Manuel Bompard pulvérise Bruno Jeudi en direct sur BFMTV
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Pour vous, un journaliste détenu illégalement en Israël depuis 7 jours n'a pas d'importance ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Sur la politique française, le budget, les retraites et les médias, vous avez des réponses ?
- 1:24RelanceRéponse partielle
La riposte iranienne est-elle légitime selon vous ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Selon vous, est-ce une guerre de diversion menée par Netanyahu ?
- 2:39FerméeRéponse partielle
Le danger, c'est Israël ou l'Iran ?
- 3:19OuverteRéponse partielle
Vous avez plus d'émotion pour les civils israéliens que pour les civils iraniens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:57Manuel BompardFait
« Il y a deux otages français qui sont aujourd'hui détenus en Iran. »
- 4:36Manuel BompardFait
« La place de la France aujourd'hui c'est d'être la voix de la paix dans la région. »
- 5:11Manuel BompardFait
« Le droit d'Israël à se défendre n'a rien à voir avec la possibilité de commettre un génocide comme c'est le cas aujourd'hui à Gaza. »
- 5:46Manuel BompardFait
« Il est incapable de condamner les violations du droit international de monsieur Netanyahou. »
- 7:03Manuel BompardPromesse
« Il faut un embargo sur toutes les livraisons d'armes. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
vous, peut-être que pour vous ça n'a pas d'importance qu'un de vos collègues journalistes soit détenu depuis 7 jours de manière illégale dans une prison israélienne sans que vous ayez même un mot pour demander sa libération. Manuel Bonparm et Koo, les journalistes de BFM TV en direct. Dès les premières minutes, le député insoumis se retrouve face à des questions particulièrement offensives sur la politique française, le budget, les retraites et les médias. Mais loin de se laisser déstabiliser, il répond frontalement, reprend les arguments de ses interlocuteurs et refuse de se laisser enfermer dans les raccourcis. Sur la question des retraités, il dénonce notamment l'idée selon laquelle vivre avec 1400 € serait une situation confortable. Puis le débat
prend une nouvelle dimension lorsque Bonpard défend sa vision du rôle des médias et de la régulation de l'information. Mais ce n'est que le début sur la situation internationale et notamment l'Iran, il défend une approche fondée sur la diplomatie et rappelle l'importance de l'accord nucléaire. Le tonte, les échanges deviennent de plus en plus tendus et Manuel Bonpard ne recule devant aucune question. Reviens à ma question initiale à laquelle vous n'avez donc pas répondu. La réposte iranienne est donc à vos yeux légitime. Mais moi mais moi je ne suis pas d'accord avec le fait qu'on règle les conflits par la force. Donc je ne suis pas d'accord avec le fait qu'Israël attaque l'Iran et je ne suis pas d'accord avec le fait et évidemment que je ne suis pas d'accord avec le fait
qu'on bombarde des civils, madame. Donc je je je sais pas comment je peux être plus clair que ça mais donc je demande qu'on mette l'ensemble des partis autour de la table. Donc je demande que la France plutôt que de venir apporter son soutien à Benjamin Netahou convoque une réunion du conseil de sécurité de l'ONU pour qu'on trouve la solution immédiate pour mettre fin à cette escalade et à cette surenchère. Donc je demande qu'en France l'Assemblée nationale puisse être saisie pour qu'on puisse avoir un débat làdessus. Monsieur monsieur, je voulais juste reprendre un mot que vous venez de prononcer. Selon vous ce qui se passe une guerre de diversion que mène Benjamin Itiaou. Ah c'est une opération. Bah le timing je pense c'est assez évident. C'est à la
fois pour escamoter les négociations qui sont qui devaient reprendre aujourd'hui sur le nucléaire iranien. Et je pense que et ceci est assez largement documenté, y compris dans la presse israélienne, vous savez, euh le président, le premier ministre Néthan est aujourd'hui de plus en plus contesté aujourd'hui en Israël et il n'a trouvé pour se maintenir au pouvoir qu'une fuite en avant euh militaire euh en frappant l'ensemble des pays autour de lui. Donc oui, je pense que c'est il y a une forme d'opération de diversion dans cette opération qui a été menée par l'armée israélienne contre l'Iran il y a quelques jours. Monsieur Bompard, à vos yeux, le danger, c'est Israël ou c'est l'Iran ? Bah le danger aujourd'hui dans la fuite en avant euh euh militaire et dans la
déstabilisation de l'ensemble de la région là dans les dernières opérations dont on est en train de parler, pardon mais c'est pas l'Iran qui a attaqué Israël. Vous en êtes d'accord ? se préparer selon plusieurs rapports avec le danger. Je je dis que le responsable aujourd'hui de la déstabilisation de la situation au proche orient, c'est Benjamin Natou, le premier ministre israélien. Donc si je répè juste le le danger entre Israël et l'Iran, à vos yeux, c'est qui ? Ne cherchez pas à me faire faire des comparaisons. Je suis un opposant au régime iranien. Mais vous savez la différence entre vous et moi peut-être c'est que moi j'ai autant d'émotion et autant de compassion pour une personne tuée par le régime des molins que par une personne civile tuée par l'armée
israélienne. Bah parce que je vois que tout à l'heure vous avez cité par exemple le nombre de civils morts en Israël et vous n'avez pas évoqué le nombre de civils morts en Iran. Donc moi je sais je n'oublie pas par exemple qu'il y a deux otages français qui sont aujourd'hui détenus en Iran. Donc je ne suis je ne serai jamais un partisan du régime iranien. Mais vous souhaitez sa chute ? Mais ce n'est pas à moi de de de d'organiser la chute du régime iranien, c'est la population iranienne de le faire. Est-ce que vous appelez le régime le la population à le faire ? Non mais la population moi je la soutiens dans ces batailles et dans ces combats. Vous savez à de plusieurs reprises les parlementaires insoumis par exemple ont pas ont paréné civils iraniens qui étaient menacés de de mort
