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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 18 novembre 2025 34 min

Budget : l’absence de vote met-elle la France « en péril » ?

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Et c'est l'heure de notre reportage en région. Le Congrès des maires s'ouvre aujourd'hui à 4 mois des municipales. Il a pour thème la liberté. Les maires demandent plus de marge de manœuvre, notamment face aux menaces budgétaires. Alors pour voir à quoi ressemble la journée d'un maire, Clémentine Louise a suivi Maxime Marchand. Il est maire de Sausser-les-Pins dans les Bouches-du-Rhône. Il a 34 ans. Il était le plus jeune maire du département lors de son élection en 2020. Des piles de courrier, une boîte mail surchargée. Tous les matins, Maxime Marchand fait du tri.

0:41
Invité

Là par exemple, j'ai des mails 22h57, 23h25, 23h26, 23h39, minuit 17, tous les matins on se lève et il y a un nouveau truc. C'est hallucinant. Souvent des trucs qu'on n'aurait pas imaginé, mais tous les jours il y a un truc. Il faut être au courant de tout, il faut à peu près savoir ce qui se passe partout. Les gens peuvent vous parler de tout et son contraire. Et donc il faut quand même savoir leur répondre sur les différents sujets qu'ils peuvent aborder.

1:07
Présentateur

Et pour suivre tous les dossiers de sa commune, le jeune maire s'impose une discipline de faire. Car à seulement 34 ans, il sait qu'il doit prouver à ses administrés qu'il est capable d'assurer sa mission. Alors chaque jour, il enchaîne les rendez-vous.

1:20
Invité

Alors là on va à l'école. La semaine dernière, on a animé les élections des conseillers municipaux des enfants. Et donc cette semaine, on va leur remettre leur écharpe et le petit package pour ceux qui ont gagné les élections.

1:32
Présentateur

Et lorsqu'il descend dans la cour, tous les enfants connaissent le maire.

1:35
Invité

On met une famille d'ici. Donc entre ceux avec qui j'étais à l'école, qui ont eu des enfants, les autres qui sont les amis de mon fils et tout, je les connais un peu tous. Mais ça va mon beau.

1:44
Présentateur

Il faut dire qu'avant même son élection, Maxime Marchand n'était pas un inconnu à saucer les pains. Très présent dans le monde associatif, les habitants avaient déjà son nom en tête. Mais de là à enfiler l'écharpe de maire du village, à seulement 29 ans.

1:57
Locuteur non identifié

Au début, il a dérangé. Il ne faut pas se leurrer. Il a dérangé, il a tout dérouté, tout le monde. Il est arrivé dans les commémorations en tennis, blanches, de marque, sans fiche, mais correctement, avec un costume. Et ça, déjà, ça a surpris. Moi, j'avais découvert Maxime lorsque je siégeais avec lui dans l'opposition. Et j'avais vu de suite, avec d'autres élus, bien sûr, sa capacité.

2:25
Présentateur

Un potentiel et une équipe expérimentée qui poussent Maxime Marchand à se représenter aux élections municipales en mars prochain. Car depuis presque six ans, le jeune élu a réussi à s'imposer.

2:36
Invité

En août 2020, soit deux semaines après mon élection, on a subi le plus gros incendie de la saison des feux de forêt en France. C'est ce jour-là qu'est mort mon syndrome de l'imposteur. Ce jour-là, je me suis retrouvé à la tête d'un dispositif de près de 800 sapeurs-pompiers. Je me suis dit que si j'avais réussi à gérer ça, je pourrais à peu près tout gérer et j'arriverais.

2:59
Présentateur

Et si Maxime Marchand a appris à gérer une commune de près de 8000 habitants, il a aussi appris à réorganiser sa vie. En 15 minutes, il va chercher sa fille avant de retourner à son bureau.

3:10
Invité

Il faut s'habituer à comprendre que tous les moments de la vie deviennent des moments de travail. On décide que sa vie entière est dédiée à son travail. Et que même dans les moments familiaux, personnels, etc., à tout moment, je suis en train de faire un câlin à ma fille. On vient me parler et on vient me dire qu'il y a un problème pour une poubelle, pour un lampadaire, pour quelque chose. Et ça, il faut l'accepter parce qu'en fait, on devient un personnage public.

3:33
Présentateur

Maxime Marchand travaille entre 60 et 70 heures par semaine pour un salaire.

3:38
Invité

Le mois dernier, j'ai touché 1578,93 euros d'indemnités en tant que maire de à peu près la millième commune de France. Ce n'est pas le sujet. Moi, je ne me plains pas de ça. Je ne suis pas là pour réclamer quoi que ce soit. J'attire juste l'attention sur le fait que si on veut que plus de gens s'engagent, il y a un vrai sujet autour de ça. Parce qu'aujourd'hui, dans le marché du privé, la compétence, elle se paye. Et donc, dans l'engagement public, comment on fait par rapport à tout ça ?

