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interviewMarine Le Pen (sur YouTube)· 12 juin 2025 23 minAutoproduit

Marine Le Pen, l'interview complète sur France inter

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mais nous recevons ce matin la députée du Pas de Calé et présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale. Vos questions au 01 45 24 7000 et sur l'application de Radio France. Marine Le Pen, bonjour.

Bonjour. Bonjour et bienvenue sur inter. Beaucoup de questions à aborder avec vous ce matin.

Ce discours très virulent contre l'Union européenne que vous avez prononcé lundi dans le Loiré en présence de Victor Orban et de Matthéo Salvini notamment. On parlera de la situation budgétaire de la France, de votre candidature en suspend à la présidentielle mais on commence avec les conséquences du drame de nos gens. l'agression mortelle d'une assistante d'éducation tuée à coup de couteau par un élève de 14 ans lors d'un contrôle inopiné des sacs menés par les gendarmes à l'entrée du collège.

Emmanuel Macron, François Bairou ont tout de suite annoncé des mesures pour lutter contre ce fléau des armes blanches chez les jeunes. Quelles sont vos propositions à vous pour l'endiguer ce fléau ? Alors, d'abord, permettez-moi de pointer du doigt tout de même la contradiction qui existe dans ce gouvernement parce que en quelques mots euh aujourd'hui euh j'entends le premier ministre, le président de la République vouloir interdire l'achat euh de couteau sur internet.

Il y a quelques semaines, euh il faisait ils annonçaient une expérimentation euh pour condamner les porteurs d'armes blanches, ce qui est interdit, hein, sans raison valable dans l'espace public, à une amende forfaitaire. Donc il y a un moment, vous voyez, il y a une contradiction totale. Est-ce que on considère comme moi que le port d'armes blanche est un fait de société euh qui doit être évidemment combattu avec un très grand sérieux ou est-ce qu'on considère que c'est anodin euh et qu'une simple amende forfaitaire suffit en réalité quand vous êtes face à des gens qui sont porteurs de cela.

Donc la première des choses, c'est d'appliquer la législation sur le port d'arme illégal parce que c'est devenu commun. Et d'ailleurs quand vous interviewez des jeunes, ils disent "Mais tout le monde en fait a une arme blanche dans la poche dans le cas de c'est tout à fait légitime et c'est tout à fait normal. Donc non, c'est interdit, c'est terriblement dangereux et c'est évidemment absolument interdit." Mais comment vous faites ?

Comment vous comment vous faites objectivement ? Après, il y a pas de solution miracle parce que effectivement des des couteaux, il y en a dans la cuisine. Donc comment on fait ?

Non non mais non mais ça c'est c'est au gouvernement qu'il faut dire ça. C'est eux qui veulent interdire la vente de de d'armes blanche alors que effectivement le c'était un couteau de cuisine d'ailleurs en l'occurrence. Ça veut dire que on ne peut pas considérer commein le fait de porter une arme blanche dans l'espace public.

Ça veut dire que il faut donner des consignes au procureur, à la police et au procureur pour qu'à chaque fois que quelqu'un est pris avec une arme blanche et bien il aille devant le tribunal correctionnel parce que encore une fois ce sont des choses qui sont graves et qui n'existaient pas euh avant. Deuxièmement, euh je pense qu'il y a un problème fondamental de vouloir à tout prix, et ça a été une philosophie euh depuis de nombreuses années, maintenir les élèves violents et gravement perturbateurs dans l'enseignement classique. C'est-à-dire que quand des élèves sont violents ou gravement perturbateurs, et bien il faut qu'ils puissent être euh dirigés vers des établissements qui sont adaptés aux problèmes de discipline qui sont les leurs.

Troisièmement, je pense parce que pardon parce que je pense que c'est un une situation globale comme je l'ai fait lors de la dernière présidentielle, je suis très attaché à ce qui est un grand processus de ressacralisation de l'intégrité physique aujourd'hui et d'ailleurs c'est venu confirmer en réalité ce sentiment la déclaration du procureur. Aujourd'hui, la vie n'est plus sacrée. l'intégrité physique de l'autre n'est plus sacrée.

