Remise des prix étudiants LCP Assemblée nationale | 34ème journée du Livre politique
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Elisabeth BorneFait
« Mes deux prix restent à décerner. et pas des moindres puisqu'il s'agit des prix étudiants, de l'essai et de la bande dessinée. »
- 4:00Elisabeth BorneFait
« Cette vitalité, nous la devons d'abord au thème de cette année, les nouveaux repères de la République. »
- 6:00Elisabeth BorneFait
« En France, écrire c'est déjà faire de la politique et c'est ce que cette journée célèbre depuis plus de 30 ans. »
- 7:00Elisabeth BorneFait
« Je crois bon d'affirmer aujourd'hui encore notre attachement commun à nos valeurs, la liberté, l'égalité, la fraternité, la laïcité. »
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ces interventions. On se retrouve maintenant en direct en direct sur l'antenne de la chaîne parlementaire Assemblée nationale pour conclure cette 34e journée du livre politique. Pour attraper toutes les tables rondes, les discussions, les prix qui ont jalonné cette journée, je vous invite à cliquer sur notre site internet et sur notre chaîne YouTube. pourraz voir ou revoir les échanges et les réflexions autour des nouveaux repères de la République des repères qu'on examine, qu'on interroge et qui tout au long de la journée nous ont amené à penser l'évolution de notre Constitution, la formation de l'opinion, la transmission du goût de la politique et l'éventuelle mutation de nos modes de gouvernance.
C'est pour nous donner elle aussi ses repères, sa sa boussole pour contribuer à la réflexion que nous menons depuis ce matin. Et bien, je vous demande d'accueillir tout de suite Ellisabeth Borne, ministre de l'éducation nationale. Vous avez vous avez la parole.
Mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les parlementaires, mesdames et messieurs les élus, mesdames et messieurs les écrivains et journalistes, chers étudiantes, chers étudiants, mesdames et messieurs, c'est pour moi un plaisir et un honneur de conclure cette journée littéraire et politique comme ministre, comme lectrice, mais aussi depuis peu comme autre Tout d'abord, je tenais à féliciter Patrick Roger, l'uréat du prix des députés pour son ouvrage Nouvelle-Calédonie, la tragédie et Gérard Courtois, lauréat du livre politique pour son ouvrage La saga des élections présidentielles. Alors, je vous propose qu'on les applaudisse chaleureusement. Mes deux prix restent à décerner. et pas des moindres puisqu'il s'agit des prix étudiants, de l'essai et de la bande dessinée.
Le suspense est à son comble mais rassurez-vous la délivrance est proche. Pour cette 34e édition, les débats ont été riches et parfois vifs. Cette vitalité, nous la devons d'abord au thème de cette année, les nouveaux repères de la République.
Ces nouveaux repères sont peut-être justement ces livres politiques. À chaque rentrée littéraire, ils éclairent notre présent, interroge nos certitudes, bousculent nos idées reçues. Et alors que l'on déplore parfois un désamour des Français envers la politique, forcé de constater que les livres politiques eux ont la côte, qu'ils passionnent, qu'ils dérangent, qu'ils interpellent et qu'ils fournissent à chaque rentrée littéraire leur lot de bestellaire.
Cette journée fidèle au rendez-vous depuis 34 ans est le plus bel exemple de ce succès. Je voudrais maintenant avoir un mot tout particulier pour les autrices et les auteurs. Comme l'écrivait Balzac à l'ouverture de sa comédie humaine, la société française a été l'auteur, je n'ai été que le secrétaire.
Cette année, chers autrices, chers auteurs, vous avez été les secrétaires, les interprètes d'une France qui s'interroge sur ses repères. Une France où la politique flirte en permanence avec la littérature nourrie par la nourrit la fiction et parfois la dépasse. Les présidents Jean-Louis Debré et Louis Merma à qui nous rendons hommage cette année incarner cette dualité, cette intimité unique en France entre le verbe et le pouvoir, entre le sceptre et la plume qui persiste en débit en dépit des outrances quotidiennes.
Ces hommes qui hier étaient porteurs des valeurs de notre République en sont aujourd'hui devenus des repères. Mesdames et messieurs, dans cette France où la politique se vit à la tribune et s'écrit en en librairie, l'école est au centre. Non seulement elle apprend à lire, à écrire, à penser, mais elle nourrit notre jeunesse, celles et ceux qui feront la République demain.
La relève, c'est elle et même plus que ça, c'est déjà elle. Car comme l'a écrit Jean Massier qui doit peut-être être dans le public, les jeunes c'est le présent. Je me réjouis d'ailleurs que de plus en plus de jeunes osent se lancer dans l'aventure du livre politique pour éclairer le présent de leur regard singulier.
