« Pas d’avenir sans enfants » - colloque démographie ECR avec Marion Maréchal
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 33 %Défensif 7 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:00Laurence TrochuChiffre
« Dans l'ensemble de l'Union, les responsabilités familiales continuent d'être assumées de manière disproportionnée par les femmes, ce qui alimente l'écart entre les femmes et les hommes en matière de prise en charge des responsabilités familiales, en limitant la capacité des femmes à participer au marché du travail et entrave la possibilité pour les femmes de jouir de la même indépendance économique que les hommes. »
- 35:00Laurence TrochuChiffre
« L'accès facilité et généralisé à l'avortement qui interrompt plus de 250000 grossesses par an en France évidemment joue un rôle. »
- 45:00Narrateur documentaireFait
« Depuis 1964, le nombre des naissances dans notre pays s'était ralenti. Depuis 1972, il chute. »
- 50:00Narrateur documentaireFait
« La natalité chute est plus particulièrement chez les Français de souche tandis qu'elle reste plus dynamique dans certains groupes issus de l'immigration. »
- 1:15:00Jean-Didier Le CaillonChiffre
« De 1960 à 2022, la population européenne passe d'un peu plus de 350 millions de personnes à un peu moins de 450 millions. »
- 1:18:20Jean-Didier Le CaillonFait
« Le remplacement des générations n'est assuré dans aucun pays européen. »
- 1:25:00Jean-Didier Le CaillonChiffre
« Le coût d'un enfant, ça fait 9000 € par enfant et par an. »
- 2:00Marion MaréchalChiffre
« En Italie, il y a 15 ans, on comptait 576000 bébés qui naissaient par an. Aujourd'hui, on est en dessous de 400000 en Italie. »
- 6:00Marion MaréchalChiffre
« aujourd'hui le Nigéria a plus d'enfants que l'Europe et la Russie réunie »
- 12:00Marion MaréchalChiffre
« 400000 familles qui ont vu leurs allocations divisées réduites »
- 14:00Marion MaréchalChiffre
« un deux enfants par femme en 2014, c'est 1,6 aujourd'hui »
- 20:00Marion MaréchalChiffre
« chaque année davantage d'enfants qui naissent au seul Nigéria que dans l'Europe entière »
- 21:00Marion MaréchalChiffre
« la population européenne qui représentait 14 % de la population mondiale en 1960 aujourd'hui n'en représente plus que 7 % »
- 1:00Marion MaréchalChiffre
« il y a désormais davantage de Français qui meurent que de Français qui naissent. »
- 1:15Marion MaréchalChiffre
« la population européenne qui représentait 14 % de la population mondiale en 1960 aujourd'hui n'en représente plus que 7 % »
- 6:00Marion MaréchalChiffre
« un jeune aux salaires médian a perdu 20 à 25 m² de surface habitable »
- 11:00Marion MaréchalChiffre
« il y a eu moins de naissance dans l'Union européenne en 2024 qu'aux USA »
- 12:00Marion MaréchalChiffre
« le taux de fécondité mondiale est tombé de 2,25 enfants par femme contre 3,3 en 1990 »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] [musique] [musique] Bien, bonsoir mesdemoiselles, bonsoir mesdames, bonsoir messieurs. Excusez-moi, je dis encore mes demoiselles parce que j'ai été élevé comme ça. Bientôt on le dira plus mais enfin résistons à notre manière.
Donc je m'appelle Philippe Schlai le fil rouge de cette de cette soirée pour vous pour vous présenter les différentes personnalités. Je voulais également saluer tous ceux qui nous regardent parce que figurez-vous, nous sommes en live en ce moment même en live en live sur YouTube, en live sur Facebook, en live sur Twitter et j'encourage d'ailleurs à tous ceux qui nous regardent à partager ce que nous nous dirons ce soir. Voilà, nous attendons un de nos invités qui est un petit peu gêné par la circulation mais c'est imminent.
Nous allons démarrer, je pense d'ici euh probablement 5 6 minutes et donc je reviens à ce moment-là. Courage ! Courage !
Mesdemoiselles, mesdames, messieurs, comme je vous l'ai indiqué, nous allons donc commencer de commencer, nous ayons nous allons accueillir parmi nous la présidente d'identité et liberté, député européen Mario Maréchal. [applaudissements] Et donc je salue l'arrivée de Anne Sicar, député identité liberté du Valdoise qui vient de s'illustrer [applaudissements] qui vient de s'illustrer aujourd'hui Oui, si vous suivez son compte Twitter, vous allez voir ce qu'elle a publié aujourd'hui sur un délire absolu de l'éducation nationale. J'en diraiis pas plus parce qu'il y a des jeunes dans la salle et il faut ne troubler personne.
On va se concentrer sur notre sujet. Je rappelle, on est en live Facebook, YouTube, Twitter, on retweet. Et sans plus attendre, je vais laisser le mot d'introduction de cette soirée à Laurence Trochu.
Laurence Trochu, vous le savez, elle est vice-présidente d'identité liberté. Elle est députée européen du groupe ECR et elle est d'ailleurs pour le groupe ECR, donc les conservateurs et réformistes européens, elle est la euh la responsable dans la dans la commission femme et donc c'est elle qui euh euh doit affronter euh jour, nuit, semaines, presque weekend, mais les délires les plus dingues de nos adversaires historiques. et elle s'est fait donc ainsi une belle petite réputation au Parlement européen de ne rien lâcher et elle va introduire, c'est aussi une mère de famille nombreuse et elle va introduire pour nous discussions de ce soir.
Laurence Trochu, [applaudissements] [applaudissements] merci chers amis d'être venus nombreux à l'appel de Marion. Merci Marion d'ailleurs d'avoir eu cette initiative d'un colloque consacré à la natalité. Euh nous avons des intervenants de de grande qualité ce soir parmi nous et je veux les saluer.
Je ne sais pas s'ils sont tous arrivés mais nous aurons la joie d'avoir et d'entendre Gabriel Clusel, Jean-Didier Leaillon, Louise Maurice, Rodrigo Balester et Sébastien Caputo. Et je n'oublie pas tous ceux sans lesquels cette soirée n'aurait pas pu s'organiser. Je pense particulièrement à nos bénévoles, à nos équipes qui ont contribué justement à faire que cet événement se passe bien.
Donc vous êtes tous venus ce soir pour que nous parlions ensemble de démographie. Et la démographie, vous savez, c'est la seule science humaine exacte. J'empat Buisson à qui nous devons cette phrase et effectivement, c'est la mère de toutes les batailles.
Elle fait l'histoire des peuples, des nations et des civilisations. Elle fait donc elle est donc un sujet éminemment politique et elle doit d'ailleurs être traitée comme cela. C'est un sujet grave que nous allons aborder ce soir parce que il en va de la survie de ce que nous sommes, de ce qui nous a été transmis et de ce que nous voulons à notre tour transmettre.
Alors, d'autres feront mieux que moi, je dirais, l'état des lieux alarmants de notre pays. Ils exposeront des solutions qui fonctionnent. Ils décriront les effets si graves dans notre société de cet hiver démographique qui ne fait que commencer.
Et je voudrais pour ma part vous parler ce soir du combat primordial que nous devons mener pour redonner à la France des raisons d'espérer dans un lendemain qui aujourd'hui, il est vrai, apparaît bien sombre. Ce combat, mes chers amis, il est d'abord culturel et il nous faudra pour le gagner changer l'image de celle sans qui la reconquête démographique ne peut se faire. Je veux bien sûr parler des femmes [applaudissements] et qu'on le veuille ou non, malgré les efforts incessants des gauchistes pour arracher les individus à leur déterminisme biologique, et bien une femme sera toujours définie par la potentialité d'être mère.
Certes, je le sais, il y a des choix différents, il y a aussi des blessures de la vie. Mais dissocier le sujet de la natalité de celui de la maternité et vin n'en déplaise à Sandrine Rousseau quand elle hurle dans l'Assemblée nationale que les utérus n'ont rien à voir avec la démographie. Aujourd'hui, en Occident, la maternité est dévoyée, vue comme un frein à l'émancipation des femmes, à son à leur accomplissement personnel, à leur réussite sociale.
La mère au foyer est même devenue, il faut bien le dire, un symbole de régression sociale. C'est un conditionnement imposé par la nature à l'organisation de la société et donc un totem qu'il faudrait déconstruire. Quelle ironie ! quand on sait que autrefois elle était cette maternité un marqueur de réussite sociale.
Et la déconstruction est devenue effacement au nom de l'abolition du patriarcat, au nom du socialisme mental qui a fait de toute différence une inégalité à éradiquer au nom d'une liberté qui a laissé la femme seule après avoir tué l'homme et le père. Et pour quel résultat ? Et bien le féminisme est devenu l'allié objectif d'un capitalisme qu'il prétend pourtant combattre et la femme est devenue un salarié comme les autres.
Le travail, selon la vulgate de la gauche, n'avait pas libéré les hommes et bien il devait néanmoins libérer les femmes, enfin débarrassé de cette différence d'avec leur congénère masculin. Et 70 ans après, et bien les faits sont là. La précarité frappe les femmes, notamment les mères isolées.
La destruction de la famille a fait de l'enfant une corvée, sauf quand il est revendiqué comme un droit pour légaliser la gestation pour autrui. Et la natalité et bien elle est en berne perçue comme un coût, comme une suite d'effort et cette vision de la maternité hein qui est vécue comme un fardeau, elle elle imprègne encore et toujours chaque semaine les textes européens. tout particulièrement ceux issus de cette commission des droits des femmes qui est je dirais l'archétype d'une lobotomisation des esprits et le laboratoire de la déformation du réel.
Prenez par exemple le dernier rapport sur la stratégie 2025 de l'Union européenne pour l'égalité des genres. Voilà ce qu'il énonce et je le cite. Dans l'ensemble de l'Union, les responsabilités familiales continuent d'être assumées de manière disproportionnée par les femmes, ce qui alimente l'écart entre les femmes et les hommes en matière de prise en charge des responsabilités familiales, en limitant la capacité des femmes à participer au marché du travail et entrave la possibilité pour les femmes de jouir de la même indépendance économique que les hommes. de tels obstacles, je continue, nuisent au bien-être des enfants et il convient de les surmonter grâce à des interventions des pouvoir publics et à des programmes de soutien ciblés.
Et bien ce texte, il a été voté à une très large majorité par le Parlement européen au mois de novembre, donc il y a moins de 15 jours. Et donc ça veut dire quand même que le Parlement nous explique tranquillement que la vocation de mère de la femme est un obstacle pour le bien-être des enfants. Voilà.
Donc notre combat culturel, vous le comprenez, il doit prendre le pas opposé à plusieurs décennies d'un féminisme destructeur au réflexe marxiste qui a remplacé la lutte des classes par la lutte des sexes jusqu'à vouloir les effacer. [applaudissements] Par là est précisément l'aboutissement ultime de la destruction de l'identité qui réclame l'abolition des différence au nom de l'égalité. Alors face à cela et bien il nous faut redonner à voir et à admirer la beauté de la féminité.
Élever nos filles comme de futures femmes. Mettre à l'honneur la maternité dans notre récit politique dans notre travail parlementaire dans notre roman national. La mer est le premier pays que nous habitons, disait Maurice Bar quand Chesterton affirmait que les mères sont les gardiennes de la civilisation.
En plus d'un accomplissement personnel plus concret que n'importe quelle fiche de paix, et bien les femmes trouvent dans la maternité une vocation indispensable à toute société. Oui, mes chers amis, il y a une fonction sociale, économique et politique de la mer et il faut assumer de le dire. Redonner de l'admiration pour ce rôle est absolument primordial.
Mais il se révent de prétendre redonner à la maternité toute sa place sans regarder lucidement ce que l'idéologie dominante a produit depuis des années au cœur même de la politique familiale française. Car derrière les grands discours sur l'égalité et la liberté, c'est bien une vision particulièrement hostile qui s'est imposée hostile à la naissance. L'État, au lieu de soutenir financièrement et concrètement les femmes dans leur vocation maternelle, les a peu à peu orienté vers une autre perspective, celle où l'enfant est un risque, une contrainte, une entrainve à l'autonomie.
La maternité n'est plus honorée, elle est devenue suspecte et chaque fois qu'une femme hésite, et bien c'est rarement pour l'aider à accueillir la vie qu'on se mobilise mais pour l'encourager à s'en défaire comme si la solution la plus simple était toujours la plus souhaitable. Et cette logique et bien elle elle explique en grande partie l'effondrement de notre natalité. Et il faut le dire, si l'on veut parler sérieusement de démographie, et bien l'accès facilité et généralisé à l'avortement qui interrompt plus de 250000 grossesses par an en France évidemment joue un rôle.
Alors, non pas parce que les femmes ne voudraient pas d'enfant ou ne voudraient plus d'enfants, mais parce que on leur a appris à n'y voir qu'une suite de renoncement. Aucune politique audacieuse pour faciliter la maternité, aucune réhabilitation du rôle maternel dans le récit collectif, aucune reconnaissance du coût réel que représente l'accueil d'un enfant. Seulement des dispositions techniques minimalistes gérées comme des lignes comptables.
Alors dans ces conditions, comment s'étonner mes chers amis que les naissances s'effondrent ? On a desséché la source méthodiquement au nom d'une émancipation qui ne libère finalement personne. Et tandis que la France va si démographiquement et bien on nous propose aujourd'hui des palliatifs qui relèvent davantage de l'ingénierie sociale que du bon sens.
Parmi eux la gestation pour autrui dite éthique artifice verbal qui prétend masquer l'inacceptable sous une couche de moralité. comme si ajouter un adjectif suffisait à transformer un acte en son contraire. Comme si louer un corps pouvait constituer une réponse à la stérilité d'une société qui ne sait plus transmettre.
La GPA, ça n'est pas une solution démographique. C'est la conséquence ultime d'un monde qui refuse la maternité naturelle tout en revendiquant l'enfant comme un produit disponible à la demande et au lieu de raviver le désir d'enfant et bien elle en consacre la dénaturation. Alors chers amis, tant que la France continuera de substituer des dispositifs idéologiques à une véritable politique familiale, tant qu'elle découragera la maternité au lieu de l'honorer, tant qu'elle préférera des technologiques à la beauté simple de la vie reçue, elle poursuivra sa marche vers l'hiver démographique.
Rien ne changera tant que nous n'aurons pas rendu aux femmes et à la civilisation toute entière la liberté de considérer l'enfant comme une chance et non comme un fardeau. C'est donc à nous conservateur de porter authentiquement cette voix du renouveau démographique qu'il nous faut gagner dans les cœurs et dans les esprits des Français et même si pour l'instant nous sentons un peu seuls. Donc merci au groupe ECR du Parlement européen, merci à Marion Maréchal de porter ce sujet, de le mettre sur le devant de la scène et merci à vous tous de votre engagement.
À bientôt. Merci. [applaudissements] [musique] Merci Laurence pour pour cette introduction très très politique.
Et donc pour démarrer le reste de nos discussions, il faut comme on dit poser le sujet et donc pour ça nous avons besoin de la rigueur de l'universitaire et c'est pour ça que nous allons accueillir dans quelques secondes le professeur Jean Didier Le Caillon qui est à la fois un démographe mais surtout un économiste et c'est ça qui est intéressant. Il a écrit beaucoup sur la famille. Il a écrit un premier ouvrage qui s'appelait La famille source de prospérité et il vient de publier il y a peu un autre ouvrage qui s'appelle La famille au cœur de l'économie et à l'issue de cette séance vous pourrez le l'acquérir auprès de lui et vous le faire dédicacer.
Et donc nous sommes très heureux d'accueillir Jean-Didier Leaillon, d'autant plus que nous avions fait sa connaissance à l'occasion d'une conférence avec l'intergroupe démographie du Parlement européen et donc il va nous parler de cette question démographique et de tout son corrière économique et nous l'accueillons volontiers Jean Didier [applaudissements] [musique] Vous avez mis la barre un peu haut parce que à juste raison, vous avez dit que la démographie était la seule science humaine exacte. Je ne suis pas démographe. Vous avez insisté sur le fait que le combat était avant tout culturel.
Je ne suis qu'économiste et je dois l'avouer ce soir, je ne suis pas une femme. Ce qui me étant donné ce que vient de dire Laurence Rochu me laisse perplexe. Mais il va falloir que je démontre que je sais respecter du temps le temps qui met imparti.
Merci à Marion Maréchal de la confiance qu'elle me fait après m'avoir entendu et invité au Conseil de l'Europe de cette confiance manifesté pour vous donner un certain nombre partager avec vous un certain nombre de réflexions. L'avenir c'est un mot assez vague et assez général. Je me suis posé la question quand j'ai été sollicité de quel avenir parlons-nous ?
Alors, vous avez compris que je vais réduire le sujet mais sans exclusif bien sûr à l'avenir économique. Et si on parle d'avenir économique, alors on pense au développement durable. Mais si vous connaissez cette notion qui est galvodée partout, elle est curieusement, elle fait l'impasse sur la démographie. dans la définition du développement durable, à aucun moment il n'est question de la population et même il arrive que l'on oppose le remplacement nécessaire des populations avec la croissance économique.
