Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 11 juin 2020 26 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & famille

Violences policières, racisme... le "8h30 franceinfo" de Sébastien Chenu

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Sébastien Chenu, quelle est la position du Rassemblement National sur la question des violences policières ?

  • 1:14FerméeRéponse directe

    Vous diriez que c'est un phénomène extrêmement faible, aujourd'hui, dans la police, les violences policières ?

  • 1:22FerméeRéponse directe

    Vous diriez la même chose sur le racisme dans la police ?

  • 2:09RelanceRéponse partielle

    Mais il existe. Si je vous suis bien, Sébastien Chenu, vous dites qu'il est marginal, mais il y a des policiers racistes.

  • 3:13OuverteRéponse directe

    Ça ne vous a pas fait changer dans vos convictions ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Si on avait découvert 8000 enseignants qui échangent presque au grand jour des propos homophobes, racistes ou sexistes, vous diriez la même chose ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27Invité politiqueChiffre
    « en 2019, elle ne concernait que 30 plaintes abouties, 30 condamnations pour racisme sur 1500 plaintes déposées sur des millions d'interventions. »
  • 1:24Invité politiqueFait
    « Je pense que c'est un phénomène extrêmement faible. »
  • 1:41Invité politiqueFait
    « Il y a 20 ans, la police, en son sein, a accepté la création d'une association qui s'appelait FLAG pour lutter contre l'homophobie »
  • 4:07Invité politiqueFait
    « notre pays a un gouvernement dont le porte-parole est Sibeth Ndiaye, qui a été naturalisé il y a 3 ans, qui est noir. »
  • 6:50Invité politiqueFait
    « Non, la colonisation n'a pas été un crime contre l'humanité. »
  • 7:04Invité politiqueFait
    « On sait très bien que la colonisation a été vecteur de souffrance. C'est une réalité. »
  • 16:30Invité politiqueChiffre
    « on en est à peu près à 30 000 morts »
  • 17:03Invité politiqueChiffre
    « une étude, hier, menée par des chercheurs de Clermont-Ferrand, nous indique qu'il y a eu des milliers de morts par le maintien de la date du premier tour des élections municipales. »
  • 21:08Invité politiqueFait
    « la démobilisation de notre électorat, et d'ailleurs, là encore, on a vu quelques études dernièrement qui nous l'indiquent, a été massive à cause du Covid. »
  • 21:30Invité politiqueFait
    « l'électorat qui a été le plus impacté par l'abstention liée au Covid, c'est l'électorat du Rassemblement National. »
  • 25:19Invité politiqueFait
    « Nous n'aurions pas à nous tourner vers des banques étrangères si le système bancaire et la Banque de la démocratie existaient en France. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu68 %
  • Invité11 %
  • Présentateur10 %
  • Présentateur 29 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

Sébastien Chenu, quelle est la position du Rassemblement National sur la question des violences policières ?

0:11
Sébastien Chenu

La question des violences policières, c'est une question qui traverse notre société depuis longtemps et qui, je crois, aujourd'hui ouvre des portes assez dangereuses dans ce qu'on peut entendre ici et là. C'est-à-dire ? C'est-à-dire que la première des choses, d'abord, c'est rappeler que la question des violences policières, par exemple, en 2019, elle ne concernait que 30 plaintes abouties, 30 condamnations pour racisme sur 1500 plaintes déposées sur des millions d'interventions. Donc il ne faut pas que ce soit l'arbre qui cache la forêt. Il y a des professionnels qui, dans tous les domaines, peuvent mal se comporter.

Vous avez des professeurs pédophiles, ce n'est pas pour ça que tous les professeurs le sont. Vous avez des patrons voyous, ce n'est pas pour ça que tout le monde l'est. Vous avez des journalistes pourris, ce n'est pas pour ça que tous les journalistes le sont. Donc il ne faut pas que des comportements individuels qui existent, aujourd'hui, soit l'arbre qui cache la forêt d'une police républicaine qui fait beaucoup, a beaucoup fait, a été mise en difficulté et qui, aujourd'hui, ouvre une porte dans laquelle on dirait que la France est un pays raciste.

1:14
Présentateur

Vous diriez que c'est un phénomène extrêmement faible, aujourd'hui, dans la police, les violences policières ?

1:22
Sébastien Chenu

Vous diriez la même chose sur le racisme dans la police ? Oui, je pense que c'est un phénomène extrêmement faible. Je pense que notre police, elle est particulièrement républicaine, elle fait très attention. Et vous savez, elle en a déjà donné de multiples exemples. Moi, j'ai un exemple que je cite qui me touche parce que ça nous fait sortir un petit peu, quand on parle des discriminations, simplement des discriminations racistes. Il y a 20 ans, la police, en son sein, a accepté la création d'une association qui s'appelait FLAG pour lutter contre l'homophobie parce qu'on considérait qu'il y avait parfois des dérives homophobes au sein de la police.

