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Conférence de presseUgo Bernalicis· 5 janvier 2023 127 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeSolidarités & familleInstitutions & élections

Conférence de présentation du livre "Police : la loi de l'Omerta"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Ugo BernalicisFait
    « la souffrance au travail la souffrance au sein de la police nationale est une réalité qui est souvent cachée mise sous le tapis »
  • 4:00Ugo BernalicisFait
    « on a besoin en urgence de changer des choses pour des raisons de démocratiques pour des raisons humaines »
  • 6:00Ugo BernalicisFait
    « on fait le parcours de 20 ans de destruction de la police française de l'espoir qu'on peut y mettre »
  • 8:00Ugo BernalicisFait
    « 2002 2022 c'est de dates importantes et c'est surtout un héritage et de continuité de Sarkozy Adama »
  • 10:00Ugo BernalicisFait
    « la police qui est quand même le corps de fonctionnaire qui dispose du point le plus important puisque celui d'une violence légitime qui peut aller jusqu'au au fait de pouvoir tuer se retrouve tel qu'on nous le dit hors de contrôle »
  • 14:00ChristopheFait
    « j'ai subi deux gros agressions rapprochés sous la menace d'un couteau à la gorge par un fonctionnaire de mon service en tenue »
  • 16:00ChristopheFait
    « j'ai reçu un mail de mon syndicat qui m'a clairement dit on a étouffé l'affaire malheureusement dans leur calcul vaut mieux lâcher un fonctionnaire que 10 »
  • 24:00FabienFait
    « il faut que je fasse parce qu'il faut que je le fasse pour les autres »
  • 2:30Fait
    « le problème n'est pas la parole personne concernée problème et qui a personne pour les écouter on avait dit vous savez parler de solitude d'isolement de par le grenier et vous nous avez expliqué les mécanismes qui sont mis en place pour que cette parole ne soit jamais entendue »
  • 3:30Fait
    « c'est pas juste qu'elle n'est pas entendue c'est qu'il y a un système qui est coordonné pour ça »
  • 5:20Fait
    « il y a des endroits où on peut faire des choses et même des juridictions dans lesquelles il y a des choses intéressantes »
  • 10:00Fait
    « il faut effectivement à mon avis l'enjeu c'est trouver une instance indépendante alors représentative »
  • 12:30Chiffre
    « vous êtes le corps qui est déjà le plus sanctionné toutes les administrations et plus contrôlées »
  • 15:00Fait
    « réformer la police de la cave au grenier »
  • 27:30Chiffre
    « 40% d'augmentation des dénonciations de viol de d'agression »
  • 32:30Fait
    « l'essentiel des sanctions qui sont prises en la police sont prises sur des agents qui n'auraient pas obéi à la hiérarchie »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bien c'est parti on est on est on est en direct ensemble à l'Assemblée nationale et sur les réseaux sociaux merci en tout cas d'être présent et présente tous les tous les 6 pour présenter de tout ce livre police la loi de l'omerta et qui fait écho à des discussions que nous venons d'avoir à l'Assemblée nationale pendant plusieurs semaines notamment sur la loi d'orientation et programmation du ministère de l'Intérieur et on sait que la souffrance au travail la souffrance au sein de la police nationale est une réalité qui est souvent cachée mise sous le tapis et qui a des processus internes à la maison police de par son organisation qui conduisent à comme vous le dise dans le titre la loi de l'omerta là où on a besoin d'avoir une institution policière qui soit plus ouvert plus démocratique et plus ouverte notamment à la critique en interne déjà en externe encore mieux mais au moins en interne pour atteindre une efficacité parce que c'est ça l'objectif qu'on partage tout et tous c'est l'efficacité de l'action de la police dans un cadre républicain et déontologique fixé par les lois et règlement donc ce livre est aussi une première parce que vous parlez tous les 6 un visage découvert ce qui est pas courant au sein de la maison police nationale puisqu'on sait que les représailles que vous avez vous êtes certain d'être vers la fin de carrière certains être retraités de la police nationale oui les regards ont été appuyés d'une certaine direction et donc à avoir fait de l'expérience aussi d'avoir voulu parler en interne il y en a il y avait beaucoup d'éléments mais ce qui va être intéressant c'est pas de l'écouter moi de vous écouter vous je vais m'arrêter là en disant que c'est une initiative aussi transpartisane des députés de la nouvelle union populaire écologique et sociale mais qu'on a aussi des collègues débuter dans la salle qui sont de la majorité qu'on a des journalistes qui sont intéressés par ce qui va se raconter là parce que l'institution policière est un objet démocratique qui doit être questionné remis en cause critiquer améliorer et que c'est un enjeu d'intérêt général je m'arrête là et je te laisse la parole on s'en va merci je me joins au remerciement du groupe tout à l'heure on intervenait sur la Loomi et j'expliquais Gérald Darmanin que j'avais un problème principal c'est que on a besoin en urgence de changer des choses pour des raisons de démocratiques pour des raisons humaines et quand j'ai lu le livre et les témoignages que vous y donner c'était particul ièrement personnelle parce qu'il a commissariat d'Agde le plus pauvre de France et celui à côté duquel j'ai grandi dans lequel j'ai grandi que c'est pas anecdotique qui avait problème autour de qui sont particulièrement pauvre aussi et que ça m'a beaucoup touché parce qu'avec vous on fait le parcours de 20 ans de destruction de la police française de l'espoir qu'on peut y mettre et donc de l'égalité républicaine qui en débat c'est très douloureux pour parce qu'on tue mon parcours c'est très douloureux pour nous en tant que politique parce qu'on mesure à quel point vous prédécesseur d'autres ont laissé détruire on fait le choix de détruire 2002 2022 c'est de dates importantes et c'est surtout un héritage et de continuité de Sarkozy Adama une volonté de faire en sorte que tout ce qui reste ce soit les chiffres les plaquettes de communication celle des ministres j'ai changé avec des amis qui sont dans la police depuis longtemps qui me disaient à quel point ne pas être soutenu par sa hiérarchie depuis tellement longtemps c'est douloureux c'est difficile et qui me demandait de parler de ça particulièrement j'en ai envie de lire le livre que ça devrait leur parler très certainement et comme le disait Hugo et c'est la parole parce que c'est votre témoignage qui est important moi j'ai pris comme une déclaration d'amour j'ai pris comme une déclaration d'amour un métier sans que c'est être très beau être un métier du lien être en métier qui permet d'être faire respecter l'égalité en droit et quand on aime on démonte ce qui ne va pas on n'est pas dans le déni c'est pour ça qu'on est là ici parce qu'on a un problème avec la police parce qu'on a un problème avec les gens qui disent pouvoir que la police aille bien et qu'il a détruise depuis 20 30 en tout cas merci beaucoup à vous tous et tous ce que tu veux dire un petit mot introduction on a déjà aussi pour vous remercier que j'ai vu sur les réseaux sociaux etc déjà que c'était pas forcément très simple de entre guillemets l'ouvrir puisque c'est un peu le sous-titre de votre livre je pensais à vous tout à l'heure parce que dans le débat sur le demi après l'intervention d'ailleurs Hugo Darmanin nous a dit de toute façon vous on vous connaît vous n'aimez pas les flics alors d'abord on a tellement les flics on leur donne la parole justement à cette occasion et puis surtout je voudrais dire que nous ce qui nous pose problème là je crois que je peux parler au nom manipès c'est plutôt la doctrine qu'on impose à la police aujourd'hui et le rôle qu'on lui fait jouer notamment depuis Sarkozy et ses fameuses phrases par rapport à la crise de proximité comme quoi elle n'était pas là pour jouer au ballon faire la prévention et autres mais l'aspect tout répressif et puis j'allais dire aussi le fait de nier sans arrêt des choses parfois évidentes quand il y a des violences policières les violences policières et qui fait que du coup s'accroupi que les rapports population de police moi je le vois dans ma circonscription de cesse que je crois que tout le monde en lui victime les policiers aussi les pas seulement la population la deuxième chose c'est vous qui le monde et puis aussi complément d'enquête le jour c'est ce que nous n'aimons pas c'est le rôle pris par certains syndicats voilà qui finissent syndicats entre guillemets parce que je pense qu'il faut mettre des gros guillemets et moi j'étais attiré de voir le subodoré ou de voir à quel point aujourd'hui leur pouvoir s'étend et surtout en réalité ce comment dire ce mari fortement avec cette vision de la police tout sécuritaire et qui du coup déclenche la mal-être ou des policiers ils ont soit à la fois le paravent ils en profit et puis manifestement ils en sont parfois plus les organisateurs que les ministres de l'Intérieur donc ça c'est l'outil quelque chose qui m'a stupéfié et puis terminerai là-dessus sur l'idée que finalement la police qui est quand même le corps de fonctionnaire qui dispose du point le plus important puisque celui d'une violence légitime qui peut aller jusqu'au au fait de pouvoir tuer se retrouve tel qu'on nous le dit hors de contrôle c'est à dire qu'en réalité tout ce qu'on dit par rapport à des fonctionnaires des enseignants et autres ou ça paraît normal de contrôler leur métier d'avoir un regard critique est interdit vis-à-vis de la police mais on voit qu'en réalité ça se double aussi d'une interdiction dans la police de l'onglet c'est à dire qu'il y a les deux qui se finalement se ce ce fond en temps miroir et je trouve que tout ça évoigne fortement la police de la police républicaine qu'on souhaite qu'on aime et qu'on souhaite voir voir se développer dans les années à venir et donc vous êtes ici tous les meilleurs représentants donc merci d'être ici effectivement à combien de temps vous laissez la parole à tous les deux en tant que co-auteur et en tant que moi donc comme ça très bien et du coup je vous laisse passer tous les six et vous faire des extraits de vos témoignages alors déjà je vais je vais commencer par expliquer un petit peu la genèse du livre et avant de l'expliquer je voudrais dire ici puisque je sais qu'on est filmé aussi j'espère que dans la police il nous regarde ce matin j'ai eu mon chef de du travail qui m'a appelé pour me prévenir qu'il allait m'envoyer un mail en me rappelant en devoir de réserve vraiment tous les policiers sont à suivre par le Règlement général de la police nationale un devoir de réserve et que quand on enfreint on peut avoir des sanctions donc j'ai bien entendu ce qui les mettent dit sauf que le problème que j'ai c'est que aujourd'hui si on en arrive là c'est parce que ce devoir de réserve il est normal et on l'entend donc il y a normalement des relais qui doivent se faire en interne pour pouvoir remonter les dénonciation et les dysfonctionnements etc etc ce que nous tous ici avons fait et que ça ne fonctionne pas donc si aujourd'hui on est arrivé à écrire ce livre et à arriver devant vous c'est parce que je suis obligée on oblige à sortir de ce devoir de réserve là pour être transparente sur ce qui se passe à l'intérieur ça les flics le savent c'est-à-dire que depuis qu'on est rentré le médiatisation on a que des messages de policiers nous disant c'est bien continuer on sait chez nous c'est pareil etc etc donc on peut pas se faire le porte-voix de tous ces policiers qui pour l'instant n'osent pas encore parlé mais on espère qu'on le faisant ça leur permettra de libérer la parole blesser le premier objectif de ce livre là c'est ça c'est de leur dire que vous n'êtes pas tout seul et que on a tous vécu ces situations là et qu'à un moment donné on dit stop et on est là pour dire STOP la deuxième raison pour laquelle on a voulu écrire ce livre et je remercie le Cherche-Midi et monsieur héracas qui est ici présente de nous avoir soutenu là dedans parce que je sais que c'est quelque chose qui est pas évident c'est un acte évidemment citoyen parce que effectivement si les policiers ne sont pas bien dans leur institution ils ne peuvent pas vous protéger et ce livre c'est aussi une manière pour nous de vous demander à vous en tant que citoyen de nous protéger parce qu'on en a besoin ça c'est l'objectif du livre dans la conception quand fabien est venu me voir de rupture conventionnelle parce qu'il voulait partir très rapidement et émerger l'idée de décrire et de donner la parole et il développe parce que alors pas du tout parce que je t'ai dit danseuse alerte mais parce que j'avais écrit plusieurs livres et quand on a commencé à recueillir certains témoignages et quand on a rencontré on a marché par thématique on voulait parler des violences en interne on voulait parler du harcèlement moral des suicides du harcèlement sexuel et il se trouve que celle qui était prédisposée pour parler du harcèlement sexuel quand on est allé la voir elle était tellement détruite qu'elle avait un discours qui était à la limite de la cohérence et que pour pouvoir porter ce message là on s'est rendu compte qu'il fallait que les gens qui avaient vécu certaines choses soit en mesure de le porter et d'aller jusqu'au bout du processus donc en fait j'étais pas du tout prédisposée à être dans le livre et j'ai pris sa place parce que l'on avait personne pour parler de la thématique du harcèlement sexuel ce que j'ai fait donc je suis rentrée dedans pas du tout par volonté au départ mais aussi parce que je le disais que je pouvais pas demander aux autres de faire quelque chose que j'aimais pas le courage de faire et que et que moi aussi il fallait que je me mouille ce que j'ai fait en tout cas c'est ce que j'ai tenté de faire et je même si ça n'est pas le premier livre je pense que ça a été aussi une manière de de lâcher entre guillemets des choses et ça a eu encore un travail puisque j'en suis au cinquième livre ça a encore eu un effet cathartique aussi pour moi et je pense que c'est un peu le cas de nous tous et que et que depuis que on a sorti le livre on a plein de gens qui nous disent moi aussi je veux écrivez c'est aussi un moyen de se libérer les difficultés qu'on a traversé pour pour écrire ce livre là ça a été de rencontrer tous ces gens tous ces témoins c'est de recueillir leurs souffrances leur leur problématiques parce qu'ils sont tous dans une situation qui sont très complexes et que même jusqu'au bout c'est à dire que ce cheminement là a été très long et jusqu'au dernier moment il y en a certains ici qui se sont posés la question est-ce que je reste est-ce que je pars j'ai tout à perdre j'ai pas encore tout perdu ou alors je suis arrivée jusqu'au bout et en fait j'ai plus d'autre choix que d'en arriver là et on a tous plus ou moins hésité à certains moments et on a tous décidé de le faire parce que ce qui revenait tout le temps c'était il faut que je