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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 1 juin 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileJusticeInstitutions & élections

“On a 200 policiers blessés mais pour Laurent Nuñez, ce n’était pas le chaos” (Gauthier Le Bret)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Vous vouliez dire un mot sur les violences post-victoire du PSG ?

  • 0:33FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes un supporter du PSG ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    En tant qu'ancien policier, comment analysez-vous la situation ?

  • 2:31RelanceRéponse directe

    Laurent Nunez a dit que la situation était sous contrôle. Qu'en pensez-vous ?

  • 3:56OuverteRéponse directe

    Quelles sanctions pour les violences urbaines ?

  • 5:19OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a déclaré être intraitable. Partagez-vous son analyse ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:15Fait
    « Ce sont des personnes qui haïssent la France, qui haïssent la République française et qui ont un vrai véritable problème avec la France et les institutions françaises. »
  • 1:51Fait
    « Moi, lorsque j'étais dans la police et que j'intervenais devant ce type d'individus, j'arrivais à les calmer, j'arrivais à leur parler. »
  • 2:31Fait
    « On a 200 policiers blessés entre la demi-finale et la finale, on a des journalistes agressés, on a des vitrines massacrées mais pour le ministre de l'Intérieur c'est pas le chaos. »
  • 3:12Fait
    « Le ce pays, il est gangréné, il a un cancer. Ce pays, il a un cancer et il faut le guérir ce cancer. »
  • 3:56Chiffre
    « Tir de mortier envers les policiers, c'est 3 ans. »
  • 5:19Fait
    « On sera intraitable avec ceux qui ont été attrapés. On ne veut plus voir ça. Fini. On en a ras-le-bol. »
  • 8:48Fait
    « On a 200 policiers blessés entre la demi-finale et la finale, on a des journalistes agressés, on a des vitrines massacrées mais pour le ministre de l'Intérieur c'est pas le chaos. »
  • 10:35Chiffre
    « On me dit que dans la région parisienne il y a plus de 800 interpellations, ce qui est quand même important. Et qu'il n'y aurait in fine que 25 ou 30 gardes à vue qui pourraient aboutir à des poursuites concrètes. »
  • 12:03Fait
    « Les lois qui ont été faites il y a 30 ans, 40 ans, 50 ans, elles ont été faites pour une population qui n'existe plus aujourd'hui. »
  • 12:46Fait
    « Si par exemple la loi anti-casseur existait en France, est-ce que ce serait ? »
  • 16:20Fait
    « En violence urbaine, le cadre juridique, maître, vous le connaissez, c'est le flagrant délit dans la plupart du temps. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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D'ailleurs côté de vous, vous vouliez dire un mot. Oui, parce qu'il y a une information qui vient de tomber sur les violences suite donc à la victoire du Paris-Saint-Germain et je vous donne les informations de Tanguy Hamon du service police-justice de CNews. Hichem S, 20 ans, algérien, titre de séjour qui n'est pas français mais un titre de séjour espagnol, ce qui lui lui laisse la liberté de circuler où il veut dans l'espace Schengen. Et bien, il a profité des célébrations pour arracher un collier sur une personne, puis outrage, violence, crachat, menace de mort sur un policier, réquisition puisque c'est les comparutions immédiates, 8 mois de prison ferme avec mandat de dépôt, interdiction de territoire pour 10 ans, voilà. Bah, c'est déjà ça. C'est déjà ça mais c'est pour le montrer

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aussi le lien entre une partie de l'immigration bien sûr et une partie et les violences de de ce weekend. C'est je trouve que c'est pas assez mais au moins s'il y a mandat de dépôt, déjà c'est c'est des réquisitions. Réquisitions. Franck, bonjour. Franck. Bonjour, bonjour. Franck, vous nous appelez ? Alors, des Hauts-de-Seine. Des Hauts-de-Seine. Est-ce que vous êtes un supporter du ? Euh, un fervent supporter, ancien policier, donc croyez-moi que je suis très fier pour mon club de cœur. Hmm. Maintenant, quand je vois ce qui s'est passé, c'était prévu, c'était à prévoir. De toutes les manières, ce qui se passe, encore une fois, ce ne sont pas euh les supporters du Paris-Saint-Germain qui ont fait ça. Ce sont des personnes qui qui qui qui rentrent dans ce groupe-là. Mais en

