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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 24 octobre 2026 7 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleInstitutions & électionsTravail & emploi

24 octobre: "La manifestation s'est passée dans le calme à Marseille", déclare le maire Benoît Payan

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « C'est une manifestation qui s'est passée dans le calme, avec des revendications très fortes. »
  • 0:43Invité politiqueChiffre
    « On a un dispositif qui est à la hauteur de l'enjeu, c'est-à-dire 7 UFM, une centaine de gendarmes, un Centor, un canon lanceur d'eau, un avion de surveillance et une trentaine d'équipages de police municipale sont mobilisés. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « quand on a joué pendant des semaines et des semaines à vouloir confondre sans cesse les manifestants et les casseurs, ceux qui ont de légitimes revendications avec des voyous, on a mis en réalité le feu aux poudres »
  • 3:45Invité politiqueFait
    « Demander à vivre dignement sa scolarité, demander la suppression de Parcoursup, demander à ce qu'on puisse avoir un pouvoir d'achat décent dans ce pays. »
  • 3:45Invité politiqueFait
    « Quand on voit la flambée des prix euh à la pompe, quand on voit la flambée des prix de première nécessité, il faut aussi que les salaires dans ce pays soient réévalués. »
  • 5:12Invité politiqueFait
    « Le pays n'a pas besoin de ça. Le pays, il a besoin de femmes et d'hommes responsables qui trouvent une sortie de crise. »
  • 5:57Invité politiqueFait
    « Rien ne peut justifier la violence. Rien et je ne la justifierai jamais. »
  • 6:41Invité politiqueFait
    « On ne demande pas le le SMIC à 3000 euros. On ne demande pas 12 semaines de congés payés. On demande à vivre dignement dans ce pays »

Temps de parole

  • Benoît Payan100 %

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Benoît Payan

C'est une manifestation qui s'est passée dans le calme, avec des revendications très fortes. Et on le voit, malgré la situation extrêmement difficile de la semaine dernière, les Marseillais sont sortis en nombre. Au moment où je vous parle, on est sur une fin de manifestation avec quelques groupes sporadiques assez circonscrits au moment où je vous parle, qu'on tente et les forces de l'ordre sont en train en train de essayer de mettre fin aux petits débordements qu'on est en train de voir actuellement. C'est assez léger. Je ne crie pas victoire. Aujourd'hui, les commerces et au moment où je vous parle, le centre-ville est plutôt sanctuarisé, la périphérie est plutôt sanctuarisée.

Les forces de l'ordre ont bien travaillé, les pompiers travaillent bien et les Marseillais ont pu être dans le calme euh dans leur droit constitutionnel de pouvoir affirmer un certain nombre de choses dans ce pays. Sur le dispositif policier justement de la semaine dernière, vous avez un ? Quelques réflexions, aujourd'hui, qu'est-ce que vous en ? On a un dispositif qui est à la hauteur de l'enjeu, c'est-à-dire 7 UFM, une centaine de gendarmes, un Centor, un canon lanceur d'eau, un avion de surveillance et une trentaine d'équipages de police municipale sont mobilisés.

On n'a pas besoin de faire des interventions violentes puisque les choses se passent dans le calme et les choses se sont passées dans le calme. Il faut maintenant puisque la nuit va tomber, que les choses restent dans le calme. Je veux que ma ville reste tranquille et qu'on puisse revenir à des choses normales et ne plus voir ce qui a pu se passer la semaine dernière. Je crois que des conclusions ont été tirées. Vous m'avez entendu dire un certain nombre de choses, m'exprimer. Ça ne s'est pas passé aujourd'hui comme ça s'est passé la semaine dernière et je suis heureux pour les Marseillaises et pour les Marseillais.

Pour ceux qui ont pu manifester comme pour les commerçantes et les commerçants, je reste évidemment en cellule de crise et je vais y rester toute la nuit.

De toute façon, les centrales syndicales savent organiser des manifestations et c'est pour ça que quand on a joué pendant des semaines et des semaines à vouloir confondre sans cesse les manifestants et les casseurs, ceux qui ont de légitimes revendications avec des voyous, on a mis en réalité le feu aux poudres et donc c'est un pays en crise qui quand il n'est pas correctement dirigé euh est susceptible évidemment de toute forme de débordement euh des manifestants, ce sont des gens qui veulent librement exprimer un certain nombre de choses. Quand on n'a pas de débouché politique quand on n'est pas entendu, on manifeste.

