Nicolas Dupont-Aignan invité de Radio Classique (23 décembre 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, bonjour.
- 0:17OuverteRéponse partielle
Au-delà de la tristesse, qu'est-ce qu'on peut dire d'intelligent ?
- 2:44FerméeRéponse partielle
Vous restez un soutien inconditionnel de la future loi de sécurité, et de son article 24 ?
- 4:08OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il me... Est-ce que dans un sens, on peut avoir un équilibre ?
- 4:21OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que le gouvernement a eu raison de rétro-pédaler sur le texte de loi sur le vaccin ?
- 7:30FerméeRéponse directe
Vous vous ferez vacciner ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:09Invité politiqueFait
« un policier ou un gendarme ne peut pas être seul dans sa voiture. »
- 2:02Invité politiquePromesse
« j'ai proposé 20 fois, 100 fois depuis des années, qu'il y ait des peines planchées minimum pour toute agression de force de l'ordre. »
- 2:15Invité politiqueFait
« 6 mois avec sursis pour jeter une pierre sur un policier de dos. »
- 6:13Invité politiqueFait
« On l'a mis au point en six mois. »
- 9:19Invité politiqueFait
« Je ne veux plus d'immigration, d'aide sociale. Je veux une immigration du mérite à titre exceptionnel. »
- 10:50Invité politiqueFait
« Madame Merkel a envoyé à 27 millions de foyers allemands des masques FFP2. »
- 11:12Invité politiquePromesse
« je demande qu'on augmente les lits de réanimation, qu'on rouvre le Val-de-Grâce. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan71 %
- Présentateur23 %
- ?6 %
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Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, bonjour. Bonjour. Merci d'être à ce micro, monsieur Nicolas Dupont-Aignan. Écoutez, l'information de la nuit est tragique. Trois gendarmes, 21, 37 et 47 ans, abattus par un forcionné qui est en fuite dans le puits de Dôme. Au-delà de la tristesse, qu'est-ce qu'on peut dire d'intelligent ?
D
'abord,
on pense à leur famille, et puis on se demande dans quel niveau de violence
on
vit. Voilà la vraie question, parce que des forcenés,
il
y en a eu, mais désormais, ils tuent tout de suite. Et ça pose le problème des armes, ça pose le problème du respect de l'autorité des fonctionnaires de police ou des gendarmes. Enfin, c'est tragique ce qui s'est passé cette nuit.
Voilà, je ne peux rien
dire de plus. Qu'est-ce que je peux dire de plus ? Si ce n'est
que
tous les jours, tous les jours, chaque jour qui passe, il y a une vingtaine, du moins dans la police, je ne connais pas les chiffres dans la gendarmerie, une vingtaine de blessés très graves. Je ne parle pas des agressions. Je parle de vingtaine de blessés très graves. Et que nous sommes un des rares pays
où
un policier ou un gendarme ne peut pas être seul dans sa voiture. Vous allez aux Etats-Unis, vous allez
en Angleterre,
ils sont seuls et il ne vient même pas à l'esprit des délinquants les plus chevronnés
de
les abattre. Parce qu'ils passeraient leur vie en prison ou il y aurait la peine de mort. Donc, le problème de la France... Aux
Etats-Unis,
il y a beaucoup de policiers qui sont tués. Oui,
il
y a eu des... Oui, mais quand même,
notre
problème national, c'est que depuis tant d'années, on a été habitués,
et
les décisions judiciaires sont d'une faiblesse incroyable, et je l'ai vécu dans ma ville de près, face à des agressions de policiers qui devraient être le point de non-retour absolu.
Voilà,
on a banalisé les choses. Et alors, je ne sais pas si dans cette affaire c'est cela, mais je ne peux rien dire de plus. En tout cas, il faudra essayer de
comprendre... Si ce n'est que j'ai
proposé 20 fois, 100 fois depuis des années, qu'il
y ait
des peines planchées minimum pour toute agression de force de l'ordre. C'est-à-dire que la justice doit être impitoyable. Ce qu'elle n'est pas, j'ai l'exemple dans ma ville, 6 mois avec sursis
pour
jeter une pierre sur un policier de dos.
