Carburants : une aide ciblée et temporaire
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Questions et réponses
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- 11:59OuverteRéponse directe
Est-ce que ces aides répondent à la colère des Français ?
- 13:10RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est suffisant ?
- 13:57OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est un premier pas que vous voulez saluer ?
- 17:19FerméeRéponse directe
Le RN cherche à ouvrir les vannes ?
- 24:08OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on ne peut pas baisser les taxes ?
- 25:42FerméeRéponse directe
Est-ce qu'on paye l'absence de réforme sur les retraites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28PrésentateurFait
« L'aide de 100 euros destinée aux gros rouleurs est prolongée jusqu'à la fin de l'année. »
- 0:32PrésentateurChiffre
« Elle est élargie à 5,5 millions de Français. »
- 2:10Locuteur non identifiéFait
« L'aide reconduite jusqu'au 31 décembre, est-ce que vous êtes satisfait ? »
- 3:10Locuteur non identifiéFait
« Ce montant de 15 centimes ne se révèle pas suffisant pour aider nos agriculteurs à pouvoir ré-ensemencer et à pouvoir tenir l'hiver. »
- 12:10Locuteur non identifiéFait
« Les aides sur carburant, elles sont nécessaires. »
- 12:33Locuteur non identifiéFait
« On salue les annonces d'hier soir du Premier ministre. Donc doubler les aides, les cibler sur les gros rouleurs. »
- 14:02Locuteur non identifiéFait
« Malheureusement, non, parce qu'elles sont très largement insuffisantes. »
- 14:10Locuteur non identifiéChiffre
« Vous avez aujourd'hui un Français sur deux qui renonce à des déplacements faute de moyens de pouvoir remplir son réservoir. »
- 14:46Locuteur non identifiéChiffre
« Même si on va jusqu'au bout des 5,5 millions de Français, ce n'est que 14 % des automobilistes en France. »
- 15:19Locuteur non identifiéChiffre
« Le gouvernement nous dit quoi ? Toutes ces aides cumulées, y compris les aides ciblées vers les secteurs professionnels dédiés, ce n'est que 450 millions. »
- 15:54Locuteur non identifiéChiffre
« Chaque année, le gouvernement se met 42 milliards d'euros grâce à la fiscalité sur les carburants. »
- 19:51Locuteur non identifiéChiffre
« Pour le gaz, depuis le 1er janvier au 1er octobre, c'est une augmentation de 40% pour les ménages français. »
- 20:13Locuteur non identifiéChiffre
« On parle de 1,2 milliard d'euros par mois. »
- 22:46Locuteur non identifiéChiffre
« La France fait dix fois moins que la moyenne européenne pour soutenir les Français. »
- 30:00Locuteur 4Fait
« la France est l'un des pays avec le taux de prélèvement obligatoire les plus fort de l'OCDE »
- 31:07Locuteur 4Promesse
« on veut diviser par deux notre contribution nette au budget de l'Union Européenne »
- 31:23Locuteur 4Chiffre
« le pactole est de 18 milliards d'euros sur les aides sociales non contributives réservées aux étrangers »
- 33:50Locuteur non identifiéFait
« la France est sans doute le pays qui taxe le plus qui a la plus grande dépense publique »
- 34:02Locuteur non identifiéFait
« les efforts qui ont été faits en matière de fiscalité sont destinés aussi à soutenir l'activité économique »
Temps de parole
- Présentateur52 %
- Locuteur 420 %
- Locuteur non identifié16 %
- ?3 %
- Invité3 %
- Invité 22 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.
Et
Audrey, sans surprise face à la flambée des prix du carburant, ce sont les aides pour les grands rouleurs annoncées hier par le gouvernement qui font la une de nos quotidiens. Des aides au compte-gouttes jugent le midi libre ce matin. Le gouvernement a fait le choix d'une réponse ciblée. L'aide de 100 euros destinée aux gros rouleurs est prolongée jusqu'à la fin de l'année. Elle est élargie à 5,5 millions de Français. Est-ce suffisant pour calmer la colère qui monte dans le pays ? Interroge cette fois-ci la dépêche du midi. Pas certains, les pêcheurs notamment, restent sceptiques face à des aides qui ne font que repousser, d'après eux, le problème des énergies.
Les oppositions aussi tirent à boulet rouge sur ce plan en fustigeant des mesures trop techniques face à l'urgence du pouvoir d'achat. Et dans ce contexte, nos quotidiens ont été glanés les meilleurs conseils pour réduire la facture. Ils sont à retrouver dans les pages intérieures de la montagne et de l'Alsace.
C
'est sûr qu'à 2,20
euros
le litre d'essence et 2,40 euros le litre de gasoil, le plein devient un luxe. Les professionnels recommandent donc de changer nos habitudes en regroupant les petits déplacements qui coûtent le plus cher à la longue ou tout simplement en roulant moins vite. C'est très bête, mais sur une autoroute roulée à 120 km heure au lieu de 130 fait baisser la consommation de 10%. Mais attention, prévient le bien public, cette fois-ci, les bons plans ne sont pas toujours sans risque. Certains automobilistes sont par exemple tentés de remplacer une partie du gasoil par de l'huile de colza qui coûte bien moins cher, 1,47 euros le litre.
Mais ça encrase le moteur et surtout, ce n'est pas un carburant autorisé par le code des douanes. On se retrouve tout de suite, mais on va voir comment les professions durement touchées ont accueilli ces aides et notamment les agriculteurs. Bonjour François Valrette, merci beaucoup d'être avec nous, agriculteur secrétaire général de la coordination rurale.
