PS, Boris Vallaud, carburants, Iran... Olivier Faure dans le "8h30 franceinfo"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Olivier Fort, bonjour Agath Lambré, bonjour Paul, bonjour à tous, bonjour Paul la rout et bonjour à tous ceux qui nous écoutent. Merci d'être avec nous sur France Olivier Fort, on imagine que vous n'avez pas passé un très bon weekend car Boris Vallot, ben on va on va l'expliquer ensemble. Boris Vallot, le chef des députés socialistes, a décidé avec ses troupes de quitter la direction du parti.
Euh, il vous reproche une direction solitaire, une stratégie d'isolement et d'enlisement. Il vous reproche de brutaliser vos partenaires aussi. On écoute Boris Vallot, il était l'invité de France Inter il y a quelques minutes.
Quel est le sens de cette de cette démission ? C'est que l'on prenne au sérieux mon inquiétude. Que l'on prenne au sérieux l'inquiétude de beaucoup de militantes et de militants qui ont le sentiment que nous ne sommes pas prêts, que nous ne nous préparons pas à une élection présidentielle qui ne rassemblera à aucune autre.
J'ai le sentiment que nous avons un collectif qui est défaillant. Olivier Fort, c'est votre première réaction ce matin sur France info. Que dites-vous à Boris Vallot et quelle conclusion vous en tirez ?
Bon, d'abord, dans quel contexte sommes-nous ? Nous sommes à un an d'une présidentielle dont chacun à gauche devrait avoir conscience du fait que elle est possiblement une élection où l'extrême droite peut l'emporter et donc notre responsabilité est immense et donc nous devons éviter à tout prix toute forme d'irresponsabilité. Qu'est-ce que je cherche à faire depuis des semaines voir des mois et je dirais même des années ?
À rassembler l'ensemble de la gauche nommé en choniste pour pouvoir avoir une candidature qui permette d'accéder au second tour puis au second tour de rassembler les françaises et les français face à l'extrême droite et de l'emporter. Il est irresponsable Boris Vallot si on vous écoute bien. Donc ce que je dis c'est que nous devons tous être responsables et que ce que je cherche à faire c'est une entreprise qui est inédite, difficile que nous avons réussi à mettre en œuvre au moment des municipales mais que nous ne sommes pas sûr de réussir au moment des présidentiels.
Et justement Ballo parle de collectif défaillant parce que là vous dites moi je veux emmener avec moi lui il vous dit le collectif il y en a pas au sein du parti socialiste. dit vous nous consultez pas, vous n'organisez pas assez de région. AZ tous en tête le fait qu'il y a des bureaux nationaux, qu'il y a parfois oui pas assez enfin je pense que ceux que nous avons connu n'ont pas donné la meilleure image non plus de ce que nous étions et nous nous organisons semaine après semaine des rencontres avec toute la gauche de Ruffin à Gluxman pour prendre la formule consacrée.
Et cette semaine encore avec Boris, avec celles et ceux qui me sont opposés dans Parti socialiste, nous avons rencontré les écologistes. D'ailleurs, ils sont venus, y compris dire eux-mêmes pourquoi il tenaient à une primaire. Et Boris était présent, il a pu dire ce qu'il avait à dire.
Il n'a pas rencontré l'assentiment des écologistes et il est parti au milieu de la réunion. Alors pourquoi il fait ça aujourd'hui selon vous Boris Vallotà ? Est-ce qu'il vous avait prévenu et pourquoi il fait ça selon vous ?
Je n'avais pas été prévenu mais peu importe, ce n'est pas ça le sujet. Le sujet c'est que nous devons parvenir à un moment à une entente globale qui suppose donc de trouver à la fois un accord sur un projet. Nous y travaillons.
Je vous rappelle que les socialistes ont mis en débat un projet qui est un projet donc qui a été dans l'ensemble hier a été Chloé Ridel qui a qui fait débat dans la société française, dans les médias, qui fait débat aussi au sein du PS et qui vot reprendre la question d'Ag. Pourquoi il fait ça ? Ah mais j'en sais rien et vous l'avez peut-être entendu tout à l'heure sur face inter.
