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interviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 5 mai 2022 25 min

"Pas de double appartenance politique" LR et LREM ni d'accord pour les législatives, rappelle Christian Jacob

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour Christian Jacob, merci d'avoir accepté notre invitation, président des Républicains, également député LR de Seine-et-Marne, vous ne vous représentez pas, on va en parler. Beaucoup de sujets à évoquer avec vous ce matin, la campagne de la droite pour les législatives, votre attitude vis-à-vis de la République en marche durant cette campagne. Serez-vous dans une opposition frontale ? Un soutien à Emmanuel Macron est-il possible ? Les auditeurs de France Inter vous interrogent au 01 45 24 7000 ou via les réseaux sociaux et l'appli France Inter. Je voudrais qu'on commence tout de même, Christian Jacob, cet entretien par ce qui se passe à gauche.

Le Conseil National du Parti Socialiste doit se prononcer ce soir sur l'accord qui a été trouvé hier avec la France Insoumise. Les Verts et les communistes ont déjà dit oui. Comment est-ce que vous regardez cette union qui est en train de s'organiser à gauche avec jalousie, avec crainte, avec déception ?

0:50
Christian Jacob

C'est le problème de la gauche, ce n'est pas le mien. Mais c'est tout et n'importe quoi. Je me mets à la place du militant socialiste profondément républicain qui s'aligne derrière la France Insoumise, derrière des individus comme Taha Bouhaf. Je rappelle que cet individu traitait les musulmans qui manifestaient contre le terrorisme, dans les marches contre le terrorisme, les traitaient de collabos. Qui a insulté une jeune syndicaliste policière en la traitant d'arabe de service. Les socialistes se rangent derrière cela avec des positions sur tous les sujets. Avec des gens, on connaît la France Insoumise. La France Insoumise, ils ont une idée, c'est le chaos, le blocage.

Ils ne pensent qu'à ça, le chaos absolu, la 6ème République. Cette mise en scène est invraisemblable. Après, plus sérieusement, tout le monde sait que, bien évidemment, il n'y a absolument zéro chance, et Dieu merci, que Jean-Luc Mélenchon devienne Premier ministre. Et de la tambouille de com', tambouille électoraliste. D'ailleurs, la gauche n'y croit pas en disant, mais bon, après tout, on aurait dit que l'argent n'a pas d'odeur. Là, du moment que j'ai une circonscription, je suis tranquille. Ma foi, on va essayer d'y aller. Tout ça, c'est du n'importe quoi.

2:18
Présentateur

Les électeurs de gauche semblent attendre cette union quand on leur pose la question dans les sondages, ils sont majoritaires.

2:24
Christian Jacob

Je pense qu'ils s'interrogent sur les positions qui sont celles de la France Insoumise. Et croyez-moi, j'ose espérer qu'ils vont en revenir. Ceci étant, ce n'est pas notre sujet.

2:37
Présentateur

Est-ce que ça change quelque chose pour votre position ? Non, absolument rien. Est-ce que nous, on peut continuer à rester tout seul ?

2:43
Christian Jacob

Non, non. Nous, on est indépendants, on est sur une ligne. Vous savez, Jean-Luc Mélenchon est dans le même rôle qui était celui de Marine Le Pen à l'élection présidentielle. Emmanuel Macron avait besoin de quelqu'un pour jouer l'idiot utile. C'est ce que Marine Le Pen, à ses dépens d'ailleurs, a fait au moment des présidentielles. Et là, il a fait la même chose avec Jean-Luc Mélenchon. Je pense qu'il faut rester sérieux. Ces élections législatives, c'est la représentation de 577 territoires de France. Moi, j'appelle l'ensemble des Français à s'interroger là-dessus.

C'est-à-dire qui pour représenter les problématiques qui se posent si on est en zone urbaine, les problématiques de logement, de transport, de sécurité. En zone rurale, on est sur d'autres problématiques, mais c'est ça qui est important. Qui pour représenter ? Et c'est pour ça que je crois à l'ancrage territorial de nos élus. Et c'est là que les Républicains, nous faisons la différence. Nous avons un ancrage territorial.

