Aurore Bergé sur France Inter - 3 janvier 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
c'est la rentrée pas encore la rentrée scolaire mais la rentrée politique pour le nouveau gouvernement celui de François Baayou premier Conseil des ministres aujourd'hui et pour en parler évoquer aussi ce premier féminicide de 2025 les suites du procès pélico l'éducation sexuelle à l'école grand entretien ce matin avec Aurore berger ministre en charge de l'égalité entre les hommes et les femmes et de la lutte contre les discriminations bonjour Aurore berger bonjour à vous les auditeurs peuvent vous interroger vous appelez 0145 24 7000 et sur la PE France interre alors Aurore berger pensez-vous comme ce conseiller cité dans la presse ce matin que François Baayou est comme un yaourt qu'il a une date de péremption je sais qu'on est sous surveillance sous surveillance des Françaises sou surveillance du Parlement de l'Assemblée en particulier je sais surtout que la France elle a besoin d'avancer je crois que les Français sont quand même attachés à l'idée de la stabilité qui commence à voir les conséquences de la censure sur des objets du quotidien les tickets restaurants qui peuvent plus utiliser dans les supermarchés des choses très concrètes qui font notre vie au quotidien et qui font qu'on a besoin d'un budget tout simplement pour avancer alors après à nous de le construire intelligemment en écoutant toutes les forces politiques évidemment et c'est ce qu'on va faire mais je crois que plus que jamais on a besoin de de d'unité et de stabilité parce que Jean-Luc Mélenchon lui le dirigeant de la France insoumise il a donné la date pour lui la date de péremption c'est le 16 janvier c'est 2 jours après le discours de François Baayou au Palais Bourbon vous comprenez cette date ben j'entends surtout que Jean-Luc Mélenchon quoi qu'il arrive quel que soit les politiques qu'on puisse mener quel que soit le Premier ministre qui serait choisi de toute façon souhaite le chaos dans le pays c'est pas à nouveau de la part de Jean-Luc mélenchan et la France insoumise la question c'est la gauche la question c'est la gauche française est-ce qu'elle reste définitivement soumise à la France insoumise ou est-ce qu'à un moment enfin elle s'autonomise ça veut pas dire qu'elle va nous soutenir le PS par exemple est soumis à la France insoumise aujourd'hui de manière assez évidente c'est-à-dire qu'il y a eu une alliance électorale il y a eu franchissement de lign rouges assez systématique par la France insoumise et j'ai vu le Parti socialiste finalement dénoncer ça à coup de tweet mais rester dans cette alliance électorale sur la question de l'antisémitisme sur le fait de pas reconnaître le Hamas comme une organisation terroriste sur la question des violences conjugales ah bah pas tous loin de là il me semble qu'une députée européenne de la France insoumise est très très loin de reconnaître que le Hamas est une organisation terroriste et très loin de dénoncer malheureusement l'antisémitisme que beaucoup trop de nos concitoyens vivent dans notre pays en France suite aux attaques terroristes justement du 7 octobre j'ai reçois des témoignages tous les jours tous les jours sur cette questionl donc oui je pense qu'il y a des lignes rouges qui ont été franchis ils ont été d'ailleurs régulièrement quand même le Parti socialiste par la France insoumise donc je leur demande pas de nous soutenir on n'est pas les mêmes évidemment c'est pas le même projet politique mais je pense qu'on peut malgré tout réussir à porter ensemble un certain nombre de politiques parce que c'est ce qu'a dit Olivier fort le 19 décembre dernier nous n'avons pas une raison de ne pas censurer c'est ce qu'il a dit donc a priori peut qu'il peut attendre attendre le discours de politique général attendre il attendait un geste lui sur les retraites moi j'att surtout que le premier ministre ait le temps de s'exprimer il n'a pas encore pris la parole devant les déput donc peut-être qu'on peut faire les choses dans l'ordre attendre que le premier ministre s'exprime devant la représentation nationale devant l'ensemble des forces politique de notre pays attendre que toutes les forces politiques de notre pays soient reçu notamment sur les enjeux budgétaires parce qu'on sait bien que la première question il y a l'urgence de Mayotte évidemment et je