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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 17 septembre 2014 6 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalEnvironnement & énergieInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

François de Rugy

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteÉludée

    Que s'est-il passé depuis avril pour passer ainsi de la confiance à la défiance ?

  • 0:40OuverteRéponse directe

    Vous ne mettez pas le Premier ministre dans une situation facile.

  • 1:29OuverteRéponse directe

    On aura tout de même pointé hier un discours gauchisant. Ça ne vous a pas séduit, vous, les écologistes ?

  • 2:44OuverteRéponse directe

    Quelles sont les propositions écologistes que vous avez pu faire avancer avec ce gouvernement ?

  • 3:39RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous ne craignez pas que ces variations rendent le discours écologiste assez peu audible ?

  • 4:02ComplaisanteRéponse directe

    Que vous parliez d'une seule voix, c'est peut-être aussi la victoire pour vous hier.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas de la défiance. Si ça avait été la défiance, nous aurions voté contre. »
  • 0:50Invité politiqueFait
    « Le Président de la République, parce que je crois que c'est aussi le Président de la République, que lui, il n'a pas besoin de se soumettre à un vote de confiance à l'Assemblée nationale. »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « Il y a la loi sur l'énergie qui va être examinée à l'Assemblée nationale le 1er octobre. »
  • 2:29Invité politiquePromesse
    « On peut tenir les engagements que nous avons pris devant le peuple français en juin 2012. »
  • 3:01Invité politiqueFait
    « Il voulait absolument, par exemple, faire exploiter les gaz de schiste en France. »
  • 3:16Invité politiqueFait
    « Idem sur les OGM. »
  • 3:26Invité politiqueFait
    « Cécile Duflo faire passer une loi très importante. »
  • 4:46Invité politiqueFait
    « Il passera, il passera pas. »
  • 5:18Invité politiquePromesse
    « Nous souhaitons le voter, mais c'est pareil. »

Temps de parole

  • François De Rugy71 %
  • Présentateur25 %
  • Présentateur 25 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il est 6h21. Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est François de Rugy, co-président du groupe Europe Écologie Les Verts à l'Assemblée Nationale. Bonjour François de Rugy. Bonjour. Pas une seule voix écologiste hier pour accorder la confiance au Premier ministre, mais des abstentions et même un contre. Or, il y a cinq mois, vous étiez tout de même une dizaine de votre groupe à voter pour la confiance à Manuel Valls. Que s'est-il passé depuis avril pour passer ainsi de la confiance à la défiance ?

0:28
François De Rugy

Ce n'est pas de la défiance. Si ça avait été la défiance, nous aurions voté contre. Si nous avions voulu faire tomber le gouvernement, si nous avions voulu devenir un groupe d'opposition, nous aurions voté contre. Donc nous avons clairement écarté cette stratégie-là.

0:40
Présentateur

Pour autant... Vous ne mettez pas le Premier ministre dans une situation facile. Il ne sort pas renforcé tout de même. À cause de vous et à cause, ou grâce, comme vous voulez, des frondeurs et des écologistes.

0:50
François De Rugy

Oui, j'ai envie de dire aussi et vice-versa. C'est-à-dire que le Président de la République, parce que je crois que c'est aussi le Président de la République, que lui, il n'a pas besoin de se soumettre à un vote de confiance à l'Assemblée nationale. Mais on voit bien que sa politique ne suscite pas l'adhésion, ne suscite pas la confiance en France. Et il a fait un choix lorsqu'il a choisi de remanier son gouvernement il y a quelques semaines. Ça, personne n'aurait pu l'imaginer il y a cinq mois. Il a fait un choix qui est plutôt celui du repli sur son précaré.

Plutôt que de réouvrir, finalement, de réélargir sa majorité, le socle de son gouvernement, d'avoir une discussion politique avec les groupes de la majorité, dont le groupe écologiste. Bon, à ce moment-là, il a fait le choix d'un repli. Eh bien, c'est le résultat de ce choix qu'on a trouvé hier dans une majorité qui s'est retrouvée également rétrécie à l'Assemblée nationale.

1:38
Présentateur

On aura tout de même pointé hier un discours gauchisant. Ça ne vous a pas séduit, vous, les écologistes ? Moi, je ne suis pas du tout gauchisant. Donc, si c'était ça le but, ça ne m'a pas séduit. Non, je crois que... Les écologistes ont fait des accords avec l'EPS pour être à l'Assemblée, avoir un groupe. Donc, vous fonctionnez avec, vous êtes dedans.

1:54
François De Rugy

Nous sommes écologistes. Et là, c'est vrai que le discours, je crois que là, vous faites bien de le dire de cette façon-là, était un peu fait pour passer de la pommade aux socialistes. C'était peut-être même fait d'abord et avant tout pour s'adresser aux députés socialistes plutôt qu'aux Français, d'ailleurs. Mais, si vous avez remarqué, l'écologie a été vraiment le parent pauvre de ce discours. Et je le regrette parce que je crois qu'y compris dans la politique du gouvernement, il y a un certain nombre de choses qui sont faites. Il y a la loi sur l'énergie qui va être examinée à l'Assemblée nationale le 1er octobre.

