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interviewBFMTV· 14 mars 2022 120 min

Présidentielle 2022: Yannick Jadot "face à BFM"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:19
Locuteur non identifié

C'est une famille réunie, rassemblée. Ça coince sur quoi, si on peut savoir ? La question, c'est l'écologie sociale que je porte. Quelle place elle aura dans la campagne présidentielle ? Ce qu'on a vu avec cette primaire, c'est que les Verts ne sont toujours pas pris clairement à gouverner. Vous resterez dans l'histoire, monsieur le président de la République, le président de l'inaction climatique. Quelle honte de transformer cet émicycle en Assemblée nationale. Je crois que c'était un beau moment de débat démocratique. Mais c'est marrant ça que ça vous fascine autant. Mais oui, on s'est eu au téléphone, on s'est eu au téléphone tout à l'heure, il n'y a pas de problème.

Nous sommes, comme toujours, les bras grands ouverts. Nous sommes un pays de diversité. C'est mouffer le juif de service pour les antisémites.

1:09
Invité

Je dénonce avec beaucoup de force ses propos, ses honteux.

1:13
Locuteur non identifié

Nous voulons gouverner. Nous sommes prêts. Parce que les Français sont prêts.

1:21
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous. Soyez les bienvenus. Bonsoir Yannick Jadot. Candidat d'Europe Écologie Les Verts à l'élection présidentielle. Merci d'avoir accepté d'être ce soir face à BFM. Face aux journalistes de la rédaction de BFM TV qui vont vous interroger tour à tour. Chacun sur un thème dans un domaine très précis. Vous allez voir. Je vous présente donc celles et ceux qui m'accompagnent ce soir. Il est éditorialiste économique.

1:43
Locuteur non identifié

Vous le retrouvez entre autres tous les midis dans le Dej Info. Bonsoir Emmanuel Lechypre. Bonsoir à tous. Bonsoir Yannick Jadot.

1:49
Invité

Vous parlez beaucoup de la fin du monde. Mais ce qui préoccupe les Français, c'est la fin du mois. Alors on verra si on peut vous faire confiance pour défendre le pouvoir d'achat.

1:57
Présentateur

Elle est éditorialiste politique à BFM TV. Et bonsoir Amandine Attalaya.

2:01
Locuteur non identifié

Bonsoir. Bonsoir M. Jadot. Pendant cette élection, la France va faire un choix qui l'engage pour 100 ans environ. Le nucléaire stop ou encore. Vous dites stop. C'est radical et vous allez nous expliquer pourquoi.

2:11
Présentateur

Polo News tous les soirs, 20h sur BFM TV. Bonsoir Natacha Polony.

2:14
Locuteur non identifié

Bonsoir. Bonsoir Yannick Jadot.

2:16
Présentateur

Bonsoir.

2:16
Locuteur non identifié

Les Verts sont accusés d'angélisme sur les questions régaliennes. Alors nous allons parler sécurité, immigration, questions internationales. Elle pose vos questions. Vos questions tous les matins dans le live Toussaint. Bonsoir Roselyne Dubois. Bonsoir Yannick Jadot. Les préoccupations au quotidien des Français, alimentation, transport, pouvoir d'achat. Vous connaissez la formule. Questions concrètes, réponses concrètes. Et puis il est le chef du service politique de BFM TV, Philippe Corbet. Bonsoir. Bonsoir M. Jadot. Bonsoir. Avant cette campagne, vous aviez un boulevard devant vous. Et on va voir ce soir si vous êtes dans une impasse.

Et j'ajoute que vous qui nous regardez, vous pouvez poser vos questions à Yannick Jadot sur les réseaux sociaux avec le hashtag face à BFM. Ou en scannant ce QR code qui apparaît sur votre écran. Vous scannez, ce qui vous permet d'envoyer directement un mail. Tout à l'heure, c'est Léopold Hautebert qui viendra nous dire ce qui vous fait réagir ce soir. Yannick Jadot, avant de laisser la parole à mes camarades, question d'actualité ce soir. Yannick Jadot, vous êtes un moment délicat, compliqué de votre campagne.

3:21
Présentateur

Délicat parce qu'on le voit, vos sondages sont clairement orientés à la baisse. Vous êtes donné ce soir autour de 5% dans les sondages. Délicat aussi parce que vous vous retrouvez au cœur d'une polémique depuis 48 heures en voulant attaquer Éric Zemmour sur ses propos, notamment sur Pétain. Vous avez dit, je vous cite, « Éric Zemmour fait le juif de service pour les antisémites ». Le juif de service.

3:43
Locuteur non identifié

Est-ce que ce soir, tout simplement, vous regrettez ces propos ? Est-ce que c'était la meilleure formule ? Peut-être pas. Mais ce qui me sidère depuis deux jours, c'est qu'en fait, j'entends les éditorialistes, je vois les polémiques. La seule discussion, c'est autour de cette formule. On a un candidat qui, vous le savez, a condamné Dreyfus, a veut réhabiliter Pétain, Papon, a considéré que la collaboration a été une magnifique œuvre de protection des juifs dans notre pays, contre toute réalité, contre toute vérité.

C'est le même candidat qui, il y a quelques années, considérait que tous ces juifs qui avaient immigré en France pour fuir le nazisme étaient un peu responsables de la situation dans laquelle ils se retrouvaient. C'est le même.

4:37
Invité

Attendez, Éric Zemmour a été régulièrement critiqué, démenti évidemment, y compris sur ces plateaux ici, régulièrement.

4:45
Locuteur non identifié

Donc là, on est dans une situation dans notre pays, Maxime Switek. Vous avez vu les dernières enquêtes, vous avez les trois quarts des Français de confession juive qui considèrent avoir été moqués, avoir été insultés, avoir été brutalisés. Vous avez dans la dernière enquête 40% des électrices et des électeurs de l'extrême droite qui considèrent que les juifs ont trop de pouvoir économique et dans les médias. Et vous avez un candidat qui s'appelle Éric Zemmour. Vous avez un candidat qui s'appelle Éric Zemmour qui réhabilite l'antisémitisme dans notre pays. Vous reconnaissez que vous vous êtes planté de cible en utilisant cette expression ?

Mais enfin, vous vous rendez compte quand même que le sujet, c'est mon expression ? J'aurais pu dire l'idiot utile. Vous l'avez dit, ça aurait suffit. Non, parce que l'idiot utile, ça ne suffit pas. Éric Zemmour n'est pas un idiot. Éric Zemmour sait parfaitement ce qu'il fait quand il veut réconcilier la France antisémite avec l'élection présidentielle. Éric Zemmour sait parfaitement ce qu'il fait quand il parle de Vichy. Éric Zemmour sait parfaitement ce qu'il fait quand il dit que les slandlers qui ont été tués par Mera ne sont plus français parce qu'ils ont été enterrés en Israël.

Eh bien, je dis que nous avons dans cette campagne présidentielle un candidat antisémite qui est aussi raciste. Eh bien, moi, je ne veux pas que la campagne électorale se fasse sur racisme, antisémitisme et révisionnisme. La devise de la France, c'est liberté, égalité et fraternité. Yannick Jadot, est-ce que c'est une stratégie de votre part ? Mais non, j'étais sur Radio-Gi. Attendez, attendez, attendez, je reviens à ces sondages compliqués dans une campagne où on ne vous entend pas forcément beaucoup, où vos propositions ne prennent pas. Est-ce que c'est une stratégie de dire je tape fort sur Éric Zemmour pour qu'on m'entende ?

Non, ce qui est certain, c'est que dans cette campagne pour le moment, on ne parle pas des sujets essentiels. Ça, c'est vrai. On ne parle pas du climat. On parle à peine du poids d'achat. On ne parle pas de l'emploi. On ne parle pas de la sécurité. On ne parle pas des principales préoccupations des Françaises et des Français. Mais on va interroger sur Zemmour. Est-ce que vous ne considérez pas qu'il y a aujourd'hui une forme, dans le milieu politico-médiatique, une forme d'excitation morbide autour d'Éric Zemmour ? Non. Il n'y a pas une fascination que Zéric Zemmour fait de l'audience. Non. Il fait vendre du papier.

Et qu'à un moment donné, quand on l'attaque sur le fait que ce personnage est en train, chaque jour, stigmatise, humilie des millions de Françaises et de Français, qui soient musulmans ou juifs, ça, ça ne pose de problème à personne. Eh bien oui, j'ai mis les pieds dans le plat. Il y a un candidat d'extrême droite qui est raciste, qui est antisémite, qui est révisionniste. Yannick Jadot. Il va falloir à un moment donné que chacun se le dise. Deux choses ce soir pour refermer ça. Pas de regret, pas d'excuses. Mais l'excuse à qui ? Éventuellement à Éric Zemmour. Mais ça ne va pas, non ? Mais enfin, les excuses.

La prochaine fois que vous avez Éric Zemmour, c'est à lui qu'il faut demander des excuses. On l'a déjà eu sur ce plateau, à votre place, et on a notamment évoqué ces questions-là. Par rapport aux musulmans. On a évoqué évidemment ces questions-là, vous le savez. Par rapport aux Français de confession musulmane, par rapport aux Français de confession juive, par rapport, je l'ai dit, aux sandleurs, par rapport aux enfants des déportés. C'est lui qui doit présenter des excuses. Mais surtout, moi ce que je veux dans cette campagne électorale, c'est évidemment qu'on parle des sujets essentiels. Parce que c'est vrai qu'on a eu des mois et des mois autour de Zemmour.

Il y a les Françaises et les Français évidemment percutés, fatigués avec le Covid. On a le jeu de cache-cache de Macron avec cette campagne présidentielle. On a eu la vieille gauche qui ne savait plus très bien comment s'organiser. Et il est à plus de 15% aujourd'hui dans les sondages. Il est à plus de 15% aujourd'hui dans les sondages. Et bien raison de plus pour s'en inquiéter. Raison de plus pour s'en inquiéter. Mais c'est peut-être aussi que son discours, que ses discours résonnent, que certaines de ses propositions résonnent dans le cerveau de certains des électeurs français. Et bien je n'en doute pas que ça résonne. Raison de plus pour s'en inquiéter.

Raison de plus pour que nous ayons tous et toutes ici, comme partout dans le monde politique, comme dans le monde médiatique, qu'on s'interroge sur notre responsabilité par rapport à ce personnage. Parce que franchement, faire régresser la France vers les heures les plus sombres de son histoire, réécrire le passé de manière aussi fautive, coupable, pour ne pas s'interroger sur ce que sont les grands défis de notre pays. le climat, la biodiversité, la solidarité, l'emploi, le pouvoir d'achat, la justice sociale. Tout ce dont on va parler ce soir, Yannick Jadot. Et bien tant mieux.

Et pour essayer de comprendre aussi, et je le disais tout à l'heure, pourquoi est-ce que vous ne profitez pas d'une certaine manière de la prise de conscience qui est en train de se faire autour des enjeux écologiques et que vous restez scotché encore une fois dans les sondages ? Vous parlez des enquêtes, heureusement que les Français ne votent pas comme les sondages, sinon nous n'aurions pas réussi nos Européennes et nous n'aurions pas de maire écologiste. Mais je ne suis pas là pour commenter les sondages. Les Françaises et les Français sont en train de s'emparer de cette campagne présidentielle. C'est tant mieux.

Eh bien, j'ai toujours considéré que cette campagne présidentielle allait être difficile. Je le sais, l'écologie n'a jamais gouverné. Je n'ai jamais considéré que ça allait être facile. Je l'ai toujours dit dès le début, je n'ai jamais dit que ça allait être un boulevard. J'ai dit que ça allait être un chemin de muletier. Eh oui, je sais que l'écologie politique doit lever des doutes sur un certain nombre de sujets dont nous allons parler. On va en parler. Mais j'ai une autre question. Je finirai là-dessus. J'ai une conviction, c'est qu'il faut réparer notre société. J'ai une conviction, c'est que la France n'est pas condamnée comme récit national au suicide.

Elle est porteuse à la soif d'avenir. Il y a de l'énergie partout. Eh bien, moi, je veux mobiliser ces énergies, encore une fois, pour faire face à elles, au vrai grand défi de notre société. Le climat, l'effondrement de la biodiversité et la solidarité. J'ai une autre question à vous poser ce soir, une autre question d'actualité. Réponse courte, s'il vous plaît. Elle concerne le pass vaccinal. Elle concerne beaucoup de celles et ceux qui nous regardent ce soir.

Autour de 4 millions de Français sont en train de perdre, si je puis dire, parce qu'il y aura peut-être une petite tolérance, mais sont en train de perdre depuis aujourd'hui l'usage de leur pass vaccinal parce qu'ils n'ont pas fait leur dose de rappel ou parce qu'ils n'ont pas été contaminés récemment. Qu'est-ce que vous dites au gouvernement ? Qu'il faut arrêter avec ce pass vaccinal ? On arrête maintenant ? Non, mais bien sûr. On ne va pas faire sauter des passes. Alors que le gouvernement annonce lui-même que quand le temps fort de la campagne électorale d'Emmanuel Macron sera revenu, ils feront sauter le pass vaccinal pour l'aider un peu plus.

Soyons sérieux, les personnes dont on parle sont des personnes qui ne sont pas anti-vax puisque ce sont des personnes qui ont déjà été vaccinées. Je pense qu'il faut arrêter là de fustiger les personnes. Il faut arrêter plus rapidement peut-être que prévu le pass vaccinal, mais ça, on laisse les autorités sanitaires le dire. Mais arrêtons de diviser les Françaises et les Français autour de ça. Les contaminations baissent, tant mieux. Il y a toujours des non-vaccinés à aller chercher, continuant à soutenir les associations qui vont vers les non-vaccinés, notamment toutes ces personnes qui sont éloignées des politiques de santé.

Je pense à certains quartiers populaires comme à certaines zones rurales.

12:24
Présentateur

Yannick Jadot, vous êtes candidat à la présidentielle face à BFM ce soir et face, pour commencer, aux questions économiques, pouvoir d'achat, un potent de travail. Votre programme est-il tout simplement crédible ? Emmanuel Lechypre vient de s'installer.

12:36
Locuteur non identifié

Bonsoir Yannick Jadot, vous ressentez ? Il y a un jingle Emmanuel, c'est à vous. Vous savez, je débute dans le métier, je suis désolée. Je voulais vous interroger sur l'urgence qui est la facture énergétique des Français.

12:49
Invité

Quand on la prend au sens large, carburant, chauffage, électricité, elle n'a jamais été aussi lourde depuis le deuxième choc pétrolier au début des années 80.

12:59
Locuteur non identifié

Qu'est-ce que vous proposez pour limiter l'envolée de cette facture énergétique ? Ce que les Françaises et les Français doivent bien comprendre, c'est que la facture et l'explosion des factures auxquelles ils font face, c'est d'abord lié à un manque d'anticipation, de préparation. Ça fait longtemps que nous annonçons que les factures potentiellement vont exploser et que, de fait, on se retrouve dans une situation d'urgence dans laquelle on n'aurait pas dû se trouver. Mais on va y venir sur le futur. Non, non, ça peut être le futur aussi. Vous allez voir.

Là, de manière très conjoncturelle, j'ai proposé qu'il y ait un chèque énergie de 400 euros qui soit versé aux 6 millions de familles qui bénéficient déjà du chèque énergie. Qu'au regard des factures énergétiques qui explosent pour beaucoup, beaucoup, beaucoup de Françaises et de Français, que ce chèque énergie soit élargi aux 15 millions de familles au-dessus des 6 millions de familles les plus vulnérables à hauteur de 100 euros. Vous le savez, dans mon projet, je veux mettre en place le forfait mobilité durable dans les entreprises. Aujourd'hui, il est obligatoire dans la fonction publique, il est optionnel dans les entreprises.