pense que là-dessus il y aura je l'espère quand même un terrain d'entente pour qu'une loi d'urgence pour Mayot puisse être votée mais on a surtout l'urgence budgétaire et là encore une fois c'est toutes les forces politiques qui doivent être entendu écouté respecter après il faut aussi que les demandes puissent être raisonnables dans un contexte qui est extrêmement contraint d'un point de vue budgétaire parce que là ce que vous me dites là c'est que peut-être François Baayou pourrait faire un geste sur la réforme des retraites soci moi ce qui m'interpelle c'est qu'on puisse dire a priori sans même que le premier ministre soit exprimé devant les députés en fait peu importe ce qu'il va dire on appuiera sur le bouton de la censure c'est qu'il a dit aux socialistes que a priori il n'avait pas l'intention de suspendre la réforme des retraites mais encore une fois moi ce que je dis c'est que je trouve étonnant quand on est député moi je suis d'abord député j'ai d'abord été élu et réélu deux fois député et bien en général j'attends que l'exécutif se prononce et après on se positionne on soutient ou on soutient pas tel projet de loi et est-ce que encore une fois la le seul positionnement possible c'est la censure est-ce que il faut en permanence se dire allez tous les 3 mois tous les 2 mois tous les mois c'est presque un concours pour savoir si on va durer plus longtemps que Michel Barnier moi ma question elle est pas là j'ai accepté de revenir au gouvernement pour porter des politiques auxquelles je crois sur la lutte contre les violences sur l'égalité sur sur la lutte contre l'antisémitisme et les discriminations qui je pense et je l'espère peuvent réunir et créer du consensus justement à l'Assemblée nationale si par contre tous les ministres tombent au bout d'un mois 2 mois 3 mois en fait on peut plus faire de politique on peut plus porter des réformes qui pourtant je crois sont attendu des Français justement vous comprenez vous sur votre cas personnel Aurore berger vous étiez dans le gouvernement Atal vous en êtes sorti vous revenez dans le gouvernement baayrou vous comprenez que les citoyens français ne s'y retrouvent pas qu'ils soi un peu perdus oui je peux comprendre qu'il y a une forme de de confusion de de confusion parce que après après la dissolution il a fallu bah trouver d'autres moyens aussi sur la formation du gouvernement parce qu'il y avait aucune évidence qui se détachait personne ne revendiquait et ne pouvait revendiquer une majorité personne n'a de majorité donc ça veut dire à la fin comment on arrive à constituer une coalition qui est quand même un peu cohérente politiquement qui a envie de porter un projet ensemble donc on essaie d'en porter une avec ce qu'on appelle le bloc central c'est-à-dire Renaissance le modem horizon la droite républicaine les centristes saludi et on espère surtout bah encore une fois à la fois nous être capable de faire des compromis mais qu'en face on a envie aussi de ces compromis en général il faut être deux et c'est comme dans une vie personnelle quand vous faites des compromis dans votre vie de famille bah ça vous coûte c'est pas facile de faire des compromis c'est pas facile d'accepter le point de vue de l'autre et ça fonctionne dans les deux sens c'est à nous parce que on est en responsabilité de faire cette première démarche de proposer du compromis mais il faut ensuite en face qu'il a des gens qui soient capables encore une fois de l'accepter à ce jour ce que vous me dites hor berger c'est que vous n'êtes pas sûr que les socialistes vont censurer le gouvernement et donc vous n'êtes pas sûr que le gouvernement est comme le précédent dépendant du rassemblement national ben moi j'espère qu'on n'est dépendant surtout évidemment en aucun cas ni du rassemblement national ni de la France insoumise mais pour pas dépendre quelque part d'ux sur est-ce qu'ils seront capacité de censurer ensemble bah ça dépend en grande partie en effet de la position du Parti socialiste donc ça dépend de nous deux ça dépend de nous gouvernement est-ce qu'on est capable et est-ce qu'on démontrera notre capacité à porter du compromis encore une fois dans la méthode qui sera la nôtre et puis surtout dans les propositions qu'on formulera et est-ce qu'en fait on nous dit bah on va attendre on va attendre de voir les propositions avant de censurer parce