Mais la police n'a pas eu besoin d'un ministre, n'a pas eu besoin de quelqu'un qui vienne lui dire ce qu'elle devait faire. Ils ont créé une structure, ils ont fait des formations, ils ont fait de la sensibilisation parce qu'ils avaient noté qu'il pouvait y avoir un problème marginal probablement, mais ils l'ont traité.

2:09
Invité

Mais il existe. Si je vous suis bien, Sébastien Chenu, vous dites qu'il est marginal, mais il y a des policiers racistes.

2:14
Sébastien Chenu

Mais comme je vous dis, il y a des journalistes racistes, il y a des politiques racistes, il y a des professeurs racistes parce que c'est quelque chose qui existe.

2:24
Invité

Ce qui veut dire que vous diriez, comme Emmanuel Macron hier, que le racisme en fait est une maladie qui touche toute la société.

2:29
Sébastien Chenu

Tous les racismes. Le racisme anti-blanc également parce qu'on n'en parle pas. Tous les racismes, toutes les exclusions touchent notre société. On le sait très bien. On est dans des sociétés dans lesquelles à force d'empiler les gens, de nier leurs différences, de les faire cohabiter à coup de pied dans le derrière, dans un certain nombre d'endroits, d'accueillir de multiples personnes qui n'ont pas la même volonté de s'assimiler, et bien on crée des communautés. C'est d'ailleurs ce qui, je crois, rend notre histoire très différente de celle des Etats-Unis.

Eux, ils se sont construits comme cela, avec des communautés juxtaposées, qu'ils reconnaissent, à qui ils donnent des droits individuels. Nous, notre histoire n'est pas celle-ci, c'est celle de l'assimilation.

3:13
Présentateur

La presse, plusieurs médias ont révélé l'existence ces derniers jours de plusieurs groupes privés sur Facebook, réunissant 8000 pour l'un et 9000 pour l'autre, personnes se présentant comme gendarmes ou policiers. Je dis se présentant parce que personne, pour l'instant, n'a vérifié la totalité de leur identité. Ça ne vous a pas fait changer dans vos convictions ? Si on avait découvert 8000 enseignants qui échangent presque au grand jour des propos homophobes, racistes ou sexistes, vous diriez la même chose ?

3:38
Sébastien Chenu

Non, mais vous ne savez pas qui sont ces gens ? Et moi non plus, d'ailleurs. Et probablement qu'il n'y a pas que des policiers dans tous ces groupes. C'est d'ailleurs le drame, probablement, de l'anonymat, mais sur le net, qui permet cela. Mais moi, je ne veux pas oublier ce qu'on a de meilleur. Je ne veux pas que derrière ça, on dise « notre police n'est pas républicaine, elle est raciste ». Et puis derrière, la France est un pays raciste. Je n'oublie pas, par exemple, que notre pays a un gouvernement dont le porte-parole est Sibeth Ndiaye, qui a été naturalisé il y a 3 ans, qui est noir. Et moi, ça ne me pose pas de problème. C'est une fierté pour vous.

Je combats, madame, je ne sais pas, ni une fierté, ni une honte, vous savez ce que disait Louis Aragon. Non. Je ne suis ni un exemple, ni une excuse. C'est exactement ça. Ce n'est pas un exemple, ni une excuse. C'est un fait, ça montre notre capacité d'assimilation. Moi, je combats, madame Ndiaye, parce que je considère qu'elle mène, elle défend une politique qui fait du mal à la France. Je considère qu'elle n'est pas un bon porte-parole du gouvernement. Mais il ne me viendrait pas à l'idée de dire que sa couleur de peau ne la met pas à cette place-là.

4:39
Invité

Ce débat sur le racisme, cette indignation qui est montée dans le monde sur le racisme après, en particulier, la mort de George Floyd, il se nourrit aussi du rapport au passé, du rapport à l'histoire, notamment aux États-Unis, mais pas seulement. La chaîne américaine HBO a, par exemple, décidé de joindre une notice explicative à la diffusion du film « Autant en emporte le vent ». Est-ce que vous comprenez cette décision de la nécessité d'apporter peut-être des éclairages, des explications historiques, en forme d'œuvres d'art ?