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fait, je vais vous dire une chose, moi en tant qu'ancien flic, je suis écœuré de voir ce qui se passe en France et et que le gouvernement ne bouge pas. Faut pas oublier une chose, c'est que là, faut se préparer, sincèrement, je vous le dis Pascal, c'est une préparation à une guerre civile parce que en plus de tout ce qui se passe, ce sont des personnes, moi je suis d'origine tunisienne, je n'ai pas honte de le dire, hein. Hmm. Je suis d'une personne d'origine tunisienne et quand je vois, ce sont des Tunisiens, des Marocains, des Algériens ou des ou des Africains. Donc, ce sont des personnes qui haïssent la France, qui haïssent la République française et qui ont un vrai véritable problème avec la France et les institutions françaises. Moi, lorsque j'étais dans la

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police et que j'intervenais devant ce type d'individus, j'arrivais à les calmer, j'arrivais à leur parler. Et aujourd'hui quand je vois l'ensauvagement de cette génération qui a un véritable problème avec la France, dans leur pays d'origine, ils ne jetteraient pas un papier par terre parce qu'ils savent qu'ils se feraient laminer. Là-bas, il y a pas des lois comme en France. Mais ici, on a une justice qui est bon ben on va leur mettre un rappel à la loi, on va leur mettre un stage de citoyenneté. Ils en ont rien à faire. Et moi je vous dis Pascal, c'est un ras-le-bol. Moi j'ai deux enfants, je vous le dis, je suis écœuré, j'ai qu'une envie c'est de partir de ce pays. Parce qu'aujourd'hui, c'est une préparation à la guerre civile. Je vous garantis que le six ça pète, ils peuvent les les

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personnes du gouvernement être dans leur 16e, dans le 8e, dans le 6e avec leur équipe de sécurité et compagnie, mais le peuple qui vit en véritable dans la vraie France, et quand j'envoie aujourd'hui sur tous les plateaux télé les procureurs, les mais c'est quoi ? Oui euh Laurent Nunez qui dit oui ça va, on a on a géré. Mais on a géré ? Qu'est-ce qu'ils ont ? Aujourd'hui, il est parti ils reçoivent ils reçoivent euh euh une personne de de de l'Algérie. Mais est-ce que c'est le moment de régler le problème avec ? Alors oui, on a une personne qui est en prison en Algérie. J'entends qu'il faut la libérer. Mais l'ensauvagement de la de la de de la de cette génération, elle est pas ? Il faut pas la ? Moi vous savez Pascal, je vais vous dire, je suis écœuré. De toute façon, je vais vous

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lâcher les mots Pascal. Le ce pays, il est gangréné, il a un cancer. Ce pays, il a un cancer et il faut le guérir ce cancer. Aujourd'hui, il faut le guérir. Et les lois les lois qui ont été faites il y a 30 ans, 40 ans, 50 ans, elles ont été faites pour une population qui n'existe plus aujourd'hui. Il faut des nouvelles lois. Il faut des nouvelles lois, il faut frapper fort, il faut frapper très fort. Alors ça, c'est là qu'il y a discussion parce que j'entends souvent euh euh ceux qui connaissent précisément euh la justice pénale disent que il y a juste à appliquer la loi. Il y a juste à euh la juste il pourrait y avoir une réponse pénale. Simplement les les les peines souvent sont sont sont trop faibles. Reda Belhadj je disais tout à l'heure, tir de mortier envers les policiers,

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c'est 3 ans. Je trouvais que c'était pas beaucoup. Mais déjà, si ces 3 ans étaient appliqués de manière ferme, déjà ça pourrait solutionner un problème. Mais manifestement, ces lois ne sont jamais appliquées. En tout cas, je vais vous remercier, Franck. Merci beaucoup. On n'a pas encore entendu ni Laurent Nunez ni Emmanuel Macron, mais c'est vrai que ni Jordan Bardella d'ailleurs. Donc je propose peut-être de faire un petit tour des réactions. Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, c'était la semaine dernière avant la finale, voilà ce qu'il disait. On n'a pas de crainte. On a surtout un dispositif robuste, on est déterminé, serein au ministère de la de l'Intérieur. Vous savez, les précédentes les précédentes festivités qui a eu lieu autour des victoires du Parc des Princes ont