fasse parce qu'il faut que je le fasse pour les autres ça se veut pas on n'est pas ici pour régler les comptes loin de là c'est pour ça qu'on a anonymisé la plupart des des la barre nous on sait pas anonymiser mais on a les musées tous les noms qui avaient dedans pour protéger les policiers aussi parce que l'objectif c'est pas de les mettre en porte à faux eux ou leur famille parce que ça aussi c'est très difficile mais c'est c'était pour nous te montrer par notre expérience en incarnant parce qu'on sait que finalement c'est en incarnant les choses qu'on arrive aussi à toucher les gens de parler des choses concrètement et d'essayer d'en tirer une analyse de tout ce qui se passe à droite ou à gauche c'est toujours les mêmes ressorts ce sont toujours les mêmes mécanismes qui se mettent en place et par différentes personnes alors que bien évidemment je suppose qu'on école de commissaire ou d'officier on y est passé pendant 3 ici il y a placé on nous a pas donné le parfait manuel de comment est-ce qu'on va écraser ceux qui veulent parler et de ce fait comme ce manuel n'existe pas forcément ça veut dire que c'est le système dans lequel on est dans lequel on baigne qui permet ces comportements là et et ça se fait de la même manière dans ces dans ces préambules voilà que je voulais poser pour qu'on comprenne bien l'objectif et la raison pour laquelle on est ici et du combat qu'on va continuer de porter parce que je pense que ça permet à d'autres de pouvoir et c'est déjà le cas de gens qui nous est oui c'est bien il faut continuer nous aussi on va parler nous aussi on va partir parce que il y en a beaucoup qui veulent partir de la de la de la police sauf que sauf que en interne on n'a pas la possibilité de parler on n'a pas la possibilité de se défendre on n'a pas la possibilité d'être suivi et on n'a pas la possibilité de partir donc en fait on efface que à des non choix de manière consciente ou inconsciente et généralement ça finit par des personnes qui sont en arrêt maladie pendant un certain temps et puis et puis jusque jusqu'au suicide et c'est toutes ces ce système là c'est à dire tant de la de la du système de comment dire de la médecine chez nous la médecine préventive la médecine statutaire les psychologues l'igpm l'indépendance de l'igpm qui à mon avis doit être fortement à mettre sur le tapis toutes ces choses là ressortent dans le livre et sont autant de pistes à explorer et à explorer ensemble c'est à dire que on ne peut pas demander à digipn d'être indépendante et puis continuer à avoir le système de notation pour moi continuer à avoir les critères d'évaluation que nous avons continué à avoir une igpn qui n'est pas indépendante et ce sac ressent en principe de tout est en vertical et dès qu'on essaye de passer au dessus on se fait matraquer parce qu'effectivement on a pas le droit on doit respecter la chaîne hiérarchique je vais donner la parole à Stéphane remercier qui est bon effectivement de la commune merci bonsoir et merci de nous avoir invité de nous donner l'occasion de prendre la parole effectivement alors j'ai pu témoigner ce serait quelques années que je suis en poste sur la commune d'Agde pour ma part j'ai été j'ai passé 30 années sur la voie publiquement donc officier dans différents services et mais en parallèle il y a très longtemps en 98 j'ai commencé à écrire sur les risques dans la police parce que semblait identifier des risques qui étaient pas prises en compte on pensait que les policiers étaient tués majoritairement sur des braquages par exemple et puis moi je m'apercevait enfin il me semblait en lisant la presse on connaissances si on veut un petit recensement puis finalement il y a des accidents dans les accidents de voiture il y avait beaucoup de policiers dessus parce que on peut pas la ceinture parce que on n'avait pas les voitures cette opérationnel à l'époque déjà j'avais donc écrit là-dessus et puis ça a pas été pris en compte ensuite j'ai écrit sur les policiers morts en service ensuite j'ai pris sur la prévention du suicide alors sous les pseudonymes parce que écrire en sa qualité de policier et dénoncer critiquer institution s'arrêter il est très mal perçu donc j'ai un prévoir pris contact avec des chercheurs en sciences sociales nous donner l'opportunité de d'être publié donc j'ai écrit sur la prévention du suicides en 2008 sur ce on allait voir ce qui se passait ailleurs j'ai pas la science infuse mais une étudiant ce que faisait la recherche en sciences sociales ce qui se faisait à l'étranger et puis c'était toujours pas pris en compte et dernièrement j'ai que aussi sur sur la déontologie il y a quelques années sur les violences policières et puis sur sur le parc de la police alors c'est un petit peu bougé il y a des événements dans la rue qui ont fait que à un moment donné intérieur s'en est saisi et puis même le président de la République a dit maintenant c'est lui il faudrait travailler sur l'alléontologie on l'a dit ensuite on m'a sollicité pour intervenir pour faire des recommandations je les fais ensuite faut j'ai demandé où ça en été on m'a dit qu'on travaillait dessus bon je pense qu'il travaille toujours dessus bon parce qu'il y a même une fin de cette Thénac arrivé maintenant c'est un début de cette tena bon entre temps il y a eu il y a plein de choses qui se passent mais en fait rien ne bouge donc à un moment donné quand on m'a sollicité alors au début c'était juste parce que en tant que un peu conseillé au départ que j'ai été sollicité par Amiens et Fabien et puis et puis au final on s'est aperçu que au fur et à mesure de ma carrière j'avais été un peu un lanceur d'alerte alors je m'étais pas du tout vu comme ça ni positionner comme ça mais en fait ils m'ont un peu ouvert les yeux en disant mais en fait au fur et à mesure ça a été un peu à l'ancien d'alerte et maintenant est-ce qu'il faudrait témoigner donc je l'avais souvent fait pseudonyme j'ai décidé de prendre mon nom pour fin de le faire cette fois-ci en mon nom parce que il y a effectivement beaucoup de souffrance chez des gens qui en général sont entrés dans la police par vocation par souci de bien faire leur travail parce que ceux qui sont entrés parce qu'ils ont eu de la lumière ou parce que par opportunisme en général ils sont tellement dérangés sur le fait que la police se fasse bien se fasse mal mais ceux qui sont les plus concernés finalement ce sont souvent ceux qui sont plus en souffrance et je pense qu'il faut que ça change alors après on nous répond on nous a régulièrement nous répond qu'il y a des choses qui sont mises en place il y a des stages de management il y a des il y a des numéros verts il y a des plateformes de signalements de choses comme ça on s'aperçoit qu'on a toujours quasiment autant de suicide malheureusement chaque année alors heureusement il y a des associations des associations ou des qui se mettent en place pour pour venir en aide mais en tout cas aussi en institution ça ça a vraiment sa peine à se réformer donc je pense que enfin j'espère pendant en témoignant on va libérer la parole et puis que et puis que ça va faire boule de neige et à un moment donné les la haute hiérarchie va prendre conscience des effets délétères du management on a un petit peu parlé mais la culture du chiffre des choses comme ça et le management bon j'espère qu'on va libérer la parole et puis que qu'on fera changer les choses de l'intérieur c'est pour moi après 30 ans de police à quelques années de la retraite c'est un peu la dernière chance qui me reste pour essayer de faire changer les choses merci de m'en avoir donné l'occasion alors bonsoir à tous bonjour je m'appelle Christophe donc je suis fonctionnaire de police toujours en fonction je suis chef de groupe une brigade des mineurs dans le sud et 23 ans de police je suis passé par la voie publique et là ça fait pendant 17 ans et ça fait 6 ans que je suis dans l'investigation donc j'ai connu le type de management voix publique et le type de management investigation et je me suis rendu compte que la violence hiérarchique au niveau du management était quasiment la même idée puisque le travail est différent mais le fonctionnement est le même au départ je suis rentré dans la police pour l'honnêteté le courage les valeurs en fait de respect d'honneur et de loyauté et au bout de quelques années une toute autre musique en fait est remonter à mes oreilles donc il y a des vestes et des phrases tous les fonctionnaires connaissent je pense les premières phrases qui m'ont perturbé en fait dans le pays c'est il n'y a pas de voleur il y avait des volets donc pour moi ça m'a perturbé cette phrase ça veut dire que en fait il y a des volets c'est si on se fait voler nos affaires on se fait sanctionner mais on cherche pas le voleur dans la police on cherche pas les voleurs de coller on n'écrit pas contre un collègue c'est aussi cette phrase j'ai entendu des millions de fois on l'a sur un sale en famille pour pas faire remonter les affaires pour pas faire remonter les dysfonctionnements ce collègue faire attention si tu vas aller GPN avec lui ça va être compliqué parce que il risque de pas tenir la pression et de lâcher ce qui se passe dans le groupe reste dans le groupe donc tous ces toutes ces phrases qui qui amènent à comme un code d'honneur en fait petit à petit dans chaque groupe donc pour chaque fonctionnaire si on respecte pas on risque d'être exclu on est écarté et on peut quasiment plus faire partie de la famille police et on vient paria on isolé nos côtés donc on veut tellement faire partie de cette famille que on tolère ce code mais qui va à l'encontre de nos valeurs mais c'est juste pour être accepté et petit à petit les années passent et à l'usage on s'aperçoit que ce code d'honneur il sert seulement au même personne toujours toujours au policiers malhonnête ou à la hiérarchie pour pouvoir des choses jamais pour le fonctionnaire qui fait son travail ce code d'honneur en fait il facilite les mauvaises actions des fonctionnaires qui et c'est toujours pour les mêmes personnes même type de profil que ce code ça voilà c'est s'exerce alors j'ai été confronté à Scott des centaines de fois depuis ma carrière pendant 23 ans et j'ai toujours appliqué quoi ce code mais jamais pour moi en fait toujours pour pour les autres et petit à petit avec l'expérience l'âge je me suis émancipé de ce code mais par contre je me suis rendu compte que de s'émanciper ce code qui n'est pas l'image de la police que j'imaginais donc j'ai à faire mes accords c'est à ce moment là je suis je me suis rendu compte que les problèmes que j'ai commencé à soulever je suis devenu le problème en fait je suis devenu un problème à plusieurs reprises à chaque fois j'ai toujours réussi à m'en sortir car je suis quelqu'un qui a un gros mental elle est bon état d'esprit et j'ai barré parti pour me défendre jusqu'à ce qu'on m'attaque physiquement j'ai eu en fait l'épisode qui du livre de la gare Saint-Charles ou j'ai subi deux gros agressions rapprochés sous la menace d'un couteau à la gorge par un fonctionnaire de mon service en tenue et devant d'autres fonctionnaires de police pourquoi parce que j'avais décidé en fait de me comporter un policier avec des policiers et je l'avais signalé assez fonctionnaires que j'acceptais plus les dérives et que j'allais me comporter en policier j'ai été rejeté isolé j'ai été lâché par mon syndicat j'ai été lâché par mon hiérarchie par le cabinet de discipline l'affaire a été étouffée clairement j'ai reçu un mail de mon syndicat qui m'a clairement dit on a étouffé l'affaire malheureusement dans leur calcul vaut mieux lâcher un fonctionnaire que 10 donc dans mon combat seul face à ce rouleau compresseur j'ai réussi à obtenir la reconnaissance de de mon état de stress post traumatique je suis assez désagrégressions graves au couteau par le plus administratif c'est une entité extérieure à la police là j'ai été reconnu mais en interne je suis passé deux fois en commission de réforme médicale donc ça dépend de la police nationale les deux fois mon chocosmatique n'a pas été reconnu soit disant mais disait que ça n'avait aucun lien avec le service j'étais en tenue j'étais dans mon service pendant mon service j'étais agressé ça n'avait aucun lien avec les services donc aujourd'hui j'ai réussi à obtenir cet état de choco somatiques et j'ai obtenu jurisprudence grâce à ça et depuis ces données de freudance les collègues les collègues peuvent faire reconnaître leur choc post-traumatique en service et ça c'est super important donc ça c'est une victoire pour moi et pour les collègues de la police et voilà c'est par ce moment je me suis rendu compte qu'il est commissions réformateurs départementales qu'on nous dit neutre ne le sont pas en fait levier enfin de la hiérarchie ou des hauts fonctionnaires qui peuvent communs décider de reconnaître l'action du travail ou pas alors cette fois du silence elle est devenue inacceptable pour moi c'est à partir du moment je suis rentré à la méga des mineurs et que mon collègue de bureau j'ai travaillé trois ans avec lui président d'une association Philippines qui aide les enfants des rues à sortir de la prostitution et aller scolariser en fait a été soupçonné de corruption de mineur ensuite des échanges SMS donc des preuves irréfutables qui existent concrètes ont été amenés par un jeune qui était victime à la via des mineurs et qui a fait remonter ça à son éducatrice et à son directeur de foyer qui est venu se plaindre des mineurs et la seule réaction de la hiérarchie sur ses faits elle a été de tout pour faire étouffer cette affaire malgré les indices graves et concordants qui permettaient en fait tous ces indices permettaient de mettre en examen ou au moins débuter une enquête pour n'importe quel citoyen lambda mais là pour un policier il se passe rien et pourtant c'est l'ADN de le brigade des mineurs en fait l'ADN de notre brigade c'est de traquer en fait ces personnes et là en interne on en a un potentiel délinquant sexuel et on ne fait rien on l'espère il était c'était insupportable pour moi donc j'ai tout fait pendant 6 mois pour que une enquête soit faite il s'est rien passé j'ai dû mettre en difficulté et prendre un avertissement pour qu'une enquête soit enfin diligentée contre ce fonctionnaire de police cette université pour obtenir cette enquête ça a servi à reconnaître que ce fonctionnaire avec commis des fautes et là il est mis en examen pour voilà pour des faits graves et il a été mis en détention provisoire pour le temps de l'instruction et que ça m'a coûté c'est que j'ai dû quitter la brigade des mineurs parce que derrière en fait j'étais isolé rejeté mis comme paria parce que j'avais dénoncé un fonctionnaire et j'étais renié par mes paires ma hiérarchie alors pour ce livre moi j'ai adhère à ce livre quand on est venu me chercher pour ce livre ça me permet de dire aux policiers qu'il faut plus se faire en fait il faut plus accepter tout ça qui sont plus seuls et surtout avertir les autres générations les générations futures que cet omerta que