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interviewLa France insoumise· 28 septembre 2025 87 min

Meeting de Mathilde Panot, Raphaël Arnault et Léo Walter à Manosque

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à toutes et à tous. Bonsoir. Ça fait chaud au cœur de voir tout cela.

Je vois des copains du 05. Il y a du monde du 13. Il y a du monde de partout.

Du zé du 06 en plus. Magnifique. 84.

Bien du 84. Il y a tout le monde, il y a toute la PACA. Bravo.

Bienvenue à toutes et à tous dans les Alpes de Haut Provence. Je ne peux pas commencer sans adresser un salut fraternel aux camarades de la CGT des Alpes de Haut Provence parce que hasard du calendrier, c'est pas prévu mais aujourd'hui les Alpes de Haut Provence sont à la fois sur le champ du politique avec le meeting de ce soir et sur le champ du syndical avec les 130 ans de la CGT qui était fêté et qui continue à être fêté toute la journée au mai. Donc, je voudrais vraiment de la part de toute la salle adresser un salut fraternel et son oral tant qu'à faire aux camarades de la CGT0 dont je sais que certains certaines ont abrégé leur journée syndicale pour venir ce soir.

Bienvenue à toutes et à tous. Le combat syndical et le combat politique comme vous le savez sont au cœur de mon engagement. Bienvenue.

Je voudrais ensuite ne n'oublier personne. Ça va être difficile. Je m'excuse par avance si j'en oublie parce que j'ai la dure tâche de faire les remerciements et c'est toujours quelque chose de dangereux parce qu'on oublie toujours quelqu'un ou on risque d'oublier quelqu'un.

Je voudrais d'abord remercier monsieur Galtier à tweeté tout à l'heure pour le souligner et c'est vrai la la mairie de Manosque nous prête gracieusement cette salle. Donc je tiens à remercier la mairie de Manosque pour l'accueil qu'elle offre à la France insoumise. Je voudrais remercier bien sûr les insoumis et les insoumises du 04 qui ont énormément bossé pour préparer cette soirée et en particulier le groupe d'action de Manosqu.

Et puis je me permets même un petit particulier pour Bernard qui s'est occupé de toute la tout le côté administratif et cetera. Donc c'était un gros boulot. Merci à toutes et à tous. sans insoumis, il y a pas d'insoumission et c'est grâce à eux et à elle qu'on est là ce soir.

Je voudrais remercier également les camarades du service d'ordre et il y en a là aussi tout est là. Il y a des camarades qui sont montés du 06, du 13, du 83, du 84. parce qu'il y en a qui sont descendus du 05 parce que comme vous le savez et et j'en reparlerai un peu plus tard, malheureusement quand on fait un rassemblement de la France insoumise et bien il peut y avoir des gens qui se disent tout d'un coup que tiens, on peut venir peut-être perturber tout ça.

Alors on nous avait annoncé quelques perturbations, apparemment ils sont pas venus. Bon peut-être qu'ils ont des grandes bouches sur les réseaux mais qu'ils ne viennent pas. Mais toujours est-il qu'on ne peut pas tenir un tel événement sans qu'il y ait un service d'ordre qui permet que tout ça se déroule dans le calme.

Donc un immense merci aux camarades du service d'ordre. Je vais continuer les remerciements avec les équipes techniques de la France insoumise qui nous permettent d'être actuellement en direct sur les réseaux. Donc tenez-vous bien, cette vidéo est enregistrée en direct et puis sera retransmise sur les réseaux régulièrement.

Merci à elle et à eux qui sont arrivés dès hier soir pour installer la salle pour tout préparer. Euh un grand merci également au cabinet de Raphaël et Mathilde avec qui on a organisé leur venue et puis bien entendu un immense merci à Raphaël et à Mathilde d'être là ce soir. On est extrêmement fier de recevoir à Manosque ce soir le député de la première circonscription du Vaclus, Raphaël Arnaud et la présidente, ma présidente pendant 2 ans, la présidente du groupe parlementaire insoumis à l'Assemblée nationale, Mathilde Panés Alors, je voudrais remercier aussi, ça va peut-être surprendre certains, mais je voudrais remercier les bas du front euh qui depuis l'annonce de cette de cette soirée poste sur les réseaux sociaux en dessous des de chacun des postes de Mathilde ou de Raphaël ou des miens qui annoncent la soirée un certain nombre de messages.

Je suis très sérieux, je les remercie sincèrement. D'abord parce que bah entre ceux qui m'ont fait vomir, il y en a quand même quelques-uns qui m'ont fait rire parce que c'est d'une pauvreté intellectuelle sans nom. Je voudrais les remercier parce que ça m'a permis de faire un certain nombre de signalements parce que je rappelle quand même à toutes et à tous que bah le racisme, l'homophobie, le sexisme sont des délits et sont condamnables et donc on peut faire fermer des comptes pour ça.

Et inviter Raphaël Arnaud, inviter Mathilde Panot, ben c'est un appô phénoménal pour attraper tous ces gens-là. Et donc je les remercie de cela. Et puis et puis le premier tweet que j'ai posté, moi c'était pour dire si mes souvenirs sont bons, le grand honneur et l'immense fierté ou l'immense plaisir que j'avais à les accueillir.

Alors on m'a dit grand honneur, groin groin tout ça. Bref, des trucs hyper intelligents. En fait, en les lisant, je me suis rendu compte au fur et à mesure que je l'ai signalé accessoirement, mais je me suis rendu compte à quel point oui, j'étais immensément fier, immensément fier d'accueillir ce soir à Manosk en terre insoumise Raphaël Arnaud et Mathilde Panot.

Donc merci à elle et à eux. Je dirais à eux plutôt, c'est pas la peine de faire de l'inclusif. Je crois que j'ai vu un compte qui était manifestement tenu par une femme.

Tout le reste, c'est des c'est des hommes. Bon ben voilà, merci à eux de venir nous pourrir les fils, mais de nous garantir une fois encore que c'est nous qui avons raison. Et puisqu'on en est là, je ne peux pas, j'espère que j'ai le temps fou là, je ne peux pas m'arrê ne pas m'arrêter une seconde sur une magnifique tribune paru dans la Provence il y a quelques jours de trois conseillers municipaux de Manosqu parce que bon, c'était moins pire que ce qu'il y a sur les réseaux mais quand même c'était assez exceptionnel et donc je tenais à leur répondre.

Alors, apparemment euh d'abord on apprend des trucs dans cet article, on apprend qu'il y a un truc qui s'appelle les centristes avec Hervé Morin. Alors, c'est c'est incroyable. Mais en plus, les centristes avec Hervé Morin ont une représentante dans le 04, ce qui est encore plus incroyable.

Et donc en gros c'est ces gens-là donc une personne des républicains, une personne d'horizon si je ne me trompe et une personne des centristes avec Hervé Morin nous nous disent que ils ne veulent pas que Manosk devienne un laboratoire de l'ultra gauche parce que nous alors je ne sais pas ce que sont les centristes avec Hervé Morin. Moi je pense que c'est quelque chose qui est de l'ordre de l'infrooite peut-être. Mais en tout cas, s'ils pensent que nous sommes l'ultra gauche, ils sont pas prêts, hein.

Parce qu'en fait, il y a déjà le Conseil d'État qui a dit que nous n'étions pas d'extrême gauche. C'est pas nous qui le disons, hein. C'est c'est le Conseil d'État.

Par contre, le Rassemblement national, lui, est bien d'extrême droite. C'est le Conseil d'État qui le dit aussi. Alors, l'ultra gauche, n'en parlons pas.

Puis alors, il nous accuse de de on nous voit jamais à Manosque. Puis quelques lignes plus tard, on nous voit tout le temps dans les quartiers parce qu'on fait du clientélisme. Donc, je sais pas, il nous voit jamais dans les quartiers.

Peut-être c'est parce qu'ils vont pas dans les quartiers, mais apparemment nous on y est tout le temps. Bah très bien, on y est tout le temps, il y a pas de souci. Et puis ils nous disent que nos valeurs sont dangereuses pour Manosque.

Alors je vous le dis ce soir, nos valeurs sont dangereuses pour Manos. Je ne sais pas s'il parle de la justice sociale et fiscale. Je sais pas s'il parle de nécessaire bifurcation écologique, je ne sais pas s'il parle de la 6e République.

Mais en tout cas, apparemment, c'est dangereux pour Manosqu. Bon et ben moi à l'inverse, je suis très heureux et très fier d'accueillir ce soir la présidente d'un groupe qui à l'Assemblée nationale a tenu bon depuis le début à tenu bon surt qui a permis la constitutionnalisation de l'IVG et ça on le doit en particulier à Mathilde Panot qui est là ce soir qui n'a rien lâché jamais sur les questions sociales et puisqu'on reparle des retraites en ce moment je suis immensément fier d'avoir fait partie de ce groupe parlementaire qui a l'Assemblée nationale a tenu jusqu'au bout dans la bataille des retraites. Je tiens vraiment à le redire.

Ça me semble absolument essentiel. Je suis très heureux et très fier d'accueillir la présidente d'un groupe qui est resté fidèle au programme du Nouveau Front populaire quand tellement d'autres lui tournent le dos. Et puis je suis surtout immensément fier de faire partie d'un groupe parlementaire qui a refusé d'applaudir le soutien inconditionnel à Israël le 8 octobre et qui n'a jamais rien rien lâché sur la lutte pour une Palestine libre et sur le soutien à Gaza malgré les torrents de bou, malgré la haine, malgré les accusations insupportables au petitfils de résistant que je suis.

Et je voudrais vous lire un petit quelque chose parce qu'il faut pas oublier. Toute la violence déchaînée contre Israël et à Gaza ne prouve qu'une chose. La violence ne produit et ne reproduit qu'elle-même.

Horrifier, nos pensées et notre compassion vont à toutes les populations désemparées victimes de tout cela. Le cesser le feu doit s'imposer. La France doit y travailler de toutes ses forces politiques et diplomatiques.

Les peuples palestiniens et israéliens doivent pouvoir vivre côte à côte en paix et en sécurité. La solution existe, celle des deux États conformément aux résolutions de l'ONU. Et bien non, ceci n'est pas un discours d'Emmanuel Macron avantier.

Ceci est le tweet du 7 octobre de Jean-Luc Mélenchon. Ce tweet qui nous a valu tant de haine, tant d'accusations. Est-ce que quelqu'un peut retirer un mot ou ajouter un mot à ce qu'il a dit ce jour-là ?

Absolument pas. Donc comme d'habitude et comme toujours, nous avions raison. Ils avaient tort.

Aujourd'hui, ils se rangent à notre avis. Mais il est hors de question pour eux de dire que nous avions raison. Alors moi je le dis ce soir, nous avions raison et nous en sommes immensément fier.

De la même manière que je voudrais redire que nous sommes immensément fiers que sur la flotille qui flotte actuellement vers Gaza, il y a six députés de la France insoumise, deux députés européennes, quatre députés au Parlement et que Rima Hassan, Emma Fourau, Gabriel Catala qui était parti sur la précédente flotille, Marie Mesmer, François Picmal, Alma Dufour, Farida Amrani sont la fierté de la France insoumise. Nous sommes heureux et fiers qu'il soit sur la flottille et nous sommes honteux, profondément honteux, que l'Italie de Mélonie, que la Slovénie, que l'Espagne envoie des bateaux pour les protéger et que la France ne fasse rien à part condamner et encore condamné à mi voix comme le fait Jean-Noel Barre depuis le début. On avait c'était c'était quoi ?

Bruno demande, c'était Bruno Leire qui demandait aux entreprises d'être gentille et maintenant on a Arnaud non comment il s'appelle ? Jean-Noël. Jean- Noël.

Jean- Noël condamne. Je voudrais dire aussi un petit mot de deux trois petits mots aussi pour sortir de certains clichés qui sont faux et absolument faux. Oui, nous sommes debout au côté des Palestiniens et nous défendons Gaza.