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souvent donné lieu à des débordements qui ont toujours été contenus. Ouais, c'est juste. Et c'est vrai que les archives les réécouter, c'est parfois cruel. Laurent Nunez, hier, situation sous contrôle, disait-il. La situation était globalement sous contrôle. Et donc au lendemain de d'événements comme cela, moi je veux rappeler qu'on est un grand pays gestion de l'ordre public. Emmanuel Macron, alors la fameuse phrase, on sera intraitable, un ras-le-bol, bien évidemment, notre bras ne tremblera pas. À chaque fois, c'est c'est des strikes, quoi, c'est des bingos, c'est des phrases, tu n'en peux plus. Écoutez Emmanuel Macron. Malheureusement, on a vu, et je veux pas qu'on s'habitue à ça, et personne n'a envie qu'on s'habitue à ça. Des scènes de violence inacceptables à

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Paris et dans d'autres villes hier soir, une bonne partie de la nuit. C'est pas le foot, ça. C'est pas le sport, c'est pas ce qu'on aime. Donc, merci à nos policiers, à nos gendarmes. On sera intraitable avec ceux qui ont été attrapés. On ne veut plus voir ça. Fini. On en a ras-le-bol. Jordan Bardella était ce matin sur BFM. Réveillez-vous, dit-il. Je dis aux Français, réveillez-vous parce que dans quelques temps, ils casseront la porte des immeubles et ils rentreront dans vos appartements si euh ne reprend pas la main sur euh sa politique de sécurité, sur [grognement] sa politique pénale et par-dessus tout sur sa politique euh migratoire. Parce qu'il y a évidemment un lien, madame, entre notre incapacité depuis 30 ans à maîtriser l'immigration, à assimiler des

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populations qui sont arrivées dans notre pays et dont beaucoup aujourd'hui sont physiquement en France, mais dont l'âme et dont le cœur euh est ailleurs et ne ratent jamais une occasion pour exprimer leur mépris à l'égard des institutions, leur haine de la France. Ça, ce sont des réactions à droite, mais évidemment Emmanuel Grégoire, maire socialiste de Paris, toujours sur BFM, est davantage dans le déni et préfère parler de la fête. D'abord, hier soir, dans l'immense majorité des cas, les gens ont vécu ça en famille avec des amis et c'était une fête extraordinaire. Et des incidents en marge des grands événements, ça fait des siècles que ça ça existe. C'est aussi leur médiatisation et peut-être aussi l'obsession de ces fauteurs de troubles qui viennent se qui viennent casser, qui

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se mettent en scène eux-mêmes sur les réseaux sociaux. Il y a une forme d'en- d'emballement [musique] ou d'enchaînement et d'incitation d'une certaine manière à faire n'importe quoi. Alors, c'est évidemment terrible d'entendre ça parce que c'est insupportable, ça fait des siècles que ça dure, donc c'est une manière de de déni. qui dé- dé- dé- débarquent pour faire tomber certaines civilisations, c'est vrai que c'est pas la première fois. Éric Zemmour, il était sur Sud Radio. Pour vous dire que euh ce qui s'est passé après n'a rien à voir avec le foot. Il faut arrêter de dire "C'est le foot, il faut de de ressusciter les vieux souvenirs des hooligans." Il y a il y a il y a il y a 30 ans, 40 ans, le le Heysel, c'est en 86, ça ça 85, enfin bref. qui est dans la rue, Éric ?