De
dos. Ils ont failli le tuer. 6 mois avec sursis. Donc, si vous voulez, quand on en arrive là, au quotidien, et ceux qui connaissent les décisions de justice au quotidien le savent,
il
y a
quelque chose qui ne tourne plus rond dans le pays. En tout cas, il faudra essayer de comprendre comment, en pleine nuit et dans le noir absolu, un forcené a réussi à tuer 3 gendarmes. Ce qui est absolument effarant, alors qu'il n
'y
avait aucune visibilité sans doute. Mais enfin, on en saura plus dans les prochaines heures. Donc,
j
'imagine, M. Dupont-Aignan, que, notamment, suite à cette affaire du Puy-de-Dôme, même si ça n'a rien à voir avec les affaires de manifestations, de violences sur la voie publique, les gilets jaunes, les black blocs, etc., vous restez un soutien inconditionnel de la future loi de sécurité, et de son fameux article 24, alors même que le Conseil d'État a interdit hier l'utilisation des drones par la préfecture de police. Alors, deux choses.
Sur ce projet de loi,
j
'y étais favorable, sauf la disposition de l'article 24. Pourquoi ? Parce qu'elle était mal rédigée, parce qu'elle prêtait ambiguïté, que je crois être un parlementaire sérieux qui lit les textes,
et
je m'étais abstenu. Et
à
l'époque,
on
avait été beaucoup surpris en disant, « Mais pourquoi tu t'abstiens ? Il faut soutenir nos policiers. »
Bien
sûr, je les soutiens, ils le savent bien, d'ailleurs. Simplement, nos policiers et nos gendarmes ont besoin de règles claires. Il faut flouter les visages, parce que leurs familles sont menacées aujourd'hui. Aujourd'hui, on est passé à un stade supérieur. Ce sont les familles des policiers qui sont menacées. Mais
cet
article était rédigé n'importe comment, et donc je m'étais abstenu, parce qu'il crée un débat monstrueux dans la vie politique française, et les policiers et les gendarmes ne sont pas non plus au-dessus des lois. Et j'estime que la presse, pour le coup, souvent je critique la presse, mais la presse est un élément essentiel de la démocratie, et doit pouvoir assurer la surveillance des manifestations. Il n
'y a
pas de raison de... Sans devoir se déclarer en
préfecture,
comme à l'époque...
Voilà, donc, est
-ce que dans un sens, on peut avoir un équilibre ? Est-ce qu'il me... Voilà, donc le projet de loi, je le voterai avec joie, s'il est corrigé, pour qu'on protège nos policiers, mais avec des règles de droit simples et
claires.
Est
-ce que vous pensez, Nicolas Dupont-Aignan, que le gouvernement a eu raison, c'était l'édito de Tabard il y a quelques instants, de rétro-pédaler sur cette affaire de texte de loi, qui, enfin, s'il était passé comme ça, voulait dire qu'en gros, il avait le droit d'imposer le vaccin ?
Non, mais c'est pire que ça, c'était la discrimination
dans
les citoyens, dans les accès...
Les
vaccinés, les pas vaccinés. Les vaccinés,
les
pas vaccinés, enfin, on marche sur la tête. Et j'avais lancé une pétition contre cette disposition indigne. Je me réjouis qu'il recule,
mais
je ne me réjouis pas qu'il ne renonce pas. Parce qu'il
a juste
reculé. Donc, soyons clairs, le gouvernement est tenté par cette mesure. Et cette mesure est d'autant plus absurde, que, encore une fois, et je sais que je me fais beaucoup critiquer, mais je maintiens ma position,
je
me réjouirai qu'un vaccin fonctionne, j'en rêve,
mais
en tant que responsable politique, je souhaite que les procédures habituelles soient respectées, et je préfère qu'on ait quelques jours ou quelques semaines de tests supplémentaires avant d'imposer un vaccin de nouvelle formule,
nouvelle
formule, de nouveaux procédés ARN, qui divise les scientifiques. Voilà. Je pèse mes mots, parce que j'ai immédiatement entendu sur certaines chaînes que j'étais anti-vaccin, pas du tout. Je suis pro-vaccin.
Vous
voulez un vaccin sûr ?
Non,
mais je dis que quand le monsieur Fischer, et je veux que les auditeurs...
C'est le monsieur
vaccin du gouvernement.