Moi je ne sais pas si c'est pour convoquer une nouvelle gauche pluriel. C'est exactement ce que je fais. C'est exactement ce que semaine après semaine, je tente de bâtir.
Et c'est la proposition qui fait ce matin organiser euh des rencontre d'une nouvelle gauche pluriel avec ceux qui veulent d'une primaire, ceux qui n'en veulent pas. Euh vous lui dites mais c'est ce que nous avons encore fait cette semaine en fait, y compris avec lui. Donc je vous le dis, moi je cherche une solution.
Je ne suis pas là fracassant, tranchant, essayant de de tirer la couverture à moi. Je vous dis simplement que je cherche une solution qui permette à toutes et tous d'avancer parce que la réalité c'est qu'on ne peut pas dire à la fois que on serait dans une forme d'isolement et en même temps se couper de celles et ceux qui sont nos partenaires. Ce que je regrette, c'est que nous soyons aujourd'hui dans une situation où au fond on laisse penser que un seul parti, le Parti socialiste, pourrait à lui seul gagner une élection présidentielle et les élections légitises qui suivront.
La réalité, chacun la connaît. Aucun parti n'est h tégémonique à gauche et que ça suppose à un moment qu'il y ait une entente sur à la fois un projet et sur un processus de départage qui permett de candidat. Justement, on va en parler mais je voudrais qu'on écoute une archive.
Euh c'était il y a 8 ans. En 2018 sur France Interre. À l'époque, vous étiez euh candidat pour prendre la tête du Parti socialiste et vous disiez ceci : "Si je devais comparer euh le Parti socialiste à un bus, ce serait un bus où euh tous les dirigeants se disputent le volant, où tous les copilotes sont sur le côté avec chacun une direction.
Et comment voulez-vous mettre vos enfants dans ce bus là ? Est-ce que vous avez envie de les mettre dans ce bus là ?" La réponse effectivement c'est non.
Il est comment le bus aujourd'hui ? Mais malheureusement euh l'ancien candidat au pos de premier secrétaire que j'étais avait tout à fait raison, c'est que si en fait on souhaite que les Français et les Français retrouvent confiance à la fois dans la politique et dans ce que nous sommes, cela suppose qu'à un moment nous soyons à la hauteur du moment que nous décrivons nous-mêmes comme angoissant, inquiétant et potentiellement délétaire. Mais 8 ans après Olivier, vous êtes toujours à la tête du bus socialiste et l'état, regardez l'état dans lequel est est ce bus.
Est-ce que je crois je crois Agat Lambré avoir sauvé ce parti à plusieurs reprises 2019 les européennes 2020 les municipal 2021 les régionales et les départementales 2022 après une présidentielle catastrophique arrivé à revenir malgré tout avec un groupe parlementaire à l'assemblée 2024 le nouveau rond populaire qui a permis là d'être en tête de l'élection après le 2e tour. Bref, enfin vous vous rendez compte que à chaque étape et même encore au dernière municipal, vous rendez compte qu'à chaque étape, j'ai cherché une solution qui permette de mettre le plus grand nombre autour de la table et de faire en sorte que nous puissions avancer. Et donc cet objectif là, je ne m'en départirai pas.
C'est la raison pour laquelle j'ai été réélu comme premier secrétaire à quatre reprises et c'est la raison pour laquelle je vais continuer à chercher une solution. Et je ne suis pas de ceux qui bricolent dans leur coins. Je suis au contraire à chercher avec toutes et tous à faire en sorte que nous puissions avancer.
À quoi servirait de dire écoutez euh nous allons avancer tout seul et puis on verra bien si les autres suivent. Karim Ol, j'ai une question. Karim Boomran, le maire socialiste de vous appelle à démissionner.
Vous êtes désormais minoritaire à la tête du Parti socialiste. En démocratie, quand on est minoritaire, on s'en va. Non, non, mais attendez, Rambamran, il est il est majoritaire peut-être.