je vois au long terme je vois je pense que la police peut pas changer comme ça du jour au lendemain ça va se faire sur des années mais voilà il faut avertir voilà nos policiers qui subissent vraiment de la souffrance et de la part hiérarchie qu'on oblige à se taire et aux futurs policiers au futur policiers j'ai envie de leur dire que la peur elle doit changer de corps en fait il faut que ça change et je suis optimiste moi je continue à croire en ce métier c'est parce que j'aime la police que je suis là aujourd'hui en fait c'est vraiment parce que j'ai de ce métier cette police et ce qu'on exige aux citoyens ça doit être aussi exigé aux policiers et pour moi à partir de maintenant ils pourront plus dire plus personne ne pourra dire la hiérarchie le gouvernement ne pourra plus dire qu'ils ne savent pas donc s'il se passe rien c'est que c'est un choix voilà merci de nous donc moi j'ai dans un premier temps commencé ma carrière professionnelle au sein des compagnie républicaines de sécurité dans laquelle j'ai pu m'évanure professionnellement pendant plus de plus de 20 ans au cours de ces années en CRS j'ai toujours agi avec professionnalisme et obtenu des états de service irréprochable pour me rapprocher de ma famille j'ai intégré le commissariat de police de Pau et j'étais loin d'imaginer que le déroulement de ma carrière au sein de la sécurité publique comme je l'explique dans le livre j'ai rapidement constaté des dysfonctionnements préalablement identifier un hiérarchie ma mission confiée par mes supérieurs étaient de faire cesser ses comportements non professionnels non déontologiques voire il déco ancré depuis bien longtemps dès ma prise de fonction à la tête d'une brigade et sans aucun détour la brigade m'a dit ici c'est le chef qui s'est atome et non le moule qui sert à pocher c'est dans ce climat délétère et sans soutien hiérarchique que j'ai refusé de dénoncer nominativement mes collègues j'étais déjà mis en quarantaine un jury menacé humilié pour la cité que cet exemple lors d'une convocation devant toute ma hiérarchie ma capitaine chef de mon service textuellement a dit si vous quittez la brigade vous baissez votre pantalon et ce en présence de ces collègues officiel vous imaginez bien l'humiliation que j'ai pu ressentir au cours de cette période j'ai été témoin des premières violences policières illégitimes sur une personne menottée refusant les pratiques courantes de mes collègues refusant d’endosser la responsabilité de faire régner l'ordre de manière Archie malgré mes nombreuses alertes je me suis retrouvé isolé tout comme mes collègues voir à plusieurs reprises mis en danger sur les interventions et pour ne citer que cet exemple encore une fois où mes collègues m'ont laissé intervenir seul face à des contenants alcoolisés en présence de couteau j'ai commencé à avoir des problèmes de santé du au malaise que je ressentais dans mon milieu professionnel et quel que soit les services ou la hiérarchie infectée ma réputation de non suiveur faite par mes collègues le précédent on refusait de parler en quittait la table au moment où j'arrivais pour manger on m'a bousculé volontairement à cette époque j'ai même eu deux pneus crevés du côté de ma hiérarchie je subissais des refus successifs pour des formations professionnelles ou des stages j'ai été placardisé sans poste de travail aux plainte puis au fourrière ma dernière affectation sur le terrain a été un tournant dans la vie professionnelle et dans la vie personnelle une nouvelle fois j'ai constaté des violences légitimes que j'ai décrit dans le livre les plus violentes à mon sens sans celles dont j'ai été témoin sur un mineur recevant des coups de pied dans les hanches et des beaux visages puis c'est le 27 janvier 2018 alors que j'interpellé un autre mineur sucé suspecté d'un vol j'étais moi-même percuté par un fonctionnaire de police le même qui m'avait bousculé auparavant par derrière j'ai été déséquilibré et j'ai reçu des coups de poing en même temps que les mineurs ça n'était trop la sécurité n'est plus assurée au sein même de mon de mon service j'ai donc décidé de rendre compte par écrit nominativement une première enquête interne complet en l'existence de l'agression donc j'étais victime ma déclaration était corroborée par celle du mineur interpellé l'IGPN mandaté par le parquet a mené me semble-t-il une enquête à charge car curieusement alors que je dénonce depuis tant d'années des violences légitime sur les usagers je suis accusé de dénonciation calomnieuse dénonciation mensongères et bien entre long terme sur personne dépositaire de l'autorité publique j'ai compris alors que ma hiérarchie ne souhaitait faire la lumière sur les dysfonctionnements adapté c'est un essuie après c'est au tribunal correctionnel sans l'acceptation de la protection fonctionnelle car accordée par la hiérarchie après 4 heures passées à la barre la substitut du procureur m'a traité de fou de criminels devant mes quatre accompagnateurs et oui beaucoup de collègues et d'officiels et choisis d'accompagnement agresseur j'avais bien des soutiens mais qui par peur de représailles ne voulait pas témoigner 6 mois de prison avec sursis trois ans sans pouvoir exercer une obligation de soins et 5000 euros de dommages pour mon agresseur je vous laisse imaginer le choc vécu en famille j'ai été relaxé soulagement de courte durée car le parquet a immédiatement annoncé faire appel en appel la justice a désavoué parquet l'IGPN en me relaxant une seconde fois je précise à cette occasion que le parquet avait demandé la prison de la prison avec sursis et cette fois-ci ma révocation de la police la santé n'a fait que se dégrader tout au long de ces 9 dernières années alors que mon médecin traitant que des médecins de la prévention au travail mon diagnostiqué une dépression sévère réactionnelle à mon milieu professionnel la médecine statutaire n'a jamais reconnu ma pathologie en lien avec mon activité professionnelle j'ai contesté au tribunal malgré les conclusions du rapporteur public reconnaissant la présence de harcèlement moral l'imputabilité au service est donnant injonction administration de m'accorder la protection fonctionnelle le juge du tribunal administratif local a rejeté mes demandes la maison des lanceurs d'alerte reconnaîtra son statut de lanceur d'alerte bilan mutation sanctions actuel tu renfort l'accueil d'un service civique l'escalade de porte qui se ferme difficulté au refus de prêt refus de la mutuelle de fonctionner puisqu'elle s'allume derrière les décisions de l'administration refus de fonctionnement de mon assurance habitation résidation de la protection juridique par la nationale pour finir l'administration me place en disponibilité d'office deux jours après perte de deux tiers de mon salaire aucun répit plus de cotisations retraite en plus rétroaction appliquée on me demande aujourd'hui de rembourser 13000 euros je vous ai pas parlé des syndicats majoritaires c'est normal ils sont absents dans ce genre de situation vous êtes vraiment le pouvoir de la hiérarchie me fait penser à une guillotine cette verticalité qui peut décider de votre sort malgré la vérité lorsque nous parlons de suicide dans la police la journée n'existe plus le problème n'existe plus et nous dévoquons pas le harcèlement les personnes encore en place ne semblent pas être inquiété alors si j'ai décidé de témoigner dans ce livre c'est que pour la première fois j'ai été écouté et entendu ma souffrance a été reconnue par mes pères Alice et Fanny savoir que malheureusement d'autres collègues ont subi ce même schéma destructeur ma conforté sur le fait qu'il fallait dénoncer ma carrière aujourd'hui est terminée et je le sais nous ne sommes pas des parias mais des policiers avec des idéaux des valeurs qui bien souvent sont communes à celle de la population alors aujourd'hui si je parle devant vous et ce terme est député c'est qu'au-delà de mon histoire je souhaite ouverture d'une enquête indépendante et impartiale afin de régler certains problèmes structurels qui peut regrette dans son institution merci je crois que c'est bien mesdames messieurs parlons-en ça fera beaucoup de merci mais effectivement je vous remercie à nous pour cette année qui nous permet de nous exprimer ce soir on peut comprendre que l'expression est importante expression de tous ces douleurs et de toutes ces souffrances qui ne devraient pas avoir lieu d'être alors c'est un sujet au combien politique mais au combien essentiel pour une République indivisible laïque démocratique et sociale ce qui est un questionnement dans ce livre c'est le fonctionnement des forces chargées de les violences de la violence légitime ça a été dit tout à l'heure pour ma part j'ai découvert le métier de policier après carrière militaire en 1979 alors je vous fais grâce de mon témoignage parce que ça risque d'être un peu long je suis donc le vieux voir le Shibani comme on dit dans les quartiers où j'exerce là effectivement après tout ce temps je reste toujours aussi passionné par cette mission du service public je crois à la fois exigeante et captivante assez tôt dans ma jeune les premières années de jeunes gardiens de la paix je me suis intéressé à ce que je faisais je suis intéressé à mon métier et ça a été le cas pendant toute ma carrière sur la fin de ma carrière je me suis spécial enfin j'ai pris un peu d'expertise dans plusieurs domaines que la prohibition et un deuxième domaine qui est la relation police population j'ai beaucoup écrit aussi sur des blogs manière anonyme sur un bloc de Monsieur moukie pour essayer d'expliquer de raconter de il fallait le faire de manière anonyme et aujourd'hui effectivement comme Fabien et est venu me voir je pensais que c'était c'était une bonne idée une excellente idée je me suis jamais vu non plus dans la Sauveur tu crois qu'on ne se voit pas un lanceur d'alerte comme on aime pas se voir dans le miroir mais c'était j'ai trouvé l'idée excellente et effectivement rendre cette parole publique ça peut enfin on espère en tout cas faire avancer des choses grâce à mon petit recul sur la profession je peux aujourd'hui donc affirmer être capable même si c'est un peu prétentieux de pointer précisément les les différentes transitions qui ont conduit à créer un malaise extrêmement profond d'un institution au travers de deux problèmes majeurs qui sont le type de management et la stratégie de fonctionnement pour ce qui concerne le management sans juger de la qualité des managers actuelle et s'établit sur un corps de commissaire de police qui d'une part s'autocontrôle ça a été évoqué et d'autre part a tenter d'adapter un système de gestion d'entreprise un service public de sécurité pas semblablement à l'instar de ce qui s'était pratiqué quelques années plus tôt à France Télécom devenu orange à noter d'ailleurs que les managers de cette entreprise France téléphone de l'époque ont fini par être condamné mais avec beaucoup de retard et 5 sur un repas répare les dégâts causés car déjà le stigmate essentiel du malaise était déjà posé au travers du désarroi des salariés et sa conséquence sur le taux de suicide conséquence directe je n'ai malheureusement pas le temps de faire l'historique de ce corps de commandement en concurrence avec le corps des officiers jusqu'à l'explosion de la délinquance générale dans les années 50 au sein de toutes les sociétés occidentales c'est pas franco-français mais retenons aujourd'hui le corps de commandement de la police et celle des en deux commissaire officiel et que concernant ces deux entités le taux d'encadrement est extrêmement bas notons également que la pratique des primes donc est arrivé en 2002 allant de quelques dizaines d'euros pour les fantassins de la voie publique à plusieurs dizaines de milliers d'euros pour les commissaires le tout distribué dans une forme d'opacité entretenue crée non pas une dynamique d'émulation mais au contraire neutralise toute idée ou initiative novatrice c'est exactement le contraire qui se passe et quand je dis opacité petite personnelle j'ai essayé de regarder les Bleus les blancs les verbes budgétaires mais surtout pas être c'est calé parce que j'ai pas réussi à trouver des sommes mais simplement la troupe pas parce qu'elles sont mixées avec d'autres sommes même si je suis pas très calé j'ai compris la subtilité elle prime largement sur l'efficacité et l'efficience du service public c'est ça qu'il faut retenir enfin pour le corps de commissaire qui correspondent désormais à une minuscule élite il est à la fois loin du terrain et proche du pouvoir exécutif qui tient les carrières ce qui là encore neutralise la parole technique au préfet au profit de la parole idéologique à cet égard je rappelle qu'un commissaire peut faire une carrière en deux crânes sur environ 40 ans ou s'il sait se placer peut obtenir 6 ou 7 grades autant vous dire que le choix du carrière dépend de certains nombre de critères d'obéissance cette dépendance elle est néfastes elle conduit à obéir sans défendre la police elle-même au travers de ces agents qui souffrent de mille mots dont on peut percevoir une esquisse d'un conséquence on se moque de fonctionnement managérial les états majeurs ainsi repu éloigne des difficultés opérationnelles se comportent en donneur d'ordre sans assurer la nécessaire aide opérationnel car si des objectifs sont fixés c'est légitime de fixer des objectifs encore faudrait-il que les moyens nécessaires soient fournis ce qui est loin d'être le cas enfin si ce management reste sourd et aveugle préoccupations opérationnelle il devrait être confronté aux contre-pouvoirs syndical ce qui pour une force de sécurité est essentielle mais malheureusement une fois encore j'ai pu observer la lampe agonie des syndicats de proposition autonome et l'émergence des syndicats clientélisme au travers des avancements et mutations en total osmose avec une administration bienveillante et pour cause elle n'a pas à se préoccuper des dossiers de fonds la déontologie le malaise policier les nouveaux enjeux de sécurité etc etc donc j'ai pas tout à fait la même approche par rapport à la réalité syndicale enfin la finalité la même le temps passe donc il est temps maintenant de s'intéresser à la stratégie d'action de cette force de sécurité intérieure plus importante en effectif que l'ensemble de l'armée française puisque c'est à peu près 150 000 policiers 98 98 légendaires pour 200000 soldats parce que il y a des parlementaires qui voudraient mettre les militaires dans les quartiers donc il faut bien étudier les choses avant de parler historiquement la mission de police elle repose sur deux piliers que sont la police judiciaire à la police administrative c'est plus précisément le rôle de ce que l'on a appelé la police ostensible dans un intitulé sans ambiguïté gardien de la paix le rôle la plus judiciaire lui interroge d'auxiliaire de justice au travers des affaires pénales là encore je peux développer davantage par manque de temps mais ce schéma a été pour ceux qui sont intéressés je peux les garder toutes les