3:42
Présentateur

L'analyse n'est peut-être pas la même en ce moment du côté de la direction du PS. Le PS et LR étaient face à face il y a 10 ans, au second tour de l'élection présidentielle. Le PS termine la présidentielle à un peu plus de 1%, vous un peu au-delà des 4%. Qu'est-ce qui explique cet effondrement parallèle, Christian Jacob ?

4:01
Christian Jacob

Il n'est pas tout à fait parallèle. Il y a un groupe de plus de 100 députés chez les Républicains. Et puis surtout un ancrage territorial qu'on a vu aux élections municipales, départementales et régionales. Il y a beaucoup de maires socialistes aussi, des présidents de région. Oui, mais pas dans les mêmes proportions. Enfin, à la présidentielle, il y a un effondrement. Mais bien sûr, mais pour les Républicains, je rappelle que c'est 56% des villes de France qui sont gérées par les exécutifs, les Républicains.

Pour ce qui est de la présidentielle, le sujet, effectivement, nous n'avons pas réussi à ouvrir les mâchoires entre, d'un côté, Emmanuel Macron, de l'autre côté, les extrêmes et Marine Le Pen. Et nous avons échoué. On ne va pas tourner autour du pot. En revanche, ces élections législatives, c'est d'une toute autre nature. C'est pourquoi nous refusons l'idée du parti unique. D'abord, parce qu'on ne se reconnaît en rien dans la politique menée par Emmanuel Macron. C'est l'échec total sur ce quinquennat.

Et ceux d'entre nous, de chez nous, qui sont allés, vous vous souvenez qu'un certain nombre de ministres, ça a commencé par le Premier ministre, Édouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin. Pour faire quoi ? Quel est leur bilan à la fin ? Édouard Philippe, il a mis le feu sur tous les ronds-points de France. En étant complètement fermé, obtune, ne comprenant pas le pays, au moment où il a augmenté les taxes, ça a mis le feu sur tous les ronds-points de France. Les gilets jaunes, c'est de sa faute ? Ah ben complètement. Ben attendez, complètement. Rappelons quand même la genèse des choses. C'est l'augmentation des taxes sur les carburants que nous dénonçons à l'époque.

Édouard Philippe ne veut rien entendre. Il prend cette responsabilité de dire, circulez, il n'y a rien à voir, et voilà ce que ça génère. Bruno Le Maire, ministre de l'économie et des finances, c'est la gabegie financière totale. Avant la crise du Covid, bien entendu. Avant la crise de la Covid... Le taux de chômage au plus bas depuis 40 ans, ça ne vous le reconnaît pas, Christian Jacob ? Oui, enfin, écoutez, c'était pas ça. On ne peut pas dire que ce soit lié à son action, le moins qu'on puisse dire. L'augmentation des dépenses publiques, sous François Hollande, 1,4% d'augmentation par an.

Quand Emmanuel Macron arrive avec, effectivement, Édouard Philippe et Bruno Le Maire, on passe à 2,6% d'augmentation par an. C'est-à-dire, quand vous avez une augmentation de la dépense publique, ça se traduit par quoi ? Augmentation des déficits, augmentation de la dette, et donc augmentation des impôts états.

6:26
Présentateur

Vous avez dit ça ces derniers mois, Valérie Pécresse, dans sa campagne, Emmanuel Macron a été réélu. Est-ce que vous pensez qu'il y a une possibilité qu'il n'ait pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale ?

6:39
Christian Jacob

Ça, c'est aux Français d'en décider. Moi, je crois sur le projet qui est le nôtre, la nécessité d'intervenir très fortement sur le pouvoir d'achat. Le coût de l'énergie, aujourd'hui, est un vrai sujet de préoccupation. C'est pour ça que nous allons faire une série de propositions, notamment sur la baisse du prix des carburants. Et il y a...

7:01
Présentateur

Ça va aussi coûter de l'argent aux finances publiques, ces mesures. Oui, mais sauf que nous... Parce que vous dénoncez l'état des finances publiques, Christian Jacob, ça va coûter cher.