Non mais franchement, il y a des congrès, c'est comme pour les élections en fait, vous avez des gens qui sont élus pour une certaine durée. J'ai été élu jusqu'au prochain congrès qui aura lieu au lendemain de la présidentielle et donc je continue mon travail sur la base du mandat que j'ai reçu et je vais chercher à Mais d'ailleurs, je discute tout le temps et en permanence avec y compris celles et ceux qui me sont opposés. Oui mais vous avez été élu grâce au soutien de Boris Vallot et ses amis qui vous lâchent comment vous allez faire ?
Non, j'ai été élu par les militantes et les militants. Mais sans eux, vous n'iez pas de majorité et c'est la raison pour laquelle je d'être en minorité donc en difficulté. Sans les militants, je n'aurais pas été majoritaire mais [raclement de gorge] donc c'est avec les militants que je vais continuer à construire et y compris avec celles et ceux qui me sont opposés.
J'essaie de compré j'essaie de comprendre en fait ce que dit Boris Valot ce matin. Il dit je veux réunir l'ensemble des forces de Rupin avec Luxman. Bah c'est exactement ce que je propose.
Et je veux appelons appelons ça la nouvelle gauche pluriel. Ça m'est égal. Si la question c'est de trouver un nouveau nom à cet ensemble, il y a pas de problème pour l'appeler nouvelle gauche plurielle.
Donc vous êtes d'accord avec son idée d'organiser des rencontres de cette gauche là. Ceux qui veulent la primaire, ceux qui ne la veulent pas. Et attendez, pardon, je termine juste.
Il propose donc des rencontres de de ces différentes gauches qui se mettent d'accord ensuite sur un programme commun, un contrat de gouvernement et un accord pour les législatives. Qu'est-ce que vous lui dites ce matin ? Oui ou non ?
Mais c'est très exactement ce que je cherche à faire depuis des semaines et des mois. Est-ce que ça marche ? Cette semaine encore nous avons eu une réunion à laquelle il a participé avec les écologistes simplement ce que donc vous êtes d'accord vous dites oui Boris je reprends ta proposition ou pas mais c'est pas sa proposition c'est ce que je fais tous les jours mais je fais pas mienne une proposition qui est déjà la mienne.
Je dis simplement que entendre il faut entendre ce que nous disent nos partenaires. On ne peut pas leur dire écoutez mettez-vous derrière nous allons nous choisir un candidat et puis vous vous mettrez derrière obligatoirement. Non, ce qu'il faut c'est aussi non parce que lui il propose un candidat socialiste désigné et ensuite un processus de départage du candidat.
Il dit pas c'est le candidat socialiste qui va imposer ses vues. Il dit choisissons d'abord un candidat socialiste et ensuite fait pas semblant. C'est ce qu'il dit.
Et ensuite départageons euh la stratégie. Est-ce qu'on fait une primaire pour le désigner ou est-ce qu'on fait une coalition ? Et lui il plaide pour une coalition quand vous vous plaidez pour une primaire.
Je mais la la difficulté dans laquelle nous sommes, c'est que si vous dites "Je veux une coalition", mais pour l'instant les partenaires disent "Mais attendez, on veut bien nous une coalition" à une condition, c'est qu'on ait la règle de départage. C'està dire que c'est un peu trop facile de dire "On va en fait rentrer tout le monde dans l'entonoire et puis à la fin on vous dira qui est le candidat." Non, en fait ce qu'ils veulent savoir quelle est la règle qui permet d'arriver à un candidat.
Et je vois que les Françaises et les Français qui sont interrogés pour le biais des sondages à 85 % disent ils veulent une primaire de la gauche et des écologistes. Alors est-ce que nous y parviendrons ? Je n'en sais rien parce que même si je le proposais aujourd'hui, la réalité c'est que si je le propose et que une partie Raphaël Gluxman, François Hollande et cetera n'y venait pas et bien nous serions dans une situation où en fait nous n'aurions pas trouvé une façon d'avancer.