Mais le premier homme politique de rang national qui a condamné l'invasion de l'Ukraine à 5h du matin, c'est Jean-Luc Mélenchon. Mais nous condamnons et nous combattons au côté des camarades qui au Congo au Soudan se battent contre la guerre là-bas aussi. Donc arrêtez de comparer les génocides, arrêtez de comparer les guerres en disant que nous nous intéressons qu'à Gaza.

Ceci est faux. Arnaud Legal, député référent des abes de haute de Provence. Nadjomangoli, Carlos Martin Sbilongo, Jean-Luc Mélenchon lui-même se sont rendus au Sénégal pour parler de ce qui se passait au Congo, pour parler de ce qui se passait au Soudan.

Donc la seule le seul mot d'ordre pour la France insoumise, c'est la paix. Nous voulons la paix. Nous combattrons pour la paix et nous combattons pour la paix partout. et oui souffrait que nous combattions également contre le génocide à Gaza.

Et la dernière petite musique sur laquelle je voudrais revenir, c'est que la présence de de Mathilde Panot ce soir, de Raphaël Arnaud montre une chose, c'est que quand on nous dit que la France insoumise a abandonné la ruralité ne s'y intéresse pas et cetera, bah d'abord c'est parfaitement fou parce que je rappelle quand même que le deuxème meeting de campagne en 2021 de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2022 s'est déroulé à Château-Harnou et que c'était déjà Mathilde Panot qui introduisait ce meeting là mais que nous avons reçu aussi d'ailleurs accessoirement Jean-Luc Mélenchon juste avant était à Auin dans l'Avon 3500 habitants. Donc pour vous dire que la ruralité on y est. On a reçu Manuel Bonpard en avril dernier.

On a reçu Daniel Obonau qui est venu à Manosk présenter sa proposition de loi sur les services publics. On a reçu Clémence Geté qui est venu présenter le livre de l'Institut Labessé sur combattre l'extrême droite. Donc non, la France insoumise n'abandonne pas la ruralité et puis surtout je demande, j'exige même le respect pour les dizaines les centaines de militants de la France insoumises dans les départements ruraux et en particulier dans les Alpes de Haute Provence car nous avons droit au respect.

Nous combattons sur le terrain. Nous sommes partout. J'habite un village de 283 habitants.

Le premier qui me dit que je m'occupe pas de ruralité, qu'il vienne y habiter. Après, on en discute. Ça va, j'ai le temps.

Je vais dire un petit mot quand même à Raphaël et à Mathilde pour qu'ils sachent où ils arrivent parce que ça me semble important. Euh les Alpes de Haute-Provence, c'est un département insoumis et ça depuis toujours. Et je vais vous le démontrer.

Je vais vous raconter une petite anecdote. En 2012, Jean-Luc Mélenchon se présente à Enin Baumont aux législatives afin d'aller combattre Marine Le Pen. Il réunit ses militants dans un gymnase et il leur dit "Voilà comment nous allons faire campagne.

Nous allons faire campagne comme dans les Ales de Haut de Provence." Vous pouvez trouver la vidéo. Nous, c'est notre immense fierté.

Pourquoi il dit ça ? Ben parce que en 2012, on a fait une campagne exceptionnelle dans ce département. On était pas nombreux mais alors on était partout.

On recouvrait la vallée de l'urance. C'était tout rouge, il y avait écrit prenez le pouvoir. On allait dans tous les villages, on rencontrait tout le monde, on distribuait des tractes.

Et je voudrais d'ailleurs adresser un salut au nom de toute la salle, en tout cas tous les copains copines des abdos de Provence qui le connaissent à mon camarade Stéphane. On était quatre dans la voiture toutes les nuits et Stéphane est malade. Stéphane ne peut plus participer à nos campagnes mais Stéphane est toujours à nos côtés et je voulais lui adresser ce soir vraiment un immense salut et un immense merci. 2012, on a fait ça. 2017 on y est retourné.

On a fait une présidentielle exceptionnelle, une campagne présidentielle exceptionnelle et puis on était au deuxème tour et on était au deuxème tour face à quelqu'un qui s'appelle Christophe Castaner et qui à l'époque était déjà ministre de la Macronie. Et puis en 2022, on y est retourné puis là cette fois-ci on a gagné. D'ailleurs, j'ai vu que vous aviez envie de virer un petit peu Retaillot.

On a une certaine expérience pour virer les ministres de l'intérieur, donc vous n'hésitez pas. On peut on peut rendre service. Et je voudrais terminer sur la campagne certes que nous avons perdu en 2024 mais qui est une campagne absolument magnifique et une campagne qui sonnait comme une victoire parce que très franchement on n jamais vu autant d'insoumis sur le terrain.

On n jamais vu autant d'idées insoumises qui infusaient. Et oui, on a perdu on a perdu de ça et la prochaine fois ben on y retourne et puis on va gagner. Et l'insoumission dans le 04, ça remonte à beaucoup plus longtemps que ça parce que je rappelle que nous sommes dans le pays de décembre 1851, l'insurrection base alpine contre le PCH de Napoléon 3, Napoléon le petit qui ne s'appelait même pas Napoléon I-là.

Donc on est habitué au PCH ici puis on est habitué à se lever contre les PCH. Et donc le petit coup d'état du petit maître de l'Élysée de juillet 2024, on ne va pas le laisser passer. et on est là comme en 1851 et on va faire une insurrection, une insurrection citoyenne, une insurrection base alpine mais à la fin c'est nous qui allons l'emporter, c'est sûr.

Pourquoi c'est si important ? Mais parce que les Alb de Provence malheureusement, c'est aussi un laboratoire de l'extrême droite. On se rappelle de l'AS cette ce petit groupe là qui menaçait Jean-Luc Mélenchon et Christophe Castaner.

Ils ont drôle de choix de cible. Enfin bon, c'est un problème de de d'attentat. Euh je rappelle que la principale euh arrestation s'est passée dans le 04 à Fort Calquier et je rappelle que le jeune homme qui a été arrêté à ce moment-là avait l'arsenal chez lui hein, 17 armes dans 4 de guerre et ainsi de suite et qu'il avait menacé sur les réseaux euh des jeunes militants euh antifa du 04 et le représentant de Jean-Luc Mélenchon dans le département à savoir moi-même.

Donc oui, l'extrême droite est présente ici et l'extrême droite violente peut l'être aussi. Et puis on se rappelle qu'Éric Zemour, je sais pas pourquoi, est venu deux fois dans le 04 faire son université d'été. Moi, je compte sur nous là, je le dis à tout le monde pour que ça soit la dernière et que la prochaine fois, ils pas venir.

Euh, et puis malheureusement depuis 2024, nous avons deux députés d'extrême droite dans ce département. Donc, c'est un laboratoire de l'extrême droite, mais c'est aussi un laboratoire du dégagisme parce que en 2022, il y avait deux députés macronistes dans ce département et puis on a voté et puis il y avait un député RN et un député LFI. D'accord.

Donc on sait faire ça aussi, mais c'est aussi malheureusement un laboratoire du siotisme. Et je voudrais avoir un petit mot pour Sophie Vaginer Rie Courme qui me qui m'a succédé à l'Assemblée et rappeler à tout le monde que le 12 décembre 2022, elle a quitté les les républicains parce que Eric Sioti arrivé à la tête des républicains et qu'elle a fait une conférence de presse avec Camille Galtier, maire de Manosk et David Géant, maire de Fort Calquier. Il quittait tous les trois les Républicains en expliquant qu'il ne pouvait pas rester dans un parti dirigé par Eric Sioti et qui flirtait avec le rassemblement national.

Et il disait d'ailleurs dans cette conférence de PR, je l' regardé hier qu'il ne voulait être ni étouffé par l'idéologie macroniste. Alors il y en a deux qui sont chez Muselier maintenant qui est le représentant de Macron dans la région ni supplétifive du RN. Ben la trisème qui a quitté les républicains parce qu'il y avait Sioti et qu'elle voulait pas être avec le RN, elle s'est présentée pour le parti d'Éric Sioti en 2024 et au côté du RN.

Bravo ! Franchement fascinant, fascinant. Donc on est malheureusement ce laboratoire là.

Oui, j'ai oublié de dire qu'en 2017 quand même, on a été le laboratoire de la Macronie. Il ne faut, je sais pas, ils nous soutiennent. Super.

Non non, c'est pour nous. Euh en 2017, n'oublions pas que nous étions le laboratoire de la Macronie. Les deux candidats qui ont été investis en 2017 pour législatif par le Parti socialiste ont été investis par le Parti socialiste et entre leur investiture et l'élection, ils sont passés chez LREM.

Il s'agissait entre autres de Christophe Castaner. Donc on est vraiment un laboratoire dans le 04 et donc ce que nous inventons ici on va pouvoir le transporter ailleurs parce que ce qu'on invente ici aussi c'est une ruralité inventive, joyeuse, novatrice et on va être fort de futur victoires. D'ailleurs, ça claxonne déjà dehors comme si on avait gagné.

Pourquoi c'est essentiel qu'on porte ces victoires là ? Parce que ça fait 8 ans de macronisme. 8 ans qui ont jeté 1,2 million de personnes dans la pauvreté et permis aux 500 plus grosses fortunes de doubler leur fortune dans ce pays. 8 ans qui ont déplacé tellement le curseur à droite que aujourd'hui quand on propose de taxer 1800 personnes qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine, levez la main 100 millions d'euros, on propose de leur prendre 2 % c'est un scandale absolu et on a le MEDEF qui va manifester.

Ils vont faire un meeting le 13 octobre. C'est incroyable. J'ai hâte de voir ça.

Et une manif CAC 40 avec 40 types. Ça ça va être ça va être génial. Bref, mes camarades, n'arrêtons jamais de rêver, n'arrêtons jamais de lutter.

On va y retourner, on va gagner. Et ce soir, on accueille des gens qui vont nous aider à remporter ces victoires. [Applaudissements] Et je voudrais tout de suite inviter sur scène quelqu'un qui lui a gagné et a démontré aussi en 2024 qu'on peut gagner dans une circonscription soit-disant ingagnable et face au rassemblement national. quelqu'un qui est un symbole de la lutte antifasciste à Lyon et ailleurs, qui est aussi un symbole de la dérive autoritaire du gouvernement Macron hein, puisque je rappelle quand même que Retaillot a fait dissoudre la jeune garde et que nous nous sommes au côté de la jeune garde.

Je voudrais un tonner d'applaudissement pour le député de la première circonscription du Vacluse, Raphaël Arnaud. [Applaudissements] Bonsoir. Bonsoir à tout le monde.

Ça fait plaisir d'être ici. Merci pour l'invitation. Merci effectivement à tous les camarades qui se sont employés à cette à cette date, à cette mobilisation.

Je sais combien il en coûte, notamment auprès du service d'ordre. Voilà, encore des remerciements que je réitère comme Léo l'a fait. Évidemment très fier d'être ici avec Léo et Mathilde.

Voilà, j'y reviendrai un peu plus tard sur mes débuts à l'Assemblée nationale et notamment dans ce groupe parlementaire. Mais voilà, très grande fierté d'être ici avec vous. Forcément, vous vous en doutez.

Effectivement, je vais vous parler de l'extrême droite. Euh on a présenté quelques minutes avant la la dureté de la circonscription dans laquelle on a évolué. D'ailleurs, personne nous disait gagnant, mais quand je vous dis personne, c'est personne de chez personne.

Y compris les camarades insoumis qui me disaient "Messi, messi on va y aller mais ou ça va être chaud." Et alors qu'on a eu les fichiers et compagnies qui sont sortis dans les médias, alors là vous vous en doutez, c'est la catastrophe. Il y a plus personne vraiment qui misait sur nous.

Mais on l'a fait. On l'a fait tout simplement parce qu'on a gardé la tête haute. Certes, en gardant un cap politique, on a transigé sur rien.