Je veux le mettre en place à hauteur de 1000 euros par an par salarié, qui couvrirait évidemment, comme d'habitude, les transports collectifs, ça, ça existe déjà, mais qui couvrirait et le vélo, bien sûr, mais le covoiturage. Attendez, le covoiturage. Yannick Jadot, c'est là qu'on peut vous accuser d'être un écolo des villes parce que la pratique, aller dans les petits villages, etc., il y a 40% des gens qui prennent leur voiture

14:40
Invité

parce qu'ils ont moins d'un kilomètre à faire pour aller bosser. C'est pas que c'est des fainéants, c'est qu'il faut déposer les enfants, faire les courses, tout ça, c'est compliqué.

14:47
Locuteur non identifié

Ce que je dis, c'est que la mesure que je propose pour que le covoiturage soit totalement pris en charge, quand vous faites 30 kilomètres pour, par jour, domicile, travail, c'est 2000 euros par an. Eh bien, avec ce forfait mobilité durable, l'intégralité des frais d'essence seront remboursés. Voilà des aides conjoncturelles à l'explosion des factures. Mais attendez, on va aller plus loin. Parce que quand on regarde, pourquoi est-ce que les factures ont explosé ? Les factures ont explosé parce que depuis des années, des années, des années, j'allais dire des quinquennats, les gouvernements ont sous-investi sur l'isolation des logements.

Moi, je mettrais 10 milliards d'euros par an sur l'isolation des logements. C'est 600, 700 euros d'économisées. Mais la priorité, c'est l'essence, c'est le carburant, c'est la voiture. Et là-dessus, je voudrais pointer quelque chose qui me paraît contradictoire avec ce que dit, par exemple, Sandrine Rousseau.

15:50
Invité

On va l'écouter. Avec toujours cette logique, qu'est-ce qu'on prend comme mesure qui ne soit pas contradictoire avec les choix de long terme ?

15:59
Locuteur non identifié

Sur les cinq années, il faut augmenter le prix de l'essence. Vous maintenez ? Mais bien sûr que je le maintiens. Je dis à celles et ceux qui nous écoutent qu'à la fin, ils auront moins de pression sur leurs revenus qu'au début. C'est-à-dire que si on met en place la solidarité que j'ai portée durant tous les mois précédents et que Yannick Jadot va porter dans cette campagne présidentielle, Lui, il n'est pas favorable à augmenter le prix de l'essence.

16:21
Invité

Non, mais il est favorable à la solidarité.

16:25
Locuteur non identifié

Écoutez, regardez notre projet. Moi, je trouve ça très sympathique d'aller chercher une déclaration qui ne correspond pas à mon projet, qui ne correspond pas à ce qu'on dit en tant que pôle écologiste. Parce qu'y compris, je suis le candidat d'un rassemblement écologique. Donc, Philippe André-le-Rousseau, ça n'est pas... Mais regardez dans mon projet, y compris, nous ne relançons pas la taxe carbone au regard des prix de l'énergie aujourd'hui. Troisième chose que je vais faire, parce que j'ai parlé du chèque énergie, on a parlé aussi de la prise en charge du carburant à travers notamment le covoiturage.

C'est de suspendre la directive européenne aujourd'hui sur la libéralisation de l'énergie. Cette directive européenne, pourquoi elle est importante ? Parce que c'est celle qui fait qu'aujourd'hui, comme on a beaucoup de réacteurs nucléaires fermés, on est obligé de s'approvisionner en électricité sur le marché européen et on paye ça au prix du gaz qui est soumis à la géopolitique et à Poutine. Mais moi, je veux sortir la France de cette situation pour faire baisser le prix de l'électricité, le prix d'approvisionnement des Françaises et des Français en électricité. Alors toujours sur l'arbitrage, fin du monde, fin du mois. Vous nous culpabilisez quand même beaucoup, vous nous dites,

17:40
Invité

il va falloir changer nos comportements dans la manière de se déplacer, de se loger, de consommer. Et en fait, je me suis demandé, mais pourquoi ce discours n'imprime pas ? Et en fait, quand je regarde les classements sur la place de la France en matière de vertus écologiques et environnementales, et alors on se rend compte, c'est un classement qui a été publié par le ministère de l'Écologie qui a compilé tout ce qui existe. Et on est toujours des bons élèves.

18:05
Locuteur non identifié

On est toujours dans les cinq premiers. D'accord. Et là, on se dit, non mais… Compilé par le gouvernement. Comprenez. Non, non, mais attendez. Compilé par le gouvernement, tout va bien.

18:14
Invité

C'est l'environnemental performance index, c'est le truc du MIT, c'est toutes les grandes études.

18:19
Locuteur non identifié

Tout ça pour dire qu'on a du mal à se dire, mais qu'est-ce qu'on peut faire de mieux ? Monsieur Le Chypre. Est-ce qu'on ne va pas s'épuiser ? Monsieur Le Chypre, un, que la France ne soit pas le dernier de la classe, c'est heureux. Heureusement, heureusement qu'y compris les mobilisations, les comportements des Françaises et des Français, impactent sur la protection de l'environnement. Ce président de la République, avec ce gouvernement, a été condamné deux fois par les tribunaux français pour inaction climatique. La France est le seul pays européen, le seul pays européen, qui n'a pas respecté ses obligations en matière d'énergie renouvelable, que nous payons avec les factures.

Alors quand vous dites que je culpabilise les Françaises et les Français, ça, désolé, je ne l'accepte pas.

19:08
Invité

Mais on aimait moins de CO2 que la moyenne, par exemple. Non, non, attendez. Mais ça, c'est important. Non, non, mais attendez.

19:12
Locuteur non identifié

Ce terme, je le connais. Nous culpabilisons les Français. Je suis désolé. Quand mon projet, c'est d'investir sur l'isolation des logements. Il y a 12 millions de Français dans notre pays qui ne sont pas culpabilisés, mais qui sont punis parce qu'ils n'arrivent pas à chauffer l'hiver. Bien, 12 millions de Français. Eh bien oui, je vais investir dans le logement pour qu'ils consomment moins, que leur logement soit plus confortable et qu'il y ait moins de problèmes de santé pour toute la famille. Alors c'est bon, et ça fait des dizaines de milliers d'emplois d'artisans. Quand j'investis, non, non, je vais aller jusqu'au bout.

Quand j'investis sur les transports collectifs pour réouvrir les lignes du quotidien, pour réouvrir les petites gares, pour mettre en place des cars, eh bien je peux vous assurer que c'est du confort et du pouvoir d'achat pour les Françaises et les Français. Quand je me bats pour avoir une alimentation de qualité, c'est lutter contre le diabète, c'est lutter contre le surpoids, c'est lutter contre l'obésité, c'est lutter contre toutes les maladies chroniques. Alors la culpabilisation, ce n'est pas moi. La culpabilisation, c'est celles et ceux qui ne veulent pas agir et qui considèrent que l'EU diesel, il ne faut pas en bouger. Yannick Jadot, vous étiez sur le logement.

20:25
Invité

C'est très intéressant parce que ça fait partie des sujets sur lesquels moi j'identifie des contradictions. Par exemple, vous dites améliorer le logement des gens qui sont déjà logés. Très bien.

20:35
Locuteur non identifié

Mais il ne faut pas oublier tous les gens qui ne sont pas ou très mal logés. Là-dessus, vous nous dites qu'on va construire 700 000 logements sociaux. Le problème, c'est que moi j'ai du mal à vous croire parce que vos maires ne veulent pas construire. Mais ce n'est pas vrai. Vos maires, ils ont des déclarations sur l'artificialisation des seuls, etc.

20:52
Invité

Et alors, j'ai repris le bilan en matière de construction de M. Piolle à Grenoble qui, lui, a un bilan puisqu'il est là depuis longtemps. Il a construit, il a autorisé en logement collectif moitié moins que les 7 ou 8 années précédentes. Donc, est-ce qu'on peut vous croire quand vous dire que vous allez construire ?

21:10
Locuteur non identifié

Bien sûr. Un, le déficit de construction, c'est ce gouvernement. C'est ce gouvernement. Moi, je trouve ça toujours quand même incroyable. Mais les maires, ils ont le pouvoir. Non, mais attendez, attendez. Les maires, ils sont là depuis 2020. Mais non, Piolle, il est là depuis 2014. Et puis, Éric Piolle qui a célébré le fait que Grenoble, capitale verte de l'Europe, le président de la République qui, évidemment, ne veut pas parler d'écologie, n'est même pas venu célébrer la ville que l'Europe célébrait comme capitale verte. Le logement, il y a des cadeaux. Attendez, j'y arrive. J'y arrive. Ce gouvernement a sacrifié le logement, vous le savez, et particulièrement le logement social.

Comme il y a une rupture, y compris par rapport au quinquennat précédent. Aujourd'hui, on est dans quelle situation ? On est dans une situation où les Françaises et les Français sont en train de s'organiser différemment par rapport à leur travail, notamment. Et vous avez la plupart des villes où il y a des zones tendues. Et dans ces villes, les entreprises sont en train de repenser l'aménagement de leurs bureaux. Et donc, par exemple, à Lyon, nous sommes en train de construire du logement social là où devaient se construire des bureaux. Et bien, c'est exactement ce que sont en train de faire les écologistes.

Les écologistes portent un programme ambitieux dans nos villes et au niveau national sur le logement social. Et nous sommes en train de tenir nos promesses, quelles que soient aujourd'hui ce que vous regardez. Mais nous devons aussi, ça c'est vrai, arrêter d'artificialiser les sols, parce qu'on a un problème de terre agricole, on a un problème de biodiversité, on a un problème d'inondation quand les sols sont imperméables. Et donc, nous sommes en train de travailler avec les acteurs du bâtiment à Bordeaux, que vous citiez ou que vous ne citiez pas. Le maire a inventé le label « Logement frugal ».

C'est un label où justement, les personnes qui y habitent consomment quasiment pas d'énergie, c'est bon pour le pouvoir d'achat. Et tous les matériaux sont produits dans la région ou en France. Et bien, notre vision du logement, c'est de construire, c'est de construire socialement, et c'est de construire en achetant des matériaux intelligents français. Alors, pouvoir d'achat, Yannick Jadot,

23:25
Invité

là encore, j'aimerais bien que vous éclaircissiez ce qui me paraît contradictoire. D'un côté, vous dites, on augmente le SMIC, on passe 1 400, 1 500 euros en fin de mandat, si c'est possible. Donc, on se dit, chouette, on va gagner plus. Sauf qu'en même temps, vous nous dites, j'ai envie aussi de réduire le temps de travail. Alors, vous dites la semaine de 4 semaines,

23:43
Locuteur non identifié

vous dites 32 heures là où c'est possible, quand c'est possible. Donc, grosso modo, dans cet arbitrage... La semaine de 4 semaines, c'est travailler plus pour travailler plus. Non, la semaine de 4 jours. J'ai essayé de vous corriger, Emmanuel, mais vous n'avez pas entendu. C'est travailler beaucoup plus. Je reconnais votre... La semaine de 4 jours. Je reconnais votre inspiration libérale. On va travailler 4 semaines en une semaine. C'est vrai que sur la productivité, on n'est pas tout à fait... Ça, c'est votre côté BFR Business, en fait, Emmanuel Lechypre. Pardon ?

24:08
Invité

Sur la productivité, je pense qu'on n'est pas tout à fait... Non, quand j'ai entendu... Je ne voudrais pas vous ramener à Sandrine Rousseau,

24:12
Locuteur non identifié

qui nous a parlé d'un choc de productivité négatif. Non, mais attendez. Attendez, Emmanuel Lechypre. C'est pas ma question. Non, mais attendez, Emmanuel Lechypre. En termes de productivité, on est parmi les meilleurs en Europe et dans le monde. On est bien meilleurs que les Allemands. Non, mais vous savez tout ça, quand même. Parce qu'il n'y a que les meilleurs qui travaillent. Mais ça, c'est pas ma question. En France, aussi. Non, mais c'est important. Il n'y a pas assez de gens... Ça fait partie de la réponse. Non, parce que ma question... Ça fait partie de la réponse.

24:32
Invité

Alors, je vous pose la question autrement. Vous augmentez le SMIC, d'accord, mais vous voulez qu'on travaille moins. Alors, vous avez dit, oui, c'est le sens historique de l'histoire, de travailler moins. Sauf qu'aujourd'hui, on vit une période dans laquelle on est en pénurie. C'est le principal frein à la croissance en France aujourd'hui. Donc, est-ce que vous n'êtes pas à rebours de l'histoire

24:49
Locuteur non identifié

en voulant qu'on travaille moins, alors qu'au contraire, il faudrait travailler plus ? Mais même une entreprise que vous devriez célébrer, totale, totalement irresponsable du point de vue du climat, son directeur, M. Pouyanné, vient d'annoncer qu'ils allaient probablement passer à 32 heures. Pourquoi ils font ça ? Et pourquoi d'autres entreprises le font ? C'est parce qu'en fait, ça améliore tellement les conditions de travail. Ça intègre les équilibres vie privée, vie professionnelle. Qu'il n'y a pas de baisse de productivité, M. Lechypre. Il n'y a pas de baisse de productivité. Mais mon projet, ce n'est pas d'imposer les 32 heures comme ont été imposées les 35 heures.

De manière très verticale et assez uniforme pour tout le monde. Je les paye comme... Vous allez voir. Essayez de comprendre la logique dans laquelle je suis. Ça peut être... Effectivement, il y a déjà des entreprises qui le font. Beaucoup d'entreprises qui le font. En France et dans le reste de l'Europe et dans le reste du monde, c'est 32 heures. Mais moi, je dis, je veux qu'on organise une convention citoyenne pour réfléchir à tous ces sujets-là. Parce que ça peut être 6 mois tous les 5 ans. Ça peut être 1 an tous les 10 ans. Et qu'en fait, on est une banque de temps qui nous permette d'avoir des projets personnels, des engagements qui, effectivement, améliorent...

Mais où on trouve la main d'œuvre dont on a besoin ? 82 % des entreprises vous disent « J'ai du mal à recruter aujourd'hui ». D'accord. Mais pourquoi ils ne recrutent pas ? Est-ce qu'on manque de chômeurs ? Vous trouvez qu'on manque de chômeurs ? Moi, je pense qu'on a encore beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de chômeurs. Quand je discute avec les fédérations, j'étais il n'y a pas très longtemps avec des restaurateurs. Vous savez pourquoi ils ne trouvent pas de personnel ? C'est parce qu'aujourd'hui, c'est sous-payé. C'est trop peu payé par rapport à la dureté du travail. Donc, effectivement, si on veut...

Vous savez que, par exemple, dans les crèches, aujourd'hui, on a 60 000 postes vacants ? Regardez à l'hôpital avec les infirmières et les infirmiers, regardez partout ailleurs. Et oui, à un moment donné, il va falloir augmenter les salaires dans ce pays parce que sinon, les métiers ne sont plus attractifs et que les gens ne veulent pas faire des métiers sous-payés qui sont parfois des métiers où on travaille dans des conditions très difficiles avec des statuts précaires. Alors oui, une façon de sortir du chômage et de recruter dans les entreprises, dans les secteurs, c'est d'améliorer les conditions de travail. C'est bon pour tout le monde. Yannick Jadot, dernière contradiction.

Ah, mais ce n'est pas des contradictions pour l'instant. Vous ne m'avez pas coincé une fois. Je suis maliste. Vous ne m'avez pas coincé une fois. Alors, si, non, mais parce que je ne peux pas,

27:27
Invité

je ne peux pas, je n'ai pas le droit de vous relancer parce qu'on me dit que je n'ai pas beaucoup de temps. J'avais tous les droits, M.

27:32
Locuteur non identifié

Alors, dernière contradiction,

27:33
Invité

dernière contradiction quand même.