Et donc il faut ressacraliser ça par un durcissement de non pas des peines d'ailleurs mais en réalité de l'aménagement des peines en cas d'atteinte grave à enfin grave eninte d'atteinte à l'intégrité physique ayant entraîné une peine égale ou supérieure. Marie Le Pen, pour qu'on comprenne bien ce que vous dites, vous estimez que si un couteau est retrouvé sur un élève, ça doit pas être le conseil de discipline, ça doit être le tribunal. C'est ce que vous avez déclaré hier.

Mais donc que madame Borne, pardon, mais que madame Borne considère que le fait d'avoir une arme blanche sur soi à l'école qui est, je le rappelle, une infraction qui est condamné jusqu'à 45000 € d'amende et 3 ans de prison, et bien ne doivent entraîner qu'un passage devant le conseil de discipline. Oui, ça pose un problème en effet. Ouais.

Euh donc vous c'est au tribunal donc pour être très clair, un mom de 12 13 14 ans, on le voit avec un couteau, il va directement au tribunaux. Ce que je veux dire, c'est que vous savez, vous connaissez la situation de la justice, vous savez que les les les la justice, ils sont débordés, ils croulent sous les dossiers. On va envoyer un gamin de 13 14 ans quand on trouve un hôpinel dans son sac devant les tribunaux.

Est-ce que c'est est-ce que c'est réaliste ou ? Oui, parce que je vais vous dire, je je plaide là encore et je vois que j'ai réussi à convaincre certains dans la classe politique euh pour le système néerlandais. c'est-à-dire la mise en œuvre de peine euh courtes euh mais ferme dès le premier délligraphe pour les mineurs.

Parce que le la réalité c'est que le parcours euh euh de délinquence est un parcours d'impunité qui fait que arriver à la majorité et bien ça euh tombe dessus, ça leur tombe dessus avec des peines de prison ferme avec des faits qui sont extrêmement graves et qui auraient pu être évité. Donc un gamin de 13 ans mais vraiment parce que on entend ce que vous dites mais un gamin de 14 ans qu'on trouve avec un couteau dans son sac il va en prison. Vous êtes en train de me Mais non mais mais des peines courtes.

Mais non mais un gamin de 13 ans jusqu'à 13 ans, il ne va pas en prison parce que le le je je n'ai pas évoqué devant vous la modification du droit pénal dans le domaine de la minorité. Ce que je veux dire c'est que il faut qu'il y ait une réponse qui soit extrêmement ferme et extrêmement rapide. Or, ça n'est pas le cas.

Il y a même pas de réponse et même pas qu'elle est pas ferme ou pas rapide. Elle n'existe pas en fait. Il y a zéro réponse.

Et madame Borne, elle nous dit il faut un conseil de discipline et madame PCress qui en rajoute qui en rajoute dans l'absurdité dit "A benah, il faut que le conseil de discipline soit dirigé par le maire de la ville." Louis, il va être content, voyez, il a 100000 habitants. S'il passe sa vie à faire des conseils de discipline, il est pas sorti et je pense que les habitants vont pas être très contents.

Non, mais il faut arrêter avec le concours l'épine des des propositions les plus stupides qui soit. Et puis il y a évidemment le sujet de la responsabilisation des parents. Voilà, ça c'est un sujet majeur parce que quoi qu'on en dise, quand on est parent et bien on a une obligation de surveillance.

Et il y a un article dans le code pénal, l'article 22717 qui dit que s'il y a un défaut de surveillance qui compromet la santé, la sécurité ou la moralité de l'enfant, et bien les parents sont responsables. Cet article- làà n'est quasiment jamais utilisé. Donc on a un arsenal juridique, utilisons-le et arrêtons de vouloir inventer des nouvelles choses qui sont de surcroix inefficaces.

Par ailleurs, Emmanuel Macron a annoncé hier qu'il voulait aller vite et interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Êtes-vous là d'accord avec lui ? Mais moi, c'est la c'est c'est la fiabilité, si vous voulez.

On est en train de travailler sur ce sujet parce que la réalité c'est que ça n'est qu'à l'achat en passant un accord avec les différentes plateformes que l'on pourrait limiter en réalité l'accès des mineurs. Encore faut-il que les parents jouent le jeu parce que si les parents achètent le portable à leur nom et le donnent à leur enfant et ben en réalité on ne pourra rien faire. Voilà, c'est ça.