4:07
Présentateur

Maxime fait partie des 4% de maires de moins de 35 ans qui, pour la grande majorité d'entre eux, se représenteront en mars prochain. Et on suivra toute la semaine ce congrès des maires, émission spéciale sur notre antenne tout au long de cette semaine. On va continuer avec l'actualité dans nos régions, ce qui est à la une de la presse régionale. Fanny, c'est avec vous. On commence avec cette commande ukrainienne. C'est à la une de nombreux quotidiens ce matin.

4:30
Invité

Oui, 100 avions de chasse rafales livrés avec leur système d'armement. C'est la commande la plus importante passée chez le fabricant d'assaut. Volodymyr Zelensky et Emmanuel Macron ont signé hier une lettre d'intention pour cette livraison. Un plan qui doit s'étaler sur une dizaine d'années et participer à la régénération de l'armée ukrainienne. Une fois la paix signée, précise Emmanuel Macron. Ce plan ne s'inscrit donc pas dans le soutien immédiat militaire que la France apporte à l'Ukraine. En plus des rafales, Paris promet de livrer à Kiev des radars, des systèmes de défense antiaérienne, des bombes, des missiles, des drones. Le tout fabriqué par une dizaine d'entreprises françaises.

Aucun chiffrage n'a été donné, mais le montant total pourrait tourner autour des 20 milliards d'euros, ce qui évidemment pose la question du financement. Hier, Emmanuel Macron a évoqué la piste d'un endettement commun pour que l'Union européenne, je cite, continue d'apporter à l'Ukraine un soutien financier prévisible et stable à long terme.

5:25
Présentateur

Également dans l'actualité, dans nos quotidiens régionaux, la mauvaise santé de l'industrie française.

5:29
Invité

Oui, à commencer par l'entreprise CPF Nestlé dans le courrier Picard sur les 232 salariés de l'entreprise. Les 232 salariés, pardon, sont inquiets pour leur avenir. Nestlé veut revendre l'usine CPF à un fonds d'investissement allemand. Les salariés redoutent donc des suppressions de postes et des conditions salariales dégradées pour les salariés qui resteraient dans l'entreprise. Ils ont reçu hier la visite du ministre de l'Industrie, Sébastien Martin, qui a martelé qu'un vrai projet industriel devait être maintenu sur le site. Dans le Républicain, Lorrain, c'est Novasco, ex Ascométal, qui est mis en lumière.

Trois sites sur les quatre de l'entreprise ont été placés hier en redressement judiciaire. La faute à la concurrence de la Chine, aux coûts élevés de l'énergie et aux difficultés des constructeurs automobiles. La justice a retenu l'offre d'un collectif d'industriels mené par la PME Métal Blanc, qui ne prévoit la reprise que du site de Lefrancouc, près de Dunkerque. Au total, 549 emplois sur les 693 de l'entreprise vont être supprimés, dont 430 sur le site Mosellan d'Agondange.

6:38
Présentateur

Et justement, il y a le site d'Agondange qui est liquidé, mais il y a aussi le site de Saint-Étienne pour Novasco. Et on va se rendre justement à Saint-Étienne. Bonjour Alexandre Crouzet, merci beaucoup d'être avec nous, journaliste à TL7, la télévision locale de la Loire. On le disait, le tribunal judiciaire de Strasbourg, qui se prononçait donc sur le score de Novasco. Le coup près est tombé parmi les sites liquidés. Il y a suite Saint-Étienne.

7:01
Locuteur non identifié

Oui, si le coup près est tombé hier après-midi pour les 37 salariés du site Novasco, ici au Marais, à Saint-Étienne, la résination avait déjà gagné les ateliers depuis plusieurs jours, sans grande surprise pour eux. Le tribunal de commerce de Strasbourg a choisi l'offre qui ne sauve pas leur site, celui de Lefranc-Couche dans le Nord, et seulement celui sauvé. Pour Saint-Étienne, le verdict est donc sans appel. Liquidation judiciaire programmée au 1er décembre. Une de plus pour cette usine qui a déjà connu trois redressements judiciaires en dix ans. Reste tout de même un dernier espoir pour cette unité spécialisée dans la finition et le parachèvement des pièces métalliques.

Les salariés ont sollicité le CRI, le comité interministériel de restructuration industrielle, pour accompagner une éventuelle reprise après la liquidation. Les élus du CSE affirment que des discussions sont déjà en cours avec les services de l'État, afin de tenter de convaincre un industriel de relancer l'activité. Pour l'heure, ici à Saint-Étienne, l'espoir demeure, mais il tient à peu de choses.

8:00
Présentateur

– Beaucoup, merci Alexandre Crouzet d'avoir été avec nous, journaliste à TL7, la télévision locale de la Loire. Merci beaucoup Alexandre. On continue la revue de presse régionale. Les journaux du Nord titrent sur le fléau du protoxyde d'azote.

