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Discours / meetingCNEWS (sur YouTube)· 19 octobre 2026 10 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesJusticeInstitutions & élections

Sébastien Lecornu s'exprime en direct et annonce des couvre-feux

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33Invité politiqueFait
    « on a encore un sujet de délinquence générale qui se pose. On l'a vu sur les images à Paris et au moment même où on se parle on a encore un problème avec l'ultra gauche à Marseille. »
  • 2:39Invité politiqueFait
    « On a un bordel pour être trivial, pardon de ce mot, qui est très localisé sur des centres urbains. »
  • 3:48Invité politiquePromesse
    « C'est avant tout ceux qui ont cassé, qui doivent payer. Ça explique le projet de loi évidemment qui est le nôtre, y compris ce projet de loi qui arrive au parlement qui va permettre d'aller saisir des allocations sociales pour se faire. »
  • 5:00Invité politiquePromesse
    « on va le faire par une instruction ministérielle sans attendre les délais que nous connaissons et on va pas le faire à 70 %, on le fait tout de suite à 100 %. »
  • 6:18Invité politiqueFait
    « il est démontré que on a quand même un mouvement de l'ultra gauche qui a envie d'organiser un désordre, pour ne pas dire plus, un désordre profond dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle. »
  • 7:31Invité politiqueFait
    « on peut pas avoir une instrumentalisation de la police dans le débat électoral de cette élection présidentielle. »
  • 8:47Invité politiqueFait
    « il faut désormais choisir son camp. »
  • 9:25Invité politiqueFait
    « samedi, si on a eu des scènes très difficiles sur des violences sur les biens, il n'y a pas eu de personne tuée et c'est un miracle. »

Temps de parole

  • Sébastien Lecornu100 %

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Sébastien Lecornu

intérieur ou dans les forces armées sur ce qui s'est passé samedi. J'aurai l'occasion avec le ministre de l'intérieur d'y revenir dans les jours qui viennent. Enfin, je l'avais indiqué samedi soir dernier, la transparence totale, nous n'avons rien à cacher.

Et donc là aussi, j'ai redonné un certain nombre d'instructions sur comment cette transparence doit se faire notamment à l'échelle nationale mais enfin aussi préfecture par préfecture parce que les maires les forces vives locales [musique] évidemment se posent des questions sur non seulement comment les forces de l'ordre se sont organisées une fois de plus on a rien à cacher et je veux leur redire notre soutien parce qu'elles ont admirablement bien travaillé mais aussi parce que les Françaises et les Français doivent le comprendre et le savoir.

manière dont la le désordre s'est organisé de manière complètement inédite notamment en journée par l'ultra gauche et en soirée par de la délinquence générale là aussi pour dire les choses très directement et au fond on le voit bien depuis hier soir on a encore un sujet de délinquence générale qui se pose. On l'a vu sur les images à Paris et au moment même où on se parle on a encore un problème avec l'ultra gauche à Marseille. Donc on a évidemment une question de sécurité qui continue d'être suivie. Dans ce contexte, nous avons décidé plusieurs choses. La première, évidemment, c'est une réponse pénale particulièrement importante, massive.

On est sur un nombre de de gardes à vue, enfin d'interpellations ayant donné lieu à des gardes à vue qui désormais se transforment avec un taux de poursuite réponse pénale élevé avec pratiquement 80 %. Le garde des saut s'est exprimé ce matin, il est actuellement en déplacement où il voit les procureurs généraux.

il se expliquera ce soir et s'exprimera de nouveau ce soir au journal de 20h mais enfin il va s'en dire que là on a 2/3 de majeur on a pratiquement que des que des hommes hein on a des gens qui sont déjà souvent connus des services de police et donc évidemment la judiciarisation va nous permettre aussi de calmer les choses pour mettre un certain nombre d'individus hors d'état de nuire le deuxième mouvement de judiciarisation c'est celui-ci qui va se faire à froid pas échappé sur les réseaux sociaux que beaucoup de pilleurs sont des génies Donc la bonne idée de ne pas mettre de cagoule ou de masque. Et donc là, on a une opération judiciaire très importante, massive qui démarre aujourd'hui.

Je crois que sur la plaque parisienne, c'est pratiquement 200 enquêteurs pour la seule préfecture police de Paris qui vont analyser les images, les films et d'ailleurs le préfet de police y reviendra avec le ministre de matérière dans les heures qui viennent sur des outils aussi nouveaux pour permettre à nos concitoyens de participer, de venir alimenter ces enquêtes. C'est pour le volet judiciaire mais le garde et le ministre de l'intérieur y reviendront. La deuxième décision que j'ai prise dans [musique] cette cellule interministriel de crise, c'est qu'on a une situation qui est géographiquement très disparate.

