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Discours / meetingyoutube.com· 25 septembre 2026 39 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalInstitutions & électionsEnvironnement & énergieJustice

Le Pape Léon XIV exprime sa gratitude à la France. Discours complet avec Emmanuel Macron

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:27Emmanuel MacronChiffre
    « Et c'est au nom de cet héritage que nous avons œuvré après le terrible incendie de Notre Dame de Paris pour qu'elle puisse être rebâtie en 5 ans et rendu non seulement aux catholiques mais à tous les Français et au-delà encore au monde entier. »
  • 5:38Emmanuel MacronChiffre
    « Depuis 15 ans, les actes commis à l'encontre de personnes ou de biens en raison de leur religion ont malheureusement connu une recrudescence. »
  • 9:18Emmanuel MacronChiffre
    « La France a porté l'accord de Paris il y a 11 ans et s'est battu pour obtenir l'accord sur les océans l'année dernière. »
  • 10:46Emmanuel MacronFait
    « L'intelligence artificielle doit être un serviteur et non un maître. »
  • 35:23Pape Léon XIVFait
    « La justice, la sagesse, le sens de l'humanité réclame qu'on arrête la course aux armements. »
  • 38:16Pape Léon XIVFait
    « Une église prétendant se désintéresser des questions temporelles n'irait pas au bout de sa vocation et qu'un président de la République prétendant se désintéresser de l'Église et des catholiques manquerait à son devoir. »

Temps de parole

  • ?100 %

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0:00
Locuteur

L'entretien s'est terminé, c'était en anglais, nous dit-on sur les les deux hommes se sont parlés. Voilà. Et on voit le papéon 14 au côté d'Emmanuel Macron qui sont donc par le jardin pour rentrer dans la salle des fêtes. Une démarche assez étonnante. Oui, [applaudissements] descend de son cheval au Pérou. Mon pérou chevauch. Oui, on a plein de photos d'ailleurs qui à cheval au Pou. [applaudissements]

0:32
Non speech

[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]

0:46
Locuteur

longuement applaudi dans la salle des fêtes de l'Élysée. C'est donc d'abord Emmanuel Macron qui va s'exprimer pour un court discours. Nous nous ditons avant de céder la parole pour la première fois depuis le début de cette visite au souverain pontif. 8 minutes de discours nous ditant du côté de l'Élyséeur de la répèdes et messieurs, en vos grades et qualités, c'est pour la République française un grand honneur et aussi une grande joie que de vous accueillir aujourd'hui sur notre sol. Un grand honneur et une grande joie en ce que confronté souvent au spectacle des misères du monde, beaucoup de nos compatriotes ressentent avec votre visite en France une espérance.

Oui, comme il est dit dans l'Ecclésiaste, il ne faut pas s'attrister comme ceux qui n'ont pas d'espérance. Et c'est un sentiment, je le sais, que vous partagez. Vous voici 18 mois après le commencement de votre pontifica et vous voici pour un temps long que vous nous offrez et qui nous touche. C'est ici que débute ce chemin de foi, si j'ose dire, qui va vous mener du cœur de Paris à Notre-Dame, de l'Élysée à l'UNESCO, de la place de la Concorde à Saint-Denis, du stade de France à la maison Bakita, de Lourde, ville de Bernadette Souirous, à Mè Carrefour des mémoires chrétiennes de notre Europe. autant d'étapes qui disent votre lien personnel avec notre pays.

Très saint père, nous sommes fiers de vos racines normandes et vous verrez que nous avons même trouvé des racines béarnèzes et bigourdanes. autant d'étapes comme autant d'épisodes qui racontent aussi cette histoire si particulière qui lit le christianisme à notre pays. Histoire deux fois millénaire dont témoignent ces paysages de France parsemé de cathédrales basiliques églises monuments venus du fond des âges inestimable don de ceux qui nous ont précédés et qui se faisaient de notre pays une certaine idée.