8:12
Invité

– Oui, protoxyde d'azote, également appelé gaz hilarant. Il est en une de la Voix du Nord et de Nord-Éclair. Une adolescente de 17 ans a été retrouvée morte chez elle dimanche à Roubaix. L'enquête doit encore déterminer les causes précises du décès, mais la police explore la piste d'une intoxication au gaz hilarant. Elle a retrouvé plusieurs bonbonnes au domicile de l'adolescente. La ville de Roubaix a interdit la détention, l'utilisation, la cession et la revente du protoxyde d'azote dans l'espace public. Mais le maire plaide pour une interdiction au niveau national. Au début du mois, c'est un autre jeune, Matisse, 19 ans, qui a été tué percuté par une voiture.

Le chauffard était sous protoxyde d'azote. – On termine par une initiative écologique. C'est dans le journal de Saône-et-Loire. – Oui, c'est l'idée d'Isabelle et Étienne Bienfait, un couple belge installé à Juni en Saône-et-Loire depuis 8 ans. Leur projet, construire un gîte avec du chanvre, un matériau naturel 5 fois plus isolant que la terre, cultivé sans phytosanitaire et avec une faible consommation en eau et en énergie. Quelques années de travaux et le gîte est né. Il est 100% autonome, équipé de panneaux photovoltaïques et d'une cuve pour la récupération de l'eau. Mais ce n'est pas tout, il est aussi accessible aux personnes à mobilité réduite. Un bien très demandé aujourd'hui.

9:25
Présentateur

– Merci Fanny, merci beaucoup pour cette revue de presse régionale. On continue le tour de l'actualité dans nos régions. On va cette fois à Châteauroux. Bonjour Pierre Calmey. Merci beaucoup d'être avec nous, directeur départemental, adjoint de la Nouvelle République dans l'Indre. Et à lire, Pierre, ce matin dans vos pages, un article sur la mobilisation des entrepreneurs pour une relance de la ligne de chemin de fer entre Tours et Châteauroux.

9:46
Invité

– Oui, bonjour. Donc oui, c'est en quelque sorte le leg de quelques décennies d'abandon de toute politique d'aménagement du territoire. 70 petits kilomètres à peine. Et pourtant, pour Châteauroux et les habitants de l'Inde plus généralement, c'est un gouffre. Le gouffre qui les sépare, donc c'est 70 kilomètres, de la sous-préfecture du sud de l'Indre-et-Loire, Loche. Et par là même, ce gouffre les sépare de Tours. Pendant longtemps, Châteauroux et Loche ont été reliés par la voie ferrée. Mais depuis les années 70, cette voie ferrée est abandonnée au transport voyageur. Et puis ensuite, ça a duré un peu plus longtemps pour le fret, mais le transport de marchandises à son tour a été abandonné.

Plus récemment, il y a une petite quinzaine d'années. Conséquence, pour aller à Tours, depuis Châteauroux, désormais, il faut passer par Vierzon ou Orléans ou Paris. Enfin, c'est pour aller à Tours ou vers la façade atlantique, vers la Bretagne ou bien le port de la Palisse, puisque cette voie ferrée était utilisée pour le transport de céréales en direction de l'Atlantique. Désormais, pour les entrepreneurs qui veulent faire du ferroutage, c'est un peu la galère puisqu'il faut faire des détours sans nom. Mais il y a une mobilisation des habitants, notamment de l'Indre, pour que cette ligne réouvre. Et à tel point que l'État commence à y réfléchir sérieusement.

Je pense qu'il peut être poussé par cela, par notamment la mobilisation des chefs d'entreprise de l'Indre qui font du lobbying en faveur de cette réouverture, notamment la CCI, la Chambre de Commerce et d'Industrie, qui a rencontré le président de la région, le socialiste François Bonneau, ainsi que celui qui était encore président de la SNCF il n'y a pas si longtemps, Jean-Pierre Farandou, avant de devenir, vous le savez, ministre du Travail. Donc les patrons font du lobbying et leur plaidoyer ne manque pas d'arguments.

Pelle-mêle, rouvrir cette ligne permettrait de connecter Châteauroux avec le hub TGV de Tours-Saint-Pierre-des-Corts et par là même mettrait à portée de l'Indre beaucoup plus facilement les connexions TGV en direction de Charles-le-Gaulle, Euro-Disney ou bien Lille ou encore Bordeaux, sans parler des certes plus classiques, via Tours, en direction de Nantes, Rennes ou bien La Rochelle. Ce seraient aussi des billets de train moins chers selon les patrons puisque les trajets seraient plus directs. Cela fallit signerait l'avis aux nombreux étudiants indriens qui étudient à Tours et qui doivent faire des détours pas possibles pour suivre leur cursus.

