalroudi, qui se trouve être par ailleurs mon directeur de cabinet. Nous avons fait une campagne de terrain très active. Yavar a été parfait dans ce rôle. Il a été tous les jours sur le terrain.
Il a été accompagné d'ailleurs par pas mal de nos militants, aussi bien de l'Essonne que... Je voudrais saluer ici en particulier notre délégué départemental de l'Essonne Sylvain Luzet, mais également des forces militantes qui sont venues l'accompagner de Paris, de Seine-et-Marne, du Val-de-Marne, de Seine-Saint-Denis, même des Hauts-de-Seine, donc pour avoir des militants notamment qui ont aidé à coller des affiches, à distribuer des tracts et des professions de foi. En fait, notre tract, c'était la même chose que la profession de foi.
On s'y était pris un peu à la dernière minute, un peu comme tout le monde, puisque le délai entre la démission de Manuel Valls et la fixation de la date des élections avait été extrêmement court. Donc il y avait eu beaucoup de partis qui avaient été pris un petit peu au dépourvu. Alors qu'est-ce que l'on peut en dire ? On peut en dire... J'ai oublié de préciser que je suis allé moi-même – je crois – 5 ou 6 fois soutenir notre candidat. Et nous avions également le soutien de Philippe Pascot, que nous avons eu le plaisir d'accueillir dans nos universités d'automne. Il avait participé à une table ronde l'année dernière.
Et cette année, il était venu comme visiteur à la table ronde de Vallères d'il y a quelques semaines. Philippe Pascot qui, lui-même, a été adjoint au maire d'Évry et qui a été à Bondoufle. Alors le résultat, vous l'avez vu certainement. Je me permets de le rappeler. Nous avons fait 1,42% des suffrages. Alors aussitôt, j'ai vu sur Internet certains de nos sympathisants qui ont baissé les bras, ont dit : « Ouh là là, mais c'est nul. Qu'est-ce qu'on est mauvais. On n'y arrivera jamais. Votre communication est archi-nulle », et ci, et ci, et ça.
J'avoue que c'est un petit peu agaçant et un petit peu irritant non seulement pour moi, non seulement pour notre candidat qui a fait vraiment tous ses efforts et qui a été extrêmement bien accueilli, qui est très très bien passé, mais c'est aussi agaçant pour tous les militants qui vont sur le terrain. Ce que je voudrais dire, c'est que tout le monde sait que ce que nous disons est difficile. J'aimerais que ceux qui nous donnent des conseils sur le thème qu'il faut changer la communication, j'aimerais qu'ils me disent : est-ce qu'ils ont parlé autour d'eux de l'idée de l'UPR, des analyses de l'UPR, et est-ce qu'ils sont arrivés à convaincre beaucoup de personnes dans leur entourage ?
Je me doute que ça doit pas être beaucoup. Pourquoi ? Parce que nous nous heurtons à un problème fondamental. C'est que la population française a fait l'objet d'un véritable lavage de cerveau depuis 60 ans, de telle sorte qu'il n'y a pas de miracle, de la même façon que tout un chacun autour de soi, dans sa propre famille, dans ses propres amis, parmi ses propres collègues de travail, sait bien qu'il a les pires difficultés généralement déjà à intéresser sur la question européenne, déjà à intéresser à la politique elle-même, et ensuite progressivement faire venir à nos analyses, c'est extraordinairement difficile.
Donc que ceux qui nous donnent des conseils comme « Y'a qu'à », « Faut qu'on », feraient bien de méditer déjà ce que eux-mêmes, ils ont fait, et quels ont été les résultats qu'ils ont obtenus. Alors je ne vais pas dire que le score de 1,42% est un score extraordinaire, bien entendu. Mais évidemment qu'on préférerait plus. Évidemment qu'on a été un petit peu déçus. Encore une fois, nous avons été un petit peu déçus. Cependant, je voudrais souligner un certain nombre d'éléments d'appréciation qui méritent de nuancer cette déception. Le premier élément, c'est que nous avons eu affaire à un effondrement de la participation. Il n'y a eu que 18% de participants.
82% des Français ne sont pas allés voter dans cette circonscription. C'est le drame n°1. Et de ce point de vue, j'avoue que personnellement, j'en veux beaucoup à certaines figures qui parlent sur Internet et qui appellent les gens à l'abstention, parce que le résultat de l'abstention, c'est quoi ? C'est qu'une toute petite minorité va voter. Et les minorités qui vont voter, ce sont en général – c'est le cas notamment pour les élections législatives partielles – des gens qui font partie de réseaux proches des autorités en place. C'est la raison pour laquelle, en réalité, dans ces résultats, celui qui est arrivé en tête, c'est M.
Chouat, le maire d'Évry, l'ancien proche de Valls : quelqu'un qui a été trotskiste puis PS. Puis quand il a vu que le PS était mort, il est passé à En marche. Il s'est fait élire avec l'étiquette d'En marche sans avoir l'étiquette, puisque comme il a compris que M. Macron, en fait, est vomi par une grande partie de la population française, il n'a pas voulu avoir l'étiquette d'En marche. Il s'est présenté comme candidat libre. Mais en fait, En marche n'a pas présenté de candidat contre lui. Il a eu le soutien des autres maires de la circonscription, des 5 autres maires, et notamment de M. Bechter, qui était le principal responsable des Républicains.
C'est une espèce de tambouille politicienne infâme. Mais de ce que l'on nous a dit sur le terrain... Nous avons vu beaucoup d'électeurs sur le terrain qui ont dit à Yavar, qui m'ont dit à moi les quelques fois où je suis allé soutenir Yavar, qui nous ont dit : « Vous n'imaginez pas les pressions que nous avons de la part des maires, notamment les agents municipaux, les gens qui bénéficient de HLM ». C'est ça qui s'est passé. C'est le clientélisme à l'état pur. Et quand les autres ne vont pas voter, évidemment, ça fait monter... Et ça a été le résultat. Celui qui est arrivé en tête, c'était le pseudo-candidat d'En marche, au moment même où il y avait la révolte des Gilets jaunes.
On voit donc bien quand même qu'il y a un véritable problème de représentation en France. Ce pourquoi notre résultat n'est finalement quand même pas aussi décevant que ça, c'est que dans ce désastre ambiant, nous, nous avons quand même amélioré notre score. Certes, ça n'est pas... Je ne vais pas me donner le ridicule de pousser un cocorico, mais quand même. On avait 0,80% des suffrages au mois de juin 2017, lorsqu'il y avait eu l'élection, le 11 juin 2017. Le 18 novembre 2018, nous avons eu 1,42%, c'est-à-dire une très forte augmentation de l'ordre de 70% de notre pourcentage. Ça s'est traduit malheureusement par une perte de voix.