On a été sérieux. On a démontré qu'on était capable d'incarner justement ce qui se passait, ce qui est en train de se passer dans la jeunesse, dans dans la société, y compris particulièrement justement dans cette jeunesse. Et c'est ce qui a permis, c'est ce qui a été les fruits de de cette victoire.

Donc évidemment, on a été extrêmement fier d'éjecter le Rassemblement national et pas un chouya. On a gagné quand même à plus de 4000 voix d'écart. On a fait un écart de 10 points sur la députée sortante du Rassemblement national.

Donc évidemment, c'est des enseignements qu'on doit en tirer de ne jamais lâcher pour la suite. Et on est venu énormément me reprocher évidemment durant cette campagne, vous l'avez compris, cette campagne médiatique, on est venu énormément de me reprocher mon passé militant, mon passé militant qui est toujours actif puisque je n'ai pas cessé d'être antifasciste au cas où il l'aura oublié. Je poursuis évidemment cet héritage antifasciste aussi à l'Assemblée nationale au à au côté de mes collègues de la France insoumise et tant d'autres.

Mais on est venu me reprocher ce passé militant qui visait à faire terre les violences de l'extrême droite, à les écarter, à les à les à les éviter, voir même à les repousser physiquement. On s'en est jamais caché. Et je pense que ça a encore malheureusement une actualité assez sérieuse et presse.

Malheureusement, plus seulement sur la partie est du territoire. On a beaucoup parlé de la Provence qui historiquement il y a eu la la renaissance, on va dire, de l'extrême droite avec des anciens de l'Algérie comme l'O et cetera. une extremo extrêmement violente qui sont remonté dans tout le couloir ranien évidemment en passant par Lyon qui a été une plaque tournante de l'extrême droite radicale jusqu'au nord mais jusqu'ici on avait des territoires qui étaient plutôt émancipés de l'extrême droite je pense notamment à la Bretagne ou à toute la partie ouest du territoire qui était émancipé à la fois du vote du Rassemblement national et à la fois des violences de l'extrême droite.

Aujourd'hui, c'est plus le cas. On a un vote du Rassemblement national qui monte et en même temps des violences qui s'accroient. Je pense notamment à la ville de Brest dans laquelle je me suis rendu ce jeudi pour un rassemblement au côté du de notre collègue député Pierre Pierre Yve pardon Cadalin.

Donc une ville historiquement de gauche qui est marquée ces dernières semaines, ces derniers mois par une multitude de violences et il y a à peine quelques jours, une trentaine de néonazis ont attaqué une place simplement parce qu'elle était identifiée comme étant de gauche en lynchant des gens au sol et cetera et cetera. Et donc on a organisé ce rassemblement et évidemment dès que je peux je me rends en soutien de ces rassemblements et c'est ça qu'on vient me reprocher. C'est ça que évidemment l'extrême droite vient nous reprocher, c'est de lutter fermement contre ces violences, les dénoncer, les démasquer, voire même les repousser encore une fois et jusqu'à l'Assemblée nationale puisque preuve en est, on a aussi réussi à déloger une députée du Rassemblement national.

Donc une stratégie antifasciste large qui a qui a eu des des résultats très concrets sur le terrain. Et c'est encore une fois ce qu'on vient de reprocher dans une ville où j'ai grandi comme à Lyon où il il existait cinq locaux d'extrême droite public néonazi royaliste, néofasciste, péténistes. On avait on avait à peu près toute la faune et la flore aujourd'hui il n'existe plus de locaux d'extradroite publique dans cette ville de Lyon.

On y est arrivé avec nos petits bras. Donc c'est ce qu'on doit répéter partout pour éviter que aucune localité ne doit se transformer en un futur lion. C'est-à-dire avec une multitude de violence d'extrême droite.

Et figurez-vous, c'est la première fois que ça m'arrive. J'ai été assez surpris d'autant plus dans ce contexte. Encore une fois, je viens de vous rappeler qu'il y a eu une trentaine de néonazis qui ont attaqué directement une place identifiée comme étant de gauche.

Donc ce rassemblement antifasciste, il y a des personnes qui ne se sont pas rendues, notamment du Parti socialiste. Ils ne se sont pas rendus à ce rassemblement antifaschiste. Et vous allez me dire pourquoi ?

Ben, on se pose la question. Ils ne sont pas venus tout simplement parce que je me rendais moi aussi à ce rassemblement antifasciste. C'est-à-dire que la présence d'un militant aujourd'hui député antifasciste fait que le Parti socialiste, en tout cas local, décide de ne pas se rendre à ce rassemblement.

Ça en dit long un peu sur le sérieux que portent les gens envers la situation notamment de fascisme en cours, de faschisation de la société. Et ça fait un peu flipper, je vous avoue, au-delà du fait que oui, on peut ouer huer, pardon, ces gens-là et cetera, ça fait assez flipper pour la suite euh de se dire que ouais, il y a des gens sur qui on pourra pas compter, mais ça on en a conscience et c'est pour ça que l'unité, oui, on a toujours misé pour notamment avec la jeune garde, l'unité oui, à tous les étages, à tous les niveaux, il faut la chercher, mais avec les gens qui ne lâchent rien et pas seulement les partis électoraux, avec des associations, des collectifs, des syndicats, peu importe, avec des gens qui ne détournent pas le regard lorsqu'il est un génocide à Gaza, avec des gens qui n'étournent pas le regard lorsqu'il y a des violences de l'extrême droite, avec des gens qui dès qu'ils en ont l'occasion censurent des gouvernements qui multiplient les attaques sociales réactionnaires aux racistes. Et donc et donc effectivement on fait face aujourd'hui ce n'est pas seulement les milices d'extrême droites qui agissent dans la rue, on l'a bien compris avec des députés du Rassemblement national qui s'agitent qui pèsent aujourd'hui sur la politique nationale notamment en demandant la dissolution de la jeune garde mais pas que.

On a tout un tas de mesures effectivement ils votent avec les Macronistes, ils construisent ensemble y compris sur les lois qui attaquent les plus pauvres. Mais ce qu'on observe effectivement, c'est un tournant autoritaire dans ce pays au plus haut étages notamment jusque voilà des jusqu'à Emmanuel Macron lui-même, jusqu'à des membres du gouvernement comme Bruno Rotaillot et cetera qui crie à balle voile par exemple dans une réunion raciste qui multiplie les injonctions au mouvement social. Je pense notamment à 80000 policiers qui sont déployés sur le territoire avec des interdictions de manifestation.

Bref, on va pas vous refaire tout le processus. Oui, un tournant autoritaire est en cours et un jeune prometteur, je sais pas si vous le connaissez, qui a du du talent, un certain Jean-Luc Mélenchon, qui a dit récemment euh que euh ce tournant autoritaire n'était ni plus ni moins, et je le rejoins parfaitement, n'était ni plus ni moins qu'un manque en réalité d'autorité légitime envers la population. On a un pouvoir qui de plus en plus est isolé et donc le mouvement autoritaire forcément vient compenser ce manque d'autorité légitime du pouvoir en place.

Et c'est ce qu'on observe sous nos yeux avec ce qu'on pourrait appeler une triple crise d'abord économique puis sociale puis politique dans laquelle nous sommes. On l'a bien compris avec un président de plus en plus isolé. Et c'est systématiquement dans ces périodes-là que le fascisme tout à coup repointe le bout de son nez comme une solution possible au dominant comme un un solution de prolongement donc de l'exploitation économique et sociale avec évidemment un tournement autoritaire et raciste comme on aurait jamais imaginé euh jusqu'ici.

Donc on l'a compris, ce génocide à Gaza est un tournant pour les réactionnaires, est un tournant pour les suprémacistes de tout bord. On a vu d'ailleurs des alliances contre nature avec des antisémites de la première heure qui tout à coup se mettent à regarder des suprémacistes israéliens en disant tiens si on pourrait pas être ensemble pour massacrer des musulmans. Donc on a vu effectivement des suprémacistes blancs sauter sur l'occasion d'un nouveau génocide, de nouvelles politiques évidemment tourn autour de la question de l'islamophobie.

Et ça c'est pas un hasard. Encore une fois se mêle à la question de l'autoritarisme au retour du fascisme. La question du racisme comme un projet politique, pas seulement comme quelque chose moralement qui serait pas bien, moralement qui serait pas bon pour les personnes visées et cetera.

C'est pas seulement ça la question du racisme, il faut le comprendre comme étant un projet politique. D'ailleurs, c'est pas un hasard si les Elon Musk par exemple et tous les gens de son entourage parce qu'il y a pas qu'ellon Musk aux États-Unis, il y a tout un tas de gens de son entourage et cetera. Ces gens-là, ils viennent d'où ?

Mais comme les Vincent Boloré, ils sont issus du colonialisme. C'est des produits purs du colonialisme. C'est des gens notamment comme Elon Musk qui ont grandi en Afrique du Sud, qui viennent de familles qui ont qui ont exploité durant de longues années notamment des produits précieux en Afrique du Sud et cetera.

Et tout à coup, lorsqu'il y a eu des mouvements décolonials, lorsque des gens ont dit que bah non, il pouvait arrêer à exploiter de cette manière les populations, les ressources et cetera et cetera, alors ces gens-là ont une enfin un une envie de revanche immense et c'est ce qui se passe pour tout un tas de personnes, y compris Elon Musk. Faut voir comment il parle de l'Afrique du Sud. Il dit que ça y est les noirs exploitent les blancs, que les blancs sont esclavisés pardon par les noirs.

Enfin, je veux dire évidemment avec tout un tas de fake news et cetera, ces gens-là sont revanchards jusqu'à la moile. Je pense à Bruno Rotaillo par exemple qui nous parle de l'Algérie tous les qu matins. C'est bien que ces gens-là effectivement ils ont un projet raciste en cours de revanche sur les périodes de décoloniales et cetera.

Et donc nous, tout notre intérêt effectivement et de ce point de vue-là, la Palestine est aussi un tournant politique pour nous. En premier lieu pour les Palestiniens et les Palestiniennes pour stopper ce génocide. Ça, j'imagine que tout le monde l'a bien en tête.

Évidemment, il faut stopper ce massacre et venir au secours des Palestiniens et les Palestiniennes qui risquent de disparaître à Gaza. Si on intervient pas, ça tout le monde l'a en tête. Mais pas seulement.

C'est aussi une plaque tournante pour notre futur à nous en tant que progressiste. Et j'imagine que tout le monde l'a compris avec cette flotti. On est un tournant internationaliste.

J'espère que tout le monde l'a bien saisi parce qu'en France évidemment qu'il y a des mobilisations. Mais ce qui se passe dans tous les autres pays qui sont concernés par cette flotti, c'est immense. Les camarades, on a vu des mouvements là en Italie très récemment de grève, de jours de grève, je crois, ils ont fait, ils l'avaient annoncé.

Bon, nos camarades italiens l'ont mis en place. On a même une mélonie quand même, c'est l'extrême droite qui rentre devant qui rentre devant l'OTAN et cetera, qui tout à coup après de jours de grèffe de blocage du pays vient et dit "Qu'est-ce qu'on peut faire pour aider la flottie ?" Quoi ?

Donc c'est bien que c'est encore une fois par la lutte, par la grève, par des mouvements massifs qu'on arrive à à à ouais à tordre le bras à ces gouvernements quand bien même serait-il les plus autoritaires et les plus racistes. Donc on est loin d'avoir perdu la bataille et en cela, la question palestinienne va être aussi un tournant pour le futur de nos histoires militantes et notre futur internationalisme. Parce que très souvent, moi en tant que militant, je vous savez, on m'a beaucoup parlé d'internationalisme mais de façon très historique, de façon très éloignée et de façon très morale.

Bah là, on le vit actuellement, on vit l'internationalisme de plein fouet. On a sur ces bateaux sur les flottis des plus d'une quarantaine je crois de nationalités qui sont présentes intergénérationnelles aussi. Il y a François Picmal, j'ai lu au téléphone en viso, il me disait qu'il y avait une italienne de 75 ans qui était sur son bateau.