Alors pour essayer de déconstruire, c'est le mot à la mode, cette approche, je voudrais procéder en trois temps. Je ne suis pas juriste non plus, donc mon plan ne sera pas en deux parties mais en trois. D'abord, est-ce qui sait le contexte le contexte démographique européen ? ensuite nous interroger sur les causes de ce déclin qui est une un fait, il est observable et enfin d'envisager quelques perspectives pour justifier et j'allais dire sans prétention fonder ce que devrait être une véritable politique familiale.
En ce qui concerne le contexte démographique, je crois que la réalité est bien connue. Je ne vais donc pas abuser de statistique. Je ne vais pas vous lasser dès le début de mes propos, mais simplement une série de constats pour mémoire.
De 1960 à 2022, la population européenne passe d'un peu plus de 350 millions de personnes à un peu moins de 450 millions. belle perspective, tout va bien. Certes, mais si on regarde les choses de façon relative sur la même période, l'Europe, la population européenne passe de 14 % de la population mondiale à 7 % de la cette même population.
Ça devient plus critique. Depuis 2012, je parle toujours de l'Europe. Nous sommes en dépopulation.
Ce terme qui se veut technique signifie simplement que les naissances sont inférieures au décès. Depuis 1992, le mouvement migratoire est plus important que le mouvement naturel. Depuis 2020, le pourcentage des plus de 65 ans en Europe est supérieur au pourcentage des moins de 20 ans.
Vous voyez, je fais pas de prédoyer prodomo, je suis plus proche des 65 que des 20. Je suis même peut-être un peu au-delà. Les cheveux blancs que je porte la testente.
Le remplacement des générations Le remplacement des générations n'est assuré dans aucun pays européen. Si je veux situer un peu les choses, disons que je proposé une au Conseil de l'Europe une typologie qui se présente dans la façon suivante. Ça suffira pour vous éclairer.
Il y a d'abord l'Europe du Nord, Danemarque, Norge, Norvège, Suède. Voilà des pays qui ont une fécondité supérieure à la moyenne européenne et relativement stable. Au royaume des aveugles, les Borneaux sont rois.
La situation est plus inquiétante ou plus problématique en Europe du Sud, Italie, Espagne, France. Pour ne citer que quelques exemples, là nous avons des écarts importants en ce qui concerne la fécondité, mais la situation semble acceptée. On et certains disent même et je parle ici à Paris donc de la France, nous sommes moins mauvais que les autres donc tout va bien.
C'està dire au lieu de nous noyer 2 m en dessous du niveau de la mer, on est seulement à 1 m en dessous donc tout va bien. Bien sûr cette situation est acceptée et HD et même on voit une baisse qui se poursuit. Quant à l'Europe de l'Est, l'Europe de l'Est, c'est un ensemble de pays qui ont pris conscience.
Alors, ils partent de très bas. La situation a été vraiment très très préoccupante dans ces pays. Mais disons que ils ont pris conscience et que on part de loin, mais peut-être que les choses pourraient s'améliorer, nous y reviendrons.
Quels enseignements tirent de ces constats ? Je voudrais partager avec vous quelques réflexions. D'abord, quels que soient les pays, les politiques sont timides.
Les politiques qui sont mené sont timides et elles sont essentiellement natalistes. Vous allez dire "Mais c'est ce qu'on cherche." Et bien, je fais la distinction.
Je vous propose de distinguer politique nataliste, politique sociale, politique familiale. Il y a des recoupements, je ne dis pas qu'elles sont exclusives les unes des autres. Qu'est-ce que c'est qu'une politique nataliste ?
C'est une politique qui se préoccupe de la natalité. J'aurai l'occasion de revenir sur le fait qu'une fois que les enfants sont mieux au monde, on va pas les laisser comme ça, comme si de rien n'était, il y a peut-être autre chose à faire. Qu'est-ce que c'est qu'une politique sociale ?
C'est une politique qui a pour vocation de corriger des situations considérées comme peu satisfaisantes. Est-ce m'interroge avec vous et vous avez compris que lorsque je dis que les politiques ne sont que natalistes ou que sociales et bien je ne suis pas étonné qu'elles ne fonctionne pas. Il faut aussi que vous sachiez que la démographie c'est vrai, c'est une science relativement exacte parce que on peut prévoir parce que les mouvements sont lents.
Un peu à l'image du pétrolier sur la mer, la vigie voit l'iceberg à l'horizon, il le signale et le temps que le commandant transmettre au machinistes qu'il faut changer de cap, et bien vous voyez un beaucoup de temps se passe. Il y a une inertie des mouvements. C'est un avantage et un inconvénient.
C'est un inconvénient parce que on peut pas changer les choses du jour au lendemain. Il faut être patient, il faut attendre. Mais c'est un avantage parce que finalement on peut prévoir un peu à l'avance.
Encore faut-il en tirer les conséquences pratiques sur lesquelles nous reviendrons. Patience, prise en compte du temps long, modification de la pyramide des âge. Bien entendu, nous souhaitons que les femmes, les couples aient plus d'enfants.
Mais il faut aussi savoir que le de génération en génération, les générations concernées sont de moins en moins nombreuses. Donc moins nombreux et même si on a plus d'enfants, ça peut faire un nombre de berceau insuffisant. Autre enseignement à tirer pour les le contexte, c'est une corrélation qui apparaît entre politique familiale et natalité.
Nous avons de nombreux exemples historiques, y compris s'agissant de la France qui a eu une véritable politique familiale et qui a été assez efficace alors qu' à Rebourg, lorsque une période plus récente cette politique familiale a été édulcorée, rabotée, abandonné et bien ça s'est ressenti très rapidement sur la natalité. Cette leçon négative pourrait servir de leçon. Tout cela pour vous dire que puisqu'on va parler de politique de politique économique, et bien ceci suppose d'avoir un modèle, d'avoir une perspective et c'est à ce propos que je voudrais avancer dans l'analyse proprement dite le contexte ayant été à grand trait, je dois le reconnaître et je m'en excuse, dessiné.
Il y a une autre réalité qui me servira pour introduire mon deuxième point, c'est que factuellement encore, le désir d'enfant est une réalité. Les couples désirent plus d'enfants qu'ils n'en ont. C'est vrai en France, c'est vrai dans la plupart des pays européens.
Je regrette que les statistiques ne soient pas toujours disponibles. Les enquêtes sont nombreuses, méthodologiquement différentes. Il faudrait évidemment aller avoir plus de temps pour essayer de faire des comparaisons qui seraient valables techniquement.
Mais tout converge vers disons une fourchette selon les pays qui va entre deux enfants désirés et 2,8. J'ai regardé les statistiques européennes jusqu'en 2006 au fur de ma part le Eurostat publié dans le cadre d'une enquête qui s'appelait l'eurobaromètre des statistiques pour l'ensemble des pays européens sur le désir d'enfant. Mais depuis 2006, comme par hasard, on a plus ces statistiques, c'est regrettable.
Ceci étant dit, je me répète, nous avons un certain nombre d'enquêtes qui nous montrent que ce désir d'enfant euh existe, ce qui est une bonne nouvelle parce que je me vois mal vous préconiser l'obligation d'avoir des enfants. Il suffirait peut-être de se soucier de ceux qui en veulent pour laisser la liberté de choix à ceux qui n'en souhaitent pas ou qui ne peuvent pas en avoir et bien de ne pas être montré du doigt. Ceci me conduit à évoquer les causes du déclin observé.
D'abord, il y a des confusion. Je suis de ceux qui disent qu'un problème bien posé est à moitié résolu. Essayons déjà de lever un certain nombre de confusions qui viennent polluer le débat. confusion dans les buts.
S'agissant de politique familiale, il faut rappeler qu'on s'intéresse à ce qu'on appelait ce qu'on appelle dans notre jargon une redistribution horizontale à ne pas confondre avec la redistribution verticale qui a très qui qui concerne les politiques sociales. Qu'est-ce que c'est qu'une redistribution verticale ? Vous savez ce que c'est qu'une échelle ?
Il y a le bas de l'échelle et le haut de l'échelle. On compare des gens qui sont dans des situations par exemple de pauvreté avec des gens qui sont en haut de l'échelle avec des situations plus aisées sur le plan économique et ça peut parfaitement se justifier. Mais s'agissant de la famille, c'est de redistribution horizontale qu'il faut parler.
Vous ne pouvez pas comparer un riche à un pauvre. Vous devez comparer un riche ayant des enfants et un riche n'en ayant pas. Et bien évidemment, un pauvre ayant des enfants et un pauvre n'ayant pas d'enfant si vous voulez être cohérent dans votre analyse.
Mais au-delà la politique, je ne suis mal placé sans doute pour en parler. Il y a des responsables politiques ici présents bien plus compétents que moi pour le faire. Mais le citoyen que je suis peut se permettre de dire que une politique doit avoir un objectif.
Or, les objectifs sont multiples en politique. Est-ce qu'on veut corriger ? Pourquoi pas ?
Est-ce qu'on veut promouvoir dans certains cas et bien c'est bien ce qui est mis en avant. Est-ce que c'est de la solidarité dont on veut parler ? Je dirais pour reprendre une citation que la politique étant de rendre possible ce qui est nécessaire, il faudrait d'abord s'entendre sur les objectifs.
Qu'est-ce qui est nécessaire ? Qu'est-ce qui est nécessaire ? Et bien pour répondre à cette question et aider les responsables politiques à définir de bons objectifs de politique, je je dirais je me référai aux enquêtes dont nous disposons.
Nous avons de nombreuses enquêtes auprès des couples pour savoir pourquoi ils n'ont pas les enfants qu'il disent vouloir avoir. Les résultats sont assez probants. Première réponse, logement.
Il y aurait beaucoup à dire sur la politique de logement à conduire pour permettre aux couples d'avoir de réaliser leur désir d'enfant. Deuxième réponse très intéressante me semble-t-il également le coût de l'éducation. Évidemment, je ne vous dirai pas le contraire, éduquer des enfants, ça coûte cher. 3è raison, un besoin de stabilité. stabilité de quoi on peut penser la stabilité économique, la peur du chômage, l'insécurité sans doute, mais peut-être aussi la stabilité familiale tout simplement.
Avoir un enfant, il ne suffit pas de le mettre au monde et je dis tout à l'heure encore faut-il le suivre. Et là, il s'agit d'un investissement qui n'est pas un investissement de courte période, c'est un investissement long. Ça peut prendre une vingtaine d'années.
Les parents ici présents le savent bien et les enfants ici présents, car nous sommes tous des enfants ou nous l'avons tous été, et bien nous savons bien que nous avons besoin de l'autre et de nos parents d'abord, mais pas seulement euh pendant un certain nombre d'années. Certes, certes. Et ça a été souligné par Laurence Strochu, il y a une dimension idéologique vis-à-vis de laquelle je suis un peu gêné car le scientifique que je prétends être ou que j'essaie d'être en tous les cas ne peut rien contre l'approche idéologique.
Or, il y a, mais je vais peu en parler ce soir, mais c'est vrai qu'il faut en tenir compte, il y existe une idéologie anti ou antamille voire simplement à famille. C'estàdire, on ignore la famille, ça concerne pas la société, c'est privé, ça ne nous regarde pas. Ceci se à ça aussi s'ajoute un individualisme et une recherche de la consommation avant tout qui pose un certain nombre de difficultés.
Et pourtant, quels que soient les chiquers politiques que l'on considère, on entend dire que la famille est la cellule de base de la société. Qu'est-ce que ça veut dire ? Au-delà des mots, si les mots ont un sens, cellule c'est l'élément enfin l'unité élémentaire.
C'est pas l'individu qui est à la base de la société, c'est la famille. Base, c'est le fondement. Ça se réfère à une réalité, à savoir que la famille est une communauté naturelle. naturelle, ça veut dire qu'elle précède toute construction sociale, y compris l'État qui n'est pas une société naturelle.
Gardez bien ça en mémoire pour comprendre que si la famille doit être la base de la société, c'est parce que justement elle précède toute construction sociale. C'est un lieu d'enracinement, c'est un lieu de transmission et c'est un lieu de liberté. La déclaration universelle des droits de l'homme nous dit bien que nous avons le droit de fonder une famille.
Déclaration universelle des droits de l'homme. Nous avons le le droit des parents doit être reconnu de choisir l'éducation à donner à leurs enfants et les familles doivent être protégées contre l'État. Donc on voit bien ici la force de cette de de cette notion de cellule de base de la société.
Alors bien sûr, il y a de nombreuses domaines d'action qui peuvent être envisagés étant donné la dimension culturelle qui a été soulignée bien mieux que je ne saurais le faire précédemment. la place de la famille, des enfants, l'importance de la parentalité, l'engagement, ce qui suppose des droits et donc des devoirs. C'est curieux comme on exige toujours des autres des devoirs et pour soi des droits.
Chaque fois qu'on parle de droits, essayez de penser à quel devoir ils sont associés et réciproquement. la prévention, les ruptures familiales qui sont des réalités que nous connaissons tous bien entendu, mais c'est pas un bien pour la société. Donc si ça peut-être prévenu, si ça peut-être évité, et bien ceci me paraît aller dans le bon sens.
Enfin des notions de justice, de rendre à chacun ce qui lui est qui lui est dû. Et c'est pour cela que je voudrais particulièrement insister sur le fait qu'il faut aider, il faut pas se substituer au couple, il faut aider les couples qui souhaitent avoir des enfants, sachant très bien qu'ils ne veulent pas les avoir pour servir la société. Il s'agit pas de leur demander de rendre un service à la société.
Il s'agit simplement de tenir compte du fait que quelle que soit leur motivation pour mettre au monde des enfants, préoccupation qui les intéresse seul, mais ceci à des répercussions sur l'ensemble de la société. C'est ce que les nous économistes nous appelons une externalité, une externalité en l'occurrence positive. Je mène une action pour telle ou telle raison et cette action a par ailleurs des retombées positives pour d'autres.
C'est simplement cela qu'il faut rappeler pour justifier que la famille n'est pas strictement une affaire privé. Et ceci me conduit donc à aborder mon 3è point qui consiste à m'interroger avec vous, devant vous, mais j'espère avec vous, sur ce qu'est la famille, coût ou investissement. Voilà des termes très économiques, n'est-ce pas ?
Mais finalement, vous allez bien comprendre que cette réflexion que je veux partager avec vous, elle a été justifiée par une expérience bonne ou mauvaise, je ne sais que j'ai faite tout au long de ma carrière lorsque j'étais consulté par des responsables politiques qui voulaient avoir enfin un scientifique qui leur explique comment il fallait faire et nous discutions longuement de politique familiale en particulier. jusqu'au moment où ces interlocuteurs et je ne citerai pas la période ma carrière est plutôt derrière moi que devant moi. Donc vous pouvez pas imaginer quelles étaient les les obédiences politiques de ces interlocuteurs.
Ilelle était varié mais tous me disaient on est pour la famille mais ça coûte cher. Donc monsieur le professeur vos idées sont très bonnes mais pour l'instant il y a des urgences et c'est pas aujourd'hui étant donné les débats budgétaires et le niveau de la dette publique que moi-même je dirais vous direz le contraire. et de leur répondre cependant avec tout le respect que je vous dois madame ou monsieur la responsable politique ça coûte pas cher ça coûte très cher mais faire de l'économie ça n'est pas faire des économies faire de l'économie c'est éventuellement dépenser beaucoup à condition que ça rapporte davantage et de leur expliquer que effectivement la famille pouvait être considéré non pas comme un coût mais comme un investissement.
Ceci est important mais en même temps l'économiste que je sois doit faire son plédoyer. Nous l'économiste, on sait pas ce que c'est que la famille. On ne parle pas de famille.
On parle de ménage. Et c'est au sein des ménages que l'on repère ce que vous appellerez naturellement une famille, ce qu'on appelle nous les ménages familiaux. Mais les ménages familiaux, c'est 60 % de l'ensemble des ménages.
Donc il y a 40 % de ménages qui ne sont pas des familles. Les 60 % se décompose, je vais 25 % ce sont des couples sans enfants, 25 % ce sont des couples avec enfant et 10 % ce sont c'est un adulte généralement une femme avec des enfants, les fameuses familles monoparentales. Pourquoi est-ce que j'évoque cela ?
Parce que la notion de ménage est associée à une et une seule fonction économique, la consommation. En d'autres termes, une famille, un ménage familiaux ne fait que consommer. Ne fait que consommer.
Alors, on comprend pourquoi les hommes politiques me disaient "Mais ça coûte cher". Parce qu'il ne voi que cet aspect-là puisque il ni méthodologiquement, si je puis dire, le fait que la famille puisse aussi produire. Produire quoi ? de la richesse.
Alors, ceci évidemment pose un certain nombre de questions. D'abord, et je suis bien dans le sujet de votre colloque de ce soir sur la question de du dynamisme démographique. La théorie économique nous permet de d'affirmer que la croissance démographique est une condition nécessaire au développement économique.
Je n'ai pas dit suffisante. Si vous avez en tête des exemples de pays qui ont une forte croissance démographique et on des difficultés, ça ne remet pas en cause ce que je suis en train de vous dire. La croissance démographique est une condition nécessaire au développement des au développement économique.