27:34
Locuteur non identifié

Vous avez été un des premiers à parler de réindustrialisation de la France. Oui. Comment vous réindustrialisez en matraquant comme vous le faites les entreprises ? C'est-à-dire que dans votre programme, il n'y a que des hausses d'impôts pour les entreprises. Pardon, lesquelles ? Ah, ben, vous remontez l'impôt sur les sociétés,

27:48
Invité

vous remontez les impôts de production que le gouvernement a diminués alors que le CAE, France Stratégie, vous dit que c'est une des clés pour réindustrialiser la France. Vous revenez sur la niche du treil qui est fondamentale pour les PME. Donc, vous fragilisez l'entreprise familiale. Vous revenez sur la hausse de la fiscalité. Vous voulez augmenter la fiscalité sur le capital ? Franchement. Comment vous voulez faire revenir

28:08
Locuteur non identifié

les entreprises dans ce pays ? Est-ce qu'à un moment donné, vous êtes trop expert de ces sujets-là ? Pardonnez-moi, pour faire des raccourcis comme ça. C'est dans votre programme, tout ça. Attendez, attendez, je vais répondre. Le président de la République, quand il a supprimé l'ISF, quand il a fait la flat tax sur le capital, quand il a baissé la fiscalité sur le capital, qu'est-ce qu'il a dit ? Il a dit, je les baisse parce que ça va créer de l'investissement. Si ça ne crée pas d'investissement, je reviendrai dessus. Toutes les institutions, y compris gouvernementales que vous citez, ont démontré qu'il n'y avait pas eu un euro d'investissement, tout était parti en dividende.

Ça n'aide pas les entreprises, ça n'aide pas l'investissement. La réduction des impôts de production, moi je trouve ça intéressant de parler des impôts de production, y compris souvent, on les compare à l'Allemagne. Les impôts de production ont profité aux plus grands groupes, les plus capitalistiques, parce que vous savez que ça ne profite pas aux petites entreprises, et ça a profité à des entreprises qui polluent le plus. Emmanuel, rappelez-nous juste les impôts de production. Les impôts de production, c'est les taxes que payent les entreprises avant même d'avoir produit

29:15
Invité

le moindre bien ou rendu le moindre service. C'est 60 milliards de plus que l'Allemagne par exemple, et France Stratégie vous dit vous les baissez de 3 milliards dans l'automobile,

29:25
Locuteur non identifié

vous créez des dizaines de milliers d'emplois. Vous avez encore un papier, vous connaissez ça, du directeur du CEPI, qui vient de démontrer en fait que toutes ces baisses d'impôts sur les entreprises, il n'y a aucune preuve, aucune preuve, que ça crée de la compétitivité. Moi, ce que je fais, des impôts de production qui servaient les collectivités locales, parce que c'est des impôts, parce que vous bénéficiez des routes, vous bénéficiez des services publics, vous bénéficiez de la formation des personnes sur l'échelle de votre territoire.

Moi, plutôt que de baisser des impôts qui ne servent qu'aux plus grands groupes, y compris ceux qui ne sont pas vertueux du point de vue du climat, moi je veux que cet argent-là, il aille pour des fonds d'investissement, des collectivités locales, que les collectivités locales, comme en Allemagne, puissent investir sur les entreprises qui ne délocalisent pas et qui ancrent l'emploi et l'activité sur le territoire. Pour les entreprises qui prennent en compte le climat, qui prennent en compte la justice sociale, ils ont un plan de réindustrialisation. Juste une question, une précision à vous demander. Non, non, mais j'ai d'accord.

Juste, vous avez précisé, vous avez proposé un bonus-malus écologique sur chaque impôt. Je voulais juste savoir, pour nous particuliers, ça veut dire quoi ? Comment ça fonctionne ? Est-ce qu'il faut qu'on fasse notre vie ? Non, ce n'est pas pour les particuliers. Bon, d'accord. Ce n'est pas pour les particuliers, sauf sur l'ISF. Je ne sais pas si vous payez l'ISF, mais sauf sur l'ISF. Ce que je veux dire, c'est que partout où je me bats sur les territoires, tout le discours que vous tenez, pardonnez-moi, c'est le discours qu'ont tenu tous les gouvernements depuis 20 ans et toutes les entreprises délocalisent et la France se désindustrialise.

Donc, à un moment donné, on va peut-être tirer les leçons d'outils qui servent les actionnaires. Moi, l'entreprise que j'aime, c'est celle des entrepreneurs et des salariés. Ce n'est pas celle des actionnaires et des financiers. Mais vous êtes obsédé par le CAC 40, c'est 50 ou 100 entreprises en France. Mais ce n'est pas la réalité des PME qui sont sur le territoire et qui sont elles qui créent les emplois.

Ces PME, elles ont besoin de l'écologie parce que nous, on investit dans le bâtiment, parce qu'on investit dans cette économie circulaire qui évite le gaspillage, qui crée de l'innovation et de l'emploi sur tous nos territoires, par la réparation, par les transports collectifs, par les services publics, par cette économie intelligente qui est responsable du point de vue environnemental. Et enfin, vous savez, la compétitivité de la France, je l'ai dit, elle ne se fera pas sur la baisse encore et encore du coût du travail. Ça ne marche pas. Si ça marchait, on pourrait avoir une discussion en disant finalement, sacrifions les travailleurs. Mais ça ne marche pas.

Cette compétitivité, vous le savez, je ne pouvais pas dire ça. Cette compétitivité... L'OSCE, qui n'est quand même pas un brûlot de libéraux,

32:04
Invité

vous dit que la moitié, la moitié de la performance de l'Allemagne à l'export, c'est la maîtrise des salaires.

32:11
Locuteur non identifié

Donc vous ne pouvez pas dire que les salariés, c'est n'importe quoi. Ils sont payés plus cher que nous. Ils ont des conventions et ils ont un élément dans l'industrie que je veux aussi mettre en place dans les entreprises françaises. La participation des salariés à 50% au conseil d'administration. Parce qu'un des enjeux, justement, si on veut éviter les logiques de court terme, les logiques financières, les délocalisations, c'est de mettre les salariés au cœur des stratégies des entreprises, justement parce que tout le monde retrouvera de l'intéressement, de l'intérêt, du sens à son travail dans des entreprises qui assumeront leurs responsabilités environnementales et sociales.

C'est ça, la compétitivité de demain. Merci beaucoup, Emmanuel Lechip, que l'on retrouve sur BFM TV

32:52
Invité

et BFM Business. Évidemment, merci, Emmanuel. Un rappel, si vous voulez réagir à cette émission, vous avez notamment ce QR code qui va apparaître sur votre écran. Il suffit de le scanner avec votre téléphone portable. C'est très simple et ça vous permet d'envoyer directement

33:06
Présentateur

un message à l'émission pour réagir. Un message à Yannick Jadot. Yannick Jadot, deuxième grande partie de cette émission. On va parler de sécurité, on va parler d'immigration, des menaces de guerre, notamment de ces derniers jours. Avec là,

33:17
Locuteur non identifié

une interrogation face à ces défis très lourds. N'êtes-vous pas trop tendre ? Natacha Polony s'avance face à vous. Bonsoir Yannick Jadot. Bonsoir. J'ai lu tout votre programme. Il se voit en fait extrêmement positif. Et il y a d'ailleurs des choses très courageuses sur les questions d'alimentation, des choses comme ça, bien sûr. Mais ce besoin de se montrer positif donne l'impression qu'on passe un peu sur les problèmes comme l'eau sur les plumes du canard. C'est-à-dire qu'on se demande à un moment si on est vraiment à la hauteur des enjeux et en particulier des dangers du monde. Alors, on va commencer par les questions migratoires.

Parce que ces derniers mois, on a vu des dictateurs, que ce soit Erdogan, Loukachenko, qui ont envoyé volontairement des migrants en Europe pour faire pression, comme une arme pour déstabiliser l'Europe. Face à cela, comment est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on peut réellement se contenter de dire qu'on accueille tout le monde, il n'y a aucune différence entre demandeurs d'asile, migrants économiques ? Qu'est-ce qui permet de ne pas se retrouver dans les mains de ces dictateurs obligés, finalement, de subir ce qu'ils ont décidé d'utiliser pour nous fracturer ? D'accord.

La question, en fait, je pense qu'il faut se poser, c'est pourquoi on se fracture et pourquoi on est tétanisé quand il y a 3 000 à 4 000 réfugiés exilés, notamment Syriens, à la frontière de la Pologne et de la Biélorussie. Qu'est-ce qu'il fait ? Attendez, c'est intéressant. Oui, en Turquie, ce n'est pas 3 000 ou 4 000. Qu'est-ce qui fait qu'on se sent aussi fragilisés et qu'est-ce qui fait qu'au fond, on a intégré le spectre du grand remplacement, de l'invasion, qu'on s'est tellement urbanisé qu'il y a 6 ans, vous vous rappelez, Mme Polony, tout le monde riait, riait jaune de la campagne électorale de Trump quand il voulait faire un mur entre les États-Unis et le Mexique.

Aujourd'hui, les dirigeants européens pour 3 000 à 4 000 survivants à la frontière de Biélorussie sont tous en train d'envoyer à la Pologne du barbelé, des miradors et je ne sais pas quoi, je ne sais pas quoi. Oui, mais encore une fois, en Turquie, en Libye, ce ne sont pas juste 3 000 ou 4 000. Donc, est-ce que les Européens, notamment les Français qui se posent des questions face à ça, ont tort et sont juste xénophobes ? Non, je dis que nous devons avoir un autre discours quand il y a quelques milliers de personnes qui frappent à notre porte, qu'ils soient instrumentalisés ou qu'ils viennent parce qu'ils se sont des survivants.

Eh bien oui, j'assume, notre responsabilité sur un continent de 500 millions de personnes, c'est d'accueillir ces quelques milliers de personnes qui sont en souffrance. Vous savez, on a la même chose à caler. Ça cristallise une bonne partie du débat français, du débat européen. Dans les 27 migrants qui sont morts le 24 novembre dans la Manche, noyés, parce que personne ne les a secourus alors qu'ils avaient appelé à l'aide. Il y avait une jeune femme, mariave, une jeune kurde, 24 ans, 24 ans, qui voulait rejoindre son fiancé en Grande-Bretagne. Kurde irakienne, qui ont combattu l'État islamique et que nous avons abandonné. Ils ont combattu avec courage l'État islamique.

Nous les avons abandonnés, vous le savez. Franchement, elles rejoignaient son fiancé en Angleterre. Quelle menace, quelle menace représentait-elle pour l'Europe ? Quelle menace représentait-elle pour notre identité ? Qu'à Calais, tous les matins, les policiers sont envoyés pour déchirer les tentes, pour empêcher les associations d'amener un café chaud. Yannick Jadot, le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration explique que la situation à Calais est plus complexe que ça et que surtout, un hébergement sur deux proposé aux migrants qui viennent là est refusé parce qu'ils veulent absolument passer en Grande-Bretagne. Eh bien oui, ils veulent passer en Grande-Bretagne.

Pourquoi on assume cette frontière ? Donc ça veut dire qu'on laisse passer ? Depuis quand nous sommes la frontière britannique ? Depuis quand sommes-nous la frontière britannique ? Si nous laissons passer de ce côté-là, ça veut dire d'abord que nous laissons les passeurs jouer leur rôle, donc finalement nous les rends enrichissons et nous laissons passer de l'autre côté ? Les passeurs, à chaque fois que vous mettez un mirador, que vous mettez des barbelés, les passeurs prennent de plus en plus cher et les réfugiés sombrent de plus en plus dans les mers qui entourent l'Union européenne.

Encore une fois, on parlait tout à l'heure, on est un continent de 500 millions d'habitantes et d'habitants. Vous avez des personnes qui arrivent et qui généralement, on l'a dit, ont vécu pendant des mois de violence extrême quand ils arrivent en Europe et c'est la réalité à chaque fois et qu'on leur donne la possibilité de s'installer, de s'intégrer. Ce sont des femmes et des hommes qui créent des entreprises, qui créent de l'emploi, qui créent de la richesse parce que ce sont des combattantes et des combattants. Pas seulement Yannick Jadot. Absolument. Pendant des années, la première nationalité qui demandait l'asile en France, c'était les Albanais.

Ce n'est pas forcément des combattants, des gens qui sont de véritables réfugiés. D'ailleurs, le problème, vous ne répondez pas à la question de fond. Je réponds à la seule question. Est-ce qu'on laisse tout ouvert ? Est-ce qu'on abandonne le règlement de Dublin ? Oui. Et on le remplace par quoi dans ces cas-là ? Oui. Sachant que là, actuellement, en France, à peu près 60% des gens qui font une demande de droit d'asile sont déboutés. Ceux qui sont déboutés, qu'est-ce qu'on fait ? Pourquoi ?

Y compris, vous savez, que ce soit la Commission européenne ou le Parlement européen, dans son ensemble, dans sa majorité, avec tous les groupes participants, tous les groupes politiques participants, nous souhaitons effectivement supprimer Dublin, en tout cas, le transformer. On rappelle le principe simplement. Dublin, c'est simplement que la personne qui arrive sur le sol européen doit faire sa demande d'asile dans le premier pays sur lequel elle pose le pied. Voilà. Et quasiment ne peut plus bouger. Donc, ça crée aujourd'hui des systèmes où l'Italie, la Grèce notamment, historiquement, ont dû accepter des dizaines et des dizaines de milliers de réfugiés que tous les autres refusaient.

Donc, pourquoi le Parlement européen et la Commission européenne veulent changer de Dublin ? Pour qu'à la fois, si vous voulez, on partage la responsabilité et l'accueil en intelligence. Mais ce que vous posez, la question que vous posez va plus loin. Parce qu'il y a la question des réfugiés. Vous avez raison. Mais dans la question migratoire, il n'y a pas que les réfugiés. On est d'accord. Donc, on a aujourd'hui 30 à 40 000 personnes qui viennent en France pour travailler. On appelle les migrants économiques. Est-ce que ça pose un problème dans les entreprises ? Est-ce que ça pose un problème dans notre pays ? La réalité, non.

La réalité, parler avec toutes les fédérations d'entreprises, parler avec tous les syndicats de salariés, ça ne pose en réalité aucun problème parce que nous avons des secteurs économiques qui en ont besoin. en Allemagne, il y a une immigration qui est en partie une immigration choisie. Pourquoi il y a une obligation d'installation ? Et faut-il faire la même chose ? Est-ce que nous, nous aurions intérêt sachant que nous avons une immigration qui n'est pas aussi qualifiée qu'en Allemagne ? Et j'aurais une question pour compléter après. Allez-y. J'aimerais bien qu'on parle de l'Ukraine à un moment donné. On y va. C'est quand même la menace qui est là la plus présente.

La question de la démographie n'est pas la même en Allemagne. Vous le savez. Je veux dire, l'Allemagne aujourd'hui a besoin de beaucoup de migrants pour faire tourner sa machine économique. Bon. Question de la place et de la formation. Vous vous rendez compte que dans notre pays, nous sommes en train de fermer ou en tout cas de contraindre tous les étudiants qui veulent étrangers, qui veulent venir dans notre université. Vous savez, pendant des décennies, voire des siècles puisque ça remonte au Moyen-Âge, l'université en France a été l'outil le plus puissant de rayonnement intellectuel et culturel. Je sais que vous êtes sensibles à ça.

On a aujourd'hui des étudiants qu'on essaye absolument de refuser. On monte leurs droits de scolarité, leurs frais de scolarité. Vous vous rendez compte à quel point nous avons intégré collectivement, ce n'est pas le cas des écologistes parce que nous, on sera toujours du côté des valeurs de la République. Liberté, égalité, fraternité. Mais ceux qui nous gouvernent ont intégré cet état d'esprit dramatique qui consiste à même dire la France ne peut plus rayonner par son université. C'est une faute politique majeure. Il y a cette dimension de rayonnement. Vous le savez. Mais il n'y a pas que cela.

Ce qui m'a frappée dans votre programme pour tout vous dire, c'est que la question migratoire est intégrée à l'intérieur du chapitre sur les discriminations. Comme si le seul problème qui se posait, quand on va sur votre site internet, qu'on lit exactement le projet, c'est à l'intérieur. Comme si le seul problème c'était les discriminations. Comme s'il y avait les angoisses que peuvent avoir les Français ne posaient pas de problème. Comme s'il n'y avait pas de problème sur l'intégration. Et c'est quand même assez étonnant de voir ça. Parce que la question de l'intégration est au cœur du discours que vous devriez avoir. On est en train de déplacer le sujet.