J
'imagine que vous avez écouté avec beaucoup d'attention le gouvernement hier qui a annoncé des mesures. Alors on le voit pour les Français, mais particulièrement aussi pour les agriculteurs, notamment sur le GNR, le gazole non routier. L'aide reconduite jusqu'au 31 décembre, est-ce que vous êtes satisfait
?
On n'est qu'à moitié satisfait parce qu'effectivement, reconduire cette aide, c'était absolument indispensable, mais elle était calibrée pour des montants et pour des valeurs de GNR qui étaient beaucoup plus basses que maintenant, puisque nous, cette aide,
elle
est en place déjà depuis le mois d'avril et mai. Et maintenant, face à l'augmentation d'un cran supplémentaire du prix du GNR, cette aide ne se trouve plus finalement calibrée au bon niveau. Je veux dire, surtout après l'été que l'on a connu avec cette vague de chaleur et de canicules qui ont complètement fragilisé toutes les exploitations françaises, qui ont fragilisé leur situation financière, se retrouver avec une nouvelle hausse finalement de l'énergie et peut-être de l'énergie en général, parce que là, on a le GNR, mais avec les problèmes géostratégiques qu'il
y a,
on va peut-être avoir une nouvelle crise des engrais encore cet hiver. Ce montant de 15 centimes ne se révèle pas suffisant pour aider nos agriculteurs à pouvoir ré-ensemencer et à pouvoir tenir l'hiver. Vous avez rencontré hier François Valerette, Sébastien Lecornu. Comment ça s
'est
passé ? Est-ce qu'il vous a entendu ? Est-ce qu'il a compris ses préoccupations ? Est
-ce
qu'il va y répondre
? Il
a tout à fait compris les préoccupations, que ce soit les préoccupations d'ordre énergétique, les préoccupations de sécheresse de canicules. Il était vraiment dans une posture d'écoute, dans la constitution de son budget et puis d'un plan de relance pour l'agriculture. Il a besoin, nous l'a clairement dit, de retour du terrain, savoir déjà sur le plan d'urgence qui avait été mis en place, le plan quasi, ce qui fonctionne, ce qui fonctionne moins bien, là où il peut y avoir des points de blocage sur la distribution du fonds de réarmement.
Et puis, parce que l'urgence, c'est bien, mais la stratégie à moyen-long terme pour effectivement adapter l'agriculture à ses sécheresses et à ses canicules, c'est encore mieux. Donc, il est franchement à l'écoute pour mettre en place un plan pour qu
'on
puisse permettre à l'agriculture de ne pas souffrir, de la même façon que cette année, d'une nouvelle sécheresse ou d'une nouvelle canicule qui arriverait dans les années prochaines. Merci François Valerette. Merci beaucoup d'avoir été avec nous, secrétaire général, de la coordination rurale. Audrey, le carburant qui grève les finances des Français, mais il
y
a aussi le prix du gaz et de
l
'électricité qui explosent. Alors, en Basac, en Haute-Vienne, des citoyens s'unissent pour construire leur propre centrale solaire. C'est l'histoire que nous rapporte ce matin le populaire du centre. Ils sont une cinquantaine des retraités, des salariés, des agriculteurs. Et la mairie leur a proposé de continuer de garnir en panneau un site qu'elle exploite déjà. L'énergie produite sera injectée dans le réseau public, mais la facture sera réduite pour tous les sociétaires qui prennent part à l'aventure. Autre sujet, les habitants du Porges, village ravagé par les flammes cet été en Gironde, portent plainte contre l'État.
Une première plainte signée par 45 habitants pour mise en danger de la vie d'autrui et abstention de porter secours, nous rapporte le journal Sud-Ouest. Ce sont les conditions d'évacuation de la commune qui sont remises en cause. Aucun message d'alerte sur les téléphones d'après les habitants, aucune consigne d'évacuation générale n'aurait été donnée non plus. On va parler de ces révélations de Vaucluse matin. Plusieurs départs de feux criminels ont visé la propriété de Patrick Aubré. Des révélations qui sortent aujourd'hui dans le quotidien, mais les faits se sont produits à l'île-sur-la-Sorgue à la fin du mois de juillet.
Un dispositif de sapeur-pompier aurait été déployé le long de la propriété du chanteur pour éviter toute propagation. Un incendie des départs de feux criminels. Pour rappel, le chanteur de 67 ans est au cœur d'un contexte judiciaire extrêmement sensible. Il est mis en examen pour quatre infractions à caractère sexuel, dont un viol et une tentative de viol. Allez, la bonne nouvelle du jour, nos stations de ski sont numéro 1. 11 ans que ça n'était pas arrivé, rappelle le Dauphiné libéré. D'habitude, ce sont les Etats-Unis qui sont devant nous. Il faut dire que l'hiver 2025-2026 a été l'un des plus enneigés depuis 1959. Un bilan qui reste évidemment à nuancer.
Pour certaines stations, la fin du ski est actée. C'est le cas à Luce-la-Jarrette dans la Drôme. Pour éviter d'autres cas comme celui-ci, certaines très grandes stations parrainent des plus petites avec des échanges de compétences, de personnel, de matériel, mais aussi de vision stratégique face aux défis climatiques. Voilà, des parrainages des grands vers les petits. Allez, on termine par les sénatoriales. Comme tous les jours, les élections, on le rappelle, c'est dimanche. Et le président du Sénat, Gérard Larcher, est en campagne. Alors, lui n'est pas renouvelable.
Il a été réélu en 2023, mais il est en campagne pour soutenir toutes les listes LR, en tout cas dans une quinzaine de départements. L'objectif ? Conforter sa majorité au Sénat. Alors, en visite en Allemagne, il a notamment promis un débat au Sénat sur le... En visite
en Alsace.
