Présidentielle 2027: "Personne ne gagnera seul" à gauche, déclare Marine Tondelier (Les Écologistes)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:51OuverteRéponse partielle
Le sondage du Parisien donne Marine Le Pen au second tour face à Edouard Philippe, c'est compliqué pour la gauche avec 5 candidatures dont la vôtre à 4%. La défaite est-elle inéluctable ?
- 2:13RelanceÉludée
Est-ce qu'il n'est pas temps de vous retirer pour commencer à faire l'union ?
- 5:17FerméeRéponse directe
Votre retrait enverrait un message aux électeurs de gauche ?
- 5:54OuverteRéponse directe
Est-ce que ce n'est pas un problème que la gauche soit divisée ?
- 6:54OuverteRéponse directe
Les sondages mesurent-ils vraiment la popularité ou la notoriété des candidats ?
- 7:59OuverteRéponse directe
Les divergences au sein de la gauche sont-elles réconciliables ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Marine TondelierChiffre
« J'ai écrit à tous nos partenaires le 16 août dernier. Ils sont 16 en tout. »
- 15:35Marine TondelierFait
« En Belgique, ils ont un système qui dit que l'extrême droite ne parle pas sur le service public, c'est le cordon sanitaire. »
- 17:15Marine TondelierChiffre
« L'aide bilatérale de la France à l'Ukraine c'est 0,3 % de notre PIB. »
- 19:38Marine TondelierChiffre
« Jusque 2040, il y a 9000 milliards de flux successoraux qui vont passer d'une génération à l'autre. »
- 20:21Marine TondelierFait
« Nous payons plus d'impôts sur le revenu proportionnellement à nos revenus que les 1 % les plus riches du pays. »
- 22:52Marine TondelierFait
« Les ultra-riches s'en sortent beaucoup mieux que vous, que moi et que toutes celles et ceux qui nous regardent. »
Temps de parole
- ?100 %
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Vous êtes dans BFM, Grand Soir. Il est 22h30. Nous allons revenir sur l'actualité politique du jour et notamment la grande braderie de Lille qui a été marquée par la venue de plusieurs responsables politique, notamment la candidate les écologistes à la présidentielle Marine Tondelier qui est notre invitée. Bonsoir Marine Tondelier.
Bonsoir Madame D'Aifeuil et merci beaucoup de me permettre d'intervenir depuis chez moi et en Beaumont, ça devient compliqué les allers-retours pour Paris. J'entame ma 37e semaine de grossesse donc tant que je peux continuer à faire campagne je le fais mais de chez moi c'est quand même plus pratique. C'est plus simple forcément je vous entendrai dans un instant. sur le dernier sondage du Parisien en vue de la présidentielle mais je ne peux pas ne pas réagir à ce petit message qui vous accompagne là sur votre droite dans votre bureau. May the force be with you. La force est de votre côté Marine Tondelier
Ah bah écoutez pour tout vous dire on a improvisé voilà avec votre technicien où on allait mettre cette caméra je ne me rappelle plus qu'il y avait ça décrit derrière sinon j'aurais rajouté le E qui a l'air d'être tombé d'ailleurs et donc et donc voilà on prend des phrases inspirantes et on en tire beaucoup de force n'est ce pas parce que si l'on en croit ce nouveau sondage donc du Parisien qui donne aujourd'hui Marine Le Pen au second tour face à Edouard Philippe c'est compliqué pour la gauche notamment en raison de l'éclatement des candidatures au moins 5 dont la vôtre vous êtes à 4 % Marine Tondelier bref là en l'état c'est quand même la défaite assurée on est d'accord pour la gauche qui aurait pu prédire madame darfeuille comme aurait dit emmanuel macron
le 31 décembre 2022 sur le climat cette phrase qui aurait pu prédire on s'est beaucoup moqué de lui parce que il l'admettait qu'il n'avait pas prédit la crise climatique ce qui était quand même un peu décevant de la part d'un responsable politique en 2022 mais là je peux vous dire qu'il aurait pu prédire que séparer la gauche ne gagnerait pas vous parlez à la responsable politique de gauche secrétaire national des écologistes qui est à la tête d 'un mouvement qui qui depuis des années et a fortiori depuis des mois pour la présidentielle, prônent l'union. Dire que séparer chacun court à la défaite et dire que personne ne gagnera seul. Donc je fais depuis des mois campagne sur ce slogan pour l'écologie et pour l'union ça n'est pas pour rien et je ne lâcherai rien ni sur l'écologie
ni pour l'union c'est un geste fort une promesse forte un engagement fort que prend notre mouvement et vous pouvez compter sur Sur nous, nous ne serons jamais le problème, toujours la solution. Mais il va falloir que chacun accepte que la solution doit dépasser chacun d'entre nous. Et moi, aujourd'hui, ce que je vois se dérouler, c'est oui, vous avez raison, la chronique du défaite annoncée qui n'est pas inéluctable, qui n'est pas inéluctable. Vous êtes à 4%, est-ce qu'il n'est pas temps... Non, non, non, Madame Darfeuille, ça ne dépasse pas ma personne. Est-ce qu'il n'est pas temps de vous retirer ? Pour commencer à faire l'union. — Personne ! Ça dépasse toutes les personnes. Mme Darfeuil, ça ne dépasse pas ma personne. Ça dépasse toutes les personnes. Personne ne gagnera seul.