7:08
Christian Jacob

Sauf que nous proposons une règle d'or, c'est-à-dire d'arrêter la gabegie financière. La règle d'or, c'est de ne pas augmenter davantage la dette du niveau où elle est aujourd'hui par rapport aux produits intérieurs bruts. C'est ce qui existe dans d'autres cadres. Moi, je pense que nous avons justement la ressource avec nos candidats, avec des élus ancrés sur le terrain, en proximité avec leurs concitoyens, et qui ne sont pas dans les petites manœuvres politiciennes qui sont ceux de M. Macron et des gens qui l'entourent.

7:39
Présentateur

Votre objectif, vous avez un peu plus de 100 députés aujourd'hui ? C'est d'en avoir le maximum. D'accord, c'est pas très ambitieux, Christian Jacob. C'est pas très ambitieux aussi. Le maximum, ça peut être 30, ça peut être 35, 50.

7:49
Christian Jacob

Non, non, non, le maximum, c'est que, je vous dis, on est à 100, c'est d'aller au-delà. Mais le sujet... Les choses ne se posent pas comme ça. C'est là, je crois, au bon sens et à la réalité du terrain. Qui, pour nous représenter ? Un député, c'est celui qui va porter la parole de sa circonscription. Et donc, on a besoin d'avoir des gens qui comprennent les réalités du terrain, qui soient en proximité avec leurs concitoyens. Exactement à l'inverse de tous les candidats, tous les parlementaires En Marche, qui ont totalement échoué sur cela. C'est pour ça qu'ils ne réussissent pas aux municipales, aux départementales, aux régionales.

C'est parce qu'on est dans un parisianisme, une bureaucratie qui est incomprise par l'ensemble de la France. Donc, pas d'accord avec La République En Marche avant ses élections ?

8:37
Présentateur

Nous allons aux législatives, sur nos couleurs. Vous expliquiez la semaine dernière dans le journal Le Figaro, je vous cite, nous sommes tournés vers les législatives sans être fongibles, ni dans le lepénisme, ni dans le macronisme. Est-ce que vous mettez macronisme et lepénisme sur le même plan ?

8:52
Christian Jacob

Non, bien évidemment que non. C'est deux histoires totalement différentes et qui n'ont rien à voir.

8:58
Présentateur

Est-ce que vous êtes à égale distance

9:00
Christian Jacob

de Marine Le Pen et d'Emmanuel Macron ? Imaginez aujourd'hui qu'il y ait un accord entre les Républicains et le Front National. Ici, à France Inter, qu'est-ce que j'entendrai ? Ce que la gauche est en train de faire, se ridiculiser totalement. Ici, à France Inter, ou peut-être ailleurs, je ne sais pas. Oui, d'accord, mais je le dis à France Inter, ce n'est pas une accusation, c'est une reconnaissance d'une très grande radio et de sa ligne éditoriale. Mais, bien évidemment que, non, ça n'a aucune comparaison. Simplement, ça veut dire que nous sommes indépendants. Nous sommes là pour représenter les territoires qui sont les nôtres.

9:32
Présentateur

Si je prends quelques enjeux majeurs, les retraites, décaler l'âge de la retraite jusqu'à 65 ans, c'était dans le projet de Valérie Pécresse, c'est porté par Emmanuel Macron. La transition écologique, construction de nouveaux réacteurs nucléaires, là encore, on retrouve cela dans les deux programmes. pour les entreprises, la baisse des impôts de production, là encore, ce sont des propositions que vous faites et que La République En Marche fait. Vous avez quand même plus de points communs que de différences avec La République En Marche aujourd'hui.

10:00
Christian Jacob

La différence, c'est que les déclarations que vous venez d'évoquer, les positions d'En Marche, on est dans le boniment. On est dans le boniment. Qu'est-ce qui a été fait sur les retraites ? Rien. Mais vous êtes d'accord sur ces propositions, Christian Jacob ? Non, non, non, il y a une grande différence. Nous, on est d'accord pour le faire. On n'est pas d'accord pour faire du boniment. Emmanuel Macron, on le sait, est incapable de porter quelques réformes que ce soit. À force de faire du... En même temps, de vouloir en donner à tout le monde, souvenez-vous sur les retraites.

