Face aux experts du mardi 24 septembre 2024
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteÉludée
Bruno Retailleau dit hier sur TF1 qu'on va expulser plus et régulariser moins. C'est vrai ?
- 0:25OuverteÉludée
Est-ce qu'on peut faire plus encore sur les expulsions ?
- 3:18RelanceRéponse directe
Vous dites vous-même que certains ont voté la loi immigration, d'autres non. Vous pensez que ça ne va pas tenir longtemps ?
- 4:20OuverteRéponse directe
Il n'y a plus de ministère de la ville. Comment vous comprenez ça dans cette nouvelle architecture gouvernementale ?
- 5:18OuverteRéponse directe
Je peux revenir un instant sur l'OQTF ? Vous avez dit que le problème, c'est l'Algérie.
- 7:27OuverteRéponse directe
La citoyenneté désormais elle est avec les discriminations. Ça change quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:17Invité politiqueFait
« Si l'Algérie, où nous avons le plus grand nombre d'OQTF, c'est vraiment avec l'Algérie, si vous n'avez pas de laisser passer consulaire, vous pouvez toujours vous appeler Bruno Retailleau et vous les expulser. »
- 1:59Invité politiqueChiffre
« Ce que nous avons fait avec Gérald, et notamment Gérald Darmanin, a les meilleurs chiffres en termes d'expulsions, les OQTF. »
- 4:42Invité politiqueChiffre
« Les 12 milliards qui ont été utilisés, enfin, que j'avais dans l'ANRU, ils sont consommés, attribués, conventionnés. »
- 14:47Invité politiqueFait
« Quelqu'un qui est un délinquant, qui ne respecte pas notre loi, nos lois, notre république, doit partir, il n'a pas vocation à rester. »
Temps de parole
- Sabrina Agresti Roubache72 %
- Présentateur12 %
- Invité7 %
- Invité 22 %
- Invité 32 %
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Sabrina Grestirouba, c'est donc notre invitée ce matin. Bonjour et bienvenue. Vous êtes ancienne secrétaire d'État chargée de la citoyenneté et de la ville. Vous étiez ministre encore quelques heures. Vous observez donc les premiers pas de ce gouvernement. Je voudrais commencer avec quelque chose de très concret. Bruno Retailleau est à l'intérieur. Il dit hier sur TF1, nous allons expulser plus et régulariser moins. Gérald Darmanin, dans le gouvernement auquel vous apparteniez, se vanter d'avoir fait progresser les chiffres de l'expulsion. C'est vrai. Est-ce qu'on peut faire plus encore ?
Écoutez, hier j'écoutais le nouveau ministre de l'Intérieur. Je dis juste une chose. Attention à ne pas essayer d'expliquer que rien n'a été fait avant, sachant que c'est quand même un gouvernement sans majorité et que si quelqu'un autour de la table ou même dans le gouvernement avait une baguette magique, il fallait qu'il la sorte avant. Parce que ce que nous avons fait, parce que j'appartenais au ministère de l'Intérieur, donc j'étais rattachée directement sur le volet citoyenneté à Gérald Darmanin et sur le volet ville aussi. Plusieurs mesures, notamment dans la loi immigration.
Donc après, vous me permettez juste quelque chose qui me fait beaucoup sourire, moi qui ne viens pas de la politique, c'est que maintenant vous vous retrouvez au Conseil des ministres avec certains qui avaient voté contre cette loi immigration et qui siègent à côté de Bruno Retailleau.
Alors Bruno Retailleau, c'est l'homme qui a durci le texte au moment de son passage au Sénat.
J'étais là, rappelez-vous, j'étais au banc à côté de Gérald Darmanin et je me rappelle surtout des positions des uns et des autres qui ont voté contre, justement, le fait de pouvoir expulser plus. Alors, ce n'est pas juste ça. Il y avait des cavaliers législatifs. Ce qui va se passer maintenant, c'est facile à lire, qu'ils vont faire...
Pardon, juste, le cavalier législatif, c'est-à-dire que la disposition n'est pas contenue au bon endroit du texte. Donc ça ne passe pas en l'État.