Et moi, je veux bien qu'on se raconte que 2027, ça doit être à gauche l'histoire d'une partie de la gauche qui essaye de tuer une autre partie de la gauche en sommant les écologistes d'appuyer sur la détente. Mais il ne vous échappera pas que vous pouvez supprimer ma candidature et toute autre candidature écologiste à vie du jeu politique français tant qu'il y aura une candidature de Jean-Luc Mélenchon d'un côté et une candidature socialiste, on ne sait pas encore laquelle de l'autre qui refuse de se parler. Le résultat sera exactement le même. Il y en a un qui est incapable d'être au pro au deuxième tour et l'autre incapable de le gagner. Donc excusez-moi, il n'est peut-être temps de faire ce que nous demandons depuis des mois, de s'asseoir autour d'une table,
de discuter, de trouver un chemin de victoire. Je suis persuadée qu'il existe et quand je vous dis que ma candidature est pour l'écologie et pour l'Union, c'est que je suis persuadée qu'il n'y a que les écologistes qui sont capables de faire travailler tout ce monde un chemin de victoire. Peut-être que tout le monde n'acceptera pas, mais je suis d'accord avec vous, Madame Barfeuille, mais alors qu'est-ce que je fais ? Je vais me coucher, je ne ressors plus de ma chambre d'ici Noël. Oui, j'appelle à l'Union, j'ai écrit à tous mes partenaires, j'ai écrit à tous nos partenaires le 16 août dernier. Ils sont 16 en tout d'ailleurs, on a eu des contacts avec chacun d'entre eux, on va les rencontrer dans les semaines qui viennent et on écrira un chemin de Une victoire possible pour la gauche.
Après, je vais vous dire, moi, je ne suis pas magicienne. Donc la volonté des écologistes, elle est claire, intangible. On se battra jusqu'au bout pour ça. Si personne ne veut rien entendre, que voulez-vous que je vous dise ? Ils emporteront la responsabilité. Mais nous, jusqu'au bout, nous chercherons son chemin de victoire parce qu'il est possible. C'est ça le pire. Et vous savez, j'ai fait cet été 5000 kilomètres en van électrique à Tréva-la-France. Les électeurs de gauche et écolo, ils sont d'accord avec nous. Ils disent « Mais ok, on a compris qu'un tel n'est pas d'accord avec l'autre sur tel sujet, l'autre sur tel autre. Ok, mais moi je ne suis pas là pour faire le jeu de cette différence. » À la fin, entre ces quelques différences parfois majeures
et l'arrivée de l'extrême droite en France, en en fait, si on n'arrive pas à faire la différence et à doser le fait que plutôt que de se regarder entre nous dans des débats nombrilistes, on ferait mieux de regarder le péril qui menace beaucoup d'électeurs à nous, qui seront en première ligne si l'extrême droite arrive au pouvoir. Alors franchement, on ne sert à rien. On ne sert à rien et moi, j'en voudrais énormément aux personnes qui ne prennent pas confiance de ça et qui ne prennent pas les bonnes décisions pour empêcher, pour tout faire pour empêcher ce qui se prépare et cette catastrophe annoncée. J'entends ce que vous dites. Vous dites finalement, vous Vous retirez aujourd'hui, ça ne changerait rien. Mais ce serait quand même déjà un, envoyer un message aux électeurs de gauche
qui sont insupportés par justement l'éclatement des candidatures. Oui, ça enverrait le message que c'est la Et puis deuxième question, vous répondrez ça en même temps. C'est la nana qui doit se retirer pour les hommes qui ne veulent rien entendre. C'est un très bon message, madame Darfeuil. Non, ça n'a rien à voir avec ça. C'est ça le message que vous voyez, c'est la nana qui depuis des mois alerte sur ce qu'il va se passer, qui est unitaire pour 1, pour 2, pour 3, pour 4, doit se désister sans aucune discussion ni programmatique ni rien d'autre d'ailleurs pour deux hommes qui n'ont pas voulu de la primaire, qui ne veulent pas spécialement de discussion pour une solution qui les dépasse. En fait, si c'est ça la situation de la gauche française,
c'est quand même aussi un peu en problème et ça ne nous fera pas gagner. Ce que vous me proposez ne nous fera pas gagner. – Mais ce n'est pas une question genre, Marine Tondelier, vous ne pouvez pas me faire ce procès ? C'est une histoire de score. – C'est une histoire de mettre les meilleures chances de son côté aujourd'hui. – Je pense que ce n'est pas un hasard si c'est la nana écologiste qui est unitaire pour trois par ailleurs, je vous le dis. – Mais aujourd'hui, les meilleures chances de la gauche de se qualifier au second tour, on est d'accord que c'est Jean-Luc Mélenchon, la meilleure chance.