Nous devons donc relever ce défi. C'est un défi. Et si des décisions d'ordre privé y contribuent, c'est ce que j'appelais tout à l'heure une externalité positive qu'il s'agirait de prendre en compte.
Limiter la famille à la consommation, c'est ignorer donc qu'elle produit, ce que nous appelons nous la production domestique. Qu'est-ce que c'est que la production domestique ? Bon, il y a différentes manières de l'apprécier, mais pour aller vite, vous comprendrez bien que c'est en particulier l'éducation, l'instruction, l'acquisition de compétences techniques, il en faut pour pouvoir ensuite travailler dans nos entreprises, mais aussi des capacités intellectuelles, esprit d'analyse, de synthèse, que sais-je encore, et pourquoi pas, si vous me le permettez, des qualités morales d'honnêteté, de et cetera qui là aussi peuvent être bénéfiques sur le plan économique.
Donc nous avons des lacunes d'un point de vue statistique parce que nous ne nous considérons que cette production domestique ne vaut rien. Alors nous avons quelques techniques hein, c'est pas un problème, qui sont discutables. Encore une fois, si j'entrai dans les détails avec mes collègues, on pourrait il y a plusieurs méthodes et d'ailleurs, on le sait bien puisque il existe quand même un produit non marchand.
Moi, professeur des universités, vous savez que je produis de la richesse. Bah oui, quand je dispense un cours, on considère que je rend un service au moins à mes étudiants, même s'ils ont pas ils n'en sont pas toujours conscients. Ça vaut combien ?
Ça vaut combien ? Et bien, on l'évalue au coût des facteurs comme on dit, c'està-dire on l'évalue à ce que ça coûte. Donc, il y a plusieurs techniques qui permettraient d'évaluer cette production domestique.
Et par exemple, si vous prenez simplement le nombre d'heures passées pour effectuer cette production domestique qui, je le répète ne vaut rien en comptabilité, et bien selon que vous chiffrez l'heure au SMIC chargé ou si vous tenez compte de de la rémunération possible de la personne considérée, ce qui pose d'autres difficultés, j'en conviens, et bien ça représente un ordre de grandeur qui peut qui varie entre 23 et 40 % du fameux PIB, c'est indicateur qui nous permet de mesurer la richesse. Je répète, la production domestique qui ne vaut rien comptablement représente de 1/4 à près de la moitié du PIB. C'est pas négligeable.
Ne me demandez pas de le chiffrer à l'Europ. Les heures de grandeur me suffisent pour dire il y a peut-être là une lacune à combler. Et surtout parce que je lis la presse ces temps-ci, c'est extraordinaire comme tout d'un coup, on se rend compte que le vieillissement démographique va coûter cher à la société en terme de retraite, en terme de de de coût de protection sociale.
Ça fait des décennies qu'on le dit, mais maintenant qu'on est confronté au problème, on dit "Ah bah oui, c'est vrai, on aurait dû écouter les experts à l'époque." Mais au-delà de ces conséquences financières du vieillissement, moi je voudrais dire les aspects positifs. que nous appelons dans notre jargon à nouveau le capital humain.
Or, la théorie économique la plus récente, vous allez nous dire, ils ont mis du temps les économistes à découvrir que parmi les facteurs les plus importants pour expliquer la croissance économique, c'était la formation, ce fameux, cette fameuse formation du capital humain. Donc, si nous voulons assurer la croissance économique, il faut former du capital humain. On le fait encore un peu mais excusez-moi de rajouter à la difficulté une difficulté aujourd'hui en France pour des raisons de fiscalité qui nous sortirait très rapidement du sujet de ce soir donc je ne vais pas insister mais il y a plutôt une fuite des cerveaux c'estàd le capital humain conforme il va à l'étranger pour des raisons de fiscalité que vous pouvez imaginer là encore c'est peut-être pas la meilleure nouvelle de ce soir pardon d'être non pas pessimiste mais réaliste.
En tous les cas, ces différentes méthodes d'évaluation nous permet de dire quand même que le coût d'un enfant, ça fait 9000 € par enfant et par an. Si vous multipliez 9000 par 20, je vous laisse faire le calcul, vous verrez que sur 20 ans de formation du capital humain, ça fait pas mal d'investissements qui mériteraient peut-être d'être pris en compte si on en croit la théorie économique, l'importance du capital humain comme facteur du développement. Voilà ce que l'économiste que je suis peut vous apporter comme élément de réflexion, même si vous n'avez sans doute pas besoin de toutes ces de tous ces chiffres et de ces données pour vous convaincre que pour des raisons culturelles, pour des raisons euh oui culturelles, je crois que la culture est suffisamment vaste pour englober tout ce qui a été dit suffit pour justifier cet intérêt pour la natalité, pour la famille.
En conclusion, voyez, je respecte mon temps, hein. Je crois que j'ai 3 minutes encore. Comprendra qui qui voudra.
Merci. Euh en conclusion et avant de vous transmettre le témoin parce que euh le scientifique que je suis euh maintenant voilà, j'ai dit ce que je devais dire et c'est à vous engager dans l'action politique de prendre le relais. Je vous proposerai quelques pistes.
D'abord, investir dans la famille, c'est juste et c'est efficace. C'est justice reconnaître que il y a une production qui est effectuée au bénéfice de tous et c'est efficace en terme de natalité qui est votre préoccupation première. Je ferai une analogie toutes les réserves qu'il faudrait mettre avec un autre thème qui nous éloigne encore mais on parle beaucoup de désindustrialisation de la France aujourd'hui et on a raison.
La France est désindustrialisée. Maintenant, on est et il faut il faut il va falloir y remédier. Et bien la perte d'investissement dans la famille, c'est un peu à l'image de la désindustrialisation de la France.
Investissement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire risque d'échec. Ah, l'investissement n'est jamais assuré puisque c'est une projection dans le futur.
Il faut admettre qu'on peut échouer. Il faut faire des paris sur l'avenir. C'est ça être entrepreneur.
Entrepreneur donc c'est prendre des risques, c'est investir et c'est supporter un coût initial. Ça coûte cher en espérant des retours sur investissement. Mais le retour sur investissement ne sera possible.
Et là, c'est très concret, très pratique ce que je vous dis. D' d'une part, si vous avez si vous suscitez la confiance, il y a plus de confiance dans la politique familiale aujourd'hui en France. Pourquoi ?
Parce qu'elle change tout le temps. Alors qu'elle devrait avoir une certaine durée parce que il suffit pas de mettre au monde des enfants, il faut les accompagner pendant 20 ans. Confiance, stabilité, ça a été dit dans les enquêtes, engagement.
Le mariage a perdu ce qu'il était à l'origine la le la création d'une institution, l'institution familiale. Il n'est plus du tout considéré ainsi aujourd'hui et c'est peut-être aussi une cause de préoccupation. Troisème idée à partager, il faut privilégier la liberté de choix.
Il s'agit pas d'injonction et là derrière les moyennes, il y a des réalités. Euh je pense qu'il vaudrait mieux permettre à une minorité de couple qui souhaitent avoir une famille voir une famille nombreuse de l'avir pour permettre à ceux qui ne veulent pas mettre au monde des enfants et surtout à ceux qui ne peuvent pas le faire de ne pas être montrés du doigt. C'est pas des moyennes.
Voyz deux enfants, c'est pas tout le monde deux enfants. Permettons à pour permettre à ceux qui n'en veulent pas de ne pas en avoir, permettons à ceux qui en veulent quatre ou plus de les avoir. Ça me semble être du bon sens là aussi. et donc privilégier la liberté de choix et la responsabilité.
Les mesures à prendre, elles sont multiples. Je les développe dans le livre qui avait été cité tout à l'heure sur le plan monétaire, sur le plan fiscal, sur le plan des retraites, sur le traitement des externalités, sur l'instauration d'un revenu parental, pourquoi pas sur la prise en compte du temps dans l'analyse. Là aussi, nous avons des des des des des contributions de scientifiques qui nous permettent de montrer qu'on ferait de grands progrès si on prenait en compte le temps.
Et pour terminer une proposition, tout à l'heure, j'ai dénoncé le fait que c'était la plupart du temps le ministre des affaires sociales qui s'occupait de la famille, ce qui me semblait être un peu curieux. Je propose donc, vous trouverez une terminologie plus courte, je ne suis pas un communiquant donc je vous fais confiance, mais je verrais bien moins un ministère des solidarités intergénérationnelles et de l'investissement familial. Voilà, un bon poste que je ne revendique absolument pas, rassurez-vous.
La feuille de route de ce prochain ministre, donc de la solidarité intergénérationnelle et de l'investissement familial serait le suivant : réunir l'image de la famille en soulignant son rôle décisif comme investissement. Je vous remercie. [applaudissements] 30 minutes. [musique] Merci monsieur le professeur pour la rigueur du sujet et du timing.
Nous adorons ça. Voilà. surtout moi.
Voilà, je dois dire sur le timing. Bien, on va poursuivre notre découverte de ce panorama et puis on va changer de de mode d'expression. Vous connaissez tous dans la salle, je pense, le média frontière qui est à la fois un site internet de la vidéo, du magazine papier, de la radio maintenant.
Et l'une de ces figures que nous verrons tout à l'heure, de ces figures les plus dynamiques, la journaliste Louise Maurice a travaillé sur un documentaire, sur un film dont le nom est éloquent, c'est Adieu les bébés. Et donc, nous allons en voir quelques minutes pour vous mettre l'eau à la bouche. Adieu les bébés. [applaudissements] Depuis 1964, le nombre des naissances dans notre pays s'était ralenti.
Depuis 1972, il chute. L'individu est considéré comme la norme, l'individu suprême, l'individu au-dessus de toutes les contingences. Nous sommes dans une société qui est individualiste.
Avoir un enfant me dégoûte. La vision des femmes enceintes ne m'est pas agréable. à la naissance du féminisme a eu cette idée que la femme avait besoin pour se libérer [musique] euh de ne plus avoir d'enfants.
Simone de Beauvoir euh détestait [musique] la maternité mais elle je pense qu'elle méprisait sa propre mère. de cette de cette insécurité, de cette délinquence [musique] que que connaît la France. Ce sont des signaux qui sont catastrophiques envoyés au aux gens qui qui voudraient avoir des enfants parce que on ne sait plus comment protéger nos enfants en fait.
Et la première chose, c'est qu'on a jamais demandé aux Français, d'ailleurs pas plus qu'aux autres européens s'ils étaient d'accord avec cette immigration. La natalité chute est plus particulièrement chez les Français de souche tandis qu'elle reste plus dynamique dans certains groupes issus de l'immigration. Ce constat, les médias l'évitent souvent par peur d'attiser les tensions.
Pourtant, il est là, brut, incontournable. Dans certains quartiers, les prénoms changent, les langues se diversifient, les habitudes culturelles évoluent. Alain Destex, ancien secrétaire général de médecin sans frontières et hommes politiques belges, s'engage sur les défis démographiques de l'Europe.
Dans ses analyses, il alerte sur la chute de la natalité comme un symptôme alarmant du déclin civilisationnel où l'idéologie et la politique migratoire masquent une perte vitale de notre identité collective. Mais la première chose, c'est qu'on a jamais demandé aux Français, d'ailleurs pas plus qu'aux autres européens, s'ils étaient d'accord avec cette immigration. Cette immigration, elle a été imposée si vous voulez par euh par Bruxelles, par l'État de droit, par la Cour européenne des droits de l'homme, mais en réalité, on n' jamais demander aux Français ou aux Européens si ils voulaient euh de l'immigration ou pas.
Alors, on a fait toute une série enfin les élites dirigeantes font toute une série de raisonnements soi-disant rationnels. Donc, on a besoin d'immigration pour payer les retraites. On n'en voit pas du tout prendre le chemin pour le moment.
Rien ne prouve que l'immigration aujourd'hui a un apport économique favorable globalement. Donc les études les plus sérieuses démontre qu'il n'y a pas des d'effets bénéfiques de l'immigration sur la France et sur les pays sur les pays européens. On a effectivement, comme vous le dites, l'équivalent d'une ville comme Toulouse en plus chaque année en France mais on n jamais demandé aux Français est-ce qu'ils veulent ça ?
Est-ce qu'ils sont d'accord avec ça ? Pour moi, ça c'est le point euh le point euh fondamental et c'est pas seulement valable pour la France, ça se pose dans tous les pays européens mais particulièrement dans quatre cinq d'entre eux, la France, les Pays-Bas, la Belgique, l'Allemagne et et l'Angleterre. Parce que c'est quand même sur ces pays-là que que se concentrent les les immigrés qui veulent parvenir en Europe.
Dans certains quartiers, les prénoms changent, les langues se diversifient, les habitudes culturelles évoluent. Pour beaucoup, ce n'est pas seulement un changement, c'est un sentiment de dépossession, de perte de continuité culturelle, d'un héritage qu'on a toujours vu se transmettre de génération en génération. C'est une inquiétude humaine, celle de voir son identité, ses repères, s'effacer dans un monde qui semble bouger trop vite.
À l'image d'une boule de cristal très réaliste, Mayotte, le 101e département français longtemps négligé, se révèle à nouveau. La société maorise, affaiblie par une immigration continue venant des comors de Madagascar et plus récemment de l'Afrique des grands Lacs nous donne un aperçu préoccupant de ce que pourrait révéler l'avenir si nous ne prenons pas des mesures pour limiter les dégâts. Mais euh Mayot, c'est c'est une catastrophe migratoire totale.
Euh la moitié un peu près de la population à Mayotte et d'origine étrangère et en situation euh d'illégalité. Euh dans les les maternités, euh 75 % des des femmes sont d'origine étrangère, des femmes enceintes sont d'origine étrangère et il n'y a que 17 % des naissances qui sont issues de deux parents deux parents français. Donc c'est extrêmement peu, moins de moins de 20 %.
Mayotte c'est une caricature de ce qu'il ne faut pas faire mais c'est ce qui risque d'arriver ailleurs si tous les verrous saudent si vous voulez. Alors en fait à Mayotte il y a beaucoup de bébés de papier. Donc quand une femme d'origine étrangère arrive en situation illégale, ce qu'elle cherche d'abord c'est de pouvoir se faire faire un enfant par un maoré donc qui est français parce que l'enfant sera automatiquement français et le la mère obtiendra automatiquement un titre de de séjour.
Donc c'est pour ça qu'il y a une disproportion parce que il y a plus de de femmes qui trouvent facilement un maoré français euh comme partenaire que que l'inverse. Dernière chose anormal à Mayotte, ce sont des bébés strictement de papier, c'est-à-dire par exemple un père biologique comorien ou malgache marié à une comorienne ou à une malgache qui a des enfants qui sont les siens biologiquement mais qui va payer un maoré français donc qui va aller à la mairie se déclarer comme le père de l'enfant. Donc l'enfant aura un PR biologique avec quel qui va l'élever avec On peut applaudir ce documentaire, [applaudissements] ce film.
Et donc du coup, on va arriver au cœur de notre sujet qui est finalement quel avenir pour euh pour l'Europe des enfants ou des migrants ? Et ça va être l'objet de notre table ronde et nous allons avoir autour de cette table ronde quatre personnalités. Euh le premier d'entre eux sera Rodrigo Balester.
Rodrigo Balester, il est espagnol mais il est il a une double casquette. Il est à la fois commissaire du gouvernement hongrois sur les questions de natalité. Il est également président du centre d'étude du MCC.
Le MCC, c'est le collège Mathias Corvin qui est à Budapest et qui est à la fois une grande université et un sing tank. Et donc il viendra nous parler de ce qu'a fait la Hongrie et les premiers résultats obtenus. Nous aurons également avec nous Sébastiano Capuano qui est un grand journaliste italien, vous l'avez reconnu à son nom, il collabore à H Journal et qui est le grand quotidien conservateur milanais et euh il nous parlera lui de ce qu'a déjà entamé l'Italie de notre cher Georgia Méleny.
Nous aurons pour servir quand même la cause nationale Eddie Casterman qui est député identité liberté de l'INE et qui suit particulièrement ces sujets là à l'Assemblée nationale. Et nous aurons évidemment Louise Maurice dont nous avons parlé et qui nous en dira un peu plus sur son documentaire et ce débat sera animé par Charles Deer que vous aviez déjà vu le 20 septembre et qui est conseiller politique au sein de la délégation identité liberté au Parlement européen. The flow is yours.
Allons-y. Madames, messieurs, c'est pour vous. [musique] [musique] Bonsoir à tous.
Nous nous réjouissons évidemment de vous voir aussi. nombreux aux soirées. Nous entamons directement cette table ronde avec cette question Louise puisque nous venons de voir votre reportage en tout cas une petite partie.
Quelle est sa jeunèe ? Est-ce que vous avez d'abord réfléchi à ce sujet comme journaliste, comme jeune femme, comme citoyenne ? Finalement, quelle est la source, la motivation qui a présidé à cette à cette réalisation ?
Déjà, merci beaucoup au groupe CR de parler de ces sujets, c'est extrêmement important. Merci beaucoup à Identité Liberté, à Marie Maréchal, Laurence Strofu, tous ces députés qui font en sorte et députés qui font en sorte de parler de ces sujets extrêmement importants. Effectivement, c'est un tout petit bout du documentaire qui parle principalement d'immigration parce que le sujet qui venait juste ensuite est notamment celui-ci, mais c'est un documentaire qui dure un peu plus d'une heure et qui aborde effectivement les raisons sur lesquelles à titre personnel je me suis sur lesquelles je me suis penchée.