5:06
Sébastien Chenu

Moi, j'aimerais qu'on fasse confiance à l'intelligence. Le film « Autant en emporte le vent ». Ce n'est pas forcément de l'intelligence, c'est plutôt de la connaissance. Oui, mais attendez, le film « Autant en emporte le vent » date de 1936. C'est un film qui a été vu par des millions de gens à travers le monde. On est capable de décrypter, et je pense que c'est le rôle d'ailleurs du monde de l'éducation, du monde de l'information, que d'expliquer les choses. On est capable de décrypter. Vous savez, si on va par là, alors il faut arrêter les albums de Tintin, alors il faut ne plus diffuser sans une note explicative, avec tout le ridicule que ça veut dire, la cage au folle.

Enfin, je veux dire, tout ça... C'est le droit des enseignants, vous dites, ça veut dire qu'il faut enseigner davantage l'histoire du colonialisme, notamment dans les écoles françaises ? Non, je crois que ça se fait très bien, et je pense que, d'ailleurs, Autant en emporte le vent ne pose aucun problème jusqu'à ce que cette société de distribution, dont je... D'ailleurs, j'imagine qu'elle puisse se faire une certaine publicité. Moi, derrière ça, surtout aux Etats-Unis, on peut très bien imaginer qu'il y a des structures qui se disent « on va se faire de la publicité », c'est un phénomène d'aujourd'hui de société qui se passe.

Bon, moi je crois que les choses se passent bien, et on est en train de mettre une loupe anxiogène sur des problématiques qui existent dans notre pays, mais derrière lesquelles il y a un discours politique qui est en train de se greffer, qui est celui de la déconstruction, de l'effacement de l'histoire de nos pays, de l'histoire de nos civilisations. C'est-à-dire que la colonisation fait partie intégrante de notre histoire dans ses bons et ses pires aspects ? Absolument, et tous les pays ont dans leur histoire des aspects qui sont rayonnants et des aspects qui le sont moins.

6:42
Présentateur

Est-ce que la colonisation a été, pour vous, comme l'avait dit Emmanuel Macron, candidat en 2017 lors d'une visite, je crois, en Algérie, un crime contre l'humanité ?

6:51
Sébastien Chenu

Non, la colonisation n'a pas été un crime contre l'humanité. Ça a été quoi alors ? On ne peut pas dire cela. On ne peut pas, et d'ailleurs, méfions-nous de porter un regard avec nos yeux aujourd'hui, en 2020, sur des pratiques qui étaient celles d'il y a plusieurs décennies. On sait très bien que la colonisation a été vecteur de souffrance. C'est une réalité. Mais ça n'a pas été un crime contre l'humanité. Ce n'est pas ça la définition d'ailleurs.

7:13
Invité

Est-ce que vous diriez, comme disait Jean-Marie Le Pen, lui, en 2017, qu'elle a été hautement honorable ? Imparfaite, certes, mais hautement honorable.

7:19
Sébastien Chenu

Non, mais je ne m'égare pas dans ce type d'excès de langage, ni d'un côté ni de l'autre, ni un crime contre l'humanité, ni hautement honorable. Ça fait partie de l'histoire de notre pays. Elle fait encore beaucoup souffrir, d'ailleurs, la décolonisation. Je pense à nos compatriotes pieds-noirs, harkis, qui en souffrent encore, j'allais dire, des générations après, y compris des générations qui n'ont pas connu, elles-mêmes, les affres de cette décolonisation, pour qu'on puisse, aujourd'hui, utiliser tout ce que notre histoire a fait pour diviser les Français. C'est d'ailleurs, finalement, le procès qu'on peut faire à ce gouvernement.

C'est qu'il n'a pas cherché à unir les Français, au-delà du fait qu'ils piétinent. Madame Belloubet, M. Castaner, et moi, je suis très inquiet, ont ouvert des portes sur ce qu'est notre État de droit, qui sont très inquiétantes. La violation de la séparation des pouvoirs. Madame Belloubet, en demandant à recevoir une famille, qui d'ailleurs, en réponse, l'humilie, en lui rappelant, la famille Traoré, l'humilie, en lui rappelant que la séparation du pouvoir, c'est quelque chose qui existe. Ça, c'est la première chose. La fin de la présomption d'innocence. Les déclarations de M. Castaner sur les suspicions, sur la suspicion de culpabilité.

8:23
Invité

Suspicion avérée qui n'entraîne pas condamnation, mais suspension, simplement. Quand un ministre, par exemple, est mis en examen, il n'est pas coupable, et pour autant, on l'invite à démissionner.

8:31
Sébastien Chenu

Ce n'est pas ce que dit Christophe Castaner. Et puis, la fin de l'État de droit avec l'émotion supérieure aux règles juridiques.