Mais c'est incroyable, elle a tout quitté et cetera pour venir sur la flottie. Bref, c'est des expériences immenses pour la suite et évidemment que c'est flotti et euh et cette lutte contre le génocide à Gaza seront un tournant pour l'avenir du monde et y compris de nos luttes à venir. Je vais pas trop, je vais pas trop m'atterniser.

Je voulais juste vous dire camarade, c'est que pendant longtemps en tant qu'antifasciste, on a lutté contre un fasciste qui pourrait arriver. Et d'ailleurs très souvent on on parfois on nous moquait d'ailleurs, on nous méprisait, on nous mettait un peu de côté, on nous disait "Mais qu'est-ce que c'est que ces uluberlus qui romance un peu la situation ?" Qu'on se le dise aujourd'hui les camarades, il s'agit plus de dire "Le fascisme arrive, le fascisme est là." Et je suis bien heureux que vous en ayez conscience.

On a un exemple très précis, c'est Donald Trump aux États-Unis. Alors oui, je vous l'accorde, on est encore à un moment de tournant. C'estàd toutes les institutions de la bourgeoisie classique, démocratie libérale et cetera n'ont pas encore sauté.

On n'est pas encore totalement tombé dans le fascisme. Mais là, on y va tout droit. Qu'est-ce qu'est-ce qu'on attend pour décrire ce qui est en train de se passer aux États-Unis comme le fascisme qui arrive, qui est en place petit à petit, qui s'installe et cetera.

Enfin, je veux dire, les institutions de la Maison Blanche traitent les sans papiers comme des aliens. Pour décrire les sans papiers là-bas, on met des emojis aliennes. Vous imaginez un peu le niveau de déshumanisation et évidemment toutes les politiques qui en découlent.

Toujours aux États-Unis, là, ça y est, Trump a déclaré par décret que les mouvements antifascistes seraient considérés comme terroristes. Enfin, je veux dire, je vois pas ce qu'on attend de plus pour décrire ce qui est en train de se passer aux États-Unis comme ça y est, le fascisme est là, on va devoir l'affronter. Et à celles et ceux qui est en train de nous faire croire, parce que c'est une volonté en réalité des grandes des grands dominants de ce monde et cetera, c'est de nous faire croire que ça y est, c'est déjà joué d'avance, qu'on a déjà perdu, reste à la maison surtout.

Et c'est ce qui s'est passé d'ailleurs dernièrement en 2024. C'était un peu l'idée, c'est-à-dire ça y est, le RN va gagner, de toute façon, c'est perdu. Regardez, tous les sondages nous disaient perdant tous.

Je vous parlais d'Avignon. Alors là, c'était encore pire. Évidemment qu'on on il souhaite qu'on reste à la maison mais preuve en est c'est que non on est en capacité de se mobiliser comme les dernières élections législatives et je vous avoue que si j'ai l'espoir en toute la société je vois quelques cheveux blancs ici dans la salle et je serais très heureux de lutter avec vous dans les prochaines années mais j'ai un espoir immense surtout dans la jeunesse. une jeunesse qui est pleinement consciente des enjeux et qui arrive à faire la jonction justement entre la question antiraciste, entre la question des coloniales, entre les questions social, entre la question du génocide à Gaza, entre la question antifasciste, la jeunesse arrive à mélanger toutes ces questions parce qu'elle a mis en conscience qu'on a un seul ami, c'est le capitalisme qui est en train de partir à la dérive totale et qui veut nous replonger à nouveau dans le fascisme.

Et ça, je vous avoue que c'est pas seulement en tant que militant que je vous dis ça, ouais, c'est super la jeunesse, on est heureux et cetera. parce que très régulièrement, je l'ai entendu chez des camarades militants et militantes l'idée de dire que quand on est jeune, on est un peu foufou quoi. Il y a un peu ce trucl dans la société.

Wou, quand on est jeune, on voilà, on va bloquer son lycée et cetera. Ouais, mais en fait non, c'est pas une mince à faire que d'avoir la jeunesse de notre côté. Ce qui s'est on fait on fait énormément de parallèles historiques avec ce qui s'est passé au siècle dernier, notamment dans l'Allemagne nazie à juste parce que malheureusement ça fait froid dans le dos, il y a beaucoup de parallèles à faire.

Mais la jeunesse était devenue enfin le parti nazi était devenu majoritaire dans la jeunesse. La première organisation qui est réussi à organiser dans les lycées, dans les facultés, dans tous les secteurs de jeunesse, c'était le parti nazi. La gauche était minoritaire par rapport à ce qu' avait réussi à faire les fascistes.

Nous, c'est l'inverse. On est en train de vivre une période inverse. Alors oui, certes, il y a une jeunesse d'extrême droite qui se qui se radicalise et cetera, mais qui reste aujourd'hui minoritaire.

Et à l'inverse, la jeunesse qui est majoritaire dans ce pays et partout dans le monde. Et c'est pas moi qui le dit en tant que militant sur nos bases d'observation, c'est des sociologues à travers le monde qui mènent des enquêtes et qui observve que oui, la jeunesse se radicalise particulièrement féminine mais pas que, qui se radicalise très fortement à gauche. Mais ça c'est une obène immense pour nous.

Ça veut dire que dans les années à venir, on a tout un tas de personnes qui sont à la fois pleinement conscientes des enjeux et qui sont prêts à bouleverser la société, à la transformer. Et c'est ça finalement qui est les effrais. Et c'est pour ça qu'il mettent autant de violence et autant d'énergie à vouloir nous détruire.

Donc voilà, je voulais finir sur ce petite note d'espoir mais juste avant de clôturer totalement ma prise de parole et laisser place à Mathilde Panneau, je vis juste vous parler un peu de la France insoumise parce que comme vous le savez peut-être, je n'étais pas militant de la France insoumise avant de m'engager en tant que député. Alors évidemment, on avait commencé à échanger ensemble, à travailler ensemble, notamment sur les questions antifascistes, mais j'étais pas militant de la France insoumise et forcément, j'avais pas mal d'interrogations. Je me demandais comment ça allait se passer au sein du groupe parlementaire et cetera avec un peu de vigilance, je vous cache pas parce que je viens du milieu militant et les organisations qui se plongent dans le combat électoral.

Forcément, j'avais un peu voilà, on avait un peu de vigilance et cetera, mais je vous avoue que je suis extrêmement heureux de faire partie de ce groupe parlementaire. Je vous le dis notamment avec des personnes qui en soin à la tête comme Mathilde Panot, comme Manuel Bompard qui tiennent la barque comme jamais en vrai moi souvent on me dit "Ouais Raf, tu es partout, tu te déplaces et cetera." Ça doit être dur.

Mais vous imaginez pas le travail qu'ils font notamment comme Mathilde, c'est incroyable. Donc vraiment applaudissez là s'il vous plaît. C'est assez incroyable ce qui se passe.

Et évidemment c'est pas seulement pour se faire plaisir et applaudir, c'est tout ce qui se passe politiquement dans ce groupe. Moi, j'ai découvert tout un tas de personnes différentes avec des des voilà des origines différentes, des parcours différents politiques et cetera. Et l'unité, on parle très souvent d'unitaire à gauche à juste titre se trouve justement ici.

C'est pas seulement qu'elle doit se cloisonner dans le mouvement de la France insoumise et c'est justement la force du mouvement de la France insoumise, c'est que le mouvement lui-même ne se cloisonne pas et va systématiquement tendre des mains et c'est ce qui nous est arrivé avec la jeune garde. On nous a tendu des mains à venir discuter, à venir échanger, voir même à construire des choses ensemble politiquement. Et c'est la force de ce mouvement politique.

Et je voulais juste vous dire d'en prendre soin les camarades, pas seulement par loyauté envers un outil organisationnel. On s'en fiche de ça. C'est de l'abrouti.

Ce qui est important, c'est le but politique. Et bien se dire que partout où on se déplace à l'étranger. Je pense ça a été le cas de Léo aussi s'est déplacé évidemment à l'étranger.

C'est le cas de Mathilde Panu. À chaque fois qu'elle se déplace, les retours qu'on a immenses les camarades. Les gens regardent ce qui se passe en France notamment grâce au travail de la France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon.

Il y a une attention toute particulière parce que ce qu'on a réussi à faire collectivement, c'est immense. À la fois être dans les luttes sociales, à la fois de mener des batailles à l'Assemblée nationale, de faire la jonction entre tout ça. Je peux vous assurer que dans tout un tas de pays, c'est inimaginable, y compris encore aujourd'hui et petit à petit, on ouvre des portes, on casse des codes, on avance et cetera.

Donc prenez conscience de la force de ce mouvement, prenez-en soin pour la lutte, les luttes qui sont à venir. Et voilà, je vous en conjure les camarades, gardez la tête haute. Soyez fier de ce qu'on est en train de faire.

On est très loin d'avoir perdu la bataille. Encore une fois, je vous parlais de la jeunesse il y a quelques instants. Donc on va gagner et au combat. [Applaudissements] Merci beaucoup Raphaël, merci pour ce message d'espoir et puis merci pour le petit mot pour le mouvement insoumi.

Bon effectivement nous pouvons être immensément fiers et je vous demande un tonner d'applaudissement pour celles qui à l'Assemblée nationale préside magnifiquement le groupe de la France. Mesdames et messieurs, [Applaudissements] donc bonjour à toutes et à tous. Déjà, je veux dire à quel point c'est un immense bonheur d'être avec vous à Manosque aujourd'hui.

Et je voudrais commencer évidemment par remercier Léo Walter pour l'invitation évidemment, mais vous toutes et tous du département des Alpes de Haute Provence qui avait fait en 2022 œuvre utile pour l'ensemble du pays en commençant par dégager Castaner les Borneurs. Et je voudrais vous en remercier. Vous dire évidemment que Léo Walter qui a été un député remarquable nous manque immensément à l'Assemblée nationale et donc il faut se tenir prêt à l' renvoyer très vite.

D'autant que comme Léo me le rappelait à l'instant, il se trouve que le député RND est celui peut-être l'avez-vous vu, qui en commission des finance s'est mis à lire un amendement pendant 10 minutes de la France insoumise dont il disait plusieurs fois nous députés insoumis avec tous les députés renchaient la tête juste en face sans qu'il ne se rende compte qu'il n'avait pas euh défendu son amendement. Amendement qui en passant était celui qui visait à augmenter les crédits de l'Office français de la biodiversité que l'extrême droite veut supprimer. Donc c'est d'autant plus drôle qu'il n'ait absolument pas vu ce qu'il était en train de lire.

Bon et je veux dire aussi un un petit mot sur Léo Walter qui est un militant extraordinaire et qui pour moi incarne ce qu'est la France insoumise, c'est-à-dire quelqu'un qui ne se bat pas pour lui-même mais pour les millions de gens qui en ont besoin dans le pays et qui compte sur nous. Voilà aussi l'espoir que nous incarnons dans ce pays. Merci Léo.

Et puis je suis immensément fier d'être avec Raphaël Arnaud aussi, qu'il soit effectivement dans le groupe parlementaire mais parce que Raphaël Arnaud, au-delà d'être lui aussi un militant euh hors norme et une démonstration politique à tous ceux qui ne cessent de dire que nous devrions nous cacher. À tous ceux même qui osent dire aujourd'hui qu'un insoumis serait le pire candidat face à l'extrême droite. Et bien Raphaël Arnaud a été élu député, nous en sommes extrêmement fiers, mais il a été élu député en chassant une parlementaire d'extrême droite et il l'a fait en portant fièrement un programme de rupture en ne se cachant pas d'être antifasciste, en ne se cachant pas d'être anticapitaliste.