Oui, mais moi, je ne veux pas quelqu'un qui se qualifie au deuxième tour. Je veux qu'on gagne ce deuxième tour et vous admettez aujourd'hui que même si on s'en approche, rien n'est joué, qu'on ne connaît pas encore la nature du candidat socialiste, que même celui qui sortira de la primaire socialiste sera peut-être remplacé par la suite par François Hollande qui se tient en embuscade enfin ce jeu il est quand même hyper flou donc vous avez fait suffisamment de journalisme politique pour savoir ce que valent les sondages aussi loin de l Il mesure essentiellement la popularité, la notoriété des candidats et donc il est certain que des candidats qui ont déjà été candidats plusieurs fois à des élections nationales, que ce soit européennes ou présidentielles,
qui ont eu leur photos devant les sorties d'école de chaque enfant dans ce pays, c'est pas la même notoriété que moi par exemple qui suis plus jeune, qui n'ai jamais été candidate à une élection nationale. C'est ça que mesurent les sondages et c'est normal mais on peut pas dire bah voilà, le sondage là qui est sorti hier, qui est d'ailleurs différent de celui d'avant-hier et différent de celui de demain, c'est une photo figée du jeu. On est comme si le deuxième tour, le premier tour et le deuxième tour étaient demain. C'est pas comme ça que ça marche la politique. Donc nous le disons, c'est aujourd la chronique d'une défaite annoncée pour la gauche. Je suis d'accord avec vous là-dessus, mais je ne suis pas d'accord sur deux choses.
Premièrement, je ne me résigne pas, les écologistes ne se régneront pas et le chemin de victoire est encore possible si chacun entend que les certitudes envers soi quand même, ça ne suffit pas dans la vie, même quand on est un homme politique très, très fort et très important. Et deuxièmement, qu'il faut se mettre autour de la table, trouver des solutions et qu'on le doit à nos électeurs. Parce que vous savez, le lendemain du deuxième tour, quand il se passera ce que tout le monde voit arriver, on ne pourra pas juste dire qui aurait pu prédire. Tout le monde sait ce qui va se passer. Tout le monde sait le risque de victoire de l'extrême droite et tout le monde sait ce qu'ils en feront. On entend votre appel à l'union, votre refus de la résignation
mais on constate aussi, et je pense que c'est le cas de beaucoup de ceux qui nous écoutent ce soir, la profondeur des divergences qu'il y a au sein même de la gauche. On peut avoir même le sentiment que vous n'êtes pas d'accord sur grand-chose, sur l'économie, sur l'Europe, sur l'Ukraine sur certains aspects de l'écologie, comme la part du nucléaire par exemple, sur le conflit au Moyen-Orient. Je pourrais continuer la liste comme ça encore longtemps. Et ces divergences sont profondes. Est-ce qu'elles ne se le sont pas désormais au point d'être difficilement réconciliable, surtout dans un calendrier aussi court que celui qui nous mène au premier tour de l'élection présidentielle ? Je pense que ça ferait plaisir à beaucoup de monde de pouvoir se le raconter, ce que vous faites ce soir.
Et je ne vous cache pas que oui, il y a des sujets sur lesquels on a des discussions à voir à gauche. Mais premièrement, moi, je ne mets pas la poussière sous le tapis. Je dis juste que je n'ai pas passé mon temps à faire le jeu des sept différences et que mes adversaires dans cette élection quoi que je pense de tel ou tel point du programme de partenaires de gauche mes adversaires sont la droite et l'extrême droite j'espère que c'est simple j'espère que c'est clair et j'espère qu'ils tous mes camarades de gauche est capable d'en dire autant deuxièmement Je constate, et c'est pour ça que je vous dis que l'écologie sera toujours partie de la solution. L'écologie est devenu le point central de cette rentrée politique à gauche.