Sur les retraites, il avait annoncé, on allait voir ce qu'on allait voir, ça allait être l'équivalent de la création de la sécurité sociale par le général de Gaulle. Ah bah oui, on était bien loin de tout cela. incapable de faire une réforme des retraites parce qu'incapable d'avoir une ligne sur quoi que ce soit. Ça a été, avant la crise du Covid, trois ans de parlotte pour caler, pour dire qu'il n'y aura pas de réforme des retraites. Ensuite, six mois avant la présidentielle, on va refaire la réforme des retraites. Ensuite, à la fin de la présidentielle, il arrête. Il réannonce les 65 ans en disant, ça n'est pas un dogme, rien n'est fait.

Sur le nucléaire, sur le nucléaire, mais souvenez-vous, il y a trois ans, c'est Emmanuel Macron qui décide l'arrêt, en quelque sorte, du nucléaire, c'est-à-dire de passer la part du nucléaire dans l'énergie de 75% à 50%, de fermer Fessenheim, c'est-à-dire de stopper le nucléaire. Maintenant, il redit le contraire. C'est tout et n'importe quoi, c'est-à-dire aucune vision sur rien. C'est ce qui fait la différence. Nous, sur les retraites, nous avons toujours eu la même ligne. Sur le nucléaire, nous avons toujours eu la même ligne. Nous n'avons jamais changé.

11:34
Présentateur

Christian Jacob, vous tapez, on l'entend ce matin, et fort sur Emmanuel Macron. Qu'est-ce que vous répondez au maire Les Républicains de Saint-Etienne, Gaël Perdriot, qui dit, mais si mon parti continue de refuser l'ouverture, il risque de devenir une secte.

11:46
Christian Jacob

Écoutez, je le laisse à ses responsabilités. On a une ligne qui a été défendue, que j'ai présentée, celle de l'indépendance, celle de l'honneur, d'avoir des convictions fortes, de tenir ses engagements. Elle a été soutenue par 90% du bureau politique. Alors, moi, je respecte les 10% qui ne sont pas en accord sur cette ligne, bien évidemment. Mais un peu d'humilité, de modestie, ne nuit pas non plus.

12:14
Présentateur

Que se passerait-il pour des députés Les Républicains sortant qui soutiendraient Emmanuel Macron, Christian Jacob ?

12:21
Christian Jacob

Nous, là aussi, la position est très claire. il n'y a pas de double appartenance politique. C'est-à-dire qu'on ne peut pas être LR et La République En Marche, on ne peut pas être LR et Front National, on ne peut pas être LR et Les Filles, on ne peut pas être LR et Reconquête, on est LR. On est nous-mêmes. On a l'honnêteté de se présenter face à nos électeurs, nous-mêmes, sur notre somme de convictions, sans petite combinaison d'appareils.

12:47
Présentateur

C'est un message que vous envoyez, par exemple, à Damien Abad, qui est le patron actuel des députés LR à l'Assemblée,

12:52
Christian Jacob

qui semble s'interroger. C'est un message... D'abord, il est toujours sain de s'interroger avant de prendre une décision. En revanche, quand une position est prise, et elle est prise très clairement dans notre famille politique, eh bien, on se rallie bien évidemment à la position ultra majoritaire.

13:07
Présentateur

Elisabeth nous appelle du département des Hautes-Pyrénées. Bonjour Elisabeth.

13:12
Auditeur

Bonjour France Inter, et merci pour vous et messieurs.

13:15
Présentateur

Bonjour.

13:16
Auditeur

Merci. Bonjour M. Jacolle. Je viens de... Bien sûr, je vous écoute. que vous venez de dire, vous avez prononcé les mots de parlotte, boniment, tout et n'importe quoi, en parlant de M. Macron et de son équipe. Mais quand est-ce que vous allez enfin assumer votre parti, l'échec, à l'élection présidentielle, et puis envisager quand même une politique d'opposition, qu'il faut réellement constructive, sans chercher systématiquement à attirer la haine, voilà. Donc, ce qui laisserait à penser que vous ne cherchez pas vraiment le bien du pays.