Donc c'est une démonstration politique et vous entendrez parler de Raphaël Arnaud bientôt puisqu'il vient de déposer une proposition de loi avec d'autres camarades sur la gratuité des parkings des hôpitaux, ce qui est, je crois, un enjeu extrêmement important. Et évidemment, merci à vous toutes et tous d'être ici. Merci à celles et ceux qui ont organisé cette réunion et toute notre affection et nos pensées aux gens qui n'ont pas pu rentrer dans la salle parce que nous étions trop nombreux et nombreuses pour pouvoir rentrer toutes et tous ici et donc on les salue depuis peut-être le streaming ainsi que celles et ceux qui nous regardent.

Alors, Léo Walter l'a dit, il y a des conseillers municipaux, Macroniste, l'air qui se sont émus de notre présence ici et nous voilà, vous voilà en nombre et qui se sont émus en disant qu'ils s'opposaient à ce que nous venions avec Raphaël Arnaud ici à Manosque. Alors, je voudrais leur adresser les derniers mots que nous avions échangé avec Léon Landini. Léon Landini était le dernier survivant du groupe des fran tireurs et partisans main d'œuvre immigré. euh qui est mort et nous lui rendons hommage ce dimanche 21 septembre 2025 à l'âge de 99 ans et nous avions eu l'honneur de le rencontrer avec Jean-Luc Mélenchon au moment où il y avait eu la pantthéonisation de Méliné et Missac Manouchian et nous avions échangé avec lui et la première chose qui nous avait dit c'était évidemment il ne faut jamais se décourager.

Je vous le transmets parce que quand quelqu'un qui a à l'époque 97 ans vous dit cela, ça qui a été dans la résistance, ça fait toujours plaisir. Mais ensuite, il avait dit à Jean-Luc Mélenchon un mot que j'adresse particulièrement à ceux qui ici tentent de nous décourager de venir. Il avait dit "Quand on t'attaque beaucoup, ça veut dire que tu gênes beaucoup." Et il avait continué. "Et moi, quand je gêne, je suis heureux." Et bien mesdames, messieurs les importants, nous vous redisons ici, nous sommes heureux de vous gêner.

Alors, il faut savourer cette rentrée. Il faut savourer cette rentrée parce que en ce mois de septembre, toute la colère qui était dirigée contre la politique d'Emmanuel Macron et le dégoût qui est inspiré par cette politique, s'est donné rendez-vous dans les grèves et dans les mobilisations avec les 10 et 18 septembre plus d'un million de personnes qui sont sorties partout dans les rues pour dire et redire que nous voulons non pas d'un éème changement de tête de premier ministre mais un changement de politique que nous ne voulons plus de la politique d'Emmanuel Macron et de son monde. peur cette colère s'est donné rendez-vous et la macroïne a eu que pour seule réponse la répression et la peur et ils ont déployé Raphaël Arnaud l'a dit 80000 forces de policiers et de gendarmes.

Ça veut dire qu'ils ont déployé un effectif de police et de gendarmerie sur trois dans ce pays pour tenter de répondre aux revendications populaires. Et bien si nous sommes ici si nombreuses et nombreux, c'est pour réaffirmer que nous n'avons pas peur et que à chaque instant, il faut se rappeler que lorsque ne serait-ce qu'une seule personne tient bon relève la tête, alors elle permet à d'autres le faire et d'autres suivent derrière. Voilà ce qui s'est passé et n'en déplaise au puissant.

Quelque chose de très puissant se passe en cette rentrée de septembre qui va se continuer le 2 octobre. Il se trouve que l'envie de dignité dans ce pays, l'envie de lutte sont des envies contagieuses et que aucune matraque, aucune répression, aucune garde à vue n'arrêtera l'aspiration puissante dans ce pays qui est celle d'en finir avec Macron et de son monde. Je le dis parce qu'il ne faut pas banaliser le moment politique que nous sommes en train de vivre.

Si le monde entier regarde la France, c'est d'abord parce qu'on avait jamais vu dans l'histoire récente, en tout cas même si on regarde un peu plus lointaine, on avait jamais vu un mouvement qui arrive à gagner une victoire populaire aussi importante avant même d'avoir commencé. Rendez-vous compte que pour la première fois de toute l'histoire de la 5e République, un mouvement populaire avant même son début a commencé à réussi à mettre dehors François Bairou, son gouvernement et le budget cruel qu'il voulait présenter au pays. C'est la première fois de toute l'histoire de la 5e République que un premier ministre a tellement peur d'un mouvement politique populaire qu'il décide de s'autosaboter, qu'il invente une motion d'autocensure et qu'il a donc été obligé le 8 septembre dernier de demander un vote de confiance.

Je le dis parce que ce n'est pas anodin et nous les insoumis avons pris toute notre part dans le fait que en moins d'un ansi à dégager un gouvernement macroniste mais deux et nous sommes en voie pour le 3è. Oui, nous nous sommes fiers d'avoir participer à cette victoire populaire qui a permis de mettre dehors un premier ministre qui a menti devant la représentation nationale et mis sur des générations des enfants en danger notamment sur le scandale pédocriminel de Betaram. Comme nous sommes fiers d'avoir fait dégager Retaillot dont la seule présence au gouvernement justifiait une censure immédiate et qui était une insulte à des millions de français et de françaises dans ce pays lorsqu'il parlaient comme sous-pétin de français de papier de belles heures de la colonisation de régression vers les origines ethniques ou lorsqu'il criait à balas le voile bon débarras auillot Comme nous sommes fiers d'avoir protégé le peuple de France du pire budget que voulez-nous présenter François Bairou et la Macronie, le pire budget du 21e siècle.

Rendez-vous compte qu'après avoir fait pendant 8 ans des cadeaux aux plus riches et aux multinationales, les voilà qui arrivent présenter l'addition devant les gens en demandant aux chômeurs, aux malades, euh aux retraités, aux salariés, bref à absolument tout le monde de payer pour les cadeaux qui ont été faits au plus riches et au multinational. Et bien si nous étions aussi nombreuses et nombreux les 10 et 18 septembre dernier avec toutes les générations qui étaient dans la rue, des retraités aux travailleurs à la jeunesse qui était fortement présente dans ces mobilisations, c'est parce que personne ne s'y trompe dans le pays et que contrairement à ce que affirme à Touva monsieur Bairou, c'est-à-dire que le problème de ce pays ce serait les boomers, non, le problème ce n ce n'est pas celles et ceux qui nous ont élevés, c'est ceux qui nous ont dépouillé et tout le monde On l'a compris. Oui, si les gens sont sortis en nombre, c'est d'abord pour dire qu'il est insupportable que dans la 7e puissance économique au monde, il y ait les 500 plus grandes fortunes de France qui ai vu leur patrimoine doublé depuis 2017 et l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron tandis que 1,2 million de personnes tombaient sous le seuil de pauvreté. 1,2 million de personnes.

D'abord, ce ne sont pas des chiffres, ce sont des vies humaines. Mais il faut savoir qu'en France, il faut en moyenne 6 générations pour pouvoir sortir de la pauvreté. C'est donc des dégâts à très long terme que crée la Macronie.

De même qu'il est insupportable qu'on se retrouve dans un pays aussi riche que le nôtre avec une personne sur trois qui dit se priver régulièrement de repas juste pour pouvoir nourrir ses enfants. Voilà l'injustice qui a été dénoncée dans la rue. Voilà celle dont nous ne voulons plus.

Alors ce qui est intéressant, ce n'est pas juste la chute de François Bairrou qui est une victoire populaire parce que tout le monde savait qu'il allait chuter, à part lui qui faisait son tour des plateaux télé et qui espérait ainsi convaincre les Français et qui à chaque fois qu'il parlait convainquait plus de gens de manifester contre sa politique. Mais ce qui est intéressant, c'est l'ampleur de sa chute parce que non seulement c'est la première fois dans la 5e République qu'un gouvernement tombe sur un vote de confiance, mais c'est aussi la première fois que la défaite est aussi singlante. Il y a eu 2 tiers des parlementaires qui ont voté contre la confiance à Bairou et à son gouvernement.

Ce qui veut dire devant un désaveux aussi singlant qu'Emmanuel Macron n'a plus aucune légitimité dans ce pays pour continuer la même politique coûte que coûte. Alors évidemment Macron s'est empressé puisque la pression montait sur lui, il s'est empressé de nommer Sébastien le cornu à Matignon qui évidemment dès sa passation de pouvoir, la veille du 10 septembre, on peut pas faire mieux en terme de provocation, a indiqué qu'il allait mener une politique de rupture et un changement de méthode. Alors monsieur le Premier ministre, depuis Manoque, nous vous disons personne ne vous croit.

Personne ne vous croit car vous êtes le seul homme de France. qu'il aurait pas pu trouver une autre personne qui a participé à tous les gouvernements d'Emmanuel Macron depuis 2017. Donc Sébastien Lecornu a été dans tous les gouvernements, il est comptable de toute la politique et du chaos qu'on voit aujourd'hui dans ce pays.

Alors Sébastien Lecornu, c'est le visage de la brutalité sociale. C'est celui qui était en charge des revendications des grands débats des gilets jaunes et qui a donc proprement enterré l'ensemble des revendications qui étaient portées par le mouvement des gilets jaunes à l'époque. C'est celui qui a envoyé le GIGN et le raide contre le peuple guadeloupéen lorsqu'il manifestait pour avoir le droit à l'eau ou encore le droit à la santé.

C'est celui qui a refusé de reporter le 3e référendum en Kan Nouvelle-Calédonie menant euh à un passage en force jusque au moment du dégel du corps électoral qui a mis en danger 40 années de paix civil mené par les différents accords et qui fait que aujourd'hui la Kanaki Nouvelle-Calédonie est tout simplement en faillite dans une situation économique et sociale désastreuse avec 15 personnes qui ont perdu la vie. Voilà qui est monsieur le Cornu. Mais monsieur le Cornu, ce n'est pas seulement ça.

C'est aussi celui qui ne se contente pas de gouverner sans participation comme le faisait monsieur Baou avec le Rassemblement national puisque je rappelle que le Rassemblement national est celui qui a refusé par h fois de censurer le gouvernement Baou mais lui préfère dîner directement avec l'extrême droite avec madame Le Pen et avec monsieur Bardella. Comme ça, c'est plus simple, plus direct pour pouvoir donner euh les informations et c'est surtout, monsieur le cornu, l'incarnation de la complexité de la France avec le génocide en cour à Gaza. Je rappelle que cet homme a dit à de nombreuses reprises que la France n'envoyait aucune arme vers Netaniaahu et vers les criminels génocidaires.

Il se trouve que grâce à des collectifs, grâce à des journalistes, nous savons que depuis maintenant 2 ans de génocide, la France a livré un flux d'armes continu vers Israël et donc a permis à Netaniaou de continuer le génocide. Donc, monsieur le cornu, personne ne vous croit sur la rupture et je vais vous dire ce que nous nous apprêtons à faire, c'est de vous censurer le plus vite possible. Mais alors comme nous sommes gentils, nous ne regardons pas que le pédigré de la personne.

Il a un bilan certes, mais on va regarder les actes qu'il a posé depuis qu'il est premier ministre aussi pour voir s'il y a eu une rupture. Alors, son premier déplacement, vous allez apprécier la rupture, je crois. il se rend à l'hôpital public et là il explique à l'hôpital public que s'il y a un problème dans les finances publiques, j'espère que vous êtes tous bien assis, c'est parce qu'on a décidé de mettre beaucoup d'argent dans l'hôpital.

Alors, il y a une petite rupture parce que c'est vrai qu'Emmanuel Macron lui disait que le problème des urgences dans ce pays, c'était qu'il y avait trop de Mamadou. Donc c'est pas tout à fait la même explication qui était donnée, mais les soignants qui sont à bout, qui n'en peuvent plus dans ce pays, les patients dont le temps moyen d'attente aux urgences a augmenté de 45 minutes et avec la moitié des patients qui se rendent aux urgences, qui doivent attendre plus de 3h appréciant ce mépris incroyable de la part du premier ministre fraîchement nommé. Il y a eu 50000 lits qui ont été fermés depuis 2014 depuis qu'Emmanuel Macron était ministre d'un certain François Hollande.

