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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 9 octobre 2025 7 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

Crise politique : "Je plaide et parie pour un Lecornu II" (François Patriat)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'il y a dans la tête d'Emmanuel Macron ?

  • 1:13OuverteRéponse directe

    Puisque vous parlez de budget, M. Lecornu en a promis un pour lundi prochain, en tout cas un projet de budget

  • 1:26RelanceÉludée

    Il a quand même dit cette phrase, il y a 210 députés qui sont contre une dissolution

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Et alors peut-être qu'il va rester, selon vous ?

  • 2:57FerméeRéponse directe

    Donc vous ne croyez pas à l'hypothèse Borloo ?

  • 3:21OuverteRéponse directe

    Charles Millon, qu'est-ce que vous pensez de tout cela ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:01Invité politiqueFait
    « il y a la volonté de trouver un chemin pour faire en sorte que nous ayons une seule chose qui importe pour moi, c'est-à-dire avoir un budget. »
  • 1:12Invité politiqueChiffre
    « si nous n'avions pas de budget et que nous entrions dans une année spéciale, ça coûterait beaucoup, beaucoup de milliards. »
  • 1:43Invité politiqueChiffre
    « Sébastien Lecornu a gagné 14 points de confiance. »
  • 5:13Invité politiqueFait
    « des mesures pour la santé, des mesures pour pouvoir d'achat. »
  • 5:56Invité politiqueFait
    « Je pense que le fait de revenir sur la réforme des retraites, c'est pas tant les acquis de ce qu'on a pu faire, et c'est une réforme très courageuse. »
  • 6:05Invité politiqueFait
    « la France est incapable de faire des réformes courageuses, ce qui est dramatique en termes, demain, d'économie, d'emploi pour demain matin. »
  • 6:41Invité politiqueFait
    « Ce qu'on me dit, ce que j'en sais, je ne sais rien d'officiel, c'est qu'elle aurait pris cette décision seule, sans doute parce qu'elle pense qu'elle est responsable de ce texte-là »

Temps de parole

  • François Patriat53 %
  • Intervenant17 %
  • Présentateur15 %
  • Intervenant 29 %
  • Présentateur 26 %

4,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Europe 1 Soir, 19h21, Pierre de Villeneuve. 19h19 sur Europe 1 pour commenter cette situation politique inédite. Je suis avec Antonin André. Bonjour, cher Antoine. Chef du service politique du journal du dimanche. Bonsoir Catherine Ney.

0:16
Locuteur

Bonsoir Pierre.

0:18
Présentateur

Catherine Ney, vous nous entendez ? Oui. Éditorialiste politique et grande voix d'Europe 1. Je possède la voix. Bonsoir Charles Millon. Bonsoir. Merci d'être avec nous. Vous êtes ancien ministre de la Défense, cofondateur de l'Institut Thomas More. Et je le salue également parce qu'il est au téléphone avec nous. Monsieur Patria. Bonsoir Monsieur le Sénateur.

0:36
François Patriat

Bonsoir à tous.

0:36
Présentateur

Bonsoir Monsieur. Sénateur Renaissance de Côte d'Or, ancien ministre de l'Agriculture. J'ai une question un peu provocatrice pour vous Monsieur Patria. Qu'est-ce qu'il y a dans la tête d'Emmanuel Macron ?

0:48
François Patriat

Il y a la volonté, pour répondre à l'intervention d'hier qui était excellente, j'ai trouvé de Sébastien Lecornu, il y a la volonté de trouver un chemin pour faire en sorte que nous ayons une seule chose qui importe pour moi, c'est-à-dire avoir un budget. Avoir un budget parce que les entreprises l'attendent, parce que l'économie l'attend, parce que les Français l'attendent, et parce que si nous n'avions pas de budget et que nous entrions dans une année spéciale, ça coûterait beaucoup, beaucoup de milliards.

1:13
Présentateur

Puisque vous parlez de budget, Monsieur Lecornu en a promis un pour lundi prochain, en tout cas un projet de budget, je reviens sur cette intervention que vous avez jugée remarquable, ou en tout cas très bonne, de Sébastien Lecornu. Il a quand même dit cette phrase, il y a 210 députés qui sont contre une dissolution. Pardonnez-moi, mais ça fait 367, si je compte bien, qui sont soit sans opinion, soit pour.

1:37
François Patriat

Ça me fait un peu sourire. J'ai dit que c'était une bonne intervention parce qu'elle a été appréciée par les Français. Il ne vous a pas échappé que depuis hier, Sébastien Lecornu a gagné 14 points de confiance. Donc je le salue parce que je trouve qu'il a fait œuvre à la fois d'humilité et de sombrinité, qui cherche un chemin, qui discute et qui négocie. Alors quant au nombre de députés qui ne veulent pas voter là, je souris. Et j'ai souri hier soir à l'heure de l'annonce parce que j'ai rarement vu dans une assemblée des parlementaires, des députés s'emballer pour être dissous.

Donc je vois que le RN qu'il souhaitait vraiment aujourd'hui peut être l'EFI, mais il me semble que dans les autres partis de gouvernement et autres, je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de députés qui soient dissous. Et d'ailleurs, s'ils ont répondu comme cela, c'est parce que le président a mis la pression en leur demandant de trouver un accord sous deux jours, sinon qu'ils prendraient ses responsabilités.

