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InterviewRMC (sur YouTube)· 21 octobre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Violences du 17-Octobre : "On a manqué d'anticipation, d'estimation" explique Linda Kebbab

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:47OuverteRéponse partielle

    Quel est le moral des troupes ? Comment vous projetez-vous dans le weekend qui arrive ?

  • 2:14RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous préventivement même si on le comprend ça n'empêcherait rien, vous souhaiteriez que ces manifestations samedi soient purement et simplement interdites ?

  • 4:14OuverteÉludée

    Est-ce que vous avez déjà des collègues qui disent "On se met en retrait" ou tout le monde est aujourd'hui volontaire de se dire ça va être très dur ?

  • 5:34OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous avez déjà des témoignages de collègues sur leur moral et leur capacité à se projeter ?

  • 9:13OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'appui du RAID ou de la BRI est une bonne idée pour samedi ?

  • 12:09RelanceRéponse directe

    Est-ce que c'est une bonne idée d'appeler le RAID et la BRI pour samedi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:51Linda KebbabChiffre
    « Samedi dernier, on annonçait près de 200000 manifestants selon le renseignement. Ils étaient 550000 selon le ministère de l'intérieur. Oui. Voir plus de deux fois plus voire 800000 selon les organisateurs. »
  • 19:31Linda KebbabFait
    « Il y a eu des gros défauts au ministère de l'intérieur autant du point de vue du dialogue social avec les organisations syndicales que nous sommes. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

avec CTO des logiciels qui connaissent votre métier. 8h30 le face à face. Qui est votre invité ? Marie Chantet. Elle est acteur de terrain. Elle est policière. Comment elle et ses collègues appréhendent-ils les manifestations de samedi prochain ? En tout cas, les appels à manifester, c'est tout de suite dans le face-àface. Votre rendez-vous avec Ser France, réseau de conseil et d'expertise comptable partout en France. Votre rendez-vous avec le XP L03, le SUV coupé 100 % électrique alimenté par LIA.

0:47

Il est 8h29 et vous êtes bien sur BFM TV RMC. Bonjour Linda Kebab. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce matin. Je le rappelle, vous êtes secrétaire national du syndicat de police unité. Les violences jamais vu du weekend dernier à Paris, mais partout en France ont laissé des traces dans les forces de l'ordre avec des témoignages particulièrement bouleversants. On va y revenir en longueur. Quel est le moral des troupes ? Mais j'aimerais avec vous d'abord ce matin se projeter sur ce qu'il pourrait advenir le weekend prochain parce qu'en effet de nouvelles manifestations sont annoncé il y a on l'a appris il y a seulement quelques minutes. La coordination des gilets jaunes indique avoir déposé une déclaration pour manifester à Paris. Sera-t-elle ou pas

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acceptée par la préfecture ? C'est là toute la question. Le ministre de l'intérieur a donné des instructions au préfet avec un dispositif qui sera massif. Ce sont les mots de Sébastien Lecnu. Comment vous projetez-vous Linda Kebab ? Comment vous et vos collègues se projet dans le weekend qui arrive ? à vrai dire dans un contexte d'épuisement massif euh des troupes. Et d'ailleurs, on on l'avait constaté déjà dès le weekend dernier, l'incapacité déjà des autorités à pouvoir créer de la mobilité, de la réactivité face au pillage notamment et la difficulté pour les policiers à se projeter parce que entre les instructions qui n'étaient pas claires et les difficultés opérationnelles qu'il rencontre au quotidien et bien malheureusement ça a participé à à ne pas pouvoir apporter de réponse

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efficaces. Et c'est important que vous précisiez que il y a déjà eu un dépôt de enfin un dépôt de manifestation de la coordination des gilets jaunes et le grand la grande discussion qu'il va y avoir notamment à Paris entre la direction de l'ordre public euh la préfecture de police de Paris et euh l'association qui dépose, ça va être le parcours. Quel parcours ? Quel parcours emprunté ? Quelle rue ? Quelle place ? Parce qu'en effet, le parcours de la semaine dernière a posé beaucoup de questions. Alors, il a beaucoup beaucoup interrogé. Il y a eu de grands débats avec des interdictions notamment de manifester sur les Champs Éélysées et on a vu malheureusement et bien des personnes se rapprocher de l'Élysée qui ont justement pris ces interdictions comme étant une