Il fut long ce temps où la religion chrétienne ambitieuse d'être l'architecte de l'universel guider nos ancêtres à tailler la pierre afin de laisser inscrite dans la chaîne des temps la trace visible de leur idéal. Croire c'est créé. Et c'est au nom de cet héritage que nous avons œuvré après le terrible incendie de Notre Dame de Paris pour qu'elle puisse être rebâtie en 5 ans et rendu non seulement aux catholiques mais à tous les Français et au-delà encore au monde entier et tant de talent d'artisans, d'apprentis, de bénévoles s'y sont donnés avec cette espérance chevillée au cœur.

Car Notre-Dame est une part de nous, un emblème de cette volonté si française d'offrir au monde toutes les beautés que peut engendrer l'esprit humain dès lors qu'il est ému par un idéal de fraternité universelle. Oui, cette histoire deux fois millénaire a créé un lien singulier entre la France et l'Église catholique. Et lorsque la République décida il y a un peu plus de 120 ans de la séparation entre l'Église et l'État, elle donna forme à une laïcité française qui n'est nullement la négation de la religion.

La République se fait un devoir de permettre à chacune et à chacun en conscience de penser et d'exprimer son point de vue dans toutes les sphères de son existence, de croire ou de ne pas croire dans l'intimité comme dans la sphère publique à condition d'en respecter les lois. C'est dans ce cadre très saintère que vous solliciterez la conscience de tous les Français qui s'associent en pensée et en action à ce que vous représentez, à eux, à tous ceux qui en France comme ailleurs, sont attentifs à ce que vous avez à dire au monde et je m'en réjouis. La République veille aussi.

Depuis 15 ans, les actes commis à l'encontre de personnes ou de biens en raison de leur religion ont malheureusement connu une recrudescence et ces insupportables démonstrations d'intolérance frappent la religion chrétienne au cœur. Les communautés juives et musulmanes en sont aussi victimes et c'est un combat essentiel que nous menons et mènerons pour protéger les lieux de culte, continuer de former les esprits à la tolérance en même temps que nous encourageons le dialogue interreligieux si vivant dans notre pays. La quête de la paix sur tous les fronts est une nécessité existentielle. Et il n'est pas un catholique qui ne puisse être sensible à ce combat pour le bien commun.

Et j'ajouterai pas un juif, pas un musulman, pas un protestant, ni un orthodoxe, un bouddhiste. Il n'est personne en France, croyant ou non, qui puisse refuser de faire sienne cette quête. La paix est aussi cet horizon pour lequel nous œuvrons ensemble. Vous avez placé les premiers mois de votre pontifica sous le signe d'une paix désarmée et désarmante. Exigence qui prendent une force particulière alors que la guerre meurtrit notre continent et que partout tension et conflits ressurgissent.

Exigence qui rappelle aussi que la paix est davantage que le silence des armes et qu'elle suppose justice, sécurité, respect des droits de l'homme, souveraineté des nations et droits des peuples à disposer d'eux-mêmes et plus fondamentalement la capacité à reconnaître l'autre pour ce qu'il entend être. La France se tient du côté de la paix, du multilatéralisme d'action. du respect du droit international et la charte des Nations Unies. Et nous nous y tenons partout sans double standard, avec cohérence et constance. Car une vie vaut une vie et tous les peuples sont à défendre. Ce combat pour la paix est inséparable de celui pour la dignité humaine et la lutte contre les injustices.

Partout, ce sont toujours les plus fragiles qui paient le prix des crises et des conflits qui contraignent tant de femmes et d'hommes à fuir leur pays. À la maison Bakita, vous rencontrerez celles et ceux qui accueillent les exilés, les plus pauvres, les plus isolés. Là encore, la République et l'Église croisent souvent les mêmes visages. Le visage de ceux qu'il nous faut voir en face, le visage de ceux dont la voix peine apportée, de ceux qui nous rappellent l'exigence de fraternité, celle-là même qui fait de l'autre son frère en République, cette attention que nous devons au plus fragile.