Ce présent plus complexe, plus incertain, plus bruyant que jamais. Ce présent dans lequel nos professeurs agissent chaque jour dans chaque salle de classe, partout en France, pour transmettre des repères. Ces repères qui sont notamment les livres qui jalonnent les programmes, le contrat social de Rousseau, Germinal de Zola, les justes de Camu pour ne citer que tous les grands livres ne sont pas politiques au sens strict, mais tous le sont à leur manière.
Car ce qui fait un grand livre, c'est aussi sa manière d'éclairer le monde. Chaque époque néanmoins, a connu son grand livre politique. À la Grande Guerre, répondait le tableau politique de la France de l'Ouest d'André Sfried.
À la à l'entre de guerre, la trahison d'éclair de Julien Binda. Puis vint l'étrange défaite de Mark Block et la revanche du deuxième sexe de Simone de Beauvoir le général de Gaul écrivit ensuite la 5e République sa constitution et ses mémoires. François Mitteran fit son coup d'état permanent.
George Pompidou tenta de dénouer son nœud gordien. Valérie Giscardestin partit à la recherche de ces fameux deux français sur trois. Ces titres nous rappellent une chose.
En France, écrire c'est déjà faire de la politique et c'est ce que cette journée célèbre depuis plus de 30 ans. Mesdames et messieurs, je crois bon d'affirmer aujourd'hui encore notre attachement commun à nos valeurs, la liberté, l'égalité, la fraternité, la laïcité. Bien sûr, ce sont les livres qui leur redonnent chair, qui les bousculent, qui interrogent le rapport de notre société à chacune. de devoir des femmes et des hommes politiques comme des gens de l'être et de comprendre notre pays et ses variations, ses débats, ses tensions, ses espoirs, parfois de les écrire et toujours sans céder au piège des idées toutes faites, d'en faire des leviers d'action pour continuer d'écrire chaque jour le grand livre de la République.
Je vous remercie. [Applaudissements] Merci beaucoup. Merci madame Borne.
Alors après le prix du livre des députés et le prix du livre politique, voici maintenant l'heure de la remise des prix étudiant. Tout d'abord le prix étudiant du livre politique LCP Assemblée nationale. Pour vous présenter les trois ouvrages en lise.
Je vais laisser la parole aux étudiants et pour évoquer le premier ouvrage, une étrange victoire l'extrême droite contre la politique de Étienne au Lyon et et Michel Fosselle. Je donne la parole à Alexandre Agach. [Applaudissements] Madame la première ministre, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les parlementaires, monsieur le président, directeur général de la chaîne parlementaire, madame la la présidente de l'association lire la société, mesdames et messieurs, en vos gradés, inévitable, redouté.
Spectaculaire. Comment caractériser la victoire du Rassemblement national ? C'est la question que pose Michel Fessel et Étienne au Lyon dans leur essai une étrange victoire, l'extrême droite contre la politique.
Une victoire oui, mais pour le moins étrange. Étrange, écrivent les auteurs, de voir la xénophobie d'État présentée en rempart de la République et le droit stigmatisé comme un obstacle à la démocratie. Étrange aussi de voir l'extrême droite s'ériger en gardienne des principes mêmes qu'elle a longtemps combattu.
La laïcité, l'état de droit, la République. Ce renversement symbolique est au cœur de l'analyse de cet ouvrage. Les forces réactionnaires s'approprient des notions fondatrices de notre démocratie pour en détourner le sens et les transformer en instrument d'exclusion.
L'extrême droite se fait même désormais d'ailleurs le centre de l'extrême droite le centre de l'état de droit pardon supposément menacé par les juges mêmes. Alors qu'elle enchaîne des victoires électorales inédites, il nous a parut essentiel à nous étudiants de retenir cet ouvrage parmi les finalistes de ce prix. Pourquoi ce livre ?
Encore un sur l'extrême droite nous dira-t-on ? Parce qu'il ne se contente pas de dénoncer. Il propose une nouvelle approche de son succès.
Plutôt que d'interroger les seules causes économiques de ce vote, les auteurs analysent les discours qui ont rendu sa normalisation possible. L'étrange victoire a eu lieu dans le domaine infrapolitique, cette couche souterraine où se fabriquent les affects, les peurs, les récits partagés. L'extrême droite lisse désormais son discours, ce qui lui a permis de se dédiaboliser.
Par l'euphémisation, elle cache ses véritables intentions. Faire la guerre avec les idées ou plutôt contre des idées est devenu son cheval de bataille. Enfin, il nous semblait pertinent d'évoquer l'historien Mark Block auquel le titre de cet essai fait référence en écho à celui de l'étrange défête.