Et donc moi ce que je cherche c'est une façon d'avancer collective et c'est la raison pour laquelle depuis plusieurs semaines, je vous le répète, je vois tout le monde de Rufin à Guxman et je crains même d'être le seul à chercher, à parler avec chacun et de mettre ensemble les uns et les autres. Vous venez de citer l'ancien président François Hollande, il a été interrogé je dire sur France 3 sur cette crise au Parti socialiste. Pour lui la conclusion est très simple.
J'en tiens à la conclusion et cette conclusion me va tout à fait. Il n'y aura pas, que chacun le comprenne bien, il n'y aura pas de primaire pour désigner un candidat avec la gauche au-delà du Parti socialiste. C'est fini que chacun le comprenne bien, c'est terminé.
Est-ce qu'il se trompe Olivier fort François Hollande ? Bon, François Hollande défend son propre point de vue. Il a son propre calendrier, le mois.
Il a choisi un autre périmètre puisque lui-même ne reconnaît pas d'accord avec les écologistes, avec les anciens insoumis, avec les communistes. Il considère que les socialistes doivent se rassembler avec Raphaël Gluxman exclusivement. Bon, écoutez, moi ce que je crois c'est que la politique c'est des dynamiques mais c'est aussi un peu d'arithmétique et que quand on se rappelle que Lionel Jospin a n'a pas pu aller au second tour de l'élection présidentielle à une époque où il était le sortant enfin le premier ministre sortant où il avait réalisé les 35 heures, les emplois jeunes, la loi l'exclusion, la la couverture maladie universelle, bref qu'il était l'auteur de la gauche plurielle et malgré tout il lui a manqué deux bulletins de vote par bureau.
Et pour cette raisonlà, seulement, il n'a pas été au second tour. Et là, François Holand nous explique en gros que il faudrait dans un moment où je l'ai dit, aucun parti à gauche n'est en mesure de se qualifier tout seul, faire cavalier seul, solitaire et exclure toutes celles et ceux avec qui nous avons tout construit depuis des années et avec lesquels nous avons cherché au contraire à bâtir une offre commune. Et donc moi je défends une œuvre commune.
François je finis je j'entends aussi que François Hollande hier nous a dit contre toute forme d'évidence contre tout ce que le groupe socialiste a défendu pendant le débat sur les retraites. Il a dit moi j'étais simplement pour la suspension de la réforme des retraites mais 63 ans ça me va très bien. Ben non moi 63 ans ça ne me va pas.
Vous voulez revenir au 62 ans dans le programme du parti mais attendez moi je suis enfin pardon mais que ce soit clair quand même Olivier fort les autres partis ont déjà soit leurs candidats soit leur processus de de départage. C'est ce que dit aussi Boris Vallot. Nous on traîne on se met pas d'accord primaire ou pas primaire.
Est-ce que vous allez vous battre pour luiême il faut mais l'ambré franchement enfin on ne peut pas passer son temps à parler uniquement du processus. Moi, je veux parler aussi du fond et c'est la raison pour laquelle je répondais sur la question des retraites. Maintenant, sur la question des primaires, Bris Valallot dit quoi ?
Il dit il faut arriver à se parler les uns avec les autres. Bah, je dis continuons à parler les uns avec les autres. J'ai bien compris qu'il ne voulait pas de primaire.
Il y en a d'autres qui veulent une primaire. Vous voulez toujours une primaire. Mais moi je veux C'est ce que j'ai dit là aussi, c'est public et c'est pas nouveau.
Je dis que je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permet de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun ce dont je ne me départis pas, c'est l'idée d'un candidat commun ou d'une candidate commune parce que s'il n'y a pas de candidat commun, il n'y aura pas de deuxième tour pour la gauche et nous irons à la défaite, peut-être même une défaite honteuse parce qu'elle conduira à l'extrême droite au pouvoir et donc cela je n'en veux [grognement] pas et c'est la raison pour laquelle je vais continuer à discuter avec les uns et les autres avec Boris Valot y compris avec avec toutes celles et ceux qui socialistes ne veulent pas de primaire comme avec ceux qui en veulent une parce que nous devons trouver une solution et que c'est trop facile d'arriver sur un plateau et de dire moi je veux je m'impose et donc on verra. Non, personne ne s'impose à personne.