Et je veux saluer ici l'engagement quotidien de tant de Français, de bénévoles, d'associations et notamment chrétiennes qui servent quotidiennement leur prochain. Leur dévouement, leur solidarité disent un formidable élan d'espoir. comme je comme je veux saluer l'engagement de tous ceux qui contribuent à l'éducation de nos enfants, qu'il s'agisse de l'enseignement public ou de l'enseignement privé dans notre pays. Tous sont aussi au service de la défense du bien commun que nous partageons par-delà les frontières, notre planète et le vivant. C'est pour cela que la France a porté l'accord de Paris il y a 11 ans et s'est battu pour obtenir l'accord sur les océans l'année dernière.

C'est pour cela aussi que nous continuons de défendre le pacte de Paris pour les peuples et la planète afin que nul pays n'ait à retarder sa transition faute de moyens ni à choisir entre son développement et la préservation de la planète et du vivant. Climat et biodiversité irriguent les choix de notre siècle. L'Église catholique avec le pape François puis avec vous-même l'a toujours rappelé sans ambiguïé. Nous vous en rendons grâce. Ce n'est pas seulement affaire de technologie ou d'ajustement. Cela relève notre manière d'habiter le monde, d'y produire, de consommer, de concevoir ensemble la voix du progrès humain. Telle est notre responsabilité commune et elle ne s'arrête pas là.

Les ruptures technologiques de notre époque risquent d'engendrer des ruptures anthropologiques inédites. L'être humain ne doit pas être lié par le numérique mais libéré. Question vertigineuse pour notre génération parce qu'elle touche non seulement à ce que nous faisons mais plus encore à l'essentiel à ce que nous sommes. L'intelligence artificielle bouleverse déjà le travail, la création, la recherche, l'éducation, l'information, le lien social. Elle découple nos capacités mais substitue la prédiction au jugement, la performance à la conscience et nous conduit à déléguer une part de notre liberté.

Dès les premiers mois de votre pontifica, vous lui avez consacré l'encyclique Magnifica Humanitas et ce message est essentiel. Face à la puissance de la machinerie numérique, l'être humain doit garder la place qui est la sienne. L'intelligence artificielle doit être un serviteur et non un maître. La révolution numérique doit entraîner et non enchaîner. La responsabilité nous revient donc de ne pas permettre que les modèles les plus performants ne se retrouvent entre quelques mains qui auraient à décider pour toute l'humanité, ni que ces avancées les plus exponentielles ne nous conduisent à perdre le contrôle.

C'est pour cela que nous nous devons trouver la voix d'une organisation internationale réconciliant progrès technologique, justice et humanisme. De la même manière comme nous sommes en train de le faire pour les réseaux sociaux, il nous faut protéger nos enfants et accompagner nos adolescents. Leur développement affectif et cognitif suppose en effet de les protéger pour pouvoir transmettre et les préparer à la vie. La lecture, l'apprentissage, les arts et la culture, le sport et le temps avec les autres sont des trésors à leur donner et à protéger des écrans, des algorithmes comme des chatbx.

protéger nos enfants, accompagner notre jeunesse dans ses interrogations et accueillir son besoin de sens et son engagement, son nos plus beaux devoirs. La veillée des jeunes que vous présiderez au Stade de France aura une force toute particulière. Des milliers de jeunes y seront en demande d'une parole de responsabilité et de lucide d'espérance. Leur soif d'engagement dit toute leur vitalité. Ils ne demandent pas qu'on leur promette un monde facile, il demande à pouvoir bâtir un monde meilleur. Très saint père, lors de votre visite, vous allez rencontrer la France, pays de la diversité comme le disait l'un de nos plus grands historiens, Fernand Brodel.

Et c'est précisément parce qu'elle est patrie de liberté et d'esprit que la France est diverse. Nation qui nourrit une passion particulière pour le débat permanent. Ainsi faut-il la considérer pour bien l'aimer. Les grands débats sociaux et sociétaux de ces dernières années en atteste. L'éthique est l'un de nos grands sujets français. Où est la frontière entre le bien et le mal ? Comment concilier les progrès technologiques, notre conscience, notre attachement à la dignité humaine ? Ainsi sommes-nous attentif toujours à toutes les réponses qui peuvent être apportées à ces questions fondamentales.