Donc les parents ont un rôle absolument essentiel et peut-être c'est bon de le redire d'ailleurs parce que pendant des années, on a en quelque sorte écarté les parents de l'éducation de leurs enfants et je pense qu'il est vraiment temps de les responsabiliser à nouveau en disant que ils sont responsables. C'est pas seulement un comment dire une responsabilité virtuelle, ils ont une vraie responsabilité. Mais ça veut dire aux parents ou interdire aux parents les portables, d'acheter des portables faut arrêter qu'interdire tout.

Mais parce que vous dites il faut responsabiliser. Non non mais parce que c'est un vrai fléo. Vous le savez que c'est un vrai fléo.

Je veux dire il y a aujourd'hui beaucoup de jeunes de 13 14 ans qui passent 2 he sur TikTok flé. C'est un fléo parce que ça a une influence sur la manière dont le cerveau de nos enfants se construit. Bon il y a aujourd'hui beaucoup de jeunes parents, je vous le dis, qui ont pris conscience de cela et qui interdisent les écrans à leurs enfants.

Voilà. Donc c'est cela en fait, on ne pourra pas faire une société où en réalité c'est par l'interdiction euh euh la la contrainte et sans les parents qu'on arrivera à obtenir des résultats. Donc c'est cela à mon avis euh la chose à faire.

Et c'est le couteau n'est pas responsable en lui-même. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est celui qui le porte qui est responsable.

De la même manière que quand des gens avec une voiture foncent dans une foule, c'est pas la voiture qui est responsable, c'est le conducteur de la voiture. H venons-en à votre actualité, Marine Le Pen. Lundi, vous rassembliez dans le Loiré 1 an après les européennes.

Vos alliés européens étaient notamment présent le Premier ministre hongrois Victor Orban ou encore le vice-président du Conseil italien Matthéo Salvini Orban a prononcé un discours particulièrement virulent. Parlant des migrants, il a déclaré, je le cite, "Nous ne les laisserons pas détruire nos villes, violer nos filles et nos femmes, tuer des citoyens pacifiques." Il a comparé la politique migratoire européenne à, je cite, un échange organisé de population pour remplacer le socle culturel de l'Europe.

Clair, c'est la thèse du grand remplacement qu'il défendait chez vous devant vos troupe dans le Loir et vous pensez désormais Marine Le Pen qu'il y a un grand remplacement à l'œuvre en Europe. Vous êtes d'accord avec Victor Orban quand il dit ça chez vous devant vous ? Non mais que que monsieur Orban soit tout à fait opposé à l'immigration fait.

Il a raison et d'ailleurs, il y a pas de d'immigration en Hongrie. C'est ce qui fait d'ailleurs que il paye des sommes absolument considérables de sanctions puisque vous le savez avec le pacte migratoire, l'Union européenne maintenant en réalité condamne les États qui refusent de prendre les migrants à 20000 € par migrant. Ce que je considère comme étant une démarche autoritaire de la part de l'Union européenne et profondément antidémocratique parce que chaque peuple a le droit de décider qui vient chez lui et qui s'y maintient.

Et ça n'est pas à l'Union européenne d'imposer. Mais vous pensez qu'il y a un échange organisé de population pour remplacer le socle culturel de l'Europe comme lui ou pas ? Moi je je vous ai toujours dit que je ne pense pas qu'il y a un complot.

Je pense que il y a une politique d'immigration qui est idéologique euh qui est euh euh comment dire irresponsable de la part de nos dirigeants qui est la conséquence de leur aveuglement, qui est la conséquence de leur euh euh laxisme, de leur manque total de courage. Parce que il faut pour s'attaquer au problème migratoire et ne pas laisser les choses se dérouler comme elles se déroulent, il faut du courage. Voilà.

Donc chacun qui risque et qui risque de mener un grand emplacement culturel. Chacun pense ce qu'il veut. Mais si vous voulez, nous sommes des souverainistes.

Le le la souveraineté en fait, c'est être d'accord sur le fait qu'on a le droit de pas être d'accord entre soi. Vous voyez, c'est ça en fait le principe. Vous nêtes pas vous n'êtes pas totalement d'accord sur la ligne de Victor Orb.