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forme d'affront. Au final, madame Chantret, tout le monde est affolé, mais je pense qu'il y a une forme d'amnésie politique. On a déjà eu ce cas en France en 2018 au moment des gilets jaunes lorsqu'il y a eu l'interdiction parce qu'elle est traditionnelle de manifester sur les Champs-Élysées. Ce sont justement sur les Champs-Élysées que sont donnés rendez-vous les les black block, enfin l'ultra gauche, les gilets jaunes, les casseurs. Ce que vous redoutez là, c'est que Laurent Nunes, le ministre de l'intérieur, a donné des instructions au préfet et il le dit dans un télégramyé. Lorsque le dialogue avec les organisateurs n'aura pas permis de créer les conditions de sécurité nécessaires, vous prendrez alors des arrêts d'interdiction. Mais même si interdiction il y a, ce que vous

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craignez c'est que ces rassemblements et malgré tout lieu. C'est aussi ça qui est à craindre le weekend prochain. Aussi illégaux soient ces rassemblements, il faudra malgré tout les disperser et donc faire usage de la force légitime. Et dans ces cas-là, il va falloir faire appel aux forces de police. De fait euh avec euh ce que l'on peut euh imaginer de pire, je rappelle encore les manifestations illégales lors des gilets jaunes euh n'ont pas empêché pour autant les rassemblements, donc les atroupements illégaux en l'occurrence et donc l'obligation d'utiliser la force avec de multiples blessés dans nos rangs et donc ce qui veut tout simplement dire que le 24 nous ne sommes pas encore sortis d'affaires. J'espère évidemment que la situation du 17 aura servi de

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leçon. Euh il y a une demande une directive au différentes directions au sein de la police nationale qui demande à ce que les effectifs soient à 75 % présent que et ça on va revenir sur le dispositif. Mais est-ce que vous Mais ça ça a son importance en fait en terme d'interdiction et de mise en application des interdictions. Mais est-ce que vous préventivement même si on le comprend ça n'empêcherait rien, vous souhaiteriez que ces manifestations samedi soient purement et simplement interdites ? Moi, j'aimerais juste que les manifestations soient pacifiques, soient sans violence. Je suis très attachée à la liberté de manifester. Je rappelle, je suis représentante du personnel. Je pense que la manifestation est un droit fondamental. Je j'ai je déplore la nécessité parfois

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incontournable de les interdire, notamment quand il y a des vélités euh de de générer de la violence comme on a pu le voir en 2018, comme on a pu le voir même lors de la réforme des retraites et comme on peut le voir là actuellement. C'est déplorable. Il faut parfois des décisions d'interdiction, ce que l'on peut euh imaginer comme étant la pire des solutions, mais néanmoins, une fois que l'interdiction est prononcée, il faut la mettre en application. H et là où le bas blesse, c'est que nous ne sommes pas une ressource inépuisable. J'aimerais revenir et on reviendra sur ce que disait Laurent Nugè sur en se projetant justement sur les défaillances qui avaient été celles de samedi dernier sur le maintien de Rord peut-être sur des policiers et des forces de l'ordre

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pas assez mobile. Juste revenir euh sur les mots du patron de la CRS8 qui s'exprime ce matin chez nos confrères du Parisien. On n' jamais vu ça parlant de samedi dernier. C'était un champ de bataille. On tenait les positions, on reprenait les carrefours comme l'armée. En fait, c'était de la stratégie militaire. Euh le commandant se pince en début de soirée, je me dis "Mais comment on va faire ? On n' plus de grenade, juste des lacrimeaux. On était encerclé de partout. J'imagine que ce sont des aussi des témoignages qui vous sont remontés de vos collègues. Je disais en début d'interview, quel est le moral des troupes ? Est-ce qu'on se projette ? Est-ce que vous avez déjà des collègues qui disent "On se met en retrait" où tout le monde est aujourd'hui volontaire de se dire ça va