Et cela permettrait, toujours selon les patrons indriens, des recettes supplémentaires pour la SNCF puisque les indriens emprunteraient davantage les lignes TGV. Surtout, l'ouverture de cette ligne connecterait, je l'ai dit, Châteauroux vers la façade atlantique. Or les indriens, les bérichons regardent, en tout cas les indriens, la partie indrienne des bérichons, regardent beaucoup plus vers la façade atlantique que vers l'ouest. Donc cela rendrait Châteauroux bien plus attractif. On pourrait qualifier ça de retour d'une politique d'aménagement du territoire. Néanmoins, ce retour a un coût, plusieurs millions d'euros, plusieurs dizaines de millions d'euros, voire davantage.

C'est justement ce qui est à l'étude actuellement.

13:17
Présentateur

Merci beaucoup, merci Pierre d'avoir été avec nous. Les chefs d'entreprise veulent rouvrir la ligne. C'est à la une de la Nouvelle République. Merci Pierre d'avoir été avec nous. Allez, on va passer à l'actualité politique. Sébastien Lecornu qui a alerté hier sur le péril que représente selon lui l'absence de budget. Il a tenté de rassurer les entrepreneurs lors du sommet de Chouf France. Mais sa méthode est-elle la bonne ? On en débat avec nos éditorialistes. Dans quelques instants, d'abord retour sur les propos du Premier ministre avec Fabien Recker.

13:42
Sébastien Lecornu

Une France sans budget à la fin de l'année, voilà le principal péril qui pèserait aujourd'hui sur l'économie française, prévient Sébastien Lecornu.

13:52
Invité

Parce que ce qui malheureusement peut avant tout se produire dans les temps à venir, c'est le fait qu'il n'y ait pas du tout de budget. Avec tout ce que ça peut vouloir dire sur la part d'incertitudes politiques, économiques, financières que cela peut suggérer. Et en plus, l'absence de budget peut se faire sous fond d'une crise politique beaucoup plus grave. Et donc là, c'est pas de savoir si on sera en dessous de 5% du déficit. C'est 6% du déficit garanti. Et j'ai pas besoin de vous faire de schéma sur qui paiera l'addition et la facture à la fin.

14:22
Sébastien Lecornu

Invité à s'exprimer au sommet Choose France, grand messe des investisseurs, le Premier ministre a tenté cependant de rassurer les patrons, quitte à égratigner le Parlement, en taclant sans les nommer les recettes fiscales votées par la gauche pendant le débat budgétaire.

14:38
Invité

On fait peur actuellement à une partie du pays avec des taxes qui n'auront jamais d'application. Parce qu'elles ne sont pas constitutionnelles, parce qu'elles n'ont pas d'assiette. Alors, comme moi, garçon, c'est rationnel, je me suis dit que tout le monde l'avait vu. En tout cas, nos opposants qui l'ont vonté, l'ont vu.

14:56
Sébastien Lecornu

Parce qu'eux-mêmes ne veulent pas voter le texte final. Sébastien Lecornu, qui affirme ne pas regretter d'avoir renoncé au 49-3, redonnant la main au Parlement au risque de voir les débats s'enliser. Une manière de renvoyer la responsabilité aux oppositions.

15:11
Présentateur

Et on va en parler avec vous. Bonjour, Ormane Val. Merci d'être là, grand reporter en service politique de Marianne. Bonjour, Antoine Oberdorf. Merci également d'être avec nous. Journaliste politique à l'opinion Antoine. Sonnez l'alerte, comme l'a fait hier à nouveau Sébastien Lecornu, en employant le mot péril. Est-ce que c'est la bonne méthode ?

15:27
Invité

En tout cas, au regard du grand bazar budgétaire qu'on a vécu à l'Assemblée nationale, il serait peut-être temps de commencer à sonner le toxin. On sait que Sébastien Lecornu, au début de l'examen budgétaire, avait déjà donné une marge supplémentaire. On était parti de 4,7% de déficit. Il avait desserré un petit peu l'étau à 5% de déficit. Mais il voit bien, Sébastien Lecornu, qu'à mesure que les débats avancent, qu'une taxe se succède à une autre, qu'au contraire une économie est supprimée et puis une autre, eh bien le compromis pourrait se faire sur le dos du déficit. C'est pour ça que Sébastien Lecornu, le Premier ministre, évoque le fait que ça pourrait dévisser et aller vers les 6%.

Là, on entame clairement une autre phase de redressement et de correction du budget au Sénat avant le passage en commission ministre paritaire. Et il est vraisemblable que, par contre, vous aurez des sénateurs LR qui, y compris parce que Bruno Retailleau sera de retour et par une forme d'excès de zèle, eh bien supprimeront des taxes qui ont été rajoutées par la gauche. Mais eux-mêmes, les sénateurs, voudront préserver les collectivités territoriales, par exemple. Donc, chacun dans cette affaire, par, il faut bien le dire, démagogie, bien souvent, supprime des économies par-ci, rajoute des taxes par-là.

