Missiles, soldats : l'Ukraine à bout de souffle ? - Reportage #cdanslair 14.09.2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
qui corsent ski. Dans le Donbass, depuis des semaines, l'armée russe tente de s'emparer de Pokrovsk. Pour les habitants, quelle autre option que de partir? - Nous avons peur et nous voulons partir.
Personne ne sait ce qu'il va se passer. Je ne veux pas partir. - C'est tellement triste, j'ai envie de pleurer.
Voilà ce que je ressens. Je ne veux pas aller n'importe où, je vais chez moi. - Confronté à la multiplication des attaques de drones et de missiles russes, V.Zelensky réclame inlassablement l'autorisation de pouvoir frapper le territoire russe en profondeur avec les missiles de longue portée livrés par les Occidentaux. a-t-il pas de décision d'abattre des missiles dans le ciel de l'Ukraine?
Ils ont peur de dire qu'ils y travaillent. - Le président ukrainien met la pression sur ses alliés, quand le maître du Kremlin répond par un avertissement sanglant. - V.Poutine: Cela impliquerait directement des pays de l'Otan sur le territoire ukrainien.
Cela signifierait que l'Otan et les pays européens seraient en guerre contre la Russie. - Une menace loin d'être prise à la légère par les Occidentaux. Hier, à la Maison-Blanche, J.Biden recevait le Premier ministre britannique K.Starmer pour parler de l'Ukraine. le président américain. - Monsieur le président, que répondez-vous à la menace de guerre de V.Poutine? - J.Biden: Je ne pense pas tant que ça à V.Poutine.
Je suis clair sur le fait que V.Poutine ne gagnera pas cette guerre, mais que le peuple ukrainien gagnera. - Pour l'heure, seules les parties occupées de l'Ukraine peuvent être ciblées.
A la sortie de la Maison-Blanche, le Premier ministre britannique tente de se justifier. - K.Starmer: Il s'agissait de nous donner l'espace et le temps pour avoir une discussion stratégique dans le cadre d'une structure plus large. - Statu quo.
Mais les discussions pourraient se prolonger à New York en marge de l'assemblée des Nations unies dans une dizaine de jours. Le président ukrainien doit présenter un plan destiné à avancer vers la paix à J.Biden, mais aussi à K.Harris et à D.Trump. - L.Sénéchal: On a vu, dans le sujet, que les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont réticents à utiliser des missiles à longue portée.
Et la France, dans tout ça? - P.Haski: Il y a eu une déclaration du président Macron Il a dit qu'il était prêt à autoriser les frappes sur des cibles militaires qui servent à bombarder l'Ukraine.
C'était assez restrictif, mais très clair. Comme le disait le général, on ne peut pas donner ce feu vert à l'Ukraine sans l'accord des Américains, car il y a des composants américains. Ca ne concerne pas que ces armes-là.
C'est une règle absolue, notamment dans le système de navigation. Il y a des composants américains. L'une des pistes sur lesquelles cette négociation avance, ce serait un feu vert américain aux Anglais et aux Français le territoire russe, mais pas les autres attaques, donc ces armes américaines à très longue portée qui sont déjà sur le territoire américain.
Cela permettrait aux Etats-Unis de ne pas être en première ligne dans l'escalade de la confrontation. - L.Sénéchal: On parle de combien de domiciles si l'on prend seulement les Storm Shadow et les Scalp? - P.Haski: Je ne suis pas sûr que le général veuille le donner. - P.Dutartre: Les stocks d'armement, c'est quelque chose qu'on ne révèle pas.
Pour les Américains, c'était une bonne nouvelle. il y avait des missiles pour équiper les F-16. Ce sont les fameux missiles à longue portée.
C'est l'équivalent du Storm Shadow ou du Scalp américain. - L.Sénéchal: La quantité serait quand même assez limitée.
Ca reste un feu vert. - P.Dutartre: Le président a signé des objectifs.
C'est de là que partent les menaces et les tirs russes. Il est légitime que les Ukrainiens puissent se défendre. - M.Jégo: Pierre a raison.
L'autorisation va être donnée aux Ukrainiens d'utiliser les Scalp ou les Storm Shadow. Il y a les composants, bien sûr. Il faut demander l'autorisation.
Mais les Américains ne veulent pas qu'il y ait des armes américaines qui apparaissent, s'il y a cette contre-offensive américaine. Les Russes ont déjà évacué leurs bombardiers et les ont mis beaucoup plus loin que leur portée... - L.Sénéchal: La Russie s'y prépare. - M.Jégo: Mais cela n'exclut pas des frappes qui seraient forcément utiles.
Les bombes planantes sont terribles pour le front du Donbass. que c'est imparable. - L.Sénéchal: I.Lasserre, c'est le Royaume-Uni qui est l'allié le plus fiable pour les Ukrainiens en Europe.
On a vu que les Allemands avaient refusé de livrer leurs Taurus. - I.Lasserre: Les Français sont plutôt pour l'utilisation de missiles de frappe à longue portée, à condition que les Ukrainiens ne s'en servent pas pour frapper le Kremlin.
Les objectifs militaires pour frapper tous ceux qui attaquent l'Ukraine, c'est-à-dire la maison-mère de la guerre russe en Ukraine, ils y sont favorables. Il est en train de se passer la même chose que ce qui s'est avec les missiles. Tout le monde dit non au début, et je pense que l'on y va de manière irréversible.
Cette position n'est plus tenable. Quand on compare la manière dont la Russie est aidée massivement et de plus en plus par ses pays alliés, on avait tendance à rigoler au début en disant que c'était des alliances de circonstance, que tous ces pays étaient pauvres et qu'ils n'y arriveraient pas. Mais quelque chose est en train de s'installer grâce aux alliés du Sud.
Et le symbole est absolument flagrant.
Charles de Gaulle