Ça paraît bizarre, mais c'est dû au fait que l'abstention est devenue massive. Mais je renvoie les personnes intéressées aux calculs que nous avons publiés sur notre site. À part le NPA, l'UPR est le parti qui a le moins perdu de voix entre les deux élections. L'UPR a perdu 17% de ses voix alors que LO a perdu 32% de ses voix, le FN a perdu 38% de ses voix, le PS, l'ex-PS devenu En marche, tout en arrivant premier, a perdu 45% de ses voix par rapport à juin 2017, le PCF a perdu 49% de ses voix, la FI... Mme Amrani est arrivée en n°2. Elle fera donc le dimanche prochain le deuxième tour. Mme Amrani est passée de 4 868 voix à 2 277. Elle a perdu 53% de ses voix.
LR, avec l'alliance de l'UDI et de Chasse, pêche, nature et traditions, ont perdu 60% de leurs voix. Et je ne mentionne même pas les partis qui n'ont même pas été en mesure de présenter un candidat. Je pense en particulier au MoDem. Je pense en particulier au Parti pirate. Je pense en particulier à Debout la France. C'est d'autant plus bizarre que le parti de M. Dupont-Aignan n'ait pas présenté de candidat dans cette circonscription que M. Dupont-Aignan, justement, est un élu de l'Essonne, est un élu du département. Pas de la circonscription, mais du département. Bref, quand on compare par rapport aux autres... Et c'est quand même intéressant en politique de voir...
On ne peut pas faire comme ça une critique dans l'abstrait. Il faut voir ce qu'ont fait les autres. On s'aperçoit que l'UPR, à la seule exception du NPA – mais le NPA qui a eu nettement moins de voix que l'UPR –, l'UPR est le parti qui a le mieux maintenu ses voix. Ça veut donc dire que nous avons réussi à fidéliser notre électorat et même à progresser dans l'électorat, ce qui confirme d'ailleurs ce que l'on voit quand on se rend sur place avec la notoriété de l'UPR, ma notoriété personnelle. J'avoue que nous avons été tous très très bien, très bien accueillis. Voilà. Donc il faut pas aller chercher non plus midi à 14 heures. Il s'agissait d'une élection législative partielle.
Mais nous avons – nous – la fierté d'avoir participé à quasiment toutes les élections depuis le mois de janvier jusqu'au mois de novembre. Je ne suis pas sûr qu'il y aura... Je crois qu'il n'y aura plus d'élection maintenant. Donc tout le stock a été épuisé. Donc sur les 11 ou 12 élections qui ont eu lieu depuis le début de cette année... Dont une élection territoriale en Polynésie, et tout le reste, c'était des élections législatives. Nous avons participé à toutes les élections sauf à l'élection législative à Wallis-et-Futuna (NDLR : et celle de la 5e circonscription des Français établis hors de France). Mais nous avons participé sinon à toutes les élections.
Et nous avons participé également à l'élection territoriale en Polynésie. Nous avons présenté une liste homme-femme-homme-femme-homme-femme – une liste à parité – de 73 noms en Polynésie, avec des personnes qui devaient résider aux îles Marquises, aux Îles du Vent, aux îles Sous-le-Vent, aux îles Tuamotu, aux Gambier et aux Australes. Faut le faire. Et d'ailleurs, nous avons été le seul parti politique national à le faire. Alors ce que l'on peut conclure de tout cycle d'élections, premièrement, c'est que l'UPR, à l'exception de Wallis-et-Futuna (NDLR : et la 5e circonscription des Français établis hors de France), a participé à toutes les élections. Donc selon les critères du CSA...
C'est un critère que le CSA retient pour l'accès aux médias. J'observe qu'il y a d'autres mouvements politiques qui sont loin d'avoir participé à toutes les élections. Deuxièmement, notre score moyen s'est amélioré sensiblement. L'année dernière, aux élections législatives de juin 2017, notre score moyen était aux alentours de 0,7%, 0,8%. Aujourd'hui, notre score moyen est aux alentours de 1,3%, 1,4%, c'est-à-dire pas tout à fait mais presque un doublement. Alors bien sûr, certains vont dire : « Mais à cette allure, on n'y arrivera jamais ». Mais nous sommes dans un combat de titans. Nous sommes le seul mouvement politique réellement d'opposition au système.
Certains disent : « Il faut changer la communication ». Bien sûr qu'on peut toujours améliorer la communication. Mais encore une fois, – je l'ai dit en préambule – voyez ce que chacun d'entre vous arrive à convaincre autour de soi. Et après, on en reparle. Le problème n°1, c'est de franchir le mur des médias. Le problème n°2, c'est d'arriver à faire passer des analyses qui sont contraires à tout ce que les Français ont entendu depuis 60 ans.
C'est d'ailleurs pour cette raison que la plupart des autres partis politiques qui sont pusillanimes, appellent : « Il faut une autre Europe », etc., « Il faut un autre euro », « On peut pas sortir » : c'est parce que tout simplement, ils ont renoncé, ils ont baissé les bras devant le flux de propagande européiste. Eh bien nous, nous ne baisserons pas les bras, parce que nous continuerons à dire ce que nous avons à dire, nous continuerons à nous battre pour ce pour quoi nous devons nous battre, c'est-à-dire la liberté, la souveraineté et l'indépendance de la France. Et comme c'est ça, le seul vrai sujet qui gouverne tous les autres...
Les questions économiques, sociales, politiques, diplomatiques, militaires ou industrielles, agricoles, scientifiques, éducatives : tout découle de cette clé de voûte-là. Nous, nous ne lâcherons pas notre combat. Nous parviendrons tous ensemble le moment venu à renverser le cours de l'Histoire et à rendre à la France et aux Français leur liberté et leur indépendance nationale. {Merci pour cette analyse détaillée. Maintenant, passons à la scène européenne. Que s'y passe-t-il ?} Il se passe toujours beaucoup de choses sur la scène européenne. Je vais aller assez rapidement, en balayant ça rapidement.
Donc premièrement, j'ai noté qu'en Grèce, il y avait eu une manifestation des employés du service public contre la rigueur, parce qu'en fait, la situation en Grèce est toujours aussi catastrophique. L'endettement de l'État grec est toujours de 160% du PIB. Alors on nous a fait des annonces, des annonces : « Ça y est, c'était la fin de la rigueur. Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes ». C'est tout à fait faux. La Grèce se porte toujours très mal. Les retraités ont vu leur niveau de vie amputé de façon dramatique. Les services publics sont vendus à l'ancan, etc. Donc il faut garder un œil sur ce qui se passe en Grèce. Ça se passe très mal. Deuxièmement, le Brexit.
Le Brexit, donc, il y a eu des rebondissements très importants. Il y a eu 4 ministres du gouvernement de Mme May qui ont démissionné lorsque Mme May a révélé le type d'accord auquel elle était parvenue avec Bruxelles, avec M. Barnier. Mais en fait, M. Barnier, c'est pas vraiment M. Barnier, semble-t-il. Bien qu'il soit le commissaire chargé des négociations, il est surtout flanqué d'une adjointe qui est une Allemande qui – paraît-il – est beaucoup plus ferme et beaucoup plus calculatrice dans ses objectifs avec le gouvernement britannique. En fait, Mme May a proposé un projet qui a soulevé une bronca à Londres. Le départ de 4 ministres de son gouvernement venant après les 3 autres...
