Sports de plein air en montagne et sur le littoral
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et ben je vous je vous propose du coup de bah de poursuivre nos nos travaux et les travaux de notre mission par cette audition puis une table ronde qui je le précise font l'objet d'une captation vidéo qui sera disponible sur le site du Sénat. Nous avons tout d'abord le plaisir d'accueillir le représentant de l'association France Hout d'Or, monsieur Gilbert Iserne, président de l'association, madame Isabelle Visopoliti directrice de l'ultatrille du Montblanc, fondatrice et administratice de l'association qui participe donc en visoconférence, monsieur Serge Morau Sibilo France Out d'Or qui a été créé en 2020 en pleine crise du Covid sous le nom de collectif événementiel sportif d'Or l'association fédère les organisateurs d'événements sportifs de plein air grand public. Chaque année, près de 15000 événements sportifs en plein air rassemblent ainsi près de 8 millions de participants sous l'égérations sportives nationales.
Parmi ces événements, on peut notamment citer madame la directrice, l'Ultra Tradeil du Mont-Blanc, l'UTMB. Il s'agit de la course de trail running la plus mythique au monde avec plus de 170 km et environ 10000 m de dénivelé de dénivelé positif pour faire le Tour Mont-Blanc en traversant l'Italie, la Suisse et la France. Nous nous réjouissons donc de votre présence parmi nous.
Monsieur le président, madame la directrice, monsieur, comme vous le savez, notre mission d'information a été créée à l'initiative du groupe Union centrist avec pour objectif de dresser un bilan des lois montagnes et littorales et de leur application dans les territoires, de confronter ce bilan au principe de différenciation et de formuler des propositions concrètes. Au cours d'une audition et notamment lors de notre premier déplacement dans les départements de Lisser et des Hautes Alpes à la fin du mois d'avril, nous avons euh été alerté par plusieurs élus locaux de l'existence de conflits d'usage entre sportifs et habitants de leur commune. Ces témoignages ont été confirmés par les résultats de la consultation des élus locaux lancés par notre mission d'information.
En montagne, 60 % des élus dont la commune accueille des événements sportifs ont indiqué rencontrer des des conflits d'usage et 20 % rencontrer des difficultés pour organiser ces événements sportifs. Nous vous remercions donc monsieur le président, madame la directrice, monsieur de vous être rendu disponible pour nous faire partager votre appréciation sur le bilan des lois littorales et montagnes et d'évoquer les difficultés que rencontre le secteur des événements sportifs ou d'or dans le territoire litorau et montagnard. Mais je n'en dirai pas plus et je cède immédiatement la parole à un trapporteur Jean-Michel Arnaud.
Merci monsieur président. Merci cher Guillaume, mes chers collègues, monsieur le président, madame la directrice, je vous remercie vivement de vous être organisé malgré les problèmes de chemin de fer pour revenir jusqu'ici au Sénat et de nous joindre via la visio aujourd'hui madame nos territoires de montagne entretiennent, vous le savez, un lien étroit et ancien avec les activités sportives. Celui-ci c'est d'abord construit autour de l'alpinisme, l'activité àor par nature avant de s'élargir au cyclisme avec le Tour de France, ces ascensions emblématiques notamment dans le département des Hautes Alpes à la randonnée au ski puis plus récemment au développement rapide du trail running.
Le littoral partage également des liens forts entre avec le sport et les pratiques nautiques. Cette diversification des pratiques sportives contribue fortement à l'attractivité des territoires de montagne en répondant à une aspiration croissante des Français pour des séjours actifs et sportifs. Cette évolution constitue une véritable opportunité économique et touristique pour nos territoires.
Elle implique également et toutefois des responsabilités accrues car elle peut s'exercer elle peut exercer une pression significative sur des milieux naturellement sensible et porter atteinte parfois à l'identité montagnare telle que consacrée par l'article 1er de la loi montagne de 1985. Je souhaiterais une fois ce contexte général établi vous entendre sur plusieurs points. Premièrement sur la conciliation entre le développement des pratiques sportives de pleine nature et la préservation des milieux de même nature sensible par essence.
Plusieurs événements d'ampleur tels le l'Ultratra et le Montblanc se caractérise par le passage de flux massif de pratiquants sportifs vers des sites notamment au travers du massif du Mont-Plan ou encore sur le littoral dans des espaces déjà exposés à des contraintes environnementales fortes telles que les submersions marines et le retrait le trait de côte. Or, ces espaces abritent une faune et une flore, vous le savez, remarquable, qui peut s'en trouver parfois affecté par ces pratiques, mais pas que. Je pense que c'est un point sur lequel nous reviendrons.
Comment garantissez-vous leur préservation dans le cas des activités que vous accompagnez ? De la même manière, le passage de nombreux sportifs conduit parfois à une pollution diffuse, d'échass abandonnés sur les sentiers, inciivilité diverses qui malheureusement ont déjà pu être recensés par le passé. Comment agissez-vous pour influer sur ces comportements et garantir un environnement le plus préservé possible ? par ailleurs et ce sujet est revenu avec récurrence dans nos travaux notamment lors de nos déplacements dans les territoires de montagne comme l'a indiqué le président Gontard la question des servitudes de passage pour pouvoir tracer de nouveaux itinéraires en nature si vous en traz de nouveaux parce que je crois qu'il était nécessaire de peut-être lever une ambiguité sur ce sujet euh vous avez donc l'obligation d'utiliser de nouveaux outils et notamment de tracer de nouveaux itinéraires.
On constate que de plus en plus de propriétaires privés décident de fermer l'accès à leur terrain afin de lutter contre les passages. Quelle évolution législative et ou réglementaire estim nécessaire pour répondre à ce phénomène. Enfin, concernant l'articulation entre les activités pastorales et l'augmentation des pratiques sportives en montagne, quelles difficultés constatez-vous sur le terrain dans le cas de vos organisations et celles que vous chapautez et quelles recommandations pourriez-vous formuler à notre mission dans cas de l'organisation de manifestation sportives ?
Rencontrez-vous également des difficultés particulières avec les élus locaux qui se font le relais d'habitants potentiellement m content mais qui se font aussi le relais des efforts et du levier économique peut générer ce type de manifestation. À cet égard, pouvez-vous nous préciser la manière dont vous organisez les phases de concertation en amont de vos manifestations avec les élus locaux, les services de l'État, de quelle manière les services de l'État interviennent dans votre process d'organisation et éventuellement les directions de parcs naturels qui soient régionaux ou nationaux. Je vous remercie.
Et ben je laisse la parole donc à Gilbert Xerne. Je pense du coup voilà et puis merci. poursuivons ensuite monsieur le président, monsieur le rapporte ici, monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames messieurs, merci avant tout de nous accueillir.
C'est très important, nous y reviendrons pour nous d'être présents aujourd'hui euh parce que c'est une c'est déjà, je dirais un commencement d'une forme de reconnaissance pour notre association qui a qui a beaucoup de choses à dire sur les les thèmes qui vous préoccupent à travers cette mission. Un mot vous avez présenté, monsieur le président, vous avez déjà présenté ce qu'est l'univers événementiel sportif à Out d'orge. Dire effectivement que vous l'avez signalé avec quelques chiffres que c'est un univers qui passionne des millions de françaises et de français et je pense ça n'est pas qu'un effet de mode.