Pour faire du neuf, il faut s'instruire. Et nous croyons précisément que ce livre nous informe autant qu'il nous forme. Il nous alerte nous citoyens d'aujourd'hui et de demain sur les risques de la sidération, du renoncement et de l'habitude.
Face aux chez nous fermés excluant que promu l'extrême droite, les auteurs nous invitent à penser à un nous ouvert et inclusif, un nous à reconstruire pour que la politique reste l'espace du commun et nombre et non l'ombre portée de la peur. Je vous remercie. [Applaudissements] Merci merci beaucoup Alexandre Agache pour cette présentation.
Je vous propose de découvrir le deuxème ouvrage en liste dans la catégorie essai du prix étudiant et j'invite Pierre Olivier Baudin pour vous présenter les jeunes. C'est le présent de Jean Bacier. Vous avez la parole. [Applaudissements] Madame la première ministre, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les parlementaires, monsieur le président, directeur général de LCP Assemblée nationale, madame la présidente de l'association Lire la société, mesdames et messieurs, en vos grades et qualités, cher Jeanmassier, Merci.
Merci d'avoir su poser les bonnes questions. Plus qu'un essai politique sur la place des jeunes dans nos démocraties, vous nous offrez à lire un plédoyer en faveur de la jeunesse. Un plédoyer accessible, concret et engagé.
Bref, probablement ce qui manque à l'offre politique pour être audible auprès des jeunes. À travers une écriture plus orale, plus authentique que dans la pure tradition du livre politique, vous nous rappelez combien notre système est aujourd'hui grippé. Les jeunes ont de moins en moins confiance en la démocratie.
Les jeunes sont de plus en plus méfiants à l'égard du personnel politique et à l'encontre de la politique en règle générale. Pour autant, tout dépolitisé serait une erreur. La politisation des jeunes reste certes polisible, mais ce n'est pas une raison pour exclure marginaliser ou mal considérer les jeunes.
Il n'y a pas une jeunesse mais des jeunesses. Cette expression poussiéreuse, j'ai particulièrement pensé ce matin en arrivant ici et en découvrant toutes les nuances de couleur sur l'emarchement de la colonade du palais Bourbon. Ces nuances de couleur m'ont fait penser à la diversité des mots, des origines, des pensées, des vécus, mais aussi des espérances partagées par les jeunesses.
La jeunesse n'est pas absente, elle est simplement ailleurs. Elle renvoie comme un miroir la disquédification systématique qu'elle subit. Cher Jean Massier, votre essai permet d'observer l'incroyable potentiel politique des différentes jeunesses capable d'organiser des mondes virtuels comme de bousculer le monde réel en réinventant les structures mêmes de l'action politique.
Enfin, vous proposez surtout un chemin, quelques grandes idées à travers lesquelles, je ne doute pas, certaines et certains se retrouveront sûrement. Nous trouvions indispensable de souligner qu'aujourd'hui la démocratie a certes un besoin vital de jeunes, mais que les jeunes ont un besoin vital de démocratie. Enfin, et je finirai par cela, trois conseils tirés de votre essai.
Apprenez à engager une conversation pour mieux écouter les jeunes. Comprenez la sociologie politique des jeunesses. Attrapez cette réalité sociale et prenez conscience de la précarité, de l'exclusion dans lesquelles les jeunes vivent quotidiennement.
Enfin, soyez davantage convaincus que convaincant. Plus qu'un nouveau repère, je crois profondément que les jeunesse sont, comme le disait Léon Bloom, l'espoir, la vie qui vient, la sève qui monte et que de la jeunesse d'aujourd'hui dépendra le sort de l'humanité. Je vous remercie. [Applaudissements] Merci.
Merci Pierre-Olivier Baudin pour cette présentation. Découvrons enfin le 3è ouvrage finaliste. L'art de perdre en politique de Giscar à Macron. les politiques face à l'échec de Catherine Mangin et Ellisabeth Martichou et c'est Eve Tin et Émile Douissé qui viennent nous en parler tout de suite.
Mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les députés, monsieur le président directeur général de LCP Assemblée nationale, madame la présidente de l'association lire la société Luperro, mesdames et messieurs, une élection est assez binaire, la victoire ou la défaite et la défaite est bien souvent cruelle. Les résultats sont inattendus, parfois catastrophiques, mais l'échec révèle toujours le vrai visage de l'homme ou de la femme politique. Son ambition est désavoué, son orgueil est brutalement brisé.
D'ailleurs, dans une situation pareille, le politique a deux choix. Soit il chute, soit il rebondit. L'art de prèvre en politique d'Élisabeth Martichou et Catherine Mangin évoquent cette dialectique tragique avec finesse et beaucoup de malice.