En Allemagne, on est juste à côté. Il promet notamment un débat au Sénat sur le statut de l'Alsace. Une loi qui a été adoptée au printemps à l'Assemblée nationale prévoit qu'elle redevienne une région et sorte de la région Grand Est. Voilà pour les promesses en Alsace. En Alsace ! Merci Audrey, on se retrouve demain. Allez, on continue à parler de ces sénatoriales puisqu'on vous emmène au cœur de la campagne dans nos départements. On suit les candidats en haut de Vienne où cette élection s'annoncerait pas moins de neuf candidats sont sur la liste de départ et pour seulement deux sièges détenus aujourd'hui par les socialistes et que la droite rêve de reprendre. Reportage signé, Jérôme Rabie.
En
haut de Vienne, les deux sénateurs sortants sont socialistes. Isabelle Bricquet et Christian Redon-Sarrazy repartent en campagne et font ensemble la tournée des mairies. Et l'avantage des sortants, c'est qu'ils sont en terrain connu.
Ça va Pierre ? Ça
va. En spécialiste des questions budgétaires, Isabelle
Bricquet insiste sur le nerf de la guerre, les finances des collectivités dont les perspectives s'assombrissent.
Ce
qui est certain, c'est que les collectivités vont être mises à contribution. Les plus mauvais choix possibles, c'est de s'attaquer aux dépenses d'investissement des collectivités.
Pour les élus locaux, le message est clair. Pour porter un autre budget, ils doivent reconduire les sortants, qui jouent aussi la carte de l'expérience.
On a un vrai bilan.
On a une présence sur le terrain. Je crois qu'il y a beaucoup d'élus qui ont confiance dans notre capacité à porter
leurs
préoccupations et à défendre le territoire. Sur le papier, la gauche a reculé en Haute-Vienne lors des municipales, rendant l'élection incertaine. Mais la plupart des 194 communes et donc des grands électeurs n'ont pas d'étiquette politique.
Je
crois qu'un certain nombre d'entre eux ont leur libre arbitre et ne sont pas nécessairement aux ordres d'une formation. Si les socialistes sont menacés, c'est notamment car la gauche part diviser deux candidats communistes comme d'habitude, mais aussi deux candidats LFI et Génération, soutenus par les écologistes. Sur l'image, nous avons travaillé ensemble efficacement lors des élections municipales qui se sont passées au mois de mars. Surtout, on avait à cœur de porter le programme du nouveau Front Populaire. C'est l'héritage d'une alliance qui a déjà existé ici. Et pour nous, c'était important d'y rester fidèles.
Ce jour-là, ils sont à Embazac, dans
une
commune où l'Union de la Gauche, hors PS, est au pouvoir.
Et
qui, comme de nombreuses autres villes, voit ses services publics menacés.
On
a failli perdre la poste. Donc là, il y a eu une grosse mobilisation. Elle a réouvert. Elle est reverte.
Et
on a perdu également des classes. L'alliance LFI et Génération promet de défendre un budget préservant les collectivités et pourrait ainsi prendre quelques voix importantes aux socialistes.
Mais
la vraie menace pour les sortants, c'est de la droite qu'elle vient. Et les ténors du
parti sont aux manettes pour ravir à la gauche un voire deux sièges. Ce jour-là, aux côtés du maire de Limoges, Guillaume Guérin, Gérard Larcher est venu
soutenir
les deux aspirants sénateurs.
–
Président, merci de
ce soutien.
– Jean-Marie Boste et Pascal Tellier rêvent de porter au Sénat les couleurs de la Haute-Vienne et pour eux, le discours est clair. Pour peser à Paris, il faut être dans la majorité sénatoriale.
– C'est important, c'est effectivement d'avoir une majorité au niveau du Sénat et surtout de représenter cette majorité au niveau local. Les gens ont compris qu'effectivement, pour sortir de cette diagonale du vide, il fallait absolument mettre deux sénateurs issus de la majorité pour faire avancer les projets aux Viennois.
– Les deux candidats LR et divers droites souffrent en revanche d'un handicap. Ils sont tous deux élus à Limoges et n'ont pas eu de mandat de maire, mais balay ses critiques.
–
J'ai toujours été attaché au monde rural. J'ai gagné des concours de la bourre grâce à mon grand-père. Donc, autant vous dire, je connais le monde rural. Je suis représentant d'un premier vice-président du syndicat Ville-Briance-Gore, 64 communes.
–
Seule concurrence à droite pour eux, Albin Fréchet pour le Rassemblement national, déjà candidat du parti
au municipal à Limoges. Les observateurs locaux promettent un scrutin serré entre les socialistes et la droite, avec les autres formations en arbitre
au
gré des désistements d'entre-deux-tours.
–
Allez, c'est l'heure de notre débat politique du mercredi. Le budget, premier enjeu de la présidentielle.
–
Le gouvernement qui a donc annoncé hier de nouvelles aides face à la hausse des prix du carburant, sont-elles suffisantes ? Les contraintes budgétaires empêchent-elles d'aller plus loin ? Faut-il ? Et peut-on en faire plus pour aider les Français ? Vous allez en débattre. Bonjour Vincent Capocanelas, merci beaucoup d'être avec nous, sénateur union centriste de la Seine-Saint-Denis. Céline Hervieux, bonjour. Merci également d'être avec nous, député socialiste de Paris et Gaëtan Dussaucet, bonjour. Merci d'être la porte-parole de la campagne présidentielle du Rassemblement national.
