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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 3 septembre 2024 8 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesImmigration & asile

Les 4 vérités - Benjamin Haddad

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Qu'attend le président de la République ? À quoi joue-t-il ?

  • 0:42OuverteRéponse partielle

    On verra si ça prend 6 mois.

  • 1:23OuverteÉludée

    Ce profil vous conviendrait ? Vous le soutiendriez ?

  • 2:07RelanceRéponse directe

    Donc ce ne serait pas automatique ?

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Je m'opposerais à toute remise en question de la réforme des retraites...

  • 2:49RelanceRéponse directe

    Vous pourriez soutenir un Premier ministre qui a manifesté contre un texte que vous avez voté ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42B.HaddadFait
    « On est dans une situation inédite dans la 5e République. »
  • 1:23B.HaddadFait
    « C'est au Premier ministre d'aller solliciter le soutien des parlementaires. »
  • 2:07B.HaddadFait
    « Je m'opposerais à toute remise en question de la réforme des retraites, qui est fondamentale pour financer notre système de retraite. »
  • 2:07B.HaddadFait
    « J'ai soutenu cette loi immigration qui est essentielle pour maîtriser notre immigration, pour expulser les délinquants étrangers. »
  • 3:33B.HaddadFait
    « Nous devons changer notre culture politique. On a une culture politique de la confrontation et du conflit. »
  • 4:15B.HaddadFait
    « La France vit au-dessus de ses moyens. Nous avons un système accro à la dépense publique. »
  • 4:15B.HaddadFait
    « Soit on augmente les impôts, ce que nous propose le NFP... Ce n'est pas une solution pérenne pour notre croissance. »
  • 4:15B.HaddadFait
    « Soit on réduit la dépense publique. Il faudra se poser la question de la transformation de certains de nos services publics. »
  • 5:00B.HaddadChiffre
    « On a le chômage le plus faible depuis 40 ans. »
  • 5:43B.HaddadFait
    « La tour Eiffel est une icône. Elle appartient à tous les Parisiens, à tous les Français. Ce n'est pas le portemanteau individuel de madame Hidalgo. »
  • 6:24B.HaddadFait
    « J'ai vécu l'élection de 2016 de D.Trump aux États-Unis qui a déjoué tous les sondages. »
  • 7:08B.HaddadFait
    « On ne peut pas dépendre du souhait de quelques dizaines de milliers d'électeurs dans le Michigan pour notre sécurité. »
  • 7:08B.HaddadFait
    « Il faut investir dans l'autonomie stratégique de l'Europe et qu'on soit capables de prendre nos responsabilités. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

député Ensemble pour la République de la 14e circonscription de Paris. - G.Daret: Il fait partie des députés du camp présidentiel qui attendent le nouveau Premier ministre. Bienvenue. Merci d'être avec nous ce matin. Toujours devant ce fabuleux décor de l'Arc de Triomphe... Regardez la une du "Parisien". "Un jour sans fin". Toujours pas de Premier ministre nommé par E.Macron. Qu'attend le président de la République? A quoi joue-t-il? - B.Haddad: On est dans une situation inédite dans la 5e République.

0:42

Personne n'a gagné les législatives. Personne n'est en capacité de constituer une majorité absolue. Le président de la République prend ses responsabilités. Son rôle est de nommer un Premier ministre et de choisir une situation de stabilité pour nos institutions. Il consulte. Il a rencontré des présidents de la République, des candidats potentiels à Matignon. Sa responsabilité est de trouver le meilleur candidat pour assurer la stabilité du pays. C'est normal que ça prenne du temps. Ca prend souvent du temps chez nos voisins. Ils sont plus habitués à la démocratie parlementaire. Aux Pays-Bas ou en Belgique, ça peut prendre plusieurs mois. - G.Daret: On verra si ça prend 6 mois.

1:23

L'Elysée promet un nom cette semaine. Parmi les personnalités pressenties, T.Beaudet, président du Conseil économique et social. Ce n'est pas un politique. C'est un profil qui vous conviendrait, en tant que député du camp présidentiel? Vous le soutiendrait? - B.Haddad: Je ne vais pas spéculer sur les noms qu'on voit dans la presse. C'est au Premier ministre d'aller solliciter le soutien des parlementaires. - G.Daret: Donc ce ne serait pas automatique? - B.Haddad: Ce serait la responsabilité du Premier ministre de créer une coalition. Je veux la stabilité pour notre pays. C'est la stabilité du gouvernement mais aussi de nos comptes publics.

2:07

Je m'opposerais à toute remise en question de la réforme des retraites, qui est fondamentale pour financer notre système de retraite. La stabilité, c'est aussi la sécurité de nos concitoyens, la défense de nos valeurs, à commencer par la laicité ou l'Europe... C'est au coeur du pacte d'action que les députés Renaissance ont adopté cet été avec G.Attal. C'est ce que nous défendrons dans une éventuelle coalition. - G.Daret: T.Beaudet a manifesté contre la loi immigration il y a quelques mois. Vous pourriez soutenir à Matignon un Premier ministre qui a manifesté contre un texte que vous avez voté? - B.Haddad: J'ai soutenu cette loi immigration qui est essentielle pour maîtriser notre immigration, pour expulser les délinquants étrangers.