Absolument. Donc ils vont faire des PPL, des projets de loi parlementaires avec le bon véhicule législatif pour faire passer ou pas, s'ils arrivent à trouver une majorité, des textes. Mais on revient sur les expulsions. Ce que nous avons fait avec Gérald, et notamment Gérald Darmanin, a les meilleurs chiffres en termes d'expulsions, les OQTF, parce que c'est souvent ce sur quoi on nous interroge. On ne peut pas, on est un État de droit, on est un pays où il y a des règles, des droits, et on ne peut pas prendre quelqu'un et l'envoyer chez lui, c'est-à-dire l'expulser, sans laisser passer le consulaire. Et il s'avère, par exemple, avec l'Algérie.
Si l'Algérie, où nous avons le plus grand nombre d'OQTF, c'est vraiment avec l'Algérie, si vous n'avez pas de laisser passer consulaire, vous pouvez toujours vous appeler Bruno Retailleau et vous les expulser.
Vous l'avez entendu, pourtant, hier soir, et ça a l'air simple, dans sa bouche, il va renégocier les accords franco-algériens.
Encore une fois, moi, je regarde ça à la fois avec beaucoup de distance, même quand j'étais en poste. Entre guillemets, je viens de la vraie vie. Moi, je viens de la société civile, il y a deux ans encore, j'étais productrice télé, donc vous voyez, et j'écrivais des livres. Donc, je suis arrivée aux affaires, je me suis bien gardée en arrivant d'expliquer, il n'y a qu'à Faucon, vous devriez, vous ne devriez pas. Pourquoi ceci ? Parce que si, par exemple, sur la rénovation urbaine ou sur les politiques de la ville, et je l'avais dit, la première victime des politiques de la ville, ça a été moi. Je suis née dans l'un des quartiers les plus pauvres d'Europe.
Et pourtant, je n'en veux à personne. Et quand je suis arrivée, je me suis attachée modestement, avec beaucoup d'humilité. Donc, il manque de modestie, Bruno Retailleau, c'est ça que vous dites ? Non, je dis à tout le gouvernement, mais c'est peut-être Michel Barnier qui a trouvé la bonne formule, en disant, humilité, mais humilité face au problème.
Mais quand on vous écoute, on a l'impression que vous n'avez pas l'air d'y croire. Vous dites vous-même, certains ont voté la loi immigration, d'autres non. Moi, je me rappelle leur sévérité. Vous pensez que ça ne va pas tenir longtemps, c'est ça ?
Non, je leur souhaite, justement, je leur souhaite peut-être de bouger un petit peu leur conviction, puisque maintenant, ils sont autour de la table. Donc, il va falloir discuter. Quand je passe un texte comme dérive sectaire, donc j'ai fait voter une loi, lutte contre les dérives sectaires, avec qui j'ai travaillé ? J'ai travaillé avec les socialistes, avec Arthur Delaporte. Et c'est avec Arthur Delaporte qu'on a réussi à trouver un chemin. J'ai négocié l'abstention des LR et mon texte est passé. Et nous étions en majorité relative. Donc là, maintenant, ce que j'ai pu faire, moi, en février, il va falloir le faire, puissance 1000.
Et donc, peut-être pour certains qui se sont permis de me faire, par exemple, la leçon quand j'avais donné une interview au JDD. Je leur souhaite de trouver ce chemin, justement, de discussion, de consensus, de... Voilà, il va falloir qu'on fasse avancer le pays.
Et alors, il n'y a plus de ministère de la ville. Comment ça se fait ? Comment vous comprenez ça dans cette nouvelle architecture gouvernementale ?
Alors, ça, à mon avis, il faudra bien le demander à Michel Barnier puisque c'est le Premier ministre. C'est lui qui a choisi et les qualificatifs, c'est-à-dire qui choisit bien les titres et les personnes. Bon, Valérie Letard est une grande spécialiste. Alors, par contre, sur la personnalité... Sur la rénovation urbaine, une proche de Jean-Louis Borloo. Absolument. Mais il va falloir... Les 12 milliards qui ont été utilisés, enfin, que j'avais dans l'ANRU, ils sont consommés, attribués, conventionnés. Donc, il n'y a plus d'eau. Il n'y a plus un euro sur la rénovation urbaine. Il va falloir faire l'ANRU 3.