Et vous ici, vous en savez quelque chose ? Car quand je parlais avec la CGT santé tout à l'heure, il m'expliquait que très régulièrement, il n'y avait qu'une seule urgence qui était ouverte la nuit et même parfois zéro urgence qui était ouverte la nuit. Et donc je vous redonne le slogan que donnait la CGT ici dans les Alpes de Haut Provence.

Plus de Samu, moins de le cornu. Bon, alors ensuite, je vous passe sur les petites choses qu'il a faites depuis. Bon, alors il a nommé conseiller éducation, quelqu'un qui a couvert des violences sexuelles et des viols sur des enfants dans du milieu scolaire comme si on voulait refaire le scandale de Betaram.

Il s'est aussi empressé de nommer deux fonctionnaires qui sont chargés de supprimer les structures publiques, c'est-à-dire de détruire l'État. Ça vous rappelle peut-être quelque chose. Il se trouve que par exemple c'était des premières mesures de ce qu'a fait le président argentin Ravir Miley qui lui aussi était avec sa tronçonneuse pour expliquer qu'il fallait détruire toutes les dépenses de l'État et qui se retrouve aujourd'hui à mendier auprès de Trump et des États-Unis pour pouvoir renfluer les caisses.

Et c'est aussi évidemment ce que Elon Musk avait fait avec Trump. Donc ça vous donne une idée du Trumpis qui agite maintenant la Macronie. Et puis il a donné cette fameuse interview aux parisiens.

Et alors là la rupture est évidente. Donc tac JCKman sur les riches, c'est rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune c'est abrogation de la retraite à 64 ans, c'est même la suspension qui a été demandée par certains qui voulaient dire avaler la retraite à 63 ans, aussi c'est non. Par contre, la réforme de l'assurance chômage, alors que je le rappelle dans notre pays, la moitié des privés d'emploi ne sont déjà pas indemnisés, là c'est oui.

Et la demande qui est faite depuis des années par l'extrême droite dans ce pays, celle de toucher à l'aide médicale d'État, ce qui est une folie sanitaire incroyable comme si un virus faisait attention au papier de quelqu'un en allant chez les uns et les autres. Au point que en Espagne, les avaient mis ça en place, c'est-à-dire supprimer une forme d'aide médicale d'État, ils ont dû revenir sur cette mesure tellement c'était contre-productif. Et bien là, revenir et euh raboter encore l'aide médicale d'État, là aussi c'est oui.

Alors euh la rupture n'est pas très claire, y compris dans les actes qui sont posés. Et euh puisque il l'a vu les syndicats qui ont été tellement ravis de ce qu'il avait proposé qu'ils ont directement annoncé une nouvelle journée de grève le 2 octobre où évidemment nous serons présents. Alors lors de cette rencontre avec les syndicats, Sébastien Lecnu a dit cette phrase.

Il a dit qu'il était le premier ministre le plus faible de toute l'histoire de la 5e République. Et bien monsieur le Premier ministre, nous vous proposons autre chose. Nous vous proposons d'être le premier ministre le plus faible de la 5e République mais surtout le plus court de toute l'histoire de la 5e République avec la censure que nous allons mettre en place.

Bon et je le dis parce que c'est important, il faut avoir conscience que pourquoi est-ce qu'il y a une certaine fébrilité dans la macronie ? parce que le corn c'est leur dernière cartouche. Je veux dire après on voit pas bien qu'il pourrait nommer Emmanuel Macron si ce nait se nommer lui-même à Matignon en essayant ainsi de pousser encore sur les institutions.

Nous sommes quand même au 3e premier ministre depuis 2024 depuis la dissolution qu'il avait lui-même décidé pour essayer de mettre le RN au pouvoir. Bon, nous sommes au 5e premier ministre depuis 2022 les élections présidentielles. Donc ce que nous nous proposons au pays est une issue positive. démocratique.

Lorsque vous êtes dans une impasse qu'Emmanuel Macron a lui-même créé, on ne va pas rester dans un pays dans lequel les premiers ministres tombent tous les deux mois, tous les 3 mois, tous les 6 mois. Donc il faut revenir devant le peuple de France pour qu'il puisse trancher sur les grandes options qu'il y a pour le pays et donc revenir à des présidentiels anticipés. Et pour cela, Emmanuel Macron doit être dégagé puisque tout le monde a compris que la France a un problème et qu'il s'appelle Emmanuel Macron.

Alors, il est temps de rappeler à Emmanuel Macron qu'ici nous sommes en France et que en France, ce n'est pas le roi qui change de peuple, c'est le peuple qui renverse le roi. Et nous ne nous contenterons pas de faire partir Emmanuel Macron. Nous voulons faire partir la 5e République avec parce que je veux redire que si nous y avions d'ors et déjà les outils que nous voudrions mettre en place dans le cadre d'une constituante, c'est-à-dire le fait que le peuple réécrive les règles du jeu, alors nous serions déjà avec la possibilité d'avoir une issue positive et démocratique au problème qui est posé au pays.

S'il y avait le référendum révocatoire, le fait que le peuple garde à tout moment le pouvoir sur ses élus, et bien cela fait fort longtemps que Emmanuel Macron aurait été dégagé et chassé par le peuple par un référendum révocatoire. S'il y avait ce que nous proposons dans le cadre du référendum d'initiative citoyenne, c'est-à-dire un référendum pour pouvoir abroger une loi, cela fait fort longtemps là aussi que la retraite à 64 ans qui a été imposée contre tous les syndicats, contre tout un peuple et même contre l'Assemblée nationale passée en 493 aurait là aussi été abrogée et je refais la promesse que nous avions déjà faite et que nous tiendrons. Nous reviendrons à la retraite à 60 ans et de même s'il y avait la possibilité d'initier des lois, ce que nous mettons aussi dans le référendum d'initiative citoyenne, cela fait aussi belle lurette qu'il y aurait eu par exemple des propositions de loi pour enfin taxer les dividendes dans ce pays, pour faire le partage des richesses, pour interdire les licenciements lorsqu'il y a des bénéfices ou encore pour conditionner les aides publiques qui sont versées par milliards et milliards.

à des grands groupes comme Sanopi qui licencient avec votre argent. Voilà ce que nous pourrions faire avec un référendum d'initiative citoyenne. Alors évidemment, on va vous expliquer que c'est impossible.

On vous explique à chaque fois que tout est impossible, qu'on y arrivera jamais. Et notamment c'est impossible puisque Emmanuel Macron a dit lui-même dans une interview qu'il ne partirait pas. Alors, comment expliquer aux journalistes que vous savez, ce n'est pas parce que Emmanuel Macron dit quelque chose que ça se passe comme ça.

Il se trouve que il y a quelques temps, il y a moins de deux tr semaines, Emmanuel Macron a dit "François tiendra, il tiendra jusqu'en 2027." Et bien François Bairou est tombé et donc il ne faut pas croire comme une parole d'évangile tout ce que dit monsieur Macron et c'est bien normal qu'il essaie un peu de s'accrocher à son siège. On va y en décrocher.

Alors il se trouve que cette fois-ci nous avons non plus juste le groupe parlementaire insoumis mais 104 parlementaires qui sont à la fois insoumis écologistes communistes et ultramarins qui ont signé la motion de destitution du président de la République. Et je vous assure que si vous y réfléchissez que 104 députés appellent à la destitution du président de la République pour avoir refusé de respecter le résultat des urnes, ça donne une ambiance de travail au pays qui est assez intéressante. Alors, mais il n'y a pas que cela.

Il se trouve que par exemple David Lissard qui est le président de l'association des maires de France appelle lui aussi à ce que Emmanuel Macron s'en aille. Jean-François Copé, vous avez aussi Valérie PCR. Et puis plus étonnant, c'est pour vous dire ça vient d'un peu partout, la pression monte sur lui.

Plus étonnant, même ses amis sont en train de le lâcher. Alors Bruno Lemer, par exemple, on apprend ça dans la presse, explique en privé que Emmanuel Macron ne tiendra jamais jusqu'en 2027 et qu'il devrait partir avant. Excellente idée.

Gabriel Atal, lui a expliqué dimanche dernier que la prochaine présidentielle permettra de, je cite, tourner la page du chaos. sous-entendu que Emmanuel Macron est le chaos ce avec quoi nous sommes là aussi tout à fait d'accord. Quant à Édouard Philippe, il explique qu'il en veut beaucoup à Emmanuel Macron.

Je vous dis ça pour vous montrer qu'il il y a une ambiance dans la Macronie, une ambiance de fin de règne, un peu de sauveyux qui montre que nous sommes à la fin d'un pouvoir et que nous pouvons faire en sorte de faire partir le président de la République et d'ainsi d'avoir une issue positive, démocratique pour le pays. Et comme nous sommes des gens magianimes, nous lui laissons le choix. Soit il peut démissionner, soit il peut-être destitué. [Applaudissements] Alors, nous devons le faire partir notamment parce que nous avons de grands enjeux devant nous et que ce que nous avons prédit pendant des années est en train de se produire.

À la fin, le moment de bascule, nous sommes en train de le vivre en France. Et ce moment de bascule, c'est le grand choix qui s'offre au pays entre eux et nous, eux, les fascistes et nous, le bloc populaire. Alors cela implique des grands choix pour le pays et notamment le fait de dire que la première des choses à faire est de faire partir la Macronie.

Je le dis puisque ils sont là à faire des grands débats sur les extrêmes. Vous avez compris alors l'extrême gauche et l'extrême droite, nous ne sommes pas l'extrême gauche. Le Conseil d'État l'a dit, mais surtout il se trouve que l'extrême gauche, il ne cesse de lui taper dessus alors que l'extrême droite eux ils préfèrent dîner avec et gouverner avec.

Bon, c'est ça la réalité du discours qui est fait. Mais surtout, la Macronie a une responsabilité historique dans la montée de l'extrême droite. Et je n'ai qu'à prendre trois chiffres pour vous en convaincre.

En 2017, quand Emmanuel Macron est devenu président, après avoir été ministre de Hollande, il y avait h députés d'extrême droite à l'Assemblée nationale. En 2022, 89 députés d'extrême droite ont été élus. En 2024, 142 députés d'extrême droite.

Voilà pourquoi notre première tâche est évidemment de tourner la page de la Macronie. Et je le dis d'autant plus avec un ministre de l'intérieur des missionnaires, monsieur Rotaillot, qui a dissou la jeune garde, c'est-à-dire les antifascistes et ceux alors que Trump de l'autre côté de l'océan est en train de décider que les antifascistes seraient des terroristes. Mais qui n'a par exemple, pour prendre un seul exemple, jamais dissous une organisation qui s'appelle les brigades françaises patriotes.

Les brigades françaises patriotes qui dont un des membres, un des responsables est responsable de l'assassinat de Jamel Benjabala dont personne n'a parlé dans le pays. Jamel Benjabala a été assassiné il y a exactement 1 an, le 31 août 2024. Il a été assassiné devant les yeux de sa fille de 9 ans avec ce militant néonazi qui lui qui l'a écrasé à trois reprises avec un véhicule devant les yeux de sa fille.

Nous avons retrouvé chez cet assassin une demi-douzaine d'armes, une centaine de munitions, des grenades mais aussi deux obus. Il se trouve que la brigade française patriote dont il fait partie appelle ouvertement à la guerre civile à tuer l'ensemble des musulmans de ce pays et il se trouve que cet homme avait à de nombreuses reprises insulté Jamel Benjabala de Bunou de Sarasin et d'autres insultes islamophobes qui étaient faites. Le caractère raciste du crime n'est toujours pas reconnu par la justice.

Mais pire que cela, un an après, la jeune garde est dissoute. Mais les brigades françaises patriotes ne sont pas dissoutes. Voilà.