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être très dur, ça peut être très dur mais faut y aller quand même. Non, c'est faire offense vraiment au courage de mes collègues. Je vous rappelle encore une fois, on a connu pour en réalité ce que les collègues demandent c'est d'avoir des moyens pour travailler. Je veux dire, moi j'ai des remonté de terrain partout sur le territoire. Encore hier à Clermontferrand, une vidéo qui me parvient avec des policiers qui sont retranchés, enfermés parce que faute de munition, ils ne peuvent pas se défendre et qui sont obligés de relancer les projectiles qu'on leur envoie. Je veux dire qu'ils sont enfermés comme dans une forteresse dans un bâtiment public avec des gens qui veulent en découdre voire même attenter à leur vie et partout sur le territoire, c'est arrivé cela. Et

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donc euh nous ce qu'on demande c'est juste avoir un déploiement qui soit à la hauteur mais pas que parce que le déploiement encore une fois c'est du vivier humain. C'est la capacité à anticiper. C'est la capacité à faire à faire se recouper parce que c'est pas seulement la la question de la remontée d'information par les services de renseignement, c'est la manière dont ils sont recoupés par la direction nationale du renseignement territorial et comment est-ce qu'elles sont présentées à l'autorité politique. C'est que il y a eu des failles. Il y a eu des failles. Samedi dernier, on annonçait près de 200000 manifestants selon le renseignement. Ils étaient 550000 selon le ministère de l'intérieur. Oui. Voir plus de deux fois plus voire 800000 selon les organisateurs. J'ai

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tendance à couper la la poire en deux. Euh vous dire une chose très simple madame. Je veux dire tout le monde semble avoir oublié ce qui s'est passé en 2008. Je veux dire, ça fait 3 jours que je suis la seule à dénoncer avec le syndicat unité le démantellement des renseignements généraux avec la révision générale des politiques publiques qui a consisté à littéralement mettre fin à la pratique, à cette culture que nous avions depuis 200 ans depuis Napoléon qui consistait à traiter de la matière humaine, à infiltrer, à aller collecter de la source d'information. Vous dites ce n'est pas suffisant. On dit aussi que les renseignements sont, pardonnez-moi l'expression, très bons par exemple sur la menace antiterroriste, euh très bon sur le crime organisé, le narcotrafic et

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peut-être il y a des failles ou des trous dans la raquette, je mets d'exprimer à cela sur notamment ces mouvements d'ultra gauche, ces black block. Je je vais c'est tout simple, il a fallu répondre déjà à l'urgence quand en 2012 nous sommes frappés par les premiers attentats terroristes de Mohamed Mera, je veux dire c'est la sidération parmi l'autorité politique qui qui réalise que ces services de renseignement démantelés ne sont plus en capacité d'anticiper et donc du coup on va dans l'urgence commencer à recréer des services de renseignement digne de ce nom et il aura fallu 2015 tout le monde se souvient vous savez ces recrutements massifs au sein de la sécurité intérieure du renseignement intérieur à l'époque venu devenu depuis la DGSI mais également du renseignement

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territorial en en région du à la DRPP à la direction du renseignement de la prfecture de police de Paris et donc tout cela a demandé des troupes et puis ensuite derrière il y a eu la question du narcotrafic qui demande de mobiliser en terme de renseignement autant les services de renseignement que les capacités des services judiciaires à faire également du renseignement qui peuvent pas être aujourd'hui non plus négligés au vu aussi de la situation et qui ne peuvent pas tout faire. Madame Chant c'est important parce que depuis des années, nous disons sur vos plateaux, ça en devient presque galvodé et et je le déplore parce que au final ça devient lisse. C'est un peu comme sur dans l'enseignement quand on dit il y a pas assez de professeurs dans l'hospitalier, quand on dit qu'il y a

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pas assez de soignants et ben quand on dit dans la police qu'il y a pas assez de policiers et je le dis depuis des années, il suffira d'une crise d'une seule crise pour que les français réalisent qu'en effet nous n'avons pas assez d'effectif et notamment au renseignement aussi que nous sommes arrivés à ce point-là. Juste j'y reviens. Si on se projette sur samedi là encore une fois dans la bouche du premier ministre de Laurent Nunè aussi le ministre de l'intérieur, il s'est projeté avec notamment des critiques sur ce qu'avait été le maintien de l'ordre samedi, peut-être des forces trop mobiles et l'appui peut-être du raid de la BRI dans les rues samedi à Paris notamment. Est-ce que c'est d'abord première question très simple, une bonne idée. Est-ce que vous