Elles se sont livrées à une analyse quasi cérébrale de la politique en allant jusqu'à convoquer des psychiatres pour décrypter chaque réaction. Entre deux anecdotes au combien souvent croustillantes, on découvre les politiques dans toute leur humanité, dans toute leur fragilité. On y trouve des combattants, des mauvais voir des très mauvais perdants, des hypocrites et puis ceux qui vivent aussi dans le déni.
Et puis pour ceux qui acceptent de perdre, autant le faire avec panache comme ce président ou ses élus qui flattent une ultime fois ce peuple qui vient pourtant de le faire tomber de son piédestal. Alors se relève-ton pour autant ? Par fierté, beaucoup y reviennent ou veulent y revenir.
La revanche en tout cas n'est jamais loin. D'autres abandonnent mais le regret finit toujours par les rattraper. Va victis malheur au vaincu, entendit-on à Rome en 2025, c'est toujours d'actualité.
Et je laisse la parole à Eftine. Si la réussite est glorifié, célébrée, érigé en modèle, l'art de perdre en politique de Catherine Mangin Ellisabeth Martichou nous rappelle avec justesse que l'échec est tout aussi porteur de sens dans la pratique même du pouvoir. Dès les premières pages, ce livre nous offre une véritable plongée dans les mécanismes qui façonnent la chose publique.
À travers des galeries de portrait, Catherine Mangin et Ellisabeth Martichou revisitent les grands revers électoraux ou en cours de mandat. Jean-Pierre Rafarin lors de sa démission après le référendum sur les traités établissant une constitution pour l'Europe en 2005, la défaite de Segolen royal au 2è tour de l'élection présidentielle en 2007 ou encore 10 ans plus tard la sortie brutale de Benoît Amandon à l'élection présidentielle au premier tour. Autant d'épisodes qui deviennent sous leurs plumes des scènes à la fois politiques et profondément humaines.
En d'autres termes, à travers ces exemples minutieusement choisis, avec humour mais aussi avec tendresse, Catherine Mangin et Ellisabeth Partichou nous entraînent dans les coulisses de la vie politique française. En cela, et ce seront mes derniers mots, cet ouvrage participe, je l'espère, à rapprocher voir à réconcilier le politique du citoyen dans un contexte de fracture et de désaffection. Je vous remercie.
Merci. Merci à tous. Et pour connaître enfin qui remporte le prix étudiant catégorie essai, bien nous accueillons Géraldine Bier, la députée de Mayed, elle est ici.
Et on l'accueille tout de [Applaudissements] suite. Je salue bien évidemment les les organisateurs de la journée, membres du jury, auteurs, lecteurs ou pas lecteur, mais qui vont forcément le devenir. Un mot simplement quand même, même si le suspense c'est à son comp pour nos étudiants qui sont, vous l'avez vu, formidables face au aux enjeux redevenciants des matières premières, terres rares, métaux précieux qui semblent devenu l'unique repère d'autocrates impérialistes, nous avons besoin plus que jamais dans nos démocraties de matière grise.
Je remercie donc les étudiants du jury cette année qui sont très rassurants. Alexandre, Ambre, Émile, Émilie, Jeanne, Marie, Pierre Olivier, Théo et Valentin. Ils ont passé plus de 19 minutes par jour à lire.
Ce sont les chiffres du CNL, la lecture des jeunes. 19 minutes par jour. Plus de 19 minutes par jour à lire, s'interroger, débattre entre eux d'idées, d'arguments, d'argus.
Ils l'ont fait avec détermination, constance et briot. Je crois qu'en empruntant la voix de la lecture, ils suivent de bons repères et comme ils me l'ont parfois expliqué comme moi, ils ont emprunté cette jolie voix de la lecture quand ce chemin n'était pas le plus évident ou le plus indiqué. Ils sont donc formidables et nous pouvons les [Applaudissements] applaudir sans entendre.
Donc on va en venir au lauréat de ce prix donc catégorie essai du prix étudiant du livre politique. Et si on a évoqué à plusieurs reprises dans la journée l'étrange défaite, c'est bien une étrange victoire qui remporte ce prix essai étudiant du livre [Applaudissements] politique et j'invite bien évidemment les auteurs à venir nous parler. Bonjour à tous, bonjour à toutes.
Je dois d'abord excuser mon co-auteur qui n'est pas actuellement en France et comme nous avions effectivement, je confirme la surprise de cette de cette victoire si je puis dire, je vais en dire quelques mots. Madame la première ministre a rappelé que Jean-Jacques Rousseau et le contrat social était au programme cette année. que j'ignorais.