Il peut y avoir une immigration qui se passe bien que s'il y a une intégration derrière. Vous êtes en train de dire qu'on n'a pas de problème migratoire. On a un problème d'intégration. On est déjà dans un autre débat. D'accord. De la même façon sur la question migratoire, le sujet pour nous est dans plein de chapitres. Quand on est en train de rendre la Terre inhabitable, parce qu'on n'agit pas sur le climat, parce qu'on va en prédation prendre les ressources extractives du reste du monde et que les terres ne sont plus habitables, ce sont des dizaines de centaines de millions de personnes qui se déplacent. Je vous parle des gens qui sont là.

Autre chose très frappante quand on lit votre programme, le mot islamisme par exemple n'apparaît pas. Il y a une fois le mot radicalisation et sinon, pourquoi ? Justement, expliquez-moi, nous sommes dans un pays où il y a un professeur qui a été décapité parce qu'un père de famille l'a accusé d'islamophobie et que l'institution de l'éducation nationale a été incapable de gérer. Et j'étais à Conflans-Saint-Honorin pour honorer Samuel Paty. Je sais comment on règle ça concrètement. C'est-à-dire justement pour intégrer, pour éviter le séparatisme. Non, non, attendez, moi je ne fais pas, non, pardonnez-moi, je ne fais pas comme ça, comme vous, migration, intégration, terrorisme.

Non, non, je suis désolé. C'est quand même un résumé qui n'est pas à la hauteur du débat que nous devons avoir. La question de l'intégration, elle se pose quand vous avez des gens qui considèrent que leur vision de l'islam radical doit prévaloir sur les valeurs de la République. Madame Polony, je suis pour combattre de la manière la plus déterminée qui soit tous les ennemis de la République. Tous les ennemis de la République. Dites-nous comment ? Eh bien, nous devons, ce qui a commencé à être engagé, continuer à renforcer le renseignement intérieur qui avait été notamment bien sacrifié par Nicolas Sarkozy. Nous devons renforcer la surveillance sur les réseaux sociaux.

Nous devons mener le combat idéologique sur les réseaux sociaux. Parce que quand vous regardez sur les réseaux sociaux, toutes les études le disent, vous avez quasiment 90% des messages religieux qui relèvent d'un islamisme radical. Donc, il faut soutenir toutes les personnalités, les associations et les citoyennes et les citoyens pour que, justement, les réseaux sociaux soient le champ d'un débat éclairé sur les religions et sur la République et non pas le lieu du prosélytisme de l'islamisme radical.

Et il nous faut aussi pas simplement être complaisants, surtout ne pas être complaisants avec le Qatar, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, parce que, vous le savez, ils sont exportateurs d'une idéologie très réactionnaire, très conservatrice de la religion et qu'à un moment donné, quand on passe notre temps, vous voyez des ministres et des présidents de la République qui vont serrer la main d'un MBS, le prince héritier saoudien qui a, vous le savez, du sang sur les mains sur un journaliste. Mais c'est pas exactement la question que vous a posée, Natacha Poloni.

Mais si, parce qu'en fait, le combat contre l'islamisme radical, s'il y avait une seule réponse, je pense que ça ferait longtemps qu'on l'aurait mise en œuvre. Donc, c'est le combat contre les groupes islamistes, c'est le combat contre le terrorisme, mais c'est aussi, pardonnez-moi, de la politique internationale. Si on peut avoir le temps de parler de l'Ukraine, passons aussi à la question d'abord de la sécurité puisque là aussi, ça fait partie des sujets sur lesquels l'accusation d'angélisme tombe. D'ailleurs, écoutez ce que disaient les candidats qui étaient allés devant le syndicat Alliance, premier syndicat des gardiens de la paix et qui donc étaient interrogés à la sortie.

46:36
Invité

Il y aura beaucoup de candidats qui vont faire des déclarations d'amour à la police. Moi, j'ai donné des preuves d'amour à la police. Je suis venu dire aux policiers que les fras-chocs et les matamorts, l'américanisation de la société, c'était la fin de la police nationale républicaine.

46:51
Locuteur non identifié

On ne devrait pas avoir à protéger les forces de l'autre puisque ce sont les forces de l'autre qui doivent nous protéger.

46:57
Invité

Madame Hidalgo a été invitée, semble-t-il, elle n'a pas voulu venir. Monsieur Jadot a été invité, il n'a pas voulu venir. Libre à eux, ils n'ont jamais considéré que la sécurité était un sujet qui méritait une attention de leur part.

47:09
Locuteur non identifié

Alors vous, vous êtes allé à la manifestation, la fameuse manifestation des policiers. Vous avez tenu des propos justement dans le sens d'une protection de la police. En même temps, quand on lit votre programme, on y trouve surtout la question de la fin des contrôles au faciès, l'idée de sortir de la politique du chiffre, c'est-à-dire plutôt des choses qui donnent l'impression que le problème, ce serait la police. Alors, où vous situez-vous exactement et quelle réponse vous apportez au problème d'insécurité et au rôle que doit tenir la police ? Alors un, j'ai rencontré beaucoup de syndicats de policiers.

Mais c'est vrai que je ne suis pas allé à l'invitation du syndicat Alliance parce que je considère que le syndicat Alliance, notamment sa façon de stigmatiser, de montrer du doigt la justice et au fond de porter des discours qui sont loin des valeurs de la République et de la police républicaine que je défends, donc je n'y suis pas allé. Mais j'ai rencontré beaucoup de syndicats de policiers. Syndicats qui sont majoritaires

48:02
Invité

chez les gardiens de la paix.

48:03
Locuteur non identifié

Oui, c'est pour ça qu'il faut investir et c'est pour ça que, notamment, j'avais été à cette manifestation pour soutenir tous les syndicats de police républicains. Ça, c'est important. Qu'est-ce qu'on veut faire ? Eh oui, parce que la politique du chiffre, si vous voulez, c'est les policiers qui nous en parlent. Vous savez, quand à chaque fois vous rencontrez des policières et des policiers, qu'est-ce qu'ils vous disent ? J'ai perdu le sens de ma mission parce qu'en fait, on me donne des instructions qui sont totalement farfelues, on me dit de faire de la politique du chiffre plutôt que de faire de la prévention et plutôt que de faire de l'investigation. Première chose.

Deuxième chose, vous savez qu'ils ont des conditions de travail très difficiles. Très difficiles. Il y a des problèmes d'effectifs, il y a des problèmes de répartition, il y a des problèmes de formation. Donc, il faut agir sur la formation initiale et le principal déficit qui est aujourd'hui dans la police, c'est la formation continue qu'ils demandent toutes et tous. Troisième chose, vous avez dans les secteurs les plus difficiles, dans les quartiers les plus difficiles, vous envoyez les policiers qui viennent d'être formés, qui sortent de l'école. C'est totalement inadmissible et c'est dangereux pour ces policiers et c'est dangereux et inefficace.

Donc, nous ferons en sorte que les salaires et les plans de carrière soient en mesure de faire qu'on ait plutôt des personnes expérimentées sur les lieux les plus durs plutôt que les personnes qui viennent d'être formées. Si on veut avoir le temps de parler d'Ukraine, je ne peux pas vous poser la question de savoir si vous assumeriez le fait que la légalisation du cannabis ferait exploser les banlieues. Dans ces cas-là, comment on fait ? Mais ça vaudrait le coup. Oui, vous le savez, vous discutez avec beaucoup de policiers.

Si vous voulez, quand on leur dit le ministre de l'Intérieur va passer à la télé la semaine prochaine, donc vous devez tous faire des contrôles des consommateurs de cannabis pour qu'ils donnent le chiffre à la télé. Ils disent ça nous empêche de travailler sur le crack, ça nous empêche de travailler sur la cocaïne et sur l'héroïne, ça nous empêche de protéger les femmes qui sont menacées, ça nous empêche de résoudre les crimes où les Françaises et les Français attendent des réponses.

Donc oui, la police, oui, la justice, nous allons renforcer les effectifs, redonner du sens à la mission pour qu'on ait une police et c'est leur principal souhait d'être sur la voie publique pour protéger les Françaises et les Français. Passons justement à la question de l'Ukraine parce que pour le coup, là, la tension, elle est palpable. Vous avez dénoncé l'attitude de Vladimir Poutine, vous avez dénoncé ce que vous considérez comme une complaisance de la part d'Emmanuel Macron vis-à-vis de Vladimir Poutine. Vous êtes pour la fermeture ou la non-mise en service du gazoduc Nord Stream 2 à la demande. C'est une demande des Américains.

Donc est-ce que vous, Président, on s'aligne sur la position des Américains contre la Russie ? Natacha Polony, votre prise anti-américaine ressort là. Ah non, ce n'est pas de l'anti-américainisme. Non, non, non, attendez. Non, je vous pose la question. Qu'est-ce qu'on fait ? C'est un débat, heureusement. Qu'est-ce qu'on fait ? Heureusement que c'est un débat au sein de l'Union européenne sur le pipeline Nord Stream 2. Vous savez que dans la coalition allemande, ils sont divisés parce que les socialistes, du fait de Gérard Schröder, qui est allié de Poutine et de Gazprom, a toujours défendu Nord Stream 2. Donc les sociodémocrates sont très embêtés, mais les écologistes sont très clairs.

Et le Parlement européen a voté contre Nord Stream 2. Pourquoi ? Je rappelle que c'est le gazoduc qui va permettre d'amener le gaz russe vers chez nous, vers l'Europe. Directement. Vers l'Allemagne qui en a besoin. En contournant l'Ukraine. C'est ça le point névralgique du débat. C'est qu'en fait, en contournant l'Ukraine, non seulement on continue notre dépendance vis-à-vis des Russes, alors que si on investissait sur l'isolation des logements, on y revient, monsieur Le Chypre, on n'aurait pas besoin du gaz russe. Ou si on avait le nucléaire, mais ça, ce sera le débat de tout à l'heure. parce que l'énergie qu'on ne consomme pas, on n'a pas besoin de la produire.

Et on contourne l'Ukraine, donc on a fait plus de l'Ukraine. Ce que j'ai dit, c'est qu'effectivement, en France, entre Le Pen, Zemmour, Fillon, tous complices de Poutine, sans un mot, tous complices de Poutine. Non, mais attendez, bien sûr. Non, la question, ce n'est pas de parler. La question, ce n'est pas de parler. Nous devons parler à Vladimir Poutine. Évidemment, il est président d'un grand pays, nous devons lui parler. Mais quand j'entends Éric Zemmour, Marine Le Pen, ta rire des loges sur Vladimir Poutine, Vladimir Poutine, il a gazé les populations syriennes. Il a massacré les Tchétchènes. Il a annexé la Crimée. Il est en train d'organiser une guerre en Ukraine.

Et pourquoi il fait la guerre en Ukraine ? Parce qu'il ne supporte pas qu'il y ait une démocratie qui s'installe à sa frontière. Croyez-vous que la démocratie ukrainienne soit uniquement la question ou bien y a-t-il aussi une volonté, notamment des Américains, d'attirer l'Ukraine dans leur sein ? Non, pas franchement. Et dernier point. Je suis surpris. On a 130 000 soldats. Je vous pose la question. 130 000 soldats russes qui menacent d'envahir un pays allié, qui menacent d'envahir un pays où règne la démocratie, qui a ses frontières. Et je suis stupéfait qu'on nous sorte le débat sur les États-Unis. Je suis désolé. Moi, les États-Unis, je les ai critiqués.

J'ai combattu la guerre en Irak de tout ce que je pouvais faire. Dans l'histoire, les États-Unis ont parfois le très mauvais rôle. Mais en Ukraine, l'agresseur, il s'appelle Vladimir Poutine. Vladimir Poutine, c'est un dictateur. Et ce que j'ai demandé à Emmanuel Macron, ce n'est pas d'aller à Moscou tutoyer Vladimir Poutine, c'est d'organiser, de commencer à organiser un Kiev, un mini-sommet européen, pour montrer l'unité européenne en défense à l'Ukraine, à sa démocratie, à l'intégrité de son territoire.

Parce que le balai des Schultz, Macron, un coup c'est aux États-Unis, un coup c'est à Moscou, on avait l'occasion de montrer une Europe où les dirigeants voyagent ensemble et imposaient un rapport de force à Poutine pour éviter cette guerre. Natacha Polony, que l'on retrouve tous les soirs, 20h sur BFM TV avec Polo News. Merci Natacha. Vous le saviez, les téléspectateurs peuvent réagir pendant cette émission, que ce soit

54:29
Invité

sur les réseaux sociaux, avec le hashtag face à BFM ou en scannant le QR code qui apparaît régulièrement sur l'écran des téléspectateurs

54:36
Locuteur non identifié

et c'est Léopold Odebert qui a les yeux rivés sur ses réactions ce soir.

54:47
Présentateur

Les yeux rivés. Bonsoir Léopold. Évidemment, bonsoir Maxime. Bonsoir M. Jadot. Bonsoir. Beaucoup de Français qui nous écoutent ce soir, des Français qui habitent dans les grandes villes, des Français aussi qui habitent dans des communes et Canard Vert nous écrit ce soir en vous posant une question assez directe. Penser le carburant en campagne, c'est important aussi. Après, trop intéressant cette remarque parce que finalement, on voit que peut-être des personnes se sentent assez éloignées de votre discours avec peut-être une image de l'écologie renvoyée à certains clichés comme l'écologie bobo.

Comment vous faites concrètement pour parler à ces Français qui habitent notamment dans des communes et qui se sentent éloignées de votre programme ?

55:22
Locuteur non identifié

Écoutez, je suis beaucoup dans les zones rurales parce que pour ma part, vous savez, moi je viens de Picardie, je viens de Laine, je viens d'une commune, d'un petit village où j'ai grandi. Parce qu'ils le disent en vous regardant ce soir. Et moi, je suis très attaché à notre ruralité, à nos terroirs. Vous savez, depuis des années, des années, ça a été quoi les politiques publiques vis-à-vis de nos zones rurales, de nos villages, de nos bourgs, de nos villes moyennes ? C'est un, on laisse se fermer les commerces de proximité pour financer ou aider l'installation des grandes zones commerciales.

On laisse fermer les petites gares, les trains du quotidien, on laisse fermer les bureaux de poste, on laisse fermer les services publics. Vous avez une commune sur trois en France qui est un désert médical. On a laissé les entreprises partir, on a laissé l'agriculture s'industrialiser avec de moins en moins de paysans. Mais donc, qu'est-ce que vous faites pour Calaver ? Eh bien, justement, ce que je fais, c'est, on remet du commerce de proximité, on remet de l'activité économique et des services publics sur les territoires. Et donc, à partir de là, on est moins piégé par sa voiture parce que le médecin, le club de foot, le boulanger ou l'entreprise est beaucoup plus proche de son domicile.

C'est un grand plan pour la ruralité que je développe dans mon programme. C'est un grand plan d'aménagement du territoire. Et justement, parce qu'on a cette image-là, je passe beaucoup de temps en ruralité parce que justement, c'est un enjeu extraordinaire de notre identité. Vous savez, moi je dis souvent être français, c'est peut-être parce que je viens de Picardie, c'est avoir les pieds sur terre, donc c'est le bon sens, c'est avoir les pieds dans la terre pour se réconcilier avec la nature et c'est avoir le regard sur l'horizon parce que justement, on est un pays universel.

57:11
Présentateur

On va enchaîner monsieur Addoi avec une autre question de français, elle concerne plutôt votre équipe, l'équipe d'Europe Écologie Les Verts. Voilà cette remarque très directe. Jaddo parle depuis 27 minutes et ça y est, premier talk à Sandrine Rousseau, il y a moyen qu'il vient de perdre une voix, la mienne. Cette dame nous dit finalement qu'elle vous entend parler de Sandrine Rousseau dans des termes qu'elle n'apprécie pas. Elle apprécie elle bien Sandrine Rousseau, apparemment vous ne la convainquez pas ce soir.

57:35
Locuteur non identifié

Écoutez, vous me ressortez une vidéo de Sandrine Rousseau pendant la primaire. La primaire a acté et ma victoire et la position du... La vidéo en l'occurrence c'était après la primaire. On l'a vu tout à l'heure avec le... Mais en tout cas, la position très claire de notre mouvement, du rassemblement que je porte et du projet présidentiel n'est pas d'augmenter le prix de l'essence. Je ne vais pas vous dire le contraire. Mais ça pose un problème apparemment à certains français cette sorte de désunion... Vous inquiétez pas, vous savez, moi je suis très fier de la diversité des écologistes. Ça se passe très très bien avec Sandrine Rousseau.