Céline Hervieux, est-ce que, je vais vous poser la question à tous les trois, je commence par vous, est-ce que ces aides, selon vous, répondent à la colère et aux préoccupations quotidiennes des Français
? – Les
aides sur carburant, elles sont nécessaires. On avait interpellé, nous, le groupe socialiste, déjà en septembre, depuis le printemps, pardon, de 2026, le gouvernement, sur la question du ciblage des aides, de façon à ce que ça touche ceux qui n'ont pas d'alternative à l'usage de la voiture compte tenu de la situation des comptes publics. On sait que ces aides, elles ne peuvent pas se multiplier infiniment. Donc c'est ce qu'on avait demandé dans ce sens. On salue les annonces d'hier soir du Premier ministre.
Donc doubler les aides, les cibler sur les gros rouleurs, donc ceux qui doivent utiliser leur véhicule pour leur travail, notamment, et l'automaticité aussi du versement de ces aides, même s'il faut s'inscrire sur le site des impôts. Mais au moins, voilà, on est sûr que personne ne sera oublié. Tous ceux qui ont besoin de ces aides pourront les obtenir. Donc c'est déjà un pas. Est-ce que ça va faire taire la colère sociale ? Ça, c'est loin d'être certain. Et donc, évidemment, il faudra que ça s'articule avec tout le débat qu'il va y avoir autour de la question budgétaire dans un second temps. On va en parler pour vous. C
'est
un premier pas, déjà. Vincent Capocanel.
Je
crois que c'est un élargissement des aides. C'était attendu. C'était nécessaire. Ça va dans le bon sens. Est-ce que c'est suffisant ? Sans doute non. Il faudra là encore qu'on y revienne dans le débat budgétaire. Est-ce que le gouvernement pouvait faire beaucoup plus aujourd'hui ? Ça reste quand même très critique et très difficile. La situation budgétaire étant ce qu'on connaît. L'évolution des taux également. Voilà. Il y a un chemin qu'il va falloir trouver. La question, c'est qu'on reste sur des mesures ciblées
et
du point de vue finance publique,
c
'est bien. Mais chacun regarde aussi nos voisins européens
et
constate qu'il y a des baisses de taxes.
Aujourd
'hui, c'est très difficile d'aller sur des baisses de taxes parce que finalement, si on baissait 2 centimes, ça nous coûterait 1 milliard. Et donc, on voit très bien que le gouvernement avait une équation impossible et difficile. Il a bougé autant qu'il le pouvait aujourd'hui.
Gaëtan Dussault, est-ce que c'est un premier pas que vous voulez saluer les aides annoncées hier par le gouvernement
?
Malheureusement, non, parce qu'elles sont très largement insuffisantes. On l'a dit, la crise des carburants, l'explosion des prix énergétiques a un impact très concret dans le quotidien des Français. Vous avez aujourd'hui un Français sur deux qui renonce à des déplacements faute de moyens de pouvoir remplir son réservoir. que partiellement, 10, 15, 20 % de son réservoir parce qu'il est à l'économie et à l'euro près.
Et en réalité, les mesures qui ont été annoncées par le gouvernement ne permettent pas de répondre à l'intégralité des Français qui aujourd'hui se privent de déplacements essentiels, qui calculent le nombre de kilomètres à faire pour savoir quel carburant ils vont pouvoir utiliser, émettre et consommer chaque mois. Un exemple, par exemple, on parlait des aides ciblées sur les grands rouleurs modestes avec notamment son élargissement de 3 millions à 5,5 millions de Français. Même si on va jusqu'au bout des 5,5 millions de Français, ce n'est que 14 % des automobilistes en France. Il n
'y
a que 14 % des Français, même pas des Français, vous n'avez que 14 % des automobilistes qui sont concernés par cette aide. Et c'est même d'autant plus, comment dire, un peu pernicieux de la part du gouvernement puisqu'ils savent très bien que dans le premier dispositif qui avait été présenté et ouvert à 3 millions de Français, vous en avez à peine la moitié qui a bénéficié de cette aide alors qu'ils en avaient pourtant le droit et qu'ils étaient des demandeurs potentiels. Donc on sent que le gouvernement et qu'il l'assume totalement d'ailleurs puisque si on prenait cette aide ciblée sur les grands rouleurs, ce serait un coût de 500 millions d'euros. Mais le gouvernement nous dit quoi ?
Toutes ces aides cumulées, y compris les aides ciblées vers les secteurs professionnels dédiés, ce n'est que 450 millions. Donc il sait pertinemment et il mise sur le fait que tous les Français potentiellement bénéficiaires des aides mises en place par le gouvernement n'en feront pas la demande. Je trouve que c'est encore une fois un jeu un peu pernicieux qui n'est pas du tout à la hauteur des enjeux.
Est-ce que c'est pas aussi du réalisme face à la
situation budgétaire
? Mais on
l'a dit, tous les pays membres de l'Union Européenne, une grande partie d'entre eux, agissent sur un autre levier qui est celui de la fiscalité sur les carburants. Chaque année, le gouvernement se met 42 milliards d'euros grâce à la fiscalité sur les carburants. Qu'on explique aux Français que contrairement à l'Allemagne, au Portugal, à l'Italie, à la Suède, à la Pologne aussi qu'il l
'a
fait sur les prix énergétiques, la France n
'est
pas en mesure de baisser cette fiscalité sur les carburants, est absolument inentendable.
On
est en mesure de le faire, Vincent Capocanella
?
On est en mesure de baisser la fiscalité sur les carburants
? Si
on baisse de 20 centimes, il y
en
a pour 10 milliards. Et on voit bien que là, on est en recherche pour boucler le projet de
la
finance. On est en recherche quand même de 500 millions par-ci, par-là. Et encore, on est travaillé à la dizaine de millions d'euros depuis des années. Voilà.