Celui sur lequel je vois une compétition de mes partenaires qui ont été beaucoup moins vocaux sur le sujet à des des moments où c'était compliqué dans l'opinion sur l'écologie. Après cet été d'enfer, tout d'un coup, c'est la compétition à gauche de qui est le plus écologiste. Eh bien écoutez, ça me réjouit. Et troisièmement, ce n'est pas hasard si dans le courrier que nous avons écrit à tous nos partenaires au mois d'août pour les rencontrer et travailler un chemin de victoire. Nous avons listé un certain nombre de sujets, l'Europe, l'internationale, la justice sociale, la crise démocratique dont nous ne devons être capables de discuter ensemble pour trouver non pas un programme qui met tout le monde exactement d'accord
mais un programme qu'on serait capable de mettre en oeuvre ensemble parce que vous voyez moi je ne fais pas de la politique pour dire regardez mon programme de 577 propositions qui est sorti en juillet, allez le voir sur notre site lesécologistes .fr c'est le meilleur et regardez les surpapiers glacés je suis très fière il est magnifique moi je fais de la politique pour mettre en oeuvre mes idées pour protéger les électeurs que j'ai décidé de protéger pour protéger même des français qui votent pas pour nous ou qui votent plus du tout mais qui ont intérêt à ce qu'on mette en oeuvre notre programme c'est à dire à peu près 99 % des français voilà pourquoi je fais de la politique et je ne renoncerai pas à gagner et mettre en place nos idées voilà sur
ce point maintenant je dis mes camarades si vous Vous avez entendu le discours de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui à la braderie de Lille il a beaucoup parlé d'écologie beaucoup plus que du rassemblement de la gauche c'est une bonne chose qu'il parle beaucoup d écologie et bien écoutez je note que nous sommes devenus le point central d 'attention à gauche et que tout le monde parle d'écologie c'est tant mieux vous savez on n'a jamais décidé que l'écologie il y avait que nous qui devions en parler on s'est même senti très très seul comme je vous le disais à l'instant dans certains moments où l'écologie était attaqué était moqué était décrié on s'est retrouvé seul contre tous et ben là on se remarque après cet été d'enfer tout le monde dit bah oui en fait faut être
écologiste c'est ça qu'il faut faire maintenant et que se joue à la rentrée une compétition de qui est le plus écologiste à gauche ça nous met au centre du jeu et ça confirme que l'écologie n'est pas juste un parti qui milite pour l'unité mais aussi la condition de l'unité et sera fondamental dans un chemin de victoire dans la solution qu'on doit trouver ensemble dans les semaines qui viennent Mais précisément sur ce point comment vous expliquez avec toutes les crises climatiques que l'on vit et notamment ce qui s'est passé cet été que, et je mets des guillemets, vous ne profitiez pas de cette situation. Je veux dire, après ce qui s'est passé cet été, vous devriez être annoncé comme au premier tour, pardon, au second tour de la présidentielle,
largement en tête. Et pourtant, ça n'est pas le cas. Pourquoi ? Parce que les Français n'ont pas pris la mesure de l'urgence ou parce qu'ils ne vous font pas confiance
– Alors premièrement, Mme Darfeuil, la manière dont vous posez la question est terrible. Pourquoi vous ne profitez pas de la crise climatique ? – C'est pour ça que je dis « je mets des guillemets », mais pourquoi électoralement ni d'incendies, ni de catastrophes climatiques. Et je ne souhaite pas profiter de la détresse des Français. Je ne suis pas les charronniers. Deuxièmement, oui, je vois très bien, donc je vous réponds. Deuxièmement, je pense que tout le monde doit se remettre en question. Vous savez, la manière dont le traitement politico-médiatique de la crise climatique a été organisée est une catastrophe. On a subi des polémiques. Un mois sur les écologistes serait contre la clim. Un deuxième mois sur les écologistes seraient responsables des incendies,
puisqu'ils auraient voulu interdire le débroussaillage. C'était deux fake news totalement fausses, basées sur rien, amenées sur vos plateaux par des politiques de droite et d'extrême relayées par certains éditorialistes et qui infusent, et qui continuent d'infuser aujourd'hui, puisque quand on me dit « Madame Tondelier sur la clim vous avez dit ça », en fait on ne me dit pas ça comme ça. On me dit « Madame Tondelier, les écologistes ont longtemps été contre la clim, mais maintenant vous avez changé d'avis ». Non, non, pas du tout. Moi je n'ai jamais été contre la clim et mon mouvement non plus. Donc vous voyez, il y a un truc, un poison qui se s'infiltre un peu dans le débat politico-médiatique et qui répond à la fameuse loi de Ça vous arrive jamais de changer d'ami ?