2:49

Les Français veulent une politique de fermeté et de maîtrise de notre immigration. - G.Daret: On est dans une période extraordinaire de notre République. Choisir quelqu'un qui n'est pas politique, c'est judicieux? - B.Haddad: Je ne vais pas spéculer. Nous devons changer notre culture politique. On a une culture politique de la confrontation et du conflit. Nous n'avons pas gagné ces législatives. Nous entendons le message envoyé par les Français. Il y a la nécessité d'obtenir le plein-emploi, de défendre l'Europe. Il faudra se mettre autour de la table avec les forces politiques pour donner un gouvernement à notre pays,

3:33

assurer la stabilité de nos institutions. - G.Daret: Le déficit public pourrait être de 5,6 % cette année. Comment dire après ça que la majorité sortante a bien géré le pays? - B.Haddad: La France vit au-dessus de ses moyens. Nous avons un système accro à la dépense publique. Il y a 3 façons d'y répondre. On a traversé des crises historiques, la crise du covid, la crise ukrainienne, où on a fait le choix de protéger les Français. Soit on augmente les impôts, ce que nous propose le NFP... Ce n'est pas une solution pérenne pour notre croissance, pour nos ménages et pour nos finances publiques. Soit on réduit la dépense publique. Il faudra se poser la question de la transformation de certains de nos services publics, une réflexion de fond sur notre modèle social. Je porterai des amendements de réduction de la dépense publique lors des débats budgétaires des prochains mois. Les premiers à nous faire des leçons comme Les Républicains n'ont déposé que des amendements d'augmentation de la dépense publique ces dernières années. 3e solution, la seule pérenne: la croissance, la production, soutenir nos entreprises, faire en sorte qu'on puisse créer des richesses.

5:00

Ca a été notre politique depuis des années. On a le chômage le plus faible depuis 40 ans. Il faut aller plus loin. Nos voisins travaillent plus et plus longtemps. C'est ce qui permet de créer des recettes fiscales, de la croissance et donc de résorber ce déficit. C'est pour ça qu'une politique qui irait alourdir la fiscalité de nos ménages et de nos entreprises irait à l'encontre de cet objectif fondamental. C'est ce que propose le NFP. - G.Daret: Vous êtes député de Paris. A.Hidalgo souhaite conserver les anneaux olympiques sur la tour Eiffel et la vasque olympique après ces Jeux olympiques et paralympiques.

5:43

Vous y êtes favorable? - B.Haddad: Non. On a eu une fête extraordinaire avec les JO. On est en train de vivre beaucoup d'émotions avec les Jeux paralympiques. Mais la tour Eiffel est une icône. Elle appartient à tous les Parisiens, à tous les Français. Ce n'est pas le portemanteau individuel de madame Hidalgo. Elle n'est pas libre de décider si on va garder les anneaux. Beaucoup de Français sont très réservés vis-à-vis de cette décision. Je préférerais qu'on consulte les Parisiens, voire les Français. Je n'y suis pas favorable. - G.Daret: Vous êtes un spécialiste des Etats-Unis. Vous y étiez il y a quelques jours. Est-ce qu'on ne donne pas un peu vite le sentiment que K.Harris a déjà gagné cette présidentielle face à D.Trump?

6:24

- B.Haddad: J'ai vécu l'élection de 2016 de D.Trump aux Etats-Unis qui a déjoué tous les sondages. Je me garderai bien de pronostiquer. Même si K.Harris fait une belle campagne, c'est très serré dans les Etats-clés, le Michigan, l'Ohio, la Pennsylvanie... Quelles conclusions faut-il en tirer en tant que Français? On ne peut pas dépendre du souhait de quelques dizaines de milliers d'électeurs dans le Michigan pour notre sécurité. Il faut investir dans l'autonomie stratégique de l'Europe et qu'on soit capables de prendre nos responsabilités. Quand on a des guerres sur notre continent, il faut qu'on se donne les moyens de soutenir les Ukrainiens seuls, d'assurer notre propre sécurité. Ce n'est pas être anti-américain.

7:08

C'est juste constater qu'on ne peut pas tirer à pile ou face la sécurité de l'Europe. - G.Daret: Sur quoi va se jouer les élections? - B.Haddad: Le bilan de J.Biden, qui pourtant est bon... K.Harris va devoir dessiner une autre vision, une vision positive de l'avenir des Etats-Unis. Elle ne pourra pas simplement se contenter de faire une campagne contre D.Trump. Ca avait été l'erreur de H.Clinton en 2016. Il faudra dessiner une vision pour l'avenir du pays. Elle a commencé à le faire lors de la convention démocrate. - G.Daret: On se trompe, quand on a le sentiment que les démocrates seraient les candidats de la France? K.Harris est la candidate pro-française? - B.Haddad: Non.

7:51

Il y a un changement de génération profond aux Etats-Unis. J.Biden était le dernier représentant d'une classe politique issue de la guerre froide qui avait la relation transatlantique au coeur de sa vision du monde. D.Trump défend cette vision. Il défend une vision isolationniste. On aura ces mêmes tendances de fond, même si K.Harris est élue.