Voilà,
quand le monsieur vaccin du gouvernement, donc c'est pas quelqu'un qui est anti-vaccin, et qui est un des grands spécialistes mondiaux, reconnus de tout le monde, de Raoult à De Rey, ils sont tous d'accord pour une fois. C'est quand même exceptionnel. Bon. Donc, le gouvernement a bien fait de prendre un monsieur incontournable.
Eh
bien,
il
dit
qu
'il ne sait pas si ce vaccin empêche d'être porteur, empêche de transmettre,
et
ne connaît pas les affaires secondaires. On l'a mis au point en six mois. Donc, c'est fait. Habituel, au bout de 50 000, 100 000, on fasse une étude précise, et que la nation soit informée. C'est tout ce que je demande. Et je remarque que la Chine, vaccine avec le vaccin, ancienne formule. Oui. Je remarque que Sanofi est en train de préparer le vaccin traditionnel. Donc, moi, je suis dubitatif, j'espère me tromper,
mais
je ne
suis
pas le seul à dubitatif. Donc, sur ce vaccin, nouvelle formule. C'est-à-dire, vous savez, qu'il joue sur l'ARN. Oui. Et encore une fois, comme je ne sais pas, et que j'entends des scientifiques, et j'ai encore lu hier soir, voyez, avant de venir chez vous, je me suis dit, je vais relire, relire, relire. Et je vois de grands scientifiques, Axel Kahn et d'autres, professeurs Combe, qui n'étaient pas du côté de Raoult, qui disent exactement la même chose qu'un Perron.
Donc, que
penser ? Est-ce que c'est à Pfizer, une grande entreprise, de décider ?
Est
-ce que l'expertise politique et scientifique ne doit pas être un peu plus approfondie avant de lancer des millions de vaccinations
? C
'est une question que je pose. Mais le jour où un produit sera 100% garanti, tamponné, sûr, vous vous ferez vacciner. Vous n'êtes pas dans la cible. Vous êtes trop jeune, vous êtes en bonne santé. Mais vous
vous ferez vacciner.
Je ne suis pas hostile au vaccin, mais je dis vraiment
que
depuis le début de cette crise, on a une sorte de peur panique qui déresponsabilise tout le monde. Moi, j'ai le sentiment que notre société ne tourne plus rond.
Que
la peur aboutit à des espèces de précipitations. Et beaucoup de Français, je pense, partagent mon point de vue, mais on n'a pas le droit de le dire. On n'a pas le droit, on est immédiatement taxé de dangereux personnages. Et j'aimerais qu'on soigne les gens avec le protocole Raoult ou d'autres, Ivermectin. Je demande une étude indépendante. Vous savez qu'on n'a toujours pas d'étude indépendante
sur
toutes les formes de soins
qu
'il y
a
au Maroc, en Inde, en Allemagne. J'ai découvert que le journal Spiegel, 25 septembre, a révélé que l'Allemagne avait prescrit massivement l'hydroxychloroquine. Personne l
'a
dit en France ? Non. Personne. Je n'en ai pas le souvenir. On est dans un... Je ne
sais
pas comment vous réagissez, comment les auditeurs réagissent. J'ai l'impression, quand j'ouvre mon poste de télévision ou de radio, qu'il
y ait
une espèce de vérité officielle digne de l'Union soviétique. Voilà, ça m'étonne.
Nicolas Dupont-Aignan, on a appris hier que 700 travailleurs étrangers en France qui ont été, d'après le gouvernement et l'exécutif, en première ligne de la lutte contre le Covid-19, seront naturalisés.
Est
-ce que vous vous en réjouissez
?
Bon, ils sont d'accord pour être naturalisés, bien évidemment. On ne leur impose pas. Écoutez, si ce sont des gens qui ont mérité
de la nation, je ne suis
pas hostile du tout. C'est l'idée que je me fais de la France. Je ne veux plus d'immigration, d'aide sociale. Je veux une immigration du mérite à titre exceptionnel. Pourquoi pas ? Moi, je ne suis pas fermé à ça. Mais simplement, il ne
faut
pas qu'il y ait ça et en même temps, l'immigration ouverte. parce que là, ça ne veut plus rien dire. Ça, on ne
sait
pas. En tout cas, ils ont
ciblé pour les 700. Donc,
ciblé là-dessus, moi, je ne suis pas du tout hostile. Je veux revenir sur un point sur le vaccin parce qu'on passe de l'enfermement au vaccin. Mais encore une fois, il y
a
une palette de solutions qui n'ont pas été mises en place sérieusement en France. Et je pense aux tests négatifs à l'entrée aux frontières. On l'applique aux Anglais. Mais vous pouvez revenir de beaucoup de pays du monde. Il n
'y a
toujours pas d'exigence de tests négatifs en France.
