Discours Annie Genevard - AG FNEC Sisteron
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07Invité politiqueFait
« Vos systèmes pastoraux, à l'heure où le changement climatique impose partout ces contraintes, apparaissent comme des modèles de résilience capables à la fois de valoriser les ressources fouragères, d'entretenir les paysages, de soutenir l'économie rurale et ici, plus qu'ailleurs de contribuer à la protection des forêts contre les incendies. »
- 0:52Invité politiqueFait
« Depuis plusieurs années, la filière fait face à une baisse des volumes de lait, à des prises insuffisants pour soutenir l'investissement, à une hausse des charges notamment énergétique. »
- 1:36Invité politiqueFait
« C'est pourquoi la question du revenu reste au cœur de mon action. Elle passe, vous le savez, par la capacité à mieux répercuter les coûts dans les négociations commerciales. »
- 3:04Invité politiqueFait
« Aucun texte, si vertueux soit-il dans ces principes, ne doit ignorer la réalité de vos exploitations. Je serai pleinement engagée pour défendre votre modèle. »
Temps de parole
- Annie Genevard100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Monsieur le président, cher Joël Mazard, chers amis, permettez-moi d'abord de vous dire combien je regrette de ne pas pouvoir être parmi vous pour l'ouverture de votre assemblée générale ici à Sisteron. J'aurais souhaité être à vos côtés, accompagner vos échanges sur un territoire qui incarne si fortement l'âme de votre filière. Mais je tenais néanmoins à vous adresser ce message. Votre territoire, celui de la Provence et des Alpes du Sud, abrite un élevage souvent fermier, enraciné, exigeant, profondément lié aux équilibres naturels.
Vos systèmes pastoraux, à l'heure où le changement climatique impose partout ces contraintes, apparaissent comme des modèles de résilience capables à la fois de valoriser les ressources fouragères, d'entretenir les paysages, de soutenir l'économie rurale et ici, plus qu'ailleurs de contribuer à la protection des forêts contre les incendies. Des modèles précieux qui doivent être reconnus, soutenus et défendus. Je m'y engage pleinement et je sais fort heureusement ne pas être seul dans ce combat.
Chacun d'entre vous a pu compter ces 20 dernières années sur l'engagement sans faille de Jacquingrade pour lequel j'ai une amicale pensée et dont les réussites seront poursuivies, j'en suis certaine, par Joël Mazar qui lui succède aujourd'hui. Votre assemblée générale intervient dans un moment que je sais difficile. Depuis plusieurs années, la filière fait face à une baisse des volumes de lait, à des prises insuffisants pour soutenir l'investissement, à une hausse des charges notamment énergétique. Une équation complexe qui traverse d'ailleurs une large part du monde agricole et fragilise des équilibres déjà précaires. C'est pourquoi la question du revenu reste au cœur de mon action.
Elle passe, vous le savez, par la capacité à mieux répercuter les coûts dans les négociations commerciales. J'ai toujours défendu avec fermeté le respect des lois et galimes tout au long de la chaîne. Je continuerai à le faire avec la même détermination, y compris dans le cadre de la loi d'urgence agricole. Au-delà de la question du prix, protéger vos productions, c'est aussi vous préserver de la prédation, des pertes irréparables qui l'engendre et auxquelles je ne peux me résoudre. Là encore, le projet de loi d'urgence agricole permettra d'adapter les mesures de gestion à la pression réelle de prédation.
Des réponses concrètes, proportionnées et efficaces seront apportées qui compléteront celles que j'ai prise en février par voie réglementaire. Car si vos troupeaux ne sont pas protégés, c'est la richesse même de vos productions qui est menacée. Parmi celle-ci, je pense bien sûr aux crues. Je sais votre engagement au sein de l'ANICAP dans le cadre du plan de sauvegarde les crues. Cette démarche est essentielle. Elle montre que les filières savent collectivement faire progresser leurs pratiques, renforcer leur résilience, tout en garantissant un haut niveau de sécurité pour le consommateur.
Enfin, avant de conclure, je veux vous assurer de ma vigilance sur les discussions européennes en cours, notamment sur le transport animal. Aucun texte, si vertueux soit-il dans ces principes, ne doit ignorer la réalité de vos exploitations. Je serai pleinement engagée pour défendre votre modèle. Une filière d'excellence championne en Europe qui ne doit pas être fragilisée par des normes déconnectées du terrain. Mesdames et messieurs, les élevages Caprin sont au cœur de notre identité et de notre souveraineté alimentaire. Les Français comme votre ministre, ils sont profondément attachés et tout sera fait pour soutenir vos productions. Je m'y engage.
Je souhaite à chacun une excellente assemblée générale et je vous dis à très vite.
Annie Genevard