On
a de vraies contraintes financières. Je crois qu'il faudra revenir sur ces questions-là et dans le débat budgétaire. Mais simplement, si on devait dégager des ressources supplémentaires, il faudrait quand même qu'on les documente, comme on dit. Il ne suffit pas de dire qu'on va trouver de
l
'argent. Il faut dire où. Il faut rester dans une logique de responsabilité. Nous sommes regardés. Les marchés nous regardent. Alors, la colère est là. On la mesure. C'est une vraie réalité. Il y a eu quand même des choses qui sont significatives. Je pense, par exemple, à tous ceux qui travaillent à domicile, notamment les aides ménagères, etc. Voilà. Il y
a
un effort qui est fait par le gouvernement, un effort de compréhension des difficultés qui se sont rencontrées. Je suis premier à dire que ça n'est pas suffisant, mais il faut alerter. On ne
va
pas pouvoir ouvrir les vannes et on sait tous en plus que si on a des baisses de taxes,
il y a un risque. Pour vous, le RN cherche à ouvrir les vannes, c
'est ça ? Le RN veut ouvrir les vannes,
c'est ça ?
Je pense que les mesures qu
'il
propose ne sont pas financées. C'est toujours facile de dire à l'électorat qu'on va vous donner plus d'argent, mais encore faut-il trouver où et rester dans une épure financière qui ne nous fasse pas basculer. On est à un moment critique, on voit bien les crises internationales aussi, ça ne peut pas être sans répercussions, il s'agit de répartir l'effort.
C'est l'énergie. On peut aller plus loin que les 5,5 millions de tonnes concernées
?
Il faut aller plus loin ? Alors moi,
je ne pense pas qu'il faille aller plus loin,
mais c'est surtout parce qu'il faut bien avoir en tête que les milliards d'euros qu'on perdra dans cette mesure entre grands guillemets ne seront pas réinvestis derrière. Et je pense que quand il s'agit de la situation énergétique du pays,
il
y a quand même deux temporalités à prendre en compte. Il y a les aides immédiates parce qu'il faut aider ceux qui n'ont pas d'autre choix à un instant T. C'est ce qu'on fait à travers les aides ciblées instantanées, automatiques, en essayant de faire de la pédagogie pour que justement tous ceux qui ont accès puissent en bénéficier. Et dans un second temps, quand même, sur du moyen long terme, il faut qu'on fasse sortir les Français de cette captivité au prix du pétrole et de ces énergies fossiles. Et donc, ces milliards d'euros, ils doivent être réinvestis. Quand effectivement les prix explosent, normalement, les rentes de l'État augmentent.
Et
donc, c
'est pour
ça qu'on demande de la transparence, en effet, sur justement cette hausse de fiscalité qui est perçue entre guillemets par l'État pour le réinvestir dans la transition énergétique. Et c'est ce que font un certain nombre d'acteurs du terrain, nos collectivités. Je prends l'exemple de la région Occitanie qui a fait le choix de la gratuité des transports en commun pour les 12-26 ans, par exemple, pour les trains régionaux et les transiliens. Le fond vert qui permet aussi d'accompagner les transitions dans les grands centres urbains sur les pisciclables, les mobilités douces, les transports en commun, tout simplement. Donc, toute cette transition, elle doit être aussi financée.
Donc, moi, je serais plutôt pour qu'on garde ce pack d'aide immédiat pour ceux qui en ont besoin et qu'on ne perde pas trop non plus d'argent pour permettre le réinvestissement dans la transition énergétique parce que sinon, on sera toujours en train de courir derrière le prix de l'essence qui ne cessera d'augmenter.
Ce
n
'est
pas le dernier choc entre guillemets qu'on va devoir absorber. Donc, on est obligé, nous, politiques, d'avoir une vision de plus long terme de ce point de vue.
Si vous me permettez, oui, juste un petit mot sur la question du financement. En fait, il y a les coûts des aides mises en place par le gouvernement sur les carburants et vous avez ensuite tous les coûts indirects du fait d'un ralentissement et de la consommation mais aussi de l'activité économique. L'énergie est à une nation, ce qui est le sang, au corps humain.
C
'est-à-dire que si vous n'arrivez pas à remplir vos réservoirs, si vous n'arrivez pas à payer vos factures de gaz,
d
'électricité, de fuel, donc je rappelle notamment que pour le gaz, depuis le 1er janvier au 1er octobre, c'est une augmentation de 40% pour les ménages français. Eh bien, plus rien ne fonctionne derrière. Vous vous privez sur des déplacements qui sont essentiels et l'activité économique est au ralenti. Donc les coûts indirects pour l'État sont faranineux. Moi, j'entends cette argument parce que vous n'êtes pas les premiers évidemment à nous faire part du fait qu'une baisse de la fiscalité sur les carburants est en effet un effort massif de l'État pour aller soutenir les Français dans leur quotidien. Mais il faut entendre, on parle de 1,2 milliard d'euros par mois.
C'est 1% de ce que dépense l'État chaque année. Donc en fait, il
y a
un moment donné, si on nous explique qu'aujourd'hui, on est dans une situation telle que l'administration, l'État, ne peut faire l'effort sur 1% de ce qu'ils dépensent chaque année pour rendre cet argent aux Français, alors en effet, nous avons un point de désaccord qui est fondamental.
Il
faut rester dans une logique de responsabilité. Oui, il
y a
un sujet, il faudra y revenir dans le cadre du débat budgétaire, il faudra améliorer la proposition du gouvernement qui me paraît une proposition d'étape.