C'est un grand livre sur la République et c'est ce livre que nous avons écrit et dont je suis très flatté, très heureux, très honoré surtout d'avoir avec mon co-auteur reçu le prix des étudiants. Ce livre n'est pas un livre qui dénonce l'extrême droite au nom d'une certaine morale mais au nom d'une certaine politique et en particulier d'une certaine conception de la République qui privilégie les principes sur les valeurs, le nous sur le chez nous, le commun sur l'identité. Euh je dirais que c'est dans ce lieu qui désormais abride des débats qui remettent en avant ces principes ou ses valeurs pardon identitaires que il m'est particulièrement agréable et je dirais aussi émouvant de pouvoir les rappeler aussi rapidement que possible.
Donc une infinie gratitude aux étudiants et aux étudiantes qui ont bien voulu marquer par leur approbation l'écriture de ce livre. Cela manifeste aussi de leur part peut-être aussi une forme de courage car ce n'était certainement pas le plus consensuel parmi ceux qui leur été donné. à lire.
Donc merci beaucoup et que l'avenir soit plus beau. Merci. Merci.
Merci et bravo encore. On passe maintenant on passe maintenant aux planches, aux cases, aux bulles parce qu'il arrive parfois souvent qu'un dessin nous frappe, nous éclaire bien mieux qu'un long discours. Il est l'heure de mettre en avant les BD politiques pour vous présenter les trois ouvrages en liste pour le prix étudiant de la BD politique LCP Assemblée nationale.
Je vais à nouveau laisser la parole aux étudiants pour évoquer la première bande dessinée Siri des pierres et de la vie d'Edmond Baudoin et Vincent Gelot. Et bien je donne la parole à Ambre Mola du [Applaudissements] Jourdin. Mesdames et messieurs les ministres, parlementaires, président de la chaîne LCP, président de lire la société, citoyens et citoyennes.
Comment fait-on pour dire la guerre ? la famine, l'horreur sans nom qui n'a plus qu'une bouche d'cous pour parler. Et bien, on ne la dit pas, on la dessine.
Quand il n'y aura plus assez de mots, plus assez de poésie, plus assez de gens à écouter, les couleurs seront voyelles, les traits consonnent, le verbe se fera esquisse. Siri, des pierres et de la vie, Teddemont Baudoin et Vincent Gelot, c'est monté dans une voiture qui traverse la Syrie à toute allure. Une voiture qui s'arrête pour recueillir les rêves de chaque visage croisé.
Une voiture qui fait danser les ruines. Série des pierres et de la vie, c'est aussi un livre sur l'absence. L'absence de paix, l'absence des gens aimés, l'absence de beauté, de sommeil.
C'est savoir s'avouer au moins en partie vaincu. Admettre que les grands discours rationnels, explicatifs qu'on aime tant ne peuvent suffire. Ici, l'urgence devient celle de donner un nouveau visage à celles et à ceux qui se sentent défigurés à l'intérieur et à l'extérieur.
L'urgence, c'est aussi celle de voir que tout n'est jamais parfaitement mort, qu'il faudra des années, des décennies pour se relever, mais que c'est le propre de l'humanité d'avoir appris à se tenir debout. Dans un monde qui ne retient presque jamais ces erreurs, Baudon et Gele nous offrent des portraits qui nous regardent à chaque instant droit dans les yeux. Si vous n'avez pas encore saisi l'intérêt, la beauté ou l'actualité de cet ouvrage, en voici l'une des dernières phrases.
Nous allons devoir saisir l'essence de cette complexité, de cette densité. C'est notre responsabilité. Si les cris retenus pouvaient traverser les pages, si on pouvait redonner vie à leurs ombres mortes, il faut il faut rêver à quelque chose de ce genre.
Merci de m'avoir écouté et bonne [Applaudissements] lecture. Merci beaucoup. Je vous propose de découvrir le deuxè ouvrage en liste dans la catégorie BD du prix étudiant et j'invite Émilie Carvalot et Valentin Laurange pour vous présenter On a mangé la mer, une enquête au cœur de la crise de la pêche en France de Maxime de Lille.
Et Olivier Martin, c'est à vous. [Applaudissements] Mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les auteurs, mesdames et messieurs les parlementaires, madame la présidente de lire la société, monsieur le président directeur général de LCP Assemblée nationale et chers tous et chers toutes, nous avons aujourd'hui le plaisir de vous faire les loges de la bande dessinée. On a mangé la mer de Maxime de Lille, engagé pour la préservation des océans et également président et cfondateur de l'ONG systémique et également Olivier Martin talentueux illustrateur.