2:30
Présentateur

Quand on vous entend, dans le fond, d'ailleurs on regrette, c'est vrai qu'on l'a trouvé très bon, M. Lecornu, et on se dit que c'est dommage qu'il s'en aille. Et alors peut-être qu'il va rester, selon vous ?

2:40
François Patriat

Moi, je plaide, je plaide et je parie pour un Lecornu 2. Je pense que s'il a trouvé les voies de dialogue, s'il a trouvé les accords comme certains le disent aujourd'hui, je ne sais pas, je ne connais pas la réalité, mais s'il a trouvé les accords et qu'il a déjà négocié, on gagnera du temps dans les négociations pour avancer.

2:57
Présentateur

Donc vous ne croyez pas à l'hypothèse Borloo ?

3:00
François Patriat

Non, je n'y crois pas beaucoup, non, je ne crois pas aux autres hypothèses, l'idée syndicaliste, j'entends parler de M. Revelle ce soir, et je connais bien par ailleurs, je reste, et que j'apprécie, mais je reste sur l'idée que Lecornu 2 serait quelque chose qui me donnerait satisfaction et qui pourrait faire avancer les choses.

3:18
Intervenant

Charles Millon, qu'est-ce que vous pensez de tout cela ? Je pense que la situation est grave, je vais même dire dramatique, et qu'il faut en tirer les conséquences. On ne peut pas continuer ainsi durant les semaines et les semaines. On voit des hommes politiques qui ne s'intéressent même plus à leur pays, qui pensent qu'une seule chose, c'est à sauver leur siège. C'est triste, c'est même un peu affligeant, de voir que, alors que la situation économique est étonnement dramatique, que la situation politique est préoccupante, que la démocratie est ébranlée.

On a vu un président de la République, par deux fois, qui a refusé de reconnaître qu'il avait été défait, défait aux européennes, défait aux législatives, et qui continue à vouloir garder le pouvoir quoi qu'il arrive, et qu'aujourd'hui, il faut en tirer les conséquences. Alors, je souhaite que les responsables politiques de la droite réfléchissent à ce qui se passe, et prennent les décisions qui doivent s'imposer. Il y avait une question pour M. Patria, pardon, M. le sénateur. Il reste que ça semble très improbable, la réussite d'un budget, notamment parce qu'il y a cette question des retraites qui est très éruptive.

Est-ce que vous, vous recommandez aux partenaires du socle commun, et notoirement au groupe Macroniste, l'ensemble pour la République, de renoncer à cette réforme des retraites, de l'abroger, de la suspendre ou de l'abroger, au risque d'effacer le seul bilan, le maigre bilan d'Emmanuel Macron sur ce quinquennat, et de se renier d'une certaine façon ?

5:02
François Patriat

Alors, je pense qu'effectivement, pour qu'il y ait un budget, il faut qu'il y ait un accord de non-censure. Cet accord de non-censure peut porter sur moi, sur des points que j'avais évoqués depuis trois semaines, qui étaient un aménagement de la réforme pour la pénibilité et pour les femmes, qui était une imposition sur les plus riches, des mesures pour la santé, des mesures pour pouvoir d'achat. Il semble que ça n'a pas suffi. C'est pas suffi. Donc, je pense qu'il faut aller plus loin. Moi, je pense que peut-être qu'il y a... Comme dirait, quoi qu'il nous en coûte ? Non, mais quoi qu'il nous en coûte, c'est les Français qui l'ont demandé, c'est les Français qui l'ont demandé.

5:37
Intervenant

Mais sur la suspension de la réforme des retraites, vous, vous y êtes favorable ?

5:41
François Patriat

Moi, je ne suis pas favorable à ce qu'on touche à la réforme des retraites, à titre personnel. Je ne sais pas quel est l'enjeu. Si vous voulez, aujourd'hui, il faut savoir... C'est la pierre en lumière, pourtant, de tout le problème, c'est là... Non, j'entends bien. Moi, je me suis exprimé sur le sujet. Je pense que le fait de revenir sur la réforme des retraites, c'est pas tant les acquis de ce qu'on a pu faire, et c'est une réforme très courageuse. La preuve, c'est qu'elle a suscité beaucoup de débats.

Et c'est le signal que nous donnerions, à la fois aux Français, le fait qu'on pourrait revenir sur la retraite, et, dans le même temps, qu'on pourrait donner le signal au marché que la France est incapable de faire des réformes courageuses, ce qui est dramatique en termes, demain, d'économie, d'emploi pour demain matin. Mais sur les retraites, vous dire un dernier mot, moi, je pense que si on devait discuter de la réforme des retraites, je serais partisan de revenir à la retraite par poids et par répartition, qui a déjà été votée à l'Assemblée nationale.

6:32
Présentateur

Mais là, est-ce que vous pensez que Mme Borne a agi seule, ou en accord avec le Président, ou au moins avec le Premier ministre, là ?

6:41
François Patriat

Ce qu'on me dit, ce que j'en sais, je ne sais rien d'officiel, c'est qu'elle aurait pris cette décision seule, sans doute parce qu'elle pense qu'elle est responsable de ce texte-là, qu'elle l'a porté, qu'elle en est l'auteur, enfin la maire, et que dans le même temps, elle écoute ses collègues parlementaires à l'Assemblée nationale. Donc, je voudrais demander à M. le ministre, à M. le ministre, à Saint-Millon, quand il entend dire que la droite doit prendre ses responsabilités, ça veut dire quoi ?