Quand vous mentez, quand vous passez un message simple, vous allez recommencer, CQFD. Quand vous mentez, quand vous donnez un message simpliste, qui est là pour dénigrer, pour diffamer, ça prend une Et ça se répand partout comme une traînée de poudre dans les médias, sur les réseaux sociaux. Pour désamorcer ce mensonge, je dois moi dépenser, et là on le voit, beaucoup de temps, d'ailleurs vous voulez me couper, ça vous déplaît mais je vais vous le dire quand même, là ça vous déplaît mais je veux vous le dire quand même, ça me prend un peu de vue pour expliquer que c'était faux et la vérité, le rétablissement de la vérité prend toujours beaucoup plus de temps et touche beaucoup moins de monde que le mensonge. Et c'est pour ça que moi je porte dans le débat public aussi l'interdiction
du mensonge en politique. Parce que j'en ai ras-le-bol de me faire moquer sur des propositions qu'on porte depuis 40 ans, qui aujourd'hui montrent ce que l'on disait depuis 40 ans quand on voit l'été qu'on a passé. Et au lieu de dire les écologistes avaient raison, on se prend des mensonges comme si on était des témoins gênants qu'il faut faire disparaître parce qu'on sait où, quand, comment, pourquoi dans un roman policier. Donc il faut surtout nous faire faire pour qu'on ne puisse pas en parler et on explique ensuite, ah bah les écologistes en plus vous n'êtes même pas capables de profiter, le mot que vous avez employé est terrible, électoralement la situation. Question de tuerie en eau s'il vous plaît Marie-Marie. Si j'arrive à poser ma question, ça prend plus de qui sont à 15 %
en Suède, ils sont à 10 % en Belgique, ils sont dans ces eaux -là également en Allemagne. Est-ce qu'il n'y a pas un moment aussi où vous devez vous interroger sur la raison pour laquelle vous, vous êtes à 4 % qui va au delà de ce que vous présentez comme étant les mensonges du monde politico-médiatique ? Est-ce qu'il n'y a pas simplement un sujet dans la manière dont vous présentez votre offre politique aussi ? Oui mais vous inquiétez pas, je m'interroge tous les jours. Vous inquiétez pas pour moi, je Je fais mon travail. Vous savez, moi, la Suède, j'y ai habité. J'y ai habité un an, il se trouve. C'est un pays où tous les politiques avaient compris l'écologie, où ils sont aujourd'hui à plus de 70 % d'énergie renouvelable dans leur mix énergétique.
C'est un pays où ça paraît évident à tout le monde en France. On se bat depuis des années contre des politiques qui n'ont rien compris, qui racontent n'importe quoi sur le sujet ou qui même quand ils font mine d'avoir compris, font de la communication et pas de l'action, qui commande des Canadair et qui annule la commande, qui disent on va faire une base en Gironde et qui tout d'un coup disent non finalement on ne la fait pas et on se rend compte cet été que du coup cette base à Mont-de-Marsan n'existe toujours pas et a pas permis d'intervenir vite en Gironde. Des politiques qui ont diminué le fonds vert par quatre en deux ans, c'est ça les politiques qui nous gouvernent et puis on a un système médiatique qui n'est pas non plus le même.
Vous voyez, par exemple en Belgique, ils ont un système qui dit que l'extrême droite ne parle pas sur le service public, c'est le cordon sanitaire. Ils n'ont pas la même concentration des médias entre les mains des milliardaires. Ils n'ont pas Ce n'est pas le même système. Donc ça n'explique pas tout. Vous avez raison. Moi, je pense que les Français sont traumatisés par ce qui s'est passé cet été. Ils sont aussi traumatisés par ce qui va se profiler pour 2027 de plus en plus précisément. C'était d'ailleurs la victoire de l'extrême droite, et donc on a deux périls existentiels aujourd'hui dans notre pays. L'effondrement climatique, comme dans plein d'autres pays, et la menace de l'extrême droite et là malheureusement on n'est pas les seuls non plus.
Et moi c'est ça dont j'étais venu parler aujourd'hui que vous voyez... Et pourtant le Rassemblement Vous voyez, plutôt que parler d'écologie, j'ai eu quatre questions sur Jean-Luc Mélenchon, deux sur Raphaël Glucksmann, des questions de popole, de commentaires inintéressants de sondage qui ne veulent rien dire. Et moi, j'étais venue parler de fond. On devait parler de l'Ukraine, on devait parler de l L'immigration, on devait parler d'écologie si c'était possible. J'essaye toujours. Mais non, on est en train non pas de faire de la politique du fond. Vous ne me parlez que de tactique. Moi ça ne m'intéresse pas. Je préférais parler de mes propositions. Ça veut dire quoi Ça veut dire que cet entretien est inintéressant, c'est ça ? On devait commencer par là, on finira peut-être par là.