8:37
Présentateur

Ça, ce sont les prômes tenues par Christophe Castaner. Je vous interromps, Sébastien Chenier. On va poursuivre dans un instant, juste après le fil info de 8h41 avec Solène Cressan. Après ces annonces, Christophe Castaner consulte les syndicats de police à partir d'aujourd'hui sur l'abandon, notamment, de la clé d'étranglement comme technique d'interpellation incompréhensible. Pour Alliance, le gouvernement répond à une minorité qui stigmatise la police, estime sur France Info le numéro 2 du syndicat.

8 témoins auditionnés ce matin à Marseille par la police des polices, rapporte France Bleu Provence, l'IGPN chargé d'enquêter après une interpellation en marge d'une manifestation samedi contre le racisme et les violences policières. Un homme noir qui aurait perdu connaissance. 1000 décès en 24h, 2 millions de cas de contamination, l'épidémie continue de progresser aux Etats-Unis et pourtant, Donald Trump reprend ses meetings de campagne géante dans plusieurs états très touchés et le déconfinement se poursuit localement. Un incendie dans un immeuble à Bichaym hier au nord de Strasbourg.

Les pompiers ont pu sauver 3 enfants de 3, 5 et 8 ans intoxiqués par les fumées mais pris en charge à l'hôpital. Des matchs sans public mais des matchs quand même reprises de la Liga en Espagne ce soir après 90 jours d'interruption à cause de la pandémie. France Info, et tout est plus clair. Toujours avec le député et porte-parole du Rassemblement National Sébastien Chenu et Renaud Delis.

10:03
Invité

L'une de vos anciennes collègues à l'Assemblée Nationale, Sébastien Chenu, une ancienne députée du RN, Marion Maréchal, s'est exprimée hier sur les réseaux sociaux sur ce sujet. Moi je refuserais de mettre un genou à terre parce que je crois qu'à travers ce geste, tous ces groupes militants ne cherchent pas le respect mais ils cherchent l'humiliation, la soumission, bien plus que la tolérance. Je n'ai pas à m'excuser pour la mort d'un afro-américain aux Etats-Unis. Je n'ai pas à m'excuser pour la mort d'un délinquant, Adama Traoré, une mort accidentelle. C'est une question de soumission, pas simplement dommage.

10:37
Sébastien Chenu

Je crois qu'il ne faut pas tomber dans le piège des indigénistes et des racialistes. On ne demande pas aux gens de s'excuser en tant que blanc. Moi je refuse de m'excuser en tant que citoyen parce que je vois des atteintes à ce qui fait, je vous l'ai dit, l'état de droit, à ce que font aussi les grandes valeurs de notre société. C'est-à-dire que moi je ne crois pas à la responsabilité collective. Je ne pense pas qu'il faille s'excuser auprès d'une communauté parce qu'un individu a fauté.

11:09
Invité

Mais poser le genou à terre comme l'ont fait de nombreuses personnalités, ça ce n'est pas forcément un acte de soumission, c'est un acte dommage. C'est un hommage à l'endroit de quelqu'un qui est décédé ?

11:17
Sébastien Chenu

D'abord il y a une demande, une espèce d'injonction, on cherche à donner des brevets, il faut toujours en faire plus. Vous devez maintenant vous mettre un genou à terre, demain il faudra se mettre à plat ventre, puis finir par ramper, etc. Moi je ne souscris pas à ces injonctions, je n'ai pas de brevets à recevoir, ni d'ailleurs à décerner à qui que ce soit en la matière. Et d'ailleurs je dois dire que, en ce qui me concerne, en ce qui concerne beaucoup les membres du Rassemblement National, notre parcours suffit à le prouver. Ensuite il y a une instrumentalisation de la mort de Georges Floyd. Moi j'ai été très ému des images que j'ai pu voir concernant Georges Floyd, assez insoutenables.

Mais elles n'ont rien à voir avec ce qui se passe pour l'affaire Traoré. Il y a une instrumentalisation politique ici en France de ce qui se passe aux Etats-Unis.

12:03
Présentateur

Prédama Traoré n'a pas été tué parce qu'il était noir, mais parce que c'est une racaille. qui a dit il y a quelques jours, votre représentant au Conseil Régional d'Ile-de-France, Julien Roudou, vous êtes d'accord avec lui ?

12:14
Sébastien Chenu

Non, non, je crois qu'il se trompe. Non, non, je crois qu'il se trompe. Et d'ailleurs l'enquête nous dira exactement les circonstances de la mort d'Adama Traoré. Mais ce n'est pas le fait d'être une racaille ou d'être un délinquant ou d'avoir un casier judiciaire qui fait que vous méritez de vous retrouver mort. Je pense qu'Adama Traoré s'est retrouvé dans une situation qui est celle que la justice examine en ce moment et dont on nous dira quelle est la responsabilité ou pas des forces de l'ordre. Mais pour l'instant la justice nous a dit que les forces de l'ordre n'avaient pas de responsabilité dans la mort. Suisse en cours, le dossier n'est pas clos.