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en avez besoin ? Alors deux choses à Paris, qu'est-ce qui a qu'est-ce qui s'est passé ? c'est que l'ultra gauche est entré en scène très rapidement dès le matin et on l'a vu sur la place de la République et dès le milieu d'après-midi à partir de 15h il vont arriver les pilleurs qui se sont donnés rendez-vous depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux se chauffant les uns les autres et indiquant que en gros Paris sera totalement à leur merci puisque visiblement les policiers trop occupés dans les manifestations et espérant des violences urbaines qu'ils ont obtenu. Moi je dis très simplement c'est que de manière générale on a depuis des années une rupture du dialogue social une rupture entre la population et l'autorité publque l'autorité politique pardon qui a donné les clés à l'ultra

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gauche l'ultra gauche qui ouvre la porte et les casseurs qui s'engouffrent. C'est littéralement ce qui s'est passé samedi. Donc évidemment qu'on a manqué de mobilité samedi. Les collègues nous disaient là où nous vou allions aller nous voulions pardon aller en renfort, on nous demandait de ne pas nous y rendre quand bien même nous entendions sur les ones nos collègues qui réclamaient des renforts. Mais qui demandait de ne pas s'y rendre ? l'autorité hiérarchique disant quoi que c'était trop risqué que disant attendre les instructions au-dessus qui n'arrivaient jamais ou des effectifs qui étaient envoyés notamment en forme sous format de compagnie de marche donc qui ne sont pas formés au maintien de l'ordre qui n'ont même pas l'équipement de protection et qui ne

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voyaient pas passer une seule personne mais parce qu'ils étaient et qui décrivent parfois avoir vécu des moments de peur et de sidération aussi bien sûr certains ont vécu des moments de peur avec le sentiment de d'absence de réactivité de l'autorité il y a eu un défaut de mobilité c'estàd que le maintien d'ordre à la française traditionnellement, c'est le maintien à distance notamment des éléments les plus violents avec le gaz lacrymogène, avec les grenades et cetera. Parfois des bons offensif pour faire reculer les les personnes mais même ça semble avoir un manqué hein en terme de grenade et en terme de matériel. Alors on a manqué de tout. Alors j'y arrive mais depuis 10 ans, tout cela ne suffit plus puisque nous avons aujourd'hui affaire à des individus qui

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viennent au contact, qui sont qui sont habillés de kevelards, de casqu et qui viennent se battre avec des policiers. On le voit, on voit des scènes avec des corps à corps entre des policiers et des membres du black block. De quoi on a manqué samedi ? D'anticipation, d'estimation euh de de valorisation du travail des policiers. Quand les policiers à la prise de service le matin, on leur a donné une bouteille d'eau et qu'on leur dit "Vous inquiétez pas, vous aurez tout l'occasion d'être à nouveau fourni en eau, en nourriture et peut-être en munition si nécessaire. Ce dont nous doutons, c'est que bien il y a il y a bien un manque d'anticipation. quand des collègues font 15 16 heures de vacation euh avec une seule bouteille d'eau en guise de repas et sans munis il

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n'a pas pu avoir lieu. Pourquoi un ? Ben parce que déjà euh les stocks n'étaient pas forcément anticipés et quand des effectifs voulaient euh au dans la dans ce ce simulacre de guerre euh fournir des munitions, c'estàdire aller euh rééquiper les effectifs sur la voie publique, ils étaient pris au milieu des pillages et donc des barricades et des des voies inaccessibles sur l'appel au raid et la BRI. vous la policière que vous êtes, dites quoi c'est une bonne idée parce que certains et notamment grâce au service poly justice de BFM disent que ils ne sont pas forcément formés à ce maintien de l'ordre, à ce contact là. Est-ce que c'est de fait un appui est suffisant et de bonne augure pour les événements qui pourraient advenir samedi ? RAD, BRI et du côté de