qu'encore une fois si on nous dit quoi que vous proposez on censure bah là le compromis l'existe pas question sur les mots prononcés par le Président de la République lors de ses vœux Aurore berger un mais à coule pas ou presque en fait Emmanuel Macron qui est revenu sur la dissolution de l'Assemblée nationale qui a engendré il l'a dit hein ce sont ses propres mots des divisions des instabilités le chef de l'État aussi appelé au ressaisissement collectif vous souscrivez à cette analyse sur la dissolution benah je crois qu'il a eu raison de s'exprimer de cette manière-là parce que je pense que les Français ont pas forcément compris aujourd'hui le le bénéfice de cette dissolution je pense qu'il a eu raison de rendre la parole au français on peut quand même pas en permanence reprocher au président de la République d'être soi-disant enfermé dans une tour dorée de pas écouter et en même temps le critiquer quand il dit bah en fait on va clarifier et on va demander aux Français un moment de de voter pour savoir quelle composition de l'Assemblée nationale il souhaite bah en tout cas je trouve que c'est un peu cocas de lui reprocher et soitdant de pas entendre et en même temps de rendre la parole au français les deux sont quand même très contradictoires donc les Français se sont réexprimés mais ça n'a pas clarifier la situation politique de manière évidente puisque on voit bien qu'on a une Assemblée nationale qui n'a jamais été aussi diverse peut-être certains considèrent-il que c'est une bonne chose mais ça rend la situation politique quand même d'une très très grande complexité et ce qu'il faut c'est qu'à un moment on puisse porter encore une fois des projets et des propositions politiques moi ma question c'est pas de savoir si je vais durer un mois 2 mois 3 mois ou un an honnêtement je m'en fiche la question c'est est-ce que je vais avoir les moyens budgétaires et les moyens politiques de porter des réformes auxquelles je crois et honnêtement quand moi sur mes sujets on démarre l'année par une première femme qui au bout de 4h 4 He il aura fallu attendre que 4h pour qu'une première femme soit assassiné sous les cous de son conjoint je crois qu'on peut agir qu'on doit agir mais pour ça j'ai pas le temps de le faire en un mois on a ce qu'on a déjà fait mais il y a d'autres choses qu'on peut améliorer dans la loi qu'on peut améliorer dans la pratique et qu'on peut améliorer dans la société par juste pour finir sur ces questions institutionnelles et d'instabilité dans ses vux le Président annonce aussi qu'il va demander aux Français de trancher sur des sujets déterminants est-ce que vous en savez davantage par exemple est-ce qu'il parle de référendum est-ce qu'il parle de convention sera la prérogative du président de la République je pense que il a annoncé très clairement en tout cas que il souhaitaent là encore que les Français puissent s'exprimer plus directement sur des des sujets qui les concernent après vous connaissez le champ du référendum il y a ceux qui disent un peu n'importe quoi sur le champ du référendum non on peut pas abroger une loi par un référendum com on peut pas faire un référendum sur la question migratoire aujourd'hui sur V sujet mais on peut faire beaucoup sur pourquoi pas pourquoi pas moi je pense que là-dessus la société elle est parfois un peu plus en avance que que la vie politique et en tout cas je pense que sur mes sujets si une part essentielle si ce n'est déterminante de la solution elle est sur la prise de conscience par l'ensemble de la société la première des responsabilités c'est celle de l'État ça c'est une évidence sur les moyens qu'on déploie sur les formations qu'on déploie sur l'hébergement d'urgence sur l'accompagnement qu'on doit aux femmes victimes de violence évidemment mais c'est aussi un réveil collectif de l'ensemble de la société est-ce que ça passe par une parole plus directe des Français pourquoi pas et améline Montchalin on va parler de de votre budget dans un instant mais sur la sujet global pardon elle s'occupe des comptes publics mais oui justement j'allais vous parler d'elle c'est pour ça c'est parce que vous V vous la rencontrez tous en ce moment vous les ministres oui évidemment on c'est pas pour nos budget mais oui Aurore berger donc vous rencontrez Amélie de monchalin pour parler de vos budgets je m'embrouille vous la rencontrez