Mais moi, je suis d'accord sur le refus de Vict de laisser entrer dans son pays une immigration dérégulée, une immigration massive parce que je vois très bien ce que cette immigration dérégulée et massive a fait à notre pays. Voilà, sur nos comptes sociaux, sur la sécurité, les problèmes sur les les problèmes culturels qui peuvent être le fait de cette immigration massive. Donc alors que d'autres pays regardent la France et se disent "J'ai pas envie d'être la France".

Je peux comprendre. Ouais. Pourquoi ?

Parce que je vous dis que la France est un des pays qui a subi une immigration absolument massive et qu'il y a des tas de pays en Europe qui regardant la France se dit "Je n'ai pas envie euh que mon pays subisse ce que subit la France aujourd'hui." Vous avez dans votre discours pour le coup vous vous aussi euh ét assez virulente, très virulente même contre l'Union européenne. Ça faisait longtemps qu'on vous avait pas entendu aussi déchaîner contre l'Union européenne.

L'Union européenne coche toutes les cases. C'est un empire marchand, walkiste ultralibéral et parce que c'est sa nature, sa volonté, c'est un empire contre nos nations. C'est un empire qui manipule, menace des désordres, impose et opprime.

Ça fait longtemps qu'on vous a pas entendu dire ça à ce point. Un an à peu près. C'est je j'ai dû dire ça aux élections européennes en fait.

Il y a un an quand on entend de telles phrases, on se dit que vous avez remeni avec vos premières amours de 2017, c'està-dire le frexit. Et pourquoi ? Mais parce que Mais enfin, c'est quand même étonnant.

Il y a quand même une démarche étonnante de la part de la classe politique et journalistique qui consiste à considérer que l'alternance ne peut pas exister. C'est c'est intégré dans dans vos cerveau que il y a pas d'alternance. There is no alternative hein, comme disaient les Britanniques.

Et bien il y a une alternance possible, il y a une alternative possible et elle peut intervenir par l'intermédiaire de la démocratie. Et d'ailleurs, c'est sain parce que précisément c'est ça la démocratie. C'est la possibilité qu'il existe une politique alternative.

Or, nous nous battons au Parlement européen avec un certain nombre de succès contre toutes ces politiques que nous considérons comme toxiques. Là, on a vu le Parlement européen caler euh à plusieurs reprises euh euh la directive Omnibus qui euh euh revient sur un certain nombre de normes imposées aux industries qui ont failli tuer nos industries. Les sanctions contre nos constructeurs automobiles qui ont été abandonnés, c'est 450 millions que n'auront pas à payer nos automobiles.

Aujourd'hui, on a réussi à créer un doute au Parlement européen sur l'interdiction des voitures thermiques. On avance. Marine Le Pen, la question c'est une question de ligne.

Quand vous dites que c'est une machine bureaucratique froide, un personnel autoritaire dans l'âme qui est profondément wiste et et ultralibéral, la cohérence voudrait dire que et vous l'aviez dit dans le passé, on sort. Non, mais pardon, mais je suis extrêmement sévère avec Emmanuel Macron. J'entends pas sortir de la France, voyez.

Je je compte pas partir. Je compte rester. Je compte faire ce qu'on fait dans une démocratie, c'est-à-dire lutter, combattre avec des idées pour permettre à une majorité de Français de choisir une politique alternative.

Nous faisons la même chose en Europe et nous avons enregistré parce que nos idées avancent, parce que avec l'ensemble de nos alliés qui représentent des millions d'Européens, et bien nous faisons avancer nos idées. En France, nous les faisons avancer. Nous avons euh sauvé la loi du plomb. nous qui allégeait les contraintes sur les agriculteurs.

Nous avons supprimé les zones à faible émission qui interdisaient un certain nombre de Français de pouvoir se rendre dans les centres-villes des grandes villes. Nous avons limité la loisane qui interdisait la construction et notamment là en ce qui concerne la limitation, les interdictions de construction d'entreprise. Donc nos idées avancent, nous nous battons pour ell avec un grand succès et on va continuer à le faire jusqu'à la victoire sur la ligne politique sur la ligne politique là aussi.

Non mais c'est vrai, on essaie de comprendre où vous vous situez. François Bairou veut trouver 40 milliards d'économies face à un déficit public de près de 6 %. Déclaration étonnante du député RN Jean-Philippe Tangic qui louait mardi la règle d'or des 3 % de déficit.