14:02
Présentateur

Merci pour votre question, Elisabeth. Christian Jacob vous répond.

14:05
Christian Jacob

Écoutez, deux choses. D'abord, nous avons toujours été dans une opposition constructive. Nous avons toujours assumé, et je l'ai moi-même assumé en étant pendant dix ans président de mon groupe parlementaire, de voter des textes qu'il aille dans le bon sens. Vous voyez, nous avons voté à peu près 40% des textes sur les cinq dernières années. Ensuite, bien évidemment, l'échec de la présidentielle, je l'ai évoqué, on ne va pas se voiler la face. On l'assume. On se met aussi ce que l'on représente sur le terrain. Quand près de 60% des Français nous font confiance pour gérer les collectivités territoriales, ça n'est pas le fait du hasard.

C'est parce que nous avons cet ancrage territorial, cette proximité avec nos concitoyens, et c'est cela qui doit être reconnu au moment des élections législatives. Et puis, encore une fois, on n'est pas dans des combinaisons d'appareils, dans des petites magouilles politiciennes. On assume les idées qui sont les nôtres et on se présente avec honneur et avec indépendance devant les Français.

15:11
Présentateur

Denis nous appelle de Chambéry. Bonjour Denis.

15:14
Auditeur

Bonjour et merci aussi pour vos émissions. Bonjour M. Jacob.

15:18
Présentateur

Bonjour.

15:19
Auditeur

Je veux rajouter et soutenir ce qu'a dit la personne juste avant. M. Jacob, l'excès en tout est un défaut énorme. Dire que tout a été faux et tout a été une erreur pendant les cinq dernières années et dire après que vous avez voté 40% des lois d'ailleurs, ce qui est complètement en contradiction, parce que si tout avait été mauvais, vous n'auriez rien dû voter. agressivité, parce qu'il n'y a pas d'autres mots, alors que vous parlez d'humilité, bon, Mme Pécresse n'a peut-être pas été excellente, mais votre soutien n'en était pas un.

15:56
Présentateur

Interpellation de Denis de Chambéry,

15:58
Christian Jacob

Christian Jacob. Écoutez, j'invite Denis à avoir, je regrette, il n'ait sans doute pas eu le même soutien que moi j'ai eu pour Valérie Pécresse, c'est-à-dire un soutien de tous les jours. Malheureusement, l'échec a été là, il faut le constater.

Le reproche que je fais sur ce quinquennat, je l'ai évoqué avec des chiffres qui ne sont pas les miens, qui sont ceux qui sont connus, c'est-à-dire que la dépense publique a explosé avant la crise du Covid, ce qui génère le fait qu'on a plus de 1000 milliards de dettes supplémentaires, que l'on a des déficits, que ces déficits génèrent de l'impôt et des taxes qui étouffent les Français au quotidien, que sur la sécurité en 5 ans, on est à plus de une augmentation de 40% des tentatives d'homicide, à plus de 30% des violences sur personne, tout ça, je ne l'invente pas. C'est sans la réalité de la chose.

Mais quand des textes vont dans le bon sens, on assume de les voter, mais simplement, on essaie d'être objectif sur la situation dans laquelle nous sommes et l'incapacité de réformer. Pensez que c'est ce gouvernement, le seul gouvernement depuis 40 ans qui était incapable de porter une réforme des retraites. Même François Hollande, qui n'est pas un de mes amis, a porté une réforme des retraites. Ils en ont été incapables.

17:15
Présentateur

On a plusieurs messages qui vont dans ce sens, notamment sur l'application France Inter. Jean-Pierre, pourquoi vouloir vous différencier d'un gouvernement qui a trois ministres qui ont participé à la primaire de droite en 2017 et qui applique déjà des politiques de droite ? Et puis, question de Jean-Pierre, je trouve, question constat, je trouve lamentable l'attitude de l'état-major de votre parti vis-à-vis de Valérie Pécresse. j'ai voté pour Mme Pécresse, je ne suis pas un électeur LR, mais loin de me réjouir, l'attitude de messieurs Sarkozy et Wörth monte écœuré, il termine par ce mot, trahison.