12:44
Invité

Donc la mort n'est pas forcément accidentelle comme le disait Marion Maréchal dans l'extrait qu'on a diffusé.

12:48
Sébastien Chenu

En tous les cas, aujourd'hui, ce qu'on nous dit et tous les rapports viennent nous expliquer qu'il n'y a pas de responsabilité des forces de l'ordre dans la mort d'Adama Traoré. Mais le dossier n'est pas clos. Et en tous les cas, rien à voir avec sa couleur de peau, quoi qu'il en soit. Donc Julien Oudoul a dit une bêtise. Oui, oui, ça peut arriver, oui. Ce en quoi la France n'est pas les Etats-Unis. Et moi j'aime pas, si vous voulez, cette idée que sans arrêt on doit s'excuser sur ce que l'on est, sur l'histoire de son pays, sur finalement alimenter une espèce de haine de soi permanente qui vise au bout du compte à effacer ce que nous sommes.

Nous sommes un grand pays, nous avons toutes, au long de l'histoire, démontré que nous étions en capacité d'accueillir et d'assimiler jusqu'au moment où on n'arrive plus à le faire parce que les forces assimilatrices de notre pays sont tellement affaiblies que ça pose des problèmes, on crée du communautarisme. Je pense que tout ce débat, il vise, comme M. Mélenchon finalement, à effacer les luttes des classes pour les remplacer par la lutte des races. Eh bien moi, je n'accepte pas cela.

13:50
Présentateur

Sébastien Chenu et Emmanuel Macron vont s'exprimer dimanche soir lors d'une allocution face aux Français. Est-ce qu'ils doivent annoncer une accélération, une sortie définitive du confinement ?

13:59
Sébastien Chenu

Je crois qu'il faut être pragmatique. Alors j'ai pas, en ce qui nous concerne, nous les Parlementaires, nous n'avons plus beaucoup d'informations, il faut bien le dire, sur la situation sanitaire de notre pays. On avait avant, pendant quelques mois, des conférences de presse régulières qui nous informaient. Bon, c'est un peu, donc moi je ne veux pas me prononcer sur l'exacte situation sanitaire du pays. En revanche, on voit bien que ce qu'il faut, c'est protéger aujourd'hui notre économie, permettre que celles et ceux qui ont été durement impactés et qui vont l'être, eh bien puissent sortir peut-être plus rapidement, peut-être plus facilement de ce confinement.

14:31
Présentateur

Et accueillir davantage d'enfants à l'école pour permettre le retour au travail de leurs parents ?

14:35
Sébastien Chenu

Oui, alors ça c'est, j'allais dire, on est le combien ? On est le 10 juin ? On est le 10 juin. On est le 10 juin, bon, il reste 20 jours. On est même le 11, pour être honnête. Voilà, il reste 20 jours, 25% des élèves ont suivi une scolarité. Je ne suis pas sûr que le débat pour les 20 jours qui viennent, ce soit celui de l'école.

14:53
Présentateur

Il y a la question des enfants, il y a la question de leurs parents qui les gardent.

14:55
Sébastien Chenu

Oui, mais pour les 20 jours qui viennent, alors là il ne s'agit plus du coup d'école et donc d'enseignement, il s'agit de capacité de garderie. Donc ça c'est autre chose, et je pense qu'il y a de multiples possibilités pour faire garder les enfants l'été, y compris d'ailleurs en leur donnant un certain nombre d'occupations qui peuvent être aussi des occupations aux vertus pédagogiques.

15:13
Invité

Il y a un mois, Sébastien Chenu, le RN était hostile à la date du 11 mai pour commencer le déconfinement. On se souvient d'ailleurs que Marine Le Pen avait dit que si elle devait le faire, elle n'enverrait pas ses enfants à l'école. Il y avait la situation des transports aussi qui vous préoccupait. Un mois après, vous reconnaissez que ça se passe bien, mieux que vous ne l'aviez prévu ? Ou vous dites, je n'ai pas d'informations, donc vous doutez de la situation sanitaire aujourd'hui en France ?

15:32
Sébastien Chenu

Je reste encore interrogatif. J'ai le sentiment que ça se passe bien d'après les informations qu'on nous donne, et je m'en réjouis, mais le rôle d'un responsable politique, c'est d'être là pour prévoir quelque part le pire, ce qui pourrait se passer. Je préfère prévoir le pire et me tromper que, comme le gouvernement l'a fait, ne rien prévoir du tout, être dans l'erreur et avoir exposé les Français à tous les dangers comme ils l'ont fait.