Pour
autant, attention, le gouvernement n
'est
pas gagnant, l'État n'est pas gagnant. L'État, c'est nous, nos finances, c'est nos impôts finalement dans tout ça et on voit bien que les rentrées de l'État sont à la baisse aujourd'hui sur la fiscalité des carburants, le volume à acheter a baissé fortement et donc il n'y a pas de gains pour l'État loin de là et on est dans un contexte de crise où il faudrait multiplier les dépenses et la difficulté que nous avons, c
'est
que nous n'avons pas fait assez d'efforts budgétaires avant et donc quand la crise vient, on n
'a
pas beaucoup d'argent à y mettre et c'est là qu'il faut trouver le bon point d'équilibre.
On
va
écouter le ministre des Comptes publics, David Amiel justement qui va dans votre sens, Vincent Capocanella qui dit que l'État ne gagne pas d'argent avec cette crise voire il en perd.
Premier
mensonge, c
'est
évidemment celui selon lequel il y aurait une cagnotte. Or, les chiffres le montrent, les chiffres que nous publions de manière inédite d'ailleurs tous les dix jours depuis le début de la guerre dans le détroit d'Hormuz, les recettes fiscales liées au carburant, c'est-à-dire la TVA d'une part et les assives de l'autre diminue.
Nous
avons eu ainsi une perte de recettes fiscales uniquement liées au carburant, je ne parle pas là de l'effet sur le reste de l'économie, j'aurai l'occasion d'y revenir, de 407 millions d'euros par rapport à ce qu'on observait l'année dernière dans un contexte où il n'y avait pas la guerre dans le détroit d'Hormuz et l'augmentation des prix du carburant.
Vous l'entendez, ministre Galetan, il n
'y a
pas de cagnotte.
Évidemment, à partir du moment où on est dans une situation où ça fait maintenant six mois qu'on a des prix énergétiques et des prix du carburant qui sont très élevés au bout d'un moment, vous avez un ralentissement et un impact évident et automatique sur la consommation, sur l'activité économique. Donc en fait, peut-être que vous allez y gagner plus, on va dire par litre en termes de fiscalité, mais la consommation diminuant au bout d'un moment, évidemment, l'État est perdant, je crois que c
'est
à hauteur de 407 millions d'euros depuis le début de la crise. Mais encore une fois, c'est là où justement l'État a manqué et le gouvernement a manqué d'actions immédiates et massives pour soutenir les Français. En mai 2026 ou juin 2026, si je ne vous dis pas de bêtises, le FMI a rendu un rapport évaluant un peu les efforts qui étaient faits, les efforts financiers et budgétaires supportés par les nations. La France fait dix fois moins que la moyenne européenne pour soutenir les Français. Donc évidemment que le prix après à payer est colossal et on s'en rend compte aujourd'hui.
C
'est l'énergie.
Mais
écoutez, moi je répète que c'est autant de milliards, une baisse de la TVA massive sur les carburants,
c
'est autant de milliards en moins qu'on va pouvoir investir
demain dans la transition dans les services.
Oui, mais la position officielle du Parti Socialiste n'est pas celle-ci et je le dis, je crois que c'est évalué à 12 ou 13 milliards d'euros. Donc c'est autant de milliards qu'on n'investit pas dans les services publics. On va rentrer dans un débat budgétaire où on nous explique qu'on va devoir faire 54 milliards d'euros d'économies et vous voulez rajouter, c'est tout simplement inaudible en fait, je pense, dans le contexte et tout le monde in fine sera perdant. Je comprends que vous êtes élu d'un territoire dans les Vosges où effectivement il y a peu d'alternatives.
Moi je serais plutôt pour qu'on essaye justement d'investir, de réfléchir à des solutions nouvelles parce qu'encore une fois cette situation va se reproduire. Où est le gouvernement quand il s'agit de soutenir l'achat de véhicules électriques par exemple ? Où est le gouvernement quand il s'agit de soutenir les collectivités dans la promotion de transports en commun qui soient propres ? C'est là qu'on doit investir parce que sinon on risque de courir sans cesse derrière une situation qui ne fait qu'augmenter.