C'est un exercice qui n'est pas habituel pour moi de me retrouver devant beaucoup de monde. Donc j'espère être à la hauteur. Mais merci en tout cas de cette invitation.
Ce documentaire, je l'ai réfléchi après avoir lu un livre qui est celui de Ev Vaguerland qui est professeur et qui a écrit de nombreux articles chez des confrères de frontières. Euh et en fait, elle a écrit un livre sur l'effacement des mères, la manière dont le féminisme a détruit la famille, le socle familial, les femmes aussi qui souhaitent avoir des enfants. Et donc j'ai lu ce livre et à la fin je me suis j'étais quand même assez alertée, assez inquiète parce que j'ai 25 ans.
J'annonce tout de suite que je n'ai pas d'enfant. Effectivement, je devrais peut-être pas faire ce documentaire euh sans avoir d'enfants, mais tout comme certaines féministes qui ont des enfants critiques le fait euh d'en avoir, je pense qu'en tant que femme qui n'a pas encore d'enfants, je peux rêver d'en avoir et je pense qu'on devrait toutes et tous rêver d'en avoir. car effectivement comme Jean Didier le Caillou le disait juste avant, il faut donner tout ça autour de la famille, il faut donner beaucoup de moyens autour de la famille parce que c'est pour moi beaucoup d'espoir, beaucoup d'amour.
Euh d'ailleurs euh je je pense qu'on y viendra aussi mais euh sur les raisons pour lesquelles euh tout ça se perd, mais je pense qu'il y a beaucoup de perte de sens et euh c'est sur c'est pour ces raisons que j'ai vraiment voulu euh faire ce documentaire-là et aussi parce que à 25 ans, je vois de plus en plus de femmes autour de moi euh se poser les questions, réduire leur désir de maternité parce qu'effectivement les chiffres parlent d'eux même. Nous sommes à 1,6 enfants par femme en France et nous sommes pourtant parmi les champions en terme de taux de fécondité, ce qui est assez inquiétant d'ailleurs. Mais le taux de renouvellement de population, c'est à 2,1 environ qu'il se situe.
Donc on n'est absolument pas au taux de renouvellement. Alors là, la journaliste d'extrême droite va parler mais effectivement en fait dans ce taux de 1,6 ce qui est assez flagrant c'est que ce ne sont pas essentiellement les Françaises de souche qui font des enfants et je pense que c'est important d'en parler bien que ça fera peut-être les gros titres et qu'on sera insulté de tous les noms et du retour des bottes noires et et en plus j'ai des botes noires, donc c'est terrible. Mais euh ce que je veux dire qu'il ne faut absolument pas avoir honte d'en parler et de parler de ce problème-là parce qu'il est important et que l'avenir se fait euh autour des enfants.
Euh les enfants, c'est l'avenir et je pense je pense que je parle déjà depuis longtemps mais euh tout ça pour dire qu'effectivement c'est pour ces raisons-là euh que je me suis concentrée sur cette question. Pourquoi les femmes françaises ne font-elles plus d'enfants et doit-on parce que c'est une question quelque part, doit-on dire adieu au bébé ? Cette question ne tarote pas simplement la rédaction de frontière.
Edy Casterman, elle a également mobilisé un semblant d'activité gouvernementale et politique. Notre bon président de la République a même voulu mener une politique dite de réarmement démographique. Alors vous êtes aux premièr loge pour constater les herments du macronisme.
Est-ce que concrètement à l'Assemblée nationale dans ses couloirs comme dans son hémicycle, vous voyez concrètement le réarmement démographique avancé ? Merci Charles, merci à tous d'être présents ce soir si nombreux pour ce sujet aussi important que celui de la vitalité démographique et de la natalité dans notre pays. Alors avant de répondre à ta question, je voudrais juste nous interpeller collectivement.
Nous qui nous nous revendiquons, vouloir faire de la politique, nous qui voulons agir dans la cité. Euh, on nous a souvent dit euh, "Allez voter, allez militer, engagez-vous, battez-vous dans les médias, battez-vous euh dans les urne et nous continuerons à le faire." Et avec Marian Maréchal, avec identité liberté, avec les conservateurs et réformistes au niveau européen.
Mais il faut avant tout évidemment se poser la question fondamentale dans cet engagement politique et celle qui prime par de surtout. À quoi cela sert de mener la bataille des idées des idées si nous avons si nous nous menons pas et nous n'avons perdu d'avance la bataille des berceaux ? À qui allons-nous transmettre notre civilisation ?
C'est la question fondamentale aujourd'hui en politique que ce soit au niveau français, au niveau européen et voire même au niveau mondial. Le premier acte politique, ce n'est donc pas voté. Le premier acte de contestation, de mobilisation, ce n'est pas la manifestation.
Le premier acte de civilisation, c'est faire des VB. Alors j'ai essayé d'accorder un peu le le principe aux actes et puis je voudrais d'ailleurs saluer ma femme qui est présente ce soir parmi nous et j'attends nous attendons notre premier petit bébé pour le mois de mars prochain. [applaudissements] Mais je voudrais au-delà de cette ce cas personnel individuel montrer quelle est notre responsabilité collective dans ce dans ce combat politique et nous devons faire en sorte que la natalité soit érigée en priorité politique et parce qu'on peut mener toutes les politiques que nous voulons, sans enfants, nous n'aboutirons à rien.
Et donc cette responsabilité politique nous appartient à nous politiques, appartient au journalistes, appartient à tous ceux qui sont engagés dans la société à un moment où la paternité, la maternité, la vie de famille est un acte politique au sens premier du terme puisque comme ça l'a été rappelé tout à l'heure, la famille est le premier maillon de la chaîne de la société. Mais c'est devenu aujourd'hui aussi créer une famille, être parent, être père, être mère, un acte militant. Et on en revient justement à tout ce qui a pu déconstruire cette politique natalie, tout ce qui a pu déconstruire et faire en sorte que nous en arrivions là.
Les causes sont avant tout éminemment idéologiques. Cela a été dit dans le reportage, ça a été dit par toi Louise à l'instant. C'est la corrélation de l'individualisme qui s'est implanté dans la société, qui s'est radicalisé, qui a décrié la la maternité, qui a dévaloriser la transmission, qui a présenté la famille comme un carcan face à l'émancipation individuelle qui nous a amené dans cette situation.
Et tout cela a été corrélé et même comment dire dépassé par des idéologies, le wisme, le féminisme radical, les idéologies LGBT qui ont euh qui ont comment dire qui sont revenus sur qui qui veulent détruire justement l'aspect d'héritage, de transmission, de maternité et qui ont fait que ces idéologies se sont infiltrées dans les médias, se sont infiltrées dans l'éducation, se sont infiltrés dans la culture et on finit par impacter les politiques publiques. Et donc là où nous avions des politiques publiques de la famille, en fait, nous avons par le socialisme mental en fait déboucher sur des politiques de simplement de petite gestion, comment dire économique qui ont considéré la famille non plus comme étant un but, un essentiel et un sanctuaire à protéger, mais comme quelque chose auquel il fallait s'attaquer, sur lequel il fallait faire des économies et qui n'étaient plus placés au centre de la politique et là nous y passerons certainement après. Il y a une succession évidemment d'étapes et notamment dans ces dernières années et notamment depuis 2012 le quinquena de France Hollande et dans la continuité par le quinquena d'Emmanuel Macron qui ont fait que la famille a été au centre des attaques et que aujourd'hui beaucoup de parents ou de potentiels parents qui voudraient avoir des enfants ne peuvent plus y accéder et créer une famille.
Nous constatons donc qu'il revient régulièrement Sébastien Caputo à la droite de régler, de solutionner les dégâts que la gauche a imposé à notre démographie à la fois sur le plan culturel et des politiques publiques. En Italie, il y a 15 ans, on comptait 576000 bébés qui naissaient par an. Aujourd'hui, on est en dessous de 400000 en Italie.
Et c'est un sujet que Georgia Méloni et plus globalement toute la droite italienne ont décidé de prendre à bras le corps. Oui. Bonsoir.
Bonsoir à tout le monde. Je parlerai en français donc vous vous m'excuserez si parfois je j'oublie des mots. Mais il est timide mais il parle très bien français.
Oui mais vous verrez dans quelques minutes. Et non. Merci Marion pour l'invitation.
Merci Charles pour euh pour euh animer cette cette discussion, hein. Euh oui, effectivement la situation chez nous, elle est elle est désastreuse mais on va pas euh souligner cela hein. Euh alors première chose en Italie par exemple où la où la situation est désastreuse, il y a par exemple depuis 5 ans un grand forum manuel qui s'appelle les états généraux de la natalité.
Est-ce qu'en France vous avez les états généraux de l'analité par exemple ? Non. En Italie, ça a été fondé il y a 5 ans par un citoyen catholique euh qui avait eu une expérience politique dans le Conseil de la capitale romaine euh mais comme civique sans appartenance politique.
Il a fondé ces étages généraux et en fait euh il y a eu la la 5e édition la 5e édition il y a il y a 5 jours mais c'est rien de subversif, c'est rien de révolutionnaire. Euh il y a 5 jours, il y avait le président de la République Sergio Matarel donc et il y a 2 ans, il y avait la présidente Georgia Mélogier à côté de de pape François. Euh donc déjà ça euh c'est pas une recette mais c'est déjà un message assez important et déjà rendre le problème systématique, pas idéologique parce que c'est rien de c'est rien de subversif ce qu'on est en train de faire maintenant.
C'est c'est très normal. Déjà ça ça peut aider à euh pouvoir parler de manière pragmatique euh sur le sujet. Euh première chose. 2è chose, ce que fait ce que est en train de faire le gouvernement italien euh depuis depuis 3 ans et demi euh avec la la présidente Georgia Meloni, c'est des mesures très pragmatiques déjà euh en en portant dans le discours public la question démographique et donc cela montre qu'il y a une volonté politique.
Euh première chose. Deuxième chose, elle est en train d'agir où elle peut euh sur l'achat dans pour les les appartements pour les jeunes couples. Première chose et deuxième chose sur l'augmentation et et des postes de travail et sur l'adcation adéquation adéquatement des salaires.
Euh parce que ce que disait même le président de la République il y a 5 jours, Sergio Bel disait "Il y a un retard démographique parce que euh les jeunes n'arrivent pas à avoir un travail, un appartement et cetera et cetera." Ça très pragmatique, très très concret. Si on veut euh disons augmenter la visuelle, donc Italie, Europe, qu'est-ce qui se passe dans le monde ? toujours très important euh on va le dire après.
Euh mais selon moi et je te je te repasse la parole euh cette crise démographique en fait n'est pas seulement une question européenne. Même les grandes puissances Chine, Russie et États-Unis sont en train de vivre la même euh le même problème. On sent que Sébastien est journaliste, il veut voler mes transitions puisque Rodrigo Balester, je voulais bien souligner que c'était pas simplement un problème latin euh cet hiver démographique.
Il n'y a pas que Paris et Rome qui sont touchés. C'est toute l'Europe qui souffre d'un défaut du nombre d'enfants par femme et qui met en cause l'avenir de notre continent et le leg possible de notre civilisation. Oui, merci tout d'abord pour cette invitation donc Mario Maréchal, Laurence Strochu et merci pour votre courage parce que défendre ces politique au Parlement européen et en particulier à la Commission femme, ça relève de l'héroïsme.
Donc le le on vit un un suicide démographique. Moi, je j'en ai un petit peu marre qu'on qu'on nous dise à chaque fois que la priorité numéro 1, c'est le changement climatique. Absolument pas.
Sûrement pas. Il y en a une qui est 1000 fois plus importante. Ce n'est pas l'écocycde, c'est le natalicide.
Et effectivement, [applaudissements] cela concerne pratiquement toute la planète, sauf l'Afrique. Je vous donne juste un chiffre. Aujourd'hui, le Nigéria a plus d'enfants que l'Europe et la Russie réunie.
Ça concerne également tous les autres continents. En Amérique latine notamment, le la natalité est également très très basse. Mais effectivement, s'il y a bien un continent qui est plus vieux que les autres, c'est l'Europe.
Et s'il y a bien un continent qui se permet le luxe idéologique de ne pas y penser, c'est bien le nôtre également. Et en particulier, effectivement, l'Union européenne qui, Dieu merci, n'a pas vraiment de compétences dans ce domaine-elà mais qui d'un point de vue du discours politique et bien fait pratiquement tout son possible pour que rien ne se passe de ce côté-là. Et effectivement, il y a toujours des exceptions à la règle.
Il y a toujours un des irréductibles gaulois et dans ce domaine là, c'est encore une fois la Hongrie. La Hongrie, ça fait quand même 15 ans qu'ils ont des politique familiale extrêmement ambitieuse en terme d'investissement. C'est dans entre 5 et 6 % du PIB par an qui sont en plus très ingénieuses et qui ont quand même le mérite de fonctionner.
Euh l'Hongrie était dans une dans une dynamique qui allait la mener au suicide démographique. C'estàd qu'en 2010, ils étaient à 1,2, ce qui est plus ou moins le taux actuel de l'Espagne qui est probablement le pire élève de la classe avec la permission de MATE. Donc moi, je suis dans une situation très schizophrène parce que d'un côté je suis espagnol et je viens du pays qui est en train de se suicider en chantant et j'habite et je travaille avec d'ailleurs beaucoup de motivation et de fierté pour le gouvernement qui s'occupe le plus de ce sujet-là et qui en plus le fait avec disons sans demander la permission à personne avec des une politique ouvertement conservatrice et qui a le courage de ses idées.
Laissez-moi vous donner juste quelques exemples. Alors, je vous promets pas de statistiques, mais quand même quelques mesures concrètes qui montrent que cette politique est courageuse et est également intelligente, très pragmatique mais ambitieuse en même temps. C'est une politique qui est centrée pas sur la femme mais sur la mère.
Très important. Dans les pays du nord, toutes ces politiques familiales finalement sont faites pour assurer un équilibre entre hommes et femmes. Ici, c'est la maman qui compte.
Et par exemple, depuis octobre de cette année, les mamans de plus de 3 ans de trois enfants et plus ne payent plus d'impôt sur le revenu et ne l'en payeront plus jamais. Don ma femme d'ailleurs, c'est une [applaudissements] politique également qui est basée sur la stabilité et donc certaines mesures donnent une prime au mariage, donc au couple mariés. une politique également qui s'occupe de un autre éléphant dans la salle, l'âge l'âge des femmes et donc effectivement qui encourage les jeunes ménages et les mères de moins de 30 ans qui donc les encourage plus que les autres.
Une mesure qui je trouve également très très pertinente. Certaines allocations, vous pouvez les demander. Une maman peut les demander à partir de la 13e semaine de grossesse.
Pareillement, une politique qui est basée sur le choix absolu, tout à fait flexible de la maman. La maman peut travailler si elle le souhaite. Elle peut revenir après quelques mois ou après quelques années en plein temps ou à temps partiel.
Et donc tout est pensé également, tout tourne autour de l'employabilité de la mère. Donc vous avez une absol vraiment une flexibilité absolue. Comme une famille, ce sont au moins trois générations, vous avez un congé grand parental.
Alors quand les grands-parents travaillent encore et que les et que les leurs enfants sont très occupés, et bien les grands-parents peuvent également bénéficier de ça. Les allocations scolaires sont conditionnées à l'assiduité de l'élève. Je crois que c'est un vieux débat en France chez nous c'est réglé.
Et encore une fois les politiques de logement et j'ai d'autres exemples à vous donner au niveau culturel, au niveau de la constitution mais je vous les laisse pour plus tard. [applaudissements] Edyby Casterman à l'applaudimètre cette inspiration conservatrice et ces mesures pragmatiques semblent recevoir le sentiment de la salle. Est-ce qu'il y a des choses dont idéel peut s'inspirer bientôt dans sa proposition politique ?
Tu parlais tout à l'heure justement de l'époque qu'on vit et de des offensives qui sont faites à la natalité, la famille à l'Assemblée nationale. Nous, on le voit tous les jours avec Ansicar Thba Meier et en effet, il y a des solutions possibles. La solution, elle est d'abord et avant tout idéologique.
On doit savoir comment se positionner par rapport à la natalité, comment on se positionne par rapport à la famille, comment on se positionne pour pouvoir promouvoir cette famille et on reviendra après peut-être là-dessus si le temps nous nous le permet. Mais mais elles sont aussi politiques et c'est en ce sens-là que nous nous combattons dans les institutions que ce soit au Parlement européen, Laurence Rochu, Marian Maréchal ou nousmême à l'Assemblée nationale ou après dans les autres les autres institutions. Euh elles sont évidemment politiques et elles ne datent pas que d'aujourd'hui.
Elles ont une filiation. Et je parlais tout à l'heure du quinquena de de François Hollande, le quinquena d'Emmanuel Macron qui lui a succédé. C'est les mêmes tenants et les mêmes aboutissants si vous voulez.