J'avais lancé une mission, justement, quel sera l'avenir de la rénovation urbaine après le nouveau NPNRU, donc le nouveau programme de rénovation urbaine. Et sur les politiques de la ville, il me semble que dans les lettres plafond, et maintenant, tout le monde le sait, puisque la mienne a fuité dès le deuxième jour, me semble-t-il. Il y avait 90 millions de coupes. Donc, maintenant, c'est à la ministre et à Alexandre Paul à arbitrer et à décider où est-ce que les coupes se feront.
Je peux revenir un instant sur l'Ivo QTF ? Vous avez dit, le problème, c'est l'Algérie. Vous posez la question très directe.
Enfin, le problème, c'est l'Algérie. Le plus grand nombre...
Oui, le volume le plus important. Bon, vous avez aujourd'hui en France des gens qui sont nés en France, qui ont des origines algériennes. Comme moi. Ils ne sont pas toujours comme vous. Alors, vous, vous avez été ministre de la République. Il y en a beaucoup qui ne sont manifestement pas satisfaits de leur séjour en France et nous avons une relation contentieuse avec le gouvernement algérien. On l'évoquait tout à l'heure, on n'a plus beaucoup d'intérêts économiques en commun parce que les Algériens nous ont sortis de nos propres marchés, etc. Vous dites juste.
On n'a pas intérêt, une bonne fois pour toutes, à se fâcher avec l'Algérie pour remettre les compteurs à zéro et dire aux Algériens écoutez, vous êtes sympathiques mais on n'est pas votre punching ball.
Alors, je vais vous... C'est une excellente question et là, vous parlez par contre à quelque chose qui me percute et qui vous touche particulièrement.
Ça touche tous les membres de la communauté nationale.
Alors, je vais vous dire. Je ne suis pas binationale. Je ne suis pas binationale. Quand je suis allée en Algérie avec le président de la République en 2022, je venais d'être élue députée, j'ai dû faire un visa. Donc, vous voyez, je ne suis pas binationale donc je parle d'autant plus librement. Je pense deux choses. Un, il aurait fallu peut-être, moi qui suis née à Marseille et qui... Moi, j'ai vu Marseille faire beaucoup de commerce avec l'Algérie.
Donc, j'avais dit en 2022 et même bien avant au président de la République notamment quand je m'engage avec lui en 2016 de dire il faut travailler peut-être sur les échanges commerciaux en premier c'est-à-dire relancer entre guillemets le business avec l'Algérie parce qu'il est fort qu'on est une ville portuaire et que Marseille a besoin de ce business avec l'Algérie c'est-à-dire les échanges commerciaux et de l'autre côté une fermeté totale sur les laissés-passés consulaires. Vous reprenez vos délinquants. Quand j'ai dit ça vous savez ce qu'on m'a dit ? Vous êtes d'extrême droite. On m'a dit ça à moi.
C'est-à-dire je parle pour amens arabes je viens d'une famille algérienne ma mère est née en France mais quand même d'origine algérienne mon père venu d'Algérie en 67 on m'a taxé d'extrême droite. Donc, c'est pour ça que je vous disais les convictions pour certains s'arrêtent là où les postes commencent.
Madame Agresti-Roubache vous étiez en charge de la citoyenneté et de la ville. La citoyenneté désormais elle est avec les discriminations c'est M. Othman Nassrou qui en est ministre et vous nous direz ce que vous en pensez dans quelques instants. Sabrina Agresti-Roubache c'est l'invité du 6-9 ce matin ancienne secrétaire d'Etat en charge de la ville et de la citoyenneté. Alors la citoyenneté est toujours dans l'intitulé d'un ministère mais elle n'est plus avec la ville elle est avec les discriminations et c'est M. Othman Nassrou qui le porte ça change quoi ?