nuits ce schéma a été déstabilisé à partir de 1983 c'était qualifications judiciaire accordée au corps de gardien pour quasiment ce disloquer en 2002 en effet à la suite de l'électrochoc constitué par les résultats de la présidentielle de 2002 que je suppose que vous vous souvenez il est il est question alors de lutter contre la délinquance générale en impliquant cette fois l'ensemble de la police qui devra décliner son activité en chiffre d'affaires ce faisant cette commande personne ne l'a vu venir ça transformait totalement l'activité et l'esprit d'une police jusque là évaluée à sa capacité de maintenir la paix civile c'est pas la même chose faire des affaires et maintenir la paix civil c'est pas la même chose en plus cette vision quantitative a eu un impact direct sur le qualitatif du service public de sécurité à la gestion d'un entreprises simpliste plus d'infraction doit conduire à plus de production d'affaires est venu s'accouder l'idée d'une militarisation de la mission j'en veux pour preuve le nombre de déclarations liées à la guerre contre la drogue les migrants et jusqu'à monsieur Rice qui n'a pas hésité en son temps lui à y voir un ennemi de l'intérieur la confusion entre la mission militaire même si et la mission de police même si j'ai le plus confort respect pour les deux missions puisque je les ai réalisés elle se traduit par peu par une rupture de la relation police populaire dès lors le policier a un ennemi qui est celui qui commet une infraction et ainsi focaliser il n'a nul besoin croit-il d'accorder du temps aux victimes et encore moins pour le reste la population qui ne rentre plus dans son champ d'action cette erreur fondamentale entraîne deux conséquences qui nuisent fortement à l'efficacité policière donc à son efficience la première est de ne pas comprendre la réalité de la situation de sécurité pour les citoyens et donc de ne pas comprendre les aspirations citoyennes en matière la seconde est d'être toujours en retard car sans analyse dans les évolutions de la compte la police judiciaire c'est on intervient après qui infraction c'est trop tard donc il faut courir derrière la faire mais sa prédispose pas à comprendre ce qui se passe en main aujourd'hui donc je peux affirmer que dans mon secteur parce que je saisis encore dans le cadre de la réserve on déplace dans des places de ceux qui croient que j'étais à la retraite parce que je suis très vieux tu peux faire mieux dans mon secteur je détiens du renseignement opérationnel extrêmement dense et pertinent grâce à mon contact permanent avec la population si mes collègues sont malheureux aujourd'hui c'est à mon sens parce que leur mission a été dévoyée et qu'il ne bénéficie d'aucun témoignage de satisfaction de leur administration autre qu'une prime en revanche moi le vieux poulet la gratitude de mon service public j'aperçois directement au travers d'une population qui me remercie tous les jours quand je la vois je sais aussi que mon travail analytique est proactif me permet de disposer dans mon enseignement opérationnel alors que je travaille seul et à mi-temps donc je suis efficace et ça suffit à mon bonheur comme j'ai coutume de dire si mes collègues travaillent avec les tons moi je crois préférable de travailler avec les tata et c'est précisément ce que je fais dans les quartiers en conclusion pour avoir des policiers heureux laissons leur l'initiative sur le terrain et ce faisant en s'impliqueront totalement efficacement en toute étape cause ce n'est pas les injonctions paradoxales permanentes en provenant des états majeurs qui régleront les difficultés du moment et de l'emploi je vous remercie tout à fait je vais essayer de répondre à une question qu'on s'est beaucoup posé par tous dans nos engagements autour de ce livre et j'en profite pour remercier vraiment les témoins et la qualité de leur témoignage parce que c'est la aussi aider beaucoup notre démarche d'écriture mais je vais essayer de répondre à la question pourquoi briser parce que forcément pour des policiers comme nous c'est pas du tout habituel que de prendre la parole publiquement et d'essayer de la porter justement à la connaissance d'un public large pour qu'il y ait une prise de conscience pourquoi briser l'omerta tout simplement parce qu'il y a urgence la police est une institution repliée sur elle-même sur ses propres logiques d'action sa propre culture professionnelle sa propre course à la statistique qui privilégie de fait comme ça a été expliqué la quantité à la qualité du travail policier nous en sommes je pense tous témoins dans ce livre au travers de nous faire témoignages de fait la police elle s'éloigne des attentes de la population ça a été dit depuis la fin de la police de proximité en 2002 elle ne fait que réagir aux événements au fait divers ou au coup de menton des gouvernements l'usage politique qui est fait de la police la radicalisation médiatique des syndicats policiers et le cariérisme d'une grande partie de la hiérarchie tous ces systèmes favorisent les dérives que nous dénonçons violences policières racisme sexy maltraitante la liste est longue et vous en trouverez quelques éléments de choix dans cette image les policiers ils souffrent en silence de cette situation et la population elle perd confiance en ces policiers la perte de sens pour les policiers pour la population mais elle est complètement partagée et le malaise policier se diffuse il y a urgence car depuis 25 ans c'est un moyen de 44 suicide de policiers par an 1100 suicide en 25 ans c'est la première cause de mortalité des policiers Stéphane a beaucoup travaillé sur justement sur les causes les accidents de la route les décès suite à des braquage non la première cause de mortalité des policiers de très loin c'est le suicide et c'est avec un morceau mais ce chiffre là de licence suicide en 25 ans il cache une réalité bien plus profonde combien de tentatives combien d'arriver quelle durée combien de conduite combien de stress post-traumatique et surtout quel coût pour les finances publiques silence radio le bilan social du ministère de l'Intérieur pourtant obligatoire par la loi chaque année n'est plus publié c'est simple il n'est plus publique il n'y a rien à voir dans mon expérience particulière de lutte contre les trafics de stupéfiants je peux aussi témoigner d'une autre absurdité c'est la guerre au droit Serge la développer la rhétorique martiale et en plus il avait déjà il est modeste ça n'est pas bonté mais en 2007 2007 il avait déjà transpiré un rapport pour alerter le mystère à l'intérieur sur ce sujet il doit certainement encore caler une armoire comme dans l'autre 15 ans plus tard le narratif policier continue de faire taire les problèmes et d'enjoliver les succès cette guerre en drogue elle justifie les politiques agressives qui font augmenter la criminalité on coupe une tête de repousse comme l'Hydra qui est d'ailleurs sur le logo de la brigade des stups résultat cette guerre elle lui c'est soldats la consommation la consommation des mineurs augmente les produits et les trafiquants Prosper dans une course au profit qui promeut les plus violents cette guerre se pilonnage de politique ce harcèlement sans fin favorise les comportements discriminatoires et stigmatise des quartiers entiers au détriment de la relation entre la population et sa police j'ai eu la chance de prendre du recul par rapport à mon expérience professionnelle au travers de d'études au travers de formation et autres et avec le recul je m'arrive toujours pas à comprendre que vider l'océan à la petite cueillère soit une stratégie digne d'un service public le dire fort éclair dans ce livre comme l'ont tous fait chacun à notre niveau tous les témoins c'est clairement risque des représailles je pense que notamment Jean-Marc ou Christophe l'ont très bien expliqué et c'est pour ça que solennellement on vous demande vraiment un soutien à tous c'est à dire à tous vous les députés qui nous représentaient et qui nous recevaient aujourd'hui mais aussi la population parce que la police elle ne se fait pas toute seule il faut aussi compter sur la population et Serge un des meilleurs exemples puisque sa qualité de travail et là encore il me semble pas mais il fait de la prévention de tentatives d'assassinat grâce à ces informations et il ne peut répondre à sa mission de policier que en s'appuyant sur un maillage solide avec la population et afin de protéger les nombreux policiers en souffrance je pense que vous l'avez compris à mon sens et à notre sens à tous l'ouverture d'une enquête parlementaire est urgentes pour la reconnaissance du harcèlement moral institutionnel comme ça a été dit dans le jugement de la Cour d'appel dans le procès français le service public de sécurité il gagnerait tout simplement et on peut en témoigner avec le président de l'association peps aujourd'hui on est parti en formation au Canada et on a pu voir que le service public est de sécurité il gagne en qualité quand il y a des policiers bien dans leur tête bien formés bien encadré et bien dirigé c'est un gage de travail policier un cache de qualité de travail policier et de relations apaiser avec la population et si jamais il devait y avoir un seul message qui devrait sortir de de ce groupe de travail de ce livre et de tous les témoignages qu'on peut porter et qu'on porte essentiellement dans la prévention du suicide avec avec tous ceux qui sont engagés il y a un seul message à retenir c'est parler sauf des vies je vous remercie [Musique] voici moi je dois aller préciser la commission des finances merci à tous les six pour pour vos témoignages et les petits extraits finalement que vous avez pu me partager à l'oral de votre livre donc ceux que ça a intéressé qui sont dans la salle et qui nous regardent aussi sur sur les réseaux sociaux je vais leur invite à se procurer le livre et admettra en circulation je dois dire que je suis ravi que vous ayez fait ces témoignages parce que on est dans dans un moment politique où les choses devaient être nécessairement binaires soit vous êtes pour la police vous êtes contre la police et l'entre-deux la réflexion le retour d'expérience et la nuance avec tout ça et émis émis de côté est-ce que ce qu'apporte vos témoignages c'est que vous êtes tous les 6 des amoureux de la métier policier de la police nationale et que c'est pour ça que vous portez la critique aussi haut et j'espère que votre message pourrait être entendu par l'ensemble de nos collègues parlementaires puisque là il y a une scène tout à l'heure dans l'hémicycle qui était juste binaire pour ainsi dire complètement vinaigre sur sur ces sujets là avec à la manœuvre le ministre Darmanin mais qui était à l'image des précédents il n'est pas spécifique que c'est pas une spécificité qui est qui est la sienne j'entends la demande de création d'une enquête parlementaire sur le harcèlement institution dans la police et même ça c'est pas évident puisque les commissions d'enquête sur la police il y en a eu il y a 4 ans sur les moyens organisation de la police on en a fait une sur le maintien de l'ordre et des questions des violences légitimes à la fois en maintien de l'ordre et en dehors il y avait eu des commissions d'enquête mais à chaque fois on se retrouve dans les auditions avec la même omerta que celle que vous vivez en interne c'est que personne ne nous dit rien dans les commissions bancaires et quand c'est les profils comme les vôtres on dit oui mais c'est intime dans un coin c'est une dame dans un coin bon il doit pas être bien dans sa tête et puis souvent c'est des problèmes de RH du coup qu'est-ce que qu'est-ce que vous attendez de nous par-delà l'enquête parlementaire et je vous laisse la porte généralement dans les enquêtes parlementaires on vous envoie spécifiquement donc en fait pour faire une enquête parlementaire il faut aller piocher n'importe où et surtout pour entendre ce qu'on vous donne à entendre parce que vous les avez il y a des policiers qui sont prêts à parler il y en a plein mais cela on vous les présente pas et pardon pour rebondir et tout à fait clair c'est de la même façon que quand un ministre de l'Intérieur est annoncé dans un commissariat tout le monde se remet à part dans les couloirs on va acheter des chaises on va acheter des tables et on met des beaux cadres dans une commission parlementaire on dit tiens le service sollicité qui va y aller 1 2 3 4 5 6 on fait des entretiens préalables on fait une sélection et après on apprend son texte quasiment par coeur je suis Mathis mais c'est pas très loin de ça donc pardon pour pour répondre à votre question si vous voulez des témoignages en allant et on en a plein donc si vous voulez vraiment des témoignages bruts là on en présente 6 ce soir parce que il fallait voilà faire comme la diagnès le choix de les incarner les porter c'est pas facile mais on a rencontré des dizaines de policiers qui sont en véritable souffrance qu'on n'a pas pu voilà un fichier on va dire dans le livre parce qu'ils ont vraiment peur de représailles mais il y a énormément de policiers qui sont prêts à parler des difficultés qu'il rencontre en interne donc si il y avait besoin de faire un relais éventuel vous pouvez compter sur nous et si jusqu'ici la plupart des enquêtes parlementaires ont été des moyens de la police là ce qu'on vous demande c'est une enquête parlementaire sur ce qui se passe à l'intérieur et donc ça veut dire le rôle de l'IGPN ça veut dire mais comment fonctionne les les syndicats les mutations les notations les critères d'évaluation la médecine je remets ça sur la médecine parce que c'est c'est une une façon de ne plus sanctionner c'est la bande de sanctionne pas on met en arrêt maladie et on pousse à la sortie c'est de l'usure et ce sont toutes ces thématiques là qu'il faut aborder et qu'il faut aborder de manière frontale dernière chose je suis en train d'y penser il y a quelques années sur les réseaux sociaux c'était organisé de manière très spontanée des un réseau sur lequel les policiers postés des photos de leur condition matériel de travail avec des voitures de police avec des pneus lisses avec des sièges complètement défoncés avec des sous-sols de locaux de police inondés mais dans lequel on est censé se changer se mettre en retenue l'uniforme bon voilà enfin je repasserai d'ailleurs il y avait pendant des mois les photos sont sorties finalement des budgets ont été débloqués il y a eu pas mal de le corps rénovés donc voilà on n'est pas en train de faire moins en tout cas je suis pas en train de dire que tout est noir dans la police parce qu'on peut changer des choses en fait la tension c'est un peu de faire la même chose c'est-à-dire que que de plus en plus de policiers même s'il reste un ennemi mes finissent par dire bah voilà ce que moi j'ai subi à cause de de telles hiérarchie ou dans tel lieu ou peu importe un service mais je pense que ça doit être assez général pour avoir fait et Paris et le nord de la France et le sud de la France j'ai retrouvé les mêmes problématiques à peu près partout donc voilà