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la gendarmerie GIGN ont à cœur de métier de travailler dans des situations dégradées, notamment en milieu confiné pour ce que l'on appelle des forces, des prises d'otage, des personnes qui menacent d'attenté à leur vie, éventuellement des prises d'otage de de nature terroriste comme on l'a malheureusement connu en 2015 mais nous ne sommes pas mais des scènes lequel on mais les violences urbaines ne sont absolument pas leur cœur de métier et je manquerai à ma mission de représentant du personnel si je ne faisais pas passer ce message. Il y a une forte inquiétude dans les rends du raid. Je vous rappelle madame Chantri qu'en 2023 lorsque notre pays a été dépassé par les émeutes, le raide a été appelé en renfort. Le raide a été appelé par désespoir en renfort

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suite à la mort de Naë et des émeutes urbaines. En 2023, alors même que le RAID n'a agi que dans le cadre de ce qui est opérationnellement prévu et donc du coup dans le cadre administratif qui leur est accordé avec une dotation matérielle qui leur est attribué un armement de force intermédiaire qu'on appelle chez nous le binback. Donc c'est un calibre 12 qui envoie un sachet rempli de sable ou de bill qui est non létal. Hm hm. Avec un cadre d'emploi qui est bien déterminé, c'est notamment on vise une cible qui est considérée comme non létal le torse, il y a eu un mort. Les policiers du raid ont été mis en examen. L'État n'a jamais été responsabilisé. L'autorité hiérarchique n'a jamais été responsabilisée. L'autorité politique n'a jamais été responsabilisée sur le

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fait d'avoir déployé, c'est important, des effectifs dont le maintien de l'ordre et les violence urbaine ne sont pas leur cœur de métier avec un matériel que le raide n'est pas que les effectifs du RAIDE ne sont pas allés acheter d'eux-mêmes que l'État leur a donné et aujourd'hui ils sont les seuls devant les juges. Je vous dis conclusion à tirer de ce que vous nous dites. La conclusion c'est que ce que je sais c'est que les effectifs du raid sont très réticents. Ils iront ils iront parce qu'ils ont le sens du métier, parce qu'ils ont ils sont professionnels, parce qu'ils aiment leur pays, parce qu'ils veulent protéger. Ils ne feront pas valoir un droit de retrait par exemple. Jamais les policiers français euh n'ont fait valoir de droits de retrait, même dans les

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pires des situations. Néanmoins, je vous le dis, ce sera gravissime si demain des policiers sont mis en examen alors qu'ils ont respecté la doctrine d'emploi et que malgré tout, ils se retrouvent comme aujourd'hui des policiers mis en examen. Linda Kebab, j'aimerais vous interroger sur la question de l'interdiction ponctuelle des réseaux sociaux demandé par certains politiques. Mais on apprend dans le même temps aussi que ces réseaux sociaux, ces vidéos postées sont un outil très utile pour les policiers que vous êtes pour enquêter suite à ces violences. Quand dites-vous ? Est-ce qu'il faut les interdire parce que ça effectivement crée une émulation d'appeler à se rassembler, créer des points de rendez-vous ou finalement gardons-le parce que vous gardez un œil aussi sur ces appels et ses

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rassemblements. Je vous savez, j'ai un peu de mal toujours avec les gens qui disent les violences et les réseaux sociaux. Avant, on disait c'était les jeux vidéos et puis avant ça, c'était la science-fiction. Enfin, les signes de c'est trop simpliste. En 2005, il y avait pas de réseaux sociaux. On a connu des violences majeures avec des tentatives de domicile sur des policiers. H je veux dire, il y avait pas de réseaux sociaux à l'époque. Je dire la criminalité, c'est pas le réseau social qui le génère. Il ne fait que agglomérer des paroles qui se réunissent et qui vont aller agir en criminalité organisée éventuellement si les parquets retiennent cette qualification. En réalité, c'est avoir suffisamment d'effectifs pour surveiller ces mêmes réseaux sociaux plutôt que de punir

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l'ensemble de la population qui elle utilise les réseaux sociaux de manière convenable. C'est également, comme vous avez dit, un très bon outil pour l'enquête judiciaire. Mais en réalité euh de remonter d'arrêter des individus mais au-delà de l'effectif de police qui peut être chargé de surveiller les réseaux sociaux pour anticiper éventuellement ou à l'issue collectée des informations. Pourquoi avons-nous besoin de prendre des mesures radicales comme des couvre-feu actuellement alors que notre pays est en passe de connaître une récession, que la croissance économique est en Berne, que nous disons partout qu'il faut absolument relancer la croissance, que les touristes sont effrayés. On a aujourd'hui des des couvre-feux qui sont indispensables à Paris qui permettent de à Paris dans d'autres