C'est bien la raison pour laquelle il y a une discussion qui est tendue, ténue que je conduis parce que je crois effectivement que à un moment il faut trouver la solution. rapidement jusqu'à ce que vous lui demandez de revenir dans la direction du Parti socialiste ce matin. Mais euh il fera ce qu'il voudra.
La porte, elle est ouverte à tout le monde et y compris à celles et ceux depuis le début au congrès de Nancy. J'ai ouvert la porte. J'ai ouvert la porte à toutes celles et ceux qui veulent travailler et je regrette parce que y compris à toutes celles et ceux qui par solidarité ont démissionné de ce qu'on appelle le secrétariat national mais qui ont en même temps appelé au téléphone pour dire bah on regrette parce que nous on travaille bien dans ce collectif qu'on est sur le projet et queon a envie de continuer que c'est pas possible de donner l'impression d'un désordre permanent.
Vous savez en fait Henri Emmanuel disait euh aux dirigeants, on demande non pas des états d'â des états de service. Et bien je crois qu'aujourd'hui il y a beaucoup de gens qui pensent que il faut en finir les états d'âme et rentrer les états de service et faire en sorte que nous puissions avancer ensemble d'un même pas. montrer que l'unité c'est quand même plus beau que la division et que c'est quand même une histoire sansernellement répété au Parti socialiste.
Le Congrès permanent, ça n'est pas possible. Olivier Fort, on vous entend dans un instant. On va parler de la situation au Moyen-Orient et de ses répercussions en France.
Mais pour l'instant, il est 8h49 et c'est l'info en une minute avec Marine Suniard. Un premier cas d'antavirus détecté chez un ressortissant français, une française qui a été rapatriée hier et qui se trouve dans un hôpital parisien. Son état de santé s'est dégradé pendant la nuit.
Elle se trouvait sur un pacot de croisière où ce virus a été signalé. Trois personnes sont mortes sur place. Le gouvernement français a surprendre des mesures drastiques pour protéger [musique] les Français.
Une réunion à ce sujet est prévu cet après-midi autour du Premier ministre. TikTok fabrique des prisons mentales pour adolescents. C'est ce qu'affirme sur France info l'avocate de 16 familles ce matin. 16 familles qui porte plainte collectivement pour abus de faiblesse.
Le réseau chinois est accusé de faire la promotion du suicide chez les adolescents. Donald Trump exprime sa colère sur son réseau social. Le président américain juge totalement inacceptable la réponse de l'Iran pour mettre fin à la guerre.
Les cours du pétrole repartent à la hausse ce matin. Et puis Paris lance et Lille. Voici le podium de la Ligue 1.
Après l'avant-dernière journée de championnat. Marseille peut encore espérer une qualification pour la Ligue Europa la saison prochaine si l'OM gagne face à Renn dimanche prochain. France info le 830 France info Agath Landret Paul Larouturou avec Olivier Fort premier secrétaire du Parti socialiste.
L'Iran met en garde de la France Paul. Alors que le porteavion Charles de Gaulle est en route vers la région, Terran a averti hier d'une réponse décisive et immédiate de son armée en cas de déploiement français et britannique, depuis le Kenya, le président Emmanuel Macron répond "Nous n'avons jamais envisagé, je vous invite revoir depuis le premier jour toutes mes déclarations, à faire un déploiement pour réouvrir en monte. Ça n'est jamais été l'option de la France.
Donc je sais pas qui commande quoi, mais enfin ce qu'on commande c'est pas ce que la France propose. Olivier Fort, est-ce que vous comprenez ce que propose le président ? Moi ce que je souhaite c'est que effectivement la France puisse participer le moment venu à des opérations de sécurisation des droits d'ormous mais qu'elle ne soit pas cobelligérante et qu'elle ne rentre pas dans une guerre illégale que seul Trump et Netanyahu ont voulu et que nous soyons dans une situation où nous soyons de celles et ceux qui appellent à une désescalade et non pas à une montée en tension qui conduira à une crise économique mondiale sans résoudre pour autant la question iranienne. sans résoudre la question notamment de son régime politique un régime odieux qui accable jour après jour ses habitants.
