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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 11 octobre 2024 8 min

« Nos comptes publics dévissent dangereusement », déclare Jean-François Husson

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci monsieur le Président et bienvenue messieurs les ministres pour votre première ici dans un contexte inédit je vais revenir difficile et sur un sujet qui vous concerne peut-être vous davantage encore égard à votre jeunesse puisqu'elle touche l'avenir et que je je vous le souhaite l'avenir qui est devant vous soit en tous les cas plus long que celui qui est devant moi je je veux revenir sur quelques mots vous avez dit monsieur le ministre de l'Économie la France résiste et j'ai entendu un certain nombre de satisfaction ou de satisfacite allons au bout je suis comme le Président je pense que il faut dire les choses si la France résiste nos comptes publics dévissent dangereusement depuis le début de l'année et il se dégrade à une vitesse folle et donc sur les 9 mois qui se sont écoulés depuis l'adoption du budget pour 2024 je ve juste rappeler aussi que le temps s'est accéléré et qu'on a connu trois premier ministres c'est historique et donc nous devons ensemble avoir bien conscience de ce que si une feuille de route est possible essayons d'en partager les objectifs et si possible dans la diversité ici des sensibilités de tenter de contribuer à tout ou partie de la réussite et je vous le dis très tranquillement j'ai moi-même déclaré il y a quelques temps je ne fixe aucune ligne rouge donc c'est quand même c'est une révolution alors vous je vous le dis tout de suite évidemment on fera tout une part non négligeable des membres ici présents de la commission des finances pour réduire le niveau de nos dépenses publiques on fera tout mais on va aussi se dire que c'est un peu difficile de pouvoir la réduire fortement à hauteur de l'ambition des 60 milliards à effet immédiat de l'année 2025 et donc il faut accepter une part d'effort j'espère qu'elle sera temporaire en tous les cas on est tous regardés avec encore plus attention que par le passé eu égard au retournement d'opinion qui sont peut-être aussi liés je dirais la mauvaise série des décisions et des résultats constatés je pense qu'il faut qu'on en ait bien conscience j'ai dit inédit contexte politique inédit contexte budgétaire je viens de le dire contexte de de l'examen de la loi de finance pour la première fois je crois sur la 5e République on va vivre un peu les amendements qui pourraient être si les uns et les autres nous y parvenons des amendements conséquents qui peut-être changeront sensiblement la donne entre le résultat final et le projet de loi de finances tel qu'il est déposé j'entends ce qui était posé sur la table sous l'autorité du Premier ministre qui l'a rappelé ici même au Sénat et en votre présence soyez sûr on fera tout not possible parce que nous n'avons pas le droit de tricher avec les Français et encore moins avec leur argent et que dans la dépense publique on le redira aussi la dépense publique c'est l'argent des Français c'est pas l'argent effectivement du ministre c'est pas l'argent du rapporteur général c'est pas l'argent de chacun d'entre nous c'est l'ensemble de nos contributions quelques questions vous évoquez un ajustement de 60 milliards en 2025 par rapport au solde public évidemment à politique inchangé ces 60 milliards ne proviennent en fait pas d'une comparaison avec le solde 2024 mais si j'ai bien compris avec ce qu'il aurait été en 2025 si rien n'avait été fait donc pour être plus clair est-ce que ça veut bien dire qu'en 2025 si rien n'était fait on aurait un déficit de l'ordre de 7 % du PIB le ratio det sur PIB il on va retrouver le niveau atteint en 2020 la hausse de cette année à près de 113 points de PIB se poursuivrait l'année prochaine pour arriver à 1147 donc pratiquement à 115 permettez-moi à ce stade au moins d'apprécier ce que j'appelle moi la sincérité des prévisions parce que j'ai le sentiment en donnant ces chiffres que vous êtes plus proche de la ver é en tous les cas vous posez l'enjeu sur la table là où dans un passé très récent on a eu d'ailleurs ça changer à peu près tous les 2 mois et ça n'était jamais suffisant mais je vais revenir s'agissant des conditions de financement de l'État français elles deviennent problématique on voit 2023 2024 un déficit plus élevé que prévu en juin dernier également et depuis juin les les les taux d'emprunt pour notre pays augmente donc on augmente dans de moins bonnes conditions la charge de la dette augmente fortement tendantiellement comment prévoyez-vous quelle mesure imaginez-vous pour inverser ce cette très mauvaise tendance et donc pour rompre ce cercle vicieux je veux revenir sur la gestion 2024 en 2024 la loi de finance prévoyait un déficit à 4,4 le programme de stabilité anticipait 5,1 on se retrouve avec actuellement une prévision à 61 voire même à 63 dans une note interne de Bery récente une partie de ce dérapage provient sur cette année de ce que le gouvernement n'a pas souhaité déposer de lo le projet de loi de finance rectificative je vais vous poser une question comment peut-on être sûr que les 61 seront bien tenus puisqu'on est au mois d'octobre et qu'il n'y aura pas de dérapage supplémentaire et envisagez-vous de transformer les gels en annulation dans le PLF de fin de gestion ou bien de reporter encore des crédits de 2025 sur 2026 je dis tout ça parce que quand il y a eu un épisode où avec le président et avec nos collègues nous avons mené une mission flash pour comprendre le dérapage des comptes publics votre prédécesseur monsieur le ministre nous a trouvé une formule magique la perfect storm c'est-à-dire la tempête exceptionnelle des erreurs de prévision des haut fonctionnaires qui lui avait permis d'ailleurs à la fois de les charger et se défausser en disant que plus jamais ça ne se reproduirait comme a dit un de nos interlocuteurs qu'oné pas de bol c'est c'est ça s'est reproduit donc comprenez à la fois notre désarroi notre inquiétude et mon agacement parce que ça entame et entâche le discours et le travail des élus et des parlementaires ici parce que au moins on va nous reconnaître une constance depuis 2022 notamment c'est d'avoir régulièrement sur le risque de dérapage sur la poursuite et le maintien de mesures qui étaient des mesures de crise dont on paye aujourd'hui très lourdement le prix