Il y a vraiment une tendance très forte vers la pratique sportive en milieu extérieur et particulièrement en pleine nature ce qui justifie le le les sort énormes de la pratique du trail. Toutes les pratiques à outdoor sont le en poud le trail est parmi parmi toutes ces pratiques, ces disciplines de laor celui qui a la plus grande la plus grande croissance aujourd'hui et donc qui exerce le plus fort attrait sur les pratiquants. Un mot sur notre association très rapidement, c'est une association régie par la loi de 1920, don qui est une jeune association qui a vu le jour enfin dans les à la base ça était c'était un collectif donc qui s'est formé pendant la crise Covid qui est ensuite devenu une association qui a vocation à fédérer les organisateurs d'événements mais pas seulement.
Notre ambition étant d'essayer de de de viser à fédérer d'une manière générale tout l'écosystème de l'outor. Nous avons dans notre association des organisateurs de différentes dans différentes disciplines du running, du vélo, du triathlon notamment. Nous avons des organisations aussi bien associatives que de secteur privé, des entreprises qui organisent des événements.
Nous avons des gros, la plupart des gros acteurs de ce secteur qui sont membres pour beaucoup membres fondateurs de l'association. On a nous avons aussi des petites associations euh des petites organisations associatives donc de de qui organisent des événements de petite taille avec relativement peu de dossard. Euh c'est une association qui vise à encore une fois fédérer cet univers avec trois grandes missions qui sont d'abord de je dirais de de promouvoir et de préserver les intérêts de de cette de cet univers de la haute d'or de mettre en réseau les membres de de notre association parce que ici ou là l'un ou l'autre peut avoir une difficulté savoir que d'autres comment est-ce que d'autres l'ont déjà résolu s'ils ont été confrontés à des difficultés en ordre. enfin toutes les vertus de la mise en réseau et puis bien sûr notamment à l'attention des plus petits organisateurs qui n'ont pas énormément de moyens en vocation à leur apporter des services, des conseils, ce que nous éforons de faire effectivement.
Euh un mot peut-être en transition avant le de rentrer dans le dans le vif du sujet de votre mission pour souligner le lien très fort qui unit nos événements et les territoires dans lesquels ils sont organisés. Nos événements et nous nous plaisons à le dire on sont des acteurs très utiles, très précieux au sein de leur territoire. Ils ont évidemment ils sont évidemment des des outils de marketing territorial. un événement, c'est un c'est un moyen de faire la promotion d'un territoire, de le la faire connaître puisque bien sûr on n'a pas que des locaux qui s'inscrivent à l'événement.
Donc c'est un vrai outil de marketing, c'est un outil effectivement qui apporte aussi des retombées économiques sur le territoire et c'est important qui est le plus souvent créateur d'emploi. Alors pas forcément toujours d'emploi à l'année, mais on a manifeste de toute façon une création d'emploi. Puis aujourd'hui dans le contexte aujourd'hui et là on commence à toucher du doigt le cœur de votre mission, on est déjà dans une logique où nous pensons que nos événements contribuent notamment en montagne à une forme de transition écologique pour peut-être restructurer l'activité de ces territoires.
Nos événements sont aussi des acteurs majeurs et très précieux sur les territoires dans les dimensions, je dirais sociales et sociétales. un événement, c'est l'objet peut-être madame Visu si vous pouvez pour le coup éteindre votre micro juste momentanément parce qu'on on entend du coup ce qui se passe derrière vous et on entend le pardon Ouais voilà puis vous rallumerez tout à l'heure quand ce sera à vous Merci merci Isabelle Oui. Je disais, nos événements sont un un acteur social important avec notamment la mobilisation de de nombreux bénévoles et et qui ont qui font souvent qui se retrouvent souvent autour de la fierté d'être de jouer un rôle sur un événement justement qui qui met en valeur leur territoire.
Et puis nos événements servent de nombreux enjeux de sociétaux qui sont bien souvent liés avec les politiques publiques que mettent en place les les collectivités territoriale. Évidemment, c'est un enjeu de santé publique puisque nos événements contribuent à pousser à encourager nos concitoyens à pratiquer le sport. Et au-delà de des enjeux de santé publique, nos événements sont, si vous voulez si vous avez eu l'occasion d'y aller sont des formidables acteurs et leviers de d'une de cette notion de vivre ensemble. au combien importante aujourd'hui sur une ligne de départ, une ligne d'arrivée sur un parcours.
Vous avez des gens de profil complètement différents, de culture, de catégories socio-professionnel complètement différente. Donc c'est c'est vraiment à cet égard un levier de vivre ensemble formidable également donc un levier de de mixité, de d'inclusion et cetera. dans toutes ces ces ces valeurs sociétales qui sont importantes.
Clairement, nos nos événements contribuent à à apporter des réponses au côté des collectivités et donc vraiment aujourd'hui nous sommes convaincus justement que les les organisateurs d'événements et les collectivités territoriales jouent euh j'ai envie de dire puisque c'est l'actualité du moment du même côté du filet. Évidemment, nous ne sommes pas à nos positions avec les collectivités, même si ici ou là, il peut y avoir des difficultés à surmonter bien sûr, mais clairement nos événement joue avec les collectivités territoriales qui les accueillent. Alors, je vais peut-être laisser Serge dire un mot sur le les je dirais le le cadre législatif dans lequel les événements s'inscrivent aujourd'hui.
Oui, merci Gilbert. Monsieur le président, messieurs, mesdames, messieurs, euh je parle aussi au nom de tous les organisateurs associatifs, hein, puisque pour ma part, j'organise depuis 1984 des épreuves de petites dimensions et donc j'ai pu constater sur le territoire, si vous voulez, ce rôle fort qu'ont les organisateurs associatifs pour organiser une activité, une activité qui est pas seulement un événement à l'année, mais une une mobilisation et une mobilisation de toute une population qui se fédère pour promouvoir un territoire. Et s'il m'a été donné de constater un point commun très fort entre les maires, les élus locaux et les organisateurs associatifs, c'est que ils aiment leur territoire, ils l'apprécient et surtout ils en prennent soin.
Et tout au long de ces années d'expérience d'organisation, j'ai rarement vu des organisateurs qui ne soient pas à l'écoute de leur territoire et qui ne cherchent pas à former aussi les pratiquants. Donc, on s'inscrit vraiment dans cette dynamique là. un organisateur sur son territoire, il va former le nouveau pratiquant à aller là où il faut, à avoir les bons comportements.
Alors, justement ce maillage associatif, je crois qu'il faut le préserver. On a les grandes organisations, les grandes entreprises qui organisent. C'est important d'avoir cet équilibre sur l'ensemble du territoire entre les grandes entreprises qui organisent, mais aussi ces centaines d'associations qui portent des petits événements partout sur le territoire.
Là, on est dans le cadre de litoral les montagnes mais partout en France. dans la France rurale en particulier, il y a ce type d'événement et aujourd'hui ces organisateurs associatifs, ils le se sont confronté à un cadre législatif de plus en plus complexe. De plus en plus complexe parce que il touche plusieurs domaines.
Il y a bien sûr la législation liée à la pratique sportive, l'encadrement fédéral et l'encadrement législatif, tous les textes relatifs à la protection de l'environnement, mais aussi, vous l'avez dit monsieur le sénateur, aussi au droits de propriété, au réseau de sentier. Donc cet entre-là fait que aujourd'hui obtenir l'autorisation d'organiser, c'est un process de plus en plus long et complexe. avec les années que je peux porter d'organisation, j'ai vu au fil des années cet aspect là se complexifier certainement souvent légitimement mais cette parcours d'autorisation avec la diversité des champs qu'il faut qu'il faut embrasser fait que on a un certain découragement et un tournover de plus en plus grand des organisateurs associatifs qui viennent qui organisent deux trois fois et qui cherchent en repreneur parce que justement non pas l'événement lui-même Mais ce qu'il y a en amont de process d'organisation et surtout de relationnel avec les pouvoirs publics n'est pas quelque chose de gratifiant dans une attitude de bénévole.