Non, on n'avait jamais dit qu'on commençait par là. Je vous dis que la technique n'intéresse pas forcément vos auditeurs qui ont envie de savoir ce qu'on leur propose concrètement pour améliorer leur quotidien et pour les protéger de périls dont je viens de parler. Sur l'aide à l'Ukraine et cette polémique lancée par le Rassemblement National, Jordan Bardella dit peu ou prou la même chose aujourd Aujourd'hui, que Louis Alliot qui disait vendredi « il faut couper le robinet de l'aide aux Ukrainiens ». Avec vous, avec les écologistes, cette aide sera indéterminée, non conditionnée, sans limite
mais écoutez aujourd'hui l'aide bilatérale de la France à l'Ukraine c'est 0 ,3 % de notre PIB 0 ,3 % de notre PIB en sachant que ce qui se joue en Ukraine c'est évidemment la vie des Ukrainiens, il y a encore eu 10 morts la nuit dernière mais c'est aussi la paix, la sécurité et la liberté sur tout notre continent en Europe. La ligne de front qui est tenue par les Ukrainiens aujourd'hui en Ukraine contre Vladimir Poutine est la dernière qui protège toute l'Europe parce qu'après l'Ukraine, ce sera la Pologne, les pays baltes et puis ensuite les suivants. Poutine ne s'arrêtera pas là. Et donc expliquer aujourd'hui que l'Ukraine, c'est un peu leur problème, on va s'en dé-soladarisée, c'est terrible pour les Ukrainiens,
c'est terrible pour le droit international, pour la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes et pour la justice qu'on devrait faire régner sur le plan mondial. Mais c'est aussi complètement antipatriotique pour la France. Et vous savez, l'extrait noire, il ne faut pas pourquoi, à votre avis, Marine Le Pen est soutenue par Poutine qui lui a prêté beaucoup d'argent, on le sait, via la Russie, par Donald Trump, par Elon Musk qui a mis la plus grande plateforme de réseaux sociaux du monde au service de l'extrême droite. C C'est parce qu'elle est le cheval de Troie de la France et de l'Europe. Les gens voient bien que l'Europe, aujourd'hui, il n'y a plus qu'à peu près ça qui tient à côté des impérialismes qui menacent au niveau mondial la liberté, la paix et la sécurité.
Et donc ils veulent faire vaciller l'Europe. Et pour faire vaciller l'Europe, ils ont trouvé un moyen accessible en 2027, c'est de faire basculer la France. Et leur cheval de Troie, c'est Marine Le Pen. Ces gens sont des patriotes de pacotis. Ils nous mettent en danger. Ils sont des relais sur notre territoire, de toutes celles et ceux qui détestent la France et l'Europe. Il y a quand même une question de fond, pardon, mais il y a quand même une question de fond dans le contexte budgétaire. Il y a beaucoup de Français qui sont pro-ukrainiens, qui ne veulent pas la victoire de la Russie, mais qui se demandent aujourd'hui, alors qu'on en demande de faire des efforts, si la France a encore les moyens de soutenir les Ukrainiens. Vous, qu'est-ce que vous dites sur ce sujet-là ?
Là, on touche des sujets intéressants et je vous remercie de me poser la question comme ça, parce que moi, j'entends que, par exemple, les betteraviers des Hauts-de-France, j'en rencontrais encore récemment à la foire de Chalon la semaine dernière, disent « Nous, nos betteraves, on a été concurrencés par les betteraves ukrainiennes », où il y avait un apiculteur qui était concurrencé par le miel ukrainien. Il y en a d d'autres qui disent « Moi, je préférais qu'on mette l'argent dans l'hôpital et dans les écoles. » Et c'est normal qu'ils posent ces questions -là dans un moment où le pacte social est en train de se rompre en France, où tout est tendu et où des politiques qui nous ont mis dans cette situation-là, d'ailleurs, expliquent toute la semaine qu'il n'y a pas d
De l'argent, il y en a. Jusque 2040, il y a 9000 milliards de flux successoraux qui vont passer d'une génération à l'autre, des héritages, pour le faire simplement lié à la pyramide des âges telle qu'elle est aujourd Et bien vous voyez, il suffirait qu'on prenne sur les héritages de plus de 4 millions d'euros, vous prenez 10 % et plus de 13 millions d'euros, ça c'est les 0 ,1 % des héritages les plus élevés, vous prenez 20 % et vous supprimez quelques niches fiscales très injustes sur les flux successoraux. Vous récupérez 15 milliards par an jusqu'à 2040. On peut faire tellement de choses avec ça. donc je pense que Les Français ne disent pas qu'il faut laisser tomber l'Ukraine. Ils veulent plus de justice.
