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interviewRadio J — L'interview politique· 3 juillet 2025 15 min

Xavier Bertrand - Le Barbier du matin du 03/07/25

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Xavier Bertrand, bonjour. Bonjour. Et bienvenue. On commence par un volet international, notamment l'Iran. Jacques Paris et Cécile Collère, français détenus à Téhéran, sont désormais inculpés d'être des espions israéliens. Ils risquent la peine de mort. On voit que l'Iran ne revient pas à la modération.

0:23
Xavier Bertrand

Certainement pas, non. Non mais il faut maintenant conduire une action diplomatique très forte. Ça va être, j'en suis convaincu, le rôle du président, la volonté du président de la République et du gouvernement. Tout le monde sait bien que derrière ça, ils sont privés de leur liberté, menacés de mort, tout simplement pour des raisons qui sont des raisons politiques et diplomatiques. Tout ça ne tient pas un seul instant. Mais encore une fois, la vocation d'un pays comme le nôtre, c'est de se battre pour la libération de toutes celles et ceux qui sont détenus. C'est vrai là, c'est vrai aussi en Algérie.

0:52
Présentateur

Christophe Gleiz et Wolem Sansal.

0:53
Xavier Bertrand

Christophe Gleiz et Wolem Sansal, bien évidemment. Et puis c'est aussi les otages qui restent encore détenus par le Hamas. La volonté de la France, le rôle de la France, n'est pas le pays des libertés pour rien. C'est de se battre en permanence pour la liberté des uns et des autres, de nos concitoyens bien sûr, mais de tous ceux qui sont détenus arbitrairement. Maintenant, si on revient à la question de l'Iran, c'est pas pour autant qu'il nous faut changer notre position. Je crois que c'est très important. Est-ce qu'elle éclaire notre position ? En tout cas, je vais vous dire la mienne. Je vais vous dire la mienne. Israël et les Etats-Unis ont bien fait d'intervenir.

Ils ont bien fait d'intervenir pour marquer un coup d'arrêt au programme nucléaire iranien. Tout le monde sait bien que depuis des années et des années, l'Iran, malgré sa coopération avec l'agence internationale, est en marche vers le nucléaire.

1:38
Présentateur

Le nucléaire militaire.

1:39
Xavier Bertrand

Et il fallait y mettre un terme. Aujourd'hui, les informations que nous avons laissent à penser que ce programme n'est pas anéanti complètement, mais c'est un coup d'arrêt qui a été marqué et qui montre aussi à l'Iran que s'il reprenait cette marche en avant vers le nucléaire militaire, il peut y avoir à nouveau une intervention. On va me dire que la voie diplomatique est toujours préférable. Oui, avec les Iraniens, si vous croyez véritablement à la voie diplomatique ou au succès diplomatique, c'est que vous êtes bien naïf. Mais comment on reprend cette discussion diplomatique après avoir frappé ? En tout état de cause.

En tout état de cause, ce que je crois, c'est que moi, je n'ai pas envie ni de vivre, ni que mes enfants grandissent dans un monde où l'Iran détient l'arme nucléaire. Ce n'est pas seulement la question de la sécurité ou de l'existence d'Israël, c'est aussi la sécurité d'une bonne partie du monde. Voilà pourquoi je l'ai dit et je l'assume. Je pense que ma position sera très claire. Oui, les États-Unis, oui, Israël ont bien fait. Et maintenant, place aux engagements internationaux, s'ils sont respectés par les Iraniens.

2:39
Présentateur

L'Agence internationale à l'énergie atomique n'est plus la bienvenue à Téhéran. On a reculé de ce côté-là.

2:44
Xavier Bertrand

Comment on reprend le dialogue ? Pour l'instant. Non, par contre, il y a aussi autre chose. Parce que le fait que nos deux compatriotes soient aujourd'hui menacés de mort, il faut voir aussi ce qui se passe en termes de répression en Iran. Non, le régime aujourd'hui, les passes d'Aran font un tour de vis d'une ampleur sans précédent. C'est à nouveau un drame pour le peuple iranien. Il y a eu, bien évidemment, la façon dont les femmes iraniennes ont vécu une répression sans nom, voilà maintenant quelques années. Mais aujourd'hui, ce régime continue à montrer très clairement sa violence vis-à-vis de son peuple.