Voilà. exactement ce qu'ils sont en train de faire. Donc la première des choses pour battre l'extrême droite, c'est de faire partir les macronistes.

Mais et cela va ensemble. Ensuite, nous devons battre l'extrême droite et notamment en allant convaincre partout que l'extrême droite est l'assurance vie du système, que l'extrême droite est celle qui a permis pendant déjà plus d'un an à Emmanuel Macron de continuer sa politique de malheur. Je rappelle que c'est Marine Le Pen qui s'est opposé à ce que la motion de destitution soit discutée en hémicycle et que donc elle a refusé que devant tout le monde puisse se faire le procès d'un président de la République qui ne respecte plus la souveraineté populaire et le résultat des urnes.

C'est de sa responsabilité si nous n'avons pas pu en parler il y a un an. De même, c'est Marine Le Pen qui a permis qu'un budget aussi cruel soit présenté au pays puisque c'est elle qui a refusé avec son groupe par h fois de censurer Baou et son gouvernement. Et je vais vous dire, puisque ils aiment comparer les extrêmes, et bien vous n'avez qu'à regarder les votes qui ont été faits depuis 1 an.

Et sur les l'analyse des votes, c'est étonnant à voir. Enfin, non, pas pour nous. Il se trouve que 76 % des votes de la Macronie et de l'extrême droite sont des votes communs.

Alors que votent-il ensemble ? Et bien, ils votent ensemble contre nos amendements pour rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune. Il votent ensemble contre l'augmentation des salaires, il votent ensemble contre le gel des loyers.

Il vote ensemble et cetera et cetera. Donc c'est l'assurance vie du système et vous n'avez qu'à voir comme l'extrême droite est en train d'expliquer que la taxe duman et la taxation des ultra riches ne changera rien et qu'ils ne sont pas d'accord avec cela pour comprendre que l'extrême droite est l'ami des milliardaires et qu'il continuerait exactement la même politique pour les riches que la Macronie. Alors oui, nous devons à la fois tourner la page de la Macronie et battre l'extrême droite, notamment car nous avons un des plus grands défis devant nous, le plus grand défi du 21e siècle que personne, aucune génération humaine n'a eu à affronter avant nous.

Évidemment, c'est celui du dérèglement climatique et celui de conserver le seul écosystème compatible avec la vie humaine. Normalement, dans tous les médias, on devrait parler de cette information qui dit que nous avons dépassé les + 1,5 degrés de réchauffement. Je rappelle que c'était la limite que nous avions fixé aux accords de Paris, notamment avec les États insulaires qui disaient à plus de 1,5°gr en moyenne de réchauffement, alors nous allons disparaître.

Et cet été, nous avons gagné une victoire idéologique majeure en plein cœur de l'été. Une pétition a été signée sur le site de l'Assemblée nationale et c'est extrêmement compliqué de signer sur le site de l'Assemblée nationale, je tiens à le dire, par plus de 2 millions de citoyens et de citoyennes, cette pétition visait à abroger la loi du plomb et notamment dans cette loi notamment la réintroduction de ce qu'on appelle un néonicotinoïde, un pesticide tueur d'abeille qui s'appelle l'acétamypride qu'il voulait réintroduire et permettre d'utiliser sur un espace très très grand sur le territoire français. Et bien cette pétition a recueilli plus de 2 millions de signatures avec des citoyens qui ont réaffirmé quelque chose de très important et qui ne se perdra pas dans la suite des mois qui vont qui vont continuer.

Cette chose très importante, c'est que le cancer comme d'ailleurs les maladies de Parkinson, comme le diabète sont des maladies politiques et que c'est l'organisation et la la manière dont est structurée la société qui nous rend malade et que nous n'acceptons plus cela. Voilà ce qu'a dit cette pétition avec une victoire importante qui a été obtenue déjà dans l'été, une première victoire qui est celle du Conseil d'État qui a du Conseil constitutionnel pardon qui a censuré la réintroduction de ce pesticide tueur d'abeille et qui nous a donc fait gagner sur un premier point. La deuxième victoire c'est que nous avons la semaine dernière réussi à faire en sorte que cette pétition soit examinée dans la commission des affaires économiques grâce notamment à Aurélie Trouvé.

Je dis première victoire parce que la loi du plomb est une horreur de ce que c'est faire qui avait été voté à la fois par la Macronnie et l'extrême droite qui sont absolument négationnistes sur la question du dérèglement climatique et que il y reste de forts enjeux sur la question des fermes usines de la question de l'eau et des mégabassines notamment et que donc nous avons donc décidé dans notre niche parlementaire qui aura lieu le 27 novembre de la broger totalement. Voilà une des choses que nous aurons à l'ordre du jour de l'hémicipe. Nous devons aussi y arriver car le niveau auquel est nous est porté le pays en terme de monde de malheur est arrivé à un niveau insupportable.

Comment est-il possible que dans la 7e puissance économique au monde, vous ayez des milliers et des milliers d'enfants en situation de handicap qui ne puissent plus aller à l'école ou dans des horaires très restreints parce qu'il n'y a plus assez d'accompagnatrices d'élèves en situation de handicap qui sont fort mal payés de ce pays et dont nous demandons un service public pour les titulariser et leur donner un vrai salaire et une vraie formation. Comment est-il possible qu'il y ait plus de 2150 enfants à la rue soit une explosion du sens-abrisme jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale ? Comment est-il possible que la mortalité infantile réaugmente dans ce pays ?

Ce qui normalement est un niveau de développement du pays qui fait que chaque année 2800 enfants meurent avant même d'avoir soufflé leur première bougie, c'est-à-dire avant leur 1 an. Comment est-il possible que un enfant sur c soit pauvre dans ce pays ou que encore cinq enfants placés à l'aide sociale à l'enfance, c'est-à-dire placé sous la protection de l'État est été tué cet été sans que ça n'émeuve absolument personne soit soit décédé pardon cet été sans que ça n'émeuve personne. Il faut donc dépenser plus.

Voilà la rupture avec le budget qui est proposé. Nous nous disons il faut dépenser plus et ceux qui ne cessent de vous dire que c'est impossible donc avoir les chiffres. Nous sommes la 7e puissance la plus riche au monde.

Savez-vous en terme de dépenses d'éducation à quel niveau nous sommes au niveau mondial ? Nous sommes au 59e rang mondial en terme de dépense d'éducation pour la 7e puissance économique, oui, nous dépenserons plus dans l'éducation et pour cela, il suffit d'aller chercher dans les bonnes poches. Alors, aller chercher dans les bonnes poches, ça nous ramène à ce qui se passe aujourd'hui, c'est-à-dire à l'attaque Zucman dont je voudrais dire un petit mot.

Alors déjà, il faut comprendre la victoire idéologique qu'on est en train de gagner en ce moment. Vous avez qu'à voir les larmes de crocodile qui est en train de faire que sont en train de verser le patronat, les plus riches qui ne cessent d'aller sur des plateaux télé en pleurant pour expliquer que ça sera la fin du monde. Bon, alors par exemple, vous avez Bernard Arnaud, l'homme le plus riche du pays, qui a dit que la taxe Zugman était une offensive mortelle.

Le directeur de la banque publique d'investissement qui a dit que c'était un délire communiste et le MEDEF. Là, vous allez apprécier la victoire idéologie totale que nous avons. Donc, ils appellent à un meeting le 13 octobre.

Alors, on a hâte de voir déjà puisque ça concerne 1800 personnes l'attaque Zucman. Donc la manifestation qu'il voulait faire au départ. On sait pas combien de personnes aura, mais ça va pas être brillant.

Alors, MEDF qui envoie un mail à ses adhérents pour les inviter au meeting du 13 octobre. Savez-vous ce qu'il est inscrit dans ce mail ? Je vous lis.

Le 13 octobre, soyons fiers d'être les vrais insoumis qui ne se résignent pas. Vous voyez la victoire idéologique ? Vous voyez ce que je veux dire ?

Généralement, [Applaudissements] généralement quand vos adversaires sont en train de pleurer, c'est toujours bon signe. Vous avez qu'à voir par exemple les ce qui s'est passé quand Sarkozi a été condamné à 50 de prison. Vous avez qu'à voir la manière dont il pleurait. ceux qui ne cessaient de pointer le laxisme de la justice et qui d'un coup sont en train de pleurer en disant que c'est absolument horrible parce que un ancien président va se retrouver en prison d'ici quelques semaines.

Alors donc généralement c'est bon signes quand les adversaires euh sont en train de pleurer. Alors je rappelle quelques petits faits sur la taxe duman qui sont importants à comprendre pour comprendre à quel point vous devriez compatir avec ces pauvres riches que nous voulons un peu taxer. Alors la taxe duman est un impôt plancher.

Ça veut dire que si vous êtes quelqu'un avec plus de 100 millions de patrimoines qui paye des impôts notamment de l'impôt sur le revenu, si vous payez par exemple déjà 2 % vous n'aurez rien à payer en plus avec la taxe dumane. Je commence par ça. Ensuite, il faut reprendre les chiffres.

En 2010, les 500 plus grandes fortunes de ce pays parce que c'est à peu près à eux que ça correspond. Si vous prenez du coup le ménage, ça fait 1800 personnes. Euh, il y avait donc représenté, ils avaient 200 milliards d'euros de fortune.

Aujourd'hui, ils sont à 1200 milliards, c'est-à-dire qu'ils se sont appropriés 42 % du PIB. D'accord ? Et bien avec la taxe Dukman, cet impôt communiste absolument horrible qui serait mortel pour les plus riches comme dit Bernard Rano, et bien il faudrait un siècle avec la taxe du Zukman juste pour qu'il revienne au niveau de 2010. et chaque année, il continuerait de s'enrichir.

Alors, je vais vous dire, mesdames et messieurs, les patrons d'IMEDF, d'abord beaucoup de petits patrons de ce pays ont envie qu'on relance la consommation populaire parce que les restaurateurs ont besoin que les gens puissent aller de temps en temps au restaurant, puissent prendre un dessert, puissent ne pas partager un plat de parce que les coiffeurs ont besoin qu'on puisse aller chez le caffeur et cetera et cetera et que la France est un pays où la croissance est tirée à 53 % par la consommation populaire. Donc ça c'est la première chose. Mais mesdames et messieurs les grands patrons, ne vous inquiétez pas, avec nous ça sera pire parce que nous nous mettrons en place l'impôt de solidarité sur la fortune renforcé avec les questions écologiques.

Nous nous mettrons en place une taxation sur les dividendes. Nous nous mettrons en place une taxation sur les superprofits. Bref, il va falloir s'habituer à sortir de ce séparatisme fiscal dans lequel vous êtes et à contribuer un peu au pays.

Bon, je le dis quand même parce que j'ai trouvé ça très drôle en plus que parce qu'en plus des grands patrons, vous avez évidemment François Baïou qui allait pleurer partout. Alors, rappelez-vous la dernière fois quand Barnier est tombé, Ellisabeth Born nous expliquait que les cartes vitales n'allaient plus fonctionner au 1er janvier. Bon et bien alors François Bairou s'il partait, c'était le chaos. le pays allait s'effondrer et cetera.

Et ben il se trouve qu'au moment où il expliquait que ça serait horrible de taxer un peu les riches, le conseil d'analyse économique qui est directement rattaché à Matignon sortait une étude faite par des économistes extrêmement sérieux qui montrait que si on augmentait un peu la taxation sur les plus riches, on aurait une augmentation, tenez-vous bien, des départs de 0,003 à 0,03 % des plus riches qui partiraient de ce pays. Autant vous dire rien du tout. Et puis s'ils veulent partir, bon débarras parce que nous nous ferons l'impôt universel.