Et soyez assurés, très saint-ère que tous les Français, moi le premier, vous écouteront avec le plus grand intérêt. Je veux vous redire mon attachement à cette écoute qui a pour vocation de nourrir un dialogue exigeant. avec l'Église catholique comme avec tous les autres cultes, avec les croyants comme avec les non croyants, avec toutes les traditions philosophiques et humanistes qui font notre pays. Parce que la République ne craint pas les consciences libres, parce que notre nation est forte du dialogue nécessaire entre toutes les opinions.

en demeurant fidèle à notre humanisme, notre attachement à la dignité humaine, en fondant nos décisions sur la science, tout en veillant au plus fragile. Très saint père, je forme le vœu que ces quelques jours vous permettent de rencontrer la France dans toute sa vérité, ses forces, sa diversité, ses débats. Une France empreinte de spiritualité et cherchant toujours l'universel. Une France émancipée, attachée à son projet de liberté, d'égalité et de fraternité, diverse et unie, une France engagée, sensible à votre présence et dont vous sentirez la ferveur.

Très saint père, c'est cette France qui vous reçoit aujourd'hui avec beaucoup d'humilité, avec beaucoup d'honneur et une très grande joie. Soyez le bienvenu.

15:57
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

16:06
Locuteur

La venue du pape en France qui est un grand honneur et qui suspit Emmanuel Macron parlant notamment de la laïcité qui né, je cite l'im négation de la religion. Le pape Léon X qui va donc maintenant répondre avec ce discours très attendu, le premier du souverain pontif dans la salle des fêtes de l'Élysée pour cette visite en France qui va durer 4 jours. Monsieur le président, distingué autorité, membres des côtes diplomatiques, mesdames et messieurs, c'est pour moi une grande joie d'être parmi vous aujourd'hui.

Je vous suis particulièrement reconnaissant, monsieur le président, de votre cordiale invitation à venir visiter la France et je vous remercie des paroles de bienvenue que vous venez de m'adresser. à travers vous. Je salue aussi tous ceux et celles qui habitent ce pays pays au vaste patrimoine moine culturel et religieux. Il forment ensemble un peuple au sein duquel la diversité des origines contribue à vivifier la vie démocratique et enrichir l'art de vivre ensemble. Je tiens également à vous assurer, monsieur le président, mesdames et messieurs, que la France est très souvent au cœur de la prière du pape qui n'oublie pas ses origines familiales Normandes et bernais.

Ma visite en France commence par la capitale de votre pays Paris souvent désigné comme la ville lumière. Depuis des siècles, la France brille comme une phare culturelle, artistique et spirituel, non seulement en Europe, mais aussi dans le monde, fort de ces écoles cathédrales, de ses universités, de ses académies, l'us essentiel des recherches de la vérité, la France a contribué à forger l'intelligence des populations.

Bien au de ses frontières, l'illumination d'esprit d'exception français qui était en même temps du grand catholique souligne combien les sciences, les artes, la littérature, la philosophie peuvent concourir au bien de l'humanité de lors qu'ils sont orientés vers la recherche du beau, du bien et du vrai, afin que le monde et de la vie. Le savoir-faire français est synonyme d'excellence dans de nombreux domaines. Il s'est notamment illustré de manière remarquable dans le vage chantier de restauration de la cathédrale Notredame de Paris.

au quel nombre d'institutions tant privées que publiqu ont dès les débuts participé et àquel vous avez monsieur le président recever une attention particulière sinon je vous remercie je salue avec reconnaissance tous les artisans corps des métiers qui se sont investis la recente ouverture de la cathédrale à la célébration du culte de vin comme au visiteur du monde entier n'est pas seulement le couronnement d'une trouesse technique mais le symbole d'une espérance retrouvée. La preuve que ce que l'on croya détruit à jamais pour ratître grâce à la collaboration de chacun et le témoignage d'une unité réalisée dans l'effort commun.