C'est ainsi que la Constitution de la 5e République est faite et c'est ainsi que les choses se sont passées aujourd'hui. Alors là au moment où on parle, je reste concentré sur ce qui se passe pour que évidemment les choses ne débordent pas. Ça s'est bien passé, je vois qu'ailleurs dans le pays les choses se passent beaucoup moins bien qu'à Marseille. Je veux que ça continue de bien se passer. Donc ma concentration, elle est maximale autour de la sécurité des quelques manifestants qui restent et autour de la sécurité des biens et des personnes. Mais en effet, le vrai sujet et on l'a abordé avec le Premier ministre, ça n'est pas que le maintien de l'ordre.

Il faut évidemment que l'ordre existe, qu'il soit rétabli quand il n'existe pas, mais il faut un débouché politique, un débouché politique aux manifestations et aux revendications. Les revendications des lycéens je n'ai entendu personne nous dire qu'elles étaient illégitimes. Demander à vivre dignement sa scolarité, demander la suppression de Parcoursup, demander à ce qu'on puisse avoir un pouvoir d'achat décent dans ce pays. Quand on voit la flambée des prix euh à la pompe, quand on voit la flambée des prix de première nécessité, il faut aussi que les salaires dans ce pays soient réévalués. Il faut évidemment aussi euh d'autres euh propositions et d'autres euh réalités.

Moi, je n'attends pas simplement des tables rondes avec des discussions. Il faut, et je fais et je vais faire et je vous en parlerai avec d'autres un certain nombre de propositions que j'ai commencé à faire au Premier ministre dès lundi pour qu'il puisse y avoir une sortie de crise dans la concorde républicaine. Parce que ce pays souffre d'une perte de sens majeure avec des politiques, qu'ils soient de droite ou de gauche, qui se sont amusés à attiser le feu, à diviser le pays et à le faire vaciller de son socle républicain. Ça n'est pas ma conception de la République, ça n'est pas ma conception des choses.

Je pense qu'on peut exprimer des idées dans ce pays, que la confrontation est saine, mais que la bataille stérile à laquelle j'ai assisté pendant des semaines et des semaines entre les tenants de l'ordre qui voulaient monter les forces de l'ordre contre les manifestants, ceux qui justifiaient euh les dégradations, la violence contre euh les bâtiments publics, les personnes, les biens, la police, tout ça n'a aucun sens. Le pays n'a pas besoin de ça. Le pays, il a besoin de femmes et d'hommes responsables qui trouvent une sortie de crise.

Or, quand on est dans dans cette situation, la responsabilité de tous les politiques, évidemment du gouvernement, c'est de faire une sortie de crise par le haut, par le haut. On ne résout rien avec une matraque ou avec un État qui perd ses valeurs. En attendant, il y a d'autres mobilisations qui sont prévues. Le 25 novembre, il y a probablement un nouvel appel samedi. Vous avez le regard tourné vers ces prochaines mobilisations ? Vous avez Vas-y. évidemment mis le doigt sur ce qui m'inquiète le plus.

Euh j'ai évidemment beaucoup de crainte pour le 31 et pour le 5 parce que s'il n'y a pas eu de sortie de crise d'ici là, si on a laissé la situation se pourrir et que aucun politique ou aucun responsable politique n'est capable de mettre sur la table des éléments qui font que cette colère légitime redescende, alors nous vivrons de semaine en semaine ce que nous avons vécu la semaine dernière. Rien ne peut justifier la violence. Rien et je ne la justifierai jamais. Je n'accepterai pas qu'on s'en prenne aux forces de l'ordre, qu'on s'en prenne à des manifestants parce que je l'ai dit, ni les uns ni les autres ne sont de la chair à canon.

Il faut un débouché politique parce que ça peut être fait de manière noble, de manière forte et de manière posée en écoutant dans le pays celles et ceux qui ont de légitimes revendications. Quand on ne boucle pas ses fins de mois, quand on n'arrive pas à payer son crédit, euh quand on a eu son commerce massacré, que des gens sont au chômage parce qu'ils ont perdu leur emploi, euh quand on est un lycéen et qu'on demande simplement la suppression de Parcoursup. On ne demande pas le le SMIC à 3000 euros. On ne demande pas 12 semaines de congés payés. On demande à vivre dignement dans ce pays et ça, c'est au gouvernement de l'entendre, c'est pas