C'est sûr que les Françaises et les Français derrière leur télévision se disent "Ben, c'est le bordel partout." Bon, heureusement non. On a un bordel pour être trivial, pardon de ce mot, qui est très localisé sur des centres urbains. Aussi, j'ai demandé au préfet de déclencher un certain nombre de couvre-feu pour ce soir. Couvre-feu partiel. euh dans lequel les préfets vont faire ce travail de discussion, non seulement avec les maires mais enfin aussi avec les chambres de commerce et d'industrie parce que l'un des enjeux de ce couvre-feu, c'est la protection des personnes mais aussi des biens et singulièrement des commerces.

Là, on n'est pas sur comment dire des une délinquence générale classique, on est véritablement sur une délinquence générale très précise, très spécifique de pillage, de revente d'ailleurs d'un certain nombre de de ces biens pillés. Et il est pas question que les choses s'installent comme ça dans la durée, c'est moins qu'on puisse dire. Et donc moi, j'ai donné cette instruction au préfet d'engager des couvre-feu. Ils seront partiels, ils peuvent être très localisés.

Euh et donc dans la courant de l'après-midi, le ministère de l'intérieur pourra vous donner une cartographie assez précise de ce que les préfets auront décidé parce que je leur laisse le temps d'avoir une discussion notamment avec les maires des communes concernées, mais aussi le monde économique parce qu'on va y revenir dans un instant. On va mettre de l'argent public sur la table, c'est normal. Enfin, ça n'a pas de sens si à un moment donné on n'est pas capable de rétablir l'ordre dans les meilleurs délis. Troisème décisions qui ont été prises, c'est précisément les mesures d'accompagnement. Bon, déjà, je le dis parce que je vois aussi le débat monté, il est bien légitime.

C'est avant tout ceux qui ont cassé, qui doivent payer. Ça explique le projet de loi évidemment qui est le nôtre, y compris ce projet de loi qui arrive au parlement qui va permettre d'aller saisir des allocations sociales pour se faire. Ça fait quand même des années que tout le monde en parle. Il aurait fallu que que mon gouvernement s'y colle et je pense que ça tombe malheureusement à pic. Malheureusement à pic.

Mais enfin, on a déjà aussi une responsabilité civile qui existe et dans les instructions qui ont été données par le garde des SAAUA, c'est de permettre sur l'ensemble des personnes dont la judiciarisation est faite, si elles sont condamnées, d'être appelées à la responsabilité civile. Je le dis y compris d'ailleurs pour le maire de Limoche parce que à terme de destruction, avant même que l'argent public ne soit sollicité, il est quand même bien logique que la responsabilité individuelle de celles et ceux qui ont cassé soit respectée. En tout cas, nous le ferons.

La deuxième des choses pour les commerces pour nous le ministre Papin ministre du budget là aussi le collègue de l'économie rentre actuellement de déplacement à l'étranger. Enfin il va s'en dire qu'il faut permettre aux commerçants de de redémarrer très vite. Redémarrer très vite c'est ne pas abîmer évidemment les emplois et les commerces de France sont évidemment de grands employeurs. Et c'est pour ça qu'avec Jean-Pierre Farandou, on a décidé de déclencher le chômage partiel dès demain. C'est-à-dire qu'on va le faire par une instruction ministérielle sans attendre les délais que nous connaissons et on va pas le faire à 70 %, on le fait tout de suite à 100 %.

Alors c'est c'est pas une mesure de continuité de l'activité en tant que telle enfin c'est une mesure de protection de l'emploi. Pas question qu'il y ait de la case sociale dans cette affaire après avoir connu la case tout court. Ensuite nous allons débloquer un fond de soutien spécifique pour l'ensemble de ces commerces. Il y a un débat entre exonération sociale et fiscale ou fond de soutien. Je crois comprendre du terrain qu'il y a davantage un envie de fond de soutien pour faire du cous humain. En tout cas, je me range à ce que les ministres décideront dans les concertations qu'il vont mener sur le terrain entre cet après-midi et demain. Mais enfin, il y aura besoin de trésorerie.