C'est une trahison que on fait ou que vous constatez de la part de Nicolas Sarkozy et d'Éric Wörth ? Vous ne les mettez pas dans le même... Non, non,

17:54
Christian Jacob

il y a deux choses totalement différentes. D'abord, Nicolas Sarkozy a été président de la République, était un grand président de la République. Moi, j'étais fier d'être à ses côtés. J'étais à l'époque président du groupe parlementaire, ce qui n'a rien à voir... L'attitude d'Éric Wörth je la trouve effectivement assez pathétique. C'est-à-dire, président de la commission des finances élu par notre groupe parlementaire, par l'opposition qui nous quitte pour aller en marche mais qui s'accroche à sa présidence, à sa voiture, à son indemnité. Je trouve ça assez pathétique pour quelqu'un...

18:30
Présentateur

C'est pour des raisons financières qu'il rejoint

18:32
Christian Jacob

la République en marche ? Non, mais la réalité, c'était ça. Vous dites que c'est pour garder sa voiture ? Oui, non, mais il devait remettre son mandat, avoir l'honneur de remettre son mandat quand on a été comme lui, ministre du budget avec des hautes responsabilités. Bon, là aussi, un peu de dignité dans l'action.

18:49
Présentateur

Et Nicolas Sarkozy qui a été reçu en début de semaine par Emmanuel Macron ?

18:53
Christian Jacob

C'est normal que je l'ai dit à plusieurs reprises qu'un ancien chef de l'État puisse être reçu par l'actuel chef de l'État après sur leur conversation. Moi, j'ai pas de confidence.

19:02
Présentateur

Il prépare son futur gouvernement. Il reçoit Nicolas Sarkozy

19:04
Christian Jacob

qui est membre des LR semble-t-il. Oui, tout à fait, mais vous n'avez pas assisté au rendez-vous et moi non plus. Non, mais on peut... Non, mais d'accord, moi je ne sais pas ce qu'ils se sont dit. Nous, nous avons une position encore une fois sur une ligne qui fait 90% dans notre famille politique.

19:21
Présentateur

C'est toujours compliqué aujourd'hui de critiquer Nicolas Sarkozy et Christian Jacob.

19:25
Christian Jacob

Mais ce n'est pas compliqué parce que d'abord... Il y a un tabou en quelque sorte. Ce n'est pas un tabou. C'est que je ne le ferai pas parce qu'encore une fois je reconnais l'action qui était la sienne et en plus de ça j'ai des liens d'amitié mais après il y a une ligne politique. La ligne politique c'est celle que je défends c'est-à-dire l'indépendance c'est-à-dire qu'on ne peut pas se retrouver dans le projet d'Emmanuel Macron. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne vote pas des textes lorsqu'ils vont dans le bon sens. Bien évidemment ce qu'on a toujours fait. Mais ça a été un quinquennat pour rien. Avec...

On l'a vu je l'ai évoqué sur la sécurité je l'ai évoqué sur la dépense publique je l'ai évoqué sur le pouvoir d'achat des ministres qui certes étaient dans notre famille politique qui sont allés au gouvernement ce résultat pour rien. Sauf servir effectivement leur intérêt personnel. Ça je veux bien qu'ils aient eu du plaisir à être ministres mais la réalité qu'est-ce qu'ils ont apporté à l'intérêt général ? Rien.

20:18
Présentateur

Nous avons parlé de l'accord en route à gauche au début de cet entretien Christian Jacob et vos propos font réagir Martial à Rennes. Bonjour Martial.

20:26
Auditeur

Oui bonjour. Bonjour Monsieur Jacob.