J'y reviendrai. L' ce que j'appelle le l'ingénierie administrative et environnementale aujourd'hui est un milieu qui demande de plus en plus de compétences, qui n'est pas parfois l'apanage des organisateurs associatifs qui eux se caractérisent plus par de l'enthousiasme, de la connaissance de la pratique sportive et de la connaissance de leur territoire. Euh, on a constaté aussi dans le cadre législatif, ça c'est d'un retour de terrain, des différences d'interprétation majeure d'un département à l'autre.
Là où c'est permis, à un autre endroit, c'est autorisé sur le fondement des mêmes textes mais sur des lectures différentes où c'est sur des prises de position administrative non discutables imposé à l'organisateur sans tout en instaurer un dialogue permettant sa compréhension. Euh vous avez parlé tout à l'heure et et interrogé sur le rapport avec les élus locaux. On va dire que sur le terrain, les associations rencontent beaucoup plus de complicité, de convéien et d'entraide entre élus et association qu'avec le pouvoir administratif quel qu'il soit qui est plus un gendarme qui empêche que une structure qui accompagne et qui aide.
Alors bien sûr, je le fais à grand trait. Il y a des il y a des certainement des situations où c'est le contraire, mais dans le ressenti général euh la sensation générale est d'être de plus en plus empêché. On a un autre un autre élément et je crois que on pourra avoir le témoignage d'Isabelle Politi sur l'UTMB.
L'organisateur a l'impression d'être le comptable de ce qui se passe sur le sentier pour l'ensemble de la fréquentation du 10 sur l'année. Juin, juillet, août, septembre, il peut y avoir 150000 à 200000 randonneurs sur un sentier, d'autres usages du sentier. Mais pour autant, c'est l'organisateur qui un jour va en amener 1500 qui devient le comptable de toutes les éventuelles dégradations qu'il y a lieu sur ce sentier. il a lui à prendre en compte les aménagements ou les dispositifs nécessaires pour remédier à ces désagréments sans prendre en compte la diversité des usage.
Alors la les propos je je te repasse la main ou je continue voilà la les propositions que l'on pourrait vraiment faire c'est de réinstaurer et c'est Gilbert qui le dit cette notion de dialogue et de confiance respective sur le terrain. Peut-être un mot simplement pour compléter ce que tu disais. Effectivement, moi j'ai retenu tout à l'heure le terme d'incivilité.
Euh nos pratiquants ne sont pas ceux qui éventuellement peuvent commettre des incivilités sur les parcours. Et si c'était le cas euh avec quelques-uns d'entre eux, évidemment l'organisateur veille toujours à y remédier. C'est pas chez nous organisateurs d'événements qu'il faut aller chercher les origines de ces incivilités, les causes de ces incivilités.
Encore une fois, nos événements et les gens qui participent, les organisateurs, Serge le disait, aiment leur territoire, sont passionnés par ce qu'ils font. On n'organise pas un trait quand si on n'aime pas la nature, on ne vient pas courir dans la nature si on n'aime pas la nature. Nos événements ne sont pas les ennemis de la planète.
Bien au contraire. Et ça c'est vraiment une chose qu'il faut qu'on a envie et que nous avons envie de marteler. Nous ne sommes pas les ennemis de la planète et de et des espaces de pleine nature.
Bien au contraire, nous en sommes nous sommes plutôt, nous pourrons y revenir, les promoteurs des bonnes pratiques et tous ceux qui viennent sur les événements, aussi bien les participants que leur entourage, bien reçoivent de l'organisateur tout un tas de conseils de consignes qui sont autant de bonnes pratiques que dans une démarche tout à fait pédagogique, l'organisateur fait passer à toutes ces populations là. Donc encore une fois, nous sommes du côté de la protection de ces espaces naturels et pas de de leurs ennemis. Avant de revenir peut-être aux propositions, réflexion un peu plus globale, on peut peut-être demander un témoignage à Isabelle Gilbert sur Oui, bien sûr, notamment sur les difficultés auxquelles elle est confrontée.
Tout à fait, madame Voletti, je vous laisse je laisse intervenir. Vous m'entendez ? Très bien.
Parfait. Oui, je ne peux que reprendre ce que Gilbert et Serge ont relaté. effectivement et peut-être éclairer leur propos de l'exemple de ce qu'on vit en haute Savoie hein ou du coup et en particulier sur l'UTMB mais pas que puisque on on se concerte avec l'ensemble des organisateurs de du département sur certains sujets.
Euh redire donc l'UTMB, c'est donc 24 années d'existence bientôt. Une commission environnement portée par l'association qui coorganise l'événement avec la société qui existe depuis 2006 et donc des mesures en faveur de l'environnement qui existent depuis cette période là. On a été précurseur en terme de gestion des déchets sur du trail, sur le fait de supprimer euh de supprimer euh les euh euh les gobelets plastiques par exemple ou usage de plastique unique.
On a été à l'origine aussi de de propositions pour euh rénover les sentiers et réhabiliter les sentiers de notre territoire. On a travaillé sur des ambassadeurs environnement qui sensibilisent les euh les coureurs aux bonnes pratiques. Enfin voilà, tout un mesure de toute une panoplie euh de solutions ou en tout cas d'initiative pour réduire notre impact.
Et pendant de longues années, on le faisait en en coconstruction avec le conservatoire d'espaces naturels de Haute Savoie euh à travers une une contrat ou en tout cas une charte enfin tripartite entre donc le conservatoire, l'Université de Savoie et nous-mêmes pour former les futures générations et amener les bons gestes en particulier en en réserve naturelle. Et cette super entente, on était pendant longtemps cité comme des exemples de de pratique en milieu naturel et en particulier euh sur nos traversées de réserve. Et ce ce bon climat a c'est un peu dissolu, a commencé à se dissoudre il y a 3 ans environ et pour arriver maintenant dans une situation beaucoup plus conflictuelle puisque effectivement on a été maintenant emmené dans une presque doctrine à devoir sortir des réserves et concentrer nos événements en dehors de la réserve.
Voilà. Après, du coup, excusez-moi, je perds le fil de ce que je vous raconte et je voudrais pas vous emmener trop loin. Voilà, donc effectivement on se rend compte que les usages et les tensions ont changé.
Euh notre analyse euh elle est peut-être fausse mais en tout cas elle vient euh est sur le fait que euh pendant ce temps nous l'événement le nombre de participants de l'événement n'a pas changé. Par contre, le nombre de pratiquants euh dans les espaces naturels de Haute Savoie euh hors événement, hein, évidemment, en événement, mais aussi surtout hors événement a fortement augmenté et donc effectivement la pression sur les espaces augmente, la pression sur le milieu naturel dans son ensemble augmente et on sent que les entités avec qui on discute cherchent solution euh sur des sujets où ils n'en ont peut-être pas toujours parce que effectivement ils sont ils sont euh euh enfin voilà euh contrôler euh des personnes en pratique libre, c'est plus complexe que de contrôler un événement. Mais en tout cas, effectivement, on sent une pression croissante euh qui nous amène à des demandes.