Elle apporte une radicalité, un enthousiasme et c'est bien. Quel type de radicalité ? C'est pas... Qu'est-ce que vous dire par la radicalité ? Sandrine Rousseau n'est pas Yannick Jadot. Je ne suis pas Sandrine Rousseau mais le mouvement écologiste est divers et c'est une bonne nouvelle. Vous savez, moi je vais rassembler les françaises et les français. Ce sera encore plus divers.

58:30
Présentateur

Qu'est-ce que ça veut dire quand vous dites qu'elle apporte une radicalité ?

58:33
Locuteur non identifié

Mais elle apporte une radicalité dans sa manière de faire de la politique. Elle apporte une radicalité par rapport à la question on a parlé tout à l'heure des discriminations. Elle apporte une radicalité nécessaire dans le paysage politique sur les violences faites aux femmes qui doit être un sujet majeur de cette campagne électorale parce que c'est un traumatisme profond pour trop trop trop de femmes pour qu'on continue à ne pas faire le boulot comme l'a fait ce gouvernement. Mais vous dites que tout va bien avec Sandrine Rousseau.

On l'a reçu la semaine dernière sur BFM TV et où elle s'étonnait c'est pas qu'elle s'étonnait elle était lui-même en colère par exemple de ne pas avoir été prévenu des négociations qui étaient en cours avec Christiane Taubira. Franchement Maxime Switek là on est là face aux français. On va parler d'une réunion totalement anecdotique anodine je ne sais pas un communiqué de presse quand on répond courtoisement à une invitation où rien ne se négocie. Enfin à un moment donné on a parlé de l'Ukraine j'espère qu'on va parler du climat de la solidarité de la justice sociale de notre pays où la démocratie ne va quand même pas tellement bien donc on ne va pas parler.

Pardon c'est pas anodin il s'agit simplement du rassemblement de la gauche. C'est pas anodin le rassemblement de la gauche. Ça c'est un autre sujet. Ah bah non là on est en plein dents pour le coup.

Mais non mais écoute si vous voulez moi et on est tous d'accord si vous voulez nous aujourd'hui dans le paysage politique très confus très très confus dans la situation je l'ai dit de l'assitude d'angoisse de colère d'évitement de renoncement sur les grands sujets moi je porte un projet et un rassemblement de clarté de clarté il n'y a qu'une ligne vous savez que depuis des années que je fais de la politique je ne défends qu'une ligne c'est la république écologique dont je parlerai dans cette soirée c'est une écologie sociale et républicaine et tous les écologistes sont alignés là-dessus On en parlera avec Philippe Corbett Parole au France

1:00:23
Présentateur

une réponse plutôt courte s'il vous plaît on a parlé du fond on parle de la forme à présent avec cette remarque qui va s'afficher en quelques instants Monsieur Jadot ne sourit pas beaucoup il semble froid question sur votre âge Vous répondez à Annick qui nous écrit qui est chez elle dans son salon elle ne se sent pas du tout atteinte par votre discours

1:00:43
Locuteur non identifié

Il n'y a que des messages pas sympas ou vous les choisissez vous les choisissez comme ça Je suis très content d'être là je suis très content d'être là On est très content de vous recevoir L'accueil est très sympathique

1:00:55
Présentateur

C'est une question légitime que se pose cette française Pardon ? C'est une question légitime que se pose cette française

1:00:59
Locuteur non identifié

Oui mais écoutez je pense que voilà là on a plaisanté mais maintenant vous savez moi je ne suis pas là pour amuser les françaises et les françaises Je peux davantage sourire probablement peu importe moi je suis là pour apporter des réponses qui règlent leurs problèmes du quotidien et qui sort des réponses qui sortent la France de cette forme de résignation qui s'est un peu emparée d'elle Et ça tombe bien parce qu'on a encore plein de questions La France est un magnifique pays et on a une incroyable page d'histoire à écrire autour justement de cette écologie qui est une écologie de l'innovation économique une écologie de la justice sociale une écologie des valeurs républicaines On y va sur l'écologie Je veux convaincre les françaises et les français sur mes propositions Alors peut-être que je devrais plus souvent sourire mais faites-nous des blagues aussi On va essayer Merci beaucoup Léopold Pour les questions des téléspectateurs Il n'y avait que le Chypre qui a sorti quelques blagues Le défi climatique Yannick Jadot On y vient On a pour vous ce soir justement des questions très concrètes Où installer 3000 éoliennes en France Comment se passer du nucléaire en 20 ans ?

Question posée par Amandine Attalaïa Amandine c'est à vous Vous voulez être sérieux Yannick Jadot On vient de le dire J'ai arrêté de sourire Pas maintenant On va parler de climat On va parler d'énergie renouvelable de nucléaire Et justement à propos du nucléaire Vous avez dit il y a quelques jours une phrase qui m'a interpellé Je vous cite mot à mot Il n'y a malheureusement que les dictateurs la Chine, la Russie et en France l'extrême droite qui soutiennent le nucléaire Est-ce que vous pensez vraiment Yannick Jadot qu'on peut avoir un débat qui soit serein qui soit intelligent quand vous tenez des propos aussi caricaturaux ?

Alors ce qui aurait été bien c'est de reprendre l'ensemble de mes propos Ceci dit moi Ça aurait évité qu'ils deviennent caricaturaux Ils sont caricaturaux par votre faute C'est vous qui dites mot à mot On les comprend très bien Attendez Je sais parfaitement ce que j'ai dit Non non là vous bisez La France attendez La France est une démocratie Donc il y a plein de gens pro-nucléaire qui sont des démocrates J'en conviens parfaitement Ce que j'ai voulu dire c'est que un parce que je faisais le lien c'est vrai que toute l'extrême droite soutient le même programme qu'Emmanuel Macron Non attendez Valérie Pétrez Emmanuel Macron Marine Le Pen Éric Zemmour Il y a aussi l'extrême droite Dans votre camp Fabien Roussel Arnaud Montebourg Dans mon camp Je suis pro-nucléaire A gauche Moi je suis l'écologie madame Je suis l'écologie A gauche Non non Maintenant si on regarde la réalité de ce qui se fait dans le monde aujourd'hui en 2020 2021 si on regarde où quels sont les pays qui ont lancé des programmes nucléaires ou démarré des centrales nucléaires c'est la Chine c'est la Russie et c'est les Émirats Arabes Unis Ce sont ceux qui sont le plus en avance Non non Le plus en avance c'est une façon Les États-Unis La Finlande par exemple Non non Les États-Unis ça fait très longtemps qu'ils ne construisent plus de centrales nucléaires Je suis désolé ils ont plutôt tendance à arrêter les chantiers Ce que je veux dire c'est que quelle est la situation dans laquelle on est aujourd'hui On a un pays la France qui par une politique industrielle extraordinaire extraordinaire a investi massivement de l'argent public a formé les meilleurs ingénieurs techniciens ouvriers du monde et en une vingtaine d'années a construit 58 réacteurs nucléaires Ça ça montre que quand on veut on peut Et on a la capacité de le faire Et on a la capacité de le faire Et donc aujourd'hui on a entre deux tiers et trois quarts de notre électricité qui vient du nucléaire ce qui nous permet d'émettre très peu de CO2 Quelle est la situation aujourd'hui ?

Aujourd'hui on a des centrales qui sont vieillissantes et comme elles sont vieillissantes on a quand même 11 centrales à l'arrêt dont les plus récents 11 réacteurs dont les plus récentes 11 réacteurs à l'arrêt vous avez parfaitement raison 11 réacteurs à l'arrêt qui nous mettent en difficulté d'approvisionnement électrique on est obligé de s'approvisionner beaucoup sur le marché européen donc en fait on a deux options et c'est ce que disent tous les scénarios énergétiques et toutes les agences on peut reconstruire des réacteurs nucléaires pour au fond voilà remplacer les vieilles par des nouvelles ou choisir un autre scénario qui est le scénario on fait des économies dans nos logements et tout ça et on déploie des énergies renouvelables ce que je propose juste après je répondrai à vos questions mais pour être bien compris c'est que un on ne construit pas de nouveaux réacteurs nucléaires deux je l'ai dit il y a un enjeu majeur de pouvoir d'achat c'est d'investir sur l'isolation des logements ça crée de l'emploi ça réduit les émissions de gaz à effet de serre et on déploie les énergies renouvelables et au fur et à mesure on éteint les centrales on ferme les réacteurs nucléaires ça prendra 20 ans ça prendra 25 ans ça prendra le temps qu'il faudra mais moi j'ai envie que notre grand pays industriel ou qui retrouve une force industrielle et j'ai envie qu'on soit du côté de l'innovation j'ai envie qu'on soit du côté de ces énergies qui sont plus propres j'ai envie qu'on soit du côté de ces énergies qui créent de l'emploi Emmanuel Macron dit qu'il veut lui aussi être du côté de l'innovation et il vient d'annoncer une décision très importante c'est que la France va poursuivre son engagement dans le nucléaire puisqu'on va construire six nouveaux EPR huit chantiers vont être à l'étude le président a dit aussi c'était à Belfort qu'il voulait que la France investisse massivement sur les énergies renouvelables même si pour l'instant je vous l'accorde nous sommes très en retard et pour poser le cadre du débat et entendre ses arguments je vous propose qu'on écoute Emmanuel Macron c'est très court ça dure dix secondes c'était à Belfort

1:06:49
Invité

c'est le choix le plus pertinent d'un point de vue écologique et le plus opportun d'un point de vue économique et enfin le moins coûteux d'un point de vue financier

1:07:01
Locuteur non identifié

donc il y a tout dit-il dans son scénario qu'est-ce qui ne vous convainc pas et est-ce que finalement ce ne serait pas lui l'écolo pragmatique et pas vous je pense que c'est le dogmatique pourquoi parce qu'en fait qu'est-ce que propose Emmanuel Macron on a un EPR aujourd'hui en construction en France celui de Flamanville celui de Flamanville il devait entrer en fonction en 2012 il n'entrera pas en fonction avant des années s'il doit jamais normalement c'est l'année prochaine non non mais ça ne marchera pas avec les retards qu'ils ont pris et puis vous savez ils ont pris des retards et puis ils ont été extrêmement flexibles sur le fait que le couvercle du réacteur qui doit être changé sera changé en 2024 donc ce réacteur-là je peux vous dire il n'est pas prêt de démarrer il devait coûter 3 milliards selon la Cour des comptes il en coûte 20 17 milliards de gabegis qu'est-ce que propose Emmanuel Macron ?

il dit j'ai un fiasco industriel et financier et bien je vais en faire 6 de plus non il vous dit on a appris en construisant le premier on va en construire d'autres et bien oui on s'améliorent d'accord et on aura des réacteurs nucléaires en 2045 mais vous faites le même pari sur le renouvelable non monsieur Jadot parce qu'il y a beaucoup de technologies dont on ne dispose pas pour l'instant et on a mis 10 ans à faire un parc éolien offshore un seul mais à cause de qui ? donc d'accord et on a 5400 éoliennes offshore en mer du nord une seule en France vous pensez que la question c'est un problème technologique ou c'est le problème de la politique publique française ?

mais pour en revenir au choix d'Emmanuel Macron aujourd'hui je vais vous faire une petite vous êtes armé là ah ouais je suis venu je suis venu équipé c'est votre graphique de la banque Lazare que aux Etats-Unis voilà ben oui c'est des technologies renouvelables ben oui mais vous savez que ce sont des chiffres qui sont contestés non non non si monsieur Jadot vous pouvez regarder vous pouvez regarder les chiffres de l'IRENA non non non vous pouvez regarder et vous pouvez regarder le rapport de 600 pages de la RTO en France non non non sur lequel se font tous les experts aujourd'hui je vais essayer d'expliquer ce qu'il y a expliquer ce qu'il y a expliquer ce qu'il y a le graphique déjà si on peut regarder là on ne voit pas voilà il arrive là la courbe en jaune et ça c'est pas contestable c'est le coût de production du photovoltaïque ça s'est effondré en 10 ans divisé par 10 la courbe que vous avez en bleu là c'est l'éolien dont les coûts de production se sont fortement réduits et puis la courbe qui monte c'est le nucléaire c'est incontestable aujourd'hui l'EPR non mais je vais finir l'EPR de Flamanville le nucléaire que propose Emmanuel Macron il est deux fois plus cher que mes énergies renouvelables et il mettra quatre fois plus de temps à se mettre en place non monsieur Jadot c'est important RTE dit dans son scénario que le moins coûteux c'est celui qui inclut du nucléaire à partir de là on ne va pas se battre sur les chiffres non mais parce que reconnaissez que RTE n'a pas pris en compte les surcoûts de l'EPR de Flamanville et RTE fait une projection sur de nouveaux EPR c'est même plus l'EPR de Flamanville c'est des EPR2 qui n'existent pas RTE c'est le réseau de transport d'électricité qui a produit un rapport l'année dernière et puis donc ce sujet donc le problème d'Emmanuel Macron c'est qu'on a un problème de pouvoir d'achat aujourd'hui on a un problème de climat il est immédiat et il nous propose de commencer à agir en 2040-2045 et je vais vous montrer ce qu'est la réalité du monde ça c'est mon deuxième graphique ça c'est les investissements les les colonnes orange les en orange ce sont les investissements dans les énergies renouvelables la ligne là du bas ce sont les investissements dans le nucléaire et vous le savez 80% aujourd'hui des investissements dans le monde sur la production d'électricité sont dans les énergies renouvelables moi je veux que mon pays qui est un grand pays industriel je veux que mon pays il soit sur les secteurs d'avenir je veux que mon pays il soit sur les technologies moins risquées plus propres je veux que mon pays ne s'enferme pas dans une illusion nucléaire qui va nous coûter très cher et qui ne résoudra aucun de nos problèmes avant 15 ans j'entends vos arguments je rappelle juste que ceux qui défendent le nucléaire disent que c'est notamment parce que c'est une énergie propre qui émet très peu de gaz à effet de serre mais si Emmanuel Macron est élu ou si Valérie Pécresse ou Marine Le Pen ou Éric Zemmour sont élus la France s'engagera dans le nucléaire pour 100 ans vous êtes d'accord ?

oui vous trouvez ça ? vous trouvez c'est pas à moi d'en décider c'est à vous de vous faire élire si vous voulez que ça ne se passe pas bien sûr c'est bien pour ça que je suis là mais si eux sont élus votre projet en fait est caduque puisque tout votre projet repose sur le fait que la France ne s'engage pas dans le nucléaire pour pouvoir développer des énergies renouvelables auquel cas quelle serait votre raison d'être ? à quoi serviriez-vous si la France signe pour 100 ans pour le nucléaire ?

vous savez un en 2008 Nicolas Sarkozy président de la République il va au Creusot et il annonce la construction d'un EPR à Panly pour les années qui suivent cette EPR n'existe toujours pas et vous savez que même chez les ingénieurs nucléaires vous pensez que les constructions ne seront pas lancées ?

mais les constructions d'EPR ne seront même pas lancées pendant le prochain quinquennat regardez y compris les scénarios que vous mentionnez d'RTE les notes du gouvernement si on relance des EPR c'est pour qu'ils soient en service en 2040 2045 au mieux vous vous rendez compte que là les français ont des factures d'électricité qui explosent ce qu'on leur propose c'est de construire des réacteurs nucléaires très chers très chers qui vont coûter très cher pour résoudre leurs problèmes de 2045 si jamais vous vous étiez élu admettons en 2032 vous arrêteriez le programme nucléaire si ça ne marche pas cette fois et que ça arrive plus tard est-ce que vous arrêteriez le programme nucléaire que la France aurait engagé ?