Nous tenions d'abord à remercier chaleureusement les deux auteurs qui nous ont permis d'avoir entre les mains un ouvrage d'une très grande qualité. Alors oui, on a mangé la mer. Maxime de Lille et Olivier Martin, la plume et le crayon à travers cette complémentarité parfaite nous le montre.
En quelques décennies, nos industries, notre goût de consommer toujours plus et toujours moins cher nous conduit à sérieusement endommager nos océans, nos mers, notre patrimoine commun entraînant la surpêche et la surconsommation. Faut-il perdre espoir ? Faut-il tout arrêter ou fuir en avant tant que ça marche encore ?
Sommes-nous condamnés comme l'orchestre du Titanic à jouer notre funeste partition jusqu'à être engloutie par des océans sans vie ? Non. Et c'est ça que nous enseigne Maxime de Lille et Olivier Martin parce que leur travail n'est pas que graphique ou pédagogique, pas que militant.
Il est aussi tourné vers l'avenir, vers le plus grand nombre. Les enjeux sont nombreux, les défis aussi complexes, mais jamais cela n'a fait peur à notre humanité. Au contraire, c'est de notre artisanat que nous sommes fiers de ce que nous accomplissons ensemble et c'est précisément à cela qu'il nous appelle.
Pour comprendre nos désastres humains, suivez le goélan. Par les airs, par les eaux, Olivier Martin dessine la mer d'un point de vue inédit, d'un point de vue différent et nous invite à changer de regard ou plutôt à les multiplier en écoutant autant la souffrance des animaux que les statistiques des commissaires européens, autant les marins pêcheurs en détresse et les armateurs en mal de profit. À nouveau, oui, on a mangé la mer et c'est ça que cet ouvrage nous propose de comprendre.
Un itinéraire documenté, sourcé, organisé pour cerner qui a mangé la mer. Nous, comment, où et pourquoi. On a mangé la mer mais on ne l'a pas détruite.
L'espoir est toujours là. La mer est résiliente et s'est pardonnée plus encore que nous. Parfois, si nous agissons ensemble tous et toutes de concert pour l'intérêt supérieur de notre vie même sur terre, alors rien n'est perdu.
Je vous remercie. Merci. Bravo, bravo et merci merci beaucoup vous pour ce très beau discours.
Découvrons enfin le 3è ouvrage finaliste l'économie pour les 99 % de Thomas Porcheter, Raphaël Rufier Faussoule, Ludvivin Stock et c'est Théo Laba qui nous en parle maintenant. [Applaudissements] Madame la première ministre, mesdames et messieurs les parlementaires, mesdames et messieurs les ministres, madame Pot, monsieur Cassler, je tenais tout d'abord à vous dire que ce fut un grand honneur de de faire partie de ce jury et je souhaite exprimer ma gratitude envers Thomas Porcheter, Lud Vinstock et Raphaël Ruffier Fossou pour la production de cette remarquable BD, l'économie pour les 99 %. Un livre qui pour une fois nous parle d'économie sans avoir besoin d'un dictionnaire à côté ni d'un Dolipran à chaque chapitre.
Ce livre nous invite à un véritable tour du monde économique. Au point de départ, cette raffinerie du nord de la France délocalisée qui nous emmène ensuite à Wall Street lors de la crise de 2008. Passage ensuite obligé par la Grèce de 2011 qui nous propose de réfléchir aux enjeux de dette publique, de redistribution, de privatisation ou encore de transition écologique.
Ce voyage semble en effet semé d'emblûe et marqué par de fortes turbulences. Attachez vos ceintures et prenez garde à l'épouvantail de la dette publique brandie comme une fatalité. Pourtant, comme la lecture de ces pages peut suggérer, la dette publique remplirait dans notre débat national le rôle du monstre sous le lit.
Il nous fait peur mais en regardant de plus près, on se rend compte qu'on nous compte surtout des histoires. Virage à droite avec la théorie du ruissement. Cette promesse selon laquelle la prospérité des plus riches finirait par bénéficier à tous.
La théorie du ruissellement, c'est un peu comme attendre qu'un voisin millionnaire vous arrose avec son champagne. Spoiler, ça n'arrive jamais. Or, l'économie pour les 99 %, c'est pas simplement un ouvrage de vulgarisation, c'est une clé de compréhension pour un regard nouveau sur les sujets économiques en refusant d'idé l'idée qu'il n'y a pas d'alternative.
Ce livre, il nous rappelle une chose essentielle. L'économie est une science sociale. Elle est le résultat de choix et ces choix ne sont ni figés ni inévitables.