Enfin voilà, idéalement, il voudrait queon sorte de certains espaces pour se concentrer sur d'autres euh malgré le fait que ce on est historiquement sur ces endroits-là. Euh et puis en face de ça, quand on ne peut pas sortir, on nous demande maintenant de faire des études d'impact plus plus. Why not ?
Mais ça a un coût qui est possible pour certaines grandes organisations dont nous faisons partie mais beaucoup plus complexe pour des plus petites à qui c'est aussi demandé. On nous demande de mettre en place des nouvelles pratiques comme des changements sur la manière dont s'éclairent les coureurs quand on pratique de nuit. Et encore une fois, c'est quelque chose que nous on peut faire parce que on a on est structuré pour faire ça.
Euh mais quand on le demande aussi à des plus petit, c'est sans avoir pris le temps de vérifier si ça marche bien, si c'est sécuritairement acceptable, euh logistiquement acceptable, et ben ça ça devient très compliqué pour des plus petits événements à qui on impose les mêmes demandes. Et voilà, j'ai je pourrais continuer dans ces exemples, mais je pense que j'en ai déjà donné beaucoup. Je vais prendre de relais.
Merci Isabelle. Je voudrais préciser deux choses. Euh je rapp signaler d'abord que notre association a élaboré il y a plus un peu moins de 2 ans une charte que nous avons appelé trail et espace naturel sensible.
C'est une charte que nous avons élaboré non pas tout seul dans notre coin, mais au contraire en essayant de fédérer le plus largement les acteurs. Nous avions autour de la table quand nous avons pris du temps pour élaborer cette charte, nous avions des représentants bien sûr de notre association mais aussi de la Fédération française d'athlétisme. J'y reviendrai dans un instant.
Nous avions le le directeur du conservatoire d'espace naturel de la région Ronalpe par exemple. Nous avions des représentants du pôle qui est un nom compliqué, le pôle ressources national transition écologique et sport de nature qui est basé à Valon Pondar qui est une émanation du ministère des sports avec tous ces gens avec le des représentants de l'association nationale des élus du sport aussi avec tous ces gens-là on a élabor une charte donc qui fait que qui est qui fait cette ou h pages et qui est toute une succession de recommandations très pratiqu justement pour que les organisateurs d'événements n'oublient pas tout un un tas de consignes pour respecter les les territoires dans lesquels se déroulent leurs événements. Cette charte est en train la Fédération à notre demande la Fédération française de l'athlétisme qui est bien sûr la la Fédération de de tutelle de cette activité.
C'est elle qui est la délégation de l'État. Vous le savez, la Fédération est en train d'intégrer à peu sans sans grand sans y changer grand-chose les éléments de cette charte. Notre pouvoir d'association est bien sûr limité.
La Fédération est en train d'intégrer l'essentiel de tout ça dans les règlements techniques de la Fédération justement de manière à ce qu'il s'impose réglementairement à tous les organisateurs. Nous sommes en train de finaliser ça. Je crois que c'est dans 3 qu jours que le comité directeur de la Fédération sera appelé à approuver toute cette évolution de règlement pour justement encadrer beaucoup mieux l'organisation des trails dans ces espaces.
L'autre point je voudrais dire pour éviter de de toute enfin tout malentendu quand je disais tout à l'heure avec peut-être un ton un peu un peu un peu autoritaire que nous ne sommes pas les ennemis de la planète. Évidemment, notre propos n'est pas non plus de dire "Poussez-vous, on arrive, on a tous les droits parce queon prétend nous qu'on est des acteurs vertueux, nous en sommes convaincus que nous sommes des animaux utiles au sein de nos territoires avec nos événements. Pour autant, nous prenons évidemment le compromis, le dialogue.
Il s'agit pas de dire "On fait ce qu'on veut dans la nature", bien évidemment, c'est pas du tout notre approche. Et d'ailleurs, nous encourageons tous nos membres organisateurs d'événements à prendre langue avec les toutes ces autorités qui ont qui ont leur mot à dire. évidemment sur que ce soit la LPO, que ce soit l'office entier, la biodiversité bien sûr les DDT et cetera, de manière à pas prendre contact avec tous les acteurs concernés.
Et nous, notre demande clairement c'est d'éviter d'avoir en face de nous des postures très combinatoires justement en terme d'interdiction ou de d'obligation de changer un parcours, une date et cetera. Le mot clé vraiment pour nous, c'est le dialogue. Et nous ce que nous attendons vraiment dans les comme évolution qui serait spectaculaire au regard des des évolutions récentes justement ou des dégradations récentes, c'est qu'on soit vraiment dans une logique de dialogue pour faire en sorte que le partage de l'espace public est la base de notre activité puisqueévidemment tous nos événements se déroulent sur l'espace public ou des ou des des bien sûr des des territoires privés dans les montagnes.
Mais notre vraiment tout ce que nous prenons, c'est le dialogue avec toutes les parties prenantes pour que le le partage se passe de manière harmonieuse et qu'encore une fois, on trouve un compromis entre continuer notre activité qui est vertueuse à bien des égards et bien évidemment les contraintes de préservation de ces espaces naturels dans lesquels nous évoluons. Ben merci merci à tous les trois en tout cas pour ces ces explications très très claires mais je laisse monsieur le rapporteur s'il a des questions puis ensuite on on ouvrira aussi Oui. Merci monsieur le président.
Merci de vos exposés respectifs qui nous éclairent sur un certain nombre de sujets sur le partage des usages euh des espaces naturels que vous fréquentez. Euh j'ai j'ai plusieurs questions peut-être pour certains d'entre elles très précises. Euh actuellement euh les organisateurs que vous représentez lorsqu'ils tracent un événement le font selon quelle méthode et s'appuie-t-il principalement sur les réseaux qui sont inscrits dans des schémas directeurs, plan départemental d'itinéraire par exemple ou pas ? 2è 2è sujet euh vous avez fait allusion euh c'est directement monsieur le président au au dialogue que vous appelez de vos vœux avec certaines associations protatrices de l'environnement.
Euh j'aimerais vous entendre sur la manière en fait dont vous travaillez avec les services de l'État euh pour les agréments et les autorisations nécessaires à la réalisation de vos événements. Comment ça se passe ? vous avez fait une allion tout à l'heure qui suite à notre visite dans le Fistère faisait écho finalement à l'empilation l'empilement plutôt, excusez-moi, euh l'empilement des normes et le fait que vous avez en fonction des départements, en fonction des administrations finalement des réponses qui sont différentes.
J'aimerais que vous nous expliquz ça un peu plus précisément et savoir si au vu de ce constat, vous avez des propositions plus précises à formuler à la mission dans le cadre de ces travaux pour améliorer cette situation si besoin était. Dernier dernier point pour cette première série de questions. Euh j'aimerais mieux comprendre, vous l'avez dit en introduction, mais j'aimerais que vous soyez plus précis, euh le le poids et l'organisation que vous représentez que en terme financier, c'estàd vous avez euh volume d'activité, comment se financent vos organisations ? ce que sont les usagers et les trailers qui financent à travers l'achat du euh du maillot, enfin du maillot du dossard euh où est-ce que vous avez d'autres formes de participation avec et avec des des entreprises locales ?