Un si bel accomplissement doit inspirer à tous les acteurs de la vie politique, sociale et religieuse du pays. Une nouvelle et l'âme pour ouvrir sans cesse esprit d'unité avec la force d'une vivante espérance. La France est aussi une terre aux riches racines chrétiennes du Puis Saint René et le baptême du Clovis, l'âme de votre patri s'est déployé en puissant dans le christianisme une génie spirituelle, culturel, intellectuel, artistique et missionnaire qui rayonne aujourd'hui à travers le monde.

ainsi que dans la France du 16e siècle s'est épanoui l'humanisme qui cherchait à unifier l'héritage greco-romain et la foi chrétienne au célèbre peinture de la renaissance puis du grand siècle faire ensuite sû des lumières la France apportant alors à monde des véritables conquêtres parmi elles la reconnaissance des droits de l'homme inscrit dans la nature de la personne humaine, en particulier la liberté religieuse. Cette attention permanente à la dignité enérante à toute personne humaine trouve un écho dans votre devise nationale.

La liberté, l'égalité et la fraternité ne sont pas des simples mots gravés sur les fronts de vos édifices publics, mais renvoie à des exigences éthiques universelles qui trouvent aussi dans le message évangélique une source inépuissable d'inspiration et d'accomplissement. La déclaration universelle des droites de l'homme qui fut proclamée dans cette ville de Paris et où les juristes français et prix Nobel de la paix René Cassin jou un rôle de première plan dans son élaboration a eu pour but de créer une conscience générale de la dignité inaliénable de la personne humaine.

Sainte Jean-Pul II qui considérait ce docum véritable pure millière sur la le chemin du progrès moral de l'humanité avait conscience que toute menace contre les droits humaines aussi bien dans le cadre des biens matériels que dans celui de biens spirituels également dangereuse pour la paix car elle touche toujours l'homme dans son intégréalité. La question du respect de la dignité humaine et des droits et libertés fondamentaux qui dérivent de la nature humaine suppose à toute époque et doit accompagner les évolutions d'une société et du progrès technique.

En effet, au fil des siècles, le développement technologique a contribué à une amélioration significative des conditions div de l'humanité. En même temps, chaque étape du progrès a également révélé la face ambiguée d'utile susceptible de causer du tort lorsqu'ils ne sont pas mis au service du bien. Déjà en son temps, George Bernano percevait le risque de voir l'obéissance aveugle et irresponsabilité devenir maître d'une paradis des machines. Il soulignait comment pour leur échapper, la civilisation française avait au contraire travaillé pendant des siècles à former des hommes libres pleinement responsables de leurs actes.

Pour cette raison, il m'est par indispensable d'aborder dans ma première lettre encyclique la thème de l'intelligence artificielle afin de remplacer la personne humaine au cœur de toute réflexion pour ne pas perdre notre humanité au milieu des paradis des machines qui envahissent cette condition notre quotidienne il est urgent d'y former les esprits à un discernement éthique capable de voir ce qui est moralement bon. Cette exigence est requise pour reconnaître le bien véritable qui fait grandir l'homme selon sa vocation première dans le respect inconditionnel de sa liberté intérieure et sa dignité sacrée.

À cette égard, je voudrais rappeler qu'une société authentiquement libre n'impose pas l'uniformité mais protéger la protège la diversité des consciences en prévenant les dérives autoritaires et en favorissant un dialogue éthique qui enrichit le tissu social. Ce dialogue est autant plus urgent dans les contextees de la France d'aujourd'hui où des personnes des différentes appartenances culturelles et religieuses sont appelés à vivre ensemble et à donner leur contribution à l'édification de la société. C'est justement grâce à la richesse de son tissu social que depuis des siècles, la France distingue par une attention à la diversité et un fort désir de solidarité.