Ce qui, quand même, on entendait que Sébastien Lecornu ne regrette pas l'abandon du 49.3, mais moi, ça me fait dire quand même que cet instrument extrêmement impopulaire qui était l'article 49.3 de la Constitution, passage en force, brutalisation de l'Assemblée nationale, n'était pas si inutile parce qu'il permettait à un gouvernement, à un exécutif, d'endosser l'impopularité de certaines mesures, mais des mesures nécessaires au redressement de nos comptes.

17:07
Présentateur

Ça veut dire qu'il va peut-être devoir y arriver, au final, à ce 49.3 ? En tout cas, moi, je me dis qu'effectivement, tout est possible pour, à la fin, au bout du chemin.

Alors, effectivement, Sébastien Lecornu répète qu'il n'y aura pas d'ordonnances, qu'il n'y aura pas de 49.3, rejette vraiment tous ces instruments qui ont été perçus pour le 49.3, parce que les ordonnances, on n'en a encore jamais lus, mais le 49.3 qui était un instrument de brutalisation, un petit peu, de la vie politique et puis qui a été un petit peu dévoyé aussi ces dernières années, justement, sous les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron, où il a été détourné un petit peu de son objet et servait, tout simplement, à ne pas s'embêter, à débattre à l'Assemblée nationale et à essayer de convaincre du bien-fondé des propositions, mais tout simplement les imposer.

Donc, Sébastien Lecornu, peut-être qu'il devra s'y résoudre en disant, écoutez, vous me mettez devant le fait accompli, si la France doit avoir un budget, il va falloir que j'en passe par là. On n'est pas encore au bout de ce chemin. En tout cas, ce qu'on voit, c'est que Sébastien Lecornu, il est toujours sur sa mission. Sa mission, c'est avoir un budget. Pourquoi il dit tout ça aussi ? Parce qu'à l'intérieur de son propre camp, ça grogne. On dit, oui, Sébastien Lecornu est habile, mais Sébastien Lecornu n'a aucune consistance idéologique, il accepte tout et n'importe quoi.

18:16
Invité

Et il est sous la tutelle des socialistes.

18:17
Présentateur

Bien sûr, c'est les socialistes qui tiennent le stylo. Alors, peut-être que sur le budget de la sécurité sociale, les socialistes ont un peu imprimé leur marque. Sur le projet de loi de finances, je ne vois pas honnêtement en quoi ce sont vraiment les socialistes qui sont à la manœuvre. Ils n'ont pas eu beaucoup de victoires. Et celles qu'ils ont eues, en tout cas sur des amendements comme la taxe sur les multinationales, qu'une partie a aussi votée, ce sont des amendements qui vont tomber de toute façon au Sénat et qui seraient peut-être tombés de toute façon parce qu'ils sont inconstitutionnels.

Donc, effectivement, Sébastien Lecornu doit faire le service après-vente de sa méthode et un petit peu, je dirais, entraîner avec lui ses propres troupes qui ruent dans les brancards. Il n'est pas vraiment aidé par son bloc et ni par le président de la République. Et Sébastien Lecornu, il a parlé justement de ces taxes hier qui ont été votées mais qui ne seront pas appliquées. Est-ce qu'on voulant rassurer les entrepreneurs, ils risquent de braquer les oppositions et notamment les socialistes ?

19:09
Invité

– Forcément, bien souvent, vous perdez d'un côté ce que vous gagnez de l'autre. Ça, c'est valable avec la droite et la gauche, c'est valable avec le syndicat et patronat et c'est l'habileté du politique de savoir ménager les uns et les autres et que personne à la fin ne perde la face parce qu'il s'agit bien de cela. Mais sur l'alpha et l'oméga qui est celui de Sébastien Lecornu, c'est-à-dire doter la France d'un budget, on peut même interroger cet objectif-là. Naturellement, il n'est pas du tout optimal pour la France de fonctionner, par exemple, comme ça a été le cas sous Michel Barnier, par loi spéciale et avec la reconduction au 12e du budget de l'année précédente. Ça n'a rien d'optimal.

Ça ne permet pas le redressement de nos comptes. Mais lorsque j'entends Sébastien Lecornu brandir l'argument devant le patronat, devant les entrepreneurs de Choose France, qu'il vaudrait mieux un budget imparfait que pas de budget du tout. On peut s'interroger là-dessus. On peut s'interroger sur le fait de savoir est-ce que la stabilité institutionnelle est une valeur en soi ? Est-ce que cela suppose d'avaler toutes les couleuvres de la terre, de passer par-dessus bord ses convictions en matière fiscale, en matière de ce qu'il faudrait faire pour renouer avec l'attractivité du pays ?

Parce qu'aujourd'hui, la facture qui est avancée d'une dissolution et qui sert du coup à appuyer cet argument qu'il vaut mieux un budget imparfait, c'est 15 milliards. On nous dit, une dissolution, c'est 15 milliards.