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villes qui permettent de soulager les policiers. C'est vrai, même s'ils doivent eux-mêmes faire appliquer ces couvre-feu par les contrôles et les verbalisations, ils doivent être maintenus jusqu'à mais nous n'avons malheureusement pas le choix. Mais d'un autre côté, on vient attenter aux libertés individuelles et publique. De l'autre côté, on vient attenter à une croissance économique qui est en Berne et de l'autre côté, on punit tout le monde. Et et si c'est ce qui est assez agacant dans ce pays, je pense que c'est ce que beaucoup de téléspectateurs pensent et d'auditeurs, c'est que nous punissons toujours l'ensemble du groupe parce que notre nation n'a jamais été capable de punir les concernés parce que l'interdiction d'interdire parce que le laxisme parce

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qu'il faut comprendre parce que les causes sociales et économiques, parce que X raison au final qui paye tous ceux qui n'ont rien à se reprocher. Et je vois en filigrane aussi la question de la réponse pénale parce que régulièrement vous et de l'ancipation et de la prévention et de l'éducation et de la responsabilisation parentale. Avant d'en venir aux incarcérations, aux comparions aussi immédiates qui sont très nombreuses en ce moment avec des tribunaux parfois un peu déabordés. Euh une question sur euh l'autodéfense. Euh certains commerçants en ont parlé, des responsables politiques également euh qui ont dit que ces derniers jours euh comprendre finalement face à ce sentiment d'abandon euh des commerçants euh des habitants aussi qui auraient pu y penser. Est-ce que vous considérez

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aujourd'hui que c'est un vrai risque ? D'ailleurs, nous avons joint des fournisseurs, des commerçants qui vendent justement ces armes d'autodéfense. Certains disent que leur stock s'épuise, ce qui veut dire qu'il y a une demande. Est-ce que c'est lié avec les événements ? Il faut rester très prudent. Mais la policière que vous êtes dit quoi à ses habitants, ses commerçants faire défense soi-même aujourd'hui, c'est un vrai risque. Là aussi, c'est un véritable échec surtout. Échec. Je veux dire euh on parle tout le temps d'État providence mais au final ce qui veut dire que l'État n'est plus protecteur ne garantit plus euh que ces missions régaliennes soient mené avec justesse et euh lorsque la sécurité n'est plus garantie, les libertés elles sont attaquées. Euh moi je déplore

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d'entendre cela et je me garderais bien de dire que je le comprends même si humainement on peut saisir le cheminement cognitif qui amène à cela. Mais c'est c'est c'est une catastrophe. C'est un échec. Que s'est-il passé pour que en France État centralisateur, État providence absolue euh qui a une capacité, vous le disiez juste avant cette interview, à collecter de l'impôts de manière si coercitive parfois et parfois avec beaucoup de froideur ne parvient pas à instaurer la sécurité. Bah c'est c'est juste inacceptable. Et avant de parler de ça, des commerçants aussi obligés de faire appel à des agents de sécurité privée pour sécurité. C'est l'échec de notre pays sur la voie publique, des agents de sécurité privée qui se postent sur la voie publique et qui au demeurant

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exposent aussi leur intégrité physique à des pieurs, des casseurs et des agresseurs parce qu'ils sont tout autant exposés que des policiers tout en étant moins formés et moins équipés. Linda Kebab, vous soutenez votre ministre de l'intérieur aujourd'hui, Laurent Nèz dont on sait qu'il a déposé sa démission refusée par le président de la République, premier fic de France. Il était là au maintien de l'ordre pour les gilets jaunes en tant que préfet de police de Paris. Certains saluent aussi ses grandes qualités. il est pas le seul responsable dans tout ça. Alors moi je n'ai pas pour habitude de soutenir des ministres, je suis représentante du personnel et quand quelqu'un a failli, il a failli. Je pense qu'il y a eu des gros défauts au ministère de l'intérieur autant du point