Absolument. J'ai un ami qui est revenu d'Afrique centrale.
J'ai un ami qui est
revenu d'Amérique latine qui est arrivé à Roissy et a eu aucun contrôle. Donc, on est quand même dans un pays qui a multiplié les attestations de sortie, qui veut nous vacciner de force quasiment et qui ne prend pas les mesures élémentaires
qui
sont prises dans beaucoup de pays. Donc, quand M. Macron dit à l'Express le confinement à la française, le deuxième confinement, celui qu'on vit actuellement, c'est une vraie réussite ? Vous
êtes dubitatif
? Je ne suis pas dubitatif.
Je me demande si le président a perdu la raison, bluff, parce que le confinement à la française est un drame social, sanitaire.
On
va voir le nombre de morts supplémentaires, absence de dépistage de cancer, dépression, suicide, et en plus, n'a pas permis
d
'éradiquer l'épidémie. On le voit bien. Donc, je redemande ce que j'ai demandé depuis six mois en m'inspirant de ce qui se passe à l'étranger, test négatif aux frontières, masques FFP2 envoyés à nos anciens. Pas les chirurgicaux,
les FFP2. FFP2,
car quand je vois des personnes vulnérables avec des masques en tissu dans des supermarchés, je dis que ce n'était pas sérieux. Madame Merkel a envoyé à 27 millions de foyers allemands des masques FFP2.
On
m
'a
dit que ce n'était pas possible en France. Expliquez-moi pourquoi. Troisièmement, je demande qu'on puisse soigner. Je demande qu'on augmente les lits de réanimation, qu'on rouvre le Val-de-Grâce, que l'Allemagne a tenu avec trois fois moins de victimes parce qu'ils ont un réseau d'hôpitaux de proximité
qu
'ils n
'ont
pas démantelé. Et puis, je demande qu'on teste massivement. Parce que c'est par le test qu'on empêche aux gens positifs de contaminer leur
entourage.
Une dernière question, Nicolas Dupont-Aignan. Aujourd'hui, le Conseil d'État va dire oui ou non à la réouverture des cinémas, des théâtres et des musées.
Ils
ont fait le maximum, ces gens-là, pour garantir la sécurité
sanitaire. C'est fou ce qui se
passe. D'abord, c'est pas
au Conseil d'État. Mais d
'abord, 30 secondes. Quel pays ?
C
'est pas au Conseil d'État, ils ont des juristes de décider, c'est au Parlement. Mais non, il
y a vraiment une démocratie où on est dans un gouvernement des juges.
Et deuxièmement, ils ont fait des efforts. Quand comprendra-t-on qu'il faut protéger les personnes et pas fermer les lieux
? On
fait exactement l'inverse. On ferme des lieux sans protéger des personnes. Donc, la question n'est pas de fermer tel lieu ou tel lieu. C'est absurde. Surtout qu'ils ont fait des efforts. Alors, je ne
dis
pas qu'on peut tout rouvrir, n'importe comment. Mais il y a des mesures. C'est évident qu'on peut rouvrir. On est en train de tuer l'économie française et donc la société. Je n'ai pas l'impression que
c
'est une dictature sanitaire moyenâgeuse.
Et
ça ne peut pas durer.
Voilà. Alors, j'espère que la raison va revenir à l'occasion du changement d'année. Je vous conseille les deux pages des échos ce matin à vous aussi, Nicolas Dupont-Aignan, qui montrent que les secteurs économiques qui ont le plus dérouillé pendant le Covid-19 en 2020, dans certains secteurs comme l'automobile ou l'aviation, on est reparti 30 ou 40 ans en arrière avec les niveaux d'activité actuels. Merci en tout
cas. En
Chine et ailleurs. Merci Nicolas Dupont-Aignan. Présidente de Boula France, je vous souhaite une bonne fin d'année. Joyeux Noël.
Et
puis bon Noël. Autant que faire se peut. Il est 8h28.
Nicolas Dupont-Aignan