Bon, bon nombre de commerçants avaient déjà fait leur stock et compris pour Noël. Bon, pas question de paumer la saison. Donc ça, pour le coup, on va y répondre de manière évidemment très très précise et très directe. Puis troisème chose, évidemment, les assurances dans lequel une discussion a déjà démarré avec elle depuis ce weekend. capacité à accélérer les différents les différentes expertises, éviter d'emmener nous commerçants dans des tracasseries de procédure qui n'en finirai pas, être capable évidemment très vite d'ouvrir les guichets, être capable de verser des accontes sur évidemment la la les sommes d'accompagnement pour les assurer.

Il y a un gros travail évidemment qui est en cours sur lequel aussi les ministres reviendront. Bon, cette réunion de ce matin me permet évidemment d'avoir plusieurs rendez-vous dans la semaine. Tout à l'heure, avec le ministre de l'intérieur, on fera un point spécifique avec tous nos service de de renseignement parce que tente quand même à désormais, il est démontré que on a quand même un mouvement de l'ultra gauche qui a envie d'organiser un désordre, pour ne pas dire plus, un désordre profond dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle. Je crois que ça nous a été dit clairement par les services de renseignement ce matin.

Il y a toute une nébuleuse qui même peut s'activer pour même remettre en cause même le calendrier l'élection présidentielle et la tenue de l'élection présidentielle. Je le dis nombreuses reprises ces derniers temps. J'ai pas toujours eu le sentiment d'avoir été entendu et cru. Donc je le dis de manière beaucoup plus directe. Ça pose donc plusieurs questions pour nous. La première c'est comment protéger justement ce cadre démocratique qui est l'élection présidentielle ? la question que des minorités violentes imposent un agenda de violence et nous empêche évidemment de tenir cette élection. Ça pose la question pour moi de la sécurité des candidats, le sécurité personnelle.

Ça pose la question de la sécurité, des meetings queles que soient les formations politiques. Ça fait partie des points que je vais voir avec le ministre de l'intérieur cet après-midi parce que je vois bien que l'agenda démocratique va être percutée par cet agenda de de désordre tel qu'il est imaginé par par ces différents groupuscules. Ça pose aussi des questions de liberté syndicale. Moi, je suis un très très grand défenseur. Ma culture politique congoliste. Enfin, il y a pas de schéma dans lequel désormais la liberté de manifester peut être à ce point abîmée par des mouvements de de casseur.

Bon, alors on a déjà connu ça pendant déjà même le quinquena du président Hollande pendant les lois Tourines. On se rappelle de ce qui s'est passé pendant la réforme des retraites et cetera. Enfin là, c'est ça fait partie des choses que je veux discuter moi avec les formations et les organisations syndicales pardon cette semaine. Elles ont elles-mêmes déposé un préavis pour une manifestation le 5 novembre.

leur droit mais justement il faut que à haut niveau, c'est-à-dire premier ministre, ministre de l'intérieur, on on puisse avec elle regarder les conditions de la sécurité, de l'expression de de de ces mouvements de manifestation parce que on peut pas mettre en danger évidemment les salariés, les françaises et les Français, parfois des mineurs qui ont manifesté et beaucoup de gens ont manifesté dans le calme, faut le redire quand même samedi dernier et ce sont parfois les ils sont pas d'accord avec la politique que le gouvernement peut peut mener mais enfin c'est le rôle du gouvernement de leur donner un cadre d'expression comme la campagne présidentielle.

Donc c'est quand même aussi la question des libertés qui est posée. Puis enfin, je réunirai les différentes formations politiques non pas tellement que pour leur parler de violence. Jeespérais que chacun sait où il habite, même si comme je l'ai dit samedi, il faut désormais choisir son camp. C'est plutôt un moment de clarification. Non, avec le mise à l'intérieur, je veux leur parler de police. J'ai vu depuis maintenant depuis 3 semaines, on nous explique que la police tue ou la police blesse. Puis depuis de jours, on nous dit que fait la police ?

une schizophrénie bien française de débat politico-médiatique, hein, je l'ai pas découvert ce weekend, mais enfin on peut pas avoir une instrumentalisation de la police dans le débat électoral de cette élection présidentielle. C'est pas possible. Et dans un sens comme dans un autre. Donc tout le monde parle de doctrine de maintien de l'ordre. pas sûr que tout le monde la connaisse bien parmi la classe politique. Je suis pas certain que euh si on interrogeit d'ailleurs les responsables politiques, ils soient bien informés de de comment cette doctrine de maintain l'ordre a été imaginée, comment justement elle est appliquée sur le terrain.

Enfin, je veux aussi le redire, samedi, si on a eu des scènes très difficiles sur des violences sur les biens, il n'y a pas eu de personne tuée et c'est un miracle. C'est un miracle que le bilan ne soit pas plus lourd. Faut le redire.