Justement, vous parlez du régime iranien, il y aura aucune levée de sanction contre l'Iran tant que le D3 d'Ormous restera bloqué. Ça c'est la position de la France, une position que Jean-Luc Mélenchon juge inadmissible dans la tribune dimanche car selon lui ce n'est pas l'Iran qui bloque le D3 d'Ormouse mais les Américains. Jean-Luc Mélenchon qui estime que l'Iran est en état de légitime défense agressé par les États-Unis et Israël.
Est-ce que Jean-Luc Mélenchon a tort sur ce sujet ? Mais Jean-Luc Mélenchon a un problème d'émiplégie, c'est qu'il est toujours dans une forme de campisme où il se borne à systématiquement valoriser celles et ceux qui s'opposent au gouvernement ou aux États-Unis d'Amérique. Vous pensez que c'est son seul prisme l'opposition ?
Malheureusement, c'est un prisme qui revient souvent et on pourrait en parler y compris sur ce qu'il a dit sur Taiwan qui serait la Corse de la Chine. Enfin franchement, je ne sais pas. Alors que Taiwan se considère indépendant, lui il dit il y a qu'une seule Chine.
Oui, il dit il y a qu'une seule Chine, c'est la position officielle de la France. Mais la réalité c'est qu'il y a un état de fête à Taïwan. Et cet état de fait, c'est une démocratie qui fonctionne avec une alternance, un système judiciaire qui est autonome avec en fait des droits humains qui sont respectés, les droits des minorités.
Et donc ce que nous devrions ensemble considérer, je vais à Taïwan dans quelques jours, c'est que nous avons affaire là à une forme euh de déni de poids de mesure. On ne peut pas à la fois quand on est en Palestine demander le droit à l'autodête détermination d'un peuple et ne pas le considérer quand il s'agit de Taiwan. Moi, ce que je reproche à Jean-Luc Mélenchon, c'est d'être tout le temps dans le de points de mesure, d'avoir euh la volonté de défendre les droits humains.
Quand on parle euh par exemple de conflit qui opposent Israël aux Palestiniens, mais de n'avoir aucune considération pour lesours. Moi, je défends le droit les droits humains partout dans le monde. Je suis avec les igour en Chine.
Je suis avec les Palestiniens quand ils sont sous les bombes de Tsal. Je suis le message est passé pour la France insommise pardon dans un on a beaucoup de questions d'actualité cette guerre au Moyen-Orient a d'énormes conséquences soit une vision qui soit une vision qui soit toujours une vision cohérente. Je vois trop de gens qui justement ont des visions qui sont des visions qui changent en fonction de leurs interlocuteurs et en fonction des enjeux qui sont posés.
Vous étiez venu il y a un mois proposer concernant la crise énergétique un chèque énergie, le recours aux réserves stratégiques du pétrole et la généralisation du télétravail. On voit que cette crise énergétique s'installe, que c'est probablement la pire de tous les temps à croire les spécialistes. Quelle mesure vous préconisez ce matin sur France info ?
Mais je vais vous répéter ce que je vous ai dit, c'est que je considère que il y a une crise qui touche de manière très conséquente les Françaises et les Français. Il y a des gens qui je vois enfin je suis passé à la pompière euh et je regardais en fait la personne qui était passée juste avant moi qui avait mis 40 € de diesel, c'est-à-dire peu en réalité. C'est que les gens aujourd'hui vont à l'économie parce que ils ne peuvent plus en réalité mettre suffisamment d'argent dans leur réservoir.
Et donc ce que nous devons faire c'est que nous devons aider celles et ceux qui n'en ont pas les moyens. Donc avoir des êtres qui soient des êtres ciblés. ce que j'ai défendu depuis le début, vous pouvez en rendre acte et même bien avant que le gouvernement ne prenne ses décisions.