parce que c'est elle qui cadre en fait les budgets de chaque ministère est-ce que vous confirmez ce qui a été dit dans l'opinion dans le journal l'opinion que la prévision de croissance pourrait être revue à la baisse pour cette année ça honnêtement c'est pas c'est pas à moi de de le confirmer c'est Éric Lombard ou améline montchallin de de le faire je sais c'est que moi je me battrai pour mon budjet je me bats évidemment pour préserver et augmenter le budget du ministère parce que encore une fois on a une urgence à agir puis c'est le budget de tous les ministères parce que c'est la question de la santé des femmes c'est la question de la formation des forces de l'ordre des magistrats c'est les moyens supplémentaires d'hébergement d'urgence c'est l'accompagnement qu'on doit aux associations donc c'est tous ces budgets là qui sur ces questions spécifiques doivent pouvoir être augmentés et justement sur votre budget spécifiquement donc c'est une grande cause du la lutte contre les violences faites aux femmes c'est vrai que le budget consacré à ce sujet il a augmenté ces dernières années est-ce qu'il ne faut pas faire encore plus parce que si on regarde le rapport de la Fondation des femmes qui est un rapport relativement récent ils estiment qu'il faudrait 2illard 600 million d'euros par an on est à moins de 200 millions vous réclamez plus vous alors déjà il y a faut faut bien prendre conscience que sur cette question c'est tous les ministères qui sont mobilisés c'est ce que je vous disais quand on forme de manière systématique les policiers les gendarmes c'est le budget du ministère de l'intérieur quand on sanctuarise des places d'hébergement d'urgence et je pense qu'il en faut plus c'est évidemment le budget du logement quand évidemment on accompagne sur le dépôt de plainte et sur la la prise en charge parce que ça coûte aussi de l'argent aux femmes que de venir porter plainte et ensuite l'accompagnement nécessaire c'est aussi la question du budget du ministère de la Justice donc il faut sacraliser et renforcer ces moyens-là et puis moi je me suis longuement entretenu hier avec le maire d'Aumont euh qui malheureusementier fémin prier fémin cette femme qui s'appelle qui s'appelit Isabelle qui avait 51 ans j'ai parlé aussi à son employeur elle était aide à domicile depuis 20 ans dans une association donc c'était une femme dévouée et les témoignages affluent d'ailleurs pour le confirmer c'est important de parler des victimes de leur vie et des vies qui ont été empêché elle était aussi maman de deux enfants plutôt que de parler des auteurs et je rappelle aussi qu'on ninterroge jamais le passé de la victime c'est pas ça qui nous importe peu importe son passé peu importe ce qu'elle est fait ou ce qu'elle n'est pas fait ce qui compte c'est qu'elle a été assassinée ce qui c'est de comprendre comment ça a été rendu possible dans notre société qui a agi qui n'a pas agi qu'est-ce qu'on peut améliorer qu'est-ce qu'on peut renforcer c'est pour ça que j'y vais à la la demande d'ailleurs du maire d'Aumont pour comprendre pour écouter et surtout surtout pour agir et pour redire aussi une chose très importante à mon avis aux auditeurs c'est qu'encore une fois quand on a une femme qui est victime de violence quand on a un enfant qui est victime de violence appeler la police appeler la gendarmerie c'est pas de la délation ça sauve des vies et donc encore une fois il y a ce que l'État doit faire et on est les premiers responsables et je le redis très clairement mais a ce que toute la société doit faire pour se mobiliser sur cette question là et quand vous dites oninterroge jamais le passé de la victime vous faites référence à ce que dit le procureur aujourd'hui ouais j'aiété j'ai été interpellé de voir je le dis très sincèrement de voir que dans un communiqué de presse officiel on mentionne la vie supposée de de la victime et je trouve que ça arrive trop je trouve que ça arrive trop souvent combien de fois les femmes victimes de violence sexuelle ont VI interroger leur passé mais c'est pas la question qui est posée une femme victime de violence sexuelle la question n'est pas de savoir le nombre de partenaires qu'elle a eu la question est de savoir si elle a été victime d'une agression sexuelle ou d'un viol donc peu importe son passé peu importe son présent ce qui compte c'est l'auteur