Vous ne maintenez pas les aides telles qu'elles sont aujourd'hui, mais vous faites payer les plus riches ce soutien aux ukrainiens. Vous fléchez l'impôt ? Non, non. Oui. Moi, ce que je dis, c'est qu'en France aujourd'hui, les gens voient leur consentement à payer baisser parce qu'ils comprennent bien que ce n'est pas juste. Ils comprennent bien que vous, moi, tous les gens qui nous regardent ce soir, nous payons plus d'impôts sur le revenu proportionnellement à nos revenus que les 1 % les plus riches du pays. Personne ne peut accepter ça. Et donc ils ont bien bien compris quand on leur dit qu'on va faire des réductions budgétaires sauf sur la loi de programmation militaire. Nous, on a soutenu la loi de programmation militaire.
Les 6 milliards en plus, c'est vital pour l'avenir de notre pays. Mais si on prend cet argent sur l'hôpital, sur l'école et sur l'écologie, les gens ne peuvent pas consentir à ça. Eux ce qu'ils disent c'est attendez pourquoi on n'a pas fait la taxe Zuckmann ? Pourquoi on ne taxe pas les héritages des 1 % les plus riches qui héritent plus de 4 millions d'euros comme ça alors qu'en général ils ont eux-mêmes déjà beaucoup d pourquoi c'est pas juste et pourquoi du coup c 'est nous les précaires en france qui dépendent du service public devons faire les contribuer à l'effort pour l'ukraine l'effort pour l'ukraine il doit être mieux partagé pour être mieux acceptée et la France a besoin, pour sa sécurité et sa liberté future, que les forces soient acceptées et soient justes,
pour qu'ils soient concrits et que le soutien à l'Ukraine demeure une valeur forte des Français. — Donc sur le principe pardon, mais vous êtes en partie d'accord avec ce que disait Louis Alliot, même si vous ne soutenez pas la manière dont il le dit et vous n'allez pas au bout du raisonnement du rassemblement national. — Non, c'est très différent, madame. Parce que lui, il dit... — Non, mais vous dites qu'on n'a plus les moyens de soutenir les Ukrainiens comme ça. — Absolument pas. Absolument pas, même, Darfeuil. Je vous dis premièrement, M. Louis Alliot, lui, son raisonnement, c'est « Ah, les Français ne sont plus trop d'accord, on va peut-être se calmer avec l'aide à l'Ukraine ». Moi, je vous dis, l'aide à l'Ukraine, c'est vital, c'est fondamental.
Et M. Alliot est un cheval de Troie des Russes et des Américains en France pour affaiblir notre pays, c'est un patriote de pacotille. Et je vous dis, puisque l'aide à l'Ukraine est vitale, et puisque, évidemment, c'est dur, c'est long, et que les Français ne vont pas forcément bien, si on veut que ça tienne, il faut que ce soit juste. Et donc, je ne remets absolument pas en cause l'aide à l'Ukraine. Je pense même qu'il faudra en faire plus et en faire longtemps parce que c'est vital pour notre pays. Mais je vous dis aussi, pour que ça tienne en France, pour que ce soit acceptable et pour que ce soit juste, c'est comme pour la transition écologiste, il faut que l'effort soit équitablement partagé. Et aujourd'hui, le système fiscal français, qui concerne les entreprises,
qui concerne les impôts sur le revenu, il n'est pas juste. Les ultra-riches s'en sortent beaucoup mieux que vous, que moi et que toutes celles et ceux qui nous regardent. Et ce n'est pas acceptable. Ça ne tiendra pas comme ça. Ça s'appelle des privilèges. Et moi je pense qu'il est temps dans ce pays d'abolir une deuxième fois les privilèges. Comment ? Vous avez trois politiques qui vous Je vous écoute sur ce plateau Marine Tondelier, Thomas Ménager du Rassemblement National, Patrick Vignal évidemment, conseiller politique de Gabriel Attal, ancien député Renaissance et Aurélie Trouvé, députée la France insoumise de la Seine-Saint Denis. Je voudrais qu'il soit là, enfin je voulais qu'il soit là sur le plateau au moment où j'allais vous interroger sur cette proposition
de loi pour sanctionner les mensonges politiques délibérés jusqu'à l'inéligibilité afin de renforcer la qualité du débat politique. C'est un vrai sujet, pour le coup je suis d'accord avec vous. Ce que j'ai pas compris c'est sur la forme, comment vous le mettez en place ? Qui décide de qui ment
Eh bien écoutez, le Pays de Galles a adopté une loi récemment qui montre que c'est possible d'avoir un dispositif très partagé dans la classe politique qui n'était pas la même au Pays de Galles qu'en France mais bon on verra comment ça a réagi sur votre plateau et donc ça parut logique au Pays de Galles à tout le monde de faire ça. J'étais aujourd'hui à la braderie de Lille et vous savez au moment du front populaire le maire de Lille c'était Roger Salangro je sais pas si vous connaissez cette histoire mais Roger Salangro s'est suicidé en 1936 parce que l'extrême droite la presse d'extrême droite à l'époque a expliqué une chose fausse qu'il avait déserté pendant la première guerre mondiale il se trouve qu'il avait en fait été fait prisonnier par les allemands donc il avait
disparu donc il y a eu un procès engagé comme si il était déserteur et puis évidemment quand tout le monde a compris l'histoire cette procédure a été annulée mais l'extrême droite en 36 quand il devient ministre de l'intérieur ressort cette histoire fake news fake news fake news et il est tellement sali blessé dans son honneur qu'il se suicide alors même que la chambre des représentants vote sur le fait qu'il n'est que c'est faux le rétabli dans son honneur mais il en meurt en fait il se suicide et Et cette histoire est terrible. Les fake news, ça a toujours hésité en politique. Mais aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, avec les chaînes d'actualité, on dirait que ça se répond comme une traînée de poudre. Oui ! Ah bah c'est bien, c'est déjà pas mal.