Je viens de le dire et je souhaite que cette politique là puisse être étendue, qu'il y ait un plus grand nombre de personnes qui soient touchées. Bien sûr, les métiers qui sont directement impactés, on pense au taxi, on pense au enfin auir de vie, aux infirmières libérales, à toutes celles et ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller rendre un service aux habitants. Et il faut aussi que ce qu'on appelle traditionnellement les gros rouleurs puissent aussi avoir accès à ces aides là parce que c'est très déjà une aide de 50 € vous pensez que le gouvernement doit aller plus loin ?
Oui, je pense qu'ils doivent aller plus loin bien sûr parce que y compris savoir des conséquences en chaîne. Au début, vous avez des gens qui euh ont des problèmes pour aller au travail, pour emmener leurs enfants faire du judo, du karaté ou du ping-pong, mais ensuite, vous allez avoir des gens qui vont renoncer à prendre des vacances, qui vont renoncer à se déplacer et euh ça aura des conséquences, y compris sur un secteur important qui est celui du tourisme qui va déjà être impacté par le fait qu'il y a déjà des touristes étrangers vont être moins nombreux sur notre sol et donc il faut que ce soit compensé par le tourisme local, par le tourisme des Français qui vont se déplacer dans d'autres régions. Pardon ?
Parce qu'il faut qu'on avance. Vous vous demandez aussi de taxer les surprofits total. Vous avez déposé une proposition de loi en ce sens.
Marine Tondeier, elle propose de retirer sa légion d'honneur à Patrick Pouillané, le patron de Total. C'est sérieux ou c'est démagogique pour vous ? C'est sa proposition.
Moi ce que je souhaite c'est qu'on puisse ça n'est pas la mienne, je souhaite que Total est une entreprise que je respecte entre une grande entreprise qui fait des bénéfices, qui nourrit de nombreux salariés de nombreux salariés et donc il ne s'agit pas de dire que nous mettons à la vindicte populaire entreprise Totale. Pourtant vous avez dit que Total est un groupe qui mérite d'être mise au banc de la société française. C'est vous qui avez dit ça.
Je dis que quand on a un patron qui parle comme ça qui s'exprime en faisant du chantage vis-à-vis en fait de l'État français, ça n'est pas responsable. Dans un moment où on a un pays qui est en souffrance, une entreprise qui vient de faire 6 milliards de dollars de bénéfices sur un trimestre et si vous considérez que ça se prolonge, ça peut être d'immenses bénéfices qui est prêt à augmenter les dividendes de 5 %. Et bien la logique c'est que ça ne parte pas à des actionnaires mais ça parte en direction des Françaises et des Français qui ont besoin que les entreprises aussi se comportent de manière patriotique.
On a une dernière question Olivier Fort qui mange du poulet à Saint-toin ? Le maire socialiste Karim Boanran mène un bras de fer contre un fast food de poulet. Il accuse l'enseigne de promouvoir la malbouffe et de dégrader la vie des riverins.
Et en face on a la France insoumise qui l'accuse de vouloir chasser une restauration. euh populaire au nom de la gentrification. Euh vous vous êtes de quel côté euh dans cette bataille autour de Master ?
Euh moi je considère que ce que nous avons toutes et tous à faire, c'est quand même d'amener les gens vers euh non pas la malbouffe mais euh vers des repas de qualité. Euh vous observerez que dans la semaine qui vient de s'écouler, nous avons obtenu le repas à 1 € pour les étudiants, ce qui sera quand même bien mieux d'avoir un repas équilibré que d'aller chez Master Poulet ou je sais je ne sais qui. Et donc vous êtes plutôt du côté de Karim Boamram.
Je suis du côté de celles et ceux qui défendent en fait un repas de qualité et ne pas pousser les gens au nom du pouvoir d'achat vers la malbouffe. Maintenant cesl elles existent et je sais qu'elles continueront à exister et donc il va falloir trouver là aussi une façon de loger chacun à la bonne enseigne. Merci d'avoir répondu aux questions de France info.
Merci Paul. tout de suite les informer.
Olivier Faure