Le problème, ce n'est pas, si vous voulez, le fait qu'il faille accélérer ou pas, c'est qu'est-ce qu'on fait, que faisons-nous sur ce monde qui arrive, sur ce tsunami social qui est en train d'arriver, pour protéger aujourd'hui notre économie, permettre à certains de ne pas dévisser, et faire en sorte que notre pays se remette sur les rails le plus vite possible.

16:17
Invité

On évoquait des erreurs, sur la situation sanitaire, Marine Le Pen, hier, chez nos confrères de France Inter, a dit que la France était le pays qui comptait le plus de morts du Covid en Europe, ce qui est faux, factuellement, c'est juste une erreur, ou précisément, vous avez des informations autres ?

16:30
Sébastien Chenu

Non, en tous les cas, alors je n'ai pas le décompte précis, mais enfin, on en est à peu près à 30 000 morts, ce qui est moins qu'en Italie, ce qui est moins qu'en Royaume-Uni. Oui, mais en Italie, on est à combien ?

16:40
Invité

Je ne sais plus les chiffres, peut-être en Italie, mais si on rapporte surtout à la population, c'est sans doute ce qui est le plus... Alors, en France, 29 000, en Italie, 34 000, au Royaume-Uni, 41 000, et en nombre de morts par habitant, la France est au sixième rang en Europe, la Belgique, le Royaume-Uni, l'Espagne, etc.

16:53
Sébastien Chenu

D'accord, mais on est dans des nombres de décès qui sont très hauts. Je note d'ailleurs qu'une étude, hier, menée par des chercheurs de Clermont-Ferrand, nous indique qu'il y a eu des milliers de morts par le maintien de la date du premier tour des élections municipales. Vous voyez, cette étude qui est sortie hier nous montre qu'on a raison de s'inquiéter de la façon dont le Covid a été géré en France.

17:15
Invité

Mais Marine Le Pen s'est trompée. Mais tout le monde peut se tromper.

17:17
Sébastien Chenu

Elle n'avait peut-être pas tous les chiffres sous les yeux, mais en tous les cas, nous sommes sur un podium dont il n'y a pas de quoi être fier.

17:23
Présentateur

On va en parler des municipales avec vous, Sébastien Chenu, dans un instant, juste après le Filinfo, à 9h10, avec Solène Cresson. L'avocat de la famille d'Adama Traoré dénonce la version donnée hier sur France Info par l'avocat de l'un des gendarmes impliqués dans l'interpellation du jeune homme il y a 4 ans. Pour Yacine Bouzerou, cette nouvelle version est un aveu de culpabilité. Elle nie totalement le plaquage ventral qui aurait entraîné la mort d'Adama Traoré. Dire que la police est raciste en France, ce n'est pas vrai. Nier qu'il y a des policiers racistes est une hérésie, estime sur France Info l'avocat Éric Dupond-Moretti.

Il défend notamment Théo, jeune homme qui a subi des violences policières. Pour lui, il faut surtout contrôler la police, contre les excès. Une statue de Christophe Colomb décapité à Boston, une autre vandalisée à Miami, une troisième jetée dans un lac en Virginie, aux Etats-Unis. Le mouvement antiraciste considère le navigateur italien comme figure du génocide des Amérindiens. Le rappel du jour, vous avez jusqu'à ce soir minuit pour déclarer vos impôts en ligne si vous habitez dans les départements du 55 au 976. Si vous êtes encore à la version papier, vous avez 24 heures de plus.

Et puis trois départements placés en vigilance orange, pluie et inondation, les Côtes d'Armonde, le Finistère et le Morbihan de fortes pluies attendues ces prochaines heures. France Info. Et tout est plus clair. Sébastien Chenu, à l'exception des villes qui étaient déjà dirigées par le RN, dont une dizaine de maires ont été réélus dès le premier tour, votre parti n'a pas progressé et a même assez fortement régressé lors du premier tour. Est-ce que vous reconnaissez que c'est un échec ? Et si oui, pourquoi ?

18:59
Sébastien Chenu

Je ne vois pas en quoi il a régressé puisque le second tour n'a toujours pas eu lieu. Au premier tour ? Oui, non mais au premier tour, la quasi-totalité de nos sortants sont réélus au premier tour. Nous avons une capacité d'implantation dans un nombre de villes qui est à peu près égale à ce que nous avions la dernière fois au premier tour. Alors un chiffre... Puisque nous avons à peu près autant de listes que la dernière fois.

19:21
Présentateur

Un chiffre, si vous me permettez, il y a six ans, lors des dernières élections municipales, il y avait 369 précisément de vos listes qui avaient franchi la barre des 10%. Il y en a trois fois moins.