Mais donc, moi ce que je dis, c'est que je ne veux pas faire un ministère de la vérité, je ne veux pas faire un ministère de la vérité avec quelqu'un dans un bureau qui décide ce qui est vrai ou pas. Je pense que l'erreur, par exemple, est humaine et peu existante en politique. Par exemple, si Edouard Philippe dit « moi je conteste la desse française et vraiment il faut agir urgemment » et il omet de rappeler qu'il était Premier ministre et donc en partie responsable de ça, bon, ça fait partie de la manhonnêteté habituelle du débat politique. passons, il y a des gens des fois qui se trompent moi ça m'est arrivé une ou deux fois de me tromper sur un chiffre quand on m'a appelé, je dis je suis désolé c'est une erreur
par contre quand je vois un sénateur Les Républicains dans le complément d'enquête il y a deux jours dire oui sur l'acétamipril j'ai fait une fake news et je l'assume en ajoutant de manière très paternaliste à la journaliste ma pauvre dame si vous
et la loi de Brandolini que je vous ai expliqué tout à l'heure montre bien que mentir ça prend une seconde et ça se répond comme une traînée de poudre mais que rétablir la vérité prend beaucoup plus de temps
– Non mais je comprends, j'ai compris, j'ai fait mon travail, j'ai compris pourquoi vous avez fait cette proposition et d'où c'est parti, mais je ne comprends toujours pas comment vous la mettez en place. Patrick Vignel voulait y réagir. – Madame la candidate aux présidentielles, on n'est plus au café du Aujourd'hui, on est en train de réfléchir à un projet. Qu'est-ce que c'est que le mensonge ? Comment vous allez le qualifier ? Il y a des gens qui ont dit qu'il y a quelques années, ils étaient pour un thème. Aujourd'hui, ils disent « j'ai réfléchi, j'ai consulté les Français, j'ai changé d'avis ». Je veux dire, franchement, ce n'est pas du niveau des candidats à la présidentielle. Je suis désolé. Ça, ce n'est pas un mensonge. Ça, ce n'est pas un mensonge, par exemple, monsieur.
Un mensonge, c'est de dire… C'est par exemple si Gabriel Attal disait « le fond vert n'a pas été divisé par 4 en 2 ans ». Ça, c'est un mensonge. Si le sénateur Les Républicains dit « l'acétamipride, ce n'est pas dangereux, il y en a dans le collier anti-puce de votre chien », c'est faux. Et quand on lui dit « c'est faux », il dit « oui, je
que la justice fasse son travail avec un endroit où ce soit fait de manière indépendante et qu'on distingue bien dans la loi, ce qui relève du mensonge délibéré, que l'on laisse la possibilité comme au Pays de Galles de s'excuser ou de de retirer ce qu'on a dit et que les peines puissent aller, oui, jusqu'à l'inéligibilité et jusqu'à la révocation. C'est le cas au Pays de Galles parce qu'à un moment, si on veut un débat public de qualité dans une élection aussi importante que 2027, il faut qu'on mette des cadre. Donc je veux qu'on puisse réguler les réseaux sociaux et je veux aussi qu'on puisse réguler le mensonge en politique. Et celles et ceux qui seront contre, c'est qu'ils ont quelque chose à se reprocher. Voilà. Merci. J'espère que vous avez dit toute la vérité, rien que la vérité.
Dans ce En tout cas, merci d'avoir été avec nous à distance. Faites-moi confiance. Et merci aux équipes de BFM TV.
Marine Tondelier