Oui je voulais vous faire remarquer comment dire pour moi un petit peu le meilleur indicateur du fait que la nouvelle union populaire ça a l'air de fonctionner c'est la quantité de commentaires qu'on reçoit à la fois sur le plateau télé et sur la radio sur d'abord des gens qui disaient ça ne se fera jamais et qui maintenant disent c'est n'importe quoi ce sont des islamistes ce sont je ne sais pas quoi en tout cas ça part dans la caricature et seconde remarque juste je remarque vous avez l'air de détester LREM dans une certaine mesure pour moi la seule différence entre LREM et LR c'est que LREM ils font du LR mais ce ne sont pas vous et j'aimerais bien par exemple que vous m'évoquiez une loi ou un bulletin ou n'importe quoi qui faisait plus cher que vous n'auriez pas fait pendant ce quinquennat voilà

21:12
Présentateur

Merci à vous Martial j'ajoute sur vos propos sur la France insoumise Juliette comment peut-on parler ainsi de la France insoumise alors que 20% des électeurs se sont prononcés en sa faveur Moi je parle des candidats

21:23
Christian Jacob

de la France insoumise qui vont représenter et bon mais c'est la responsabilité des électeurs de gauche je veux dire s'ils se retrouvent tous sous cette bannière de l'extrême gauche après tout c'est eux qui en décideront simplement je n'ai rien de commun avec eux ça n'est pas être je ne sais plus quel auditeur parler de haine à l'instant je ne suis pas du tout dans ce sentiment je ne l'ai jamais été mais c'est une ligne que je ne partage absolument pas quant à la question à la dernière question sur des textes qui auraient été présentés que je n'aurais pas voté ce que j'aurais voté c'est une réforme des retraites quand je parle de boniment c'est quand on explique que l'on va augmenter les pensions des retraités mais on ne fait pas de réforme des retraites et pourquoi le gouvernement a échoué en 5 ans sur la réforme des retraites et qu'il nous explique bizarrement là aujourd'hui qu'il va le refaire ils ne la feront pas bien évidemment

22:22
Présentateur

il nous reste un tout petit peu de temps pour prendre la question de François depuis Erani bonjour François

22:27
Auditeur

bonjour bonjour France Inter bonjour Christian Jacob oui j'avais une question à vous poser parce que quand il y a des élections vous avez affirmé que les candidats LR se présenteraient sous l'étiquette LR alors moi ce que je constate est-ce que vous pouvez nous affirmer aujourd'hui que tous les candidats qui se présenteraient sur leurs affiches figureraient LR parce que bien souvent il y a une ambiguïté où on a candidat de droite ou avec des appellations d'affiches diverses et variées mais on n'a pas véritablement le nom LR qui apparaît et les gens sont appelés à voter quand même beaucoup plus sur effectivement une version de droite que sur une version véritablement Les Républicains

23:08
Présentateur

Merci François

23:09
Christian Jacob

pour cette question précise Alors figurera bien sûr le sigle Les Républicains mais également avec nos alliés centristes donc le parti centriste et l'UDI donc ça chaque candidat reçoit le soutien et l'investiture de ces trois familles politiques après sur l'affiche et les logos c'est de la responsabilité du candidat moi je pense qu'on gagne toujours avec la clarté

23:33
Présentateur

On peut être candidat LR

23:34
Christian Jacob

sans mettre LR si on met LR mais ensuite sur la manière dont l'affiche je ne suis pas si on met la tête du candidat c'est ce qu'on met en priorité et ensuite les soutiens des trois familles politiques et bien évidemment d'autres mettent parfois l'union de la droite et du centre et en dessous on est dans le détail moi ce que je crois c'est qu'on gagne toujours à être clair à être honnête sur les convictions qui sont les nôtres et sur la défense de notre projet et donc à ne pas se cacher à s'afficher très clairement

24:10
Présentateur

En 15 secondes pas de regret de ne pas repartir à la bataille Christian Jacob ?

24:14
Christian Jacob

Non c'est une décision que j'avais prise il y a 5 ans déjà j'étais 6 fois député élu et réélu après on peut toujours dire qu'on fait un 7ème ou un 8ème mandat mais je trouve qu'au bout de 6 c'est bien place aux jeunes

24:30
Présentateur

Merci à vous Christian Jacob invité de France Inter ce matin président des Républicains France Inter Sous-titrage FR ?