19:29
Sébastien Chenu

Oui, alors ça c'est autre chose. C'est pas un recul ça ? Non, ça c'est autre chose. Vous me parlez de l'implantation locale. Nous avons quasiment le même nombre de listes que la dernière fois.

19:36
Invité

Ça veut dire que nous sommes... Non, au premier tour, il y avait 40% de listes RN en moins qu'en 2014. Ah non, non, non, vous vous trompez.

19:42
Sébastien Chenu

Dans les villes de plus de 10 000 habitants, il y avait 369 dans les villes de plus de 10 000 habitants et 262 six ans plus tard. Voilà, parce que vous prenez une strade de villes, mais moi je vous en prends, je prends cet exemple du Nord que je connais bien, on a des villes qui sont entre 5 et 10 000 habitants, dans lesquelles il n'y avait pas de listes la dernière fois, dans lesquelles il y en a eu cette fois-ci. Donc sur l'implantation locale, nous sommes à peu près implantés de la même façon. Sur le résultat, je vous le rappelais, nos maires sont dans la quasi-totalité élues dès le premier tour, avec des scores qui feraient... qu'enviraient les représentants de La République En Marche.

Il n'y a pas de conquête. Pour l'instant. Mais des conquêtes au premier tour, c'est très dur. Il n'y a pas de conquête. Stéphane Ravier, votre candidat à Marseille, est menacé. La seule grande ville qui pourrait tomber, c'est celle de Perpignan avec Louis-Alain. On va voir ce qui se passe à Perpignan, on va voir ce qui se passe à Carpentras, on va voir ce qui se passe à Bruyelles-Abusière avec Ludovic Pajot, on va voir à Moissac avec Romain Lopez, à Vauvert, à Douchy-les-Mines. On va voir.

20:36
Invité

Il n'y a pas de conquête au premier tour, mais il y a eu des défaites au premier tour, Sébastien Chenu, la vôtre notamment à Denain-en-Nord, alors que vous pensiez gagner. Et la maire sortante a été réélue largement dès le premier tour, comment vous l'expliquez ?

20:45
Sébastien Chenu

Renaud Delis, il y a quand même une différence entre ne pas réussir à gagner une élection et être défait lorsqu'on est sortant. Vous l'avrez, je n'ai pas perdu cette ville puisque je ne l'ai pas gagnée. C'est quand même une différence. Je n'ai pas perdu cette ville parce que je ne vais pas aller... Oui, effectivement, c'est ça la différence. En tout cas, vous avez perdu l'élection. Comment vous expliez que la maire sortante a été réélue dès le premier tour ? Eh bien, je pense que la démobilisation de notre électorat, et d'ailleurs, là encore, on a vu quelques études dernièrement qui nous l'indiquent, a été massive à cause du Covid.

Les gens ont eu peur, et d'ailleurs, ça ne s'est pas fait uniquement dans le Nord, ça s'est vu dans beaucoup de villes de France. Les gens ont eu peur, et d'ailleurs, ils ont eu raison d'avoir peur. Pas uniquement votre électorat, Sébastien Chenu. Ah ben, principalement, dans notre électorat, on renvoie aux dernières études qui sont sorties et qui montrent que l'électorat qui a été le plus impacté par l'abstention liée au Covid, c'est l'électorat du Rassemblement National. Et d'ailleurs, l'électorat qui a été le plus mobilisé, ce sont les électorats des maires sortants, quelles que soient d'ailleurs leurs étiquettes politiques. Ce qui explique la réaction des vôtres.

Ce qui relativise donc la réaction. Vous en avez profité là où vous étiez déjà en place. Vous ne pouvez pas dire d'un côté, vous relativisez nos succès et appuyez sur les endroits que nous n'avons pas réussi à conquérir. Il y a eu cet impact du Covid qui, il faut bien le dire, pose presque une question de légitimité de ce scrutin. Quand vous avez M. Darmanin dans une ville qui est réélue avec 75% d'abstention, ça pose question.

22:10
Présentateur

Mais ça a permis aussi la réélection d'une dizaine de nos maires.

22:12
Sébastien Chenu

Il n'y a pas eu 75% d'abstention. J'ai pris cet exemple justement parce qu'il est particulièrement criant. Ça n'a pas été le cas dans les villes dans lesquelles nos maires ont été réélus. Il y a des villes dans lesquelles il y a eu beaucoup d'abstention.

22:23
Présentateur

Ça devrait poser et interpeller tous les dirigeants politiques. Voici ce qu'a dit Sébastien Chenu, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen au sujet de la situation politique à Paris qui fait partie des 5000 villes qui voteront pour le second tour le 28 juin. C'était hier sur France Inter.