Comment vous voyez le sujet euh pour l'aspect plus économique de de vos activités ? Et peut-être une dernière question vraiment euh on a et je pars sous le contrôle du président Gontard que je sais très sensible à ces sujets lors de notre visite dans les Alpes aperçu comme une évidence les conséquences du réchauffement climatique sur la colle glacière de de certains de nos sommets. Euh est-ce que vous avez sur ce sujet des choses à nous dire puisque vous faites le tour du Mont-Blanc mais fréquentez aussi ces espaces extrêmement sensible ?
Euh et le fait qu'on ait une rétractation de du glacier ou des glaciers de certains glaciers dans les Alpes génère-t-il des interrogations, des adaptations de vos activités à ces nouveaux espaces de qui émergent suite au réchauffement climatique ? Je vous laisse répondre déjà puis on ouvrira les questions. Oui.
Je laisser Isabelle répondre sur la la manière dont elle travaille sur le Mettez bien votre micro quand vous parlez parce que sinon elle vous entend pas. Pardonnez-moi Isabelle Louis je te laisse répondre sur la manière pas entendu mais je te laisse répondre sur la manière dont vous travaillez sur le choix des tracés. Oui, je peux répondre sur ce premier point.
Pas de souci. Euh globalement euh alors il y a quelques rares épreuves qui qui avaient l'habitude de pratiquer du hors sentier, mais c'est quelque chose qui est devenu extrêmement marginal et anecdotique. Je pense que euh de notre côté et sur 95 % des événements euh quand on construit un tracé, on s'appuie sur un sentier enfin sur le réseau de sentier caré sur un territoire, en particulier les sentiers cartés à ce qu'on appelle le PDIPR.
Donc euh et effectivement ensuite ça ça a deux raisons, c'est que d'une part effectivement c'est des sentiers qui sont normalement ouverts à la circulation euh des différents pratiquants. Et l'autre raison, c'est que comme on a des pratiquants qui arrivent euh à un certain nombre en même temps, il faut qu'on choisisse des sentiers qui sont adaptés à ces flux. Et donc effectivement, on ne va pas envoyer euh euh peut-être des fois un millier de coureurs euh sur un sentier qui n'est pas adapté à ce flux-là.
Et je pense que tous les tous les organisateurs sont sensibles à cette question. Donc à la fois choisir des sentiers euh carartés évidemment, ouvert au public et et de dimensions suffisantes pour le nombre de pratiquants qu'on envoie dessus. Et quand on veut avoir et qu'on a l'autorisation d'avoir un peu plus de pratiquants, adapter aussi la logique du flux en étalant les départs ou en ou en travaillant sur la vitesse à laquelle on envoie les différents participants pour là encore respecter le sentier.
Serge, tu veux rajouter un mot ? Oui. Euh pour pour l'ensemble des organisateurs associatifs, quand on construit un parcours, on a un un triple un triple regard et le regard de la l'intérêt du parcours, il faut qu'il soit agréable, il faut qu'il corresponde au territoire.
On a aussi l'aspect logistique à gérer, c'est-à-dire il faut amener les secours, il faut amener le ravitaillement et il faut être à même aussi euh de prendre en compte que les coureurs, une fois qu'ils auront vu le parcours, ils y reviendront. C'est une nouveauté qui est en fait les reconnaissances ou l'appropriation d'un tracé de course. Ça nous enjoint, ça nous oblige aujourd'hui, ce qui était pas le cas il y a quelques années, ça nous oblige aujourd'hui à utiliser des tracés formels officiels inscrits au PDPR, les GR, les PR, les itinéraires de pays.
Puisqu'on sait très bien aujourd'hui que dès qu'on a publié un parcours aujourd'hui, il y a quelque chose qui est fantastique qui s'appelle ces montres là qui permettent d'avoir des traces qui permettent de suivre. Donc on a vraiment pleine conscience de cette responsabilité de ne pas tracer chez quelqu'un, de ne pas tracer hors sentier parce qu'on sait que ça ne sera pas que le jour de la course et que on a un risque de passage et de surpassage. Donc on a de plus en plus, Isabelle disait 95 %, je peux même aller jusqu'à 99 % d'organisateurs responsables qui choisissent des parcours officiels pour baliser.
Donc contrainte de sécurité, contrainte logistique et aussi responsabilité par rapport à l'usage du circuit à l'année et non pas que le jour de l'événement. Et et peut-être dernier point qui va dans ce sens-là, contrainte territoriale puisque on essae dans ces parcours de de mettre en avant et en valeur les éléments que le territoire veut mettre en valeur. ça peut être une un patrimoine géographique ou un patrimoine culturel, mais dans tous les cas, effectivement nos nos événements au-delà du côté sportif sont vraiment des des événements de d'une certaine manière de de tourisme sportif où nos concurrents vont apprécier d'aller découvrir le patrimoine et du coup bah forcément les itinéraires se construisent en coconstruction avec le territoire pour mettre en avant les éléments que le territoire veut mettre en avond peut-être Isabelle, tu peux rebondir maintenant sur le point numéro 2 qui est le travail avec les services de l'État, la coordination avec les pouvoirs publics, le modus opérandi d'une grande course comme l'UTMB pour travailler avec justement les les pouvoirs publics en général.
Tout à fait. Historiquement, donc nos événements et en particulier ceux qui se déroulent sur plusieurs communes euh sont soumis à un régime qui est le régime de l'autorisation donc préfectorale. Euh pour obtenir cette autorisation, on doit déposer un dossier dans une dans un calendrier qui est assez clair, hein.
On a l'obligation d'avoir déposé l'ensemble des pièces 3 mois avant le premier départ de la manifestation et ensuite le la préfecture consulte un certain nombre de services pour infiner donner un avis et l'autorisation ou non à l'événement. Euh donc ça c'était le fonctionnement classique. Généralement euh on a une ou deux réunions de calage euh dans la période de ces 3 mois euh avec les services que la préfecture souhaite consulter.
Donc nous concernant, on a beaucoup les services de sécurité euh sécurité en montagne ou ou sécurité routière et cetera. Euh et voilà. Et jusqu'à maintenant, il y avait essentiellement ces services là et on fonctionnait sur un principe où globalement on demandait on on posait les dossiers 3 mois avant et on savait qu'on avait les réponses assez tard mais euh dès lors que c'était coconstruit avec les territoires et qu'on avait rencontré les services, on avait rarement de soucis. euh depuis 2 ans sont ont commencé à à rentrer euh dans la danse des consultations, enfin un peu plus avant, mais dans la danse des euh des rendez-vous préalables les autorités du coup environnementales euh conservatoire d'espaces naturels ou et au-dessus de tout ça des DT hein, donc direction territoire Euh et voilà, je dirais que ce qui est devenu compliqué, c'est encore une fois le calendrier, c'est-à-dire que les consultations se faisaient jusqu'à maintenant très tard une fois qu'on avait posé les dossiers et les autorisations ou recommandations arrivé là aussi très tard à un moment où finalement on a plus toujours le temps de d'adapter les choses.
Donc de notre côté, on a commencé à anticiper ces réunions, à les faire plusieurs mois maintenant en amont euh mais on est encore dans des calendriers qui sont complexes à faire converger. Pour compléter ce que dit Isabelle, c'est vrai que dans le concret, dans la réalité de terrain, parfois donc on dépose en ligne puisqu'il y a une plateforme pousse en ligne pour déposer l'ensemble des pièces, on a peu d'espace. l'UTMB a un poids qui génère aussi des volontés de concertation pour les plus petites organisations.
C'est moins le cas et donc parfois on a des autorisations. Il m' arrivé ça je peux le démontrer, il m'est arrivé d'avoir l'autorisation d'organiser 12h 12h avant mon épreuve. Donc c'est vrai que ça met dans une situation psychologique assez difficile quand on a une autorisation qui arrive par mail 12h avant l'épreuve.
Et on a parfois et on a quelques exemples, j'ai bien tu en donn un tout à l'heure euh des interdictions qui arrivent une dizaine de jours avant. de d'emprunter tel ou tel parcours en 10 jours, c'est très complexe de rebâtir un système intégrant la logistique, secours, ravitaillement, assistance au coureur. Bref, ça rend caduc la possibilité d'organisation et quand on sait c'est la question euh numéro 3 sur le le les ressources de l'organisation, on sait que donc on engage des moyens qu'après on ne peut si on annule une épreuve qui sont perdu et qui mettent des associations en grosse difficulté financière.
Donc et là on a on y reviendra peut-être en final de nos interventions sur des propositions sur plus de concertation, plus d'espace, moins d'automaticité et plus de réactivité des services et une écoute même pour les petites épreuves. Je rebondis sur votre troisème question sur un on dira un peu plus sur notre association. Euh je j'ai je l'ai pas signalé tout à l'heure, non pas que des organisateurs.
Je dit notre objectif c'est vraiment de fédérer cet écosystème le plus largement possible. Nous avons aussi pas mal de membres euh qui sont de ce qu'on appelle des prestataires et fournisseurs de notre univers. Toutes les sociétés qui ont des services dont les organisateurs ont besoin, soit des services de chronométrage, services d'inscription en ligne, de fabrique de de médailles pour les les ce qu'on appelle les finishers et cetera.
On n commençant à avoir quelques collectivités territoriales aussi des agences d'attractivité. On en a on a pas énormément, on a six ou sept aujourd'hui mais il y a un mouvement qui est en train de se créer et que nous appelons nos vœux évidemment puisque comme je l'ai dit précédemment, nous avons un vrai alignement d'intérêt entre entre organisateurs d'événements et collectivités territoriales qui les accueillent euh sur le plan strictement financier. On a nous avons fait le choix de d'une d'une forme d'indépendance qui nous a paraît essentielle.
Euh donc nous n'avons pas de nous n'avons pas de subvention publique et euh dans le même temps que nous commençons, mais encore une fois, nous sommes une jeune association à rechercher des partenariats privés, nous nous sommes tournés vers nos membres et nous aujourd'hui l'association est vraiment financée par ses membres. Alors, nous avons nous avons un peu moins de 200 membres aujourd'hui. C'est et donc plus d'une centaine d'organisateurs, c'est c'est peu.
Au regard évidemment du nombre d'événements, nos membres organisent un peu plus de 500 événements chaque année et vendent un million de dossards puisqu'on a bien sûr des gros événements parmi ceux-là. Euh sur le plan financier, donc nous avons des cotisations qui sont volontairement très basses parce qu'on veut surtout pas que ce soit un frein à l'adhésion, mais on a un modèle nous avons depuis peu puisque notre assemblée générale extraordinaire a a modifié nos statuts il y a une quinzaine de jours en ce sens. Nous avons donc intégré la notion de membres que nous appelons des membres bienfaiteurs où nous avons 15 de nos membres qui ont décidé de ensemble de de payer des cotisations à un niveau beaucoup plus élevé que nos conditions entre guillemets tarifaires avec des cotisations qui sont assises sur leur chiffre d'affaires de manière à assurer le financement de notre association et de nous donner les moyens de notre développement qui suppose effectivement de pouvoir faire travailler une agence de communication un jour, consulter un cabon cabinet d'avocat un autre jour et cetera pour être transparent notre nous avions un budget de fonctionnement sur l'année 2025 qui était très inférieur à 100000 € donc on fait pas grand-chose avec ça et donc là déjà c'est les les 15 membres en question ça enfin je je travaille pas de secret vont déjà nous permettre de quasiment tripler notre budget l'année sur cette année 2026 et on est en plus dans un modèle que je trouve extrêmement vertueux.
Moi qui suis euh un président associatif bénévole à plein temps, euh je trouve que c'est très très chouette de voir que sont les gros acteurs euh de société privée de notre écosystème parmi les organisateurs qui financent une association qui a vocation à aider essentiellement l'ensemble des organisateurs et notamment les plus petits d'entre eux, ceux qui ont pas forcément les moyens de de se payer une veille une veille de en terme de communication, de se payer les moyens qu'amé d'avocats quand ils ont un problème et cetera. Voilà, en gros sont les les gros qui financent une association de qui vraiment serrent l'intérêt général de notre écosystème. Et sinon, je crois monsieur le rapporteur, vous posiez aussi la question sur le financement des événements eux-mêmes.
J'ai cru le comprendre et donc sur les événements eux-mêmes, il y a trois sources de financement. Le premier c'est bien sûr le dossard, la vente du dossard, c'estàdire le participant qui achète le droit de participer en achetant un dossard. Le deuxième, c'est peu ou prou deux ou trois en fonction des des événements l'aide des collectivités de proximité, une aide souvent en service mise à disposition de matériel, de logistique voire des subventions de moins en moins.
Et le troisième, ce sont les partenaires privés qui même sur des petites épreuves. Ça va du commerçant local à des grands partenariats comme Isabelle Politier va pouvoir nous en parler, mais c'est les trois ressources concurrent, aide, aide publique et aide privée. C'est la même chose pour l'UTMB Isabelle.
Oui, je peux je peux compléter éventuellement en vous disant l'UTMB, donc on est certes un des plus gros événements du secteur, mais donc l'UTMB c'est 45 millions de retombées économiques pour les territoires du Tour du Mont-Blanc. Donc c'est quand même substantiel avec des concurrents qui passent sur le territoire un temps long hein. C'est aussi une des caractéristiques de nos événements, c'est queon n'est pas sur ce qu'on appelle dans nos territoires du de montagne du tourisme excursionnisme.
On est sur du tourisme de séjour avec des gens qui restent 4 à 5 jours sur le territoire. Donc ça correspond normalement à la stratégie de nos territoires qui veulent capter des gens qui restent et qui consomment sur ce territoire. Euh et quant au financement, oui, nous on est euh globalement moitié moitié entre vente de dossard et partenariat privé et avec euh et partenariat avec dans ces partenariats une grosse part du privé euh et une partite voire devenant quasiment inexistante du du public.
Merci. Je peux moi j'avais quelques on va dire questions remarque supplémentaires. Puis si mes collègues veulent veulent poser des questions, il y a évidemment aucun aucun souci.
Euh non, je voulais je voulais revenir sur ce que vous disiez je crois madame Visopoliti sur le vous parliez d'un bon climat qui s'était dissolu. Enfin du coup de de dire qu'en fait a priori les choses se passaient bien on va dire du coup dans le dans l'organisation et puis que les choses se sont petit à petit euh complexifié. En tout cas, est-ce que enfin moi c'était plus de de préciser peut-être cet aspect-là, enfin comment vous l'interprétez ?
Est-ce que c'est parce qu'il y a de plus en plus d'événements et donc du coup euh bah c'est c'est plus compliqué et donc il y a il y a des démarches plus complexes à faire ? Est-ce que c'est de relation avec les services de l'État ? Bon, vous en avez un peu évoqué, qui sont devenus plus complexes et j'ai entendu entre le rôle du, on va dire du gendarme et puis plutôt de l'accompagnateur, du facilitateur, enfin de de services de l'État, enfin voilà. parce que ce qui m'intéressait c'est de voir quelle est cette évolution en tout cas et comment vous interprétez cette évolution du coup qui est qui est peut-être plus complexe.
Et puis j'avais une autre question qui était sur bon on sait de toute façon quel que soit l'événement et même si c'est pas un événement encadré d'ailleurs hein puisque le l'usage je dirais personnel en tout cas de d'un milieu naturel forcément il y a un impact he quoi qu'il en soit et donc derrière ça vient la la question de la de la surfréquentation en tout cas de la fréquentation et de la surfréquentation. Du coup, comment alors vous y avez déjà un peu répondu, mais comment du coup vous vous bah vous rentriez dans ce dans ce cadre là ? En tout cas, comment vous assimiliez cette question de la surfréquentation ?
Alors, vous disiez qu'il y avait pas plus de participants par épreuve. Est-ce qu'il y a plus d'épreuves ? Ça je enfin du coup c'était une une question de savoir si si vous voyez plutôt une évolution en terme de nombre en terme de nombre d'épreuves et puis comment alors vous l'avez répondu aussi hein sur le terme de la à la fois de la communication et de ce que vous pouvez diffuser aussi justement sur l'usage de la nature qui peut être qui peut être intéressant et du coup voilà comment vous intégriez en tout cas cette cette question de la surfréquentation parce que c'est c'est des sujets qu'on a eu au-delà d'événements sportifs en tout cas qui se posent dans beaucoup de dans beaucoup de territoires et puis peut-être aussi sur l'évolution ution.
Alors là, c'est vraiment plus comment dire personnel ou un ressenti. C'est un peu la course à la performance et le fait qu'on ait des épreuves qui peuvent être parfois de plus en plus dur physiquement complexe et donc du coup justement derrière aussi avec des questions de santé de mise en danger de alors qui sont pas d'ailleurs forcément encadrés he enfin c'est pas forcément dans un cadre justement de de compétition mais on a vu par exemple des montés des records qui se sont succédés sur sur le Montblanc. Enfin voilà on voit quand même des choses comme ça qui se multiplient.
Euh et donc savoir comment vous intégriez ça et est-ce que ça fait partie des demandes que vous avez dans un certain nombre de compétitions ou d'organisations d'aller vers des choses beaucoup plus on va dire, complexe, difficile physiquement. Euh voilà, c'était plus sur cet aspect là. Ouais, peut-être je peux prendre la parole et je peux peut-être me permettre de revenir.
Je crois qu'on n' pas répondu à une des questions précédentes sur notre regard par rapport entre autres à la fonte des glaciers. sur le Montblanc. Euh du coup, très rapidement avant de passer aux questions suivantes, euh la question de la fonte des glaciers, une fin, je pense que ça touche pas les ça touche pas directement nos événements dans le sens où euh on ne va pas aller euh on ne va pas sur les terrains glaciaires ou euh ou euh ou postglaciaire avec ce type d'événement.
Donc, on n'est pas euh enfin on fait pas de l'alpinisme, hein, on reste en milieu moyenne montagne, donc en ça ça touche pas. Par contre, ce qui peut toucher effectivement, c'est la question du stress hydrique, de la gestion de l'eau, euh de la gestion de zones qui peuvent se retrouver déstabilisé avec des potentielles zones d'éboulement qui peuvent se créer. Donc tout ça, cette question de de est-ce que le territoire reste fréquentable ou pas à certains endroits, ben on le traite en concertation avec les territoires en question pour savoir s'il est raisonnable ou pas d'aller sur un secteur avec des coureurs.
Et au-delà de ça, on rejoint les questions vraiment plus d'éducation et de sensibilisation. Euh notre rôle d'une certaine manière, c'est de sensibiliser nos participants au fait que il y a une réalité euh enfin le changement climatique, le réchauffement est une réalité qu'il faut prendre en compte euh dans nos usages euh professionnels comme personnels. Et donc effectivement, oui, si on veut continuer à courir dans la nature, il faudra à un moment donné qu'on s'adapte et qu'on accepte de faire un certain nombre de compromis sur nos transports, sur X et Y de nos pratiques qui ont aujourd'hui un impact visible sur ces territoires.
Du coup, on agit, je pense, comme un un acteur de sensibilisation à la réalité de de ce changement et qu'il faut que tout le monde dont tout le monde doit prendre conscience pour ensuite accepter d'agir à à différents domaines. sur du coup les nouvelles questions et en particulier la question du climat et de ce climat qui s'est détérioré. Euh oui, ben je pense que le meilleur exemple que je peux vous donner, c'est que effectivement euh euh pendant euh ça pendant plus de 10 ans, on a eu ce partenariat tripartite avec le conservatoire d'espace naturel et euh l'université qui nous permettait de effectivement euh donner des cours ensemble à l'université, former les nouvelles générations sur les bonnes pratiques, former les coureurs sur comment on traverse un milieu naturel. et en particulier les milieux sensibles en en diminuant notre impact.
Euh voilà, ne pas sortir des sentiers, ne pas utiliser les bâtons sur les zones humides, enfin diverses pratiques qui sont petit à petit rentré dans les usages et euh et ça on le faisait dans le cadre des réserves et dans et avec le gestionnaire de réserve. Et du coup, depuis 3 ans, effectivement, on a vu se durcir la doctrine. D'abord ne plus aller sur certains sentiers, ensuite ne plus y aller dans telle condition et puis maintenant on en est à un niveau où si on pouvait ne plus y aller du tout, il serait beaucoup plus content.
Euh mais euh là le le problème c'est que la logique géographique de notre massif que c'est pas si simple euh de d'éviter certains secteurs. Et euh et au-delà de ça effectivement euh pourquoi euh enfin la la raison de ce changement ? Alors je je prétends pas tout savoir donc mais mon interprétation personnelle c'est que effectivement la la fréquentation globale a augmenté, ça c'est certain. le nombre de randonneurs ou de pratiques diverses a explosé et donc effectivement la la pression sur les milieux a clairement augmenté.
Les moyens des services qui doivent gérer ces milieux n'ont pas augmenté à la même vitesse que la fréquentation et ils nous le disent régulièrement. le conservatoire manque de moyens pour mettre des gardes, pour mettre des euh pour réhabiliter, pour reconstruire, pour baliser. Donc et voilà.
Et du coup effectivement, je pense que le le manque de moyens vs l'augmentation de la fréquentation fait que on a des des gens qui qui ont peur d'une certaine manière, qui sont inquiets euh de la suite et comme toute personne inquiète, bah on cherche à à à contrôler ce qu'on peut contrôler et il se trouve que nos événements sont plus facilement contrôlables que la fréquentation générale puisque on est les seuls à devoir demander une organisation. Donc ça rejoint ce qu'on disait un peu au début, c'est que euh et ce que cherge évoquer, c'est queon a un peu l'impression de d'être redevable de l'ensemble des mots euh même ceux qui ne sont pas liés à notre pratique mais qui sont liés à la pratique globale du grand public. et je sur la question laisser la balle à mes collègues.
Oui. Sur la question plus d'épreuves plus d'épreuves. En fait, on s'aperçoit que Isabelle Poléti peut le dire, les courses de trail sont aujourd'hui ont des nombres limités, c'estàdire elle ne dépassent pas, je crois Isabelle que c'est 10000 pour le pour pour l'UTMB alors que vous avez 60000 personnes au départ du marathon de Paris.
Donc le sentier, le site limite en fait les courses et on a un effet répartition sur l'ensemble du territoire et création de plus petites épreuves un peu partout avec un vrai maillage. Euh les petites épreuves comme les miennes, on attend souvent le tirage au sort de l'UT TMB et on sait que ceux qui ne sont pas pris au tirage au sort de l'UTMB font finalement s'inscrire à nos épreuves. Donc on a une une sorte de de gagnant gagnant l'attractivité et la popularisation de la pratique grâce et je le dis devant Isabelle grâce à à la qualité la professionnalisation de l'approche de l'UTMB a fait que ça a profité à l'assemble du territoire parce que on on l' on l'a dit mais je veux insister là-dessus chaque petite épreuve est aussi un centre de profit mais au sens noble du thème.
Ça profite au territoire au sens au sens économique. Donc cette répartition, c'est pas plus de gens sur une seule épreuve, c'est plus d'épreuves partout. Il y a justement il y a une il y a une augmentation d'épreuv d'épreuves.
Oui oui oui on est on est à sur certains territoires. Après la Haute Savoie par par exemple la Haute Savoie je crois a décidé de de refuser les nouvelles épreuves depuis un certain temps. Donc voilà, il y a il y a pas il y a une augmentation globale au niveau national mais pas sur tous les territoires de manière homogène.
Sinon, il y a juste une dernière question une dernière question que vous aviez posée auquelle on n pas on pas pas encore répondu, c'est sur les épreuves de plus en plus dures. Euh en fait c'est des épreuves de plus en plus longues. Ce qui veut pas dire de plus en plus dur parce que hormis une élite, c'est celle que vous voyez dans les médias, je dis souvent quand j'interviens dans des entreprises qu'il est beaucoup plus il est plus aisé de terminer un ultra trail du moment sur 160 km que faire un marathon en moins de 3h, ce qui est pourtant une performance très moyenne parce qu'en fait c'est plus parfois de la randonnée sportive, c'est plus à à la à la porter et on peut arriver à mieux gérer son effort sur ce type d'épreuve longues que sur des épreuves sportives courtes et intenses.
Donc c'est pas parce qu'elles sont longues qu'elles sont plus dures physiquement, elles sont différentes. Il y a une ultra médiatisation des épreuves longues grâce aussi au savoir-faire des communiquants, des survécus, finisher. Il y a tout un tout un marketing des mots qui ont permis de de valoriser énormément les forts longs, mais dans la réalité euh parfois c'est des épreuves plus courtes qui sont plus intenses, qui nécessitent une préparation plus poussée et les records, vous faisiez euh vous évoquiez les records sur le Mont-Blanc, ça reste très minoritaire.
Il y a quelques C'est vraiment c'est hors et puis c'est fait par des gens qui à chaque fois leur appel. C'est dans des conditions professionnelles, il y a de plus en plus d'encadrement, ils ont même l'équipement. Euh à côté des des tentatives des 86 87 des Laurence Mag qui partaient en colant pipette, aujourd'hui les records sont faits par des professionnels qui sont vraiment comme le dernier avec Matthéo Jacques Mou sont vraiment des des gens pétris de montagne eux-mêmes formateurs et instructeurs.
Je sais pas Michel qui a une question. Non non non. Oui, peut-être dernière et après il va falloir qu'on qu'on finisse puisqueon a l'autre table ronde qui va dém pour pour précis que ce que vous l'avez été dans vos réponses.
Si je comprends bien tout ce que nous avez expliqué, lorsque vous déposez un dossier de demande d'autorisation, le cadre légal et ce qu'il est, il vous convient pour l'instant on n pas manifesté dans le cadre de la loi actuelle de difficultés particulières pour décliner vos activités. C'est plus dans le processus d'autorisation et d'accompagnement euh réglementaire de vos autorisations que vous ressentez plus de complexité, plus de charge. Mais vos dossiers par exemple Ultra Trail du Mont-Blanc chaque année c'est à peu près le même tracé.
Oui. Non. Pour les épreuves pour les épreuves que vous organisez dans les territoires, c'est bien souvent le même tracé.
Euh est-ce que vous avez des propositions à faire sur euh la manière dont vous pourriez éventuellement ne plus être sous la contrainte des 3 mois auquel vous faisiez allusion tout à l'heure euh avec euh le court termisme en terme d'autorisation qui euh peut éventuellement vous mettre en stress et créer des des situations compliquées économiquement si s'il y a un refus. Est-ce que vous avez des propositions à faire pour que ce soit plus fluide ? Les propositions, je les résumerai sans les caricaturer en disant que l'autorisation pluriéannuelle serait vraiment un plus quand effectivement vous avez la même épreuve chaque année, les mêmes parcours, le même système de secours, les mêmes logistiques ravitaillement et qu'il faut le redéposer, refaire instruire et attendre à chaque année si vous voulez les autorisations.
C'est vraiment une difficulté pour les organisations. Actuellement, il y a pas de possibilité. C'est que même vous si vous souhaitez enfin déposer un dossier sur 3 anné et redéposer avec le fameux aléatoire et surtout euh décision sans concertation au dernier moment.
Donc pluréannuelle et surtout concertation. Excusez-moi parce que c'est un point qui peut rentrer dans le cadre de nos recommandations. C'est un point de vue réglementaire que vous avez l'obligation chaque année de déposer ou est-ce que ce sont des pratiques ou est-ce que vous avez dans votre analyse juridique d'aujourd'hui que vous pourriez éventuellement nous produire des éléments qui nous qui nous qui nous permettraient peut-être de travailler plus finement sur une recommandation permettant peut-être de de faire de faire sauter un verrou soit législatif soit réglementaire sur le cadre non pluriannuel de de vos demandes d'autorisation pour le dossier identique.
En fait, aujourd'hui, on nous demande de déposer chaque année une demande. Donc euh on base, on sait pas sur quelle base. En fait, on nous demande chaque année de déposer sur le portail dédié euh et chaque année, on reçoit une autorisation pour l'organisation du tel jour.
Donc, c'est tout à refaire à chaque fois. Donc effectivement, si une avancée aurait été une capacité de pluriéannualisation en 2 ou 3 ans, ça donnerait du souffle sous réserve bien sûr de ne pas changer le parcours, de ne pas changer les les grands équilibres de l'épreuve, mais on aurait un peu de souplesse pour se concentrer justement sur des aspects environnementaux, sur des aspects mesures de notre impact économique, sur des sur des aspects beaucoup plus gratifiants que l'itération annuelle de même process administratif. OK.
Bon, je crois qu'on a bien compris. En tout cas, merci pour vos pour vos interventions qui étaient à la fois très très clair et puis je pense qu'ils ont bien éclairé pour notre pour cette pour cette mission. Et du coup voilà, on est arrivé au terme et on a notre prochaine table ronde juste après.
Merci beaucoup en tout cas de votre présence. Merci à vous. Merci de nous avoir entendu.
Merci beaucoup et merci aussi pour la visio du coup même malgré malgré les trains. Voilà. Merci beaucoup.
Bientôt Isabelle. Merci à vous. les travaux notre mission d'information et notamment par une table ronde réunissant plusieurs associations de proction de l'environnement et que je remercie de de leur présence.
Nous avons donc le plaisir d'accueillir pour participer à cette table ronde monsieur Raymond Léos.
Guillaume Gontard