Outil particulièrement efficace. 3 % de déficit, c'est la limite fixée par l'Union européenne, vous vous convertissez à l'orthodoxie budgétaire à la rigueur ? Non, mais vous savez, moi j'ai toujours considéré que tout ce qui était une limitation au droits de des parlements devait être regardé avec beaucoup de précautions.

Donc 3 %, ça a été décidé sur un coable, hein, ça peut être 4 %. Le sujet est pas vraiment là. Le sujet, c'est qu'aujourd'hui, nous avons euh 3300 milliards d'euros de dette, 1000 milliards d'euros qui a été euh qui ont été créés par euh Emmanuel euh Macron en l'espace de 8 ans.

Euh or euh euh on voit bien que il faut on est parti dans le grand n'importe quoi. Voilà. Et le grand n'importe quoi, ça a des conséquences sur la vie quotidienne des Français.

Donc ce que nous disons c'est que nous devons réfléchir peut-être à une règle d'or qui permettrait d'équilibrer les dépenses de fonctionnement pour préserver les dépenses d'investissement, c'est-à-dire préserver ce qui prépare l'avenir et et et essayer de résoudre ce qui obère l'avenir. Voilà ce que nous disons. Hors du gras, il y en a évidemment, il y a des économies à faire et elles sont nombreuses et sans passer par une augmentation des impôts car nous le refusons, mais par une baisse des mauvaises dépenses.

Marine Le Pen, question sur la ligne du rassemblement national. Deux stratégies différentes au sein de votre partie. L'une que vous incarnez dans Loiré avec Victor Orban et Matthéo Salvini et l'autre incarné par Jordan Bardella qui s'affiche avec des chefs d'entreprise, défend une ligne économique de plus en plus libérale.

Il prend pour modèle Georgia Meloni. Euh il prône de plus en plus l'Union des droites. Dites-nous, éclairez-nous, est-ce qu'il y a deux lignes au RN maintenant ?

C'est marrant parce qu'il me semble que Jordan Bardella était là dans le Loiré aussi. Ça l'empêche pas, ça l'empêche pas d'avoir de lignes. Il peut être là et penser différent.

Non mais écoutez, il y a pas de ligne franchement enfin jeux dire la dernière fois c'était drôle parce que il discutait avec des journalistes et les journalistes disaient "Ah vous êtes quand même beaucoup plus libéral que Marine Le Pen et" et il venait exactement d'exposer le projet économique qui était celui que j'avais conçu pour la dernière présidentielle. Donc je j'entends que on a envie de voir euh des différences, il n'y a pas de différence. Et évidemment, nous parlons à des chefs d'entreprise.

Euh évidemment euh que ils se rendent compte d'ailleurs pour la plupart que ils ne connaissent pas non plus notre programme économique et que c'est bien qu'ils le connaissent parce que euh ils en avaient une vision euh caricaturale et je pense que l'on peut préserver les intérêts économiques de notre pays, renouer avec la croissance sans obligatoirement considérer que les chefs d'entreprise comme le fait la gauche sont des adversaires ou des ennemis. C'est vrai que vous avez eu cette petite phrase la dernière fois que vous avez pris la parole si vous étiez en Nouvelle-Calédonie. Je ne suis pas sûr que pour que Jordan pour le coup connaisse très bien les problème de la Nouvelle-Calédonie.

Alors nous évidemment on a tous sursauté hein. Vous connaissez les journalistes. On s'est dit euh vous pensez quoi s'il connaît pas bien les problèmes de la Nouvelle-Calédonie ?

C'était quoi ? C'était une correction, une pub très bien. Vous vous faites toujours d'un d'un rien quoi, un un buzz parce que je sais pas, il vous manque des choses à dire, des choses à dire, il y en a plein quoi enfin je dire c'est la situation du pays est telle que dans l'intégralité des domaines, on a des choses à dire.

Il se trouve que j'étais en Nouvelle-Calédonie. Le la situation de la Nouvelle-Calédonie, elle évolue tous les jours. Je venais de faire 4 jours de consultation de l'ensemble de la classe politique pour proposer un sujet.

Donc au moment où on se parlait, je crois que j'étais celle qui connaissait le mieux la situation de la Nouvelle C. Ce qu'on me demandait mais est-ce que vous allez aller avec lui à dans le tour d'apmanuel Macron ? La présidentielle arrive.

