Olivier Serva : conférence de presse du groupe LIOT à l'Assemblée ce mardi 3 juin 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Messieurs dames, bonjour. Conférence de presse du groupe Liot. Merci de votre présence.
Tout d'abord, nous allons évoquer la question la question gouvernement. Nous n'avons qu'une aujourd'hui égard aux contingences de calendrier euh qui sera posé par le porte-parole Arold. Ar.
Merci. Alors la question portera sur le rôle que le gouvernement en tant donné à la représentation nationale dans les discussions sur l'avenir financier et budgétaire du pays. Quand François Bairou a été nommé, il a longuement expliqué à la représentation nationale qu'il souhaitait l'associer, tirer les conséquences du déraillement de des discussions budgétaires de l'automne 2024 et faire un travail en amont pour nous associer à cette discussion.
Depuis de semaine en semaine, on voit des ballons d'essai se succéder sur les intentions du gouvernement. Alors, c'est tantôt l'avantage fiscal des retraités, tantôt la TVA sociale et il y a surtout l'annonce que euh à la mi-juillet, le gouvernement dévoilera l'ensemble de son plan de redressement des finances publiques. Mi-juillet qui est aussi la date à laquelle le Parlement est censé fermer ses portes.
Donc la question est assez simple. Je ne pense pas que le gouvernement euh attende que le les portes du Parlement soient méticuleusement fermées et que les députés soient renvoyés dans les département pour prendre le risque de dévoiler ses intentions sur le budget. Je ne pense pas que le gouvernement ait l'intention de d'escalader les malayas tout seul.
Et donc c'est une question de méthode euh comment les groupes parlementaires, comment les députés de différentes tendances qui sont globalement responsable et qui tous sont attachés à à la gravité de la situation et au redressement des finances, comment le gouvernement entend définir cette méthode et permettre de préparer en amont un certain nombre d'orientations sans lesquelles le débat budgétaire ne fera que reproduire les airements de l'année 2024 ? Merci Harold. Ensuite vous souvenez le groupe avait pris ses responsabilités il y a 3 semaines en posant au premier ministre par l'intermédiaire de notre président Laurent Panifous une question sur l'abrogation du code noir.
Et bien nous ne lâchons pas l'affaire et nous continuons à avancer sur ce sujet et le président Panifus qui a participé à une réunion hier nous rendra compte. Vous rendez compte. Merci.
Merci Olivier. Mesdames, messieurs, effectivement euh euh c'est un sujet euh important et très hautement symbolique que Olisi Serva et Max Mathiasan ont mis sur le devant de la scène et pour lesquels j'ai eu l'honneur de d'être leur porte-parole et d'interroger le Premier ministre il y a 3 semaines. Comme Olivier vient de le dire, nous entendons faire en sorte que ceci ne reste pas l'être morte et que le gouvernement avance avec nous sur un acte clair, juridique, un vote de cette assemblée pour pour marquer l'abrogation de ce de ce code noir.
Nous sommes parfaitement conscients de la difficulté de l'exercice. C'est c'est une succession de d'outils juridiques, de code, d'abrogation, d'IT royaux et et il est extrêmement complexe d'être parfaitement exhaustif dans l'abrogation de de toutes les dispositions autour de ce code noir. C'est pourquoi il y aura il y a commencé à y avoir des réunions de travail euh auprès du gouvernement.
C'est la ministre Aurore Berger qui a été choisie par le gouvernement pour nous accompagner sur sur ce travail. Euh notre ambition c'est qu'avant la fin de la session ordinaire et de la session extraordinaire, en tout cas avant la suspension des travaux, nous puissions euh présenter Olivier Serv Max Matasan puisse présenter euh à vous toutes et tous un projet un projet de texte qui puisse être adopté le plus rapidement possible et qu'enfin la représentation nationale puisse effectivement abroger de manière hautement symbolique ce ce cô noir. Merci cher président.
C'est très important pour nous heute de façon solidaire et unanime et porté par la voix de du premier d'entre nous puisse accompagner cette belle avancée historique et symbolique. Et bien une fois les pas côt, nous avons le temps pour les questions. Nous vous écoutons.
Oui. Bonjour l'humanité. Le groupe GDR va présenter une proposition de résolution visant à l'abrogation de la réforme des retraites jeudi.
Quelle va être la position du groupe Liot sur le sujet ? Oui, c'est déjà c'est une démarche que nous saluons dans le principe. Pourquoi ?