Et donc les solutions, elles se sont en trois étapes. D'abord, il faudrait revenir sur ce qui a été fait de mal et parce que rien n'est ne peut ne peut être n'est définitivement marqué dans dans le dans le marbre. Et en effet, des décisions politiques mauvaises ont été prises.
Je pense par exemple au plafonnement du quotient familial en 2013-2014 qui a euh amputé les familles de plusieurs euh centaines d'euros par an, par enfant. Euh et donc qui a réduit les capacités aussi des familles à avoir des enfants et à se projeter au niveau du logement, on l'a dit tout à l'heure, au niveau de l'éducation, au niveau des finances simplement du foyer pour avoir ces des enfants. On a aussi évidemment le retour indispensable à faire sur l'universalité des allocations familiales puisque comme vous le savez en 2015 le gouvernement de François Hollande et c'était la première fois depuis 1945 on revenait sur l'universalité des allocations fuméales a permis que euh on on désuniversalise, c'est-à-dire que on finalement les allocations familiales étaient versées au niveau des revenus et donc c'est ça devenait un système de redistribution. et non de manière universelle pour permettre à toutes les familles de France d'avoir des enfants de manière égale et de le promouvoir de manière égale et donc ça a impacté évidemment le des familles les familles de la classe moyenne et c'est 400000 familles qui ont vu leurs allocations divisées réduites et donc ce ça ça a été donc une politique de redistribution qui est paru évidemment injuste pour ces familles d'autant plus quand on les compare avec des politiques d'allocation qui sont données à des gens qui n'ont jamais contribué et qui viennent parfois de l'extérieur de nos frontières.
Et donc en comparaison évidemment, il faut il faut revenir là-dessus et et s'attaquer à cette universalité des des allocation famell. Et en plus si enfin si je peux donner un dernier exemple aussi, il faut revenir sur les allers-retours sur les congés paternité, maternité et cetera et notamment ce qui avait été acté du temps de François Hollande pour permettre justement aussi aux familles d'avoir le temps de sanctuariser du temps pour accueillir un enfant. Et la plus belle chose aussi qu'on peut offrir à un enfant euh c'est ne pas c'est ne pas aller travailler pour que quelqu'un d'autre s'occupe de son enfant à sa place.
C'est justement permettre aux mères et au père aussi dans une certaine mesure de s'occuper de leurs enfants. Et en cela, il faut revenir sur ces sur ces sur ces politiques. Un chiffre évidemment, tu l'as rappelé Louis tout à l'heure, un deux enfants par femme en 2014, c'est 1,6 aujourd'hui.
Il faut infléchir cette tendance. Le problème c'est que Emmanuel Macron et son gouvernement depuis 2017 sont dans la continuité justement de ces politiques qui avaient été entamées par les socialistes. Euh et aujourd'hui, on est passé au début du quinquena Emmanuel Macron à peu près 7300 naissances par an en France, à 660000 et donc nous sommes plus dans une légère baisse mais en fait dans une spirale de déclin.
Et nous le voyons puisque nous sommes actuellement sur le débat budgétaire que ces mesures qui vont impacter une fois de plus les familles n'ont pas n'ont pas terminé. Et donc nous nous sommes mobilisés pour nous opposer évidemment à tout cela. Et puis faut évidemment bah comme on le disait tout à l'heure aussi combattre idéologiquement et s'inspirer de nos voisins européens.
Des solutions ont été évidemment énoncées et nous nous inspirerons, comme Marion Maréchal le fait sur beaucoup de sujets aussi euh de nos alliés européens, de l'Italie, de Georgia Méloni ou de la Hongrie de Victor Orban. Comme tu le dis Eddie Cast dit, il n'est pas anodin que le gouvernement de François Hollande qui avait déclarer la guerre à la famille traditionnelle a décidé en même temps de moduler les allocations familiales. Et Rodrigo Balester, vous évoquiez justement cette bataille culturelle à mener si on veut que les mesures pragmatiques soient efficaces.
Oui. Et bataille culturelle, ça veut dire qu'il y a des ennemis culturels et il se sit de plus en plus à Bruxelles. Aujourd'hui, l'Hongrie déjà s'est fait confisquer des milliards d'euros parce qu'elle a une loi de protection de l'enfance qui interdit tout bonnement la sexualisation des enfants et et il liste concrètement la pornographie, la promotion de l'homosexualité, la sexualité gratuite et surtout la théorie du genre.
Ça nous a coûté des milliards déjà d'argent bruxellois he de confiscation. Donc quand on dit bataille culturelle, ce n'est pas abstrait du tout. Il y a des vrais ennemis culturels quoi.
Et on attend d'ailleurs un arrêt de la Cour européenne de justice dans les prochains mois qui va actter parce qu'on le sait déjà que effectivement au nom des valeurs européennes la loi hroise est illégale et contraire donc au droit européen. Je ne sais pas qui a donné un mandat à l'Union européenne sur la d'éducation sexuelle et affective des enfants, mais ils veulent se l'approprier. Et donc il y a effectivement, je crois que ça a été déjà souligné dans le dans les deux premiers discours de manière très très brillante.
Ce peut pas être qu'une question de PIB ni d'investissement. Il faut une révolution culturelle. Il faut redorer le blason de la maternité.
Et c'est un travail de longue haline, c'est également il y a des inercies à très long terme. Et vous savez la la Hongrie n'est pas forcément le l'antithesse de ça. Ce pays est quand même soumis également à la l'influence des réseaux sociaux, de toute une culture qui promeut les mêmes messages.
Après bon, la culture urbaine, forcément la natalité est moins forte à Butapest que dans les campagnes dans un pays très centralisé. Donc les grandes villes sont finalement aussi des ennemis de la natalité quelque part. Mais encore une fois, le combat culturel passe aussi par exemple avoir des messages très très clairs.
Et dans la constitution, la constitution hongroise a été amendée à plusieurs reprises pour trouver quand même des perles du genre que effectivement la famille est la base de la survie de la nation. C'est écrit noir sur blanc dans la dans la constitution hongroise qui est cette constitution qui protège, je cite, l'institution du mariage qui protège également le droit des enfants à être éduqués en fonction de leur sexe biologique. Ça paraît tout bête mais c'est révolutionnaire aujourd'hui et ça coûte des milliards quoi.
Et effectivement une constitution aussi qui rappelle que les mamans sont des femmes et les papas sont des hommes. Et encore une fois, ça coûte de l'argent, mais je trouve que les résultats sont très bons. En Hongrie, le taux de natalité est à 155.
Donc, on est quand même assez loin du 2,1. Mais déjà avec ces politiques, un soucide démographique a été évité. Et deuxièmement, je pense que pour un pays quand même qui n'a pas d'immigration et qui est en guerre ouverte avec l'Union européenne et qui paye un prix financier mais un prix très fort, et bien c'est quand même pas mal quoi. [applaudissements] Il va soit qu'à chaque session plainère, la délégation de Marion Maréchal vote évidemment contre tous les appels à geler les fonds pour la Hongrie sur cette question et je peux vous assurer que c'est tous les mois.
Sébastiano Caputo. Il y a un un homme politique français qui est particulièrement apprécié chez Identité Liberté, c'est Philippe Devil qui écrivait en 2016 dans les cloches sonneront-elles encore demain la phrase qui suit et qui habite une partie de votre réflexion. L'histoire c'est la démographie.
C'est elle qui l'enfante. Elle est sans pitié quand elle redistribue les cartes car c'est elle aussi qui commande toutes les dynamiques de puissance. Je crois que c'est aussi au cœur de la question de ce soir.
Et oui Charles, tout à fait parce que la sans démographie il y a pas d'avenir mais surtout comment raisonnent les grandes puissances internationales ? La démographie est une forme absolue de pouvoir euh face à l'histoire comme tu citais. Cela qu'est-ce que cela que veut dire ?
Comme on disait avant Rodrigo, euh les les grandes puissances Chine, Russie, États-Unis ont le même problème que l'Europe. Il y a une crise démographique que l'Afrique, tu disais et c'est le seul disons l'attitude qui n'a pas cette ce phénomène. Euh la Chine il y a 3 ans, elle a aboli la politique du fils unique et les Chinois ne font quand même plus de plus de fils. d'où la Chine, l'Inde est en train de dépasser la Chine au niveau de population.
Et cela que veut dire ? Que euh c'est clair, les recettes ne sont pas immédiates, efficaces tout de suite. C'est c'est sûrement une question non seulement civilisationnelle mais vraiment épocale, anthropologique peut-être, cognitive, je ne sais pas.
Euh mais qu'est-ce que puisque la démographie est pouvoir, que font les grandes puissances dont on citait ? À la différence de l'Europe, cela ne veut pas dire que c'est qu'on doit suivre parce qu'on a même pas les moyens technologiques et financiers pour le faire. Puisqu'il n'arrive pas la Chine, la Russie, les États-Unis à invertir la courbe courbe démographique inverser la courbe démographique.
Euh ils ils ils sont en train d'essayer de augmenter la l'espérance de vie, la longévité. Je sais pas si en France dans les médias ce cette petite vidéo a fait le tour il y a quelques mois ils étaient à Pékin pendant la parade militaire Poutine Vladimir Poutine et Shinping. Euh en off, il commence à discuter l'un et l'autre euh de la question de la longévité, de la course à l'immortalité et ils disent euh on peut on a déjà on a étudié déjà comment faire à vivre jusqu'à 130 ans.
Je sais pas si en France cette vidéo a tourné pendant dans les médias. Ça c'est très intéressant parce que il savait pas d'être enregistré. C'est rien de d'incroyable.
C'est dire que aujourd'hui même si on va voir déjà en Russie, il y a une philosophie qui est philosophie de 1er 9 qui s'appelle le cosmisme russe qui déjà étudié l'immortalité du point de vue euh scientifique et philosophique. Euh et donc il travaille sur la longévité. Euh si vous voyez même euh les investissements par exemple des grands technotopistes de la Silicon Valley aux États-Unis, par exemple PTIL pour faire Aran qui est le plus connu mais c'est pas le seul, ils investissent depuis des années sur des cliniques pour la cryogénie donc pour la cryogénie.
Donc puisque la démographie est pouvoir et puisque ils arrivent pas à à enverser cette courbe, ils sont en train de travailler à la longévité. Mais cela que veut dire que euh il faut pas forcément suivre parce que à propos de frontière, la frontière prochaine société post-humaine et transhumaniste. [applaudissements] Louise Maurice, on a parlé politique publique, on a parlé bataille culturelle, on a même parlé Peter Tele et affrontement des grandes puissances.
Vous, quels sont les retours que vous avez eu de votre reportage, de votre documentaire ? Est-ce que dans ce qu'on vient de dire là, vous voyez parmi les principaux ressorts que les femmes, les familles, les hommes aussi vous ont partager qui motiverait ou non l'augmentation de leur fécondité et le fait d'avoir demain 3 4 5 6 10 enfants dans les familles françaises ? Je pense pas forcément trahir de secret si je je le cite Pierre Mariev m'a envoyé un message qui m'a fait très plaisir la semaine dernière où il m'expliquait qu'une une magistrate l'a contacté pour lui dire qu'elle avait regardé mon documentaire et que ça lui avait donné envie de faire un deuxième bébé.
Donc c'était une petite victoire pour moi. [rires] Non non plus sérieusement j'ai eu j'ai eu beaucoup de retours effectivement sur ce documentaire. Euh d'ailleurs, je sais que parmi euh certaines personnes qui nous écoutent, euh certaines personnes ont témoigné parfois anonymement euh qui sont dans la salle et je les remercie d'avoir participé à ce documentaire.
Euh et j'ai eu beaucoup de retours positifs aussi, beaucoup de retours inquiets. Mais c'était un peu ma volonté d'inquiéter parce que je pense qu'il ne faut pas dans dans le camp des seins ce qu'on ce qu'on lit c'est effectivement qu'il faut choisir son camp quelque part et je pense qu'il faut à un moment choisir son camp soit vouloir mourir choisir le succide démographique ce qui est un choix pour certains qui sont qui ne veulent pas l'avenir qu'il veulent qui veulent s'arrêter à eux-mêmes parce que l'individualisme dévore effectivement chaque chaque personne de de notre génération, mais il y a aussi ceux qui veulent vivre et je pense qu'il faut choisir la vie de toutes les manières et et il faut choisir son camp de cette manière-là. J'ai beaucoup de personnes qui m'ont aussi envoyé des messages en me disant que ça leur faisait du bien qu'on parle de ces sujets parce qu'en fait ça fait des années, c'est ça la réalité parce que tout à l'heure on parlait des médias qui sont alors moi je je suis je suis dans le média de de frontière mais effectivement c'est des sujets qu'on tente d'aborder.
En revanche, beaucoup de de médias tantent au contraire, je vois j'y vois une sorte de sabotage des familles, une forme de diabolisation de la maternité, diabolisation du fait de choisir d'être mère parfois et oser dire que on veut une famille même alors qu'on veut plus une famille nombreuse, c'est ça vaut parfois d'être insulté, ça vaut d'être critiqué. Gabrielle Clusel que je reçois en tant qu'expert dans mon documentaire et maman de famille nombreuses en parle également de tout ça. Moi, j'ai des mamans qui m'ont confié effectivement la manière dont c'était vu comme des des des objets qui polluent, des suceurs de sang.
N'oublions pas certaines paroles notamment de Corine Meyer qui est une femme qui a écrit le livre No Kids et qui explique comment et enfin et pourquoi surtout ne pas avoir d'enfant. car raisons de ne pas avoir d'enfants. Comment autant détester surtout que entre parenthèses, elle est maman.
Donc je ne comprends pas de bon courage à ces enfants qui j'espère la laisseront peut-être en maison de retraite si c'est ça qu'elle voulait quelque part, c'est être seule et c'est ce qui va se passer pour ces personnes qui ne veulent pas d'enfant et c'est aussi le message que j'ai envie de passer aux personnes qui ne veulent pas d'enfant, c'est qu'ils vont finir seuls. Alors ne fais pas d'enfants, ne faites pas pardon d'enfants pour être accompagné. On ne fait pas des enfants pour soi-même.
Mes parents me l'ont toujours répété d'ailleurs, m'ont toujours dit "On sait très bien qu'on t'a pas fait pour nous". Mais euh le fait est que on fait des enfants pour un avenir parce qu'on s'aime aussi. Je pense qu'il faut un retour de l'amour.
Euh quand j'entends effectivement qu' quand qu'en Hongrie, il y a des des primes au mariage, il y a des primes à l'amour. Moi j'y vois des primmes à l'amour et il faut le retour de l'amour, le retour d'un socle familial de parents qui s'aiment, de parents qui montre l'amour à leurs enfants, qui leur montre autre chose que la sexualité dépravée, de la sexualité désordonnée, une façon vulgaire de présenter la famille et l'avenir. Moi, je vois surtout beaucoup d'espoir dans des familles qui sont solides et qui transmettent des valeurs à leurs enfants.
Et ça c'est ce que j'ai entendu aussi des retours qu'on m'a fait, c'est de remercier effectivement d'en parler et moi je remercie mes collègues parmi Maxime qui est avec moi dans la salle qui a travaillé avec moi sur ce documentaire là qui m'a accompagné et qui effectivement tous ces retours pardon m'ont permis quand même de réaliser que la question n'était pas suffisamment abordée et il y a on va dire un champ qui existe. très rapidement pour conclure effectivement sur la partie média. J'ai été évidemment donc pas surprise ni vraiment choquée mais on voit quand même que ce soir on est tous dans cette salle et peut-être que vous avez remarqué qu'on nous a donné l'adresse au dernier moment.
Nous sommes en train de de retrouver une forme de de clandestin clandestin attention genre de de de bêtises. On on est en train de clandestiniser ce genre de réunions qui sont pourtant autour de l'amour et de la vie et de la famille ce qui est merveilleux. On ne devrait pas se cacher de vouloir transmettre, de vouloir aimer.
Et vraiment en fait ce documentaire là n'est pas seulement pour alerter mais aussi un message d'amour. et et je veux que les gens s'aiment ça paraît très bête dit comme ça. Mais je pense qu'il faut aussi vraiment un retour de la confiance aussi entre les hommes et les femmes parce que on a eu pendant des années un discours néoiniste et féministe tout court parfois même si je sais que le collectif Nésisteis est là ce soir et je les adore et elles font un super travail.
Je pense qu'il faut effectivement un retour de l'amour entre les hommes et les femmes. Arrêter de détester les hommes. Arrêter de de se détester entre soi et de toujours se tirer dans les pattes.
Il faut au contraire s'élever. D'ailleurs, un enfant et je reprendrai les mots de Gabriel Clusel qui en parle dans mon documentaire, ça élève. Et je pense que faire des enfants, beaucoup devraient en faire pour s'élever, pour grandir et ne pas rester des adulescents à vie.
Ce qui est la cause aussi d'une société qui se meur et la France pourrait mourir et se suicider si on continue dans ce sens. [applaudissements] Rodrigo Balester. Finalement, cet hymne à l'amour sur lequel Louise Maurice vient de terminer son propos, c'est aussi la démonstration qu'il y a une question anthropologique derrière derrière cette lutte et que à la racine de cette bataille culturelle, il y a des conceptions antagonistes de la nature humaine et qu'il y a presque une guerre anthropologique en plus de la guerre culturelle qui est actuellement amenée.