On en est à 7 ministres qui sont partis. Parmi les 4 ministres, il y a d'ailleurs le ministre Dominic Raab qui était chargé du Brexit, qui à l'évidence a découvert, dans l'accord que Mme May avait passé avec les autorités de la Commission, des choses qu'il ne connaissait pas. Je rappelle que son prédécesseur, David Davis, avait déjà démissionné, ce qui signifie donc que Mme Theresa May, en fait, joue une politique qui est quand même une politique traîtresse par rapport aux objectifs du Brexit.
Elle ne va sans doute pas l'emporter au paradis, puisque – semble-t-il – elle n'aura jamais la majorité à la Chambre des communes pour parvenir à faire avaliser cet accord, puisque c'est un accord qui, en fait, soumet la souveraineté du Royaume-Uni pendant des années sans qu'il y ait d'ailleurs de date limite à un accord de libre-échange avec l'UE, où le Royaume-Uni subirait toutes les décisions de Bruxelles sans pouvoir y contribuer. Bon, on va voir ce qui va passer. Mais au jour d'aujourd'hui, comme on dit, il est assez probable que cet accord va être rejeté par la Chambre des communes.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle hier soir même encore, le 21 novembre, Mme May annonçait de nouveau qu'elle repartait à Bruxelles pour essayer fébrilement de trouver un accord. Il est en fait vraisemblable que la France, l'Allemagne et d'autres pays de l'UE, en fait, veuillent vraiment forcer à humilier les Britanniques. C'est une politique bête. Non seulement c'est stupide, mais c'est une faute, parce que ça ne marche pas. Les Britanniques, c'est un très grand peuple. Les Britanniques, ils ont bien raison d'ailleurs. Ils ne se laisseront pas humilier. Donc la probabilité croît de jour en jour qu'en fait, le Brexit ait lieu sans aucun accord.
Et à ce moment-là, on verra ce qui se passera. Ça sera intéressant pour tout le monde. Je n'ose pas imaginer que Mme May, qui a toujours dit le contraire, puisse décider d'un deuxième référendum pour essayer de faire revenir les Britanniques sur leur décision. C'est ce que veulent les européistes. Ça, c'est sûr et certain. Les européistes voudraient qu'il y ait un deuxième référendum, comme il y avait eu par exemple au Danemark, comme il y a eu à plusieurs reprises en Norvège, comme il y a eu en Irlande, jusqu'à ce que les gens finissent par voter comme on leur a demandé. Mme May a dit qu'il n'en était pas question. Nous allons voir la suite.
Également sur la scène européenne : ce qui se passe en Italie. Je signale au passage que nous avons publié sur notre site un dossier intéressant, très intéressant, par Guillaume Oresme – c'est un pseudonyme –, de l'un de nos jeunes adhérents qui travaille dans un cabinet de consultants anglo-saxon sur la situation des banques italiennes. Donc c'est un gros dossier qui est vraiment un dossier... Alors un petit peu technique, mais un dossier intéressant, comme vous n'en trouverez nulle part ailleurs sur la scène politique française. Je reviens sur ce que je disais tout à l'heure.
C'est que nous, nous essayons constamment de donner de l'information, et la plus facile à expliquer possible, la plus intelligible possible. On essaye. On n'y arrive peut-être pas tout le temps. Mais au-delà de cette situation des banques italiennes, il y a évidemment la situation du budget, puisque l'on a appris donc hier 21 novembre que la Commission européenne avait décidé définitivement de rejeter le budget italien, ce qui va donc ouvrir la voie à une partie de bras de fer entre le gouvernement de M. Giuseppe Conte flanqué de ses deux vice-présidents Salvini et Di Maio d'un côté et la Commission européenne de l'autre, peut-être allant jusqu'à des sanctions. Voilà ce qu'il faut saisir.
Il faut au passage relever que le gouvernement italien, pour essayer d'amadouer la Commission européenne, avait quand même montré patte blanche – c'est le moins que l'on puisse dire –, puisqu'ils ont annoncé qu'ils allaient augmenter de façon considérable le programme des privatisations des services publics et des entreprises publiques existant en Italie. C'est quand même assez extraordinaire, d'ailleurs, quand on y réfléchit, que tous les pays européens soient tous obligés de privatiser leurs services publics : parce que vous avez une camarilla d'escrocs qui sont à Bruxelles qui l'exigent. C'est quand même dingue. C'est le poids des traités, le poids des GOPÉ.
On voit bien que c'est une stratégie. Ça n'est pas possible que si c'étaient des bons médecins... Il y a des pays dans des situations différentes. Un bon médecin ne donne pas le même médicament à tout le monde. C'est que les différentes situations nécessiteraient des politiques différentes. En réalité, Bruxelles est là pour piller le patrimoine des peuples d'Europe. Voilà. Eh bien malgré cet effort, puisque le gouvernement de Rome a annoncé qu'il ferait jusqu'à... Il était prévu – je crois – de privatiser pour 1 milliard d'euros. Ils ont annoncé 18 milliards d'euros de privatisations.
Ça n'a pas empêché la Commission européenne de décider de rejeter quand même le budget de l'Italie et donc d'ouvrir la voie peut-être à des sanctions financières contre l'Italie. Affaire à suivre, voilà. Et puis dernier point sur cette scène politique européenne pour cette quinzaine. Eh bien cette petite... Je sais pas comment on peut qualifier ça, cette anecdote concernant M. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, le Luxembourgeois. M. Juncker, qui est... Maintenant, le sobriquet a été donné dans le monde entier. Dans toutes les salles de rédaction, dans toutes les chancelleries, on l'appelle Jean-Claude Drunker. Ça veut dire « le poivrot » en anglais.
C'est triste, c'est triste, parce que c'est quelqu'un qui est malade, en fait, M. Juncker. C'est quelqu'un qui a une addiction à l'alcool, à l'évidence, et qui n'arrive pas à s'en défaire. Mais alors ça donne des images absolument pitoyables. On se rappelle les images que l'on avait vues il y a quelques mois lors du sommet qui s'était tenu... Je crois que c'était de l'OTAN, à Bruxelles, où M. Juncker avait titubé d'une façon indigne, en fait. Là, on a eu une nouvelle scène assez pitoyable. Il y avait un sommet sur l'Afrique du Sud, je crois. Et on a vu M. Juncker qui est arrivé à la tribune. Et au petit matin, il était ivre, en fait.
Et en s'habillant, il s'était trompé de chaussure (NDLR : sûrement faux). Donc il avait une chaussure marron à un pied et une chaussure noire à l'autre. Et on voit une dame qui est là, une des organisatrices ou bien une des hôtesses d'accueil qui vient le voir et qui lui susurre à l'oreille qu'il n'a pas la même paire de chaussures à chaque pied. Et donc il est raccompagné en titubant pour aller changer... Bon, c'est vraiment triste, c'est indigne. On a l'impression vraiment que l'UE ressemble de plus en plus à l'URSS finissante, comme lorsque l'on voyait à la tête...