22:37
Invité

Mme Hidalgo est le pire maire qui puisse exister. Donc si effectivement le choix est entre Mme Hidalgo et Mme Dati, moi à titre personnel, si j'étais électeur à Paris, je voterais largement Dati plutôt qu'Hidalgo.

22:51
Sébastien Chenu

Vous aussi ? Oui je pense et je n'aurais pas beaucoup de mal à le faire. Vous savez au moins, avec nous et avec Marine Le Pen au moins les choses sont claires. Quand je vois que les républicains n'assument aucun des accords qu'ils ont avec la République en marche à Nice, à Toulouse, on pourrait citer tout un nombre. Mais il n'y a pas d'accord avec Rachida Dati, il ne voulait pas de votre soutien. Je vous le dis, eux n'assument pas leurs accords.

Et bien nous nous assumons de dire simplement à nos électeurs, et d'autant qu'à Paris nos électeurs ne sont pas très nombreux, c'est le moins qu'on puisse dire, et bien nous assumons de dire que nous préférerons avoir Rachida Dati aux commandes de la ville de Paris dans l'intérêt des Parisiens, qu'Hidalgo, son bilan et ses alliés.

23:27
Invité

Comment soutenir justement les républicains à Paris, tout en expliquant qu'ils sont alliés avec la République en marche ailleurs ?

23:32
Sébastien Chenu

Non mais d'ailleurs Marine Le Pen ne vous dit pas qu'elle soutient les républicains, elle soutient Rachida Dati. Oui mais d'ailleurs parce que Rachida Dati nous semble être quelqu'un qui partage peut-être un certain nombre de nos valeurs, qui a une... sur l'autorité. Moi je pense que Rachida Dati est capable de ramener la sécurité à Paris. Voilà. Et je pense qu'en cela, si j'étais un électeur parisien, et bien je mettrais plus facilement mon bulletin d'ordre pour Rachida Dati parce que je pense qu'elle protégerait mieux les Parisiens.

23:57
Présentateur

C'est un cas à part pour Rachida Dati où il y a d'autres villes en France où faute d'être présent au second tour, vous appellerez à voter pour la droite ?

24:03
Sébastien Chenu

Écoutez, en tous les cas, ce que nous ferons c'est empêcher la République en marche d'arriver aux commandes, parce que si pour voir dans nos villes faire ce qu'elle fait au niveau national, ce n'est pas un bon signe à envoyer. Donc là où il y a par exemple un duel entre la République en marche et la droite, vous appelez à voter à droite ? Mais nous nous laissons l'intelligence de nos électeurs faire. Mais pas à Paris. Ce ne sont pas... Mais nous donnons un sentiment. Vous nous posez une question, on répond. Mais pour le reste, et on l'a toujours fait, on laisse nos électeurs trancher et choisir. D'ailleurs les électeurs, je vais vous dire, ils font exactement ce qu'ils veulent.

Nous considérons qu'à Paris, Rachida Dati ferait un meilleur maire qu'Anne Hidalgo. Vous savez, quand je regarde ce qui se passe à Nice, on a plutôt envie de se débarrasser rapidement de Christian Estrosi quand même.

24:41
Invité

La situation financière du RN, on le sait, est fragile. Le parti est considérablement endetté. Mais vous avez obtenu il y a quelques jours le rééchelonnement de la dette que vous aviez contractée auprès d'une banque russe qui est maintenant détenue cette dette par une entreprise russe jusqu'en 2028 pour rembourser à peu près 10 millions, les 10 millions d'euros que représente cet emprunt. Ça veut dire qu'aujourd'hui, financièrement, le RN est sauvé ou est-ce qu'il est encore en péril ?

25:02
Sébastien Chenu

L'RN est un parti qui est pauvre, qui n'a pas beaucoup de ressources et qui, surtout, est bridé, est empêché d'accéder au système bancaire français. Il est là, le vrai scandale. Mais qui bénéficie de l'aide publique d'État, comme tous les partis. Oui, mais d'accord. Mais ça, c'est une part. Il ne manquerait plus qu'on n'en bénéficie pas. Alors là, ce serait bien le pompon. Non, il n'est pas empêché, je viens de vous dire, d'accéder au système bancaire, aux prêts bancaires. Moi-même, je n'ai pas pu faire de prêts bancaires à titre personnel à la Caisse d'épargne, qui est ma banque historique, que j'ai depuis l'âge de 18 ans. Je n'ai pas pu emprunter 10 000 euros pour ma campagne municipale.

Il est là, le vrai scandale. Nous n'aurions pas à nous tourner vers des banques étrangères si le système bancaire et la Banque de la démocratie existaient en France.

25:43
Présentateur

Merci Sébastien Chaudu, porte-parole et député du Rassemblement National. Invité ce matin de France Info.