si on pouvait vraiment libérer la parole pour que là hiérarchie décide de changer de l'intérieur et si vous pouviez faire pression par le biais de l'enquête pour que les choses changent à l'intérieur mais là on parle plus de matériel on parle de l'humain ça laisse vraiment des traces ce matériel on peut mettre un coup de peinture on peut on peut rénover on peut construire là on a vu des témoignages qu'on a pu entendre qui était assez poignant assez émouvant et il y a des comme ça il y en a des centaines voire des milliers donc il faut vraiment réussir à changer quelque chose de l'intérieur parce qu'on est sur l'humain et si on si on peut servir ça ce sera pour quelque chose et pour rebondir je vous écoutez dire beaucoup qu'il fallait que la parole se libère j'ai pas l'impression que ce soit la parole qui est besoin de se libérer elle existe relater des dizaines de cas c'est l'écoute dans le temps l'amplification qui a de cette parole qui a besoin d'être travaillé sur chaque violence systémique c'est la même chose le problème n'est pas la parole personne concernée problème et qui a personne pour les écouter on avait dit vous savez parler de solitude d'isolement de par le grenier et vous nous avez expliqué les mécanismes qui sont mis en place pour que cette parole ne soit jamais entendue c'est pas juste qu'elle n'est pas entendue c'est qu'il y a un système qui est coordonné pour ça pas partout je j'exagère pas non plus il y a des endroits où on peut faire des choses et même des juridictions dans lesquelles il y a des choses intéressantes et des gens qui sont en votent le travail donc c'est qu'il y a des choses qui sont possibles mais c'est ça qui fait le frein donc j'entends très bien la demande d'enquête pour avoir ce coup de projecteur ce coûtentificateur sur cette parole pour qu'elle soit entendu nous on dit beaucoup aussi dans notre travail politique ce que vous dites parce qu'on l'entendu mais peut-être que mon parcours alors plus souvent que celui du groupe qui a la trache de vous mais nos parcours ne donne pas la légitimité de cette parole parce que nous parlons depuis un point de vue politique en assumant la lecture politique de tout ça et là c'est très politique à de vouloir soigner la cité c'est même le sens et le fondement d'engagement politique et de ce que doit être la politique du coup j'entends très bien cette demande de d'amplification et j'entends surtout moi de mon côté parce que notre travail c'est de faire évoluer la loi pour qu'ils servent à d'autres et pour que il n'est pas de suivre que pour les suivants ça sert et que ça change nous on a besoin aussi que votre parole légitime la parole de tous les autres parce qu'elle a amplifié parce que ce que vous venez de faire alors vraiment je rejoins égaux j'encourage tout le monde à lire ce livre vous avez donné une version très réduite des témoignages qu'on trouve à l'intérieur et tout le monde à aller jusqu'au bout de ses témoignages qui sont nécessaires salvateur et de célébrité publique et donc la légitimité de vous ça vient la l'affection vous avez pour la fonction le métier les espoirs que vous aviez même de ce que vous pourriez faire demain et qui sont déçus ou doucher tout ça ça apporte de la légitimité au mur que l'on a en face nous qui est à peu près le même que celui que vous avez vécu vous il est moins violent parce que ce n'est pas notre quotidien mais c'est l'autre commun c'est le pendant politique qui est non seulement dans le déni mais dans le mensonge par rapport à ce que vous vivez donc très partante pour faire mettre en avant vos paroles toutes les autres et montrer qu'il y a un système et qui a pas juste des personnes oui merci pour cette proposition il y a un an à peu près une enquête auprès d'un cabinet privé concernant justement le mode de fonctionnement du dispositif suicide pourquoi ça fonctionnait ça fonctionné enfin voilà et enfin déjà c'est un cabinet privé ce qui était rigolo dans cette affaire c'est que c'était un cabinet privé qui était saisi alors moi je n'ai pas su parce que j'étais avisé parmi servent à l'intérieur je suis parce que un membre du cabinet privé que je connais très bien m'a contacté c'est un bilan déjà sur la difficulté d'ailleurs après j'ai pas été destinataire non plus durable final c'est dommage si j'aurais bien aimé le j'aurais bien aimé le lien il fait il faut effectivement le ministère je pense qu'il a commencé à le comprendre une instance indépendante on va bien l'écueil un policier en proposé par rapport à une espèce de solidarité malsaine qui peut se développer qui parfois joue positivement mais d'autres fois je négativement donc il faut évidemment capacité que ce policier est capacité à donner sa parole mais ailleurs on est en train de comment dire de chercher de réfléchir sur le recueil de la parole dans les dans les quartiers pour minimiser les témoignages pour parce que l'internation travail différemment évidemment c'est un peu la même difficulté c'est en interne on peut pas être jugé parti et en fait c'est ce qui se passe c'est que les les gens qui sont chargés de de juger cette parole ou ce malaise jugés partie donc tout le monde se tient il faut effectivement à mon avis l'enjeu c'est trouver une instance indépendante alors représentative ça existe dans d'autres endroits sur d'autres sujets mais il paraît que vous êtes le corps qui est déjà le plus sanctionné toutes les administrations et plus contrôlées donc je sois pas au bout de quel problème vous parlez messieurs dames tu me fais volontairement délibérément l'avocatière mais je les ai pas alors je suis pas stressieux objectivement de de cette affirmation mais ça serait intéressant justement c'est un sujet d'étude intéressant comme comme l'excellente idée qui a eu Stéphane quand il l'a réalisé c'est de démontré que aujourd'hui par exemple des policiers démontré que le policiers morts en service c'était pas ceux qui pourraient barbels voilà moi je sais aussi que dans les années 80 a plus de morts policiers violentes par balle qu'aujourd'hui par contre il y avait moins de blessés il y a plus de blessés aujourd'hui donc tout ça je veux dire c'est si on ne si on veut trouver des solutions c'est ça qui est pas temps dans cette histoire là c'est que on refuse [Musique] et des policiers qui s'intéressent à leur boulot il y en a merci je vais essayer d'autres personnes en veulent poser des questions à la salle j'ai un collègue Elisa Martin à qui je vais lui la céder la lui céder pardon tout de suite moi je veux juste une petite témoignage quand je suis passé en école de police non pas pour devenir policier mais en tant qu'élève attaché d'administration c'était ma première affectation en stage et c'est à ce moment-là je l'ai découvert l'univers police nationale avant d'y travailler au ministère dans les fonctions supports et en école il y a un truc qu'on m'a appris c'est des premiers trucs qu'on m'a appris c'est assez symptomatique ici il y a un proverbe c'est réfléchir c'est commencer à désobéir et voilà et là j'ai fait ok on va pas s'entendre voilà histoire anglais donc ça là je me suis dit non il y a un problème c'est un problème direct en arrivant je laisse la parole avoir repris des études le micro s'il te plaît bonjour merci beaucoup à la fois d'avoir écrit ce livre et d'avoir accepté aussi de discuter discuter avec nous y compris parce que vous battez en brèche l'idée selon laquelle la gauche d'une façon générale n'aurait pas de capacité à penser la police son organisation ses objectifs sa stratégie j'ose dire stratégie même si je crois savoir que finalement aujourd'hui bon c'est pas c'est pas vraiment c'est pas vraiment ce qu'il a ce qu'il a caractérise et au travers du bouquin faire valoir d'un certain nombre de réalité vous n'avez pas chercher à faire forcément quelque chose de fracassant même si c'est fracassant vous avez cherché à montrer tous les mécanismes insidieux quotidiens qui vont s'accumuler les uns après les autres pour finalement repousser ce qui la ramène ceux qui critiquent et ceux qui n'acceptent pas qu'il y a un certain nombre de choses tout à fait légal qui soit produit par par les policiers eux-mêmes quoi de la répartition des légumes récupérer ici elle a dans le garage évidemment à des choses beaucoup plus graves que vous avez décrites dans la fin les affaires de corruption de mineurs etc bref vous avez compris que ce cet ouvrage m'a plutôt plutôt emballée maintenant si on vient sur les questions de fond vous avez je crois permis de corroborer une intuition qui est la question des syndicats et particulièrement d'alliances bon moi je dis non ou en fait ces gens là par la façon dont ils agissent viennent occulter la réalité de vos revendications et augmente finalement le décalage entre la population et vous ou en tout cas il y a quelque chose qu'on comprend pas quoi je m'explique plus précisément quand on fréquente un commissariat puisqu'on est Buc local qu'on y est invité et qu'on est invité à discuter avec un des DST d'une façon régulière ce qu'on perçoit en termes de manque de moyens en particulier voire de misère en termes de difficultés à élaborer une stratégie sur telle ou telle secteur sur tel ou tel sujet on retrouve pas dans les propos d'alliance vous voyez ce que il y a une espèce de distorsion entre ce que nous on perçoit de vous réaliser de travail quotidienne bon les affaires déprimes des rémunérations qui sont quand même pas élevées même si c'est le fait dans la fonction publique d'une manière générale et on sent en décalage complet bon du coup voilà vous me permettez de corroborer cette intuition selon laquelle aujourd'hui il y a des syndicats de police qui occupent la réalité de ce que vous vivez et vous le dites aussi quand il y a eu l'affaire des policiers en colère là en 2016 et ben c'était complètement évident et la façon dont ces policiers là très courageux puisqu'ils agissaient d'une certaine façon hors cadre y compris regarde syndicats ont pu être ont pu être comment dire dézinguer c'est pas le joli terme pardon mais dézinguer par les syndicats les syndicats officiels bon ça c'est venu corroborer une intuition moi ce qui m'a troublé en revanche davantage pardon pour la naïveté mais bon comme ça heureusement qu'on est un peu naïf quand même c'est cette espèce de de de lien très malsains entre les magistrats et la hiérarchie policière vous le dites au moins à deux reprises dans le bouquin et bon ça c'est quand même troublant quoi et ça amène à penser mais ça nous repense depuis un moment que c'est bien d'une réforme structurelle donc tu as besoin la police nationale en particulier nous on dit réformer la police réformer la police mais on s'est approprié aussi ce propos qui est très pertinent et on dit réformer la police de la cave au grenier quoi je pense que vraiment on en est là peut-être a commencé par réformer le ministre de l'intérieur parce que je dis pas ça vraiment ça pour rigoler ça de pour rigoler mais aussi parce que quand il se définit lui-même comme premier flic de France à mon sens et il induit quelque chose qui qui est très mauvais en fait d'abord parce qu'il paraissent rentrer dans cette logique d'omberta les choses qui se règle en famille parce que c'est pas du tout ça qu'on lui demande quoi la première chose un ministère de l'intérieur c'est d'abord d'avoir une connaissance et une analyse de ce qui se passe dans le pays de bien sûr la politiser et de fixer un certain nombre de priorités qui ensuite vont s'appuyer sur des stratégies qu'il a par contre évidemment pour être construite avec vous parce que c'est quand même vous qui savez comment comment mettre les choses en œuvre donc je pense qu'effectivement il faut faire cette commission d'enquête telle que vous l'indiquez avec la limite qu'à indiquer Hugo avec la réponse que vous paraissez que vous paraissez vous importe nous apporter mais il y a cette question que ce soit effectivement le management qui en fait n'en est n'en est pas un encore une fois les questions les questions stratégies les questions de moyens les affaires de Technopolis c'est quand même devenu le truc très à la mode et plus on va vous équiper de tout ça plus vous serez coupé de la population et je crois que c'est vous qui avez inventé donc du coup le délégué police population ce que j'ai cru lire vraiment qui a le qui a eu l'idée fulgurante quoi et majeure et à multiplier ils sont pas bien nombreux les délégués police population qui indique quelque chose là aussi ça indique une voix du caractère nécessaire et à penser qui peut pas reposer seulement sur quelques-uns parce qu'ils en ont l'intuition parce qu'ils en ont la bonne volonté parce qu'ils en ont le talent de ce rapport police population bon voilà donc en un bonjour Merci et ensuite je pense que ce à quoi il faut continuer à s'atteler parce que je pense qu'on y a beaucoup travaillé c'est la question de la réforme structurelle de la police nationale parce que par petit bout je pense qu'on aura du mal à qu'on aura du mal à s'en sortir moi je suis trop longue [Musique] Antoine si tu veux parler fort si vous approchez pas ouais je vous laisserai agir Antoine pour ça tu vas faire entendre qui va oui mais tu vas te décaler pour que tu sois dans le champ de la caméra organisément avec un camarades qui est parti tu peux venir te rapprocher quand vous faites la réponse passe je suis désolé on va faire une question à la fois et une réponse à la fois formation policière donc moi dans ta chambre sur les syndicats policiers moi je vais vous donner des illustrations que j'ai partagées dans le dans le livre la première c'est que déjà pour pour lutter il faut être syndiqué et dans mon expérience voilà je j'ai postulé pour la brigade des solutions de Paris donc transferts un service on va dire relativement prestigieux qui recrute à la compétence dans les démarches de recrutement je suis placé numéro 1 sur la liste de recrutement et là j'ai le commissaire de la regarder stups numéro 2 qui m'appelle et qui me dit voilà vous êtes numéro sur la liste par contre est-ce que vous êtes syndiqué je me suis engagé dans les positions en colère en critiquer déjà un peu les syndicats et après gestion non les chiffres si vous êtes passé un ticket on passe dedans et donc de fait là la question se pose vers qui on se tourne et il n'y a que des syndicats majoritaires qui ont son pouvoir là de et donc je me suis tourné vers en plus l'alliance voilà c'est en tout cas pour lequel je ne partage pas les valeurs et la deuxième chose vous avez parlé des mouvements de policiers en colère dont j'ai fait partie avec avec Maggie notamment et beaucoup d'autres et à ce titre on a rencontré une difficulté aussi d'ordre syndical qui a été que les journalistes au bout d'un certain temps ne voulait plus nous donner la parole donc moi ça m'a beaucoup étonné parce qu'on avait d'excellents discussions avec beaucoup de journalistes très constructive et là d'un coup on avait plus d'espace de médiatisation donc je me suis un peu tourné vers eux je leur ai demandé des explications