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C'est très simple. C'est très simple, comme à chaque fois, c'est-à-dire, vous savez, euh l'année dernière déjà pour la victoire du Paris Saint-Germain, c'était la même chose. Euh c'est une jeu- Il faut Il faut dire les choses crûment, il faut arrêter de de de de de de dire des circonvolutions. Euh c'est une jeunesse arabo-musulmane venue euh de des banlieues et et qui déferle sur Paris et sur d'autres villes de France d'ailleurs pour prendre possession de la ville par la violence euh piller et et conquérir la ville symboliquement. On va marquer une pause euh Laurent Tessier ce matin vous avez fait comme toujours bonjour Laurent un éditorial remarquable où vous soulignez le déni de la classe politique. Alors ce qui est vrai quand même et on s'en aperçoit

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c'est que euh maintenant la presse les médias ont davantage parlé de ces euh incidents et parfois plus que le mot incident d'ailleurs euh que l'an passé. Oui j'ai écouté la matinale de France Inter dimanche matin entre 6h et 9h et c'est très simple ils ont parlé de ces violences dans tous les journaux dans tous les titres et il y avait même deux reportages qui étaient prévus à 7h et 8h alors que lors de la demi-finale retour du Paris Saint-Germain France Inter n'en avait parlé pendant la matinale et les journaux 18h et 19h que pendant 24 secondes. Donc ils se sont dit on va les écouter. Mais je pense qu'effectivement et Écoutons d'ailleurs avec Fabrice Lafitte ce passage. On a fêté la victoire dans l'allégresse mais aussi le chaos avec de nombreux tirs de mortiers d'artifice, des

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vitrines dégradées, des heurts avec la police et des centaines [musique] d'interpellations. Mais aussi une victoire entachée de nombreux débordements. Donc ça c'est effectivement euh Ça vous l'aviez pas entendu l'an dernier. Exactement ça c'est ce que vous avez entendu lors de la demi-finale retour. Par contre vous l'avez entendu dimanche matin. C'est France Inter même si le mot débordement effectivement euh Et le mot chaos là quand même il y a le mot chaos. Oui alors que Laurent Nunez a dit que c'était pas le chaos hein. Oui non mais Donc on a 200 policiers blessés entre la demi-finale et la finale, on a des journalistes agressés, on a des vitrines massacrées mais pour le ministre de l'Intérieur c'est pas le chaos et je suis désolé c'est pas propre au ministère de l'Intérieur. On a eu euh

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Bruno Retailleau qui nous parlait de de sauvage et barbare, on a eu Gérald Darmanin qui nous a parlé d'ensauvagement. Donc il y a un sujet en particulier sur ce ministre de l'Intérieur qui trouve euh qui ne veut pas euh faire de loi pour interdire le voilage des fillettes, qui trouve que quand euh la rue euh est à feu non pas à sang fort heureusement encore que des policiers blessés et il y a quand même eu un mort hein, il y a quand même eu un mort. Donc il trouve que c'est pas le chaos. La préfecture de police, vous savez que BFM, il y a une journaliste, elle a Dominique Rizet en face de en face d'elle lors de la dimanche matin et elle dit "Attention Dominique, le ministère de l'Intérieur nous regarde." Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le ministère de l'Intérieur a appelé BFM.

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Il se trouve qu'il s'était passé exactement la même chose pour moi avec la préfecture de police le jour le lendemain de la demi-finale. La préfecture de police me faisait savoir qu'il ne fallait pas parler de violence urbaine. Qu'est-ce qui est ? C'est le mot urbain qui est ? C'est le mot ? Ils nous prennent pour des imbéciles. allez quand ils vont entendre Gérard Carreyrou qui parle de guerre civile, là je sais pas ce qui va se passer. moi je suis pas d'accord avec Gérard Carreyrou parce que faut être deux pour faire la guerre. Pour le moment il y a que eux qui font la guerre. Oui mais la guerre aujourd'hui elle ne se déclare plus, elle se fait. Que risquent les émeutiers et on a envie de dire pas grand-chose. Ah ça n'est pas tout à fait exact. Sur le papier, il y a des peines qui sont

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relativement lourdes, même très lourdes. Le seul problème est de savoir ce qu'ils ont fait. Et vous voyez la la détermination de ce qu'a pu faire un de ces manifestants n'est pas de si simple. Moi il y a quelque chose qui m'a marqué, c'est le rapport des chiffres. On me dit que dans la région parisienne il y a plus de 800 interpellations, ce qui est quand même important. Et qu'il n'y aurait in fine que 25 ou 30 gardes à vue qui pourraient aboutir à des poursuites concrètes. Je pense que c'est pas du laxisme, c'est une difficulté à identifier parmi tous ceux qu'on a arrêtés qui a fait quoi. Et là est le problème. C'est c'est la raison pour