D'accord, mais encore une fois, si à la fin, dans ce budget, parce que les oppositions n'auront pas voulu du gel des prestations sociales, du gel des pensions de retraite, du doublement des franchises médicales, si au global, ce budget, et d'ailleurs il faut parler du budget de l'État, mais aussi du budget de la sécurité sociale, au vu de la dette sociale, si au global, ça dévise complètement, moi j'en viens à me demander si la stabilité institutionnelle peut constituer une valeur en soi. Parce que ce budget, et peut-être, sera peut-être, on verra la copie qui sortira, tout aussi anxiogène pour les milieux économiques qu'aurait été une dissolution.

21:15
Sébastien Lecornu

Vous êtes d'accord ?

21:16
Présentateur

Alors, en tout cas, quand j'entends, notamment au MEDEF, Patrick Martin se plaindre un petit peu, notamment d'avoir renoncé à la... Enfin, d'avoir plutôt accepté la suspension de la réforme des retraites, et Sébastien Lucornu lui dit, si vous aviez été un petit peu plus habile et plus diplomate lors du conclave, on n'en serait pas là. Et je pense que tous les observateurs de cette séquence ne peuvent que lui donner raison. Effectivement, le MEDEF est resté arquebouté sur ses positions. Là encore, d'ailleurs, s'est ouvert une sorte de conclave bis, mais alors sans obligation de résultat pour rediscuter des pistes qui peuvent être...

qui seront portées au débat lors de la prochaine élection présidentielle sur la question des retraites. Et à nouveau, le MEDEF a rué dans les bancards et a claqué la porte. Donc c'est vrai que c'est un peu ce côté de tout ou rien, du côté, en tout cas, des grands patrons qui effectivement digèrent mal en tout cas le retour sur un certain nombre de principes de la politique de l'offre. Et parce que c'est bien ça qui est en jeu dans ce budget et notamment c'est ça que veulent corriger les socialistes. Alors est-ce que pas de budget est préférable à un budget imparfait ? Je ne suis pas sûre.

Je pense en tout cas que la facture, la dissolution ne doit pas être agitée effectivement comme un épouvantail qui doit dissuader en fait de tout simplement appliquer le jeu démocratique. C'était déjà ce qui avait été le cas avec, on se souvient de la dernière fois, Elisabeth Borne qui disait les cartes vitales ne fonctionneront plus. Je pense que les Français ne peuvent pas se satisfaire d'une façon de faire de la politique comme ça par la terreur et en disant regardez la facture que vous allez payer.

D'ailleurs c'était la même chose pour le fait de devoir tout simplement censurer le gouvernement quand c'était le gouvernement on disait mais regardez la facture derrière facture qui s'est tout simplement alourdie parce qu'Emmanuel Macron a mis quasiment un mois à renouer un autre gouvernement. Donc attention effectivement à raison gardée par rapport à ça mais je ne pense pas que le coût soit si dissuasif. Est-ce que qu'il aboutisse ou pas ce budget il aura des conséquences politiques ? Est-ce qu'il va laisser des traces notamment à gauche ? Est-ce que ces discussions budgétaires Antoine, elles ont irrémédiablement fracturé la gauche ?

23:31
Invité

C'est sûr que quand on voit les noms d'oiseaux échanger dans la, je ne sais même pas si je dois appeler ça l'hémicycle du Palais Bourbon ou peut-être la fosse du Palais Bourbon en réalité entre des socialistes et les insoumis mais pas seulement parce que vous avez les écologistes qui font de temps pas au milieu et qui ne sont pas en reste. Il faut bien voir que quand les socialistes ont tricoté avec le gouvernement l'impôt sur la fortune improductive sur la base d'un amendement déposé par Jean-François Matéi du Modem.

Vous avez Philippe Brun un petit peu le monsieur budget du PS qui amende cet impôt sur la fortune d'une improductive le faisant passer pour un ISF qui ne l'est pas vraiment mais enfin on s'arrange vous voyez et vous avez mais alors là des hurlements sur les bancs et des insoumis et des écologistes. Cyrielle Châtelain présidente du groupe écologiste qui va le soir même à la télévision dire je ne comprends plus les socialistes or on sait qu'à la fin vous avez besoin précisément de l'abstention d'une partie au moins des écologistes et des communistes si les socialistes ne veulent pas être contraints d'endosser le poids de ce budget et d'avoir à le voter ce qu'ils ont toujours exclu et récusé.

Donc évidemment oui ça va laisser des traces ça va laisser des traces d'autant que une fois que ce budget sera passé quelles que soient les modalités d'ailleurs même si Sébastien Lecornu avait à recourir à des ordonnances vous pouvez être certain d'une chose les chevaux seront lâchés vers la présidentielle de 2027 ce sera mais le seul la seule ligne d'horizon la seule ligne de mire qu'auront en tête les différents partis les municipales elles-mêmes de mars 2026 seront nationalisés et donc à gauche évidemment on lâchera les coups et ça sera plutôt un pugilat.