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de vue du dialogue social avec les organisations syndicales que nous sommes puisque nous représentons les effectifs de terrain et nous sommes souvent balayés des discussions alors que nous apportons une vision empirique qui est complètement disons, méprisée par la technocratie. Et de l'autre côté factuellement, il y a un échec. qui pourrait se target de dire qu'il y a eu euh qui qui peut se target de dire que samedi était satisfaisant. Après la démission avec le refus du président de la République, bon moi je trouve que c'est toujours un peu des scènes de théâtre qui sont jouées par le politique pour offrir à l'opinion publique l'idée que peut-être il y aurait une remise en question. Enf c'est important. Euh monsieur Nunz était secrétaire d'étal au moment des gilets jaunes. On avait déjà

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à l'époque apporté des solutions euh notamment comment et faire évoluer le maintien de l'ordre avec le marquage indélébile. On nous dit c'est compliqué. On a aujourd'hui connaissances d'armements européens qui sont éprouvés notamment à Belgique, je vais pas je me garderai bien de citer des marques qui marquent les les auteurs qui peuvent mener en fait même il y a aussi des de de l'armement intermédiaire qui permet de déposer de l'ADN sauf qu'on a à chaque fois des oppositions législatives. On a la vidéo algorithmique pour lequelle on parle de on va de de d'expérimentation en expérimentation ça jamais l'imposer et aujourd'hui ce sont des outils qu'on nous refuse dans le travail. Or monsieur NZ sait tout cela. En 2018, il en 2018, il était secrétaire d'état, il a été

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préfet de police de Paris. Enfin, on parle pas de d'un monsieur castaner qui arrive don ne sait où et qui monnaît complètement le métier. On connait on parle juste de termine, on parle d'un ministre aujourd'hui qui remet sa démission disant qu'il a échoué alors que je le dis tout simplement, cet échec aurait pu être évitable. Il leur suffit juste de nous écouter. Une dernière question plus personnelle. Plusieurs fois, je vous ai demandé si certains de vos collègues pourraient faire valoir leur droits de retrait. Vous dites "Non, on va continuer vous. Euh au vu de la situation de la violence aussi, du clivage, d'une société polarisée, vous avez pas envie parfois de vous dire je j'en ai assez et j'arrête là. Et comme tous, ça fait 10 ans que j'en ai fait mon combat le plus

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personnel euh balayant les menaces de de d'enquête administrative de ma propre administration. Enfin, je il y a quelques années au moment des gilets jaunes lorsque je disais des vérités, on me disait que le président de la République lui-même pouvait réclamer une enquête administrative à mon endroit. Est-ce que ça m'a fait terire ? Non. Prenez cela comme un exemple. Je ne suis que l'illustration de ce que sont mes collègues. C'est-à-dire qu'ils sont euh assaillis en permanence mais ils y vont et je suis très fière d'eux. Juste un dernier élément, je sais que on peut dépasser un tout petit peu juste pour vous dire que il n'y aura pas de droit de retrait de la part de mes collègues. En revanche, il y a l'impérative nécessité de nos autorités de nous écouter parce que il ne s'agit pas du

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droit de retrait, il s'agit du désengagement des troupes qui est à craindre notamment par l'épuisement, la fatigue et si l'un de d'entre nous tombe. Merci beaucoup. Le message est passé. Merci d'avoir été avec nous dans ce studio Linda Kebab. Il est 8h50 et vous regardez bien BFM TV, vous écoutez RMC. Bonjour Julien Arnaud, c'est le 912 avec vous aujourd'hui. Bonjour Marie, on a entendu hein l'avertissement il y a quelques instants de Linda Kebab à votre micro avertissement avant les événements de samedi qui se précise. On sait que la coordination des gilets jaunes a déposé officiellement une demande de manifestation avec un un parcours qu'elle a demandé. On verra quelles sont les premières réactions. Les choses se précisent du côté des manifestants, du

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côté des forces de l'ordre aussi. Et ça, on le verra en détail. Et puis et puis dans quelques instants, on va aussi euh tout vous dire sur un drame aérien, le crash d'un avion de chasse, un Mirage 2000 euh qui s'est écrasé près de Nancy. un corps a été retrouvé et on cherche