Sur le mausolée de Lénine, vous aviez Tchernenko, qui était un vieillard grabataire qui était presque incapable de parler, qui était là et qu'on tenait, que l'on transportait un petit peu comme une momie, qui était le symbole d'un pouvoir devenu délirant, en fait. Voilà. Là, c'est pareil. Ça fait bien bien bien longtemps que les dirigeants européens auraient dû demander... Forcer M. Juncker à présenter sa démission. {Très bien. Revenons en France à présent. Quelles sont les macronneries de la quinzaine ?} Les macronneries de la quinzaine... (Soufflement) Sous ce sobriquet amusant se cachent des choses qui sont un peu tristes voire en fait révoltantes. Première chose révoltante : M.
Macron continue ses voyages incessants. Il est allé à Bruxelles se rencontrer avec le roi des Belges. Pourquoi pas ? Ça fait partie des visites protocolaires d'un chef d'État. Mais je trouve que M. Macron devrait quand même ralentir les voyages. Ça va, on a compris qu'il aime ça. Mais il devrait comprendre que les Français sont irrités de voir le luxe, l'apparat, le train de vie qu'il déploie à cette occasion. Là, en l'espèce, on a appris qu'il était allé à Bruxelles en avion. Je crois que c'était en Falcon. J'espère que c'était pas dans l'avion Air Macron One, comme le surnomme le Canard enchaîné, c'est-à-dire un gros Airbus. Parce que le gros Airbus, c'est 22 000 € de l'heure.
Donc là, je pense que c'est un Falcon. Mais enfin nom d'une pipe, il n'y a rien de plus facile que de prendre le train, qui s'appelle le Thalys, pour aller de Paris à Bruxelles. Voilà. Ça coûte très peu cher. Ça pollue beaucoup moins que de prendre l'avion. En ces temps de transition énergétique, M. Macron se doit de donner l'exemple. Donc à supposer qu'il veuille aller voir le roi des Belges, et pour sans doute que sa femme ait un énième numéro de Gala ou de Voici qui lui soit consacré quant à la taille et à la hauteur de sa jupe... Mais si M. Macron veut faire ça, au minimum, qu'il ne gaspille pas l'argent des Français et qu'il ne pollue pas l'atmosphère.
À ce propos, d'ailleurs, de transition énergétique, on a appris aussi que Macron a décidé de retirer – excusez la bagatelle – 577 millions d'euros, enlevés au ministère de l'Écologie, qui avaient été affectés justement à la transition énergétique pour le verser dans le budget général – comme on dit pudiquement –, c'est-à-dire en fait : pour diminuer le déficit budgétaire, il doit y avoir des dérapages budgétaires. Voilà. Donc M. Macron, quand on pense qu'il est en train de mettre la France à feu et à sang avec l'affaire des Gilets jaunes parce qu'il taxe les petits pour la transition énergétique... Il n'en a strictement rien à faire, M. Macron, de la transition énergétique.
On le voit, puisque le budget qui était alloué, hop, il l'enlève. Et lui, il prend un avion très polluant pour faire un saut de puce pour aller à Bruxelles alors qu'on a un TGV Thalys extrêmement confortable qui mène en 1h30, ou à peu près, ou en 1h40, 1h50... On fait Paris-Bruxelles. M. Macron dit vraiment et fait n'importe quoi. Alors c'est plus grave encore que ce que je viens de dire. C'est que je pense qu'il a vraiment perdu la raison ou qu'il est en train de le faire. On a appris ces jours-ci – c'était hier – que M. Macron et Mme Brigitte Trogneux – ci-devant son épouse – ont décidé de faire des travaux à l'Élysée pour rénover de fond en comble la grande salle des fêtes.
Moi, quand j'ai appris ça, les bras m'en sont tombés. Je connais personnellement... J'ai eu la chance quand j'étais dans des cabinets ministériels d'avoir été invité dans cette salle des fêtes, que ce soit du temps de François Mitterrand ou du temps de Jacques Chirac. Je peux vous dire que c'était somptueux. Il suffit de regarder les photos, d'ailleurs. C'est là qu'ont lieu notamment l'intronisation – si l'on peut dire – du nouveau président de la République, les conférences de presse, les dîners d'État. C'était des ors, des velours cramoisis, des tapisseries. Enfin c'était extrêmement somptueux.
Alors peut-être que si on regardait à la loupe, peut-être qu'effectivement, la moquette était peut-être ici ou là un petit peu fatiguée, un petit peu élimée. Peut-être qu'effectivement, il aurait fallu donner un petit coup de frais, de nettoyage à tout ça. C'est possible. Mais on annonce une réfection complète. Ça va être fermé pendant plusieurs mois. Et 500 000 € de travaux pour avoir des couleurs différentes, celles qui plaisent à Mme Macron, c'est-à-dire une moquette gris perle, des teintes beiges, enfin etc., le monde des Téléphones blancs, quoi. Enfin bon...
Alors moi, je voudrais dire ici que cette décision, au moment même où les Français sont de plus en plus nombreux à vivre dans la rue, où les Français... Vous vous rappelez la lettre que j'ai lue en début de cet entretien d'actualité. On retire aux Français, à des gens qui ont des tout tout tout petits moyens, des toutes petites retraites... On leur retire encore de l'argent. À ce moment-là, la moindre des décences, la décence, la politesse, le sens des responsabilités, le devoir de M. Macron et de Mme Trogneux, c'est d'être extrêmement précautionneux des deniers publics et de ne surtout pas donner des images catastrophiques.
Déjà, ils se sont fait acheter un service de porcelaine pour 500 000 €. Ensuite, il y a eu l'affaire de la construction de la piscine au fort de Brégançon. Maintenant, c'est l'affaire de la réfection de la salle des fêtes, les voyages en avion constamment... Pour rien, d'ailleurs. Les voyages en avion de M. Macron, je pense qu'on en aurait supprimé 9 sur 10, des voyages qu'il a faits, le monde en eût été exactement identique. Peut-être même mieux, parce que les voyages qu'il fait, en général, il fait des telles bourdes qu'il ferait mieux de pas voyager.
Je rappelle la bourde à Mayotte (NDLR : face à des responsables comoriens d’un centre régional d’observation et de sauvetage), la bourde au Burkina Faso quand il avait traité le président burkinabé en lui disant qu'il est allé réparer la climatisation, la bourde quand il est allé aux États-Unis, où il s'est fait traiter comme un caniche par Donald Trump, etc., etc., la bourde quand il est allé en Australie où il a traité, parce qu'il maîtrise mal l'anglais, la femme du Premier ministre britannique d'une façon qui a été perçue par les Australiens comme quasiment érotique, sinon pornographique. Enfin bref, il n'a fait que bourde sur bourde et sur bourde. Surtout, M. Macron, arrêtez de voyager.