25:14
Présentateur

Et justement est-ce que ça va laisser des traces pour les scrutins à venir on va voir ce qu'ont dit Olivier Faure le patron du Parti Socialiste.

25:21
Invité

Nous allons nous nous battre ensemble malgré nos différences d'approche elles existent nous sommes parfois sur un certain nombre de sujets même parfois en discussion et même parfois en désaccord mais malgré tout ce qui reste entre nous c'est cette volonté commune de faire en sorte de donner un avenir à ce pays qui ne soit ni la Macronie ni l'extrême droite et donc comptez sur nous pour aller jusqu'au bout de cette démarche et de faire en sorte que à l'automne prochain nous puissions ensemble réveiller l'espoir.

25:50
Présentateur

est-ce que après ce qui s'est passé pendant ces discussions budgétaires ils pourront à nouveau se battre ensemble comme le dit Olivier Faure ? Alors il y a toujours deux aspects la gauche quand on y croit le moins c'est parfois se battre ensemble Ne jamais dire jamais On l'a vu à plusieurs reprises mais en fait moi je pense qu'effectivement au moins à court terme pour les élections municipales il va y avoir des moments compliqués il va y avoir des moments compliqués pourquoi ?

Parce que finalement le parti socialiste est tellement engagé dans ce budget pour y arriver pour montrer qu'ils étaient la gauche de compromis la gauche qui arrache des petites victoires la gauche qui n'est pas celle du tout ou rien que ce budget va de toute façon quel que soit je dirais l'atterrissage de ce budget il va porter leur marque et je pense que leurs anciens alliés ne manqueront pas de faire peser la responsabilité de ce budget sur les socialistes et lorsqu'on va je dirais déplier ce budget et lorsqu'il va être vécu par les français quand ça va se traduire par des fermetures de services à l'hôpital par des postes en moins dans des écoles par toutes ces enfin toutes ces économies qui vont être faites en fait parce qu'on va y arriver en plus le budget va être largement on l'a dit tout à l'heure réécrit par le Sénat qui va d'ailleurs faire du zèle et bien tout ça va peser sur le bilan en fait du parti socialiste et le parti socialiste va se retrouver à devoir endosser un peu un bilan de presque gouvernement cette fameuse gauche de gouvernement elle se retrouve à finalement gouverner un petit peu en mode très très dégradé et avec un budget qui à mon avis va être assez impopulaire assez durement vécu et ils vont devoir s'en débrouiller dans une période très compliquée

27:33
Invité

et pour faire la transition avec je pense le sujet qui va nous occuper un petit peu après sur la présidentielle Raphaël Glucksmann Bernard Cazeneuve regardez Olivier Faure l'implication que va avoir le débat budgétaire sur sa stratégie à lui Olivier Faure il a été l'homme de la NUPES l'homme du nouveau front populaire présenté par ses oppositions comme le paillassant de Jean-Luc Mélenchon une carpette prêt à se coucher devant les insoumis pour des sièges aujourd'hui il est l'homme de la non-censure à date il est l'homme et même par deux fois de la non-censure et de François Bayrou et de Sébastien Lecornu regardez l'implication que ça peut avoir sur la primaire à Trapp les images qui ont été prises étaient à Trapp ce week-end où ils étaient réunis samedi pour parler de primaire actée avec Marine Tondelier François Ruffin Clémentine Autain que oui à l'automne 2026 il y aura un processus de désignation un vote pour trancher quels seraient les candidats de cet espace à gauche et bien Olivier Faure aujourd'hui l'homme de la non-censure et non plus Olivier Faure l'homme de la nupesse vous croyez qu'il a envie d'aller se faire tondre par Marine Tondelier François Ruffin peut-être dans une primaire où il serait en réalité Manuel Valls dans le rôle de Manuel Valls et Marine Tondelier dans le rôle de Benoît Hamon c'est pas très enviable en réalité comme condition donc moi je pense que cette primaire est quand même assez mal partie

28:47
Présentateur

alors il y en a un qui n'est pas pour la primaire c'est Raphaël Glucksmann on va écouter Bernard Jomier qui est le sénateur place publique le mouvement de Raphaël Glucksmann on va écouter ce qu'ils ont dit c'était ce matin sur notre antenne

28:57
Locuteur non identifié

je crois que Raphaël Glucksmann les français l'ont bien compris il leur parle directement et il parle du fond et il porte des valeurs et ça me paraît essentiel dans notre société qui est un peu déboussolée d'avoir un discours de valeurs et on l'a bien vu au moment de la campagne des européennes les français entendent ce discours de valeurs et on verra après les accords politiques vous pouvez faire une primaire quand vous portez un projet politique similaire sinon la primaire elle ne débouche sur rien donc il faut procéder autrement et à partir d'un discours sur les valeurs et le projet pour le pays c'est ce qu'essaye de faire Raphaël Glucksmann

29:34
Présentateur

il n'y a pas de valeurs communes un cap clair est-ce que du coup on va vers des divisions à gauche et forcément plusieurs candidatures ?