Ils sont politiques et les possibles vont bien au-delà des ajustements techniques que l'on ne présente trop souvent comme les seuls choix possibles. Attention, ce bouquin risque de ruiner les discussions de comptoir et les petites phrases toutes faites. La France vit au-dessus de ses moyens.
Il faut bien rembourser la dette publique un jour. Grâce à cette BD, vous saurez enfin y répondre et apporter un peu de nuance. Bref, après avoir lu cette BD, impossible de rester dans la caverne d'Adam Smith, ignorant les réalités économiques souvent caricaturé.
Je tiens donc à féliciter Thomas Porcher et son équipe pour cette excellente réalisation. Ce livre donne les clés de compréhension et nous rappelle que derrière chaque chiffre, ce cache des choix et des décisions politiques qui ont des des conséquences réelles dans notre vie à toutes et à tous. Encore bravo aux auteurs et merci pour votre attention.
C'est très bien. Merci. Si vous voulez, je le garde.
Merci. Merci à tous. Et pour découvrir enfin qui remporte le prix étudiant de l'ABD politique LCP Assemblée nationale.
Et bien je donne la parole à Emmanuel Kessler, le président de la chaîne parlementaire. C'est à vous. [Applaudissements] Bonsoir et merci à tous.
Je raccourcis un peu les formules de politesse, vous me pardonnerez. J'ai été très heureux de de piloter ce jury avec Luusper Per et Géraldine Bagnier parce que nous en avons mesuré à chaque instant, chacune des réunions, la qualité et en particulier dans la dernière ligne droite la qualité de l'échange qu'il y a eu pour faire ce choix difficile qui consistait à dégager le lauréat parmi ces trois livres que les étudiants ont particulièrement apprécié. Mais je peux vous dire sans trahir les délibérations du jury, nous n'avons pas participé aux délibérations, nous n'avons pas influencé qu'il y a eu beaucoup d'échanges, euh des avis qui parfois étaient différents et de l'argumentation et que ça faisait plaisir parce que ça donnait confiance, j'allais dire dans la jeunesse de ce pays, en tout cas dans la capacité des étudiants d'inventer, de se prendre en charge et et d'être les citoyens de demain.
Alors, je n'ai pas d'enveloppe, donc je vais pas l'ouvrir mais je fais quand même semblant. Les gagnants sont, je peux dire puisquil y a il y a plusieurs auteurs, donc ça ne dit rien. Maxime de Lille et Olivier Martin pour en a manger la mer chez Futura Police.
Bienvenue. [Applaudissements] Bonjour tout le monde. Merci beaucoup.
Alors, je m'attendais pas à parler dans des devant des micros et cetera. Euh moi je suis Olivier Martin, donc je suis le dessinateur et je suis enchanté de d'être là déjà et de d'avoir été honoré de du prix. Euh bon bah vous avez tout dit parfaitement bien parce que encore une fois moi je ne suis que le dessinateur et le scénariste doit être quelque part sur la mer en train de voguer comme à son habitude évidemment et il serait à mieux de mieux que il pourrait mieux que moi parler du sujet.
Donc je vais vous remercier et je vous invite à aller euh découvrir notre ouvrage en librairie parce que je crois qu'il y en a plus ici malheureusement. Donc je ne pourrais pas vous le dédicacer sauf si vous en avez avec vous. Voilà, je je suis dispo évidemment à côté et euh et puis bah voilà, vous vous le découvrirez et puis j'espère qu'il vous plaira et qu'il vous fera peut-être un peu changer aussi de point de vue quant à ce que vous mettez dans votre assiette.
Voilà, comme vous avez très bien décrit tout à l'heure. Merci encore. Merci encore.
Merci beaucoup. Encore bravo à vous Olivier Martin. Et maintenant, je vais demander à à Géraldine Bagnier qui voilà nous retrouver et rejoindre Emmanuel Kessler pour un dernier mot de fin avant de conclure cette journée.
Je vous laisse la parole. Bien, je vais faire court hein. Je suis heureuse qu'il y ait encore un public assez nombreux parce que c'est très important de rester toute la journée.
Les débats ont été passionnants. Merci à Luperro pour l'organisation de cette journée. Moi, j'ai pu voir en coulisse combien ça lui demandait de d'investissement, les corvés, les changements de dernière minute, tout ça, c'est quand même un travail monumental.
Donc je crois qu'on peut [Applaudissements] l'applaudir et puis euh les meilleures conclusions sont les plus courtes. Quel meilleur quel meilleur repère peut-on avoir pour trouver les repères qui vont jalonner notre réflexion, notre cheminement que la lecture qui est la meilleure boussole. Donc vive la lecture, vive cette boussole indispensable, cruciale et voilà.