Oui, absolument. Et je pense que Louise a déjà signalé un problème très très grave, c'est la guerre des sexes. Ce féminisme complètement hystérique et et accusateur en fait crée des antagonismes entre hommes et femmes.
Le pire exemple aujourd'hui sur la planète, c'est la Corée du Sud. La Corée du Sud aujourd'hui a 0,6 enfants par femme. Donc ça veut dire que quand dans 100 ans, ils vont passer de 55 millions à 15.
Donc ils sont quand je vais mourir, ils sont déjà en mort cérébrale. Ce pays a court le risque de disparaître. Et vous avez un mouvement lancé par des par des femmes, un collectif féministe qui était les quatre noms.
Nom aux enfants, non au maris, non au sexe, non au flirt. Qu'est-ce qu'elles sont venues faire sur terre ? je ne sais pas mais effectivement d'ailleurs qui était motivé d'une certaine façon aussi par aussi des hommes qui était qui était d'ailleurs bah déjà très très timide, très castré et en plus qui était très centré aussi sur la pornographie, une pornographie très agressive avec des vidéos de de d'intelligence artificielle qu'on lançait comme ça en fait on lançait en pâure des femmes dans des situations absolument abominables.
Donc on a créé cette idéologie a créé une guerre des sexes. On a tué finalement la courtoisie, la séduction. Et après, on pensait que d'ailleurs nous naïvement les gens de notre génération ont pensé que oh là là, regardez cette promise qui était sur Tinder.
Non, Tinder c'est un désert affectif, c'est un désert sexuel et effectivement on a on en fait on a créé les conditions pour que nos les jeunes générations ne puissent même pas tomber amoureux dans la perspective peut-être d'avoir une famille. Et donc effectivement très il est très important aussi de réaffirmer des des banalités mais qui aujourd'hui sont héroïques comme celle de la constitution hongroise. Les mamans sont des femmes, les papas sont des hommes par exemple.
C'est pathétique en fait de devoir le mettre noir sur blanc dans une constitution. Mais aujourd'hui encore une fois ça coûte des milliards et parce que vous vous avez certaines élites et très concentrées à Bruxelles notamment qui font tout leur possible effectivement pour contribuer à cette à ce à ce suicide démographique. Mais bon, il y a de l'espoir aussi.
Euh je pense que euh ce qui me plaît le plus de la Hongrie, c'est que ils ont souvent raison avant les autres. Ça leur coûte beaucoup d'argent mais il montre un petit peu l'exemple. Effectivement, il y a ça fait déjà 15 ans que ce pays a décidé de ne pas sous-traiter son existence, de ne pas sous-traiter sa survie à d'autres cultures et d'aller de l'avant, de se prendre en main.
Et ce n'est pas facile mais ça a l'air possible. [applaudissements] Il nous reste nous avons dépassé notre temps. Il faut donc conclure peut-être Eddie Casterman simplement sur le danger le péril migratoire qui nous en une minute qui nous qui nous guettete si nous n'arrivions pas à affronter cet hiver démographique.
Oui. Alors ça vous échappera pas que chez Ident Liberté nous misons davantage sur les berceaux d'enfants que sur les bateaux de migrants. Et donc c'est dans cet objectif là que nous combattons évidemment l'immigration massive.
Mais c'est évidemment une réponse aussi à apporter à tous ceux qui ont participé à cette déconstruction de la politique natalise, de la famille et cetera, qui sont aujourd'hui qui trouvent dans l'immigration le moyen de palier leurs errances. Sauf que l'immigration, le remplacement de nos enfants par des migrants, c'est un remplacement civilisationnel qui va venir. C'est un remplacement culturel, c'est une vision de la femme différente, c'est une vision de la société différente.
Et c'est demain avec le le déversoir de d'immigration essentiellement venant de pays araboom musulman et d'Afrique un remplacement culturel civilisationnel qui va advenir et c'est ce que nous combattons si je dois me resserrer à une minute chez identité liberté et avec les conservateurs européens. Merci à tous nos intervenants pour cette tabou [applaudissements] pour ce débat très riche et ces différentes expériences françaises et et européennes. Alors, puisque on va aborder maintenant le retour de l'amour, moi aussi je fais signe à ma femme qui nous regarde sur YouTube parce que nous sommes en live sur YouTube, Twitter et Facebook. [applaudissements] J'ai fait plaisir à ma femme et à Damien dans le même message.
Bien, maintenant, je vais non pas présenter parce que on ne présente pas Gabriel Clusel évidemment qui nous a rejoint sautant de d'un studio à une salle de conférence. Gabriel Clusel, vous la connaissez d'abord, elle est rédacteur en chef de Boulevard Voltaire qu'il faut soutenir et qui fait son travail héroïque depuis euh bientôt une dizaine d'années, 12 ans. Elle est évidemment elle est sur famille à la famille chrétienne, elle est à évidemment ses news européens, vous la vous la voyez régulièrement mais il y a quelques années, donc elle avait eu l'intuition que ça devait être le sujet du moment.
Elle avait voulu réagir à ce phénomène dit "No kids" en publiant tout simplement un livre qui s'appelle Yes Kids et qui est un plédoyer pour ces héroïnes du quotidien que sont les maères de famille nombreuses de famille nombreuses. Ce livre est également à côté de des livres du professeur Le Caillon. Donc à la sortie, vous pourrez espérer avoir l'acquérir et avoir un petit mot de Gabriel.
Et donc je vais demander à Gabriel de nous dire quelques mots sur ce Yes. [applaudissements] [musique] Merci de me recevoir. Merci Marion à Marian Maréchal pour son invitation et de se saisir de ce sujet qui est crucial.
J'ai l'impression que personne s'en rend compte. Euh merci au groupe ECR et merci à Louise Maurice pour ce qu'elle a dit. C'est toujours alors pardon, je viens d'arriver hein de fait, j'avais une émission sur C News, j'ai j'étais sur une moto taxi, je sais plus trop où j'habite là, mais j'ai vu la la fin de l'intervention et et c'est toujours très agréable de voir des jeunes femmes engagées sur ces sujets.
Alors, de fait, j'ai écris un livre qui s'appelle Yes Kids il y a quelques mois en réponse au livre No Kids. Avez No Kids 40 raisons pour ne pas avoir d'enfants. Alors, il est pas écrit en anglais, il y a que le titre, j'en aurais été bien incapable.
C'est du bon français. Enfin, enfin du français, je sais pas s'il est bon, mais voilà. Donc, et c'est ça traite de ce sujet à mon avis crucial.
Vous savez, la dénatalité de tous les mots formés par un déprivatif que nous connaissons aujourd'hui, des classements, des industrialisations, des civilisations. Et bien, la dénatalité, c'est sans doute le plus grave car il conditionne peu ou prout tous les autres. C'est la mère des batailles.
C'est la matrice de notre effondrement. Et d'ailleurs même ce mot de mère qui est la racine dans l'expression mère des batailles dans matrice et bien ça montre l'importance de la mer. Vous voyez, on parle souvent de mâle alpha mais la femelle alpha par excellence c'est la mer.
Elle c'est le point zéro de tout. [applaudissements] Il faut comprendre aujourd'hui que la puérophobie, pardon pour cette expression un peu cuistre, mais puisque comme on aime parler toujours de phobie, et bien parlons de la phobie des enfants d'ailleurs qui est qui est une peur des enfants strictens, et bien elle a elle a été intériorisée de façon très profonde au point que les incitations financières ne suffisent pas relancer la natalité. C'est tout un état d'esprit, un regard sur la mère, sur l'enfant, sur le père.
Alors, je dis pas que les locations ne servent à rien. Au contraire, parce qu'au-delà de l'aide pratique qu'elles apportent, c'est une reconnaissance de la société. Une reconnaissance de la société qui manque cruellement.
Louise Maurice l'a dit. Aujourd'hui, quand vous êtes maire de famille nombreuses, vous faites partie d'une de ces minorités de plus en plus minoritaires qu'on a le droit de moquer. C'est pas grave, on peut vous refuser un appartement parce que vous avez trop d'enfants.
C'est c'est pas un sujet, on peut s'en moquer. Tous les humoristes s'en moquent d'ailleurs. Euh donc ça ça fait partie des de cette catégorie de population qu'on peut dénigrer sans être poursuivi en justice ni rattrapé par la presse de gauche.
Donc les maires de famille ont besoin d'une reconnaissance. Ça c'est extrêmement important mais ces allocations sont nécessaires mais pas suffisantes. Alors il faut savoir que ce livre Noid a valu à son auteur alors Louise Maurice a eu raison de le rappeler.
Elle est croyante mais pas pratiquante hein parce que elle a tr deux enfants. Voilà. d'être élu 40 raisons de ne pas euh non d'être élu, pardon.
Euh oui, c'est ça. Parmi les 100 femmes les plus influentes du monde. Son livre euh Noki 40 raisons de ne pas avoir d'enfants a été traduit dans 11 langues.
Et je lisais là pour euh cette petite intervention pour me remémorer. Je suis allée sur internet et j'ai vu qu'il y avait une grande chaîne d'hypermarché qui l'a décrivait bon euh comme une icône de la contreculture pas politiquement correcte qui contreviendrait à un grand tabou. Alors, pas du tout.
C'est vraiment la transgression d'hypermarché de fait car elle est tout à fait dans le moule. Euh, aucun tabou là-dedans. C'est de d'avoir des enfants qui est devenu transgressif.
Ce sont les maires de famille qui sont rock and roll. La gauche a toujours réussi et je suis très impressionnée, ce tour de pass-p de tenir les deux bouts de la corde parce que elle est à la fois la norme et en même temps elle prétend être la transgression et la révolte. C'est quand même très fort.
Il y a rien de plus consensuel aujourd'hui euh de recommander de ne pas avoir d'enfants. Alors, pourquoi ? C'est peut-être une question que je me pose.
Pourquoi l'enfant est-il devenu de droite ? Voyez, c'est comme le climatiseur, la voiture, le je sais pas le cochon, le marché de Noël, c'est devenu de droite. Et pourtant au au début du 20e, Jeanette Vermer, je sais pas si vous connaissez Jeanette Vermerche, c'est la compagne de Maurice Torz, dirigeante du PC.
Elle dénonçait le maltusianisme qu'elle qualifiait de bourgeois et de réactionnaire. Elle prenait la natalité pour les ouvriers et c'est vrai que finalement c'est un réflexe un peu bourgeois. par exemple, on l'a vu ou en tout cas des des paysans qui voulaient tésoriser, on l'a vu pendant la guerre de 14, ils voulaient qu'un enfant pour pas disperser, diviser le bien.
Puis on a on a compris qu'après ça ne leur avait hélas pas porté chance parce qu'il y avait plus personne après la guerre pour récupérer ce bien. Donc c'est un réflexe finalement assez assez égoïste de ne pas avoir d'enfants, on pourrait dire presque bourgeois capitaliste. Et bien non, la gauche déteste le Oui.
Elle est puérophobe, je peux pas dire mieux. Euh le progressisme qui a déboulonné Dieu pour croire en l'homme ne croit pas non plus en l'homme. Elle elle accélère son extinction.
Alors moi je je comprends pas parce que pourtant plus on est de cerveau, plus on réfléchit hein statistiquement, plus on a de chance de de trouver des solutions. Vous savez notre civilisation, elle a été bercée par enfin des générations de petits français par le petit poussé. Vous savez ce compte de Charles Perot, je sais pas si vous souvenez de l'histoire, les parents décident d'abandonner le 7e.
Enfin, tous les enfants quand ils ont le 7e, c'estêtre la goutte d'eau qui fait déborder le vase, ils se disent parce qu'on peut plus les nourrir. Et ben c'est ce 7e qui finit par trouver la solution en mettant des petits cailloux pour revenir à la maison et qui enrichit tout le monde, ses frères et sœurs et ses parents. Et cette histoire, elle peut se décliner à l'ône d'un pays.
Alors, vous savez, on dit qu'il ne richesse que d'homme. Alors, c'est vrai que c'est devenu une situation qui est un lieu commun, mais le propre des lieux communs, c'est que bah ils ont été éprouvés par le bon sens populaire. Il faut se rendre compte, je pense que nous ne commençons qu'à voir le début de le début du début de de cet effondrement démographique.
C'est clapéritif là, vous voyez, c'est un peu comme d'ailleurs notre phénomène de vaste communiquant, le les phénomènes migratoires. Nous n'en sommes qu'en début parce qu'il y a une inertie des générations. Aujourd'hui, les boomers sont encore bon pied, bon œil pour beaucoup.
Ils s'occupent de leurs parents, ils aident leurs enfants, ils tiennent les associations. Je sais que parfois on les aime pas beaucoup mais néanmoins, ils étaient très nombreux, ils sont là et ils font pas mal de choses. Et le vrai, on va rentrer dans le dur après leur génération.
Et ça c'est il faut quand même en prendre conscience aujourd'hui et maintenant. Et et il faut aussi se rendre compte et c'est pour ça que moi ce livre je l'ai adressé quand même aux femmes que le phénomène Nokide est à la fois un drame intime et une catastrophe collective. Alors je pense que la catastrophe collective vous l'avez largement abordé mais c'est vrai qu'il y a deux dimensions privées et publiques et les deux sont liés.
Voyez, on peut parler à un moment de la dimension intime. Le 25 novembre dernier, c'était la journée des violences faites aux femmes. Ben moi, je dis quelle violence psychologique d'avoir convaincu je femmes de cette fake news selon lequel la maternité ne serait pas un privilège mais un fardeau et ce délance.
Il faut rendre se rendre compte qu'on conditionne les adolescentes. Vous savez, moi j'ai j'ai une institutrice qui me dit "Moi, je comprends pas euh quand on quand je demande aux petites filles en maternel qui veut être maman plus tard, elle lève toute le doigt et puis 25 ans après, il y a plus personne." Et alors, vous savez, les féministes, elles disent "Oui, les filles, elles sont conditionnées pour être mère, c'est le patriarcat la société, je sais pas ce qu'on veut tout ce qu'elle raconte mais elles disent que c'est un conditionnement. la maternité, c'est l'inverse aujourd'hui, c'est de ne pas être mère qui est un conditionnement parce que ou à quel âge on est plus proche de l'état de nature, à 5 ans ou à 25 ?
Ben évidemment à 5 ans. À 25 ans, on a eu le temps d'être largement modelé. Alors, on les dissuade pour des tas de motifs convergants.
Alors, écologique. Voilà. Alors, c'est ga mais c'est très bizarre parce qu'avant l'écologie, on l'appelait l'environnement.
Vous savez, c'est la nature, c'est pas rien. Le changement sémantique, c'est la la nature autour de l'homme. L'environnement, c'est fait pour l'envir environner, chef pour cheffer et cetera.
Donc, il y avait un centre qui était l'homme. Aujourd'hui, il y a une déesse GAA qui dévore finalement les enfants potentiels comme les comme les déesses antiques, vous savez, il fallait pour les calmer, leur donner des enfants. Bah, c'est ça.
Et on dit aux filles, finalement, on exploite leurs filles fibres altruistes en leur disant bah euh on dénonce par ailleurs le fait des de d'exploiter leurs fibres altruistes quand il s'agit de d'avoir des enfants, mais quand il s'agit de ne pas en avoir, on leur dit sacrifie-toi pour la planète. Alors, vous avez des tas de filles, voyez, moi ma enfin je vois des gens à la campagne qui m'expliquent "Ma fille ne veut pas d'enfant." Moi je sais pas au fin fond de la Veryon que ça va changer pour la planète si la fille de tel commerçant n'a pas d'enfant.
Voilà. Mais c'est c'est des souffrances profondes d'ailleurs pour les parents parce que c'est une rupture très très forte. Alors après, il y a des évidemment des considérations physiques, voyez.
Euh, on dit ça abîme le corps. Al, moi je vais vous donner un exemple très simple hein que vous devez connaître au Parlement européen. Euh il y a il y a deux femmes.
Purcila Van Derlen a eu sep enfants. Angela Merkel en a eu zéro. Je sais pas si Angela est tellement plus jolie que mais je vous laisse juge. [applaudissements] Et et c'est quand même un quelque chose de récurrent.
Dernièrement, le parisien a sorti un article sur les ses filles qui disaient qu'elles étaient se leur vie était foutue. Je foutu, c'est pas moi qui l'invente, c'est dans l'article. depuis qu'elles avaient des enfants.
Et alors, il donnait notamment comme argument euh que la maternité, comme si si vous voulez des phénomène peut-être passager au cours de la grossesse devenait euh des gravés dans le marbre pour la vie, que la maternité rendait euh faisait perdre les cheveux et rendait un continente. C'est sûr, ça fait pas envie. Voilà.
Bon bah écoutez moi je vous assure je suis ni chauve ni incontinente. Chauve pour le vérifier mais incontinente je vous la firme. Euh [rires] euh et alors on leur donne aussi des arguments économiques.
Là aussi il y a eu tout un battage, vous avez dû le voir, c'était avant l'été. On expliquait qu'élever un enfant jusqu'à 25 ans, c'était à peu près 250000 € soit l'équivalent d'une maison. Voyez, moi j'ai perdu sep maisons mais en même temps sans enfants, je sais pas ce que j'aurais fait dans mes sep maisons, voyez, je les aurais parcouru vides.