Par l'œuvre enseigne d'hommes et des femmes des murets fidèles à leur humanité et au valieux de l'Évangile. L'Église catholique en France n'a cessé de vrai pour le bien des plus munis se faisant le visage vivant de la tendance et de la compassion de Dieu. aux vécantes de Paul au rénovitatif du 17e siècle et aujourd'hui encore aux nombreuses institutions catholiques où des soignants accompagnent nos frères et sœurs fragilisés par la souffrance. Leur témoignage d'attention et de service constitue une véritable école d'humanité sur la grandeur de soin et un rappel vibrant de la valeur unique et irremplaçable de chaque être humain.

Ils sont aussi une invitation à la fraternité rénovellée qui nécessite d'apprendre à accouillir la vie sans condition. à soutenir la fragilité avec tendresse, accompagner avec respect et dans la confiance réciproque chaque étape de l'existence et à défendre avec courage et compassion ceux qui n'ont pas de voir ou qui ne seentent pas suffisamment soutenou. C'est pourquoi je réaffirme avec force que la protection du droit à la vie constitue les fondament incontournable de toute autre droite humaine. Il existe de nos jours la tentation d'attendre de la science une solution et une consolation à toutes nos souffrances. Le risque est souvent de tomber dans l'illusion.

Lorsque la science et la technologie ne sont pas éclarées par la conscience et ils peuvent proposer des solutions immédiates qui semblent répondre au désirs et aux dolors des hommes et des femmes, mais qui en réalité peuvent gravement les détourner du bien auquel ils aspirent profondément. Je constate parfois avec préoccupation les dérives actuelles des sociétés qui risque de détourner la science et la technologie en entreprise lucrative favorissant [raclement de gorge] les manipulations génétiques, la gestation pour autrui, l'achat d'organe l'offre d'une morte programmée.

N'oublions pas que le respect mutuel et la protection de la vie de toute personne humaine est une responsabilité de chacun et de tous qui commence par une conversion de l'intelligence et du cœur et qui nécessite un engagement réel et désintéressé envers nos frères et sœurs. Comment ne pas voir aussi dans un tel engagement l'expression de la juste laïcité de la citat terrestre ? Les chrétien impliqué impliqué dans la vie publique et agissant selon la lumière de sa conscience éclarée par la foi ne peut être considéré comme un prosélitiste ou une menace à l'unité de la patrie.

En effet, la véritable laïcité n'exclut pas la dimension religieuse mais c'est au contraire en tirer partie comme d'une ressource éducative. C'est précisément la raison pour laquelle l'école catholique a tout sa place dans le paissage éducatif d'un pays comme la France. Cela s'inscrit des lures dans une attitude plus large, indispensable et à tout dialogue à l'école comme dans la société connaître aimé ce qu'on l' pour savoir aller à la rencontre de l'autre avec respect et ouverture d'esprit.

Une juste laïcité ne consiste donc pas à exclure la religion religion d'espace public ou des éducation mais travailler pour que l'État et les institutions religieuses dialoguent ensemble et unissent leurs forces au service de bien commande pour que le monde et la vie. À cet égard, je salue le travail effectué dans le cadre de l'instance de dialogue entre le saint siège, l'Église catholique en France et le gouvernement français. Du fait, l'infatigable ouvre de l'Église catholique à travers la richesse de cette expressions institution est assurément précieuse et louable pour le bien-être de toute la société.

Toutes les chances illustrent très heureusement cette sa complémentarité qu'il faut réaffirmer lors du concile Vatican 2. En ce sens que la communauté politique et l'église quoi que a des titres divers sont au service d'une vocation personnelle et sociale des mêmes hommes. Ils exercent d'autant plus efficacement sous service pour le bien de tous quelles rechercheront davantage entre elles une sainte coopération. Je constate également avec joie que cette même volonté de servir ensemble toute personne, quel que soit son origine, inspire depuis des siècles la coopération entre la France et l'Église catholique au service des chrétiennes d'Oriente.

l'action éducative, sociale, culturelle et humanitaire menée dans les pays des Moyen-Orientes en lien avec diverses associations teles que l'aide à l'église en détresse ou l'œuvre d'Orient et une précieuse contribution au dialogue entre les peuples et au soutien des droits de toute personne. Il y a là un témoignage éloquent culture et foi se présente comme les piliers que favorisent l'harmonie entre différents peuples et religions pour le service de la paix et de la médiation entre les hommes. Ici également, l'éducation constitue un enjeu particulièrement important et demi fait l'un des principaux domaines de coopération.