29:43
Invité

il y a en tout cas deux blocs qui s'affrontent je mets Jean-Luc Mélenchon de côté parce que de toute manière Jean-Luc Mélenchon il est parti ça y est la tortue de saga s'est mise en mouvement vers la présidentielle il a commencé à opérer sa mue à se faire plus rond plus séduisant dans les médias et pour les électeurs en tout cas plus modérés mais après pour le reste il y a un affrontement de blocs à gauche et en particulier qui se joue au parti socialiste d'un côté ceux qui pensent que c'est l'union qui fera la force ça c'est tous les partisans de la primaire c'est Olivier Faure c'est Marine Tondelier convaincu d'une chose que la gauche au vu de ce qu'elle représente aujourd'hui dans le pays c'est-à-dire invariablement au maximum lorsqu'elle est unie 28-30% des voix ne peut pas faire le choix de la division quand vous avez une extrême droite qui est à plus de 40% ça c'est un premier pari mais c'est un pari au fond un pari comptable presque c'est-à-dire vous additionnez des forces écologistes des anciens insoumis on ne sait pas encore vraiment ce qu'ils pèsent des socialistes et ces logos mis bout à bout vous donnent une force fédérative qui ira puiser dans l'électorat de gauche et chercher cette corde sensible de l'unité de l'autre ceux qui croient que la force fera l'union on trace un cap clair Raphaël Glucksmann dans l'espèce on marque cette distinction de valeurs de principes par rapport à la France insoumise on se dit pro-européens pas non plus hostiles à l'entrepreneuriat à l'activité économique on a un discours au fond assez moral d'une gauche assez démocratique pour reprendre le langage de Raphaël Glucksmann et à ce moment-là parce qu'il y aura une primaire sauvage dans les sondages parce que vous mettrez le double dans la vue à vos poursuivants de gauche et bien ils seront bien contraints de se rallier c'est le pari de Raphaël Glucksmann il a encore quand même beaucoup à faire pour monter en puissance pour sortir de sa zone de confort son entourage en a conscience et lui-même en a conscience

31:40
Présentateur

Raphaël Glucksmann on a un peu de mal j'écoutais tout à l'heure attentivement le sénateur Jomier qui disait Raphaël Glucksmann il parle de programme il parle de valeur on l'a vu pendant la campagne européenne c'est vrai que depuis la campagne européenne moi je ne sais pas ce que pense Raphaël Glucksmann alors il s'est tenu prudemment à l'écart de ce débat budgétaire effectivement qui ne je crois comme le dit Clémentine Autain c'est quoi sa formule ne provoque pas d'unité mais effectivement il ne rassemble pas ce débat budgétaire bien au contraire et puis il force chacun à se dévoiler sur des positions qu'on n'a pas vraiment envie mais Raphaël Glucksmann à part dire je suis l'anti-Mélenchon à part se projeter comme ça d'ailleurs

32:27
Invité

ça y est je crois qu'on sait mais c'est marqué sur ça

32:29
Présentateur

on le sait les deux d'ailleurs jouent de cette opposition c'est-à-dire que même Jean-Luc Mélenchon dit voilà Raphaël Glucksmann c'est une autre vision alors qu'il ne considère pas de gauche mais en tout cas une autre proposition radicalement différente et en fait ce qui se passe un petit peu au milieu dans le marigot c'est même pas digne de son intérêt donc les deux se sont trouvés pour proposer effectivement un peu en miroir qu'est-ce que ça dit pour les électeurs en fait moi je ne suis pas persuadée qu'on puisse additionner comptablement comme ça le pari des unitaires il est compliqué mais celui de Glucksmann aussi parce qu'il ne fait pas les mêmes Glucksmann il va aller chercher le bloc central et des macronistes et on suivra évidemment tout ça merci Antoine Merci Aurore d'avoir été avec nous on va terminer par l'histoire du jour un peu de légèreté c'est celle d'Yvette Moignet 93 ans Yvette en ces temps de crise politique elle a trouvé un moyen de se remonter le moral elle saute à l'élastique on est plutôt sur l'occupation à sensation forte que le remède tranquille elle s'est mise sur le tard à 90 ans c'est une de ses soeurs qui l'a emmenée voir des sauteurs à l'élastique elle a eu des clics il n'y avait que des jeunes je me suis dit que c'était fait pour moi a-t-elle dit à l'en croire ses soirs et pétitions ont un effet sur son moral et sur sa santé elle en est à son 11ème saut déjà alors elle a aussi un autre secret de longévité classique chicoré matin, midi et soir et un petit calva de temps en temps voilà c'est ça remettez à la bouche merci beaucoup merci à tous de nous avoir suivi à demain retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat