Nicolas Dupont-Aignan invité de BFM Politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 31 %Attaque 54 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:41FerméeRéponse partielle
Pourquoi vous présenter à nouveau alors que votre score de 1,8% en 2012 était modeste ?
- 2:55OuverteRéponse directe
Que vous inspirent ces images de manifestants d'extrême droite sur la place de la Bourse ?
- 3:46RelanceRéponse partielle
Est-ce que c'est si facile que ça de lutter contre le terrorisme ?
- 4:27OuverteRéponse directe
Donnez-nous trois mesures concrètes pour lutter contre le terrorisme.
- 5:42FerméeRéponse directe
Combien de douaniers, de policiers faut-il recruter ?
- 7:55RelanceRéponse directe
Quelles sont les deux autres mesures fondamentales que vous proposez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52InvitéChiffre
« Vous n'avez pas vu les régionales peut-être. On a eu autant de voix à Debout la France que le Front de Gauche ou les Verts. »
- 1:44InvitéChiffre
« 75% des Français ne veulent pas voir revenir ni Sarkozy ni Hollande. »
- 1:50InvitéChiffre
« 70% des Français... »
- 2:10InvitéChiffre
« Il y a 20 millions de Français qui s'abstiennent à chaque élection. »
- 4:53InvitéFait
« En 2008. »
- 5:52InvitéChiffre
« On a supprimé à peu près 10 000 douaniers depuis 20 ans. »
- 7:20InvitéChiffre
« 54 000 forces de police, de gendarmerie, de la défense nationale, mandat Sarkozy. »
- 7:31InvitéChiffre
« M. Hollande a supprimé 22 000, en tout cas ceux qui l'ont accompagné, 22 000 forces de police, de gendarmerie, de défense nationale. »
- 8:10InvitéChiffre
« 250 djihadistes de retour de Syrie. »
- 9:07InvitéPromesse
« J'ai même proposé pour les étrangers de les expulser, pour ceux qui ont la binationalité de faire la déchéance et de les expulser. »
- 10:18InvitéFait
« Vous savez ce qu'elle prévoit pour les djihadistes de retour de Syrie ? Assignation à résidence pendant un mois maximum. »
- 13:55InvitéChiffre
« La Grande-Bretagne a 85 000 places de prison, nous en sommes à 57 000. »
- 15:41InvitéChiffre
« Je propose 10 milliards d'euros, c'est 0,5% du PIB pour nos forces de sécurité. »
- 29:39InvitéPromesse
« D'abord, le RSA, une journée de travail par semaine en échange du RSA. Obligatoire. »
- 29:59InvitéPromesse
« J'arrête de verser le RSA à des Européens qui sont en France depuis trois mois. »
- 31:36InvitéPromesse
« La division par deux de l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices uniquement réinvestis sur le sol français. »
- 31:34InvitéPromesse
« la division par deux de l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices uniquement réinvestis sur le sol français. »
- 31:53InvitéFait
« François Hollande l'avait à peu près promis en 2012. »
- 32:00InvitéFait
« pour les PME, je fais sauter les seuils ou je les bascule car vous savez tous aujourd'hui que vous avez une entreprise de 9 salariés, vous payez moins de charges sur chaque salarié que si vous en avez une de 20 et puis si vous passez à 60. »
- 32:18InvitéFait
« Le système est fou. »
- 33:01InvitéPromesse
« C'est la renégociation, la renégociation des traités complètement. »
- 33:38InvitéFait
« l'étiquette telle que je la propose, que refuse Bruxelles. »
- 35:44InvitéFait
« C'est une folie. »
- 37:05InvitéFait
« M. François Hollande qui a pris une décision sans consulter le Parlement, sans consulter le peuple français et qui va avoir des conséquences incalculables. »
- 39:35InvitéFait
« face à nos ennemis, nous sommes en guerre. Nous ne sommes plus en état de paix. »
- 40:04InvitéPromesse
« je propose d'incarcérer immédiatement les 250 djihadistes de retour de Syrie comme l'avaient fait les Américains au lendemain de Père Larbourg. »
Temps de parole
- Invité71 %
- Présentateur10 %
- ?10 %
- Locuteur 24 %
- Locuteur 63 %
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Bonsoir
à tous et bienvenue dans BFM Politique. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan.
Bonsoir Thierry Arnaud.
Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Dans quelques minutes, vous répondrez aux questions d'Henri Verner, édacteur en chef adjoint du Parisien, qui se fera aussi le porte-parole d'électeur du Parisien et d'aujourd'hui en France. Puis vous serez interrogé sur les aspects plus économiques de vos propositions par Patrick Coquidé de BFM Business. Mais je vous propose d'entrer tout de suite dans le vif du sujet. Il
y
a une douzaine de jours maintenant, vous avez annoncé votre intention de concourir à nouveau à l'élection présidentielle. Quand on a été déjà candidat une fois, qu'on a recueilli un peu moins de 1,8% des voix, pourquoi est-ce qu'on prend le risque de se présenter à nouveau et d'obtenir peut-être à nouveau un score aussi modeste
?
Vous n'avez pas vu les régionales peut-être. On a eu autant de voix à Debout la France que le Front de Gauche ou les Verts. Et donc 2016 n'est pas 2012.
Ça ne fait pas 50
% au deuxième tour. Pas
encore. Mais cela viendra parce que je me présente, parce qu'on ne peut pas continuer à laisser la France comme cela,
entre
deux camps qui se font face,
ceux
qui ont gouverné depuis 20 ans, que ce soit les Républicains ou la gauche de gouvernement, qui ont laissé la France dans un état pitoyable et qui veulent continuer.
C'est
incroyable. Et puis de l'autre côté, le Front National qui ne peut pas gagner. Et je suis absolument convaincu que les Français attendent une autre politique. Je propose avec mes amis Debout la France une autre politique qui peut marcher,
qui
pourrait enfin résoudre les problèmes de mon pays. Et donc je ne vois pas au nom de quoi je ne me présenterai pas. J'ai un projet. Ils ont échoué. 75% des Français ne veulent pas voir revenir ni Sarkozy ni Hollande. 70
% des Français... On pourrait
impliquer ce raisonnement à vous qui
avez déjà été connu là en 2012 aussi ? Mais
vous savez, l'histoire n'est pas une photographie.
Si
l'histoire était une photographie, M. Arnaud, tout serait gelé. On met fin à la démocratie. C'est fini. On ne vote plus. D'ailleurs, c'est le rêve de certains observateurs. Ne plus voter, gouverner par les oligarchies. Les Français n'en peuvent plus.
Il
y a 20 millions de Français qui s'abstiennent à chaque élection. Ils refusent le choix stérile dans lequel on les enferme. Moi, je ne veux pas voir en 2017 le scrutin régional du Nord-Pas-de-Calais.
Je
ne
veux
pas voir ça. Et estimant que j'ai un beau projet pour le pays, un projet gaulliste, républicain, qui manque au pays, eh bien, je le propose. Et ce n'est pas aux observateurs de décider. C'est aux Français. Il y a 44 millions d'électeurs. Ce sont eux qui trancheront en 2017.
Alors, on va parler de votre projet, bien sûr. Avant ça, je voulais vous faire réagir à cette image de l'actualité de ce dimanche après-midi. Vous l'avez vu tout à l'heure au début de notre journal. C'est quelques dizaines de manifestants d'extrême droite qui ont fait irruption sur la place de la Bourse. Là, on venait plutôt jusqu'ici pour se recueillir après, évidemment, ces terribles attentats de Bruxelles. Quand vous les voyez, ces images, qu
'est
-ce qu'elles vous inspirent
? C
'est tragique. Les terroristes ont gagné.
C
'est le désordre. Mais ces images, elles symbolisent l'état de l'Europe. Elles symbolisent l'anarchie, le désordre, les haines. Parce qu'en fait, ça fait 20 ans qu'on est en pilotage automatique. Voilà le résultat de toute cette classe politique qui nous gouverne depuis 20 ans au niveau européen, qui en a confié tous les pouvoirs. Voilà le résultat, le désordre et l'injustice. Et c'est pourquoi, d'ailleurs, je me présente sur deux thèmes fondamentaux, l'ordre
et
la justice sociale. Parce que, en fait, c'est leur monde. Et c'est leur monde qu'on voit là. Et si on continue à confier notre destin à ces dirigeants-là, ce qu'on voit là, les images qu'on voit, on les aura partout en Europe. C'est ça le résultat. C'est l'illusion, la naïveté, la suffisance de nos élites, qui ont abandonné, qui ont mis en danger les Européens.
Mais est-ce que c'est si facile que ça de lutter contre le terrorisme en l'occurrence ? Il
y a
une semaine, ici même, à votre place, il y avait Marion Maréchal-Le Pen qui a dit si le Front National avait été au pouvoir, il n'y aurait probablement pas eu les attentats du 13 novembre. Vous nous dites la même chose ce soir ? Non,
je n'ai
pas le goût des simplifications abusives face à une histoire tragique. Ce n
'est
pas mon mode de fonctionnement. En revanche, ce que je dis,
c
'est qu'il
y a
des mesures qui auraient dû être prises, qui ne sont jamais prises, et toujours maintenant. Combien d'attentats faudra-t-il attendre pour voir nos hommes politiques réagir en actes ? Pas en
parole, soyons très
précis. Très concrets, donnez
-nous des mots. Trois mesures.
Première mesure,
on
ferme les frontières nationales, c
'est
-à
-dire
qu
'on
les contrôle vraiment.
Lesquelles
? Toutes ? Nos frontières nationales. Moi, je suis élu
français. Toutes les frontières de la
France avec...
Ben
oui, comme tous les pays du monde
qui se
respectent.
Je
finis ma phrase. Très bien. Comme l'Angleterre l'a fait. L'Angleterre a fait son PNR. Vous savez, on parle du PNR européen depuis des mois.
L'Angleterre
l'a fait, vous
savez, en quelle année
? Le Royaume-Uni, c'est une île.
Oui, mais il n'empêche que
les aéroports, ce n
'est
pas la question des îles. Vous savez, quand est-ce qu
'ils
l
'ont
fait
? Vient l
'application ? En 2008. Nous, le PNR français et européen, pas avant 2018 et 2028. Premier point.
Attendez, on s'arrête au premier point et on va faire
les deux autres avant. D'accord.
On
ferme les frontières. Oui,
on les contrôle.
Entre la France et la Belgique, il y a 300 points de passage,
il y a 600 km
de frontières, et il y a 200 000 personnes qui franchissent
la frontière tous les jours. Eh bien, on va les contrôler.
Toutes
?
Oui,
mais bien sûr. On a contrôlé 200
000 personnes par
jour.
Quand on a mis en place les éco-portiques pour l'éco-taxe, on contrôlait tous les points pour les éco-taxes. Les écologistes avaient imaginé cette absurdité sur le plan financier. Je ne vois pas au nom de quoi on ne peut pas contrôler nos frontières comme tous les pays du monde.
Il
n
'y
a pas de contrôle parfait. Ça ne sera jamais hermétique, bien sûr. Je n'ai jamais dit ça. Je dis que quand on regarde le parcours des terroristes, on s'aperçoit qu'ils ont franchi les frontières en long et en large. Mais il y
a
pire. Je contrôle.
Attendez, si je peux finir. Il vous faut
combien de douaniers, de policiers
? Mais avant la fin des douanes,
avant M. Arnaud. Non, mais je vous pose
des questions concrètes. Vous faites des propositions concrètes. Je vais répondre
très concrètement. On a supprimé à peu près 10 000 douaniers depuis 20 ans.
Il
faut les rétablir. C'est rien. Je vois qu'on peut recruter 60 000 enseignants. Et on n'est pas capable de recruter les forces de police, de sécurité, de douane et de défense nationale. Nous sommes en danger. Il faut contrôler nos frontières comme tous les pays qui se respectent. Le Maroc, Israël, la Tunisie. Tous les pays qui se respectent contrôlent leurs frontières. J'ajoute un autre point. Est-ce que vous savez, M. Arnaud,
que
les dirigeants européens qui se réunissent depuis un an sans arrêt
ne
contrôlent toujours pas dans les aéroports
les
citoyens de l'Union européenne, de l'espace Schengen, qui arrivent en avion ? Il n'y a toujours pas de contrôle systématique. Et vous savez pourquoi
? Vous
savez pourquoi ? Dites-moi. Parce qu'on en a fait une journée à Roissy et on n'est même pas équipés. Ce qui veut dire que même des citoyens européens qui arrivent sur le sol de l'espace Schengen ne sont pas contrôlés aujourd'hui. Et M. Cazeneuve ose dire qu'il faut le faire.
C
'est toujours pas fait. Donc je dis irresponsabilité de nos dirigeants. Premier point,
on contrôle nos frontières. On était
combien ?
Mais il
faut recruter 10 000
à
15 000 douaniers,
bien évidemment. Bon,
ça coûte, faites le calcul, 10 000 par 30 000 euros et vous faites le calcul. Mais si notre pays n'a pas les moyens, je propose 10 milliards d'euros
pour
la sécurité en France, que je sache, on peut les donner quand même.
Enfin, attendez, il y a
un moment où il faut quand même réfléchir à un calmement. J'ajoute que nos dirigeants irresponsables, qui devraient
aujourd
'hui avoir honte, honte, ont supprimé, j'ai le chiffre,
je
l'ai amené, 54 000 forces de police, de gendarmerie, de la défense nationale, mandat Sarkozy. Et il ose se représenter. M. Hollande
a supprimé 22 000, en
tout cas ceux qui l'ont accompagné, 22 000 forces de police, de gendarmerie, de défense nationale. C'est-à-dire que les deux gouvernements qui ont précédé
ont
supprimé 70 000
personnes
chargées de notre protection. Je dis qu'il faut recruter 70 000 forces de police et qu'on a les moyens.
Qu'on vérifiera les chiffres.
Oui, 54 000 et 22 000, vous pouvez vérifier. Je reviens. Deuxième mesure fondamentale qui n'est pas prise depuis un an,
et
je l'ai proposée au président de
la
République, quand je l'ai vue à la fois après les premiers attentats de Charlie Hebdo et après les deuxièmes, c'est arrêter préventivement
les
250 djihadistes de retour de Syrie. 250, ce sont les chiffres du gouvernement. Je me fie au gouvernement. Vous avez 250 djihadistes qui ont été combattre avec nos ennemis. Nous sommes en guerre.
Ils
ont été là-bas. Ils ont sûrement décapité, tué. Ils reviennent en France et on les accueille bras ouverts.
Mais
ça veut dire quoi ?
Ils doivent être arrêtés. Pour que ce soit tout à fait la
réalité qu'ils soient accueillis à
bras ouverts de retour de Jihad. Écoutez, ils ne sont pas emprisonnés. Ils ne sont pas
arrêtés.
Les djihadistes de retour ne sont pas arrêtés. Non, vous le savez bien.
Ils ne sont pas arrêtés. Vous savez pourquoi ? Ce qu'on nous dit
?
Ben si, c'est la réalité. On lance des procédures judiciaires et on nous dit qu'on ne peut pas arrêter préventivement quelqu'un. Ça remet en cause notre état de droit. Quand les États-Unis ont subi les attentats du World Trade Center, ils ont pris une mesure dérogatoire au droit
parce
qu'ils étaient en guerre.
On
nous parle de guerre toute la journée. Le Premier ministre parle toujours de guerre. Nous sommes en guerre.
Mais
il ne prend pas des actes
qui
correspondent à la guerre. Il faut arrêter préventivement les 250 djihadistes, les mettre en détention. Et j'ai même proposé pour les étrangers de les expulser, pour ceux qui ont la binationalité de faire la déchéance et de les expulser, et pour les autres de les éloigner sur un territoire lointain. C'est élémentaire. Si l'Europe ne le fait pas, on ne
peut
pas forcer les Belges ou les Allemands à le faire. Mais nous, on peut le faire. Il faut les arrêter. Troisième mesure absolument fondamentale, c'est de changer de politique étrangère
en
Syrie et en Libye. Mais là, ça ne concerne pas que la France. Ça concerne les États-Unis, l'Europe, parce que
si
on laisse se développer l'État islamique en Libye comme aujourd'hui, ce qu'on voit aujourd'hui, c'est rien à côté de
ce
qu'on va subir. Alors, je pourrais vous parler aussi de la loi Taubira, qui devrait être depuis longtemps abrogée. La loi Taubira, je parle de la loi pénale. Je parle des peines de prison. C'est un ensemble. Si
vous n
'impliquez pas, puisque vous avez vu que le banditisme, la petite délinquance, nourrit le banditisme et nourrit le terrorisme. Est-ce que vous avez entendu, à part l'état d'urgence,
à
part l'état d'urgence et l'arrêt
de
la suppression de postes dans l'armée, qui était une bonne décision du président de
la
République, est-ce que vous avez entendu depuis un an une autre mesure sérieuse ?
Il y
a
une nouvelle loi pénale qui va passer. Vous êtes bien placé pour le savoir.
Je vais vous donner un exemple de cette
nouvelle loi pénale. Vous savez ce qu'elle prévoit pour les djihadistes de retour de Syrie
?
Assignation à résidence pendant un mois maximum. Mais nos dirigeants n'ont absolument pas pensé l'état de guerre dans lequel nous sommes entrés. Nos dirigeants sont irresponsables au sens propre. Et je le dis, nous ne pouvons pas continuer dans cet état de guerre avec un ennemi qui met des bombes partout, avec un angélisme, une
naïveté
incroyable. Alors, qu'est-ce que ça veut dire, par exemple, s'agissant des peines dont les terroristes doivent être passibles, ne pas faire preuve d'angélisme ? Est-ce qu'il faut rétablir la peine de mort ? Est-ce qu'il faut poursuivre le débat qui est en train de démarrer sur la perpétuité
réelle ? Un nouveau débat inutile. Est-ce
que la perpétuité réelle, c'est une bonne
idée ? C'est
élémentaire. D'ailleurs, c'est élémentaire. Enfin, des gens qui vous assassinent, des gens qui assassinent le peuple français. D'ailleurs, je remarque qu
'on
va les tuer à l'étranger. Alors,
la moindre
des choses,
c
'est la perpétuité réelle qui est une autre forme de peine de mort. Puisque ce mot écorche
les oreilles. Mais vous êtes opposé
au rétablissement de la peine de mort,
ou
pas ? Sur les terroristes, je ne veux pas ouvrir de nouveaux débats. Parce que
je pense que la France
adore ce type de débat. On a eu le débat sur la déchéance, qui a occupé trois mois pour aboutir à rien. J'aimerais tellement qu'on arrête les 250 djihadistes de retour de Syrie et qu
'on
les éloigne. J'aimerais tellement qu'on renforce nos forces armées qui n'en peuvent plus. J'ai été voir les chefs d'état-major à Lille. Le plan Sentinelle, nos forces armées, vous savez, ne s'entraînent plus. Pour pouvoir assurer la garde des bâtiments publics. J'aimerais tellement, par exemple, que les BAC à Paris
aient
des armes de guerre
utiles.
Ils vont les avoir pour les BAC de nuit, mais pas les BAC de jour. Donc, il ne
faut
pas qu'il
y ait
un attentat le jour, il faut qu
'il
y en
ait
un la nuit. Donc, vous nous
dites qu'il y a des choses plus
urgentes à faire avant d
'avoir ce débat. Que des
débats emblématiques, c'est évident que la perpétite est réelle. D'ailleurs, c'est stupéfiant que les socialistes poussent des cris. Ah, c'est terrible. Il n'y
a
pas que les socialistes. Eh bien, c'est pire. Ça veut dire que l'état de léthargie
de
notre peuple et de nos dirigeants, qui sont sortis de l'histoire, qui ne voient absolument pas ce qui est en train de se produire, et qui ont leur vieux réflexe de bobos déjantés des années 68, et qui ne voient pas
la
guerre dans laquelle nous sommes entrés. Il faut la gagner. Une guerre, ça se gagne. Ça ne se livre pas à moitié.
Et je demande qu'on gagne la guerre. Sur
la déchéance de nationalité, vous restez sur votre position, qu'elle ne doit s'appliquer qu'au bination. Bien évidemment,
parce qu
'on
ne crée pas des apatrides. Mais pour le reste, on a une solution très simple, qui est de les éloigner ou de les mettre en détention. En tout cas, moi je vais vous dire,
je
pense qu'on adore les débats emblématiques, et puis pendant ce temps-là, nos forces armées n'en peuvent plus. J'ai été voir encore des gendarmes, des policiers,
ils
n'en peuvent plus. Il faut bien que les Français aient conscience que nos forces armées sont à bout. Parce qu'on a tellement réduit nos forces armées de police et de gendarmerie, qu'elles n'ont pas les moyens de lutter. Donc le gouvernement est sur un volcan. Et il ne le voit pas, il ne le dit pas aux Français.
Le ministre de la Ville a quand même dit aujourd'hui qu'il y avait 100 quartiers en France qui avaient des similitudes avec Molenbeek.
Pourquoi la
première décision à prendre, c
'est
d'annuler la loi de Taubira, qui fait que jusqu'à 5 ans de peine de prison, on n'est pas emprisonné.
Qu'est-ce que
vous en faites de ces quartiers
?
De ces
quartiers, on y
rétablit l'ordre. Et les délinquants
vont en prison. Mais ça
veut dire quoi
? Ça veut dire que quand un délinquant est condamné à 4 ans de prison, comme aujourd'hui,
on
ne lui donne pas une peine alternative. Quand vous avez des trafiquants de drogue, j'en ai eu dans ma ville, qui sont libérés, même pas libérés, ils ne sont même pas incarcérés, et le procès est dans 6 mois. Quand vous voyez l'état de laxisme judiciaire qui règne dans notre pays, qui a commencé sous Mme Guigou, qui s'est poursuivée avec Mme Dati, qui s'est amplifiée avec Mme Taubira, parce qu'on manque de places de prison. La Grande-Bretagne
a
85 000 places de prison, nous en sommes à 57 000.
Il
en faut au moins 40 000 de plus,
pour
être sérieux. J'ai été visiter la prison de Villepinte, où j'ai vu les prisonniers circuler librement. Et la directrice m'expliquant, je n
'ai
pas les moyens de les accompagner. Et vous avez dans cette prison des islamistes dangereux.
Donc
il faut reconstruire l'état.
Alors,
reconstruire l'état, ça veut dire économiser ailleurs, notamment les dépenses d'assistanat, les abus de la fraude, pour défendre nos
concitoyens.
On va passer dans un instant
en question du Parisien. Il
faudrait peut-être le faire.
J
'ai une dernière question qui concerne la menace terroristelle qu'elle existe aujourd'hui. On s'interroge depuis quelques jours maintenant sur la venue, l'arrivée de cet Euro 2016. Est-ce qu'il faut renoncer ou pas à tenir cette compétition ? Est-ce qu'il faut jouer des matchs de foot dans des stades vides ? Est-ce qu'il faut interdire les fameuses fanzones, là où les supporters vont se rassembler ? Je vous ai
dit
tout de
suite
le Premier ministre qui a répondu à ces questions tout à l'heure. Et je vous demanderai votre réaction.
Il
faut être une fête avec des stades remplis, avec des fanzones avec beaucoup de monde, la sécurité également assurée dans les autres villes qui voudront organiser, mais là aussi dans des espaces clos, des retransmissions, des matchs, je l'espère, de l'équipe de France jusqu'au bout. Vous savez, je l'ai souvent dit, nous allons vivre avec la menace terroriste pendant des années. Donc il faut être lucide et conscient. Mais nous allons vivre avec cette menace. Et dans la phrase, il y a « vivre
». Donc
il faut vivre et cette compétition doit se dérouler aussi normalement que possible.
Vous partagez
cet avis du Premier
ministre ? C'est
mon souhait. Mais on ne peut pas dire, comme il le dit, il faut vivre avec cette menace et ne pas se donner les moyens de nous protéger. J'avais marqué, pour vous donner le chiffre exact, je propose 10 milliards d'euros, c'est 0,5% du PIB pour nos forces de sécurité. Si on ne le fait pas, on peut faire toutes ces déclarations. Ça me fait vraiment penser à l'entre-deux-guerres. Quand vous aviez cette classe politique fatiguée, qui disait qu'il faut se défendre, mais qui ne donnait pas les moyens de se défendre. On est exactement dans le même cas de figure. Donc oui, mais à condition de recruter les gendarmes, les policiers, les militaires pour assurer notre protection.
Or, aujourd'hui, nous ne les avons pas.
Donc je suis
inquiet pour l'Euro 2016. Merci. On va ouvrir une nouvelle page de l'émission avec Henri Vernet, le Parisien, et les questions des lecteurs de notre partenaire,
le
Parisien, aujourd'hui en France.
Bonjour,
Henri. Bonsoir Thierry. Bonsoir Nicolas Dupotesseur.
Bonsoir Henri
Vernet. Je vous propose de découvrir justement cette question d'un internaute sur votre espace politique. Découvrons-la ensemble. Voilà. Il vous demande, vous empêchez le FN d'avoir 4 ou 5% de plus en plagiant ses idées.
Pour
qui roulez-vous finalement ? Nicolas Sarkozy, François Hollande
? Si
vous regardiez
les
électeurs qui votent pour nous, aux dernières régionales,
c
'est intéressant d'ailleurs, ce sont des électeurs qui viennent surtout du centre et pas du tout du FN. Et puis au-delà de ça,
je
refuse justement cette façon dont vous avez d'enfermer les Français
dans ce choix. Là, je suis en question d'internaute. C'est pas nous, c'est pas les
observateurs. J'ai jamais vu une personne dans la rue venir me voir pour me dire « Ah, vous piquez une voix au FN ». J'en ai jamais vu de ma vie.
Les
gens viennent me voir, me poser des questions. Justement, je vais permettre aux Français, pour la première fois, d'avoir un beau patriotisme serein, rassembleur, républicain,
qui
va leur permettre de sortir de ce piège infernal. Soit on continue avec les mêmes, soit on part à l'aventure. Je veux en gros, si je devais résumer,
et
donc je réponds à votre internaute, je veux résoudre les problèmes du pays sans en créer d'autres.
C
'est ça en fait. Parce que les Français savent bien, ils votent pour le FN en protestant. Mais au moment du second tour, il y a une réticence comme il y avait avec le Parti communiste dans les années 60. Souvenez-vous, le Parti communiste faisait beaucoup de voix comme le FN. Puis au moment de confier les clés, les Français se disaient « On va peut-être pas confier les clés ». Eh bien, moi je suis absolument convaincu
que
les Français veulent tourner la page de ceux qui ont failli.
J
'allais dire même qui ont trahi.
C
'est tout le sens d'ailleurs de mon livre où vous verrez, j'explique pourquoi ils ont trahi. Et je suis absolument certain que le FN finalement a stérilisé et ralenti
l
'alternative.
Parce
que les Français sont sages, c
'est
un vieux peuple sage, qu'on a vu beaucoup, qui a été trompé tellement de fois,
et
qui veut une alternative sérieuse. Alors, nous avons un projet sérieux. Je n
'ai
pas été réélu trois fois 80% dans une ville de banlieue si j'étais annexité.
J
'ai autour de moi des gens qui ont été élus, des centaines de maires qui ont été élus à la différence de ceux du FN. Nous avons un projet de réorientation de l'Europe qui est tout à fait solide. Nous avons un projet économique très sérieux. Nous voulons rétablir l'ordre. C'est exactement ce
qu'attendent les Français. Vous
avez parlé de votre projet. Néanmoins, pour mettre ça en œuvre, il vous faudra des alliés. Pourquoi
des alliés ?
Vous
êtes sur la quatrième
République, mon cher Vernet. Non,
je vous remercie pour la quatrième République. J
'en ai pris aussi.
La cinquième, ce n'est pas ça.
Non, vous avez beau progresser, vous avez dit vous-même qu'au régional, vous étiez au niveau, en gros, des Verts et du Front de Gauche.
Ce
n
'est
pas si mal.
Alors que tout le monde nous mettait à zéro.
D'accord, mais ça n'assure pas d'être un pivot central qui vous permettrait de gouverner tout seul. Donc, avec qui, vers qui vous tourneriez
-vous ?
Est-ce que vous iriez chercher vos alliés plutôt du côté, pourquoi pas du Front National ? Marion Maréchal-Le Pen cite votre nom. Elle dit que vous êtes quelqu'un avec qui elle pourrait gouverner. Ou, au contraire, est-ce que vous vous rapprocheriez plutôt des souverainistes de gauche ? Vous avez côtoyé Jean-Pierre Chevènon.
Oui, qui est venu à quelques mois. Oui, qui est venu à mes universités
de rentrée aussi.
Alors, où on est-vous aujourd'hui ? Où est-ce que c'est ? Ça vous gêne. Le contraignant, il
est où ?
Mais il est dans le rassemblement.
C'est une vraie
question. Mais je suis
gaulliste. Le gaullisme, c'est quoi ? Au sens noble du terme. C'est l'indépendance du pays, c'est-à-dire le droit des Français à décider pour eux-mêmes. C'est ma différence avec les Républicains ou les Socialistes qui ont confié les clés de la Maison France à Bruxelles. Ça, c'est l'indépendance de la France. Et c'est ce qui me rapproche, pourquoi pas le dire, d'un chevènement, d'un front de gauche même de Mélenchon ou de Marine Le Pen.
C'est clair,
ce
sont les
gens... Attendez la suite. Ce sont les Français qui ont voté non en 2005 et qui sont majoritaires en France. Bon. Non à l'Europe.
Et
puis, non à la dérive de l'Union Européenne. Pas à l'Europe. Non
à la Constitution Européenne.
C'est ma différence. Ça, c'est le premier point. Pour autant, à partir de là, il y a des différences entre nous. Quand vous recevez quelqu'un de l'UMP,
vous
ne lui dites pas éternellement pourquoi vous n'êtes pas avec le Parti Socialiste, quelles sont les différences avec les Verts. Il y a quatre parties de, j'allais dire, de soumission de la France. Les Socialistes, les Républicains, les
Verts et
les Centristes. Ils acceptent l'ordre
défini
d'en haut de Bruxelles.
Et
puis, il
y
a trois parties
qui
veulent remettre en cause cet ordre. Le Front National, Debout la France, le Front de Gauche.
Alors, avec qui gouvernez-vous
? Avec les Français, parce que l'élection présidentielle, ce n'est pas la Quatrième République. Je m'adresse à tous les Français pour leur dire. Je vous présente pour la première fois
un
beau projet qui n'a pas les excès du Front de Gauche et n'a pas les excès du Front National. Et c'est ce qui va permettre de sortir de la nasse, de l'échec, les Patriotes. Et je gouvernerai une fois élu avec tous ceux qui veulent bien me soutenir.
Alors, on en
entre
d'autres. Il y en a
beaucoup qui veulent bien me soutenir le jour venu. Rassurez-vous, à mesure que nous allons progresser dans les sondages,
à
mesure que nous allons progresser dans les sondages, vous aurez de beaux ralliements. Je les prépare et ils vous surprendront. Certains viennent de Gauche, certains viennent des Républicains, certains viendront du Front National. Je m'en fiche. Je veux rassembler les Français sur une ligne. Indépendance nationale, républicaine, redressement du pays, politique d'avenir. Et on va y arriver. Parce qu'il n
'y
a aucune fatalité à subir ce que nous subissons aujourd'hui. Et je dis aux Français, réveillez-vous, arrêtez de voter pour des gens qui vous ont conduit dans le mur.
C
'est ça la vraie question. La vraie question, elle n'est pas... Henri Vernet, elle n'est pas dans le monde politique, la question. Pardonnez-moi de vous le dire, ce n
'est
pas la question
de savoir si M. Guénaud... Non, non, ça revient à souvent chez vous. C'est vrai que les consommateurs
et les politiques, on est tous un petit peu complices. Oui, parce que vous êtes dépassés par un monde qui change. Et vous
mettez...
On est tous dépassés, sauf vous.
Non, vous mettez sur ce monde qui change les vieilles recettes.
Les
Français vont reprendre le pouvoir. La vraie question,
ce
n
'est
pas péjoratif, ce n
'est
pas de savoir si M. Guénaud va me rejoindre. La vraie question...
Mais il pourrait
? Je le souhaiterais. On pense la même chose surtout. La vraie question, ou M. Chevènement ou d'autres, la vraie question, c'est de savoir quand
nos
compatriotes, les Français,
vont
se dire au fond d'eux-mêmes,
«
Maintenant, ça suffit, je ne vais pas éternellement souffrir à cause de dirigeants qui se sont trompés et qui se trompent. » Moi, mon boulot, je ne sais pas le score que je vais faire. Je ne
suis
pas devin,
je
ne
suis
pas Madame Soleil avec une boule de cristal. Vous regardez
les sondages.
Les sondages, ils changent. Est-ce que M. Trump, quand il a commencé, s'il avait regardé les sondages, vous lui auriez dit quoi ? M. Trump, avec qui vous allez vous allier ? M. Renzi, maire
de Florence ? Non, ce n'est pas la question.
C'est la question que nous sommes le seul pays du monde,
un
peu à cause de vous, pas méchamment,
un
peu à cause de la
presse, qui recycle éternellement les mêmes. Il n'y
a
pas un pays au monde, Thierry Arnaud, ou quelqu'un qui a triché à
l
'élection présidentielle sur ses comptes,
ou
un Premier ministre
qui
a suivi l'expédition en Libye,
ou
un ministre des Affaires étrangères,
qui
était Premier ministre il y a 20 ans
et
a échoué. Il n
'y
a pas un pays au monde
où ces gens-là... Donc selon vous, il ne devrait pas se présenter, qu'elle est le Juppé pour parler de... Mais bien sûr,
il n
'y
a pas un pays au monde où ils oseraient penser, ne serait-ce qu'un dixième de seconde, se représenter. Pourquoi ? Parce que tout le système est tenu
par
une espèce de conformisme ambiant.
Ce
n
'est
pas de votre faute. Il
y
a aussi des pays où ceux qui ont échoué une fois à la présence ne se représentent pas. Les États-Unis que vous venez de citer. Vous vous êtes présenté il y a cinq ans, vous avez fait 1,8%.
Vous
me connaissez,
que personne ne me connaissait, et
que justement, dans un système fermé comme le système français, il faut être persévérant. Et j'ai un beau projet, je sais que les Français l'attendent, je me présente, et ce sont eux qui vont trancher. Après, c'est libre à eux de dire, on ne
veut
pas de celui-là.
Mais moi, je pense qu
'ils vont vous surprendre. Une question précise, à propos de vous présenter. Vient d'être votée une loi qui durcit le système des
parrainages,
le système des 500 parrainages. En gros, il faudrait tout simplement que les parrains eux-mêmes aillent présenter leur parrainage, ce qui veut dire qu'ils peuvent offrir une promesse et puis ne pas la tenir. Et aussi, qui remet en question le temps de parole, l'égalité du temps de parole entre les candidats dans une campagne. Qu'est-ce que vous en pensez de cette
loi qui a été votée ? Je vous remercie d'en parler, vous
êtes l'un des seuls à en parler. Vous voyez qu
'il
y a aussi du bon parfois.
Mais je sais,
heureusement. Heureusement. Il y a deux choses dans cette loi. Sur les parrainages, ça sera plus compliqué. Vous êtes en route, vous, ça
y est. Mais on les aura,
oui. Je ne suis pas inquiet, mais il faut travailler. Je fais appel au maire qui m'écoute.
La différence,
pour dire les choses clairement, c'est qu'ils sont désormais tous rendus publics, ce qui n'était pas
le cas jusqu'à présent. Et puis
surtout, tout est fait pour compliquer la vie des candidats.
Mais
ce qui est beaucoup plus grave, et je vous remercie d'en parler, c'est la première fois sous la Ve République
qu'on
met fin à l'égalité du temps de parole pendant trois semaines
avant les
15 jours de la campagne officielle. C
'est
-à
-dire
il
y a
cinq semaines, à partir du moment où
les
candidatures sont publiées par le Conseil constitutionnel,
et
jusqu'à maintenant, toujours eu l'égalité du temps de parole. C'est la première fois que les socialistes remettent en cause cette règle qui, je crois,
est inconstitutionnelle. La loi a été votée
par des LR et des socialistes.
Oui,
qui étaient bien contents de la voter. Et cette loi va favoriser qui
? Le
Front National, bien évidemment. D'ailleurs, c'est ce que volent les socialistes et les républicains pour enfermer les Français dans le tripartisme. Parce qu'en vérité, les socialistes et les républicains ne peuvent plus gagner
que
face au Front National. Et donc, ils veulent enfermer les Français dans ce piège. C'est criminel, démocratiquement. Et je dis aux Français qui m'écoutent, protester, parce qu'il est encore possible, il va y avoir la saisine du Conseil constitutionnel, et j'ai bon espoir que le Conseil constitutionnel rétablisse l'égalité du temps de parole. Henri Vernet, Thierry Arnault, honnêtement, et je suis sûr que vous, qui êtes des journalistes impartiaux, cinq semaines
sur
cinq ans,
c
'est encore trop pour le système. On veut vous faire taire, vous dites. Bien évidemment.
Cinq
semaines. Mais je compte sur l'impartialité des
journalistes qui, j
'espère, n'appliqueront pas
cette loi scélérate. C'est
votre point de vue. Merci beaucoup, Henri Vernet. On va tourner une page de pub, et on se retrouve tout de suite après avec Patrick Coquidé pour la page économique de cette discussion avec Nicolas Dupont. Il y aura tout de suite.
C
'est la suite de BFM Politique et le moment est venu d'ouvrir la page économique avec vous, Patrick Coquidé de BFM Business. Bonsoir, Patrick.
Bonsoir. Bonsoir, monsieur. Bonsoir. Dans votre programme,
il
y a une mesure qui va faire plaisir aux Français parce que vous proposez d'augmenter de 10% leur scélérat net en réduisant les charges sociales. Vous payez comment et vous nous faites le coût de la TVA sociale comme Nicolas Sarkozy ? Non.
Quel est le problème de la société française
et
de l'économie française
? Nos
entreprises n'ont pas de carnet de commande.
à
force d'avoir toujours précarisé plus les salariés, réduit les salaires, enfin plus exactement augmenté les charges sur la feuille de paix,
on
a une panne de la demande.
Quel
est le problème de la société ? C'est qu
'on
ne récompense pas le travail
et
que les revenus de l'assistanat ne sont pas assez différenciés de ceux du travail. Donc je propose quoi
? Je
propose de réduire de 40 milliards
les
dépenses
d
'assistanat, les fraudes à l'assistanat et à la grande faute fiscale.
et
d'affecter cette lutte implacable contre les abus de l'assistanat et de la grande faute fiscale à la réduction des charges salariales qui sont sur la feuille de paix et qui font qu'aujourd'hui, quand vous avez 1500 euros de salaire brut payé par l'entreprise, eh bien vous n'avez plus à la fin que 1160 euros nets. Et je dis que si nous réussissons à faire ces économies sur la grande faute fiscale et la fraude à l'assistanat, nous pouvons baisser les charges sur la feuille de paix dans la colonne salariés et revaloriser du pouvoir d'achat, relancer l'économie, relancer les carnets de commandes. Tous les chefs d'entreprise que j'ai vus depuis des années, tous, des PME, je ne
parle
pas du CAC, 40, des PME, me disent quoi ? Notre problème, c'est que le salarié, on lui donne 1500 euros, il touche très peu, il n'est pas assez motivé et que les revenus de
l
'assistanat font qu'on ne trouve pas assez de personnes pour travailler. Donc il faut appuyer sur le frein d'un côté et récompenser le travail de l'autre. C'est une oeuvre de longue haleine, je ne dis pas que ça se fait d'un coup de
baguette magique. Oui, précisément, parce que si c'était si facile de ça que de lever 40 milliards en luttant contre la fraude, le gouvernement n'aurait aucune raison de s'en priver.
Écoutez, je remarque que le gouvernement a trouvé 40 milliards pour les entreprises et c'est très bien, encore que je ne les aurais pas affectés comme ça. Je remarque que Nicolas Sarkozy propose 100 milliards avec Mme Kosciusko-Morizet de baisse d'impôts, donc sur les plus riches. Moi, je propose 40 milliards de lutte contre la grande fraude pour les affecter aux salariés et aussi aux petites retraites. Nos retraités ont subi avec ce gouvernement socialiste ce qui n'était jamais arrivé, c'est-à-dire la désindexation des pensions de retraite. Je veux réindexer les pensions de retraite sur l'inflation, car vous savez qu'à force de tout précariser, il n
'y
a plus de demande, il n
'y a
plus de consommation. Les gens vivent dans l'angoisse
et
il faudrait peut-être un jour s'occuper
des
bas salaires dans notre pays. Mais il faut parallèlement, bien évidemment, arrêter avec l'argent donné comme ça, notamment le RSA. J'estime que le RSA... Sur la CISANA,
c
'est quoi alors ?
Vous prenez ça sur un mois, c'est quoi
? Très simplement. D'abord, le RSA, une journée de travail par semaine en échange du RSA. Obligatoire. Obligatoire. Deuxièmement, on vient chercher le chèque en mairie
tous
les mois pour éviter que des étrangers touchent le RSA en vivant à
l
'étranger ou de ceux qui ont la double nationalité. Troisièmement, j'arrête de verser le RSA à des Européens qui sont en France depuis trois mois.
C
'est scandaleux de voir des Polonais, des Roumains, des Espagnols, des Italiens, etc., des Anglais, venir dans notre pays, arriver au bout de trois mois et toucher le RSA. Ça suffit. Il n
'y
a pas un pays au monde qui se comporte comme cela. Je mets fin à l'aide médicale pour les étrangers en situation irrégulière et j'ouvre des dispensaires où, bien évidemment, on les soignera en cas d'urgence, mais où on arrête ce guichet ouvert.
Nous
luttons contre la fraude à la carte vitale.
Nous
pouvons récupérer environ 10 milliards d'euros. 10 milliards. C'est considérable. Et le réinjecter en faveur de ceux qui font l'effort de se lever tôt le matin, qui veulent travailler, qui ont travaillé les petits retraités.
Sur
le chômage, vous avez visiblement trouvé la solution. Vous savez, on crée un million d'emplois, on récupère un million d'emplois de l
'étranger. Pas comme ça, rassurez-vous. Vous voulez
relocaliser ?
C'est
du Harman-Mondebourg, un petit peu, ça, finalement. Eh
bien, il n'avait pas
tort.
Oui,
mais comment vous faites pour relocaliser ?
Je vais
vous expliquer.
Produire
français, acheter français. Mais vous ne pouvez pas obliger les Français à acheter français. Il ne s'agit pas
d'obliger. Il s'agit de faire en sorte que nos entreprises aient intérêt à produire en France. C'est pour ça que la baisse des charges qu'a faite le gouvernement du Pacte de responsabilité ou du CICE, j'aurais fait ce qu'avait proposé Montebourg, c'est-à-dire je l'aurais ciblée sur les entreprises en concurrence avec l'étranger. Je ne
vois
pas l'intérêt de baisser les charges sur la grande distribution qui ne va pas délocaliser les grandes surfaces sur la poste ou les banques. Donc, j'aurais concentré la baisse de charges sur les entreprises qui affrontent la concurrence internationale. Deuxième mesure fondamentale que je propose, la division par deux
de
l'impôt sur les sociétés
pour
les bénéfices uniquement réinvestis sur le sol français.
Vous
savez où ça se fait ça ?
Aux
Etats-Unis, dans certains Etats américains. Parce que les Américains défendent les intérêts du peuple américain alors que les
dirigeants français... François Hollande l'avait
à peu près promis en
2012. Oui, mais il ne
l
'a pas fait. Deuxième mesure très importante. Troisième mesure, pour les PME, je fais sauter les seuils ou je les bascule car vous savez tous aujourd'hui
que
vous avez une entreprise de 9 salariés, vous payez moins de charges sur chaque salarié que si vous en avez une de 20 et puis si vous passez à 60. C'est-à-dire qu'à mesure que des entrepreneurs recrutent,
on
les ponctionne d'un davantage de charges. Le système est fou. Il faut inverser. Quand vous recrutez, vous avez des baisses de charges. C'est exactement l'inverse qui est fait aujourd'hui, vous le savez bien. Enfin, une mesure très simple, les achats publics.
Le
Buy American Act. Aux Etats-Unis, les collectivités publiques peuvent privilégier les produits de leur pays. Vous faites ailleurs chez vous ? Je n'ai pas le droit.
C
'est bien le problème.
Mais comment vous changez la loi ?
Bien sûr. Mais c'est une loi européenne. Ah, mais il y
a
une différence entre nous. C'est que je ne suis pas soumis
à
la décision de gens qui ne sont pas élus
et
qui ont plongé l'Europe dans le chaos qu'on a vu sur ces images tout à l'heure.
Donc le préalable à la...
Pauvreté de masse. Le préalable
à l
'application de votre programme, c'est la
sortie de l'Union Européenne ?
C'est la renégociation, la renégociation des traités complètement. C'est-à-dire que si la France veut s'en sortir, il va falloir renégocier les traités. C'est une évidence. Une autre mesure très
simple, monsieur... Mais tout
le monde va être d'accord pour renégocier
les traités Vous savez qu'en
droit international, s'ils ne veulent plus de la France dans l'Union Européenne, très bien. Mais je peux
vous dire... Quelle est la
solution ? Alors, vous faites un référendum à la David Cameron ? Il
faudra un référendum, bien sûr, en France. C'est l'un de mes cinq référendums pour renégocier les traités. Je vais vous donner un exemple. L'étiquette. Je
propose une étiquette. Mais ça
existe déjà. Dans mon livre, vous l'avez. L'étiquette. Non, ça n'existe pas, l'étiquette telle que je la propose, que refuse Bruxelles.
La
part du produit en France,
de
chaque produit.
Quand
vous achetez un frigidaire,
vous
avez une étiquette très savante, la part de la consommation électrique.
C
'est important.
La
part du produit en France. Je
pense
que chaque Français, avant d'acheter un produit, sache où il est fabriqué. Pour qu'à prix égal, et à qualité égale, il puisse acheter français. Ça, c'est interdit par Bruxelles. Même M. Le Folle n'a pas réussi pour les plats cuisinés
à
avoir le droit
d
'avoir une étiquette. Vous savez, est-ce qu'on veut s'en sortir ou pas économiquement ? Si on veut s'en sortir économiquement, ce n
'est
pas la fin de l'Europe, c'est la réorientation de l'Europe pour que chaque pays puisse se gérer de manière indépendante. Et si on ne réoriente pas, on s
'en
va. C'est ça ?
Mais
on ne s'en ira
jamais de l'Europe. On est au cœur de l'Europe. Vous avez compris ce que je voulais dire. On quitte l'Union Européenne
? Mais cette Union Européenne va disparaître. Il va falloir en revanche construire une autre Union Européenne. Par exemple, des beaux projets, la lutte contre le cancer, la voiture propre, le panneau solaire de demain, inventer les nouvelles technologies de l'avenir. Là, on a besoin de l'Europe. Je propose des projets de coopération à trois ou quatre pays sur des projets d'avenir. Car dans la mondialisation, la France ne sera pas seule. Il est évident qu'il faut une autre Europe. Je ne suis pas contre l'Europe. Je suis pour
que l'Europe... C'est souvent l
'impression que vous donnez.
Non. Ce sont ceux qui défendent cette Europe à bout de souffle qui veulent faire croire qu'il n'y a
pas d'alternative. Personne ne prétend que tout va bien en Europe. Mais reconnaissez que ce que vous avez à dire sur l'Europe est
souvent
négatif. Non. Négatif
sur l'Union...
Pour
le dire
presque toujours négatif. Sur l'Union Européenne, oui. Mais sur l'Europe, on a besoin de l'Europe. Mais pourquoi l'Europe ne serait pas faite
pour
intervenir et faire un beau plan d'aide en Afrique pour lutter contre les plans migratoires qui sont mis en place aujourd'hui ? On n
'a
pas parlé aujourd'hui de l'affaire du traité avec la Turquie. L'Europe a décidé là. L'Europe, c'est-à
-dire
nos dirigeants. C'est une copropriété, l'Europe.
Il
n
'y
aura plus de visa au 1er juillet
pour
80 millions de Turcs.
Les
Français doivent savoir plus de visa pour 80 millions de Turcs pour rentrer dans l'espace Schengen.
C
'est ça, l'Europe, qu'on nous prépare ? Et donc, ce sera une invasion turque de l'Europe
? C'est clair que c'est
un danger public. C'est une folie. Et il n
'y
a pas que moi qui le dis. Tous ceux qui ont observé cet accord avec la Turquie montrent bien qu'on est pris dans un engrenage fou et que M. Hollande s'est laissé dicter sa conduite par Mme Merkel et M. Erdogan avouer que ce n
'est
pas très glorieux.
Merci beaucoup, Patrick. Merci à vous, Nicolas Dupont-Aignan. On va attaquer la dernière phase de cette émission. Ce sera l'After RMC avec Annabelle Roger. Bonsoir, Annabelle. Bonsoir, Thierry. Vous avez tout écouté et que vous avez sélectionné les passages de l'émission sur lesquels vous souhaitez revenir.
Absolument. Bonsoir,
Annabelle Roger.
Je voudrais revenir dans un premier temps sur ce qui s'est passé cet après-midi, place de la Bourse à Bruxelles, lors de l'hommage aux victimes des attentats de mardi. On vous réécoute.
C
'est tragique. Les terroristes ont gagné.
C
'est le désordre. Mais ces images, elles symbolisent l'état de l'Europe. Elles symbolisent l'anarchie, le désordre, les haines.
Alors,
vous avez réagi, mais vous n'avez pas condamné...
Non, mais je peux condamner si ça vous fait plaisir.
Bien évidemment. Je ne sais pas si ça vous fait plaisir. C'est évident qu'on condamne. Est-ce que vous condamnez
?
Bien évidemment.
Comment vous pouvez croire que je ne condamne pas ? Mais je condamne de la même façon les dirigeants irresponsables qui ouvrent les portes à la Turquie, qui vont faire entrer la Turquie dans l'Union européenne. M. François Hollande qui a pris une décision sans consulter le Parlement, sans consulter le peuple français et qui va avoir des conséquences incalculables.
De la
même façon.
De
la même façon. Parce que les haines qui ressortent de ces fous furieux que nous venons de voir là, c'est
la
conséquence de dirigeants
qui
sont sortis de l'histoire,
qui
ne défendent
plus les peuples. Pourquoi c'est leur faute à
ces dirigeants-là ? Enfin, on va revenir juste
ici. C'est l'ensemble. C'est l'ensemble quand vous laissez. C'est la même chose.
On a des citoyens qui rendent hommage à...
Mais on est d'accord.
Et des
militants. Mais bien sûr, c'est monstrueux.
Et vous dites, les terroristes ont gagné. Mais en quoi est-ce que les terroristes
ont gagné
sur ce fait
-là ? Vous avez bien compris que si les terroristes mettent
des bombes comme ça,
c
'est pour entraîner l'Europe
dans
des haines, dans des clivages terribles. C'est pour justement dresser les Européens les uns contre les autres. C'est ça, l'objectif. Si Al-Qaïda, si l'État islamique met des bombes par ça, c'est parce qu'il veut créer le désordre en Europe et que la situation est gravissime. Il
y
en a qui attisent aussi ce désordre.
Les 200
militants, c'est-à
-dire... Mais bien sûr, mais si vous
voulez...
Attendez. On va faire des 200 militants ce que j'appelle
le
parfait bouc émissaire pour ne pas parler des choses importantes. Ces 200 militants...
C'est existant. C'est
gravissime. Je suis le premier à les contester. Simplement, pendant ce temps-là, on va ne pas parler
des
chefs d'État européens qui sont incapables de contrôler leurs frontières, qui sont incapables d'expulser les imams qui prêchent la haine, qui sont incapables de développer l'économie pour que nos jeunes dans nos cités aient du boulot. Et ce qui m'importe, c'est qu'on ait une harmonie en Europe et dans nos pays. Et je suis très inquiet de ce qui est en train de se produire, c'est-à
-dire
cet enchaînement de haine lié à l'irresponsabilité de nos dirigeants.
J'ai bien compris. On poursuit, si vous le voulez bien, sur le terrorisme avec le deuxième extrait.
C
'est élémentaire. Enfin, des gens qui vous assassinent, des gens qui assassinent le peuple français. D'ailleurs, je remarque qu'on va les tuer à l'étranger. Alors,
la
moindre des choses,
c
'est la perpétuité réelle qui est une autre forme de peine de mort.
On
évoquait là la perpétuité réelle, la perpétuité effective. Il y a un principe dans la justice française qu'il faut laisser la porte ouverte ou en tout cas entre-ouverte à la réelle réhabilitation. Avec la perpétuité réelle ou effective, on la ferme, cette porte. Est-ce que vous êtes prêts à renoncer à ce principe ?
Oui, face à nos ennemis, nous sommes en guerre. Nous ne sommes plus en état de paix. J'estime que le devoir des chefs d'État, c'est de faire la guerre. Clémenceau le disait en son temps. Vous savez, on a attendu 1917 pour gagner la guerre de 1914 parce qu'on avait des hommes politiques lâches, faibles. On a attendu l'arrivée du général de Gaulle pour réagir de manière effective face au nazisme.
Au nom de la sécurité,
on renonce à ce
principe-là. Oui, bien évidemment.
Et c'est pour cela que je propose d'incarcérer immédiatement les 250 djihadistes de retour de Syrie comme l'avaient fait les Américains au lendemain de Père Larbourg.
Ils
avaient incarcéré
les Japonais.
On parlait des Américains. Une toute petite dernière question à laquelle vous n'avez pas répondu tout à l'heure. Thierry, vous avez demandé non, il n
'y a
pas de souci, c'est à propos de votre campagne présidentielle. Thierry, vous avez demandé si Donald Trump était un modèle pour vous. Vous n'avez pas
répondu.
Est-ce que Donald
Trump est un
modèle ?
Non,
ce
n
'est
pas un modèle. Je crois que Donald Trump est, comment dire, le symptôme d'une crise américaine
qui
est la même crise en fait d'un capitalisme mondialisé qui a oublié les peuples. Et j'aimerais tellement, et c'est tout le sens de mon combat politique comme gaulliste républicain, qu'on puisse résoudre les problèmes avant de les laisser pourrir.
J
'aimerais tellement qu'on réconcilie les peuples
avec
un peu de justice sociale parce que vous savez qu'aux Etats-Unis, il y a un millième de la population qui s
'est
accompagné
de la richesse.
Non, mais en tout cas, il y
a
un programme beaucoup plus protectionniste que les conservateurs ou les démocrates, que Mme Hillary Clinton. Donc, moi, ce que je demande, vous savez, ce n
'est
pas compliqué. J'aimerais tellement qu'on ait à la fois de l'ordre, de la justice sociale, qu
'on
prépare notre pays pour relever les défis de l'avenir, qu'on ait une belle Europe des coopérations, qu'on s'occupe de l'Afrique. Merci.
Voilà.
Ce ne serait pas si compliqué avec
un peu de bon sens.
Merci. Ce sera le mot de la fin. Merci beaucoup.
Merci à vous.
Merci à Nabel Roger. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été ce soir l'invité de BFM Politique.