Moi, j'ai rien d'autre à dire. [Applaudissements] Alors, je voulais simplement vous dire que j'ai été très heureux que LCP Assemblée nationale soit une nouvelle fois associé à cette journée du livre politique et en particulier à ce prix de la bande dessinée tant à travers les nombreux livres que le jury a examiné que la bande dessinée est aujourd'hui un genre absolument majeur pour aborder les questions politiques, sociales, économiqu environnementale à travers toute forme de forme, notamment le roman graphique mais pas seulement. Et donc c'est un univers qui est extrêmement riche et qui montre à quel point le débat démocratique passe par toute forme d'expression.
D'ailleurs, il y a même une ministre, une ancienne ministre, Murel Penic qui sort là un livre sur l'avenir du un BD sur l'avenir du travail. Voilà. Donc c'est pour dire madame Bachelot, madame Borne que vous avez encore un potentiel d'œuvre littéraire devant vous.
Euh donc c'est vraiment un univers très intéressant et on a effectivement beaucoup apprécié de travailler avec les étudiants. Hier, je lisais une je je voyais je terminais pardon une biographie de Vladimir Jean Kelevic euh écrite par une de ses anciennes élèves qui s'appelle Françoise Fab qui va faire l'objet d'ailleurs d'une adaptation lors d'un documentaire sur LCP à l'occasion des 40 ans de la mort de Vladimir Jean Kilevic. Et je vais vous donner cette citation pour les étudiants parce que je suis sûr que vous la retiendrez tellement elle est simple, elle tient en quatre mots.
Je les trouverai très pertinentes et illustrant assez bien la tonalité de cette journée qui est à la fois lucide sur les difficultés du monde dans lequel on vit et les défis qui sont devant nous et en même temps qui nous donne de l'optimisme par la force de l'engagement de chacune et chacun d'entre vous et notamment des plus jeunes. Quatre mots hélas, donc en avant. Voilà, hélas donc en avant.
Je trouve très belle cette citation et très simple et je pense qu'elle résume la tonalité de cette journée et la tonalité des échanges que l'on a eu avec les étudiants. Alors, je voulais moi aussi vous remercier d'avoir été toutes et tous là, remercier les équipes de lire la politique parce que vous avez fait quand même un travail fou hein, Lu on peut les applaudir. Voilà, à nouveau, j'y insiste avec Géraldine mais elle me pardonnera.
Euh, j'allais dire comme Nagi, faites du bruit pour Luspero quand même hein, parce que depuis depuis je crois 35 ans, c'est ça Lu hein, euh Lu met toute son énergie euh son engagement, les valeurs qu'elle porte pour organiser ce moment. On peut remercier aussi l'Assemblée nationale de l'accueillir avec fidélité et sa présidente Yel Bron Pivet. Mais c'est vrai que Lu ne se décourage jamais.
Même quand à 18h le vendredi des intervenants l'appellent pour lui dire je ne pourrais pas venir parce que j'ai la grippe ou un empêchement et bien dit on va trouver la solution. Voilà. Donc, prenez aussi exemple sur Luus et sur son énergie communicative à ses équipes.
Et je voudrais aussi remercier toutes les équipe de LCP Assemblée nationale qui ont euh permis la retransmission de cette journée en direct sur notre chaîne YouTube, également sur la TNT. Donc, Valérie Brochard bien sûr qui est animé, Myiamwa. Voilà, Valérie, elle est là.
Valérie, bravo [Applaudissements] Valérie. Avec une tenue assortie à celle de de Roseline, c'était c'était j'imagine prémédité. Bien sûr.
Voilà, tout est organisé dans les moindres détails. Voilà. Et vous remerciez tous de votre fidélité.
J'ai été ravi aussi de travailler avec Géraldine sur ce beau jury du étudiant. Voilà, les livres, ils sont pour vous. La lecture elle est pour vous. débat politique tel qu'il se construit ici, bah il va continuer à vivre et notamment sur LCP qu'à partir du 6 juin, vous retrouverez sur le canal 8 de la TNT.
Vous n'aurez donc aucune excuse pour ne pas nous regarder mais je sais vous nous regardez déjà. Merci à tous. Merci infiniment.
Merci. Merci à tous. Merci d'avoir suivi avec nous la 34e journée du livre politique.
L'intégralité de l'événement est à voir ou revoir sur le site de la chaîne parlementaire évidemment sur notre chaîne YouTube aussi. Encore bravo au laéat des différents prix remis. Il est maintenant l'heure de nous quitter même si l'heure de la fin des découvertes ne sonne jamais. et on se quitte sur ces merveilleux mots de Collette et très bonne suite des programmes sur LCP.
Merci encore. [Musique]
Élisabeth Borne