Restez planqué dans votre bureau. Ne faites plus rien, d'ailleurs. Les Français ne vous demandent qu'une chose. C'est « Ne faites plus rien », ou alors « Partez, démissionnez », ou « Surtout, qu'on ne vous entende plus. Que vous ne fassiez plus rien. Que vous ne touchiez plus à rien du tout ». Alors l'Élysée dit : « Oui, mais ça va être financé en partie par les produits dérivés de la boutique de l'Élysée ». C'est pas parce qu'ils vendent des chopes à l'Élysée qu'ils ont 500 000 € de profit. Je ne le pense pas. Et même si c'était le cas, M.
Macron, en tant qu'ancien inspecteur des finances, devrait savoir qu'une des règles traditionnelles du budget de l'État, c'est qu'il n'y a pas d'affectation des ressources aux dépenses. Et donc cet argent qui a été pris sur la boutique de l'Élysée, à supposer qu'il existe, eh bien devrait être – comme le budget qui était [*] l'écologie – reversé au budget général. Et moi, j'ai une proposition à faire à M. Macron.
Puisqu'il s'agit de restaurer le patrimoine public, eh bien je voudrais lui signaler qu'au mois de juillet dernier, il y a eu un rapport du ministère des Transports – j'en avais déjà parlé, mais je crois que c'est très important d'y revenir – qui indique qu'il y a 7% des ponts, des ouvrages d'art sur le réseau routier national non concédé qui menacent de s'effondrer à tout instant. Il y en a 30% qui ont besoin de réfection, de rénovation. Il y en a 7% qui sont dans un tel état qu'ils menacent de s'effondrer à tout instant. Alors moi, ce que je dis là, c'est très très très important.
C'est qu'il y a un risque maintenant avéré – puisque c'est le ministère des Transports lui-même qui l'a révélé – qu'un jour, on ait un phénomène comme ce qui s'est passé à Gênes : un effondrement d'un viaduc. Il se peut qu'un jour, on ait un pont qui s'effondre alors même que passent dessus ou dessous par exemple des voitures ou un autocar avec des personnes âgées, des scolaires, des touristes, et que nous ayons des morts. À ce moment-là, M.
Macron, vous devrez passer devant le peuple français en expliquant pourquoi vous avez préféré dépenser 500 000 € pour changer la moquette qui ne convenait pas à Brigitte Trogneux dans la salle des fêtes de l'Élysée plutôt que de consacrer ces 500 000 € à rénover un ou deux ou trois ouvrages d'art pour éviter qu'ils ne s'effondrent. Vous portez une responsabilité. Vous êtes, M. Macron, d'une inconscience et d'une irresponsabilité absolument révoltantes. Alors pour clôturer ce sujet, M.
Macron, au cours des derniers jours, a tenu des propos qui sont de plus en plus incohérents, qui vraiment donnent à penser qu'il va peut-être falloir un jour que les députés et les sénateurs regardent les choses en face. Voici quelques jours, il a envoyé un message Twitter que je lis : « L'Europe, c'est un plébiscite de tous les jours ». Écoutez bien ce qu'il a écrit : « Les assis... », comme moi et comme vous, « ...et les habitués, prière de s'abstenir. Prière de ne pas empêcher les autres de rêver et de mener le combat jusqu'au bout, parce que nous en avons besoin ». Dingue.
En réalité, les assis et les habitués, c'est plutôt ceux qui sont là dans la Commission européenne, au Parlement européen, tous ces gens qui vivent sur la bête, tous ces fonctionnaires qui vivent... Je renvoie à ma conférence « L'Europe, c'est la paie ». C'est eux, les assis et les habitués. Et c'est eux qui empêchent les autres de se développer. Donc M. Macron a une façon toujours extraordinaire de renverser, d'inverser complètement le sens des choses, qui témoigne d'un esprit un petit peu fragile pour le moins. Et puis c'est pas un président de la République d'écrire un salmigondis pareil. Alors on a eu encore en mieux... Enfin je veux dire : on progresse de jour en jour.
On est de plus en plus éberlués. Parce qu'hier soir, 21 novembre, M. Macron, qui a refusé d'aller au congrès de l'Association des maires de France, puisqu'il a eu peur de s'y faire insulter... Il avait pourtant dit qu'il irait chaque année. Il avait dit ça l'année dernière. Dès l'année suivante, il ne respecte pas sa promesse, ce qui prouve que c'est quelqu'un qui est – comme on disait au Moyen Âge – sans aveu, c'est-à-dire quelqu'un sans foi ni loi. Il piétine les promesses qu'il fait. Les Français ont eu l'occasion de s'en apercevoir quand ils comparent les promesses qu'il avait faites pendant son programme présidentiel à la réalité de ce qui se passe. Mais M.
Macron nous en a fait une bien belle. Depuis plusieurs mois, il avait repris à son compte l'affaire du populisme. Le 22 juin dernier, il avait par exemple fustigé le développement de « la lèpre... » – la lèpre ! – « ...populiste en Europe ». C'était notamment les mouvements eurocritiques qu'il traitait de cette façon. Ça, c'était le 22 juin. Le 24 juin, il disait qu'il voulait sanctionner les mouvements populistes de l'UE. En particulier, il avait à l'esprit la Hongrie et la Pologne. Il avait même dit... Il avait même fait une révélation, qui découlait directement d'ailleurs – je pense – de nos analyses.
Il avait même dit que la France voulait arrêter de subventionner par les fonds européens la Hongrie et la Pologne. Ce faisant, il révélait, il avouait que ce que nous disons est vrai. C'est que les fonds européens ne sont pas plus européens que je ne suis moine tibétain. En fait, les fonds européens ont une origine avec des États et des contribuables donnés, et que la France verse chaque année bon an, mal an entre 2 et 2,2 milliards d'euros à la Pologne, et presque 1 milliard – je crois – d'euros peut-être, ou plusieurs centaines de millions en tout cas à la Hongrie. Donc le 24 juin, il dit ça. Il y a encore 3 jours, au moment de l'affaire des Gilets jaunes, M.
Bernard-Henri Lévy, qui est l'un des maîtres à penser du monde médiatique et politique français, avait dit : « Je soutiens Macron face au mouvement poujadiste et populiste des Gilets jaunes ». Et puis hier, 21 novembre 2018, il reçoit à l'Élysée un certain nombre de maires de l'Association des maires de France. Il y en a beaucoup qui n'ont pas voulu y aller, d'ailleurs. Puisqu'il n'était pas allé à leur congrès, ils n'ont pas voulu faire le déplacement. Et devant les maires de France, M. Macron a dit très exactement ceci : (« Nous sommes des vrais populistes. Nous sommes avec le peuple »). Alors il me semble que j'ai dit depuis une quinzaine de jours, dans certaines conférences...