Alors je ne sais pas ce que ça va changer il faudra qu'il regarde très précisément ses décrets d'attribution parce que le titre en fait derrière il y a des décrets d'attribution faits par le premier ministre donc Matignon et l'Elysée là pour le coup c'est aussi le président de la République qui doit signer c'est quoi un décret d'attribution c'est les délégations qu'on vous donne pour faire court par exemple moi j'avais l'accueil des réfugiés les demandeurs d'asile la lutte contre la radicalisation j'avais la prévention de la délinquance j'avais les naturalisations j'avais la laïcité j'avais l'apprentissage du français et l'intégration il faudra que le ministre et je lui ai dit hier je lui ai dit il faudra bien regarder les décrets d'attribution je n'avais pas les discriminations
vous faites allusion à hier donc les passations de pouvoir qui ont donné lieu à une ou deux scènes étonnantes étonnantes on va regarder deux extraits rapides et vous allez nous dire ce que vous pensez de ces séquences
je m'appelle Gérald Moussa Jean Darmanin il est assez évident si nous sommes honnêtes que si je m'étais appelé Moussa Darmanin je n'aurais pas été l'humère et députée et sans doute n'aurais-je pas été mise à l'intérieur du premier coup je m'appelle aussi Prisca Balasso-Brahmanen je suis la fille de deux immigrés qui m'ont appris l'amour de la France le respect de notre république et le choix du silence face aux polémiques je suis la preuve qu'on peut être binationale et profondément patriote française
alors on vous a vu réagir sur la première image puisque vous étiez au ministère de l'intérieur évidemment hier pour la passation de pouvoir qu'est-ce qu'ils font en fait Gérald Darmanin et Prisca Tévenot ils envoient un message à Michel Barnier à Bruno Retailleau
alors ce qu'ils envoient comme message plusieurs choses vous savez quand une femme est nommée à un poste où elle n'est pas censée avoir les compétences tout le monde lui tombe dessus quand on nomme 50 hommes à des postes où ils ne sont pas compétents personne ne soulève personne n'a jamais dit d'un ministre ce n'est pas un spécialiste je dis n'importe quoi il est plus question de prénom quand même je reviens sur ce sujet là quand en plus vous vous appelez Moussa et il a raison il s'appelle comme mon oncle il s'avère que l'ancien ministre de l'intérieur Gérard Darmanin dont je suis très proche a le même prénom que mon oncle non le message envoyé c'est peut-être collectivement pareil je n'arrive pas de la politique moi j'arrive de la vraie vie n'avons-nous pas assez et on le paye maintenant travailler sur la lutte contre les discriminations on a oublié on a oublié ça c'est à dire que on voit bien moi je le vois la première fois de ma vie pardon je vous interromps mais j'entends le message universaliste
et vous avez raison mais là il fait de la politique Gérard Darmanin et il est en train de s'adresser à ses camarades
mais tout le monde fait de la politique ce que je veux vous dire c'est que la première fois de ma vie encore une fois je viens du privé où j'ai ressenti du mépris social parce que je pense que la pire des discriminations elle n'est pas ethnique elle est sociale c'était en politique où tous les jours on vous rappelle que votre père n'était pas dans les bons réseaux que votre mère n'avait pas ceci que vous vous n'avez pas fait la bonne école combien de procès en incompétence Mme Thévenot
et M. Darmanin ils mettent en garde le nouveau gouvernement c'est ça qu'ils font
non ils ne mettent pas en garde je pense qu'ils appuient sur quelque chose qui les touche profondément et chez Gérald Darmanin notamment moi ça fait partie des discussions que j'ai beaucoup eues avec lui sur les différences de traitement en fonction de vos origines sociales parce qu'après il dit je m'appelle Gérald Moussa Jean Darmanin et il dit je suis le fils d'une femme de ménage voilà donc vous voyez ça veut dire c'est ça le message
mais est-ce que ça veut dire selon vous que le plus important la priorité c'est d'abord l'intégration plutôt que la lutte contre les flux d'immigration irrégulière qui j'allais dire sont plus techniquement difficiles par nature alors qu'il y a un vrai sujet sur l'intégration que d'autres appellent assimilation quel est votre mot à vous ?