mais pour l'instant vous savez en fait en réalité le président de la république n'a rien engagé il y a des lois dans notre pays à un moment donné le président de la république dans ses annonces quand il dit je vais faire ou je décide il est totalement hors la loi les investissements en matière d'énergie on ne va pas rentrer dans les détails ça dépend d'une loi programmatique c'est l'assemblée qui doit décider il a promis qu'il y aurait un débat par ailleurs pour reparler de votre programme monsieur Jadot sur les éoliennes parce que ça intéresse beaucoup les français et c'est un thème qui est très présent dans cette campagne vous voulez qu'il y en ait 3000 de plus d'ici la fin de votre quinquennat et d'ici 2050 combien en voudriez-vous pour qu'on atteigne nos objectifs ?

en peine plus ça ferait quel chiffre à peu près si vous deviez ? à peine plus on est sur 12 000 pourquoi ?

parce qu'en fait les progrès technologiques vont très très vite dans l'éolien très très vite et donc en fait aujourd'hui la plupart des éoliennes que vous voyez dans la campagne elles font 2 mégawatts de puissance aujourd'hui déjà ils font des éoliennes à 6 mégawatts on va vers 12 donc en fait l'enjeu c'est pas d'en installer des nouvelles c'est de changer celles qui existent déjà donc c'est pour ça qu'il n'y en a pas beaucoup en revanche ma parce que la question c'est plus l'aménagement du territoire et l'acceptabilité pour les français vous avez raison il y a des territoires qui sont saturés moi j'étais dans l'Aisne j'ai visité un paysan bio il n'y a pas très longtemps du côté de Montcornet vous avez des éoliennes partout c'est pas normal ce sont des territoires où il y a du vent oui ce sont des territoires où il y a encore des habitants d'accord alors c'est vrai que là-bas parfois l'agriculture ça a viré toutes les fermes toutes les haies et tout ça c'est sûr que ça souffle parce que c'est des kilomètres et des kilomètres de champ sans même pas un arbre mais il y a du vent donc c'est de décider en fait où on peut installer des éoliennes d'en discuter avec les populations parce que comme vous le savez selon toutes les enquêtes les populations sont généralement très favorables à l'éolien y compris quand c'est installé à côté de chez eux ce qui est insupportable attendez Yannick attendez sur ce point sur ce point 70% des installations d'éoliennes font l'objet d'un recours 70% attendez est-ce que vous saviez vous savez combien de temps est-ce que vous savez ben si on parle d'acceptabilité donc ceux qui sont il suffit que vous ayez une association qui porte un recours de l'autre côté de la France ça veut pas dire que les populations locales sont contre en l'occurrence il y a des recours qui font perdre du temps pour ceux qui veulent installer des éoliennes pour ceux qui veulent installer des éoliennes juste une chose est-ce que vous connaissez la durée moyenne entre le moment où on lance un projet et le moment où l'éolienne arrive réellement en activité ah bah aujourd'hui en France on est à 5-6 ans ouais même entre 7 et 9 ans entre 7 et 9 ans alors que tous nos pays tous les pays voisins sont entre 2 et 3 ans absolument c'est ce que je veux faire mais donc il y a bien un problème d'acceptabilité non non il y a un problème de si vous voulez il y a des associations qui ont fait de leur mission le combat contre l'éolien mais encore une fois enfin je veux dire y compris quand vous voyez les grands groupes énergétiques qui font leur pub dans les journaux à coups d'éoliennes c'est qu'ils ont bien compris que ça a aussi une valeur mais moi la stratégie que nous voulons développer c'est de définir les territoires où nous pouvons installer des éoliennes en lien avec la population et de faciliter justement les permis et l'installation vous savez que en juin dernier le président de la république et son gouvernement ont trouvé un truc pour rendre un peu plus inacceptable l'installation d'éolien dans notre pays ils ont augmenté les zones de protection des radars de 30 à 70 kilomètres vous avez quasiment aujourd'hui 80% du territoire ou de 60 vous ne pouvez pas construire c'est un truc qui n'existe pas dans un autre pays européen alors là monsieur Jadot on rentre dans des détails mais en résumé votre position c'est de dire on ne va pas le faire contre les français et le territoire ne sera pas couvert d'éoliennes madame je me suis toujours battu pour que l'énergie soit un sujet démocratique et justement il faut le faire avec les populations mais on parle de deux autres thèmes pour finir parce que sinon on n'aura pas abordé mais juste pour dire que les énergies renouvelables ce n'est pas que l'éolien c'est le photovoltaïque c'est l'hydraulique c'est la géothermie et c'est ça qui fera la force de la France et c'est ça qui fait qu'on a un système électrique qui garantira l'électricité aux françaises et aux françaises tout à fait la contrepartie de votre scénario où vous voulez 100% de renouvelables c'est ambitieux c'est évidemment qu'on fasse des économies d'énergie et qu'il y ait une société de la sobriété énergétique sans rentrer dans les détails vous voulez aussi qu'il y ait davantage de voitures électriques on change la façon dont on se déplace vous avez une proposition forte qui est qu'en 2030 vous voulez que soit interdite la vente de voitures neuves essence diesel ou hybrides sauf que pour l'instant ça coûte cher les voitures électriques et je regardais les chiffres le mois dernier par exemple les français ont acheté plus de voitures de plus de 15 ans d'occasion que de voitures neuves donc en fait le risque est-ce que ce serait pas que les français un peu plus modestes se tournent uniquement vers le marché de l'occasion et finalement on ne renouvelle jamais le parc automobile français vous avez raison comment est-ce que vous gérez ce risque pourquoi je veux donner cette échéance à l'industrie automobile française vous savez que déjà Renault a décidé de passer en 2030 au tout électrique il y a en Allemagne la plupart des constructeurs automobiles sont en train de basculer comme aux Etats-Unis moi je ne veux pas que la France perde son industrie automobile parce qu'elle n'aura pas pris justement le chemin de la modernité en matière de véhicules il faut savoir qu'en France tous les 10 ans on perd 100 000 emplois dans l'automobile ok donc moi je veux sauver l'industrie automobile française et je veux qu'elle investisse sur les secteurs d'avenir et là donc je double le fonds de soutien à la conversion automobile on passe de 500 à 1 milliard justement pour aider les populations les plus modestes à changer de véhicule je mets en place notamment pour les artisans le soutien à ce qu'on appelle le rétrofit c'est quoi le rétrofit c'est qu'en fait vous gardez votre véhicule et c'est très important pour les artisans qui ont leurs camionnettes avec les rangements tout ça et vous enlevez le moteur juste le moteur thermique pour mettre un moteur électrique ça coûte beaucoup moins cher c'est beaucoup moins polluant et donc nous soutiendrons ça et puis dernièrement de la même façon que je montrais sur la baisse des coûts des énergies renouvelables selon les dernières études aujourd'hui en 2025 2026 2027 le prix des véhicules électriques sera le même que le prix des véhicules thermiques sachant qu'ils sont beaucoup moins cher à entretenir donc en fait la voiture électrique avec le transport collectif avec le vélo avec le covoiturage avec le machin deviendra un élément au fond normal d'achat de mobilité moi je veux que les françaises et les français puissent continuer à se déplacer je l'ai dit je viens de Picardie là d'où je viens il faut une voiture il n'y a pas d'ambiguïté il faut une voiture tout se passe bien parce qu'en effet pour conclure il est vrai que votre scénario repose évidemment sur des paris d'avenir donc par définition c'est incertain mais quand vous êtes sur la parité des prix entre les voitures électriques et les voitures thermiques à 2-3 ans ce ne sont plus des paris c'est déjà la réalité en fait

1:20:09
Invité

merci beaucoup Amandine vous voulez que les français puissent se déplacer mais moins vite

1:20:13
Locuteur non identifié

moins vite sur l'autoroute vous maintenez ?

non j'ai dit que ce n'est pas dans mon projet j'ai dit comme on me posait la question j'ai dit qu'on pouvait y réfléchir parce qu'effectivement ça consomme moins ça crée moins d'accidents ça pollue moins voilà c'est quelque chose qu'on peut regarder voilà j'avais dit aussi une fois mais ça c'est pour ça qu'il faut en débattre et prendre cette responsabilité là c'est vrai que parfois sur l'autoroute si on doit rouler à 110, 120 on s'ennuie un peu mais si à un moment donné c'est pour le bien collectif et qu'à la fin on ne perde que 5 minutes mais encore une fois c'est un débat qu'il faut ouvrir je n'ai pas de décision là-dessus Yannick Jadot vous allez aussi faire face aux questions des français ce soir question que nos reporters sont allés récolter aux quatre coins du monde question qu'on nous a envoyé également on va voir ça avec Roselyne Dubois aux quatre coins du pays

1:21:08
Présentateur

je suis un peu en bas en disant qu'à quatre coins du monde

1:21:10
Locuteur non identifié

non mais on est ambitieux effectivement

1:21:11
Présentateur

on fait remarquer dans l'oreillette que je m'en bats un peu parfois c'est ça l'ambition de la France mais exactement c'est de rayonner on rayonne ce soir Yannick Jadot

1:21:22
Locuteur non identifié

moi je vais revenir au quotidien on a parlé pendant cette campagne de gastronomie de viande rouge et vous vous voudriez qu'on en mange moins écoutez Baptiste il a 18 ans bonsoir Yannick Jadot j'ai une question pour vous comment faire pour lutter contre la consommation de viande en France merci comment fait-on pour en manger moins alors qu'on aime ça alors qu'on aime ça on en mange moins et on mange de la bonne qualité ça c'est le principe comment on fait je pense que à la fois il y a tous les lieux toute la restauration collective ce qui est en train de se passer dans les cantines et c'est bien c'est d'avoir une à deux fois par semaine un repas végétarien qui est un repas évidemment complet mais qui participe à la fois de moins manger de viande mais de manger de la viande locale c'est pas Sodexo c'est viande locale c'est ce que font les maires écolo une viande de qualité qui nourrit c'est bon pour la santé c'est bon pour le climat c'est bon pour tout parce que attention on a quand même un enjeu sanitaire énorme mais vous parlez de restauration collective vous voulez aussi que les français changent leurs habitudes à la maison mais je vais pas attendez je vais pas légiférer réglementer comment je vais en faire des incitations ce genre de choses vous aimez bien les bonus malus vous en voulez un aussi pour l'alimentation non non attendez je vais pas commencer à organiser on va pas faire début de semaine le communiqué du comité de défense de la présidence de la république va vous donner vos menus de la semaine alors je suis désolé moi je suis pour la démocratie on éclaircit le point il y a une chose vous savez pourquoi pourquoi il faut aller vite sur la lutte contre le dérèglement climatique et contre l'effondrement de la biodiversité parce que déjà un si on prend du retard si on refait 5 ans à ne rien faire ça va nous tomber dessus mais dur dur dur mais surtout on le fera plus dans la justice sociale et dans la démocratie moi je veux que ça soit un projet d'enthousiasme et que ça peut être à la fois l'éducation par les enfants sur l'alimentation c'est considérable et puis pourquoi pas les français sont fascinés par les émissions de cuisine le plat préféré des français le couscous vraiment pardon le plat préféré des français le couscous vraiment non mais le vôtre mais c'est un j'adore le couscous j'adore j'adore le saubucco j'adore les pâtes à la sauce tomate avec des petites tomates on a un début de menu on a un début de menu on a un début de menu non mais si vous voulez si on peut éviter de rentrer sur une question par mail mais par contre si je peux me permettre là dessus parce que je sais qu'il y a des débats en ce moment il faut faire très attention on a un énorme problème de malbouffe dans notre pays un énorme problème de malbouffe dans notre pays on a du diabète parce que c'est trop sucré on a de l'obésité attendez ça va avec c'est la question de Julien est-ce que vous arrivez à faire du sport pendant la campagne alors que justement l'ANFES alerte sur le fait qu'on ne bouge pas assez que 95% des adultes ne bouge pas assez vous vous êtes du genre à vous faire prendre en photo en jogging bouff alors mais ça m'est déjà arrivé en train de jouer au foot mais ce que je veux dire c'est que on a le truc et de dire au fond arrêtez d'embêter les français de les culpabiliser sur le trop gras sur le trop sucré sur le trop salé vous savez ça c'est le discours de tous les lobbies de l'agro-industrie nous ça fait 40 ans qu'on se bat avec José Beauvais René Dumont est un agronome pour qu'on maîtrise notre alimentation que ça soit une alimentation de proximité c'est pas toujours possible mais que ce soit une alimentation bio de proximité et que ce soit une alimentation de qualité on peut pas jouer avec le trop salé le trop sucré le trop gras dans notre société quand c'est le business des industriels qui sont en train de foutre en l'air la santé de nos enfants mais le sport donc oui une heure d'accès au sport pour les enfants par jour une demi-heure pour les adultes et comme on parlait tout à l'heure les entreprises qui sont en train de redéfinir leur bureau on peut faire comme les crèches vous soutenez les entreprises pour qu'il y ait des équipements sportifs dans les entreprises on aura on va développer le sport on va mettre le paquet là-dessus parce que c'est le plaisir c'est le dépassement de soi-même c'est la santé il y aura au printemps une grande fête nationale du sport pour que tous ensemble tout ensemble on fasse du sport et que parce que c'est un élément essentiel du plaisir donc oui je vous parle de foot aussi pas de score c'est une question par mail de Marion non j'ai demandé à ce qu'on me dise pas le score j'ai rien dit non non j'ai demandé à ce qu'on me dise pas le score est-ce que vous soutenez l'action en justice des hijabeuses qui veulent jouer dans des compétitions de foot en portant le voile on en a beaucoup parlé il y a des avis très tranchés quel est le vôtre ?

moi je soutiens y compris ce qu'a dit la ministre Moreno qui est de dire la loi n'interdit pas ça la loi sur la laïcité elle est claire et moi ce que j'aimerais c'est que si vous voulez à chaque fois qu'on prend quelques cas comme ça généralement c'est quelques cas sur les doigts d'une main on les monte ce truc en épingle et c'est tous les extrêmes qui s'en emparent c'est vous avez les islamistes qui vont dire ouais voilà faisons-en des tonnes et des tonnes vous avez les anti-musulmans qui en font des tonnes et des tonnes franchement si on peut lâcher la grappe de ce pays sur la question sur les musulmans et les musulmans dans notre pays et qu'on applique strictement strictement la loi sur la laïcité on s'en sortira toutes et tous mieux vous dites la loi ne dit pas ça ça effectivement mais là précisément le but c'était de changer la loi c'est ce qui était réclamé par une partie des parlementaires une partie des républicains qui effectivement aujourd'hui ont considéré que tous les problèmes de la France avec Zemmour c'était les musulmans c'est pas mon point de vue moi j'en ai marre que dans ce pays on stigmatise tous les jours des millions de nos compatriotes j'en ai franchement assez que c'est une exception la fédération française de football en la matière mais c'est marrant j'ai pas entendu un mot de la fédération française de football sur le Qatar alors là ça les a bien arrangé d'aller au Qatar je sais pas ce qu'ils ont gagné à soutenir la candidature du Qatar pour faire la coupe du monde on va le faire dans des situations dans des conditions climatiques aberrantes il y a déjà 6500 ouvriers migrants morts pour construire les stades tout ça dans un pays qui est quand même pas une démocratie ni un pays de progrès pour les femmes donc que la fédération française de football s'occupe des sujets sérieux on a beaucoup de questions Yannick Jadot aussi évidemment sur le pouvoir d'achat écoutez Tao 20 ans

1:27:50
Yannick Jadot

bonjour monsieur Jadot vous voulez mettre en place un revenu universel concrètement comment comptez-vous le financer ?

1:27:58
Locuteur non identifié

revenu citoyen 920 euros par mois dès qu'on a 18 ans oui et comment on paye ça ?

je veux éradiquer la grande pauvreté dans notre pays vous savez qu'il y a des millions de français qui n'ont pas qui n'ont que quelques centaines d'euros pour vivre par mois on a des jeunes qui n'ont pas accès aux minima sociaux parce que les gouvernements y compris celui-là excluent les jeunes de la solidarité alors qu'on a des files d'attente invraisemblables de jeunes pour aller à la soupe populaire pour aller obtenir des repas gratuits et donc effectivement je veux un revenu citoyen qui fera que personne ne sera sous le seuil de grande pauvreté dans notre pays jeune ou moins jeune et c'est un revenu salaire dès 18 ans tout le monde peut toucher automatique automatique tout le monde touche 920 euros dès ses 18 ans bien sûr après c'est comme le RSA si vous avez un salaire si vous bossez effectivement si vous avez un salaire vous ne touchez pas combien ça coûte et comment vous financez ?