Alors j'en suis sûr de l'avoir dit. J'étais parti justement – moi – en guerre contre cette affaire de populisme en disant que moi, je connaissais les démagogues, les démocrates. Les populistes, je voulais savoir de quoi ils retournaient. Alors est-ce que M. Macron... Paraît-il qu'il se couche très tard la nuit. Si c'est le cas, je lui transmets non pas mes amitiés, mais mon salut en tant qu'ancien membre de l'Inspection générale des finances. Est-ce que le soir, M. Macron, vous regardez nos vidéos et notamment les entretiens d'actualité ? C'est possible.
Peut-être que vous n'avez pas beaucoup de choses plus intéressantes à vous mettre sous la dent venant notamment du parti En marche, où la production intellectuelle du parti En marche est absolument comparable au vide intersidéral. Mais donc peut-être qu'effectivement, vous venez voir nos entretiens, vous venez lire les analyses que nous publions sur notre site. C'est possible. Mais à ce moment-là, faudrait quand même nous donner des royalties. En attendant, M. Macron, maintenant, dit que c'est lui le populiste. Alors on n'y comprend plus rien.
Et là, je pense que désormais, il y a vraiment à mon avis des gens qui vont se poser la question de savoir si l'on ne devrait pas suivre le conseil que j'ai déjà formulé à deux reprises au cours de cette année, qui est la mise en œuvre de l'article 68 de la Constitution, c'est-à-dire le lancement de la procédure de destitution du président de la République. Je rappelle que je l'avais demandé lorsque j'étais en Polynésie au mois d'avril dernier, pendant la campagne électorale polynésienne. J'avais demandé, suite aux frappes en Syrie, que M. Macron fasse l'objet d'une procédure de destitution parce qu'il avait déclenché une attaque belliciste contre un pays contre le droit international.
Je rappelle que j'ai demandé une deuxième fois le lancement de la procédure par l'article 68 au moment de l'affaire Benalla, puisque c'était la seule façon juridique pour contraindre le président de la République à venir s'exprimer devant la représentation nationale, ce qu'il a refusé de faire. Vous vous rappelez, c'est là qu'il a dit : « Qu'ils viennent me chercher ». Je rappelle à toutes les personnes qui m'écoutent ici qu'aucun député ni aucun sénateur n'a lancé la procédure de destitution. Ils ont même pas déposé une proposition de loi pour mettre en œuvre l'article 68. En particulier, le groupe de M. Mélenchon n'a pas bougé. Je voudrais m'adresser ici aux gens de la FI qui m'écoutent.
Je sais qu'ils sont de plus en plus nombreux. M. Mélenchon, à qui vous faites confiance, et les députés de la FI, n'ont pas mis en œuvre l'article 68. Alors bien sûr, certains vont me dire : « Mais pour que ça arrive à son terme, il faut que ça soit voté par la majorité de l'Assemblée nationale, (aux deux tiers). Ça ne marchera jamais ». Bien sûr. Sans doute que les députés de En marche, a priori, ne voteront pas. Quoique. C'est une telle bérézina que, peut-être, ils voudront se faire réélire. (NDLR : je n'ai pas compris : réélire à quel poste ?) Mais que ça ne marche pas est une chose. Mais que l'on se prive de lancer la procédure en est une autre. Si M.
Mélenchon et le groupe FI avaient lancé la procédure, avaient demandé à leurs collègues de lancer la procédure, si Mme Le Pen et les députés du FN avaient fait la même chose, si M. Dupont-Aignan avait fait la même chose, on aurait pu dire : « Tiens, voilà nos vrais opposants ». Aucun d'entre eux n'a bougé. Je rappelle que Yavar Siyahkalroudi, qui était notre candidat dans l'Essonne, avait justement à son programme le fait que s'il était élu, eh bien il demanderait à tous ses collègues de lancer la procédure de l'article 68 de destitution du président de la République. Et quand on voit la liste de tous les méfaits qu'a commis M.
Macron à ce jour, il serait grand temps qu'une majorité de députés français, ou même une grosse minorité, commence à lancer cette procédure. On verrait quelle serait la réaction de M. Macron et de ses sbires. Donc en conclusion... Je m'adresse cette fois-ci à tous nos compatriotes qui manifestent avec les Gilets jaunes. Il n'y a pas besoin d'aller briser les vitres. Allez donc demander à vos députés : « Monsieur le député, je veux que vous lanciez la procédure de l'article 68 de destitution de M. Macron ». Voilà. Moi, je vous donne des bons conseils. Malheureusement, je suis pas député. Malheureusement, nous n'avons pas encore de députés.
Mais la prochaine fois, j'espère qu'aux législatives, vous comprendrez pour qui il faut voter. Il faut pas voter pour quelqu'un qui vient vous caresser dans le sens du poil et qui ne vous donne jamais les clés de la situation. Moi, je vous donne les clés. Si tous les gilets jaunes vont chacun dans leur circonscription voir nombreux leur député en demandant : « Monsieur le député, ... » ou « Madame la députée, ... », « ou « Monsieur le sénateur, ... », « Madame la sénatrice, ... », « ...je veux, nous voulons que vous lanciez la procédure de destitution du président de la République par l'article 68 de la Constitution ». Eh bien je peux vous dire...
D'abord, ça sera intéressant que vous voyiez quels sont les vrais opposants et les faux. Vous auriez certainement des surprises. Et vous découvririez certainement beaucoup de députés, des prétendus opposants, des gens qui ont dit : « On est avec vous », etc., des Wauquiez ou des Mélenchon qui vous diraient : « Oh non non non non, pas du tout. Non, non, vous comprenez, ça ne débouchera jamais », etc. Mais on s'en fiche que ça ne débouche jamais !
Le principal, ce serait que ce serait fait, que pour la première fois dans (l'histoire de France), un président de la République en exercice ait vu des députés commencer à vouloir mettre en œuvre cette disposition – en fait une espèce d'impeachment à l'américaine – de destitution. Voilà. Même si ça ne va pas jusqu'au bout, ne dites pas que ça ne sert à rien. Au contraire, son prestige – enfin ce qui lui en reste –, son mépris pour le peuple, sa faconde seront d'un seul coup singulièrement rabaissés. M. Macron sera le premier président de la République à avoir fait l'objet d'une procédure de destitution. Allez-y, gilets jaunes ! Vous avez tout mon soutien pour ça. On vous soutiendra.
{Et j'espère que vous serez entendu. Il y a un autre sujet sur Emmanuel Macron. Une enquête a été ouverte sur les 144 000 € de dons mal justifiés lors de sa campagne lors des présidentielles. Qu'est-ce que vous en pensez ?} Oui, j'ai vu ça. Alors c'est la CNCCFP, la (NDLR : Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques), qui est à l'origine de cette affaire et qui a motivé une ouverture d'une enquête par le parquet sur cette affaire, le parquet étant placé plutôt sous l'autorité du gouvernement. Un peu bizarre. À mon avis, ça va se terminer par un non-lieu. Et on va dire : « Pas du tout. En fait, tout ça est très justifié », etc. Moi, je trouve ça bizarre.