Bon voilà, c'est absolument euh mais c'est vrai que ça ça peut être angoissant. Voilà. Et puis on on les aide à accéder à cette à une dénatalité, comment dirais-je, définitive.
Est-ce que vous savez qu'aujourd'hui la ligature des trompes, moi j'ai appelé trois fois pour bien vérifier, est remboursé à 100 % pour les jeunes femmes de 18 à 25 ans ? Euh parce que c'est considéré comme un moyen de contraception. Ah ben c'est sûr, c'est un vrai moyen de contraception, c'est définitif là, c'est sûr.
Et donc vous avez peut-être vu ce témoignage, moi il m'a fait pleurer, je vous dirais honnêtement de tristesse, d'une jeune femme qui s'appelle Artoise, 23 ans sur Brut et qui explique que elle a décidé de de d'éradiquer sa fécondité. Voilà. 4 mois de réflexion quand même.
Le médecin demande 4 mois de réflexion pour toute une vie. Voilà. Euh donc dans un monde où on peut changer tout hein, de mari, de métier, il y a des passerelles maintenant pour changer d'études, enfin rien n définitif.
On permet à des jeunes femmes de décider à 23 ans parce qu'elles ont fait deux bobbyings et ont connu leurs petits frères qui les embêtent que elle n'aurait rien à faire avec les enfants et qu'elle ne voulait pas euh en avoir. Et c'est quelque chose qui qui est très fort hein. Dès l'adolescence on dit au aux filles finalement votre fécondité est à traiter comme une affection chronique comme le diabète ou la l'hypertension.
C'està dire c'est votre ennemi finalement c'est vous devez si vous voulez réussir il faut que vous mettiez pourtant cette dimension essentielle de la femme. Et aujourd'hui quand même encore malgré la dénatalité la plupart des femmes sont mères faut que vous la mettiez de côté vous le posiez sur le bord de la route pour courir plus vite et plus loin. Alors pourquoi je vous dis que c'est une violence ?
Parce que ça s'apparente presque à une castration. Vous savez la castration c'est quand on on on fait une ablation des organes de reproduction, bah là psychologiquement on les convainc. Voilà, vous savez, elles sont en haut d'une piste de ski et on leur dit bah si tu descends, ça va être atroce. tu vas tomber sur une plaque de verglace, tu vas te casser la jambe, c'est voir tu vas te tuer, tu vas tomber dans le ravin.
C'est sûr que si on leur dit bah oui, évidemment que dans les virages, il peut y avoir des des comment dire des sueurs froides. Évidemment que ça demande du de la sueur et du travail comme tout ce qui est beau dans ce monde hein. De toute façon, j'ai un enfant, c'est beau et donc ça demande du boulot.
Euh mais si on leur dit que ce sera une belle aventure, que l'air il sera pur et le ciel bleu, et bien évidemment euh elles ne elles ne elles ne le verront pas euh de la même façon. Alors euh Louise, vous parliez d'amour mais c'est vrai. Moi je repense à Saint-François d'Assise, pardon hein, je citeement ça il aimait beaucoup les animaux, vous savez.
Il aimait beaucoup les animaux Saint-François décide. Et je suis frappée de voir qu'à une époque où on parle des antispécistes partout, on va voir des chiens à la place des enfants, et bien on oublie cette part animale. On veut éradiquer cette part animale, on l'a éteint, qui est le désir d'enfant chez les femmes.
Et en fait, vous avez raison, il disait Saint-François d'Assise, la où est la là où est la haine que je mette l'amour. Bah, c'est exactement ça dont il s'agit. Euh parce que la dénatalité est une affaire de haine, je crois.
Vous savez quand la maternité est une affaire d'amour. Romain Gary disait avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube promesse qu'elle ne tient jamais. L'amour maternel, il est peut-être un peu maladroit.
Parfois, il des mères qui sont maladroites, je l'accorde, mais c'est le plus désintéressé, le plus proche de l'amour divin et la dénatalité, c'est la haine. Vous voyez, la haine de la fécondité, je l'ai dit, la haine de la maternité. Alors, vous remarquerez qu'on rend toujours le cerveau et l'utérus inversement proportionnel, hein.
Je vous renvoie la déclaration d'Emmanuel Macron qui disait : "Présentez-moi une femme de 7 ou hfants parfaitement éduqué." Je crois que les femmes conservatrices américaines qui sont un peu des calamitèes, faut pas trop aller les chatouiller. Elle lui a envoyé des tas de cartes postales en le en lui disant "Attends, je vais t'expliquer ce que c'est une femme éduquée avec ce qui sous cet enfants." Tu vois, c'était assez marrant parce que au même moment, Urula von derenienne était avec quand même quelques responsabilités mais bon.
Et bête et méchante, vous savez. Et ça et ça remonte loin hein. Je sais pas si vous avez entendu de parler de cette affaire.
Euh on vient de découvrir que vier au point, ce bouquin qui a été donné dans toutes les écoles. Moi j'ai je me souviens au collège Viper au point d'Hervé Basin. Et bien en fait c'est un fake comme on dit.
C'est-à-dire qu'on a découvert que euh c'était Hervé Basin qui avait des graves problèmes psychologiques. Il avait décrit sa mère Folcoche comme une horrible mère et que cette mère, elle était tellement contente de voir son fils qui jusque-là est un délinquant associable devenir un écrivain célèbre. euh et bien qu'elle elle l'avait jamais dénoncé cette injustice.
Elle s'était laissée euh enfin elle s'était elle avait laisser son fils détruire sa réputation. Et voyez ce livre c'est on est c'était à la au début des années 50 fin des années 40 on était au début de de des French théories de toute cette déconstruction des années 60. Ben c'était adoré par l'éducation nationale.
Il a devenu président du concours à cause de ce bouquin. Le reste, ces autres bouquins, person enfin il y en a eu d'autres mais personne les connaît. Donc la mère détestée, bête et méchante.
Euh la paternité aussi le le père parce que vous savez mes 68 a tué le père mais pas seulement le père le père de ceux qui manifestaient, le père qu'ils avaient en eux. Il ils ont tué le le père qui qui potentiel euh c'était le le le masculinarka qui a gagné. En fait, il fallait que la la vie soit une garçonnière éternelle et et les filles d'éternelles jeunes filles.
D'ailleurs, vous remarquerez qu'à ce moment-là, la mode a changé. C'est devenu, on est passé de Brigitte Bardau avec les les soutien gorges pigeonnants là et et les hanches épanouies à Jane Birking plutôt modèle planche chapin. Mais c'est pas neutre.
C'est pas neutre. Euh, on déteste l'enfant. Voyez ?
Parce que l'enfant, il vous fait vieillir, c'est évident. Une fois que vous devenez enfant, une fois que vous avez un enfant, bah vous vous êtes projeté dans la vie d'adulte. Alors pour un adolescent, évidemment, c'est pas évident.
Et puis en plus, on sait pas les élever les enfants. Je sais pas si vous avez remarqué ça parce que pour être aimé, il faut être aimable. Et comme on a instauré l'enfant roi, alors c'est vrai qu'il y a des hôtels, on m' on me dit souvent dans des émissions, tiens venez parler des espaces no kids dans les hôtels.
Bon, c'est vrai que je trouve ça scandaleux parce que voilà, c'est pas bien. Mais en même temps, je comprends que certains n'aient pas envie d'avoir la chaussure du gamin d'à côté dans l'assiette pendant le dîner de l'enfant qui est insupportable. En plus, on ne sait plus élever les enfants.
Moins on a d'enfants, moins on sait les élever. On est comme une poule devant un couteau. Donc c'est vrai que ça ne facilite pas le le désir d'enfant.
On déteste aussi la durabilité. C'est vrai qu'un enfant, une fois qu'il est là, vous pouvez rompre, divorcer, faire tout ce que vous voulez. C'est un peu la statue du commandaire de témoin de vos amours passés, c'est sûr.
Euh, on déteste la transmission sur tous les plans. C'est un lieu de transmission biologique, culturel, civilisationnel. C'estàd qu'on déteste la civilisation.
On se déteste en réalité parce que sinon pour se dupliquer faut s'aimer. En fait, les femmes ne s'aiment plus sinon elles auront envie de se dupliquer. Et on déteste ce que nous sommes parce que je vais vous dire tant qu'il y aura des petits enfants, on peut détruire les statues, brûler les bouquins, euh faire tout ce qu'on veut.
Et bien euh il y aura toujours des mœurs qui seront transmises une fois pour ceux qui l'ont, une façon de vivre pour tous dans l'intimité des cuisines. Il y aura une petite civilisation sur patte et bah celle-là on on nen veut plus de toute évidence. On n'aime plus l'autorité, on n'aime plus l'effort, on n'aime plus la dépendance.
C'est vrai qu'on devient dépendant. Et puis on on se figure que l'enfant restera à 2 ans. Ça c'est Corine, la grande fake news de Corine Meyer.
Vous savez, je sais pas vous avez lu le bouquin de Corine Meyer. Elle vous décrit toutes les fatigues que vous avez avec un enfant de 2 ans. Alors c'est charmant un enfant de 2 ans.
Pourtant c'est très très mignon. C'est vrai que c'est fatiguant. Et elle dit notamment, et ça m'a beaucoup frappé parce que je trouve que c'est la fake news suprême, elle dit euh voyez avec les enfants, c'est le dîner de con tous les jours.
Alors c'est sûr que votre quand votre enfant a 2 ans, vous êtes entre la purée et le petit suisse écrasé et vous parlez pas d'Aristote voilà mais même sans un enfant de 2 ans, je sais pas si on parle forcément d'Aristote pendant tous les dîners. Voilà. Mais mais moi je vais vous dire un truc, c'est que j'ai des enfants plus grands.
Enfin, mes aînés sont grands. Et bah quand votre enfant devient adolescent, et moi j'aime beaucoup l'adolescence, c'est un acharmant en fait, il passe sa propre éducation au crible de ce que vous lui au tamis. Enfin, tout ce que vous lui avez appris là, il le déconstruit un peu pour le reconstruire.
Donc il vient vous traquer dans vos incohérences. Voyez ce que je veux dire ? Vient vous dire "Non mais tu dis ça mais en fait pourquoi tu fais ça ?
Et tu as dit ça hier, mais pourquoi tu dis ça aujourd'hui ? C'est pire qu'un plateau télé avec LFI. Donc et donc je peux vous dire que il y a plus de dîner de con ou alors le con c'est vous.
Vous voyez ? Donc on voit bien que tout tout cette cette comment dire conviction que finalement transmise que pour la femme ce sera une fatigue épouvantable pour le père aussi et que il vaut mieux ne rien faire et bien c'est un leur absolu parce que c'est une joie évidemment à tous les âges. Ça peut être aussi un malheur je vais vous dire les enfants.
Ça peut être aussi un malheur parce que c'est un risque. Là aussi on aime pas le risque. Un enfant peut être peut mourir.
Tiens, voilà par exemple et et mais même le malheur disait Dostoyevski, c'est toujours vivre. Voilà. Et j'ai discuté pour écrire ce livre avec des femmes qui avaient perdu un enfant et elle me disait "Bah, je je suis contente quand même et j'en avais les larmes aux yeux mais de d'avoir partagé 20 ans de ma vie avec lui ou 15 ou voilà." Donc c'est c'est même ces sujets-là, on a le droit de les aborder.
Puis pour terminer, je dirais quand même que il faut arrêter de dire on comprend que les gens n'ont plus d'enfants avec le monde qu'on leur prépare. Ça c'est un truc, je le vois 1000 fois dans la journée, mais je sais pas pendant les épidémies de peste, la guerre de 100 ans, la je sais pas tout toutes les épreuves qui ont traversé notre pays. Heureusement que les gens se sont pas dit, on a qu'à arrêter d'avoir des enfants parce que on leur prépare un monde épouvantable.
Donc cette phrase-là, franchement, c'est plus possible parce que ce sont justement les enfants qui permettent euh de reprendre euh le dessus. Euh et puis comme il y a souvent une justice immanente dans ce bas monde, et bien c'est principalement la gauche promotrice de la dénatalité qui a été entendue 5 sur C par ses propres enfants. Alors, c'est pas pour ça qu'il faut pas la convaincre d'avoir des enfants, mais il est un fait que la génération Mitaran a eu peu d'enfants et que ces enfants de cette génération Mitaran n'en ont pour ainsi dire aucun.
Donc, ce sont plutôt les milieux conservateurs religieux, religieux de toutes sortes d'ailleurs où l'on cultive la stabilité familiale, voyez, propice à la construction d'un projet parental, que l'on continue à avoir des enfants. Je peux vous citer l'exemple par exemple d'Israël. Les juifs orthodoxes euh sont devenus tellement nombreux qu'à un moment, on leur a dit "Ah bah attendez, on vous avait dispensé du service militaire mais ça maintenant ça a pu être possible." Forcément, ils avaient beaucoup plus d'enfants que les autres.
Donc, il y avait des des équilibres qui se sont qui se sont modifiés. On peut dire, on dit je peux si c'est vrai que les Amiches ont contribué à faire basculer la la Pennsylvanie pour Donald Trump. Bon, je sais pas si on l'accorde plus d'importance qu'il nen ont mais il est possible qu'il y ait des équilibres démographiques qui qui soient bousculés dans les années à venir.
Voilà. Alors, à tous ceux qui se demandent qu'est-ce que je peux faire pour mon pays, bah arrêtez de dire qu'il faut sauver notre civilisation. Faites-le.
Ayez enfants. [applaudissements] [applaudissements] [musique] Alors, en conclusion de tout ce qui a été dit depuis l'exposé universitaire au témoignages vivants des uns et des autres et aux expériences, place aux politiques maintenant. Le sujet est clair, il faut maintenant des réponses, des mesures et c'est bien évidemment Marion Maréchal qui va le dire. [applaudissements] [applaudissements] Merci à tous.
Chers amis, évidemment, je commence par remercier nos passionnants intervenants du jour ainsi que les membres d'ailleurs du pôle projet identité liberté qui ont apporter donc un éclairage nécessaire sur ce sujet qui nous rassemble ce soir à savoir la natalité et la démographie. Euh je me permets en synthèse de rappeler alors parce que beaucoup de chiffres ont été évoqués ce soir mais en rappeler peut-être quatre qui sont probablement les plus significatifs puisqu'il y a désormais davantage de Français qui meurent que de Français qui naissent. dans notre pays chaque année, qu'il n'y ait jamais eu aussi peu d'enfants qui sont nés en France et en Europe d'ailleurs depuis 1945 et qu'en parallèle, il n'y a jamais eu autant de migrants qui sont entrés dans notre pays et sur notre continent.
Il y a, je le rappelle encore une fois, chaque année davantage d'enfants qui naissent au seul Nigéria que dans l'Europe entière et la population européenne qui représentait 14 % de la population mondiale en 1960 aujourd'hui n'en représente plus que 7 %. Et bien ces chiffres en réalité ce ne sont pas des données, ce sont des cris d'alerte parce que nous ne le mesurons probablement pas encore tout à fait mais nous sommes en train en effet de vivre un tournant historique aux répercussions durables. Et il n'y a pas si longtemps, nous n'étions encore que quelques-uns à sonner le toxin. oser affirmer, ce qui est pourtant une évidence que pour se perpétuer une famille comme une nation, comme une civilisation doit faire des enfants, oser affirmer cette évidence nous classer très vite dans le camp des câaux ringars, voire des dangereux réactionnaires.
Pendant longtemps, notre cyvisation a été bercée par l'antique message de la Genèse. Soyez féconds et multipliez-vous. Et bien, depuis maintenant quelques décennies, c'est ce slogan "Nous sommes trop nombreux sur la planète qui domine dans les esprits".
Ce sont les héritiers de Maltus, tous ceux qui avaient fait du rapport Midos du club de Rome dont vous vous souvenez peut-être qui en avait fait leur nouvelle Bible qui nous explique au contraire qu'il faut décroître, qu'il faut réduire et qu'il faut même limiter les naissances. Et bien évidemment, ce message essentiellement né dans l'esprit européen, ce message qui se voulait mondial et universel comme nous en avz l'habitude, et bien a eu d'abord et avant tout un impact sur nos naissances à nous en Europe, ces naissances européennes. Et aujourd'hui, bien la conséquence, elle est dramatique, c'est que les Européens de moins de 15 ans sont désormais moins nombreux que les Européens de plus de 65 ans.
Et il aura fallu pas moins de 10 ans de décroissance démographique française. Il aura fallu une chute de la natalité de 20 %. C'est absolument vertigineux pour qu'enfin nos élites commencent à se pencher sur le sujet.
Et pour cause, puisque depuis maintenant quelques mois, la natalité est au cœur de presque tous les grands débats de notre temps. On en a longuement parlé ce soir. Ce sujet évidemment central historique de la transmission et de la préservation de notre identité. le sujet des retraites tiens qui occupe aujourd'hui l'ensemble du débat budgétaire, notre modèle social, ce fameux état providence, le sujet de la compétition économique, le sujet du rang et de la place que nous voulons avoir dans le monde.