3:19
Présentateur

Il se durcit encore. Et c'est-à-dire qu'Israël et Washington auraient dû aller plus loin et qu'on a eu tort de ne pas abattre le régime.

3:25
Xavier Bertrand

Je pense que le message a été clair. Et si vous voulez abattre un régime, c'est le peuple qui peut le faire. C'est le peuple qui peut le faire. Il y a des pays dans lesquels le peuple s'est soulevé. Mais bien évidemment, c'est la voie des élections quand elles sont véritablement libres, qui est possible d'ailleurs si le régime iranien se durcit à ce point, c'est qu'il voit très clairement qu'il y a tout un peuple iranien qui veut autre chose et qu'il faut vivre autre chose. Maintenant, il y a aussi un autre point qui est important.

C'est que si on élargit au-delà de l'Iran, c'est que je suis intimement convaincu que le moment approche pour qu'on ait à nouveau une nouvelle dynamique des accords d'Abraham.

3:57
Présentateur

À condition de régler la question palestinienne ?

3:59
Xavier Bertrand

C'est-à-dire ?

4:00
Présentateur

C'est-à-dire d'arriver à une solution politique à Gaza et puis de retrouver un dialogue entre une structure étatique palestinienne et Israël ?

4:07
Xavier Bertrand

Déjà sur Gaza, il nous faut mettre hors d'état de nuire, de façon définitive, le Hamas. Que ce soit à Gaza et qu'en Cisjordanie, il ne puisse pas y avoir également le moindre risque. Exil des dirigeants, propose Trump ? C'est impréalable. Comme nous le savons aussi, la situation à Gaza est terrible, nous le savons bien. Mais clairement, si le Hamas libère les derniers otages, tout de suite, les choses changeront immédiatement.

4:32
Présentateur

La guerre s'arrête.

4:34
Xavier Bertrand

Évidemment. Mais vous savez, ce n'est pas un scoop que je vous livre. Mais c'est une vérité qu'on n'entend pas souvent. C'est-à-dire que la façon dont on peut sortir de cette situation tragique à Gaza, ceux qui ont la solution, tout de suite, c'est le Hamas.

4:47
Présentateur

Libérer les otages, l'exil des dirigeants, comme le propose Trump, c'est acceptable ?

4:51
Xavier Bertrand

Écoutez, moi ce que je veux, c'est que le Hamas ne puisse plus intervenir, ni militairement, pour ne jamais connaître à nouveau l'horreur du 7 octobre, mais également qu'il ne soit plus en mesure de jouer ce rôle destructeur, pas seulement déstabilisateur. Donc le Hamas éliminé politiquement et militairement, c'est impréalable à tout.

5:11
Présentateur

Donald Trump ne veut plus livrer de matériel aux Ukrainiens, matériel promis. Emmanuel Macron a repris le dialogue avec Vladimir Poutine pour parler Ukraine, mais pour parler Iran aussi. Il a eu raison, le président français.

5:23
Xavier Bertrand

Oui, on a toujours intérêt à parler avec les uns et avec les autres, même ceux avec lesquels nous n'entretenons pas de bonnes relations. C'est toujours l'intérêt. Et de toute façon, ne nous racontons pas d'histoire. Nous sommes du côté des Ukrainiens depuis le début. Et nous le resterons. Non, le combat des Ukrainiens, c'est notre combat, très clairement. Encore faut-il avoir le moyen de les aider ? Oui, c'est ce que fait d'ailleurs l'Union Européenne, c'est ce que nous n'avons pas cessé de faire et c'est ce que nous allons continuer à faire. Mais à un moment donné, pour sortir de ce conflit, il faudra bien discuter et discuter avec qui ? Les Ukrainiens et les Russes.

Donc parler à Vladimir Poutine, bien évidemment, ce n'était pas une option, c'était une obligation. Et le président de la République, c'est un entretien qui a duré deux heures, je crois, où il a été question de beaucoup de sujets. Même s'il y a des désaccords importants, c'est important. Il vaut mieux se parler avec des désaccords plutôt que d'être dans l'absence totale de relations.

6:11
Présentateur

La guerre n'est pas perdue là-bas ? Pour les Russes ? Non, pour les Ukrainiens qui vont devoir céder du territoire, négocier.

6:18
Xavier Bertrand

Je pense qu'en tout état de cause, vous savez, les combats pour la liberté ne peuvent pas perdre. Cette aspiration est profonde. Alors, quand je tiens ce propos, il m'est déjà arrivé d'intervenir dans des conférences ou autres où on me dit, les démocraties sont une parenthèse. Non, ce sont les régimes autoritaires, les parenthèses. Toujours. Ça peut durer longtemps, c'est vrai. Mais rien ne peut entraver la volonté de liberté d'un peuple.

6:39
Présentateur

L'Allemagne est découpée en deux, 45 ans, ça peut arriver à l'Ukraine.

6:42
Xavier Bertrand

Le temps est très long. Je pense très sincèrement que sur les conditions de la paix, ensuite, ça sera aux Ukrainiens de dire ce qu'ils veulent. Et pardonnez-moi, aux Ukrainiens, avant même les Européens ou les Américains, ça sera aux Ukrainiens de dire, justement, quel est le prix de la paix, leur volonté, justement, ça c'est très important. Et c'est à eux de le dire. Imaginez, imaginez si nous, après la guerre, on nous avait dit, ça va se passer comme ça et puis vous la fermez. Jamais de la vie. Donc, il faudra respecter leur point de vue. Mais encore une fois, vous savez, concernant Donald Trump, il dit beaucoup de choses. Il dit beaucoup de choses et puis ça peut aussi varier.

Donc, il faut bien comprendre que ce qui importe, c'est la cohérence. Les Européens ont fait conférence de preuve de cohérence depuis le début. On continue.

7:26
Présentateur

Politique nationale, maintenant. Nicolas Sarkozy a reçu Jordan Bardella dans ses bureaux, rue de Miro-Ménil. Est-ce qu'il a eu tort ? Est-ce qu'il a eu raison ?

7:33
Xavier Bertrand

Moi, le Front National, comme est les filles, je les combats. Et quand je les combats, je ne prends pas mon petit déjeuner avec eux et je ne dîne pas avec eux.

7:41
Présentateur

On leur parle dans l'enceinte politique.

7:42
Xavier Bertrand

On les combat. On les combat dans l'enceinte politique. Donc, erreur de l'ancien président ? On les combat sur le terrain. Demandez-lui pourquoi il l'a vu. Mais ce que je sais, parce que j'en avais parlé avec Nicolas Sarkozy, il y a déjà longtemps. Ça fait longtemps que Jordan Bardella se roule par terre pour être reçu par Nicolas Sarkozy. Et je vous ai dit, en ce qui me concerne, je ne petit déjeune pas avec eux. Je ne les reçois pas en rendez-vous et je ne dîne pas non plus avec eux. Édouard Philippe avait dîné avec Marine Le Pen. Oui, il a dîné. Enfin, ce qu'il y a avec Nicolas Sarkozy, c'est qu'il le dit, il rend sa publique. Et je crois qu'Édouard Philippe l'avait tenu secret, ce dîner.

8:14
Présentateur

Et c'était sorti beaucoup plus tard. Le socle commun ne va pas bien. Ce qu'on appelle le socle commun se déchire à peu près sur tous les sujets. La proportionnelle, le retour des impôts et même les énergies renouvelables. Alors, est-ce qu'il faut arrêter les énergies renouvelables et faire du tout nucléaire ? C'est ce que proposent Bruno Retailleau, François-Xavier Bellamy. Ou continuer à y croire aux éoliennes ? Donc, il y a dans une région assez marquée par les vents et le soleil. Assez marquée, défigurée, oui.

8:37
Xavier Bertrand

Ah oui, mais bon, il faut bien trouver l'énergie quelque part. Ça fait dix ans que je me bats contre les éoliennes. Et ce combat m'a permis dans ma région d'éviter, par des actions systématiques que je lance, contre les projets d'implantation, en disant qu'il y a 2000 mâts éoliens qui n'ont pas vu le jour. Mais il y en a autant qui ont vu le jour. Autant qui ont vu le jour. Pourquoi ? Parce que certains promoteurs profitent de la faiblesse de la fragilité financière de communes ou de propriétaires pour venir installer des éoliennes. Pour certains, c'est un chèque, clairement, qu'on met sur la table. Les éoliennes ne remplaceront jamais le nucléaire.

Aujourd'hui, je vous le dis, il nous faut maintenant un moratoire pour remettre les choses au point. Ça fait dix ans que je dis aux différents gouvernements. Tout cela finira mal. Vous finirez par avoir des actions contre les éoliennes et contre les implantations. Il faut quand même qu'on évite ça. Ça fait dix ans que je tire ce signal d'alarme. Dix ans. Et aujourd'hui, on nous dit, le moratoire, c'est n'importe quoi. Non, le moratoire permettra enfin de remettre les choses à plat et de remettre les promoteurs à leur place, c'est-à-dire des acteurs d'une stratégie avec les énergies renouvelables et pas celles et ceux qui profitent de la faiblesse d'un certain nombre de propriétaires.

Donc aujourd'hui, ce moratoire, il est indispensable pour remettre les choses à plat. Dans ma région, trop, c'est trop. On a été la première région de France à se voir défigurée où des populations sont encerclées par les éoliennes. Et moi, je vais vous dire une chose. Je suis aujourd'hui d'une cohérence totale. Je ne suis pas notamment comme le Front National où, voilà, depuis de nombreuses années, moi, j'ai des conseillers régionaux qui sont maires, qui sont propriétaires, qui ont vendu leur terrain à des promoteurs d'éoliens. La mairie des Nimbomont avait vendu justement des terrains à elle pour que justement s'installent des mailles éoliens.

Vous savez, en politique, je ne sais pas quelle qualité il faut, mais moi, je revendique la cohérence. On dit que souvent, seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. Alors, en matière, je suis un imbécile parce que je n'ai pas changé d'avis sur l'éolien. Je ne changerai pas d'avis.

10:33
Présentateur

Est-ce qu'il faut changer d'avis sur les impôts ? Est-ce qu'il faut se résoudre à des hausses d'impôts l'année prochaine ?

10:36
Xavier Bertrand

Mais plus quoi encore ? On est un pays qui est victime d'overdose fiscale depuis des années. Depuis des années. Et on va continuer à ne rien changer, à ne pas baisser la dépense, à augmenter... Mais on est complètement fous. Vous savez, aujourd'hui, un système démocratique repose sur le consentement à la loi. Or, beaucoup de Français ont le sentiment que la loi ne s'applique pas à ceux qui ont des comportements délinquants ou autres. C'est un sentiment qui est profond. Et aussi, l'impunité n'est pas seulement un sentiment, c'est aussi une réalité dans beaucoup de cas. Deuxième phénomène, ça repose sur le consentement à l'impôt.

Aujourd'hui, ces deux fondements, ces deux piliers de la démocratie sont battus en brèche. Et on s'étonne que le sentiment démocratique puisse reculer. Moi, je vais vous donner un exemple concret, Christophe Barbier, très concret. L'an dernier, le gouvernement, à la demande de certaines régions, a mis en place un nouvel impôt. Un versement en mobilité pour les entreprises de plus de 11 salariés, pour financer notamment les transports. Je n'ai pas voulu appliquer ce nouvel impôt dans la région des Hauts-France. Il m'aurait ramené à peu près 80 millions d'euros.

Parce que ce n'est pas parce que le gouvernement a fait la poche des régions, que les régions doivent faire la poche des entrepreneurs. Qu'est-ce que j'ai fait, du coup ? Comme vous. Si vous n'avez pas assez de revenus, qu'est-ce que vous faites ? Vous pouvez venir voir votre employeur en disant « Augmentez-moi ». Mais la réalité, c'est que vous avez baissé vos dépenses. Eh bien, il est temps que l'État fasse la même chose. Les régions le font. Comme je n'ai pas augmenté ce nouvel impôt, j'ai baissé les dépenses de la région de 127 millions d'euros. C'est-à-dire que j'ai baissé sur l'ensemble des dépenses, avec par contre le pouvoir d'achat de mes concitoyens, la jeunesse, la culture.

Ça, par contre, ça n'a pas baissé, parce que ce ne sont pas des variables d'ajustement. Mais pour le reste, entre augmenter les impôts, baisser les dépenses, j'ai choisi, et il serait temps que l'État fasse exactement la même chose.

12:24
Présentateur

L'État ne le fait pas parce que le Premier ministre n'est pas assez volontariste ?

12:27
Xavier Bertrand

Oui, il n'est pas assez volontariste, c'est bien. Là où vous savez, aujourd'hui, et c'est un phénomène qui marque beaucoup, on pensait que ça pouvait être un phénomène ressenti par les commentateurs, les journalistes, les acteurs politiques. Non, les Français sont en train de se dire, mais ce n'est quand même pas possible, on ne va pas rester deux ans sans rien faire. L'immobilisme, ça ne va pas être le règne de l'immobilisme. On a un monde géopolitique qui est particulièrement inquiétant. On a aussi nos voisins qui reprennent des couleurs, qui reprennent des forces. Regardez l'Allemagne, regardez l'Italie, regardez aussi la façon dont on en parlait tout à l'heure.

On paye un maximum d'impôts. Notre système éducatif, aujourd'hui, tous les parents sont inquiets comme c'est papiers, mais notre système de santé ne tient plus que par la seule force, la seule volonté, le seul encouragement des professionnels de santé. On peut se dire que ça va continuer à s'affaiblir doucement. Non, à un moment donné, ce qu'on risque, c'est le collab. Je ne veux pas ça. Je ne veux pas cela. Et donc, sur tous ces sujets-là, vous ne pouvez pas vous contenter de dire, on va y aller en pente douce, pas pendant l'été, mais jusqu'en 2025. Le pays ne peut pas se le permettre et ça, ça ferait le lit des extrêmes qui, eux, n'ont qu'un seul intérêt, que ça aille mal.

Moi, je fais partie de ces élus. Je me bats pour que ça aille mieux, et dans ma région, et au niveau national. Et pourtant, c'est en 2027 qu'on réglera les grands choix. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Vous avez la possibilité de changer les choses. Vous voulez réindustrialiser vraiment ? Il y a beaucoup de choses qui ne sont pas que fiscales, qui ne sont pas que budgétaires. La simplification. Quand on fait notamment de Chousse France, qui est une belle réussite. D'ailleurs, ma région s'associe à ce phénomène. Et on a aujourd'hui, dans la région des Hauts-de-France, le taux de chômage le plus bas depuis 40 ans. Mais pourquoi c'est le tapis rouge pour les investisseurs internationaux ?

Et que c'est le parcours du combattant pour l'entrepreneur local qui veut tout simplement se développer ? Qu'on lui applique le même régime ? Regardez, ce pays est un pays formidable, la France. Mais tout est décidé, tout est centralisé à Paris. Vous voulez justement libérer le pays, donner davantage de responsabilités dans les territoires à la province. Ça, on n'a pas besoin d'attendre 2027. Ça peut se faire dès maintenant. Et vous l'avez compris, pas besoin de sortir un chéquier.

14:31
Présentateur

Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France. Merci, bonne journée et bel été. Merci Christophe. On vous retrouve demain. Et votre invité sera le journaliste d'investigation Hervé Gatégnaud. Merci.

14:42
Locuteur

Merci. Merci. Merci.