Voilà pour dire que la France comme paradis fiscal, c'est fini et que c'est aussi l'enjeu que nous avons dans la période. Et en tout cas, en terme de victoire idéologique sur le fait que les riches doivent contribuer, je trouve que nous sommes en train de marquer d'immenses points et apprécier là aussi les larmes qui sont versées par nos adversaires. Et surtout, et je voudrais euh continuer par là, nous devons y arriver pour mettre un terme au premier génocide filmé en direct de toute l'histoire de l'humanité.

Alors, nous avons obtenu lundi dernier une grande victoire, même si cette victoire a un goût amer, mais nous avons obtenu une grande victoire avec la reconnaissance de l'État de Palestine qui a été décrété par la France et plusieurs autres pays qui ont enfin rejoint les 75 % des pays dans le monde qui d'ors et déjà reconnaissaient l'état de Palestine. Et je veux dire gloire aux millions de gens qui depuis des années luttent pour la reconnaissance de l'État de Palestine. Gloire au peuple du monde qui partout se sont mobilisés pour refuser que le génocide a lieu.

Gloire au peuple palestinien dont vient d'être reconnu malgré les conditions en berlificoté qu'a donné Emmanuel Macron dont vient d'être reconnu le droit à l'autodétermination et la reconnaissance du peuple palestinien. Alors, je veux revenir sur pourquoi cette reconnaissance a aussi un goût amè. Mais je veux commencer par dire qu'il faut aussi savourer à quel point cette reconnaissance de l'État de Palestine est une victoire là aussi populaire.

Et là aussi, vous n'avez qu'à voir les larmes de nos adversaires. Peut-être avez-vous vu Rachel Can sur ces news au moment de la reconnaissance de l'État de Palestine qui le sanglot dans la voix a dit au moment de l'état de la reconnaissance de l'État de Palestine, je pense au dome de fer, je pense aux roquettes réelles, je pense aux roquettes. Et ensuite, elle a continué en disant une vie vaut une vie.

C'est la propagande du Hamas. Voilà. Et peut-être avez-vous vu une autre scène qui à mon avis est la victoire la plus éclatante que nous ayons obtenue avec la reconnaissance de l'État de Palestine, c'est celle de Netaniaahu, ce criminel qui est poursuivi par la Cour pénale internationale qui parle à la tribune de l'ONU avec une immense majorité des pays du monde, en tout cas des représentants de ces pays du monde qui quittent la salle en refusant d'être là.

Et donc nous avons accru l'isolement de Netaniaou. Alors évidemment pour toutes celles et ceux qui luttent pour le droit du peuple palestinien à vivre en liberté, en dignité, cette reconnaissance a aussi un goût amer. Elle on ango amer parce qu'elle arrive trop tard après 700 jours de génocide après que des dizaines de milliers 65000 et nous savons que ce chiffre est largement sous-estimé plus de 65000 Palestiniens été tués par l'armée génocidaire de Netaniaahu après que l'offensive terrestre sur Gaza City est commencée la semaine dernière avec d'ors et déjà 700000 personnes qui cherchent à fuir alors qu'il n'y a nulle part où fuir et nulle part où on est en sécurité aujourd'hui dans dans la bande de Gaza.

Cette reconnaissance intervient alors que la famille est toujours utilisée comme arme de guerre avec ces images insoutenables qui arrivent d'enfants notamment qui sont transformés en squelettes. Et évidemment cette reconnaissance a un goût amer quand nous savons que nous ne sommes pas face à une guerre contre le Hamas quand même à le répéter Netaniaou et ses soutiens inconditionnels. fait face à un génocide. génocide qui est fait contre des enfants car je rappelle que la moitié de la population de Gaza est des enfants et que la moyenne d'âge des enfants qui ont été tués par Netaniaou est de 5 ans.

Voilà de quoi nous parlons et voilà pourquoi nous avons à la fois l'importance d'un pas qui a été franchi et un goût extrêmement amer. D'autant plus quand on voit que nous avons un président de la République qui alors qu'il a pris 18 trains de sanction avec l'Union européenne contre Vladimir Poutine pour avoir violé le droit international en Ukraine n'a toujours pris aucune sanction contre Natano et son gouvernement. Un goût amer quand nous voyons Emmanuel Macron qui permet par trois fois à Netaniaou de survoler le territoire alors qu'il est poursuivi par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale et qui là encore lui a donné l'autorisation de le faire alors que Netaniao a décidé de contourner la France.

Oui Gouer, quand nous voyons qu'il n'y a toujours pas d'embargo sur les armes, que la France n'a toujours pas agi sur la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël et goû à mer quand nous voyons l'extrême droite italienne poussée par le mouvement populaire extraordinaire de grève en Italie qui se sent obligé d'envoyer des avions des des bateaux militaires pour aider la flotti comme l'a fait l'Espagne quand la France ne fait rien si ce n'est dire dans un communiqué qu'il est déconseillé de se rendre à Gaza. Car Gaza est un endroit dangereux. Alors oui, cette reconnaissance a aussi un goût amè mais nous les insoumis n'aurons pas à rougir devant l'histoire et je suis fier d'être présidente d'un groupe parlementaire qui depuis 23 mois de génocide a posé toutes les semaines sans aucune exception une question au gouvernement sur leur inaction face au génocides à Gaza, sur les frappes sur le Liban, sur l'occupation de la Syrie. sur les frappes sur l'Iran, le Yémen, sur les drones utilisés dans les eaux Tunisiennes.

Comme je suis fier que Jean-Luc Mélenchon a représenté le mouvement insoumis en étant à la côté de l'Afrique du Sud lorsqu'elle portait plainte devant la Cour internationale de justice. Gloire à l'Afrique du Sud qui a mené la bataille sur cette question sur la reconnaissance du génocide. C'est encore des députés insoumis et le député insoumis Éric Cocrel qui a amené une délégation à Rafa là aussi pour s'opposer aux portes de Gaza au génocide en cours.

Nous avons été présents dans toutes les mobilisations. Les insoumis ont pris toute leur part dans la libération de George Ibrahim Abdallah qui est un fort soutien du peuple palestinien et qui était le plus vieux prisonnier politique à la fois français et européen. Et je suis fier de dire que nous avons six parlementaires qui se trouvent actuellement sur une flotti. flotti qui je le rappelle est légal et vise à briser le blocus qui lui est illégal de Gaza.

Il y a sur cette flotti parlementaires insoumis mais il y a 55 Français qui font partie des plus de 300 militants de 45 pays différents, soit la plus grande flottille jamais organisée pour tenter de briser le blocus illégal de Gaza. Et nous faisons ici une promesse. Nous ne laisserons jamais la Palestine disparaître.

Alors oui, nous devons y arriver et nous allons y arriver puisque on va vous expliquer encore une fois que c'est impossible. Rappelez-vous à chaque instant où vous vous sentirez un peu découragé, rappelez-vous de ce qui était dit sur l'ensemble des plateaux télé il y a un an exactement au moment de la législative anticipée qui avait été demandée par Emmanuel Macron lui-même dans tous les plateaux. 27 sondages sur 27, tous sans aucune exception, expliquer que l'extrême droite allait gagner et allait arriver à Matignon.

Et que s'est-il passé ? Il y a eu un mouvement inédit, jamais vu, à la fois de la jeunesse de ce pays, des militants associatifs, politiques, syndicaux, des quartiers populaires qui se sont rendus massivement aux urnes. Et là est apparue une vérité qui ne plaît pas tellement au puissant.

C'est pourquoi par exemple dans l'article en question qui était contre notre venue, ils expliquent que Léo Walter fait des caravanes avec les insoumis pour inscrire les gens sur les listes électorales, ce qui apparemment leur apparît comme un grand danger pour la République. Savez-vous que depuis 2016, l'État refuse de faire des campagnes d'inscription sur les listes électorales ? Savez-vous pourquoi ?

Et bien parce qu'ils ont peur de votre vote. Et ce qui s'est passé il y a un an leur montre exactement cela. Parce que lorsque l'onemmène une politique pour les riches, il y a un problème qui apparaît assez rapidement.

Pour créer un seul riche dans cette société, il faut condamner des centaines de milliers, voire parfois même des millions de gens à la pauvreté, au malogement, à la fin. Et donc lorsque vous allez aux urnes et que votre voix vaut autant que celle de Bernard Arnaud, et bien il y a beaucoup plus de gens au RSA, beaucoup plus de gens au chômage, beaucoup plus de gens qui n'arrivent pas à vivre correctement de leur travail que de riches qui ont été créés dans ce pays. Et donc apparaît une vérité qui leur paraît insoutenable.

Nous sommes plus nombreuses et nombreux queux. Voilà ce qui se passe. Je le redis car contrairement à ce que raconte certains qui voudraient vous désespérer, si nous n'allons pas avec un tel ou un tel, alors nous aurons perdu.

Il nous avait fait la même chose en 2022. Nous avons raté la dernière fois le second tour de l'élection présidentielle à 420000 voix. 420000 voix à l'échelle d'un pays.

Autant vous dire que ce n'est rien du tout. Donc ne croyez jamais ceux qui tentent de vous désespérer. Nous avons la force d'inventer un autre avenir.

Voilà la réalité qui est apparue l'année dernière dans ce pays et que nous allons encore continuer cette année. Cela passe par une première tâche puisque nous ne savons pas de quoi demain sera fait si ce n'est que nous allons mettre toutes nos forces pour mettre à la fois le cornu et Macron dehors. Cela passe par une première tâche.

Vérifiez votre inscription sur les listes électorales. Vérifiez la vôtre. vérifier autour de vous car sinon des gens ne pourront pas voter à des moments où des élections seraient appelées et notamment pour celles dont nous savons déjà qu'elle se tiendra, c'est-à-dire les élections municipales.

Ensuite, la deuxième chose parce que moi ça me donne aussi beaucoup d'espoir, c'est que il se passe quelque chose dans ce pays que des sociologues appellent la socialisation inversée. La socialisation inversée, c'est le fait que pendant très longtemps dans le pays, les sociologues disent "C'était souvent les adultes qui étaient prescripteurs de la manière de voir le monde, qui expliquai comment voir le monde, les parents, les grands-parents dans une famille, les professeurs dans dans une école et cetera et que pour la première fois, on observe une inversion de cette sociabilisation, c'est-à-dire que ce sont les jeunes générations qui vont expliquer et qui parfois vont même faire changer d'avis les générations qui nous précèdent." Je vais vous donner un exemple de quelque chose qui était impossible.

Tout à l'heure, Léo Valter a parlé du fait que nous ayons réussi à faire inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution. Pour changer la Constitution, il faut que l'Assemblée et le Sénat votent exactement dans les mêmes termes avant d'arriver en congrès. Donc l'Assemblée et le Sénat réuni.

Savez-vous qu'en 50 ans où l'avortement a été autorisé en France, jamais le Sénat n'a voté en faveur de l'avortement. Jamais. Et donc, il était impossible que nous réussissions d'ailleurs, juste avant que nous fassions nous insoumis dans notre niche parlementaire voter pour la première fois l'inscription de l'avortement dans la constitution et bien il y avait une tentative au Sénat qui avait échoué.

Alors, pourquoi est-ce que cela a fonctionné ? Des sénateurs et des sénatrices le racontent. Parce que au moment où le vote allait arriver, leur fille, leur nièce, leurs petites filles sont venues les voir et leur ont dit "Si tu ne votes pas pour le droit des femmes à disposer de leur corps, à choisir de continuer ou non une grossesse dans la norme suprême qui est la constitution, alors je ne viendrai plus jamais te voir à Noël, je ne viendrai plus jamais te voir aux vacances.

Bref, je ne viendrai plus jamais te voir tout court." Et c'est comme ça que des sénateurs et des sénatrices ont changé leur vote et que nous avons emporté ce droit nouveau dans la constitution. Alors force à vous, nous allons y arriver.

Et puisque ici nous sommes chez Jean Gunaot, je voulais terminer par une phrase qu'il écrivait qui dit "Le soleil n'est jamais aussi beau que le jour où l'on se met en route. En route pour la victoire les amis. Force à vous !

Nous vaincrons. [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Musique]