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laquelle je ne pense pas que devant des phénomènes de foule comme celui-là, il y ait une réponse euh qui soit au fond la le le le la réponse définitive. On punit, on punit fermement et ça s'arrête. Qu'est-ce qu'on en ? Moi, je crois que tout ça part d'une forme d'ensauvagement, le mot a été dit par d'autres que moi et ça me paraît être une réalité. Si on ne punit pas monsieur Leborgne. Non, mais attendez, je vous dis pas qu'il faut pas. On a jamais essayé de punir. Commençons Non, non, non, mais ce que vous me dites un peu, ce que j'entends en tout cas. Qu'il faille refaire un peu d'éducation, qu'il faille préparer une nouvelle génération. Non, mais oui, mais il faut faire les deux. En fait, qu'il faille s'attacher à refaire assimiler de nouveau, intégrer de

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nouveau sur une jeune génération qui a 5 ans, 6 ans, 7 ans, 8 ans, 9 ans aujourd'hui via l'école et ça, nous sommes d'accord. Mais ces gens-là aujourd'hui, faut les mettre hors état de nuire. Faut que les sanctions soient très puissantes. Alors, j'entends ce que vous dites, j'entends ce que vous dites que c'est très difficile. Si par exemple la loi anti-casseur existait en France, est-ce que ce serait ? Alors, on pourrait considérer que la seule participation à une manifestation est interdite. Mais là, on n'est pas dans le cadre d'une manifestation. Ou alors, il faut dire que tous les rassemblements, notamment liés à un événement sportif, sont interdits, ce qui est inconcevable. Alors, comment on peut ? Moi, je je pense qu'il faut, et c'est un peu ce que vous disiez, marier la

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sanction avec la dimension éducative. sanction, on la marie ? Puisque vous m'expliquez qu'on peut rien Et bien, je pense qu'on pourrait imaginer des des des enfermements, mais qui ne soient pas purement et simplement la prison où il se passerait rien, en tout cas pas d'amélioration de l'individu, mais un encadrement militaire, une éducation. j'entends bien, mais comment on apporte les preuves que que ces les gens qu'on a interpellé sont bien les responsables de ce qu'ils ont ? Alors, ça c'est le problème de la preuve de manière générale dans les affaires de poursuites pénales, hein. Si si on n'a pas un enregistrement par exemple par caméra vous avez 1000 personnes

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un policier reçoit exemple est-ce que on pourrait imaginer quelqu'un qui tient un mortier dans la main est-ce qu'on pourrait imaginer qu'une peine soit très forte à partir du moment où tu détiens un ? Bah c'est là qu'à partir du moment où quelqu'un a quelque chose qui est une arme potentielle. La détention est en soi certes punissable mais ça n'est que potentiel. faire en fait. Non non. Mais c'est ça que j'entends il y a que les gens qui sont en train de nous écouter. Le retour de la loi anti-casseur tu en prends un il prend pour tout le groupe. Ah bah non mais attendez là il faut quand même Mais ? nuancer Mais on est on est plus dans la nuance on parle de guerre civile monsieur le Mais mais mais on vous vous parlez au fond parce que tout cela vous agace et

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je le comprends [rires] je partage. Mais bien sûr. On est [raclement de gorge] on est monsieur Carreyrou parle de guerre civile c'est Gérard Carreyrou qui le dit. J'ai modéré bien sûr ce qu'il a dit mais c'est pas n'importe qui qui est Gérard. Il a un peu d'expérience. Il voit le danger XXL et on s'aperçoit qu'on n'a pas les moyens de répondre à ça. que la notion de guerre civile est une qualification très excessive. Je suis d'accord avec vous c'est un moment civil. Je suis l'affrontement pour des raisons qui forment une guerre interne c'est pas ça. Mais il y a eu des scènes. ça permettez-moi d'être Non non mais vous voulez pas le voir mais moi je On est dans la brutalité dans l'irréflexion. Qu'est-ce qu'on fait pour ces ? La loi