c'est comment dans notre société en France en 2025 on a encore des hommes qui passe à l'acte et ça veut dire qui frappe qui violente qui agresse sexuellement comment on peut changer la loi aussi pour changer le regard sur cette questionl la question du consentement évidemment qui a été posé sur la question des violences sexuelles et un autre sujet qui me tient beaucoup à cœur j'ai posé une proposition de loi qui sera examinée en janvier ce qu'on appelle le contrôle coercitif les violences à l'encontre des femmes c'est pas d'abord des coup il y a aucune femme qui resterait si dès le premier jour d'une relation elle se faisait tabasser ça se passe pas comme ça c'est pas vrai il y a tout le contrôle qu'on met en place on va contrôler vos compte on va contrôler vos sorties on va contrôler votre téléphone on va contrôler vos fréquentations on va vous isoler et cet isolement fait que vous vous retrouvez dans un Hulot en fait dans votre couple et qu'il y a plus que ça qui est possible en fait dans votre vie et là la violence physique ou la violence sex elle a tout le temps finalement de de s'installer et donc mieux caractériser les choses en faire un dél à proprement parler il y a des arrêts qui ont été rendus par des cours d'appel je crois que ça pourrait changer la donne en file au standard on nous attend Marie bonjour Marie bonjour bonjour madame le ministre vous avez une question pour Aurore berger voilà moi j'ai une question très concrète et voilà la réponse c'est c'est oui ou non dans le cadre du projet de loi de finances qui a malheureusement pas abouti en raison de la la motion de censure il y avait une mesure en faveur des femmes qui élèvent seules des enfants qui a été portée par des députés notamment Monsieur Philippe brin sur la défiscalisation des pensions alimentaires cette mesure elle a été votée madame berger allez-vous vous battre pour que cette mesure dans le prochain projet de loi de finance soit maintenue et avec une une effectivité immédiate merci Marie merci la réponse de de la ministre or berger alors à titre personnel moi j'ai soutenu cette mesure donc je vais pas changer d'avis maintenant que je suis au gouvernement je souhaite que cette mesure puisse être maintenue parce que la question de la précarisation des femmes de la pauvreté des femmes de l'aggravation de cette précarité dans le cadre des séparations elle est documentée on le sait et donc oui je crois que ça aurait du sens évidemment que les femmes ne soient plus fiscalisées sur leur pension alimentaire parce que parfois ça les fait rentrer dans le barême de l'impôt sur le revenu ça les fait changer de tranche et donc en fait elles n'y gagnent pas elles y perdent et dans le casadre des divorces et des séparations les première qui perdent ce sont les femmes et donc le corollaire souvent ce sont les enfants donc moi je suis favorable à cette mesure et puis elle a été en effet votée je crois que il y avait un consensus très large à l'Assemblée nationale et au Sénat y compris d'ailleurs de de députés du Bloc central pour la voter alors Aurore berger vous dites que tous les moyens seront mobilisés pour éviter de nouveaux féminicides après la mort donc à Aumont d'Isabelle dont on parlait tout à l'heure qui avait 51 ans pourquoi est-ce que le nombre de féminicides en France est quasiment encore quatre fois plus élevé qu'en Espagne par exemple en Espagne il y a vraiment eu un avant et un après c'est-à-dire que vous avez eu le témoignage bouleversant d'une femme qui s'est exprimée et qui peut après s exprimé a été assassiné et ça a été une prise de conscience générale de l'ensemble de la société à la fois des pouvoirs publics évidemment parce qu'encore une fois c'est toujours d'abord la responsabilité des pouvoirs publics et je veux en aucun cas me défausser et ça a été un réveil de l'ensemble de la société moi il y a plusieurs choses que je veux faire je vous l'ai dit changer la loi parce que je pense qu'il y a des situations qui sont mal définies mal caractérisées et ça veut dire aussi mieux éduqué parce que encore une fois expliquer que la violence ça n'est pas que des coups parce que c'est l'image qu'on a on se dit ça commence comme ça non encore une fois ça ne commence pas comme ça les fes sont très stupides elle encore une fois elle partirait si ça commençait comme ça c'est évidemment la question