par le régime iranien. Donc, je n'ai aucune leçon à recevoir de qui que ce soit sur ce sujet, mais toutes les critiques que je peux avoir sur le régime iranien ne légitime pas pour autant l'action totalement inacceptable du point de vue du droit international que commet et que mène aujourd'hui l'armée israélienne dans la région. Je voudrais revenir sur vous avez parlé tout à l'heure de la France, d'Emmanuel Macron. Le le président Emmanuel Macron vendredi a défendu le droit d'Israël à se protéger saloant les les je cite les effets des frappes aériennes contre les capacités nucléaires de l'Iran. Euh est-ce que vous enfin vous ne partagez pas la position du du président, mais quelle est la place de la France ? Est-ce qu'elle est aujourd'hui au côté d'Israël ou est-ce qu'elle est euh pour
défendre pour que Israël puisse se défendre ou est-ce qu'elle est au côté du régime iranien ? Mais monsieur jeudi, pourquoi vous présentez la question avec ces deux alternatives là ? La place de la France aujourd'hui c'est d'être la voix de la paix dans la région. Et donc cette réaction du président de la République et avant lui du ministre des affaires étrangères, c'est une réaction qui est totalement sidérante, qui est en rupture avec la ligne qui a toujours été la ligne de la France sur la scène internationale, c'est-à-dire de refuser d'accepter des violations du droit international et des guerres préventives qui encore une fois ne font pas partie du droit international. Le droit d'Israël à se défendre n'a rien à voir avec la possibilité de commettre un
génocide comme c'est le cas aujourd'hui à Gaza ou avec le fait de bombarder et de frapper un autre pays de la région. Ça n'a rien à voir avec le droit d'Israël à se défendre et le fait que le président de la République apporte son soutien à cette opération est une rupture avec l'engagement que la France doit toujours défendre sur la scène internationale, c'est-à-dire la défense du droit international. Parce que si la France ne défend pas le droit international dans cette période où il est contesté, remis en cause par l'affirmation de la force plutôt que de la diplomatie pour régler les conflits, qui va le faire ? Comment est-ce que vous jugez la la position d'Emmanuel Macron sur le conflit alors israélo palestinien davantage ces derniers temps ? puisque
l'événement iranien n'était pas encore survenu. Il a eu des propos quand même assez durs à l'encontre de Benjamin Netaniaahu. Il condamne fermement le blocus en cours à Gaza. Il dit que la France ne restera pas les les bras croisés. Vous trouvez qu'il n'est néanmoins pas à la hauteur ? Bah qu'est-ce qu'il fait de la situation ? Il parle, il a des mots. Mais que fait-il concrètement ? Il dit que la France ne va pas rester les bras croisés, mais concrètement la France reste les bras croisés. Il est incapable de condamner les violations du droit international de monsieur Netanyahou. Il est incapable de condamner euh autrement que par des mots mais en prenant des dispositions, des mesures. Est-ce que vous savez qu'il y a eu 17 trains de sanction contre Vladimir Poutine après
l'agression insupportable et inacceptable menée par la Russie contre l'Ukraine qui était une violation du droit international ? On n pas été capable de faire une seule fois des sanctions contre le gouvernement de monsieur Netaniaahou alors qui commet de multiples violations du droit international alors qu'on a plus de 55000 personnes qui sont mortes aujourd'hui à Gaza. Donc il faut des sanctions économiques contre le gouvernement de monsieur Netaniou. Donc il faut arrêter de livrer des armes parce que le ministre des armées dit qu'il ne livre pas d'armes et ensuite al France dit qu'on ne livre que des composants mineurs, pas des armes. Oui, mais sauf qu'ensuite vous avez des confrères à vous qui euh euh euh font des études, font des enquêtes et qui révèlent qu'au contraire, il y a
effectivement des armes qui ont été livrées par la France économique, c'est il faut un embargo sur toutes les livraisons d'armes. On ne peut pas accepter que la France continue à avoir en quelque sorte une forme de complicité dans ce que les autorités internationales qualifient aujourd'hui de génocide à Gaza. Ce n'est pas possible. Donc oui, évidemment que risque génocidaire, on dit non, la Cour internationale de justice a parlé de risque de génocide il y a maintenant plus d'un an. Plus d'un an. Et il y a plus d'un an, quand la Cour internationale de justice a parlé de risque de génocide, elle a dit que tout devait être fait pour prévenir le risque de génocide. Et la France est signataire d'une convention internationale. Elle a une obligation légale de prévenir le risque de génocide
et elle ne fait rien aujourd'hui. Donc il faut des sanctions. Donc il faut un embargo. Donc il faut rompre l'accord de coopération économique qui existe aujourd'hui entre l'Union européenne et Israël. On a des leviers d'action. Il faut reconnaître l'état de Palestine. Pourquoi dans ce Emmanuel Macron maintient sa volonté de reconnaître l'état de Palestine ? Un état démilitarisé dit-il. Mais qu'est-ce qu'il attend ? Qu'est-ce qu'il attend ? Il n'a pas besoin de faire je ne sais quelle conférence pour décider de la reconnaissance de Palestine mais il n'en a pas besoin. En conclusion, cette intervention de Manuel Bompard sur BFM TV aura clairement été marquée par des échanges particulièrement musclés sur le budget, les retraites, les médias ou encore les questions internationales. Le député a
défendu ses positions sans chercher à esquiver les questions. Dites-moi votre avis en commentaire. Pensez à liker la vidéo et à vous abonner pour ne manquer aucune prochaine confrontation politique.
Manuel Bompard