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anti-casseur qu'est-ce qu'on ? Qu'est-ce qu'on fait pour que ces jeunes gens que j'ai vu samedi soir soient hors de nuire pendant 5 ? Écoutez je je ne vois pas pourquoi il faudrait que ce soit pendant 5 ans. Moi je dirais pendant 30 ou 40 ans c'est-à-dire le rince soufflet. Non mais le rince soufflet. Mais oui. Oui mais le simple fait que vous disiez 30 ans c'est une manière évidemment qu'ils vont pas prendre 30 ans de prison mais en revanche ils pourraient en prendre 5. Ce n'est pas de 30 ans de prison que je parle c'est de l'intégration d'un certain nombre de valeurs qui font qu'on respecte Ils ne veulent pas. Ils n'en veulent pas. Oui mais si si vous pensez que l'éducation ne peut pas former les jeunes, elle a toujours réussi jusqu'à présent. L'éducation, ça faut la reprendre à la

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base, mais ces jeunes-là, c'est terminé. C'est pas sûr. [raclement de gorge] Rien n'est jamais certain. Reda Belhadj a peut-être envie de dire un mot parce que Reda Belhadj, il les voit, il est sur le terrain. Oui non mais vous vous les défendez. Et et et c'est votre métier. Euh bien sûr. Tout simplement faire confiance à la police en fait. Euh excusez-moi, quand j'ai signé mon contrat de gardien de la paix, on m'a dit "Monsieur, vous êtes agent de police judiciaire." Donc en fait, j'ai le pouvoir de constater que le pauvre gars qui va bosser à 6h30 du matin a brûlé le feu rouge, là, il prendra ses 4 points et aucun tribunal de de police ne dira "Non, le policier a menti." Par contre, là, on est en train de dire, excusez-moi, on est en train de dire parce que là, on parle de violence

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urbaine. Pas de maintien de l'ordre. On parle de violence urbaine. En violence urbaine, le cadre juridique, maître, vous le connaissez, c'est le flagrant délit dans la plupart du temps. Donc là, moi, j'ai des collègues qui interpellent en flagrant délit des individus qui tirent avec des armes par destination sur des policiers. Donc c'est 3 ans. Ils sont euh visages dissimulés, ça doit être 6 mois ou 1 an de prison ferme. Ils sont euh en réunion, ça c'est une circonstance aggravante. Il y en a qui incitent à l'émeute, c'est une circonstance aggravante. Et tout ça, c'est prévu par le code pénal, code de procédure pénale et en fait, il y a pas de volonté. On marque une pause. On marque une pause. Je pense que Alors, je vais vous dire ce qu'il faut faire, monsieur

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modestement. Il faut construire 50 ou 100000 places de prison. Oui. Faut faire venir les architectes de monsieur Buquedé. Hmm. Voilà, pour les faire. Et puis, c'est tolérance zéro. Parce qu'autrement, on n'en sortira pas. Faut une méthode très dure. Vous allez mettre Vous allez mettre des gens en prison, ils ressortiront encore pire. Je ne crois pas que votre solution soit la bonne. [rires] Vous savez vous savez ? On va tenter. Parce que comme c'est pire en pire, on va tenter. On va on va bosser effectivement avec les jeunes générations et les éduquer, essayer de rattraper le temps perdu. [rires] construire 50000 places de prison, vous me direz où vous trouverez l'argent. Mais je m'en fiche, je je vais le trouver l'argent. Non mais monsieur Le Borne, c'est

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simple. Je parle avec vous, rien n'est possible. Il y a pas de prison, il y a pas de loi, il y a pas de souci, rien. pas du tout ce que je vous dis. Je vous dis C'est un travail de 20 ans que vous proposez. Mais ! Mais si, il faut retravailler effectivement. C'est un travail qui pourrait être utile pendant 20 ans et peut-être Mais le travail d'éducation qu'il faut faire, c'est 20 ans. Moi, je veux régler déjà le problème que j'ai vu au Trocadéro samedi soir. attendant d'avoir réglé le problème, on arrête totalement l'immigration. Oui. 16h57, monsieur Le Borne a eu raison de venir avec nous, il était tranquille et il s'est engueulé. [rires]

18:16

Bon, monsieur Reda Belhadj, merci

18:25

Alors bon, Fabien Onteniente que vous avez pu voir samedi soir à 22h05 sur LCI, à 22h20 sur BFM, [rires] à 22h40 sur CNews et à 23h02 sur France Info.