alors moi je pars du principe qu'on est je l'ai écrit donc moi j'ai vraiment théorisé tout ça on est ce qu'il y a sur notre passeport moi quand on m'explique par exemple que je suis issue de la diversité je suis outré quand j'entends François Ruffin écrire dans son livre quand je lis qu'il a écrit que LFI a théorisé le fait de voir les noirs et les arabes ça veut dire que dans les yeux de Jean-Luc Mélenchon je suis une noire ou une arabe enfin je suis outré par tout ce que j'entends de tous les bords parce que expliquer que c'est juste oui mais c'est bien mon problème et quand pendant les élections législatives j'avais dit aux enfants des quartiers populaires dont je suis issue attention vous n'êtes que de la chair à voter demain le vent tournera vous n'existerez plus et ils passeront ils changeront de crèmerie parce que leur électorat et leur intérêt électoral sera ailleurs ça par contre je ne peux pas le changer ils n'ont pas voulu l'entendre en revanche sur l'intégration j'avais porté très fort et j'avais chez moi l'apprentissage du français dans mon portefeuille c'est pour ça qu'il faudra bien regarder les décrets d'attribution parce que je crois que quand vous arrivez en France et que vous voulez adopter notre pays notre nation nos valeurs notre république vous devez maîtriser la langue à minima et que sur ça il n'y avait pas de honte à avoir et encore une fois je me rappelle de certaines positions de certains qui se trouvent autour maintenant de ce conseil des ministres qui avaient dit que j'étais d'extrême droite parce que j'avais soutenu ce principe là de dire l'autonomie et l'indépendance des gens elles viennent de la langue c'est pour ceux
qui veulent devenir français on est bien d'accord absolument
et pour ceux qui sont nés ici donc comme ils sont français absolument il n'y a pas de complaisance à avoir il n'y a pas de comment dire on ne doit pas être sympa avec eux parce qu'ils piétinent le drapeau et parce qu'ils insultent les valeurs de la république et qu'ils ne respectent pas
je l'avais dit
je l'avais dit sur la baillage j'avais dit il n'y a quoi qu'on ne comprend pas quand je disais sur vos plateaux moi à mon époque on ne va pas en robe arabe à l'école point et on respecte les pays le pays dans lequel on est dans lequel on est né en plus moi qui ai beaucoup voyagé qui ai vécu dans un pays musulman d'accord quand je suis arrivée j'ai respecté les us et coutumes du pays et ces enfants sont français il faut arrêter aussi de leur répéter qu'ils sont en dehors de la république une dernière question rapide
une question extrêmement rapide on a des difficultés d'assimilation un regard sur l'immigration qui est contentieux et pourtant madame Agresti-Roubache il va manquer 3 millions d'actifs en France dans les 7 années qui viennent vous faites comment ?
alors on avait porté rappelez-vous sur la loi immigration le fait de pouvoir régulariser sur les métiers en tension moi j'étais extrêmement favorable pour cette raison là parce qu'on est un pays vieillissant nous avons besoin de main d'oeuvre et est-ce que vous trouvez ça digne ? je l'ai fait moi pendant presque année et demie où j'étais au ministère de l'intérieur de régulariser des gens qui étaient chez nous par exemple depuis 17 ans qui payaient des impôts qui travaillaient qui posaient pas de problème qui ne vous demandaient rien et qui adoraient notre pays pourquoi est-ce qu'on ne les régularise pas ?
et de l'autre côté on va se poser des questions qui n'existent pas c'est-à-dire quelqu'un qui est un délinquant qui ne respecte pas notre loi nos lois notre république doit partir il n'a pas vocation à rester et ce n'est pas d'être d'extrême droite que de dire ça nous avons besoin de 3 millions d'actifs prenons-les puisqu'ils viennent chez nous et qu'ils veulent travailler et nous en avons besoin que demander d'autre
merci madame Aris Thérouba d'avoir été avec nous ce matin en direct sur LCI d'avoir été face aux experts et je vous laisse
et je vous laisse
Sabrina Agresti Roubache