trouvant notamment une expression concrète et féconde à travers les fonds pour les écoles d'Orient. àé jeais exprimer ma reconnaissance à toutes les personnes investies dans ce projet projet qui depuis sa fondation 2021 a permis d'apporter un soutien à plus de 260 establissements d'enseignement au Moyen-Oriente y compris à cette université au Leban et à l'université de Bethlehem. Mais comment évoquer cette région du monde où est né les princes de la paix il y a 2000 ans ? Sans penser aussi à tous ces populations affectées par les conséquences du conflit et à tous ceux qui sont affligés par la fléau de la guerre.

Nous ne pouvons pas rester en déférence devant de telles souffrances qui blessent la dignité humain et créant justice à Dieu. La gravité de ces situations doit nous interpeller et appelle chacun là où il se trouve à une véritable conversion du cœur est à un changement d'attitude. C'est en reconnaissant humblement les besoins que nous avons les haines des autres qui nous pourront ensemble ouvrir davantage à la construction de la civilisation de l'amour au cœur de notre monde devenu si complexe d'indépendant interdépendante en même temps comme l'affirmait déjà en ce temps mon sainte prédécesseur Jean 23 la justice la sagesse Le sens de l'humanité réclame qu'on arrête la course aux armements.

Elle réclame la réduction parallèle et simultanée de l'armée monde existante dans les diverses pays. La proscription de l'arme atomique est enfin le désarmament d'humain effectué d'une commune accorde est accompagné de contrôles efficaces. En effet, se répand de plus en plus la conviction erronée que la possession de l'arbre nucléaire serait un gage de sécurité, ce qui alimente une nouvelle course arméement difficilement contrôlable. Or, la paix n'est pas un équilibre de force et se construit chaque jour par le dialogue et la justice.

Je vous exhorte donc jamais vous résignez à la perspective d'une guerre, la considérant comme inévitable, mais à promouvoir son relâche le dialogue et la diplomatie afin de préserver des sociétés pacifiques respectueuses de la dignité et des droits de la personne et des peuples face au bruit du b et aux crises multiformes que branlé notre monde, la France à la vocation de démurer une artisan infatigable du paix et du multilatéralisme notamment au sein de notre cher Europe. Puisse la France dans la fidélité à ses valeurs créèrent les sillons d'une paix des armées et des armes et offrir avec responsabilité sa contribution irrempable en faveur de la paix.

Que votre liberté grandisse sans cesse dans le souci de bien commun. Que votre fraternité embrasse l'humanité toute entière [raclement de gorge] et que l'égalité à laquelle vous aspirer s'établisse toujours sur les fondament de la justice et de la charité sans supprimer les différences entre les personnes mais en les faisant fructifier harmonieusement au profit de la société tout entière. Monsieur le président, mesdames et messieurs, je désire une fois encore vous exprimer ma gratitude pour cette rencontre qui pourra reprendre les paroles significatives pour chacun prononcé par votre excellence aux évêques de France en 2018.

souligne combien une église prétendant se désintéresser des questions temporelles n'irait pas au bout de sa vocation et qu'un président de la République prétendant se désintéresser de l'Église et des catholiques manquerait à son devoir. Soyez assurés de ma fvère pour votre belle nation. Que Dieu lui concède la paix, l'unité et la prospérité afin que le monde et la vie. Je confievous à l'intercession maternelle de la bienheureuse Vierge Marie, patron principal de la France. Que Dieu bénisse la France et tous les Français.

39:04
Non speech

[applaudissements]

39:06
Locuteur

Voilà pour ce discours du pape Léon X à l'Élysée. On va continuer d'analyser suivre toute la journée cette visite historique sur France 2 et sur France info. Tout de suite le journal de 13h Julien Benedetto et on se retrouve un peu plus tard dans l'après-midi.