ça coûte 20 milliards ça coûte 20 milliards et je veux que ce soit aussi une formidable opportunité d'autonomie pour les jeunes dans notre système français vous savez vous êtes enfant de vos parents jusqu'à 25 ans c'est totalement aberrant dans une société moderne les jeunes sont autonomes à partir de 18 ans et donc ils sont autonomes fiscalement mais 20 milliards vous financez ça comment ? c'est considérable ?

oui enfin bon vous savez là vous avez vu donc c'est notamment à travers la mise en place d'un impôt de solidarité sur la fortune y compris avec un bonus malus climatique mais mon impôt de solidarité sur la fortune il aura un rendement de 15 à 20 milliards il démarre pour les 1% les plus riches il démarre à 2 millions d'euros 1% entre 2 millions et 8 millions 2% entre 8 et 1 milliard 3% au-delà et on supprime toutes les exonérations qui ont fait que les milliardaires jusque là ont toujours échappé à la solidarité et qui fait qu'aujourd'hui vous avez quand même il ne vous a pas échappé les milliardaires dans notre pays pendant le Covid ont augmenté leur fortune de 86% et bien ils peuvent être solidaires pour que nos jeunes ne fassent pas la queue pour aller à la soupe populaire pardon je fais juste une petite parenthèse sur cette ISF climatique parce que c'est l'un des points phares de votre projet

1:30:16
Invité

là où j'ai un problème c'est que c'est Greenpeace notamment organisation que vous connaissez bien

1:30:20
Locuteur non identifié

qui défend cette ISF climatique mais alors qu'il ne fait pas du tout les mêmes calculs que vous elle explique que cette ISF climatique d'après Greenpeace rapporterait autour de 4 milliards par an vous vous nous dites ce soir 15 non parce que c'est deux choses différentes je ne vous arrivez pas à comprendre non non tout à fait le principe de l'ISF climatique c'est quoi au fond c'est l'impôt sur la solidarité et puisque en fait les plus riches par leur mode de consommation évidemment mais essentiellement par leur patrimoine financier émettent beaucoup plus de CO2 que le reste des français si on prend les 1% les plus riches et les 1% les plus pauvres c'est 66 fois d'accord ?

donc je veux mettre un malus sur votre patrimoine financier si vous par exemple vous avez des actions totales qui est en train de dévaster l'Afrique et l'Arctique et bien vous verrez un malus mais là où j'ai une différence avec Greenpeace c'est sur la partie impôts de solidarité moi je suis un responsable politique aujourd'hui vous avez eu dans ce quinquennat un enrichissement des très riches qui est au-delà au fond je ne vais pas dire de la décence parce que la question ce n'est pas d'avoir un jugement moral mais à un moment donné les plus riches ont été vaccinés gratuitement ils envoient leurs enfants à l'école ils profitent des routes et on ne peut pas laisser des gamins faire la queue pour aller pour aller à la soupe populaire on ne peut pas laisser des gens qui sont sans abri on ne peut pas laisser des gens ne pas accéder au logement social parce qu'il n'y a pas d'argent pour construire le logement social oui il faut plus de solidarité dans notre pays ce n'est pas confiscatoire c'est juste de la solidarité question sur le logement justement avec Naomi écoutez bonjour monsieur Jadot comment comptez-vous aider les jeunes à avoir accès à leur premier logement voilà premier logement comment vous faites alors vous avez bien compris qu'avec mon revenu citoyen j'aide quand même sérieusement les jeunes à accéder quand on voit le prix des loyers quand même 920 il ne reste pas grand chose mais attendez je ne reviens pas sur les APL je ne reviens pas sur les APL et évidemment il y a aussi la nécessité on a parlé du logement social tout à l'heure il y a eu un effondrement de la construction de logements sociaux y compris du logement étudiant de notre pays avec Emmanuel Macron décidément c'est quand même le président le plus jeune de la cinquième c'est quand même le président qui aura moins fait pour la jeunesse et donc nous relancerons le logement pour les étudiants et y compris la rénovation thermique aussi du logement pour étudiants parce que les étudiants n'arrivent pas à chauffer et souvent les logements qu'ils habitent sont des passoires énergétiques la campagne on est à 50 jours maintenant du premier tour comment est-ce que vous allez faire revenir les électeurs aux urnes c'est la question de Mathis

1:33:01
Présentateur

bonsoir monsieur Jadot alors ma question est la suivante est-ce que vous avez des mesures pour lutter contre l'abstentionnisme surtout qui touche beaucoup les jeunes en ce moment je vais savoir si ça faisait partie de votre programme voilà

1:33:15
Locuteur non identifié

bien sûr je veux dire je ne vois pas comment une formation politique les écologistes qui misent tout sur l'avenir qui essayent concrètement non non je suis bien compris qui essayent de faire un avenir bienveillant je veux dire les jeunes sont au coeur de notre responsabilité collective bon alors c'est déjà un les écologistes ils le démontent dans les mairies ils le démontent quand ils sont élus ils tiennent leurs promesses le gros de la défiance notamment des jeunes c'est que les politiques ne tiennent pas leurs promesses deuxièmement nous nous allons agir sur ce qui les préoccupe très fondamentalement le climat les violences faites aux femmes le racisme le bien-être animal ce sont des sujets dont la jeunesse s'est emparé et c'est extraordinaire l'enthousiasme qu'ils mettent dans ces combats là on agira de manière très ferme et immédiatement à notre arrivée au pouvoir et puis moi j'ai envie qu'il y ait le droit de vote à 16 ans pourquoi le droit de vote à 16 ans ?

parce que ça veut dire que le premier vote il se refera dans le cadre du lycée et donc ce sera l'occasion extraordinaire d'avoir des discussions une formation autour de c'est quoi les institutions comment ça marche la démocratie à quoi ça sert parce que je ne me résous pas à ce que dans notre pays ce soit les plus âgés moi compris les plus fortunés qui votent tant mieux s'ils votent il faut que tout le monde vote et que les jeunes et les classes populaires ne votent pas vous savez j'en discute souvent avec les jeunes et je prends deux exemples ils n'ont pas voté dans le référendum sur le Brexit et leurs parents alors qu'ils étaient pro-européens leurs parents leur ont fermé les portes du continent c'est dramatique pour eux ils n'ont pas voté en Pologne et le gouvernement polonais interdit l'avortement le gouvernement polonais combat les homosexuels et bien moi j'ai envie d'une société où la jeunesse s'est emparée de la politique et je souhaite qu'elle s'emparte de cette campagne présidentielle en un mot la dernière question de Samuel si vous êtes élu est-ce que vous habiterez à l'Elysée oui très bien ah oui j'ai des cours non mais vous voyez bien qu'il y a des enjeux non mais c'est très bien c'est suffit c'est très bien le oui suffit il y a des enjeux de sécurité c'est pas par par attirance spéciale pour les ors de la République c'est juste il y a des enjeux de sécurité et bien il faut respecter les protocoles de sécurité merci Roselyne merci à tous ceux qui vous ont posé des questions ce soir Yannick Jadot vous allez adorer je reviens au sondage ah sondage en baisse depuis des semaines je le disais tout à l'heure oui ça dépend vous en fait comment

1:35:50
Invité

oui enfin non non en réalité quand on fait la moyenne c'est assez clair et assez net comment pouvez-vous inverser la tendance quel espace politique vous reste-t-il à gauche vous êtes ce soir face au chef du service

1:36:00
Locuteur non identifié

politique de BFM TV j'ai nommé Philippe Corbet alors Yannick Jadot avant de parler des sondages je vais vous montrer une image qui va vous faire plaisir c'est une image qui date du 26 mai 2019 à 20h

1:36:17
Invité

on vous voit heureux sincèrement heureux c'est le soir des européennes ce soir-là vous êtes la tête de liste des européennes et vous rassemblez 13,5% des français c'est énorme ça fait 3 millions de français 3 millions de français qui ce jour-là sont allés glisser un bulletin écologiste pour donner une comparaison c'est une action qui ne mobilise pas énormément les français les européennes 3 millions de français le RN qui est arrivé en tête était à 5 millions la république en marche

1:36:48
Locuteur non identifié

à 5 millions 3 millions c'est énorme c'est deux fois plus

1:36:51
Invité

deux fois plus de voix que ce qu'avait recueilli

1:36:53
Locuteur non identifié

Noël Mamère en 2002 qui a fait le meilleur score d'un candidat écologiste aux présidentielles c'est énorme 3 millions de français c'est sur cette base de 3 millions de français que vous construisez votre chemin vers l'Elysée oui pourquoi est-ce que où vous en êtes là ?

vous savez combien ils nous mettaient le matin même sur les sondages confidentiels que les instituts de sondage parce qu'il faut que les français sachent que jusqu'au moment du VON les instituts de sondage font des sondages qui n'ont pas le droit d'être diffusés mais ils continuent à les faire ils me mettaient au même niveau qu'aujourd'hui un peu plus haut autour de 8-9 j'ai fait 5 6 points de plus que les sondages du matin même et si on avait écouté les sondeurs on n'aurait gagné aucune municipalité en 2020 simplement moi je ne suis pas là pour commenter les sondages là où vous avez raison c'est quelle est la perspective non mais via les sondeurs quand même globalement on peut en convenir en ce moment ils se plantent beaucoup à chaque élection ils se ramassent quand même assez largement moi je suis toujours surpris que le lendemain ils soient les prescripteurs du débat public mais on fera les sondages si vous voulez moi ce qui m'intéresse c'est qu'aujourd'hui je veux parler aux françaises et aux français pour leur dire que il y a une perspective dans ce pays qui n'est pas le statu quo parce que les françaises et les françaises sont fatigués parfois on le sent ils aimeraient appuyer sur pause que tout s'arrête la mondialisation les réformes le covid le dérèglement climatique les attentats que tout s'arrête et qu'on retrouve un peu de sérénité mais la réalité c'est que le statu quo c'est le chaos ce sont tous les désordres que nous connaissons et ça sera de pire en pire des ordres sociaux des ordres économiques des ordres écologiques donc toute ma campagne ça doit être de dire à quel point si vous me permettez juste fini c'est à quel point 2022 est un enjeu absolument dramatique si on veut être à l'auteur du climat mais que je veux tenir l'enthousiasme de la société justement pour la mobiliser et que tout se passe bien on n'a jamais autant parlé d'écologie dans le pays dans la société dans le débat public à la machine à café au bureau dans le débat politique reconnaissez qu'on n'en parle pas beaucoup on en parle plus qu'en 2017 ou en 2012 on en parle à la machine à café au bureau on en parle dans les déjeuners de famille

1:39:08
Invité

on en parle dans les cours d'école c'est partout vous avez un boulevard devant vous vous pouvez vous appuyer sur ces 3 millions de voix vous pourriez aujourd'hui être la force de rassemblement

1:39:18
Locuteur non identifié

à gauche vous pourriez être qualifiable ou potentiellement qualifié pour le second tour pourquoi et je comprends que les sondages vous agacent mais ils sont plus bas qu'avant les européens en 2017 pourquoi aujourd'hui vous n'êtes pas une force motrice pour ces sujets là est-ce que on peut selon le dicton compter les bouses à la fin de la foire moi je veux bien si vous voulez la campagne vous le savez vous la commentez tous les jours vous êtes un expert vous avez bien compris qu'il y a encore la moitié des françaises et des français qui n'ont pris aucune décision c'est vrai et ils sont en train de s'emparer de cette campagne et qui risquent de ne jamais se raccrocher à cette campagne ça j'y crois pas pardonnez-moi alors peut-être que je suis optimiste mais on est dans une situation assez étonnante où finalement rarement dans une société un pays choisi autrement qu'en rêve la société dans laquelle il veut vivre là on a le diagnostic sur le climat mais on sait justement on sait parfaitement on sait ce qu'a été l'extrême droite dans notre pays on a l'histoire on sait ce que le libéralisme a produit d'inégalités de prédation et on a les technologies les fermes les entreprises les centres de recherche qui ont toutes les solutions et bien moi je veux convaincre les françaises et les français que l'écologie est le seul projet qui justement nous réconcilie entre nous en agissant pour une planète vivable et la justice sociale vous avez rappelé votre méfiance sur les sondages je vais quand même vous mettre les chiffres qu'on a sous la main dernier sondage est là pour BFM TV qui date d'une semaine il correspond il y a d'autres études qui donnent des chiffres un peu différents mais c'est juste pour donner une proportion

1:41:03
Invité

vous êtes à 4,5% Anne Hidalgo 1,5% jamais un candidat socialiste n'était aussi bas vous avez Mélenchon qui est haut qui est à 10% mais il n'est pas à son niveau de 2017 vous avez un boulevard devant vous pourquoi juste pour s'infinir pourquoi est-ce que les électeurs de gauche les 18 millions d'électeurs de gauche qui ont voté Hollande en 2012 ils n'ont pas disparu

1:41:23
Locuteur non identifié

dans la nature ils sont quelque part il y en a beaucoup qui sont chez Emmanuel Macron vous passez votre temps à dire qu'Emmanuel Macron mène une politique de droite et pourtant vous avez des millions d'électeurs de gauche qui s'apprêtent à voter pour lui au premier tour vous ne posez pas de questions laissez la campagne se dérouler vous connaissez les sondages reconnaissez avec moi que depuis un an ils n'ont pas bougé d'un iota vous avez perdu vous étiez plutôt à 8,9,10 je vais y venir je ne nie pas Macron est à 25,26 depuis un an c'est le seul qui ne bouge pas c'est le seul qui ne bouge pas c'est le seul qui ne bouge pas mais bien sûr que non vous avez Mélenchon et pas pratiquement au même niveau vous avez Pécresse qui est revenu au niveau de Xavier Bertrand avant la primaire les seuls qui ont bougé vous avez raison c'est quand il y a eu plus de candidats dans le même espace politique à gauche et puis Zemmour et Le Pen c'est pas neutre juste au droit et donc là on est dans un moment où la campagne démarrant les Françaises et les Français vont commencer à regarder qui est cohérent qui est crédible qui suscite l'enthousiasme qui mobilise pour que notre pays aille mieux pour qu'on le répare service public division qu'on le projette dans l'avenir autour de l'écologie et voilà on ne va pas faire des des des des on ne va pas rester sur les sondages mais ce que je veux vous dire c'est que dans ce moment qui va qui est devant nous de cristallisation de la campagne électorale et bien vous allez voir que l'écologie va devenir un projet enthousiasmant pour les Français je ne parle pas que de votre niveau dans les sondages je reprends le même élab de la semaine dernière si on fait le total des voix de gauche il y a 7 candidats de gauche le total des voix de gauche c'est 25% le total Le Pen

1:43:11
Invité

plus Zemmour plus Dupont-Aignan c'est au-delà de 30% comment vous voulez alors vous rassemblez un électeur sur 4 au premier tour rassemblez un électeur sur 2 au second tour aujourd'hui la gauche est dans un état qu'elle n'a jamais connu sur la sacrée république qu'est-ce que ça dit du pays