Et bien évidemment, aucun de ces sujets, aucun de ces sujets n'échappe à la loi du nombre et donc au sujet des naissances. Et c'est vrai que on ne compte plus depuis maintenant quelques jours le nombre d'articles et de reportages qui ont été consacrés à ce sujet de la natalité. Et je dois dire que même l'ineffable Patrick Cohen y a consacré un éditorial hier et nous avons vu ainsi les terribles courbes à l'écran dans le temple du politiquement correct.
Quelle émission c'est à vous. Et hier à peine, c'est la cour des comptes cette fois qui publiait un rapport intitulé démographie et finances publique. C'est un rapport très dense mais aussi très clair qui et bien a trois titres de synthèse.
Premier titre, un basculement démographique qui amenuise l'exception française en Europe. Deuxème titre, des effets profonds sur les finances publiques. 3è titre, une faible appropriation des tendances démographiques dans la programmation budgétaire des questions pour l'avenir.
Voilà. Alors ça en langage de la Cour des comptes, ça signifie alerte maximale. Et il y a 6 mois, le président Macron probablement s'entend l'air du temps, a lui-même marqué les esprits en parlant de la nécessité d'un réarmement démographique.
Et depuis l'Assemblée nationale a été lancée une mission d'information sur les causes et les conséquences de la baisse de la natalité. et en parallèle une consultation qui d'ailleurs se terminera demain qui a été engagée pour interroger les Français sur précisément les déterminants de la natalité et leurs expériences et leurs attentes en la matière. Alors tous ces ces débats, ces grandes réflexions finalement pour tenter de comprendre, d'analyser les raisons qui ont mené à la spirale de la natalité des raisons qui objectivement sont évidentes.
Parce que cet effondrement démographique, il tient à la fois et on en a beaucoup parlé ce soir à des raisons idéologiques, à des raisons culturelles, mais aussi et c'est probablement le plus grave à des choix politiques. Il y a aussi une responsabilité humaine derrière l'accélération de cette tendance. Parce que finalement, comment peut-on s'étonner que des jeunes qui sont bombardés depuis maintenant des années par l'idée que nous sommes trop nombreux être encore envie de faire des enfants ?
Comment s'étonner que des jeunes qu'on arrose de catastrophisme climatique et à qui on explique que la simple existence des humains contribue à la fin du monde et moins envie de faire des enfants ? Le maltusianisme, l'écologisme de gauche sont de puissants rayons non pas paralysants cette fois mais stérilisants. Alors on pourrait sourire finalement de l'explication et de ces causes, mais en réalité elles sont avérées.
Il y a une récente étude fond d'apol qui a été publiée et qui démontre que l'écoanxiété puisque c'est le terme est le facteur central et le facteur central pour 20 % des Français de moins de 35 ans qui ont renoncé à la parentalité. Et malheureusement, comme l'a d'ailleurs très bien démontré Gabriel Clusel, l'idéologie Nokits bénéficie d'un puissante écho culturel et médiatique. Combien d'articles et de reportages jusqu'à TF1 pour parler du regret d'être maire ?
On a même donné un nom à cette tendance qui s'appelle Reting Motherood. Combien de couvertures de magazine, combien de reportages pour vanter le mode de vie child free ? Le terme anglais signifiant bien l'idée derrière.
Les enfants sont une aliénation, libérez-vous. après 68 et son jouir sans entrave, nous voici maintenant dans le jouir sans enfants. Il n'y a pas que le mode de vie d'ailleurs dont on fasse la publicité puisqu'on parle aussi allègrement et on met en lumière toutes les solutions techniques et médicales pour se débarrasser de ce poids.
Tu en as d'ailleurs encore parlé Gabriel puisque magnifique signe d'une avancée entre les sexes désormais même les hommes y ont le droit avec l'éloge de la vasectomie et on voit ainsi sur certains médias en particulier sur les réseaux sociaux des jeunes hommes nous raconter avec fierté comment ils se sont privés à jamais de la possibilité d'avoir une descendance. L'individualisme qui domine aujourd'hui tente à poursuivre éternellement la quête d'un mode de vie adolescent jusqu'à considérer comme une contrainte inacceptable sa propre continuation et cela est donc désormais présenté comme un modèle. Nous en arrivons à une inversion totale où ce sont les familles.
Ce sont ceux qui font le choix de faire des enfants et qui rendent donc un immense service à la collectivité qui sont finalement indirectement pointés du doigt comme des égoïstes et comme des pollueurs. D'ailleurs, un symptôme particulièrement marquant de cette tendance, c'est le développement d'un tourisme dit adultes only dans lequel finalement les enfants ne sont plus les bienvenus dans les hôtels ou dans les clubs de vacances au prétexte de ne pas gêner la la tranquillité et la sérénité des adultes sans enfants. Je vous laisse imaginer le scandale que cela aurait pu être si l'on avait vu cette même pratique autorisée pour des personnes âgées au prétexte et bien que madame prend trop de temps à payer à la caisse ou prend trop de temps à monter l'échelle pour sortir de la piscine.
Bien légitimement, vous en auriez été indignés, mais quand il s'agit des enfants, manifestement cela ne pose de scrupule à personne. Et d'ailleurs, l'un des aspects de cette offensive idéologique et culturelle qui est profondément ancrée, c'est une sorte de renversement du soupçon d'égoïsme. Il ne pèse plus sur ceux qui ne veulent pas se charger d'enfant, mais de ren avant, il pèse sur ceux qui cèdent à leur désir d'enfant en projetant de nouveaux êtres dans un monde où ceuxci risquerait d'être malheureux.
Et tout ceci a été particulièrement bien analysé par le philosophe Olivier Ray dans son tout récent ouvrage des fécondités où il analyse cette situation comme le symptôme d'un désordre civilisationnel majeur, le signe d'un monde qui ne croit plus en lui-même au point de refuser de se continuer. Et pourtant et pourtant c'est ce qui doit nous rendre optimiste. Malgré tout cela, envers et contre tout cela, le désir d'enfant dans notre pays reste relativement élevé.
Il est d'ailleurs supérieur au nombre d'enfants et c'est bien là la donnée centrale qui devrait être observée par les dirigeants politiques. Alors que le taux de fécondité s'établit désormais à 1,6 bientôt 1,5 enfants par femme, le désir exprimé lui est de 2,3 enfants. L'écart est évidemment conséquent.
Il soulligne que le désarmement démographique, c'est aussi la conséquence de choix politique. C'est le résultat direct des choix idéologiques des gouvernement socialistes, Hollande puis Macron. Tu en avais parlé et dit le démantellement du quotient familial, la suppression de l'universalité des allocations, l'effondrement du congé parental réduit à pot de chagrin passé de 600000 bénéficiaires en 2011 à environ 200000 aujourd'hui.
La politique familiale a été détournée de sa vocation pour devenir un simple instrument de redistribution et ce sont comme d'habitude les classes moyennes cœurs battants de la nation qui en sont malheureusement les premières victimes. Ce n'est en réalité pas totalement une fatalité démographique. C'est d'abord et avant tout une faillite politique.
On estime l'impact de la politique familiale française depuis les années 60 à 5 à 10 millions de français en plus. Ce chiffre suffit à illustrer le coût du démantellement de cette politique familiale par les socialistes. L'appauvrissement des actifs, le travail qui ne paaiit plus avec une solidarité reposant toujours sur le même petit groupe contribue aussi à décourager la natalité.
Imaginez que dans les années 70, il fallait 15 ans pour doubler son niveau de vie. Aujourd'hui, il en faut 80. C'est évidemment difficile de se lancer dans un projet familial dans ces conditions, surtout lorsqu'en parallèle, on constate que le coût d'éducation d'un enfant augmenté de 40 % de 40 % au cours des 10 dernières années.
En matière de logement, cette fois dans son livre Les balançoires vides, l'économiste Maxime Bayi démontre notamment qu'un jeûne aux salaires médian a perdu 20 à 25 m² de surface habitable, soit l'équivalent de deux chambres. On sait que la hausse des loyers aux USA a fait baisser la fécondité de moitié dans certaines zones. Moins de soutien financier, plus de difficultés à concilier vie professionnelle et vie familiale ainsi que des conditions de logement dégradé, éparpiment des familles.
Tout cela a logiquement entraîné une baisse significative de la natalité. Mais dans tous ces domaines et c'est la bonne nouvelle, nous bénéficions de leviers pour agir. Prenons par exemple la question des modes de garde, sujet sur lesquels la France est particulièrement défaillante aujourd'hui.
En Norvège, on a observé que la hausse du 10 % de mode de garde, c'est-à-dire des différentes possibilités de garde, a provoqué une hausse de la fécondité de 0,1 enfants par femme. Et c'est la même chose en Allemagne. Plus près de nous politiquement, la Hongrie tombée à 1,25 enfants par femme en 2010 a redressé sa natalité à 1,52 en 2022 grâce à une politique incroyablement volontariste largement appuyée sur des déductions et même sur des exemptions fiscales et la facilité d'accès au logement que nous a parfaitement exposé Rodrigo.
Alors cela peut quand on connaît mal le détail prêter à sourire quand on évoque une progression de 1,25 enfants à 15 et peut-être encore davantage quand je donne des exemples de politique ayant permis une progression de 0,1 mais j'aimerais que vous mesuriez l'impact réel des différences en apparence limitée entre pays. Sur X, l'économiste Sylvain Catherine proposait la comparaison entre un pays avec un taux de fécondité à de 1,8 enfants par femme à un autre à 1,4. Le second, donc à 1,4 aura presque deux fois moins de petits enfants que le premier.
Quatre générations plus tard, le premier donc à 1,8 enfants comptera 5 fois plus d'enfants que le second. Alors, dans un monde où la fécondité s'effondre partout, en réalité, gagner quelques dièmes de taux de fécondité est absolument capital. et en ayant une vraie politique permettant de concilier davantage vie professionnelle et vie familiale, notamment à travers un vrai investissement dans les modes de garde en incitant au maintien de logement à taille familiale, notamment dans les nouvelles constructions et en instaurant bien sûr la priorité nationale en matière de logement social, en réhaussant le quotient familial, en compensant et en récompensant par une exonération totale de l'impôt sur le revenu à partir du 3e enfant sur le modèle hongrois. et peut-être pourquoi pas en réfléchissant à des propositions plus audacieuses comme par exemple imaginer une dégressivité des cotisations sociales, des retraites notamment en fonction d'une are d'enfant puisque de fait les parents aujourd'hui qui investissent du temps, de l'argent sur des futurs cotisants et bien cotisent autant que ceux qui n'ont pas d'enfants. ce qui interroge évidemment sur la reconnaissance qui devrait leur être d et le bénéfice qu'ils apportent infin à la société.
Mais je veux insister sur un point qui à mon sens permet de sortir de toutes les caricatures. Il ne s'agit pas de contraindre qui que ce soit évidemment à avoir des enfants. En revanche, il s'agit de donner la liberté à ceux qui le souhaitent, d'en avoir et même d'en avoir davantage.
Le taux d'enfant par mère et non par femme, la distinction est ici importante et vous allez le comprendre, est étonnamment stable dans les sociétés occidentales. un peu plus de deux enfants par mère. Une famille standard dans nos sociétés, c'est deux enfants et il y a même un peu plus de familles de trois enfants que d'enfants uniques.
Et l'étude fond de juin dernier que je citais précisément démontrait que 75 % des Français de moins de 35 ans qui ont des enfants désirent un avoir un ou même plusieurs autres enfants. Donc la possibilité que nous voulons redonner, c'est celle faite au couples de finalement choisir le nombre d'enfants qu'ils espèrent. Et je crois que le meilleur message que nous pouvons envoyer aux extrémistes féministes vociférants dans l'hémicycle lâcher nos utérus et bien c'est tout simplement de leur répondre de lâcher les nôtres et de nous laisser avoir les enfants que nous souhaitons avoir. [applaudissements] Alors, rappelons pour mener ce combat culturel et politique que la natalité c'est d'abord la solidarité et au fond ce sont peut-être d'abord nos aînés qui devraient être les plus préoccupés par la dépopulation vers laquelle nous avançons.
La solidarité intergénérationnelle, la solidarité au sein des familles, le soin que la société peut apporter à ses plus anciens est évidemment aussi conditionné par sa vitalité. Pour que les plus jeunes puissent prendre soin des plus anciens, en tort faut-il, c'est une évidence, que ces jeunes soient nés. La natalité, c'est aussi la compétitivité.
Ça a été rappelé par le professeur Lecaillon. La natalité, la politique familiale, ce n'est pas une dépense. En réalité, c'est un investissement.
Parce que la décroissance démographique, c'est avant tout la récession économique. À l'horizon 2040, une poursuite de l'effondrement de la natalité nous coûterait 5 points de PIB. 5 points de PIB, c'est-à-dire pas moins de 75 milliards d'euros.
Bien sûr, l'impact serait aussi majeur sur le marché du travail avec une diminution d'un million d'emplois, rendant ainsi notre système de protection sociale et en particulier celui de nos retraites absolument impossible à financer. C'est évidemment l'un des prétextes qui est très largement utilisé par le gouvernement pour poursuivre l'immigration de masse dont tout démontre pourtant qu'elle aggrave en réalité la situation sur nos comptes sociaux sans régler précisément ce problème du financement. La compétitivité de notre pays et de notre continent, c'est aussi ce nombre d'habitants.
Alors, pour ceux que la comparaison avec l'Afrique rebute, je me permets de signaler qu'il y a eu moins de naissance dans l'Union européenne en 2024 qu'aux USA et cela même qu'il y a 120 millions d'habitants de plus dans l'Union européenne. Parce que nous le savons désormais, ça a été une fois de plus dit ce soir, le phénomène de la dénatalité est mondial. Les dernières projections de l'ONU ont renversé la perspective longtemps répondue.
Le taux de fécondité mondiale est tombé de 2,25 enfants par femme contre 3,3 en 1990. La population mondiale devrait commencer à décliner à partir des années 2080. Autrement dit, nous ne faisons pas face à une explosion démographique, mais plutôt à un déclin démographique global.
Et dans ce contexte, chaque nation a plus que jamais le devoir et j'aurais même envie de dire le droit de viser le renouvellement naturel de sa population, non évidemment par hostilité envers les autres, mais par fidélité envers elle-même. Parce qu'une société qui n'assume plus le renouvellement de sa population prépare son effacement et bien sûr, en l'occurrence en France son remplacement. Parce que la natalité, c'est la continuité.
Aucune politique de civilisation n'est possible sans une politique nataliste claire et assumée. Avoir des enfants est un acte de confiance envers l'avenir et un engagement pour la continuité de notre peuple. Il n'y aura plus de France s'il n'y a plus d'enfants français.
Les choses sont aussi simples que cela. C'est pourquoi je ne peux que vous encourager et encourager à travers vous les Français à rester fidèles à la vieille Maxime qui vient clore les comptes de fé dans notre beau pays. Ils vécurent heureux et ils eurent beaucoup d'enfants.
Heureux et avec beaucoup d'enfants. Car oui, bien au-delà de tous les c de tous les taux de fécondité, de tous les chiffres parfois inquiétants, parfois rassurants que nous avons pu évoquer ce soir, bien au-delà de toutes les mauvaises politiques à réformer et de toutes les bonnes politiques à mener, à voir des enfants, c'est d'abord connaître un bonheur à nul autre pareil. Et pour conclure, je vous dirai, comme je le dis désormais régulièrement, à tous ces jeunes qui viennent me voir un peu anxieux et qui et bien me posent cette question simple.
Que puis-je faire pour mon pays ? Comment puis-je m'engager ? Comment puis-je être utile ?
Comment puis-je servir ? Comment puis-je contribuer à inverser finalement la tendance ? Et bien au-delà bien sûr de l'engagement politique, de l'engagement militant, de l'engagement électoral ou simplement du fait d'être un bon citoyen qui se rend aux urnes.
L'engagement le plus immédiat, le plus simple, le plus évident, le plus important, le plus vital, c'est d'abord de fonder une famille. Et donc je leur réponds : "Faites des enfants. Faites des enfants.
C'est le meilleur service que vous puissiez rendre à notre nation et probablement le plus utile face au défis immenses que nous allons devoir traverser." Et puis je leur rappelle aussi cette phrase magnifique qui m'avait marqué lors de mes lectures adolescentes. Phrase d'un des ouvrage de Jacques Trémolet de Viller qui disait "Toute l'espérance du monde se trouve dans un berceau." Merci à tous et merci à tous nos intervenants. [applaudissements] [applaudissements] Merci à tous.
Soirée passionnante. Je pourrais remercier effectivement toutes les les équipes d'identité liberté sous la houlette de Philippe Vardon d'avoir organisé cette journée. Merci aussi aux équipes du Parlement européen.
Vous allez pouvoir dans quelques instants quitter cette salle et peut-être multiplier les selfies. Je voulais vous donner une information capitale qui est que c'est bientôt Noël et donc vous trouverez aussi sur cette table la famille au cœur de l'économie du professeur Le Caillon. Vous trouverez également Yes Kids de Gabriel Clusel et également le stand des Nemmésis auprès desquels j'ai acheté un superbe t-shirt dont je suis très fier.
Merci à tous. Excellente soirée. Faites des bébés. [applaudissements] [musique]
Marion Maréchal