Je voudrais dire deux choses sur cette affaire, outre le fait que je trouve normal qu'on lance bien entendu des procédures dès qu'il y a quelque chose de délictueux ou de soupçon de délit. Je voudrais dire deux choses. La première, c'est que pour ce qui concerne l'UPR, aussi bien les élections législatives que pour ce qui concerne ma candidature à l'élection présidentielle l'année dernière, nous n'avons fait l'objet d'aucun soupçon, d'aucune enquête. L'organisme ONG Anticor n'a pas trouvé matière à redire. Donc nous avons été toujours validés, nos comptes ont toujours été validés. Et nous avons eu...
Bon alors au moment de la présidentielle, la CNCCFP nous a fait une petite retenue sur le remboursement qu'elle devait nous faire pour une question qui... Honnêtement, nous sommes tout à fait dans notre bon droit. Je pourrais expliquer ça. Ça prendrait une demi-heure. Ça n'aurait pas grand intérêt. Mais c'était simplement une question d'imputation d'une dépense sur un compte. Il fallait la mettre sur un autre compte. Lorsque la CNCCFP nous l'a dit, on a aussitôt modifié. Mais c'est comme dans un jeu télévisé : « Ah non non non, dans un premier temps, vous l'aviez mal fait, donc on vous rembourse pas ». Enfin c'est pas du tout correct. D'ailleurs, tous les candidats...
Il n'y a aucun candidat auquel la commission n'a pas retenu de l'argent, sans doute sur demande de la direction du Budget. Mais l'UPR n'a fait l'objet d'absolument aucune enquête, aucune suspicion. La première chose, c'est que donc du côté de la candidature à l'élection présidentielle de M. Macron, il y a des choses qui semblent louches. Et la deuxième chose que je voudrais dire, c'est : je voudrais élever un petit peu le débat. On va reprocher 144 000 € de dons mal justifiés à M. Macron dans sa campagne présidentielle. Bon. Peut-être. C'est pas bien. Si c'est délictueux, j'espère que ça sera sanctionné.
Mais je voudrais rappeler ici à toutes les personnes qui m'écoutent que 30 secondes – je dis bien 30 secondes – de publicité en prime-time, comme on dit, c'est-à-dire à l'heure de plus grande écoute, sur TF1, c'est-à-dire TF1, 20h30 le dimanche soir juste avant le film, etc., 30 secondes, ça coûte 150 000 € pour une publicité. Les publicités sur TF1, ça varie entre – disons – 80 000 € et 150 000 € selon le moment de la soirée. Pour un passage de 30 secondes. Alors moi, ce que je voudrais dire ici, c'est que ces calculs... La CNCCFP... En fait, on se moque un peu du monde.
On veut faire croire aux Français que l'État serait extrêmement vigilant à ce qu'il y ait les mêmes conditions d'égalité en matière notamment financière, etc., qu'il y ait pas un poil qui dépasse, que tout soit parfait. Sauf qu'on va attaquer M. Macron – toute la presse en parle – parce qu'il y a 144 000 € de dons non justifiés. Mais sur TF1 ou sur France 2 ou sur BFM, CNews et autres, pendant 2 ans avant l'élection présidentielle et pendant la campagne de l'élection présidentielle, M. Macron est passé des centaines et des centaines d'heures à la télévision, sur TF1, par exemple. Je rappelle qu'il a eu un nombre d'heures très supérieur au mien, par exemple.
Or, ça, qui en compte l'équivalent financier ? Puisque 30 secondes de passage sur TF1, ça peut être 100 000 € à 150 000 €, 1 minute, ça fait donc entre 200 000 € et 300 000 €, et 60 minutes, ça fait jusqu'à 18 000 000 € : 60 minutes en prime-time sur 20h TF1. Or, M. Macron, c'est ça dont il a bénéficié d'une façon colossale par rapport aux autres. Alors voilà ce que m'inspire cette enquête de la CNCCFP. Moi, ce que j'aimerais, c'est que... Bien sûr, c'est normal de regarder les finances. C'est très très normal et très justifié. Mais il faudrait également prendre en considération que l'injustice énorme, indécente et obscène, c'est celle qui concerne l'accès aux grands médias.
Et ça, il n'y a aucune comptabilité réelle qui le tienne, et surtout qui demande des justifications sur le pourquoi de ces distorsions. {Passons maintenant à la nouvelle législative du jour. La loi sur les fake news vient d'être votée. Qu'est-ce que vous en pensez ?} Oh bah c'est très simple. J'en pense le plus grand mal, parce qu'en réalité, il s'agit de s'attaquer à la liberté d'expression en France. Voilà. Alors cette loi sur les fake news, elle a eu des rebondissements. Le Conseil d'État avait tordu le nez, à juste titre. Le Sénat s'y était opposé. Là, ça a été voté en dernière lecture par l'Assemblée nationale.
J'espère d'ailleurs qu'il va y avoir 60 députés ou sénateurs qui vont déférer cette loi maintenant au Conseil constitutionnel pour que le Conseil constitutionnel invalide tout ou partie de cette loi, qui est contraire aux principes généraux de la liberté d'expression. Voilà ce que j'en pense. Alors le plus extraordinaire, c'est qu'on a vu... Je crois, c'est Benjamin Griveaux, le porte-parole de M. Macron, qui a dit que l'objectif de cette loi, c'était de se méfier des ingérences étrangères pendant les campagnes présidentielles. Alors ça, j'avoue qu'il manquait plus que ça. Parce que d'ailleurs, cette loi ne vise que les 3 mois précédant une élection présidentielle. Je trouve ça vraiment...
C'est incroyable, c'est incroyable. Je rappelle effectivement que le 14 février 2017, le journal Le Monde avait mis une une qui donnait la parole à Richard Ferrand, devenu depuis lors président de l'Assemblée nationale, et qui soutenait que la candidature de Macron était handicapée par la Russie qui voulait lui nuire. Mais sur... De quoi... Je rêve, je rêve ! Bon, tout le monde sait que M. Macron a été élu à l'issue d'une escroquerie de propagande, ultra-propagande euro-atlantiste. C'est à ça que devrait s'attaquer cette loi. En réalité, je pense que cette loi sera très difficile à appliquer. C'est un coup d'épée dans l'eau.
Il y avait d'ailleurs déjà une loi qui réprimait les fausses informations. On a en France un arsenal législatif sur la diffamation, l'insulte, les lois contre les fausses informations. Donc là, c'est quelque chose qui est surabondant. Je pense que cette loi ne sera pas appliquée. En tout cas, je prends ici un engagement devant tous les Français qui m'écoutent. Si nous arrivons au pouvoir, dans les premières semaines, nous ferons un toilettage généralisé de toutes les mesures liberticides qui auront pu être prises depuis quelques années, et en particulier sous la présidence Macron.