et il y en a un qui a fini par m'avouer voilà en fait les syndicats de police comme ça a été vu d'ailleurs de la complément d'enquête je veux dire on parle de la même histoire des syndicat de police en fait au moins il a impressionnant parce que c'est eux qui gère effectivement c'est eux qui dans les faits divers pour les chaînes de formation notamment et donc ils m'ont dit si vous faites parler encore une fois les policiers en colère vous n'aurez plus les faits divers donc vous l'aurez plus la primeur sur les informations donc voilà c'est c'est tout un système en fait qui qui nous contraint mais je vais peut-être laisser Serge compléter mes groupes notamment je me permets d'insister sur les questions du parquet moi je voulais revenir sur l'anecdote qui traduit bien le rapport à l'obéissance en fait réfléchir c'est désobéir une je pense que des vraisemmes siècle les réglages de 14 etc donc ça sent un peu le passé quoi et bon de toute façon c'est l'heure si c'est pas traduit utilement même pendant cette guerre là mais c'est ça ça dénote si le rapport à l'obéissance donc c'était important parce que c'est le bord dire du problème l'obéissance parfaitement obéir et avoir des idées donc il est vrai que dans ce rapport de d'obéissance il faut il faut admettre que le management aujourd'hui c'est un management vertical qui n'est plus d'actualité il y a beaucoup de de policiers Stéphane aussi je suis pas sûr d'avoir réfléchi sur mon métier Stéphane beaucoup utilisé sur le sur le métier aussi et d'autres en fait et effectivement cela toujours à un moment donné dans les services ce qui m'avait Ludo ma carrière beaucoup de d'histoire non mais pour être sûr que l'idée novatrice publier une espèce d'avancée dans un domaine particulier que nous on est identifié parce que forcément on a l'habitude du calme et tu et il faut faire être obligé de faire penser que c'est le chef qui a eu cette idée pour que ça finisse par arriver c'est ça le management d'aujourd'hui alors si on dit ça c'est pas très grave c'est un problème d'égo non mais c'est surtout de l'énergie gaspiller et de l'efficience gaspiller c'est à moi d'efficacité il y a moins de ça coûte plus cher parler des moyens les moyens d'accord les moyens matériels j'accorde c'est vrai que bon voilà on est loin encore loin du compte vous avez un effectif que 150000 policiers on est la courbe la courbe démographique policière en Europe sur les coulisses d'Europe la plus importante dans la hausse l'armée de terre aussi il y a pas que voilà alors il est plus facile je reconnais qu'il est plus facile pour un chef et encore je moi j'en veux pas particulièrement au chef ou il y en a des très bons il y en a des réponses voilà mais j'en veux pas partir au chef de ne pas faire ce qu'il faudrait mais ils ont pas forcément capacité à le faire il est plus facile pour eux aujourd'hui de dire bon on va continuer notre nombre d'affaires et alimenter nos statistiques je ne prends aucun risque d'autant que la manipulation des statistiques au ministères vieilles tradition depuis très longtemps donc il vaut mieux qu'il alimente ses statistiques plutôt qui trouve le second chef des dispositifs fondateurs parce que s'il trouve des dispositifs non-intérieur j'ai entendu par exemple en 2002 à l'issue de la fin l'expérience la seule vraie expérience en matière de police de proximité ce qui n'était pas terminologiste pas la plus de proximité mais en fait une autre forme d'organisation de la police on te dit il y a une hausse des plaintes bah oui les gens y retourner au commissariat ils avaient un nouveau confiance et on a utilisé ça à l'anglais c'est pour ça que voilà et ça se rapporte à l'obéissance cette verticalité ce rendu politique m'adresse à des démocraties représentative mais rendu politique trop pressant trop pressurisant en fait conduit à un effet qui cité en fait parce que pendant j'ai rencontré exemple pendant 30-40 ans enfin 30 ou une bonne trentaine d'années ça s'arrête là en 2012 en fait c'est simple ça commençait en 80 81 et ça s'arrêter en 2012 parce que 2012 au départ revenu voilà on a opposé prévention répression je suis ça ne peut pas s'opposer les deux se juxtaposent les interfaces procédaient à une interpellation c'est la répression mais ça peut être de l'appréhension sur une visibilité sur un secteur particulièrement compliqué donc ça ne s'oppose pas politiquement s'affronter donc alors je veux pas faire un sucre par un hôtel parce que ça a été trop poétique il y a une technique ça fonctionne ou ça fonctionne pas c'est de la sociologie c'est de la psychologie on travaille sur l'humain alors si ça fonctionne pas posons-nous des bonnes questions et réfléchissons et c'est ça qu'on n'est pas en capacité de faire aujourd'hui on n'est pas incapacité de réfléchir moi effectivement certains nombre de rapports qui cale les bureaux ils savent l'intérieur et c'est dommage de savoir il existe on n'a pas besoin d'appel à avoir à faire à des cabinets privés on le sert l'interne parce que quand on demande un cabinet privé il y en a qui me téléphone pour savoir quoi écrire mon éclairage qui est un éclairage c'est une vérité parmi d'autres donc voilà donc c'est ça la difficulté donc dans le rapport à l'obéissance se trouve que c'est c'est vraiment important les moyens on a parlé et effectivement l'enjeu politique bon ok c'est politique la sécurité intérieure c'est politique ça peut gagner de perdre des élections j'entends bien etc il y a un moment donné il faut retourner à la technique policière qui fonctionne ce qui fonctionne pas moi je pense avoir identifié un certain nombre de problèmes pourquoi pas mettre en expérimentation pilote pourquoi pas travailler d'autres systèmes etc timidement sur le premier quinquennat alors c'était c'était une bonne idée on donnait dans l'évaluation policière le temps que le policier parlait pouvait parler avec la population sa rentrée dans une activité policière je trouve ça génial ça a été très timide et pas très voilà pour votre question sur le parking je vais juste parler de mon expérience je pense que ça sera ça sera éclairant puisque c'est ce qu'on a réussi aussi à voir dans différents témoignages après avoir subi un harcèlement moral donc copieux dans mon commissariat après mes engagements policiers en colère et après moult péripéties je décide de déposer plainte tout simplement au prix du procureur de la République et à la produire de la République n'a pas ouvert d'enquête n'a pas appliqué l'article 40 tout simplement et à demander à mercure de savoir est-ce que le harcèlement était vrai donc moi je trouve que ça pose déjà un gros problème voilà et surtout que ce problème en fait on n'a pas vu ailleurs c'est à dire que malheureusement il y a une collusion qui est permise localement avec des l'avocat archives policières et le parquet qui fait que le l'objectif de la justice ou de l'objectif des enquêtes etc et ça c'est quand même à mon sens assez inquiétant si vous permet je vais rebondir là-dessus il faut alors c'est peut-être moins le cas à Paris encore mais en province on a quand on parlait tout à l'heure des DDSP on a un microcosme d'avoir dans le milieu du roi puisque les commissaires ont fait des études de droits les magistratifs de droits les avocats aussi les procureurs aussi donc qui sont issus des mêmes écoles enfin en tout cas de la même universités plus ou moins et ensuite plus loin les mêmes écoles c'est un microcosme qui vit j'ai dit en vaselot là qui fait penser enfin rarement des fois ça arrive mais rarement mais et donc à partir du moment où l'un va voir l'autre en disant alors voilà là j'ai un problème en général ce problème c'est un homme ou une femme là j'ai un problème comment on peut s'en sortir sous-entendu faudrait le neutraliser parce que sinon il y a en avoir 10 comme ça et ben en général on s'arrange surtout que quand on pratique le droit on sait comment ça se passe le procureur ou juge d'instruction vont de adresser des demandes au DDSP pour que des enquêtes soient menées et s'il veut que ces enquêtes soient menées et bien menées de manière rapide ou prioritaire mais il faut qu'ils n'ont pas trop le commissaire parce que sinon comme ça il va ce qu'on sait d'ailleurs l'un des enjeux de des problèmes de la réforme que pourraient poser la réforme des ddpn alors quand on nous répond au ministère qu'on lui demande mais pas du tout le préfet de l'Intérieur à jamais voilà mon Dieu jamais et puis la justice et les parfaitement dépendante vraiment du parfaitement indépendante et puis le préfet il y a un débranche les politiques etc on voit très bien comment ça se passe on l'a vu à travers les témoignages pour en avoir encore plein de trucs comme ça on se doute que ça va se passer à peu près de la même façon avec le préfet qui est dans le même microcosme peut le procureur que le DDSP que que les magistrats en général donc on fait pas le poids face à ces gens là quoi il y a que la médiatisation et puis le grand nombre de témoignages qui peuvent faire pointer du doigt les problématiques structurelles et on espère en général un changement dans le Sud-Ouest OK des collègues qui ont déposé plainte pour harcèlement le parquet a classé sans suite sans ouvrir la banque c'est assez inquiétant donc témoignage je vous parle de mon agresseur on agresseur auparavant avait été poursuivi il y a deux plaintes qui avaient été déposées pour violence légitime de la même manière que moi j'avais rapporté ces faits à ma hiérarchique le parquet a requalifier ces attractions en dénonciation pour une vie donc c'est assez attendu je dirais pour sur un autre aspect il y a quand même théoriquement en tout cas un contrôle de l'activité policière en tout cas en termes de judiciaire on parle parquet et je pense qu'à minima est souffre de déficience je vais vous citer un exemple le contrôle d'identité se réquisition du procureur comment ça se passe techniquement pour l'organiser dans un commissariat dans un commissariat vous avez par exemple des personnel policier qui disent bon ben là il y a plus de calories là dans tel quartier de telle heure à telle heure ça serait logique d'autoriser des contrôles d'identités sauf que c'est pas ça qui se passe parce que les réquisitions qui sont demandées ça peut être des fois de secteur à 9h le matin à la gare pour attraper des sans-papiers ça peut être de je sais pas moi 16h à 18h à proximité d'un point de villes pour être sûr de pouvoir interpeller du consommateur mais ça va répondre pas à une logique policière qui est de mettre les moyens effectifs là où il y a une criminalité et en fait techniquement le commissariat va envoyer le modèle de réquisition quasiment déjà rédigé et le parquet va se contenter de signer sans vérifier si les chiffres policiers correspondent ou si derrière ça effectivement ma Boutique à révéler des faits de criminalité qui sont autres que de la main de forfaitaire habituelle pour la consommation stupéfiante ou le le défaut de titre de séjour voilà sur le parquet je pense qu'il faut éviter de tirer sur l'ambulance parce que en fait le problème c'est que tout le monde de sait les chiffres sont précis par rapport à ce que ce qu'ils ont comme ce qui dispose comme moyen etc ce sont des magistrats sont totalement submergés par la délinquance en général par l'accroissement des procédures c'est enfin tu as plusieurs paramètres qui font qui sont totalement débordés contrôler l'action de la police une magistrat c'est une bonne idée c'est une bonne idée c'est pas exactement c'est pas exactement ce qui se qui se réalise donc là clairement par contre s'il y a un problème de moyens il y a un problème d'organisation et c'est assez effectivement c'est assez dommageable c'est assez dommageable mais je pense pas c'est pas de la mauvaise volonté c'est il y a un mammouth policier à côté de d'une entité qui organise comme elle peut s'assureractivité donc ça va pas fonctionner correctement et puis juste pour compléter le fonctionnement on parle souvent de chaîne pénale mais c'est un entonnoir pénal en fait c'est à dire que si la police se présente 100 000 affaires et que derrière la justice doit les absorber et justement ce que dans tout ce qu'on a décrit aussi tout ça ensemble à là avec notamment la politique du chiffre et autres quand on va surcharger forcément la valeur de de la justice absorbés tout ce qui a derrière donc forcément le contrôle est devient moins effectif que que ce qui est annoncé et je rejoins Serge aussi sur les difficultés vraiment de la justice je pense qu'on en parle pas assez parce que c'est vrai qu'on a tendance à critiquer un peu le fonctionnement mais en tout cas on critique pas les personnes qui qui vraiment souffrent beaucoup on le voit au quotidienne avec les greffiers les procureurs les instructions qui sont complètement sous l'eau et je ne sais pas comment on tient encore cette institution si ce n'est que par le bon vouloir de ces hommes grosso modo c'est deux millions de fait constatés par non enfin avec les enquêtes victimes 600 000 à faire traiter par an au tribunal le parquet qui a l'opportunité par exemple de dinama donc la plainte il y a un majeure partie des commissariats il y a des policiers dans le métier c'est de trier des plaintes qui nous irons pas au parquet et le parquet de oui alors que c'est un bon moment voilà donc donc moi je vais revenir du coup vous avez bien parlé du parquet et moi je parlais d'une matière que je maîtrise que je connais très bien alors il y a des mineurs donc c'est pour les attaques aux personnes mais là la politique par rapport au parking qui est sous l'eau la politique du moment c'est les atteintes aux personnes donc les violences conjugales les agressions sexuelles sont mineurs on libère la parole de ces personnes ce qui est ce qui est ce qui est très bien et je suis d'accord avec ça il y a des effets d'annonces on envoie des plateformes de vie aux gens appelés 39 le 39 19 les plateformes donc les victimes se sentent libérées c'est qu'ils ont belle tortues et là il y a un gros souci parce que on libère cette parole mais en face on n'est pas d'enquêteurs on n'est pas de policier pour gérer ses victimes et en fait c'est pas assez victime pour la démarche de venir déposer plainte et dénoncer leur agresseur attendre beaucoup de notre part en tant qu'ételeur et nous vu que c'est une matière humaine où on est vraiment tous investi on peut pas répondre à cette demande et ça crée de la souffrance pour les victimes et aussi pour les enquêteurs parce qu'on croule sous les dossiers on est débordé on n'arrive plus à gérer c'est les affaires quand même qui vont assises donc il y a des grosses peines de prison derrière on a des commissions rogatoires derrière on a vraiment beaucoup de travail et par exemple je parle à mon niveau dans le dans la brigade où je suis on est si fonctionnaires il y a eu 40% d'augmentation des dénonciations de viol de d'agression on est si fonctionnaires dont une en fait qui est en arrêt maladie depuis un certain temps parce que du coup vu qu'elle