Et c'est une excellente démarche que cette loi, elle vient enfin traduire, avec retard, mais elle vient traduire un engagement que nous avions pris ensemble en 2012. Comme quoi, on peut tenir les engagements que nous avons pris devant le peuple français en juin 2012. Et il n'en a même pas parlé. Et moi, je trouve ça dommage que l'écologie ne soit pas davantage en place dans non seulement les discours politiques, mais dans l'action politique. Catherine ?

2:44
Présentateur

Vous nous parlez de ce qui est à venir, mais depuis justement juin 2012, quelles sont les propositions écologistes que vous avez pu faire avancer avec ce gouvernement ?

2:53
François De Rugy

Nous avons réussi d'abord à ce qu'un certain nombre d'engagements soient tenus. Vous savez que le ministre Arnaud Montebourg, qui a quitté le gouvernement, il voulait absolument, par exemple, faire exploiter les gaz de schiste en France. C'était son obsession, mais il n'était pas le seul. Il y avait beaucoup de lobbies en la matière. Jamais ni le président de la République, ni les deux gouvernements successifs, Héros et Valls, n'ont varié sur l'opposition à toute exploitation des gaz de schiste. Idem sur les OGM. Gros lobby également en la matière. Sur la question du logement, vous avez vu Cécile Duflo faire passer une loi très importante.

Et c'est vrai que dans les choses qui se sont passées depuis cinq mois, malheureusement, il y a eu l'annonce de Manuel Valls sur un des aspects de cette loi, mais un aspect important, l'encadrement des loyers, où il a annoncé un recul, ce qui là aussi n'était pas compréhensible, ce qui suscite une réaction négative de notre part.

3:39
Présentateur

Sur le vote hier à l'Assemblée, si on se reporte à il y a cinq mois, une fois la confiance, une fois l'abstention, est-ce que vous ne craignez pas que ces variations rendent le discours écologiste assez peu audible ?

3:52
François De Rugy

Il faudrait savoir, parce que quand on a des positions divergentes au sein du mouvement écologiste, vous nous dites que ce n'est pas audible parce que c'est divisé, et quand on a une position commune, vous nous dites que ce n'est pas audible.

4:02
Présentateur

Que vous parliez d'une seule voix, c'est peut-être aussi la victoire pour vous hier. En revanche, vous variez dans vos prises de position de semestre en semestre.

4:10
François De Rugy

Mais la période actuelle, elle est très troublée. La période économique, sociale, écologique est très dégradée, et politiquement également. Donc à partir de là, qu'est-ce qu'on fait ? Soit on continue ces guéguerres, et je pense que ça, c'est d'abord une responsabilité du Parti Socialiste. Moi, je lance un appel aussi à ce que ça cesse ces guéguerres, ces querelles intestines, si le Parti Socialiste a des débats, qu'il les tranche.

Et puis ensuite, que l'on puisse travailler ensemble, en tout cas nous les écologistes, nous restons disponibles pour travailler ensemble avec le gouvernement sur des projets de loi que nous pourrions ensuite voter ensemble, sans qu'à chaque vote, vous imaginez, il y a le budget dans moins d'un mois, et là on va aussi se poser la question jusqu'au dernier moment, il passera, il passera pas. C'est pas possible, on peut pas continuer à agir comme ça.

4:51
Présentateur

Vous vous lassez des guerres intestines au sein du PS, ça veut dire que vous ne faites pas cause commune avec les frondeurs du PS ?

4:58
François De Rugy

Moi, je pense que nous n'avons pas, nous les écologistes, à nous positionner sur les débats internes du Parti Socialiste. Je pense même que ces débats internes du Parti Socialiste, d'abord ils parasitent la majorité, et même la vie politique dans son ensemble, et que tout cela offre un bien triste spectacle pour les Français qui sont en attente de réformes et de résultats. Et donc sur le budget, vous ferez quoi ? Vous le voterez ou pas ? Mais nous souhaitons le voter, mais c'est pareil.

Soit ce budget, il est fait par l'administration du ministère des Finances, par l'administration de Bercy, qui voilà quels sont les grands équilibres, et puis les députés ne sont plus là que pour les voter, soit on en discute avant, parce que ce ne sera pas simplement des amendements. On ne va pas faire des amendements où c'est plus ou moins 5 milliards, ou plus ou moins 3 milliards. On ne peut pas travailler comme ça non plus. Donc ça se travaille en amont. C'est avant la fin du mois que le gouvernement va présenter son projet de budget, et il passera à l'Assemblée Nationale le 14 septembre.

Donc le calendrier maintenant est extrêmement clair, soit on travaille ensemble, soit on se soumet de nouveau aux aléas, comme hier.

5:49
Présentateur

Et la pression donc des écologistes, qui sera bien présente à l'automne, sur le budget, et aussi on imagine... Pour le budget de l'écologie, c'est bien le moins qu'on puisse faire. Et sur celui de la sécurité sociale aussi, j'imagine. Merci François Derugy, co-président du groupe Europe Écologie Les Verts à l'Assemblée Nationale, invité ce matin de France Inter.