On rappelle que vous avez été condamné à à 5 ans d'inéligibilité dans l'affaire des assistants parlementaires du FN. Le procès en appel se tiendra au 1er semestre 2026. Décision attendue à l'été 2026.

Vous restez à ce jour la seule candidate à la présidentielle de votre parti. Bah oui, évidemment. Je je suis la seule candidate à la présidentielle euh car j'espère que euh le la cour d'appel euh euh euh rectifiera cette erreur majeure qui a été commise par le tribunal euh qui a constaté ma culpabilité que je conteste formellement et a a décidé précisément hein, c'est dans le jugement de m'empêcher d'être élu à l'élection présidentielle.

Je pense que c'est un point démocratique absolument majeur. Vous avez confiance dans la justice ? Je veux avoir confiance dans la justice.

Voyez c'est jeux. Et si jamais ça n'était pas le cas et que la cour d'appel décidait ce qu'elle décidait, Jordan Bardella a-t-il les qualités pour être président de la République à 31 ans ? Bien sûr.

Mais oui, bah oui, oui, oui, parce que il pense bien, parce qu'il a les bonnes idées, parce qu'il a la bonne vision. C'est celle que nous partageons d'ailleurs ensemble. Donc euh voilà, les choses sont très claires.

Nous allons mener campagne présidentielle jusqu'à la décision de la cour d'appel. Et si euh jamais euh par extraordinaire la cour d'appel décide de m'empêcher d'être candidate, ce qui sera un scandale mondial, euh et bien euh nous continuerons à faire campagne à la présidentielle avec lui avec lui bien sûr. Un mot sur Gaza.

Lundi, Emmanuel Macron estimait que le blocus humanitaire y était un scandale et une honte. Vous vous diriez quoi à Benjamin Netaniaou si vous étiez au pouvoir aujourd'hui ? Continuez votre guerre à Gaza.

On vous soutient. Quelle serait votre position ? Mar ce qui est sûr que c'est que moi je je partage en tout cas l'objectif de Benjamin Netaniaou de d'écarter définitivement et d'hyiler la puissance de destruction du Hamas.

Bon, mais je je suis pas la seule puisque je vois quand même que au moment où euh Emmanuel Macron tape à tour de bras sur euh Israël, euh Marmouabas lui-même Marmouabas lui-même, le président de l'autorité palestinienne donne des leçons à Emmanuel Macron en disant des choses qui sont très claires et qu'on attendait dans la bouche d'Emmanuel Macron. 1, il faut libérer les otages. 2, il faut que le Hamas sorte de Gaza et qu'il n'ait plus aucune influence politique demain.

Et c'est exactement les conditions que j'ai posé moi pour commencer à réfléchir potentiellement à la reconnaissance d'un État palestinien que je défends euh euh enfin je défends l'existence de deux États depuis de nombreuses années. Mais j'ai dit pas avec le Hamas. On ne peut pas forcer Israël à vous comprenez que la guerre vous comprenez que la guerre est terroriste.

Vous comprenez que la guerre continue aujourd'hui ? Mo ce que je comprends c'est que Mahmoud Abas a une vision de cela qui est beaucoup plus ferme contre les terroristes du Hamas que la position d'Emmanuel Macron et j'en suis bien malheureusement. Et dernière question très rapidement, comment vous trouvez les quatre premiers mois au pouvoir de Donald Trump ?

Il fait le job. Bah si vous voulez, on a vraiment le sentiment que ça part un peu dans tous les sens. Moi, j'attends de voir quels sont les résultats.

Voilà, parce que c'est vrai qu'il a été il est toujours beaucoup critiqué, hein. Il est de bon de de critiquer Donald Trump. Il a une méthode qui est assez particulière euh euh qui est peut-être américaine mais qui est assez difficile à comprendre, assez difficile à comprendre en en France.

Mais moi, je juge les dirigeants politiques à leurs résultats et euh lors de son premier mandat, il a été beaucoup critiqué mais dans le domaine de économique et bien euh il a obtenu pour les Américains des bons résultats. Donc attendons de voir ce qu'il en est et puis euh euh en revanche arrêtons de trouver des justifications à ceux qui usent de la violence, qui pillent, qui cassent parce que ça n'est pas un processus démocratique de faire ça. Merci.

Merci Marine Le Pen d'avoir été à notre micro sur Inter ce matin.