Sarkozy : "La visite des élus LFI à la Santé s’est déroulé de manière houleuse" (G.Lejeune)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
J'aimerais qu'on évoque la situation de Nicolas Sarkozi euh qui est donc euh euh depuis euh plus de 8 jours désormais en détention à la prison de la santé. En début de semaine, deux députés de la France insoumise, Hugo Bern Lis et Daniel Lbonau ont tenté euh de se rendre dans le quartier d'isolement dans lequel ils se trouvent. Ils ont pu euh visiter la prison au nom du euh du droit parlementaire qu'ils peuvent exercer et ils s'en sont référés au tribunal administratif.
Mon cher Tangy Amon, c'est aujourd'hui que le Tribunal administratif a rendu son avis. Qu'a-t-il dit exactement ? Et bien, le tribunal administratif de Paris a rejeté le référé liberté de ces deux députés et lesfill.
Qu'est-ce que cela veut dire concrètement ? Et bien, ça veut dire qu'ils ont pas le droit d'aller dans le quartier d'isolement de la santé avec leur téléphone portable, avec des journalistes ou avec un quelconque appareil qui permet d'enregistrer des sons ou des images. La justice, en clair, a estimé qu'en leur refusant cela, il y avait aucune atteinte à leur liberté fondamentale, qu'elles ont parfaitement le droit d'y aller tous les deux s'ils le peuvent.
Ils l'ont fait d'ailleurs lundi, ils ont visité le quartier d'isolement. Il y a même une cellule qui leur a été ouverte pour qu'ils se rendent compte des conditions de détention. Mais on leur dit non, si vous voulez voulez y aller avec des journalistes, avec vos téléphones portables ou avec un appareil photo, une caméra ou une radio pour enregistrer un son, ça non, ce n'est pas possible.
Donc s'ils veulent se rendre sans appareil photo sans télé, ils peuvent y aller. Mais ils ne peuvent pas rencontrer Nicolas Sarkozi. Ils ne peuvent pas le rencontrer et on nous a dit enfin pendant l'audience ça a été signifié pour des raisons de sécurité.
Évidemment on ne rencontre pas Nicolas SarkoZi mais on ne prend aucune photo, aucune image de du système du dispositif de sécurité évidemment qui a été mise en place. Vous avez raison tant André Valini, c'est une décision qui de bon sens mais évidemment le ce droit des parlementaires d'aller visiter les prisons remonte à la loi Guigou 2000 et j'en avais usé à l'époque quelques années après avec Jean-Marcot qui était président du groupe socialiste qui était député bien sûr et j'étais député à l'époque aussi. Nous étions à leur rendre visite à José Bovet dans sa prison de Villeneuve les Maglon à côté de Montpellier parce qu'il était emprisonné pour avoir démonté un Mcdo à Mio.
Mais nous y étions nous y étions allés avec l'accord de José Bové. C'est l'administration pén l'administration pénitentiaire nous avait ouvert les portes de la prison. On avait pu rentrer bien évidente dans le centre pénitentiaire et on était entré dans la cellule de Bové avec son accord.
D'accord. Mais tout est choquant dans cette affaire, je crois le jeune. Le fait qu'on veille aller visiter Nicolas Sarkozi.
Alors non pas comme je le disais pour lui apporter du réconfort mais pour vérifier qu'il ne bénéficie pas d'un traitement privilégié alors qu'il est en détention. Mais en plus j'ai vu qu'ils avaient nié cette information. Moi, je peux témoigner que j'ai eu à la fois une source judiciaire et à la fois une source à place Vondô qui m'ont expliqué qu'il voulaient aller voir et que ça s'était en plus passé de manière un peu houleuse.
C'est la première chose. La deuxième, il signe le crime en allant avec des journalistes. Enfin, si j'ai bien compris, il y avait un photographe du journal Le Monde, un journaliste du monde et un journaliste de politis à part raconter ce que ce que que ce que tout ce qui la France compte de voyuriste a envie de voir, c'est-à-dire Nicolas Sarkozi dans sa cellule.
À part ça, il y a pas de raison d'y aller. Et d'ailleurs, on verra maintenant qu'ils savent qu'ils peuvent y aller sans appareil photo. S'ils y retournent, voilà, c'est totalement c'est totalement indécent. indécent et indigne ce qu'ils ont voulu faire vraiment Jean-Sébastien mais surtout qu'il prennent la situation à l'inverse comme vient de dire Geoffre le jeune.
On voit bien que l'intention était d'aller vérifier alors il y avait une part de voyurisme sans doute mais d'aller vérifier si l'ancien président de la République ne bénéficierait pas selon eux d'un traitement de faveur alors que c'est probablement dans l'autre sens qu'il faut le voir. Il y a beaucoup de gens qui sont en prison et qui vraisemblablement sont en danger parce que l'administration pénitentiaire n'est pas en mesure de les protéger et tout le monde n'a pas comme Nicolas Sarkozy et il est justifié que lui ait le regard de de sa situation particulière mais d'officer protection pour se défendre. Il y a des gens qui sont attaqués dans les prisons, qui sont menacés dans les prisons et la France insoumise encore une fois et dans une inversion de valeur en ne regardant pas si justement les décalages de situation ne sont pas plutôt dans l'autre sens que celui qu'ils imaginent.
Bah c'est c'est clairement une provocation politique. Le le l'état de la prison de la santé, il est connu. Il y a un taux d'occupation de 190 %.
J'aurais pu leur dire avant qu'ils y aillent hein. Il y a 82 à 90 matelas par terre. Oui, il y a des voilà mais aller vérifier dans le quartier de l'isolement d'isolement les conditions.
En fait, c'est sans doute le seul quartier où d'une manière générale il y a moins de problèmes qu'ailleurs. Nicolas Sarkozy en bénéfie comme n'importe quel autre détenu. Donc oui, clairement c'était une provocation politique et je vais vous dire je voudrais pas quand même être à la place de ces deux députés de de la France insoumise aujourd'hui parce que en fait leur petite manœuvre d'ailleurs ils ont avoué que c'était une manœuvre de communication. ils l'ont dit très très clairement, leur retombe complètement sur la tête et pardonnez-moi, euh il y a quand même il y a quand même une honte absolument incroyable à vouloir si vous voulez s'imisser avec un photographe pour essayer de prendre l'ancien chef de l'État.
Mais enfin c'est c'est au minimum une provocation politique et je reste poli parce que vous êtes la lance. Louder votre avis sur ce le droit de fite pénitentiaire n'est pardon parlementaire n'est absolument pas fait pour ça. Il consiste à regarder les conditions enfin comment ça se passe dans la prison, quelles sont les conditions de détention, l'état éventuel d'insalubrité de de d'un établissement pénitenre.
C'est absolument pas un droit de visite individuel pour aller voir tel ou tel détenu. Donc une fois de plus, en effet, la France insoumise a a voulu donner dans le sensationnalisme et le voyurisme une opération qui a lamentablement échouée par de Oui. Mais attendez là si euh le tribunal administratif les autorise quand même les sans caméra, ils peuvent y retourner et faut faire mettre le bazar dans la prison, empêcher les parloirs parce que ça a été le cas quand ils y sont allés taman.
C'est bien cela. Oui, exactement. Ils peuvent parfaitement y retourner.
Il nous a rien dit d'ailleurs sur leurs assistants parlementaires. On en déduit qu'ils ont le droit d'y aller avec eux. également est-ce que ça modifiérit la façon de fonctionner la prison ?
Je ne crois pas que les assistants soient autorisés. D'accord. Bon, écoutons Marine Le Pen qui s'exprimé cet après-midi et qui a fait un parallèle évidemment entre la justice pour elle et la justice pour l'ancien président de la République.
Un ancien président de la République se voit privé, moi je vais même pas sur le fond de l'affaire, se voit privé de la présomption d'innocence et se voit mettre en prison avant même que des juges en appellent et pu éventuellement analyser sa situation et peut-être contredire les juges de première instance. Bon ben oui. Bon, ça scandalise des gens comme moi, mais pas plus que ça.
Une candidate à la présidentielle donné comme potentiellement gagnante aux futures élections présidentielles est interdite avec exécution provisoire de potentiellement de se présenter. Bon, oui, ça scandalise des gens mais pas plus que ça. Donc je j'ai le sentiment, si vous voulez, qu'il y a une forme d'habitude à ce qui m'apparaît comme étant des coups de force que que pour lequel moi en tout cas je je conserve une indignation intacte.
Et pourtant Nicolas Sarkozi, hein c'est le moins qu'on puisse dire, c'est que ce ce fut et et ça reste en réalité, bon même s'il ne fait plus de politique, mais un adversaire politique et nous sommes combattu et extrêmement durement. Mais quand on a des principes, on en fait bénéficier aussi ses adversaires politiques. Pour Marine Le Pen, je crois le jeune, elle déplace le débat sur le terrain de l'exécution provisoire parce que c'est ce qui la menace elle aussi pour sa peine.
Et elle a raison, sincèrement, on peut on peut diverger sur énormément de points. Et dans son cas et dans le cas de Nicolas Sarkozi, cette condamnation sans appel, enfin avant l'appel, encore une fois, il faut enfin peut-être que le le grand public encore que si, je crois que le grand public comprend ça, un appel peut infirmer une décision de première instance et une cassation peut aussi annuler invalider un jugement et c'est important d'avoir cette cette possibilité de de de contradictoire par entre les juridictions et aujourd'hui l'exécution provisoire qui qui sert à beaucoup d'autres choses aussi mais qui a été étendue dans le cas de Marine Le Pen de manière automatique pour les les délits dont elle été accusée est devenu automatique et en fait euh vient s'imisser mais beaucoup de manière beaucoup trop importante euh dans la vie politique française. Ça n'est pas possible.
Comment on peut faire ? Euh il faut un débat sur cette exécution provisoire. André Valini, il faut reprendre tout départ.
Au-delà des de mes opinions politiques, je reste avant tout avocat et je suis viscéralement attaché à la présomption d'innocence. Et comme avocat ou tout simplement comme citoyen, moi je trouve que l'exécution provisoire dont on a considérablement élargi le champ d'application à droite comme à gauche parce que les lois qui ont élargi l'exécution provisoire ont été votées aussi bien par la droite que par la gauche. On est allé trop loin.
La présomption d'innocence, elle doit valoir jusqu'à la cassation, jusqu'au jugement définitif. Là en l'occurrence, ils sont condamnés Marine Le Pen et Nicolas SarkoZi en première instance, ils font appel mais pour l'un en tout cas, on le met en prison. Hm hm.
Ne serait-ce que par rapport à l'opinion publique, c'est une façon de dire il est coupable. De toute façon, il est coupable puisque bien qu'il fasse appel, il est en prison. Donc il faut revoir ce ce ces textes sur la l'exécution provisoire.
Elle se justifie en fait quand il y a risque de fuite à l'étranger, ce qui n'était pas le cas a priori, risque de récidive, je pense que ça n'était pas le cas non plus, et risque de pression sur les témoins. Or, ces critères ne sont pas remplis en l'espèce. Un dernier mot, Tang Guamont.
Je disais que l'ancien président de la République euh vient de faire à peu près 8 jours de détention. Sa demande de remise en liberté a été déposée. Dans quel délai est-ce qu'elle sera étudiée ?
À partir du moment de où la demande de remise en liberté est déposée il y a 2 mois. Alors souvent c'est 2 mois maximum. Souvent c'est ce que je disais c'est un peu plus court.
On peut imaginer 3 semaines un mois. On va voir dans les dans les prochains jours quelle est la date qui va être fixée. Oui.
Aalter, c'est une affaire cette incarcération qui a évidemment été commenté dans le monde entier et pas à l'honneur de la France et on et et qui a suscité un malaise en France dans le milieu politique d'ailleurs presque plus que dans l'opinion. Ça s'est vu avec Emmanuel Macron qui a reçu Nicolas Sarkozy avant son incarcération et a déclaré que il y avait un débat légitime, je reprends son terme sur la sur effectivement effectivement sur l'application de cette exécution provisoire. Euh on voit aussi Gérald Armanin qui à la fois garde des saut et ancien enfin dont Nicolas Sarcotif le menteur qui annonçait qu'il allait le visiter.
Ça n'a pas encore été fait pour l'instant mais évidemment il est sur une ligne de crète. Ça donne une idée du du malaise dans lequel a plongé dans laquelle cette cette affaire a plongé la classe politique. Tout confondu d'ailleurs hein parce que c'est pas uniquement la famille politique de ou l'ancienne famille politique de Nicolas Sarkozy qui s'est indigné.
Est-ce qu'Emmanuel Macron peut voir en miroir le sort qui pourrait lui être réservé à l'avenir quand il sera plus à Lé Louis ? Alors je pense que et d'ailleurs ça s'est vu dès dès dès le printemps. Vous savez qu'on a eu cette affaire de la Légion d'honneur.
Nicolas Sarkozi avant d'être incarcéré s'est vu retirer sa légion d'honneur au motif qu'il avait été condamné dans une autre affaire. des écoutes euh a une une peine de prise en ferme et euh ça a été un une cause de sa grande dégradation de de ses relations avec Emmanuel Macron qui le traitait, qui euh faisait l'effort de d'avoir des petites attentions euh essentiellement pour éviter que Nicolas Sarkozi dise trop de de mal de lui. Et ça a été donc une cause de la dégradation de leur relation puisque Nicolas Sarkozy a soupçonné Emmanuel Macron de s'en laver les mains en se défaussant sur le grand chanceler de la légende d'honneur qui a assumé pleinement d'ailleurs la prise de de cette décision de de retrait.
Et Emmanuel Macron son argument à ce moment-là et je crois qu'il était sincère c'était de dire c'est un ancien président de la République ce qu'il n'a pas dit la phrase qu'il n'a pas dit mais laquelle il penserait fort c'est moi bientôt je serai ancien président de la République. Si on traite comme ça les anciens présidents de la République en effet tout est permis. C'est-à-dire qu'on franchit des limites que qui nulle part ailleurs n'ont n'ont n'ont été franchies.
Donc évidemment qu'en pensant à Nicolas Sarkozy, il pense à lui-même et que son malais sur le sort de Nicolas Sarkozy vient surtout d'une réflexion sur ce que le statut d'un président est un ancien président de la République française. On fait une petite pause, on continuera à évoquer ces sujets avec vous, notamment le fait qu'Emmanuel Macron est obsédé par 2032. Oui.
Le fait de se présenter à nouveau en c'est le même sujet.
Marina Ferrari