C'est-à-dire que d'abord, comme je l'avais indiqué dans le programme présidentiel, nous ferons très attention à la sauvegarde des libertés publiques, notamment les fichiers, les transferts de fichiers, la surveillance par les caméras, etc., etc., parce que si on veut lutter contre le terrorisme, il y a des moyens beaucoup plus efficaces que d'avoir recours à ça. Il suffit déjà d'arrêter de fricoter avec l'émirat du Qatar et l'Arabie saoudite. On n'a pas parlé de l'affaire Khashoggi, mais il y aurait beaucoup de choses à en dire. Donc c'est beaucoup plus efficace que d'aller surveiller Mme Duchemin qui va faire son marché à Romorantin.
Ça, c'est quand même la première chose que je voudrais dire. Et deuxièmement, ces différentes lois, on les regardera. Et toutes celles comme celle-ci qui prétendent brider la liberté d'expression des gens, eh bien elles seront abrogées. C'est l'engagement que je prends. {Eh bien merci. L'entretien touche à sa fin. Est-ce qu'il y a un autre sujet sur lequel vous auriez aimé vous arrêter ?} Oui, deux sujets. Il y en a un qui concerne la vie du monde. Parmi le flot d'informations quotidiennes, il y en a parfois qui vous font un peu plus sursauter que d'autres. J'avoue que j'ai sursauté en voyant cette information que certains d'entre vous ont peut-être vue.
On a découvert mort sur une plage en Indonésie un cachalot, qui était mort. Et lorsque les sauveteurs ont tiré la bête, qui était morte donc, ils l'ont ouverte, et ils ont découvert à l'intérieur qu'il y avait 6 kg de matière plastique, notamment des centaines de gobelets en plastique, des tongs, je sais pas quoi. C'est tout juste qu'il y avait pas un parasol. C'est d'autant plus terrible de penser à ça que la même information sordide était venue cet été. (NDLR : En février, en Espagne, c'était également un cachalot qui était mort sur une plage en Espagne), où on avait trouvé dans son ventre 29 kg de matière plastique. Alors ça, ce sont des événements qui sont graves, en fait.
Bien sûr, demain, après-demain, on n'y pensera plus. Mais c'est très grave, parce que ça veut dire que notre planète, elle est désormais très gravement atteinte par pas seulement la pollution, mais la dégradation générale de l'environnement, en fait la multiplication des ordures, des rebuts, des rejets de la civilisation industrielle et moderne. En fait, la planète est en train de devenir un dépotoir. Voilà. Et nos amis les animaux, certains en meurent dans des conditions de souffrance atroces.
Alors je le dis parce que nous allons développer une réflexion dans les mois, les années qui viennent sur ces questions environnementales qui, à juste titre, préoccupent de plus en plus les Français et l'humanité entière. Il faut absolument maintenant se saisir de cette affaire, de même qu'il faut se saisir de l'affaire de la diminution tendancielle des découvertes d'hydrocarbures. Le pic pétrolier a été franchi. Il faut que désormais, si l'on veut être un homme d'État, un gouvernement responsable vis-à-vis des générations futures, il faudra absolument porter une très grande attention à ces questions. Ça passe notamment, là aussi...
Je suis désolé de le dire, mais par la sortie de l'UE, parce que l'UE nous impose des délocalisations, nous impose un mode de fabrication des objets à l'autre bout du monde, nous impose une hyperconsommation constante et constante. Il va falloir – ça va être la clé du XXIe et du XXIIe siècles – avoir une humanité qui apprenne à vivre de façon un peu plus parcimonieuse, en évitant le gaspillage, en évitant d'utiliser des déchets qui mettent des centaines voire des milliers d'années à se dégrader, en revenant tout simplement un peu à du bon sens et à la valeur des vraies choses. Voilà.
Je terminerai cet entretien d'actualité en rappelant à toutes celles et tous ceux qui m'écoutent de ne pas oublier d'aller sur notre site pour voir la partie agenda, la partie agenda qui comporte notamment toutes les réunions publiques, toutes les réunions, les cafés citoyens, les opérations de distribution de tracts sur les marchés dans les départements. Donc vous y allez, vous verrez qu'il y a beaucoup de choses qui se produisent dans chaque département. Et puis je vous invite à y aller. Je vous engage. Que vous ne soyez même pas adhérent, allez-y. Allez rencontrer nos équipes. Allez discuter avec elles.
Pour ce qui me concerne, je vais faire de nombreux déplacements avant la fin de l'année. Notamment, vendredi 7 décembre, je serai à Colombey-les-Deux-Églises une partie de l'après-midi, où je visiterai avec les personnes qui voudront bien m'accompagner le mémorial Charles de Gaulle. Et puis nous visiterons la boisserie, c'est-à-dire sa demeure dans ce village de 400 habitants de la Haute-Marne. Et puis ensuite, je ferai une conférence dont le titre... C'est une conférence tout à fait nouvelle. Le titre est particulièrement approprié, puisque ça s'appelle « Que reste-t-il du gaullisme aujourd'hui ? ».
Et puis pour celles et ceux qui le souhaitent, eh bien nous terminerons ça par un dîner dans un restaurant local à un tarif convenable. Voilà. Alors vous trouverez ça en vente sur notre boutique, les différents éléments de ce programme. Je vous donne rendez-vous, pour celles et ceux qui veulent venir m'écouter, à Colombey-les-Deux-Églises le vendredi 7 décembre. La conférence elle-même aura lieu à partir de 19h30 sur le thème : que reste-t-il du gaullisme aujourd'hui ? Et puis les jours suivants, le dimanche et le lundi, je serai dans la Marne. Et puis ensuite, le mercredi 12 décembre, normalement, je serai à Limoges.
Et le jeudi 13, je serai à Auch dans le Gers, où je ferai une conférence que j'ai faite une seule fois l'année dernière, notamment au moment des fêtes, qui s'appelle « Gastronomie et politique », à Auch dans le Gers. Voilà, et peut-être encore une ou deux conférences avant Noël. Sur ce, je vous remercie de votre fidélité. Je vous invite à faire connaître notre site, à faire connaître nos vidéos au plus grand nombre. Nous avons franchi récemment les 75 000 abonnés à notre chaîne Youtube et les 20 millions de vues. Je crois qu'on est d'ores et déjà d'ailleurs à quelque chose comme 20,1 millions et quelques vues. Donc ça se développe très très vite. C'est notre force.
Nous avons une très grande visibilité sur Internet. Il faut que tous ensemble, on y contribue. Merci à toutes et à tous d'avoir été fidèles et de m'avoir écouté. Vive la République et vive la France. Retrouvez nos analyses, nos propositions, adhérez ou faites un don sur « upr.fr ». Retrouvez-nous aussi sur Facebook pour partager des idées et participer aux directs, Twitter pour suivre les réactions de François Asselineau au jour le jour, Youtube pour ne rater aucune de nos vidéos. Pour nous aider à rétablir la démocratie, poucez-nous, abonnez-vous, partagez !
François Asselineau