de la formation systématique ce qui est le cas aujourd'hui des policiers et des gendarmes mais il y a peut-être encore des choses qui méritent d'être amélioré je veux notamment qu'on a de manière systématique partout sur le territoire ce qu'on appelle des intervenants sociaux et souvent des intervenantes sociales en gendarmerie en police parce que c'est pas le Mme métier c'est très complémentaire c'est un accompagnement plus spécifique qu'on peut avoir des victimes et de leur prise en charge parce que vous savez la ce qui vous permet de partir et ce qui vous empêche de partir quand vous êtes une femme victime de violence sont vos enfants vous prenez pas le risque de partir parce que vous dites quelle est la vie que je vais pouvoir offrir à mes enfants quel est le cadre que je vais pouvoir leur offrir je vais aller vivre où je vais scolariser mes enfants comment je vais faire comment financièrement et puis en fait c'est devient la raison pour laquelle vous partez parce que vous réalisez que vos enfants s'ils subissent pas eux-mêmes directement les coups en fait ils sont quand quand même C viictimes des violences que vous subissez ils les voient ils les entendent et parfois ils en deviennent victimes directement donc c'est tout cet accompagnement social qu'on doit évidemment aux femmes pour les les préserver les accompagner c'est une formation aussi de l'ensemble de la société moi je travaille beaucoup avec les élus locaux parce qu'en fait c'est souvent la première porte que vous franchissez parce que vous PZ être intimidé par le fait d'aller dans une gendarmerie ou dans un commissariat il faut pas encore une fois les gens sont formés franchissez la porte de la mairie par exemple et bien il faut qu'il y a une formation systématique qui soit délivrée sur les élus sur l'ensemble de ceux qui accueillent du public parce que on n'est pas tous formés moi la première fois qu'une femme a franchi la porte de ma permanence parlementaire pour m'expliquer qu'elle avait été victime de violence vous êtes très démunis vous savez pas comment faire comment dire et ben il faut qu'en fait ce soit toute la société qui soit en capacité d'être alerte d'être d'accompagner d'entendre d'écouter de décrypter les signaux faibles ici au sein d'une entreprise parce qu'en fait il y a pas un milieu où ça n'existe pas c'est pas parce que ça s'est passé dans le Nord que ça se passe que dans le Nord ça passe dans tous les milieux sociaux dans toutes les géographies dans toutes les les les classes professionnelles donc ça veut dire que c'est un un réveil collectif de l'ensemble de la société qu'on doit avoir c'est l'augmentation des moyens c'est le renforcement de la formation ça je vous le dis aussi très clairement ça fait 7 ans que vous êtes là est-ce que augmenté vous l'avez dit vousmême ils ont été augmentés de manière très significative quand on est arrivé le 3919 il était pas accessible 24h sur 24 7 jours sur C ou je le redis 391 c'est le numéro d'urgence si vous êtes victime ou si vous êtes témoins et que vous vous demandz comment vous pouvez agir ça c'est un exemple très concret le fait qu'on va avoir des maisons des femmes dans chacun des départements c'est un exemple très concret la formation systématique des des gendarmes des policiers des magistrats ce sont des exemples très concrets mais oui on doit encore une fois aller plus loin je voulais vous parler au berger du procès de Gisel pelic c'est 51 hommes qui ont été condamnés dans l'affaire des viols de Maan donc qui ont violé Gisel pelic qui avait été soumise chimiquement par par son mari il y aura un deuxième procès en fin d'année parce que 17 des 51 hommes ont fait appel s diton pardon c'est évidemment leur droit c'est évidemment totalement leur droit de faire appel mais ça veut dire que même confronté à des images à des images à des preuves à des preuves il y a encore ce déniis le viol c'est le crime qu'on n'avoue jamais ça pose on reconnaît avoir cambriolé on reconnaît avoir frappé on reconnaît jamais avoir violé parce qu'on considère qu'on a pas violé qu'elle était forcément consentente donc question le corps des femmes nous appartient appartient aux hommes et ça je trouve que le fait que 17 hommes encore une fois et c'est leur droit je ne remets pas en cause le fait qu'on puisse faire appel mais que il y ait finalement ce caractère un