Le prix de ces générations du fossile qui se raréfient partout sur la planète va continuer à augmenter et donc à un moment donné notre responsabilité c'est de trouver des solutions de long terme. Est-ce que si on en est là aussi si nous on ne peut pas baisser les taxes contrairement à nos voisins européens c'est parce que financièrement parlant on n
'est
pas dans la situation de le faire et si on n
'est
pas dans la situation de le faire c'est parce qu'on n
'a
pas fait les réformes nécessaires quand il fallait les faire
? On
a beaucoup reproché aux différents gouvernements précédents le quoi qu'il en coûte et le fait qu'on n
'ait
pas su à un moment donné fermer entre guillemets les vannes donc effectivement aujourd'hui on est un peu diminu parce qu'on n'a plus de marge de manœuvre et parce qu'on arrive à un moment donné où les crises internationales vont très vite le monde change l'industrie a besoin d'innovation on a un effort à faire dans la transition technologique la transition numérique dans l'intelligence artificielle la Chine et les Etats-Unis investissent donc on a un risque de décrochage on le voit dans certains secteurs et en même temps on n'a pas fait des efforts sur le financement des retraites sur le financement de la protection sociale de l'assurance maladie et donc on a des dépenses là qui vont plus vite que la croissance donc on a un effet ciseau et il faut se remettre dans une trajectoire budgétaire c'est l'évidence la France a pris des engagements
le
Premier ministre a fait des annonces à mon avis qui sont un peu en trompe-l'oeil parce que 54 milliards ça me paraît excessif en réalité le Haut Conseil des Finances Publiques va le dire il y a sans doute à peu près 25 à 30 milliards d'économies réelles potentielles mais il faut s'y tenir on sait à peu près depuis quelques années maintenant qu'il faut 120 milliards sur 5-6 ans d'ajustement budgétaire et il faut essayer aussi c'est vrai de privilégier le maintien de la croissance donc c'est un équilibre
mais juste pour être clair est-ce que ça veut dire qu'on
paye par exemple l'absence de réforme sur les retraites est-ce que la suspension de la réforme des retraites en partie est responsable de la situation
dans laquelle on est aujourd'hui ou pas
? il
y a un coût
dès cette année qui va croître en 2027 et à terme on sait très bien que ça n'est pas soutenable on a un sujet démographique et on a aussi une évolution des retraites qui est supérieure à celle des salaires
donc
c'est difficile à entendre pour tout le monde mais il y
a
un effort à faire il faut que cet effort soit équitable et la difficulté c'est qu
'on
le pose toujours au stade du projet de loi de finances au dernier moment alors qu'il faudrait une grande concertation sociale sur ces questions-là comment assurer l'avenir des retraites et comment veiller à ce que le pouvoir d'achat des français soit préservé mais ça veut dire qu'il
y a
des efforts à faire alors il n
'y a
pas de formule magique il n
'y a
pas d'argent caché l'essentiel de l'évolution budgétaire l'essentiel de
l
'évolution du déficit c'est à 70% les retraites
et
l'assurance maladie grosso modo donc il faut traiter cet aspect-là même si ça va être difficile mais je pense que les partenaires sociaux peuvent être responsables ils ont l'habitude de gérer certaines caisses de retraite et là aussi ils savent faire des choix mais il faut le faire de manière équitable et concertée
Céline Arvieux c'est vous qui au moment du budget l'année dernière avez demandé la suspension de cette réforme des retraites condition non censure pour le groupe PS est-ce qu'aujourd'hui vous dites on le paye un peu à la pompe
?
Alors non absolument pas d'abord parce que les effets de la suspension des retraites sur les finances publiques n'ont pas d'effet à un an après mais surtout que c'était une réforme injuste qui méritait d'être abrogée littéralement et en l'occurrence je suis en désaccord avec ce que je viens d'entendre parce que les rapports précédents de la Cour des comptes ont montré que ce qui a obéré le budget de l'État c'est surtout la baisse de recettes fiscales liées aux cadeaux qu'on a fait aux plus riches dans ce pays c'est à peu près entre 60 et 80 milliards d'euros de recettes fiscales en moins chaque année pour l'État depuis que Macron est aux manettes donc je suis navrée de le dire il y a un vrai problème de justice dans la fiscalité dans ce pays et on ne pourra pas il y a le modèle social qui est très coûteux c'est vrai peut-être une nouvelle réforme des retraites en travaillant davantage sur la pénibilité quelque chose qui doit être concerté justement avec les partenaires sociaux oui pourquoi pas par contre ça ne se fera pas sans une vraie de vraie mesure de justice fiscale
la
taxe Zuckman a été sur la table jusqu'à maintenant en fait il n'y a que eu des cadeaux avec la suppression de l'ISF la flat tax on ne
va
pas y revenir et aujourd'hui on nous propose des économies massives notamment on met tout sur le dos du modèle social et des travailleurs des retraités et en attendant on préserve le pacte du travail par exemple qui est une niche fiscale immense qu'on pourrait quand même re-questionner la question de l'ISF de l'impôt sur la fortune la question des successions aussi qui sont massives et tout ce qui va se transmettre comme patrimoine dans les prochaines années qu'on pourrait réfléchir à de nouvelles solutions qui permettent de garantir l'unité nationale et je vous le dis moi on sort on arrive dans une rentrée parlementaire où on a été confronté depuis cet été et au-delà
à
la colère qui est en train de monter dans ce pays on a déjà des mobilisations qui sont prévues au mois d'octobre donc je dis attention dans la façon dont on va aborder ce débat budgétaire à garder en tête cette idée de justice c'est ça que défend le parti socialiste et je rappelle que la dernière fois que les comptes publics ont été au vert c'est sous François Hollande avec Michel Sapin et Pierre Moscovici on était repassé sous la barre des 3% donc on ne prend pas de leçon de finances publiques de la part des macronistes
On
va les trouver où les 54 milliards alors qu'ils seront en réalité un peu moins mais bon on va rester sur ce chiffre annoncé par Sébastien Lecornu de 54 milliards
Alors
c'est quand même intéressant parce que
le
Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé 54 milliards d'euros d'économies ou du moins d'efforts budgétaires mais en même temps dans ses propres trajectoires de réduction du déficit public les comptes n'y sont pas Aujourd'hui on part à peu près sur une prévision à 5,4% de déficit public on devrait avec les efforts annoncés par le Premier ministre obtenir les 5% de déficit public sauf que 0,4 point de PIB désolé de le dire ça ne fait pas 54 milliards d'efforts budgétaires ça fait à peine moins de 15 milliards d'efforts budgétaires Donc on sent qu'il y a déjà dans la copie du Premier ministre toute la vérité qui n'est pas absolument dite et assumée face aux Français En vrai le véritable problème qu'on a dans le pays c'est qu'on le sait pertinemment on le dit régulièrement la France est l'un des pays avec le taux de prélèvement obligatoire les plus fort de l'OCDE Et donc évidemment on parle très souvent du consentement à l'impôt mais il
y a
aussi un consentement à la dépense et surtout à la mauvaise dépense Dans toute la dépense publique quand on regarde le train de vie de l'État le millefeuille territorial administratif la fraude sociale la fraude fiscale le coût abyssal de l'immigration la contribution nette au budget de
l
'Union Européenne On parlait de la suspension de la réforme des retraites désolé mais celle-ci elle a coûté pour les finances publiques un peu moins d'un milliard d'euros quand au même moment le gouvernement a décidé d'augmenter de 5 milliards d'euros notre contribution au budget de
l
'Union Européenne pour l'année 2026 Donc il
y a
un moment donné les Français ils n'ont pas voté pour ça ils n'ont pas demandé à ce que eux fassent des efforts pour continuer à mener des politiques qui ne soutiennent pas Donc il faut évidemment que l'État soit le premier à faire les efforts dans cette bataille budgétaire et ce qu'on
défendra quand vous
voyez les premières lignes de Sébastien Lecornu vous n'avez pas l'impression que l'État fait des efforts
?