n'arrivait pas à accomplir sa mission correctement elle a pensé à mettre un séjour heureusement elle l'a pas fait mais elle est en arrêt depuis un certain temps là en fait on est cinq fonctionnaires donc quatre OPJ donc on doit gérer des commissions rogatoires et on pro sous dossier et le souci c'est qu'il y a pas de réponse voilà de au manque d'effectif on ne met pas effectivement plus on ouvre des vannes ce qui est honorable en fait il faut entendre la parole des gens mais il y a pas de réponse en face en face en fait on vous donne pas d'enquêteurs supplémentaires nous ce qui nous faudrait par exemple à la brigade où je suis c'est des profilés en fait des personnes qui sont compétentes dans cette matière parce que pour boucher les trous en fait on met des fonctionnaires qui n'ont pas les compétences qui n'aiment pas cette matière donc nous ce que je voudrais c'est que dans toutes les brigades que je suis pas la seule dans toutes les brigades de France de mineur d'atteinte aux personnes que le gouvernement prenne en compte voilà cette libération de la parole et qu'elle renforce tout le monde et qu'elles mettent des effectifs des officiers de préjudiciaires pour répondre à cette demande et pour moi mon effectif on est six on est pour bien tourner pour répondre à cette demande faudrait être suite et des officiers de police judiciaires former ou conformerais à la brigade des mineurs à l'écoute des victimes et moi je trouve ça important et là j'ai bossé de service qui rame pour trouver des effectifs il est en galère et on a juste besoin de deux postes profilés au National et je suis sûr que on a des centaines de personnes qui se présenteront pour combler ses deux effectifs et on aura même le choix de choisir qui pourrait venir pour aider à libérer la parole des gens et ces effets d'annonce du gouvernement qui ne met pas en place la réponse à ses victimes et très gênant et ça crée de la souffrance aussi en fait chez les fonctionnaires de police qui arrive pas à répondre à cette demande et qui font cette matière par vocation et voilà c'était pour moi c'est très important de faire des effets d'annonces mais derrière il faut mettre les moyens et beaucoup de gens attendent beaucoup de ces plateformes et des appels téléphoniques et on n'arrive pas à répondre à tout ça on Grosso sous les dossiers et là j'ai des effectifs qui sont à deux doigts de partir en arrêt parce que ça leur coûte de pas pouvoir répondre ou de recevoir des victimes pas correctement en fait ce qu'on n'a pas le temps de les recevoir en gros CDC donc elles sont pas entendues et on essaie de faire le mieux possible pour entendre ses victimes et c'est très compliqué on n'a pas l'impression de faire notre travail à 100%, on voilà le travail est fait mais pas à la hauteur de juste que c'est peut-être une connerie de vouloir absolument mettre 30 % de policiers en plus sur la voie publique 30 %, c'est en plus sur les dossiers à traiter avec les victimes qui sont en face parce que réflexion comme ça au passage et de dire que nous nous raconte beaucoup de salades sur ces questions-là on le sait dénonce elle me dit que tous les probabilités quasiment tous les policiers seront formés d'ici un an et ont été formés surtout insupportable et c'est bien de vous remettiez cette parole en tant que professionnel aussi dans le domaine insoumis de l'Essonne moi je veux vraiment vous remercier pour ce livre et pour le courage que vous avez à témoigner parce que en réalité votre témoignage il est il a aussi une utilité pour notre action politique de représentant du peuple français et c'est un sujet que vous avez évoqué tout à l'heure mais on va pas cacher que les insoumis ont un discours un peu critique concernant la police mais qui a un discours critique qui vise à améliorer le système de fonctionnement de la police et de la justice aussi et je suis assez content du fait que vous ayez parlé de cette partie là du problème et en fait il y a des fois où c'est vraiment très dur de faire ça de notre côté à nous parce que si on prend l'exemple de tout pas plus tard que tout à l'heure on parlait de la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur qui vont faire pour les cinq prochaines années on évoque les problèmes qui sont contenus à l'intérieur de ce texte selon notre opinion et on nous dit vous n'aimez pas la police [Musique] on nous a traités de fumeurs de chichon enfin bref le truc des trucs assez improbables mais le point de départ c'est si vous critiquez ce qui peut se passer à l'intérieur de la police alors vous n'aimez pas la police et la forme donc d'omerta que vous évoquez pour ce qui concerne le cas des policiers dans notre cas nous c'est une mise au point politique c'est à dire l'idée même de faire évoluer l'institution policière en allant vers quelque chose qui selon nous les mieux peut-être qu'on se trompe peut-être que on commet des erreurs mais en tout cas on essaye de proposer des choses parce qu'on pense que c'est mieux dans les choses que vous avez dit par exemple je retrouve beaucoup de choses sur ce qu'on a dit sur la police judiciaire sur le fait d'augmenter les moyens pour traiter les dossiers pour mener les enquêtes et que quand on dit que faire du flag ça sert pas forcément toujours à grand chose si on veut démanteler les réseaux on nous dit ah oui mais vous n'aimez pas la police le seul argument qu'on nous oppose je pense c'est celui-ci donc votre témoignage il a cette immense avantages de nous donner un point d'appui aussi y compris pour faire évoluer la situation pour vos collègues et pour vous et puis je vous fais un petit remerciement aussi particulier parce que je suis un smooth un grand un grand amateur de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen je saoules tout le monde avec ça sans arrêt et je vois que dans le la conclusion vous avez choisi justement l'article 12 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen que j'ai utilisé aussi enfin pour qu'on a utilisé d'ailleurs dans nos débats à l'Assemblée nationale et qui dit que non mais la garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique et c'est ça que qu'on essaye de ramener en permanence c'est que il y a des textes fondateurs de notre pays et la déclaration des problèmes en fait partie et dans la déclaration des drogue en fait il y a trois articles qui concerne la police mais celui-ci dit bien que c'est pour garantir les droits de l'homme qui a une force publique pas pour autre chose et que dans les droits de l'homme il y a aussi la question de la résistance à l'oppression que donc la police étant la force de sûreté publique ne peut pas être une force qui potentiellement sert à l'oppression on parlait notamment de la répression des mouvements sociaux dans ce cas là donc moi je tenais à vous remercier juste la seule question que j'aurais à vous poser c'est si on fait une commission d'enquête pensez-vous qu'il soit possible que des gens témoignent de la même manière que vous faites c'est-à-dire un visage découvert ou bien pensez-vous qu'il faut prévoir un dispositif de huis clos qui permettent de protéger les personnes de les faire venir mais les mettre devant des parlementaires qui entendent ce qui ce que les policiers à dire notamment des parlementaires de la majorité parce qu'on va pas se cacher que la majorité du rassemblement national puisque c'est c'est sans doute avec eux qui a plus de de soucis pour discuter de ça donc qu'est-ce que vous en pensez est-ce que l'hypnose pas l'hypnose voilà c'est ma seule question et encore une fois merci du fond du cœur parce que vous faites alors le huis clos c'est bien mais ça veut dire que on va appliquer un principe qu'on a chez nous qui est ce qui est ici mais restrictive donc ça veut dire que les parlementaires aussi devraient être à subjectif à une obligation de se taire et de savoir et qui est là ou pas et malheureusement je crois qu'il y a d'autres instances qu'on maîtrise pas dans lesquels nous ne sommes pas en tout cas pas moi dans lesquels ça parle beaucoup et que même si on leur dit oui vous pouvez venir de manière anonyme il est mal dit que telle personne va rencontrer des copains le soir voilà dans des Sims ou ai je me permets de rebondir sur le fait que la police pompon qui repart des enseignements de ce que des études qu'on a fait sur la police vous parliez des rapports moi je crois que j'en ai listé une soixantaine en 30 ans en fait depuis le pré rapport Bélanger je crois en 82 jusqu'au tout dernier alors que ce soit des rapports parlementaires mais d'autres aussi des Simpsons enfin ou des rapports universitaires sur comment bien faire la police on le sait enfin il sur les 60 il y en a 45 ou 50 qui disent qu'il faudrait franchement police population d'ailleurs c'est même écrit comme un des axes prioritaires il y a pas si longtemps que ça sauf que on le fait pas et on se donne pas les moyens de le faire en tout cas l'Espagne le temps aux policiers de le faire et on donne pas suffisamment les moyens et puis sur le fait de bien faire la police comme le disait Serge il faudrait faire confiance aux gens qui savent et qui étudient alors aux gens qui aux gens qui a apprennent à découvrir la police en l'étudiant aussi en humaine et sociales aux universitaires sauf qu'on a un gros problème en France de de défiance vis-à-vis des institutions universitaire la police est la haute hiérarchie de la police absolument défiant vis-à-vis des universités ça a été dit il y a de à l'excuse sociologique alors que s'emparer la sociologie ou de la psychologie c'est pas forcément excusé mais c'est aussi expliqué les comportements pour essayer de les analyser les comprendre et pour tenter d'y remédier mais on a une réelle défiance alors moi enfin après c'est une réflexion je me dis que si on si on se laisse pas observer ce qu'on a quelque chose à cacher parce que si on avait rien à cacher s'il y avait pas de problème on se laisse observé quand on est malade et qu'on va pas très bien on va voir le médecin il nous auscule et et il essaie de déterminer quel problème pour le soigner si on se laisse pas observer c'est qu'on veut pas être soigné donc bon voilà c'est une réflexion très personnelle mais sinon comme au Canada ça se passe assez bien et dans d'autres pays d'ailleurs où ils universités on la possibilité d'étudier les forces de sécurité qui reçoivent les universités et qui livrent tout ce qu'ils ont à faire et tout ce qu'ils entreprennent et ensuite se nourrissent des études pour essayer d'adapter leur travail on pourrait faire ça dans la police d'autant plus en France on a quand même deux trois instituts qui sont assez intéressants alors je parle pas du centre de recherche de l'école des commissaires de police qui est assez inexistant mais ou alors dans des niches mais on a quand même 16 bip on en a d'autres qui sont avec des vrais universités et des gens qui sont des vrais spécialistes dont on pourrait s'inspirer des travaux des recherches et les résultats bon voilà je pense que si on le fait pas c'est qu'il y a une bonne raison et pour compléter les propos de Stéphane en terme de solutions on est aussi en train de collectivement ce qu'on fait ce soir essayer de trouver des des solutions on va dire techniques à toutes ces problématiques alors qu'il y en a une qui est beaucoup moins de technique qui est assez simple et je pense que c'est de ce dont souffre à la police c'est sans manque d'ouverture sur l'extérieur et l'ouverture sur l'extérieur c'est en mon sens la façon de pouvoir évoluer s'ouvrir et justement prendre un peu de chant et un peu de recul sur son activité professionnelle et j'en prends pour exemple ce qu'on fait avec l'association peps de prévention du suicide donc on s'inspire tout simplement du Canada encore une fois puisque c'est eux qui ont les modèles depuis 25 ans de programme d'aide pour les policiers et les policiers là actuellement il y a des expérimentations qui ont cours avec des psychologues qui patrouillent avec des policiers ou avec des psychologues qui vont faire du tir avec des policiers parce que tout simplement un policier qui a besoin de qui irait voir en psychologue il va se dire non mais le psychologue il va rien comprendre à mon métier c'est trop spécifique il sait pas ce que c'est le terrain il sait pas ce que c'est tenu une arme il sait pas ce que c'est porte un giberbal donc il entend rien là on arrive justement à casser ce ce préjugé qui est très fort justement en mettant des psychologues dans les services dans l'émission sur le terrain dans les unités et je vous l'exemple précis parce que voilà c'est c'est quelque chose qu'on a pu voir et constater la parole se libère avec les psychologues parce que du coup ils font partie du quotidien ils font partie de de de du service et donc les échanges se font et on s'ouvre un peu plus sur les discussions et ça ça quand je vous dis les psychologues ça marche avec tout autre type de métier on a critiqué la gestion des ressources humaines avec la ProGestion et les syndicats bon voilà peut-être qu'il faudrait externaliser les ressources humaines puisque un policier n'est pas forcément spécialement formé pour savoir en tout cas c'est l'ouverture à mon sens qui est qui est primordial pour justement sortir de ce Vasco et de cette de cette possible omertante en tout cas avec un système qui repliait sur lui merci pour votre témoignages de la respectifs et les propositions que vous examinez au fil à fur et à mesure de la de la discussion je dois dire que pour faire un peu quelques précisions sur notamment sur les sanctions dans la police etc parce que moi j'ai creusé j'ai regardé les maigres en rapport de l'IGPN ce qui compte bien nous donner c'est qu'en réalité l'essentiel des sanctions qui sont prises en la police sont prises sur des agents qui n'auraient pas obéi à la hiérarchie et pas sur des problématiques liées à la relation avec la population et donc c'est vous qui finissez dans les rapports de l'igpm avec un sanctionné en interne parce que vous avez voulu l'ouvrir sur tel ou tel truc ou un collègue parce que il a déconné il a conduit bourré ou je sais pas quoi voilà bon ça s'essuie dans la presse donc voilà mettre une sanction histoire de en gros c'est deux grandes catégories de ton mise en interne et la première c'est quand même tenir le système d'omerta donc vous faites donc vous faites état et je pense qu'effectivement si on ouvrait la boîte la boîte noire de l'IGPN on aurait on se rendrait compte encore plus de d'acuités d'ailleurs ils ont ils sont obligés de donner des gages au point d'une gouvernement le dernier qui a été donné vous le savez c'est le fait d'avoir nommé le magistrates à la tête de l'IGPN alors bon en termes de garantie d'indépendance on peut faire mieux parce que quand on sort directement du cabinet de Gérald Darmanin c'est pas dingue même si on en est magistrats c'est vrai enfin ils sont obligés eux-mêmes ils voient bien qu'il y a il y a un problème de fond qui ne peuvent pas continuellement éviter et c'est vrai que dans la bouche d'un insoumi