peu systématique de dire même confronté aux image même confronté aux preuves même confronté au fait que le premier des accusés et expliquer lui-même la démarche qu'il avait entreprise son épous et bien ça ne suffit pas et on ne reconnaît toujours pas le crime le crime qu'on a commis donc vous êtes favorable comme l'ancien garde des saut et comme le propose une lo transpartisan au à l'inscription du consentement dans la loi sur le viol à la fois l'inscription du consentement mais aussi la définition de ce que veut dire le consentement c'est pas juste se faire plaisir en en inscrivant cette notion dans notre code pénal ce qui est une première étape importante mais c'est surtout bien définir ce que veut dire le consentement ou l'absence de consentement et ça c'est tout le débat parlementaire qui doit le permettre Marie-Charlotte Garin Véronique rioton c'est un travail totalement partisan que les que les députés ont engagé et là encore je pense qu'on a un vrai sujet qui est un sujet de rassemblement à l'Assemblée nationale et au Sénat mais là-dessus il faut encore une fois que on est peut-être plus que TR semaines ou qu notre semaine on a besoin qu'encore une fois les le code pénal chance pour mieux appréhender certaines situations mais surtout que les mentalités par rapport au conscentement change et j'ajoute que c'est pour ça aussi même si ça fait polémique que je maintiens qu'il faut à l'école pouvoir éduquer à la vie affective éduquer au consentement dès le plus jeune âge si vous voulez lutter contre le fléau des violences sexuelles faites à nos enfants à nos propres enfants qui se passe donc parfois dans nos propres familles dans notre intimité l'incesseste c'est dans la famille que ça se passe et bien ça veut dire qu'il faut des tout petits expliquer à nos enfants ce qu'on n pas le droit de leur faire et ça c'est très contesté par les plus conservateurs en fait je pense qu'il y a des gens qui très sincèrement se disent oh là là éducation à la sexualité qu'est-ce qu'on va mettre dans la tête de mes enfant et qu'est-ce que l'école vient faire là-dedans c'est du privé bah oui mais en fait c'est comme la question des violences conjugales la question des violences sexuelles la question de l'inceste c'est pas une affaire privée c'est un fléau qui touche des milliers d'enfants chaque année dans notre pays vous vous souvenez de cette statistique effroyable quand vous ouvrez une salle de classe on a 3 ans enfants qui seraient concernés par ce fléo deincest donc si si vous dites pas des enfants des tout petits ce qu'on a pas le droit de leur faire mais il considère que c'est normal il considèr que c'est normal ce qu'on leur fait si vous expliquez pas ce que c'est le consentement et un enfant de 3 4 ans désolé mais il peut comprendre tu n'as pas le droit de faire du mal on n'a pas le droit de te toucher on n'a pas le droit de te voir tout nu autre que dans telle ou telle configuration si jamais quelque chose comme ça t'arrive tu peux en parler tu peux en parler à l'enseignant tu peux en parler à l'infirmière et ainsi de suite je crois que ça c'est déterminant et puis après en fonction de la maturité des enfants on apprend évidemment pas la même chose quand on a 5 ans 10 ans ou 15 ans mais à 15 ans je préfère que nos enfants apprennent avec des intervenants formés ce que veut dire la sexualité ce que veut dire encore une fois le consentement le fait de se protéger plutôt qu'il fassent leur instruction ailleurs et de manière totalement dévoyée notamment sur la question de la pornographie et en un mot dans ce contexte politique qui est délicat on l'a compris euh vous êtes optimiste sur la mise en place de ce programme ah mais je pense que c'est une nécessité en fait je pense que c'est nécessité déjà c'est la loi c'est la loi moi je suis d'abord parlementaire je suis ministre me dire que la loi est pas respectée ça me pose problème me dire que certains refuse que la loi respectter me pose problème après encore une fois je pense qu'il faut apaiser expliquer concrètement ce qu'il y a et puis je pense qu'il y a un terrain d'entendre je l'espère dans notre pays pour dire qu'il faut lutter contre le fléo des violences sexuelles merci a berger ministre en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discrimination merci beaucoup de nous avoir répondu ce matin sur Inter
Aurore Bergé