On va attendre de voir quelle est la copie définitive parce que malheureusement on ne voit pas les économies qui sont portées dans les 1244 agences et opérateurs publics pour un coût de 80 milliards d'euros chaque année on ne voit pas malgré les petites promesses de réduction et d'obtenir un rabot sur notre contribution au budget de
l
'Union Européenne elle ne se fait pas dans des considérations massives nous je vous rappelle qu'on veut diviser par deux notre contribution nette au budget de l'Union Européenne sur l'immigration pour l'instant il tâtonne un petit peu avec une révision des critères d'accès aux aides sociales pour les étrangers très bien victoire idéologique du Rassemblement National de Marine Le Pen Jordan Bardella je m'en félicite mais il faut évidemment aller beaucoup plus loin le pactole est de 18 milliards d'euros sur les aides sociales non contributives réservées aux étrangers
Vous
êtes prêt à discuter sur ces questions budgétaires quand vous voyez les premières lignes du budget c'est nerveux vous le groupe socialiste ou vous vous dirigez vers une censure vers un blocage et vous dites le débat il va se régler à la présidentielle Nous on respectera le débat démocratique on n'a pas varié de position on a toujours été dans cette logique de dialogue de responsabilité le Premier ministre nous appelle à de la responsabilité et bien la responsabilité c'est d'être très clair vis-à-vis du Rassemblement National or ce qui a été évoqué dans une interview du Figaro récemment sur la question du délai de carence pour les aides perçues par les étrangers vraiment c'est une main tendue au Rassemblement National et ce sera très clairement une ligne rouge pour le Parti Socialiste donc discuter oui mais il va falloir rapidement décider avec qui discuter parce que pour l'instant j'ai le sentiment que le Premier ministre a acté que le Parti Socialiste allait le censurer et donc il est en train de se tourner vers le Rassemblement National je veux juste lui rappeler ce qui est arrivé à son prédécesseur Michel Barnier qui a essayé lui aussi d'aller dans ce sens donc c'est nous qui l'appelons à la responsabilité nous
sommes toujours nous ouverts à la discussion et à la responsabilité d'ailleurs en
2025 et 2026 vous avez
commencé la discussion vous avez mis
certaines
lignes rouges et
puis au
dernier moment vous avez changé on
peut refaire un peu l'histoire du budget Barnier même si le plus intéressant est celui à venir mais je rappelle quand même qu'en ce qui concerne Michel Barnier il était arrivé en disant je veux discuter avec tout le monde puis pendant trois mois plus de nouvelles personne n'est reçu ni dans un bureau pas de négociation autour d'une table ni quoi que ce soit et finalement au moment où on annonce que potentiellement la censure peut tomber parce que le gouvernement ne propose que des punitions et des privations nouvelles contre les français notamment le gel des prestations de solidarité notamment le gel des pensions de retraite qui est aussi remis sur la table par le gouvernement actuel et bien là d
'un
coup il s'est précipité en disant non mais attendez je suis prêt à discuter trop tard monsieur quand vous annoncez une discussion il faut se mettre autour de la table et accepter de discuter je tiens à noter par exemple qu'en 2025 et 2024 également il n'y a que deux groupes parlementaires qui ont fait des contre-propositions via un contre-budget c'est la France Insoumise je ne prêche pas pour ma paroisse et le Rassemblement
National Le Parti
Socialiste avait également fourni un contre-budget
il
est disponible d'ailleurs celui de cette
année pour ceux qui s'y intéressent
et le Sénat avait fait évidemment des propositions budgétaires je veux dire quand même
que nous sommes vous
il n
'y a
pas de censure possible au Sénat Vincent
Capogren et là on le rappelle c'est un peu plus simple mais est-ce
qu'on peut à six mois de la présidentielle discuter d'un budget ou est-ce que c'est une question qui se réglera après ?
On a un devoir de responsabilité collective la France est sans doute le pays qui taxe le plus qui a la plus grande dépense publique alors après on ne
peut
pas non plus nous dire en face ouvrez les vannes et puis après dire il y a de l'argent on va plus y dedans il
faut
être responsable il
faut
améliorer le taux d'emploi les efforts qui ont été faits en matière de fiscalité sont destinés aussi à soutenir l'activité économique il ne
faut
jamais oublier ça faire des efforts budgétaires soutenir l'activité économique et être réaliste il faut un budget à la France ça serait un très mauvais signal donné au marché avec un envol du coût de la dette si on n'était pas responsable là-dessus ça sera difficile mais on est tous dans notre responsabilité et puis la présidentielle viendra après
s
'il y
a
un budget chacun pourra le modifier après mais s'il n
'y a
pas de budget
on va vers des
difficultés
merci merci à tous les trois merci pour ce débat merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée
Public
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