quand on dit attendez les enquêtes elles sont faites avec les pieds dans la plupart des cas et c'est pour ça que les magistrats doivent libérer des gens et remettre sur la voie publique dans la minute qui suit quand moi je dis ça je suis un petit flic je à haine policière qui s'exprime voilà pour la peine de la police plutôt qui qui s'exprime quand Darmanin le dit pour justifier la réforme de la départementalisation de la police et de la création du filet investigation ça passe beaucoup mieux c'est beaucoup plus sérieux beaucoup plus donc mais quand les gens qui s'intéressent au sujet clairement je pense qu'ils ont compris ça après et que que il y avait une arnaque dans la manière de les choses étaient présentées par les gouvernements successifs parce que les choses se tiennent bien dans la communication politique et c'est ça qu'il faut qu'il faut briser et c'est aussi la capacité à expliquer au grand public en tout cas plus largement et même à la plupart des parlementaires ce qui se passe à l'intérieur de la machine et ça c'est intéressant de voir vos parcours et pas juste qu'il n'y a pas été mais aussi dans vos cas par contre ce qui a fonctionné là où vous êtes épanouis la manière dont vous êtes épanouie donc encore une fois merci merci pour ça quand même ils ont ils ont fait ils ont fait fort rentrer d'argent hétéro aussi disait que les services avaient bien travaillé et quand la rentrée d'argent du service était en baisse il disait que les gens c'est bien une fois des mois donc le fameux pile je gagne phase super qui est quand même un peu la médiocrité de la réflexion politique et technique ce qui est un peu dommage là où on a des enjeux de société majeures la police est un enjeu de société majeur pas juste pour les policiers mais pour tout bon toutes les Françaises et les Français et il y a quand même un point positif dans ce pays c'est que ça intéresse beaucoup de monde ça intéresse aussi les les journalistes et donc je pense qu'on va pouvoir réussir à faire avancer le schmilblick bon sur la commission d'enquête je vous expliquerai les détails de comment ça fonctionne en vrai et pourquoi deux trois trucs à régler avant politiquement voilà et je voulais faire un petit coucou quand même au boucher charcutier de Tourcoing qui est la muse du ministre de l'Intérieur actuel à défaut du SSD et des chercheurs des chercheurs qualifiés et ceux qui font les enquêtes de victimisation mais ça voilà c'est ça vous fait des débats animés au moins l'Assemblée nationale pas désagréable à regarder donc là merci merci encore je crois que Thomas voulait s'exprimer et après une conclura parce que leur tourne même si le sujet est passionnant plus captivant ouais est-ce que tu peux te rapprocher par la CI ou venir à côté de moi ou que je ma place ou tu sois un peu dans le champ de la caméra si tu veux il y a sur les sanctions moi j'aurais pas vraiment de réponse à vous dire qui sanctionnait ou pas et pourquoi je je sens de pas avoir été sanctionner ma carrière donc mal placé pour en parler par contre il y a je peux parler des non-sensions et j'ai deux exemples qui me viennent en tête Stéphane dans son témoignage a parlé d'Elizabeth une collègue qui a mis un séjour à Montpellier son cas a été reconnu comme imputable service tous ces managers sont toujours en poste et n'ont pas été poursuivis ni sanctionnés deuxième endroit pour essayer de d'élargir un petit peu le spectre à Bayonne un collègue David pareil à m'y faire un séjour tous ces tous ces chefs hiérarchie toujours en place sans avoir été enquêté ni sanctionné ceci va exactement voilà chaque fois je veux dire il y a pas beaucoup de suicides du tableau au service il y en a moins de 10 sur les 10 dernières années donc vraiment c'est très très compliqué vous avez d'obtenir on va dire la reconnaissance et pourtant voilà quand c'est le cas il ne se passe rien et donc de fait les managers toxiques exercent toujours la responsabilité donc juste pour la petite anecdote pour en rajouter une couche à Bayonne parce que c'est vraiment problématique là-bas il y a une cellule de veille suite au suicide de David qui a été mis en place là-bas trois commissaires du GPS sont descendus donc pour auditionner les policiers et il faut savoir que la consigne pour les effectifs de Bayonne pour s'exprimer c'était de s'inscrire sur le registre à disposition dans le bureau du commissaire pour pouvoir postuler à une audition avec la cellule de veille donc je vous laisse imaginer justement la facilité à témoigner de ce genre de choses quand les conditions sont-elles je vous remercie je voulais juste revenir très rapidement sur la effectivement la disparition de l'Institut ça avait commencé avec les haches ici qui étaient transformés en Inès puis en Inès j c'est la démonstration de ce que ce qui était évoqué tout à l'heure effectivement ici on ne recherche pas si on n'est pas un objet de recherche si on n'est pas alors c'était tout n'était pas parfait donc cette institut c'est vrai mais moins vieux fils si j'ai travaillé avec des chercheurs qui m'ont appris beaucoup d'ailleurs et je pense que j'ai rapporté quelques quelque chose aussi et cette rencontre là ne faisait travailler de manière très objective sur des sujets qui étaient donnés donc constituer des rapports de qualité qui ont été utilisés ou pas mais c'est une catastrophe de pas réfléchir sur un sur soi sur ce quel métier comment comment il va évoluer quels sont les nouveaux enjeux de sécurité quelle est la préoccupation de ma c'est une catastrophe la parole au collègue Thomas porte et nous rassurer quand même on est quelques-uns à lire les obscurs apportent une traitement et tous comme ça quel serait qu'est-ce qu'il faut faire pour vous pour changer ça comment on peut on peut essayer d'influer là dessus vous avez fait le parallèle avec France Télécom et la bague de suicide qui a eu et je pense que c'est un sujet qui est qui parle même si on sait combien de temps on met les syndicats pour faire éclore le Sud de France Télécom et de la surface au travail mais d'après ce que vous décrivez on est sur sur les mêmes choses donc comment on fait pour avancer là-dessus deuxième chose sur les GPN Hugo est ce qui s'est ce qu'on pense de la pseudo réforme des GPN en tout cas de ce que avance le gouvernement pour dire on vous a entendu ça ne marchait pas on a changé en fait ils ont échangé qu'est-ce qu'il faudrait faire selon vous nous dans notre petite idée mais c'est bien d'avoir votre point de vue ce que devrait être l'IGPN en tout cas de demain pour qu'elle soit utile aux policiers et aux policier et aux citoyens et trois j'ai compris huit clos ce que ça vous pose comme problème puisque ça remet sur le tapis le fait que il va en rétro en difficulté et puis on va pas remettre sur la place publique on va garder entre nous ces choses là comment on peut solutionner ça est-ce qu'on ne peut pas imaginer d'avoir des témoignages anonymes par écrit sur des boîtes mails sécurisées comme ce qui se fait sur certains sites d'informations aujourd'hui et comme le camarade lit au moins nous a contacté avec ses idées de la Déclaration des droits de l'homme et révolutionnaire est-ce que on peut pas imaginer des cahiers de doléances de policiers pour recueillir aujourd'hui y compris dans un cadre à réfléchir sécurisé pour pas mettre en danger par sembla mais arriver à avoir un symptôme de témoignage pour dire ben c'est pas trois quatre personnes c'est pas les villes les moutons qui demandent ce qui se passe c'est véritablement une situation qui aujourd'hui est partout dans l'institution et avoir si on peut se pointer demain et mettre sous le nez du ministre de trois quatre cinq mille témoignages de jambes qui décrivent des situations telles que vous les avez décrit ça serait un point d'appui pour pour aussi mener la bataille pour faire changer les choses voilà merci et merci encore vraiment pour ce que vous avez mais sur le sur la médecine comme sur le GPN d'ailleurs c'est deux choses devraient être complètement indépendantes ça veut dire que la médecine salfutaire comme la médecine préventive doivent être des médecins qui le sont pas payés par le ministère de l'intérieur ça c'est très simple et que le fonctionnaire puisse choisir sur le mise qui serait déterminé deux médecins qui seraient en dehors complètement du ministère de l'Intérieur le médecin auprès duquel il veut aller sur l'IGPN autorité administrative indépendante c'est pas compliqué on a rien inventé ça existe déjà ça marche très bien voilà avec des gens qui viennent de l'extérieur on pourrait avoir des policiers et des gendarmes c'est-à-dire que ce serait des politiques et inquiété chez les gendarmes et vice versa pourquoi pas avoir plus d'objectivité et ne pas être en lien ou avoir été en lien ou peu importe avec avec les services ou les personnes sur lesquelles on est en train d'enquêter parce que c'est très compliqué pour un commissaire d'aller enquêter sur un autre commissaire en sachant qu'ils ont été ensemble ou ce genre de choses là je dis pas que ceux qui sont à Ligier ben ne font pas vraiment au boulot je pense simplement que dans leur manip dans le système tel qu'il fonctionne sur leur notation sur leur mutation etc etc c'est toujours des choses là qui sont insidieuses et qui font que et ben on fera peut-être les choses différemment si on avait plus d'indépendance ça c'était la deuxième la troisième messagerie sécurisée tout ça à fond ça ça peut très bien ça peut fonctionner ça empêche de se déplacer donc on peut le faire de n'importe où de chez soi ou même du boulot à partir du moment où notre institution n'en a pas connaissance voilà c'est pas je pense que ça va pas être si difficile à mettre en place alors des des nouvelles technologies si vous permettez très rapidement un mot sur l'igpm parce que j'ai bien étudié la question effectivement un arbitra indépendant semblerait tout indiqué ça existe déjà dans plusieurs pays notamment en Angleterre ou on s'aperçoit au bout de pas mal d'années que il rencontre un gros problème c'est que des gens qui qui sont qui ne savent pas enquêter qui ne savent pas faire d'audition faire des enquêtes parce qu'ils ont pris des avocats des magistrats ils ont énormément de problèmes à conclure les enquêtes et même un rapport parlementaire qui a été rendu là-dessus pour dire que cet organisme indépendant était finalement assez impuissant à faire toute la lumière sur les grosses enquêtes qui pouvaient leur être confiées donc attention à qui on met dans cette organisme indépendance je pense qu'effectivement des policiers des gendarmes c'est absolument nécessaire et aussi parce qu'il me semble pour avoir fait peut-être partie d'un état-major judiciaire on avait des enquêtes réservées on enquêtait sur des collègues il me semble qu'un policier a plutôt tendance à se confier à un de ses pairs parce que comme on a dit qui connaît le métier plutôt qu'un avocat ou enregistrer avant tu vas avoir l'impression qui va le juger d'emblée donc attention sur l'organisme indépendant et puis il faut savoir aussi que l'IGPN finalement elle a entre 15 et 20% et le traite comme Lyon entre 15 et 20% des affaires l'essentiel c'est dans les services départementaux dont j'ai fait partie ou les enquêtes réservées enfin vous les plaintes ou les enquêtes qui sont signalées sur le la plateforme ou qui font l'objet d'une plainte auprès de l'IGPN finalement vont les moins importantes vont être dispatchés dans les services locaux donc dans les directions départementales ce qui veut dire qu'on retrouve les problèmes de collusion qu'on peut avoir entre le DSP le magistrats les enquêteurs à qui on va confier l'enquête voilà c'est que 10 à 20% des enquêtes et c'est les plus en général les plus médiatiques donc celles qui vont sortir le plus facilement parce que dans ce que l'opinion publique est attentive et finalement les 80% des enquêtes dont on peut trouver trace dans ce livre c'est fait par les services locaux d'enquête et et donc vraiment pas un problème de collusion alors pour ce qui me concerne sur le sujet de l'IGPN j'ai trois cas concrets j'ai une affaire de corruption à l'intérieur de mon unité je travaille en sécurité routière sur des problèmes de contravention j'ai exigé ces mots c'est moi qui ai fait des pieds et des mains pour avoir les GPN parce qu'évidemment l'institution ne se fait pas des supers alors le fait d'avoir travaillé avec les collègues de l'IGPN on a appris beaucoup et effectivement il y a deux problèmes dans la le travail de l'IGPN deuxième à faire c'est caler mon unité donc sur une surveillance des migrants molestés et délesté de leur monument encore une fois il a fallu que je fasse beaucoup d'efforts pour que saisir les GPM c'est moi qui ai demandé je ne souhaitais pas un client soit autrement j'ai passé la plus mauvaise nuit de ma carrière d'ailleurs avec les collègues de Calais et collègues du GPN ça va également aussi beaucoup appris sur sur leur travail et leur travail et la troisième cas concret c'est une enquête de commandement qui m'était adressée juste après mon petit passage en tant que détaché permanence syndical où j'avais fait quelques misères à ma meilleure archives au moins nous voir ma bouche trop souvent et vous voulez me faire un peu payer l'addition et donc j'ai eu une enquête de commande ça existait voilà et de cette enquête avec mes connaissances de GPN j'ai essayé de voir les quel était le ce qui avait à l'intérieur de cette enquête de commandement et en fait comme les auditeurs du GPN étaient repartis avec des documents que j'avais moi-même rédigé pour expliquer ce que ma hiérarchie m'a demandé de faire ce qui était pas toujours tout à fait légal et du coup j'ai jamais réussi à la relancer j'ai demandé j'ai redemandé j'ai redemandé j'ai jamais réussi à le voir donc il y a deux problèmes dans la dans ce type d'enquête le premier c'est l'enquête elle-même il faut que ce soit fait effectivement par des gens compétents et ils le sont et ils essaient de bien faire leur travail le problème c'est qu'une fois qu'ils ont bien fait leur travail à qui rendre compte avant les magistrats bien merci je pense qu'il est venu le temps de conclure merci pour vos témoignages à vos écrivains je vous laisse évidemment en lien l'intérêt d'avoir aussi filmé ça c'est que ce sera visionnable et consultable aussi par nos autres collègues qui n'ont pas pu être là et présent ce soir je ne doute pas qu'il y ait quelqu'un en ministère de l'Intérieur qui est suivi de notre live voilà la bêtise les miens quand vous êtes pas là dans l'imagine que fait continuer donc le message est vraiment été la certitude qu'il est passé et donc ce sera le relais aussi de ce que vous nous avez raconté par les moyens qu'on a notre disposition à l'Assemblée nationale et à la fois de réussite sur les textes les commissions d'enquête on verra si on arrive sur pied et mission d'informations et autres notre élément de de ce genre en tout cas voilà merci pour votre courage merci pour votre détermination et et on lâche rien