1:43:24
Locuteur non identifié

qu'est-ce que ça dit de vos propositions ça dit quelque chose d'une partie de la gauche au fond qui à la fois a gouverné gouverné il y a 5 ans et vous étiez votre parti avait des ministres dans le gouvernement au tout début oui mais il y avait un accord de collision en 2012 quand on avait un contrat où il était question d'agir sur l'environnement vu qu'il ne se passait rien on était obligé de partir c'est ça la réalité donc si vous voulez il y a au fond un logiciel politique qui à la fois voit bien que l'accompagnement du libéralisme qui a une histoire incroyable le parti socialiste c'est des conquêtes sociales c'est des conquêtes démocratiques incroyables mais qui a montré ces dernières années de profondes limites oui d'ailleurs le parti socialiste ne cesse de se diviser c'est sans problème en vrai moi ma raison d'être dans cette campagne c'est de démontrer que voter pour l'écologie c'est justement renouveler la grande force de progrès de notre société parce que je l'ai dit on a parlé de beaucoup de choses quotidiennes je veux résoudre les problèmes au quotidien des françaises des français on a des solutions crédibles mais la France vous le savez c'est aussi et c'est pour ça que je vous parle de la république écologique c'est de dire la liberté on a parlé d'autonomie manger sain respirer un air pur liberté d'expression de croire ou de ne pas croire d'aimer qui on veut d'être ce que l'on veut et de défendre la démocratie à Paris à Moscou à Pékin dans ça c'est l'égalité c'est la fraternité donc au fond c'est le nouveau récit du progrès et vous le voyez bien c'est un récit qui prend la France là où elle est et qui lui permet d'écrire une de ses plus belles pages de son histoire puisqu'on parle je parle de la gauche je ne parle pas que de vous dans cette situation terrible historiquement terrible pour la gauche il y a quelqu'un qui progresse ces dernières semaines on ne sait pas où il arrivera le jour du scrutin c'est Fabien Roussel et les dynamiques il faut toujours les regarder elles disent quelque chose du pays et de l'humeur du pays il est à la lune de libération par exemple demain matin Fabien Roussel on va voir cette une de libération demain matin il marre de cette gauche qui nous culpabilise et voici ce que disait Fabien Roussel le même Fabien Roussel ce matin sur France Inter sur la première radio de France

1:45:46
Invité

j'en ai marre j'en ai marre moi d'une gauche d'une gauche et des écologistes qui donnent des leçons de morale qui vous culpabilisent qui vous culpabilisent quand vous prenez la voiture quand vous prenez l'avion quand vous mangez de la viande qui vous traitent de raciste quand vous êtes pour le nucléaire ou qui vous disent que vous êtes raciste quand vous prenez un drapeau bleu blanc rouge

1:46:05
Locuteur non identifié

je ne vais pas revenir sur les points qu'il soulève parce qu'on a déjà déjà évoqué dans l'émission mais est-ce que la candidature de Fabien Roussel la candidature du sourire de la France des jours heureux comme il dit est-ce qu'elle ne dit pas aussi quelque chose de l'humeur du pays tout à l'heure

1:46:20
Invité

il y avait une question d'un téléspectateur qui disait vous ne souriez pas est-ce qu'il n'y a pas aussi quelque chose autour de ça vous est-ce que vous ne proposez pas une France

1:46:26
Locuteur non identifié

où les difficultés sont devant nous où on pourra faire moins de choses facilement on pourra peut-être moins prendre l'avion où ça va être plus difficile lui propose une version plus positive aussi une vision peut-être plus positive de la société française et en même temps on me posait la question de dire c'était Natacha Polony qui me disait vous parlez beaucoup d'enthousiasme est-ce que vous vous adressez vraiment aux difficultés des français donc vous voyez ces deux commentaires ils peuvent paraître d'une certaine façon un peu différent je vais poser une question en m'appuyant sur ce que dit Fabien Roussel mais tout à fait mais franchement moi je veux bien qu'on oublie qu'on dise ouais qu'on arrête de nous culpabiliser sur la voiture vous avez bien compris que j'offre des solutions des solutions de liberté et de mobilité désolé je ne passe pas par perte et profit 100 000 morts selon Harvard 100 000 morts prématurées liées à la pollution de l'air je ne passe pas par perte et profit toutes les maladies chroniques qui explosent dans notre pays du fait de la malbouffe moi je suis et je me bats depuis tellement d'années justement pour la bonne bouffe je me bats franchement est-ce que ce projet écologiste qui fait qu'il y a plus de services publics il y a plus de liens sociaux il y a moins de pollution il y a moins de déplacements contraints plus de proximité qu'on redonne du sens au boulot de la participation dans l'entreprise qu'on règle les problèmes des français et que justement on crée une qualité de vie qu'on a perdue depuis longtemps et bien ça c'est mon enthousiasme je ne crée pas de l'enthousiasme en essayant de nier les problèmes parce que je trouve ça irresponsable je crée de l'enthousiasme en les solutionnant et bien c'est ça l'écologie aujourd'hui parce qu'elle veut gouverner parce qu'elle veut gouverner dernière question sur les sondages pas sur votre niveau dans les sondages mais dans le même sondage élelable la semaine dernière il y a une spécificité de vos électeurs les électeurs de Le Pen Zemmour de Mélenchon et de Macron à 70% ils sont certains de leur choix ils voteront pour celui qu'ils préfèrent vous vous êtes le candidat dont les électeurs sont le moins certains de leur choix à 44% dans ce sondage ça veut dire qu'en fait vos électeurs ils hésitent entre vous ils vous aiment bien

1:48:39
Invité

mais peut-être ils seront convaincus par Macron ou peut-être ils seront convaincus par Mélenchon ou peut-être ils seront convaincus par Taubira pourquoi est-ce que vos électeurs

1:48:45
Locuteur non identifié

sont le moins fixés sur vous est-ce qu'ils sont zappeurs qu'est-ce qui manque pendant votre campagne ? ça a toujours été comme ça en fait pour les écolos ?

la réalité pour les écolos ça a toujours été comme ça parce qu'on a un électorat qui parfois s'intéresse plus tardivement à la campagne on a parlé des jeunes tout à l'heure à la dernière élection nationale qui était l'élection européenne ça paraît vous avez fait 3 millions de voix c'était préhistorique parce que c'était il y a 3 ans Covid j'ai été le premier vote jeune c'était pas du tout ce que nous donnaient les sondages jusqu'à là parce que les jeunes aujourd'hui ils vont se mobiliser tardivement mais je suis convaincu qu'ils savent que leur présent leur futur va se décider dans cette élection et donc on a comme ça un électorat qui regarde la politique qui s'interroge qui compare les projets et qui à un moment donné prend une décision et l'affirme par le vote et bien je suis convaincu que c'est encore ce qui va se passer et que encore une fois cette campagne s'ouvre on sort d'une période quand même vous vous souvenez il y a un an et demi tout le monde disait on parlait du monde d'après aujourd'hui on a l'impression d'avoir totalement évacué comme s'il n'y avait pas de leçon à tirer vous voulez dire que vous êtes le candidat du monde d'après bien sûr comme si on n'avait pas de leçon à tirer sur notre hôpital et sur la santé comme si on n'avait pas de leçon à tirer sur notre vulnérabilité économique comme si on n'avait pas de leçon à tirer sur nos services publics comme si on n'avait pas de leçon à tirer pour notre jeunesse sur la culture sur l'école et bien justement dans cette campagne nous allons donner une perspective crédible enthousiasmante de rupture par rapport au statu quo parce que le statu quo c'est le chaos et je ne parle pas de la barbarie juste dernière chose je repars sur le départ 3 millions de voix donc un élan un enthousiasme une ambition votre campagne coûte environ 8 millions d'euros c'est 4 fois plus que le budget de la campagne d'Eva Joly la dernière campagne présidentielle d'un écologiste vous avez fait un prêt le parti a fait un prêt de 6 millions d'euros c'est-à-dire pour la première fois vous avez dit on va nous donner se donner les moyens de nos ambitions on va prendre de l'argent on va faire un prêt en pensant que effectivement vous allez dépasser 5% dans le résultat des votes et donc vous allez pouvoir être remboursé qu'est-ce qui se passe si vous restez à 4,5% et vous n'êtes pas remboursé est-ce que ça pose un problème de viabilité économique vous allez voir qu'au fur et à mesure de cette campagne l'écologie va se poser au coeur de cette campagne parce que je pense que les français et si ce n'est pas le cas est-ce que le parti est ruiné si vous ne faites pas 5% parce qu'on est dans cette perspective on n'est pas du tout dans cette perspective là que les françaises et les français vont se lasser des candidats qui parlent des boucs émissaires et jamais des solutions vous savez en ce moment on a développé des meetings où on va le midi sur les places dans la rue et ça marche très très bien parce qu'en fait ce n'est pas des meetings de militants où tout le monde est convaincu où vous filez le drapeau à votre militante à votre militant qui doit l'agiter mais non parce qu'on les fait aussi ces meetings là on sait comment ça s'organise mais ce qui est intéressant c'est qu'on est sur les places publiques parce qu'on dit la politique doit retourner dans l'espace public et que c'est très intéressant parce qu'on est sur des places évidemment là où les gens font la pause déjeuner et les gens viennent au meeting et ils discutent avec les militantes et les militants des discours qui ont été prononcés des propositions qui sont faites et bien voilà le type de campagne qu'on veut faire on veut être avec les françaises et les français dans les zones rurales dans les petites villes dans les bouts comme dans les centres-villes comme dans les quartiers populaires et on veut à chaque fois démontrer que votre problème de logement votre problème de transport votre problème d'alimentation votre problème de boulot on a une réponse mais surtout on a une réponse qui toutes les réponses ensemble donnent un beau projet pour notre pays c'est ça l'écologie c'est la république écologique merci Philippe Corbet on va voir à nouveau Yannick Jadot ce qui fait réagir dans vos propos ce soir que ce soit sur les réseaux sociaux ou par mail avec le QR code et c'est toujours avec Léopold Odebert

1:53:02
Présentateur

monsieur Jadot je ne vous sens plus souriant ah parce que vous arrivez j'ai compris que c'était après le jingle où vous arrivez il fallait sourire c'est ça que je viens avec des bonnes nouvelles parce que depuis tout à l'heure vous avez trouvé sur Twitter évidemment regardez par exemple un premier téléspectateur internaute qui nous écrit bah voilà Yannick vous qui nous disiez qu'il ne souriait pas qu'il n'était pas blagueur Jadot vous montre le contraire changeons on allait encore plus loin parce qu'on a demandé même à Yannick qui est revenu vers nous de vous jouer une deuxième fois et voici sa réaction et bien à notre avec notre petit panel finalement quelques blagues plus proches meilleur deuxième mi-temps pour le candidat voilà Yannick elle est revenu elle apprécie votre prestation maintenant elle vous sent plus convaincant est-ce que vous avez senti peut-être que vous êtes plus à l'aise dans la deuxième partie de l'émission plus que la première

1:53:50
Locuteur non identifié

oui peut-être peut-être on peut on peut toujours être plus à l'aise mais reconnaissant non mais reconnaissant quand on parle de de sécurité quand on parle de l'Ukraine c'est pas gai je veux dire c'est quand même des enjeux extrêmement lourds pour notre pays donc encore une fois moi je je veux porter un enthousiasme mais je suis pas là je suis pas dans cette campagne pour m'amuser en fait notre pays mérite un grand débat politique notre pays mérite une belle confrontation entre projets on peut sourire sans forcément être un clown non non mais vous avez vous avez parfaitement raison mais comme quoi par rapport à ce que dit Yannick parfois les deuxièmes mi-temps sont largement sont largement meilleurs que les premières là c'est pas bien et qu'un match ça va vraiment au bout des prolongations c'est du alors là c'est là que vous faites une erreur au bout du temps fondamental fondamental parce que dans un match allez monsieur Switek il n'y a pas de prolongation non non je voulais dire temps réglementaire évidemment Léopold

1:54:48
Présentateur

autre sujet qui a fait pas mal réagir un sujet de fond cette fois-ci c'est le sujet de la malbouffe vous en avez beaucoup parlé tout à l'heure et c'est un des sujets qui est le plus revenu des personnes comme par exemple et bien c'est Bernard qui nous écrit ce qui m'inquiète en effet donc qui rebondit sur ce que vous disiez tout à l'heure c'est la malbouffe industrielle pour vous c'est un enjeu particulier ce soir de parler de ce thème là et bien sûr

1:55:11
Locuteur non identifié

parce que c'est un enjeu de santé majeur aujourd'hui y compris suite à la pandémie vous avez une augmentation du surpoids vous avez une augmentation de l'obésité on sait à quel point le numérique téléphone tout ça crée une sédentarité et on sait pourtant que le sport est un outil absolument extraordinaire d'épanouissement notamment enfin tous les sports et que vous pratiquez même tout seul vous pratiquez collectivement d'une certaine façon à un moment donné donc c'est important et c'est vrai que on a dans notre pays un élevage dont il faut sortir l'élevage en cage l'élevage industriel dont on ne voit que les vidéos de L214 c'est absolument dégueulasse ce qui se passe pour les animaux c'est terrible pour les éleveurs et ça pollue et ça fournit une alimentation de médiocre qualité et donc on a la malbouffe c'est notre ruralité la malbouffe ce sont notre campagne la malbouffe c'est des vies décentes pour nos paysannes et nos paysans c'est les campagnes vivantes et puis c'est le plaisir partagé la gastronomie c'est le plaisir partagé on est le pays de la gastronomie de la bonne bouffe et on nous sort du Sodexo matin, midi et soir ça ne peut pas être ça la France

1:56:26
Présentateur

en tout cas ça parlait à beaucoup de jeunes autre question sur la jeunesse par rapport à la question du droit de vote cette fois-ci vous avez parlé du droit de vote à 16 ans oui mais voilà quand on sait que les jeunes de 18 ans votent très peu quel intérêt ?

1:56:41
Locuteur non identifié

je l'ai dit l'idée c'est à la fois souvent à 16 ans on a vu des jeunes se mobiliser pour le climat ils se mobilisent pour beaucoup de causes et puis je l'ai dit c'est l'idée qu'à 16 ans le premier vote ait lieu dans le cadre du lycée et ça ça permet d'avoir encore une fois une possibilité d'expliquer le fonctionnement des institutions le fonctionnement de la démocratie à quoi sert une démocratie à quoi ça sert de voter et je trouve que c'est un bel âge pour au fond apprendre parce que beaucoup de jeunes à 18 ans aujourd'hui sortent de l'école sans savoir exactement comment fonctionnent les institutions au regard des toutes petites heures qui sont consacrées à la culture civique et morale merci beaucoup Léopold merci à celles et ceux qui nous ont envoyé des questions ce soir une question en conclusion Yannick Jadot pour annoncer cette émission il y a des spots

1:57:37
Présentateur

qui tournaient sur l'antenne de BFM TV

1:57:39
Invité

et la première phrase de ce spot un peu taquine disait il veut sauver la planète en parlant de vous est-ce que le costume n'est pas trop grand à 50 jours de la présidentielle

1:57:47
Locuteur non identifié

alors ça moi c'est une expression que je ne reprends pas en fait un pour diriger le pays pas du tout mais en fait moi je ne veux pas sauver la planète je veux qu'on l'aime vous savez la planète si on disparaît elle continuera à tourner de la même façon moi j'aime la nature l'écologie c'est d'abord protéger le beau le beau de la nature le beau des femmes et des hommes c'est un projet extrêmement positif en fait c'est un projet au fond où on remet l'émerveillement de la nature et de l'autre au cœur du projet politique et non la France peut à la fois doit tenir sa responsabilité en faire un outil de justice sociale je l'ai dit d'innovation économique et industrielle mais la France c'est pas que la France la France je l'ai dit c'est à la fois un pays de culture et d'histoire rurale c'est un pays de patrimoine culturel extraordinaire et vous l'avez dit ce soir c'est un pays où on a envie d'être fier de nous de montrer au monde un leadership et on aime bien que les autres nous regardent parce que nous donnons l'exemple c'est ça être français merci Yannick Jadot d'avoir été notre invité ce soir dans Face à BFM

1:59:04
Invité

merci à mes camarades qui m'ont épaulé ce soir pour vous interviewer merci à vous d'avoir été fidèle à ce rendez-vous autre rendez-vous qu'on vous donne ce sera jeudi Jean-Luc Mélenchon on sera l'invité de la France dans les yeux ce sera en direct de Digne les bains émission présentée évidemment par par Bruce Toussaint tout de suite

1:59:20
Locuteur non identifié

sur BFM TV toute l'actualité de ce mardi soir c'est avec Perrin Storm très belle soirée sur BFM TV merci

Présidentielle 2022: Yannick Jadot "face à BFM" — Yannick Jadot · Pourquijevote