Parce que quel est l'objectif du groupe GDR ? qu'il y ait enfin un vote sur cette réforme des retraites. Je vous rappelle que le groupe était en pointe euh de la vigilance par rapport à cette réforme là.
Nous avions déposé à l'époque une motion euh de censure qui était passée tout près euh de fermouche. Et qu'est-ce que nous disions à l'époque et que nous continuons à dire aujourd'hui ? Nous voulons une réforme des retraites mais nous voulons une réforme des retraites qui soit concertée.
Il y a deux éléments dans la PPR de GDR. Il y a la mesure d'âge et il y a la révision du nombre de trimestres. Nous sommes d'accord sur le principe avec la mesure d'âge.
Il faut qu'on puisse discuter de cela. Il faut qu'on puisse voter euh une réforme de retraite. Mais nous voulons, nous sommes, vous le savez bien, grotte des des hommes et des femmes députés responsables.
Nous voulons une réforme financée et nous avions à l'époque fait des propositions de financement. Par exemple, je rappelle que nous avions proposé très clairement que pour les entreprises en plus de 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, que euh les cotisation soit surélevée. Euh cette proposition n'avait pas prospéré et le gouvernement était passé en force et on avait eu tous les désagréments que vous connaissez aujourd'hui.
Nous nous satisfaisons pas du conclave du simulacre. Le conclave, on sait bien que ça va pas aboutir, que le MDF ne sera pas d'accord et que donc on ne va pas aboutir à cela. Et donc cette PPA sera l'occasion de rappeler au gouvernement que il n'y a pas eu de vote sur ce texte-là.
Mais par contre sur euh je dirais euh les mesures liées euh au trimestre, nous ne sommes pas a priori favorables parce que nous n'avons pas le chemin du financement euh des retraites. Voilà un peu la position euh majoritaire du groupe d'aujourd'hui. Ben du coup, ça dépend de comment il va évoluer parce que comme il y a deux éléments dont un qui ne nous conviennent pas qui ne nous convient pas donc on attend les discussions parlementaires.
Oui, ma [Musique] réponse sur la proportionnelle. Est-ce que vous êtes favorable à un projet du premier ministre et dans quelle proportion ? Euh alors proportionnel, vous savez, c'est un terme extrêmement large qui veut tout dire et rien dire, n'est-ce pas ?
Je crois pouvoir dire que de façon extrêmement majoritaire au sein du groupe Liot, euh nous pourrions envisager une forme de proportionnel pour les gros départements. Alors, ça veut dire quoi gros département ? Ça mérite d'être précisé. plus de 10 plus de 12 députés.
La question reste posée. Euh nous ne sommes pas du tout majoritairement parlant favorable à la réforme Bairou, c'est-à-dire à une réforme proportionnelle intégrale. Nous sommes tout à fait contre ça de façon très majoritaire dans le groupe.
Une fois qu'on a dit ça, je pense que le président Pfous pourra préciser la pensée du groupe. Merci Olivier. Je prends la balle.
Moi, c'est plutôt le rugby. Euh, écoutez, la proportionnelle intégrale en modèle 86 dans tous les départements à mes yeux ce que je crois entendre de de mes collègues au sein du groupe et Olivier Serval a justement dit ne pas opposé absolument à toute forme de proportion sur le principe pas très favorable mais bien sûr qu'il peut y avoir un mode proportionnel dans des départements où il y a beaucoup de députés. C'est entendable dans des départements plus modestes où où il y a une relation à la circonscription qui est quand même très très forte et je crois qu'il est important que les députés que nous sommes dans ces circons puissent représenter ces territoires à l'Assemblée.
Nous sommes él de la nation mais enfin nous sommes quand même les représentants aussi d'un territoire. Nous sommes élu sur un territoire et si la proposition que tout le monde commence à comprendre et en tant du premier ministre et de faire effectivement une une proportionnel dans tous les dans tous les départements de France modèle 86 alors très défavorable très défavorable parce que nous serions en train de reconstruire une République des apparatiques où les députés comme à l'image des députés européens ne seraient plus vraiment élus mais nommés vous êtes proche du pouvoir prof du chef qui serait à Paris sur d'être élu député puisqu'en haut de la liste et puis vous le député au fin fond des territoires de de France et de Navar en bas de liste donc symboliquement mais avec absolument aucune chance d'être ici à l'Assemblée nationale pour défendre un territoire et l'élu de la ruralité que je suis ça peut être vrai aussi dans les territoires d'autres mè moi si je suis sûr d'une chose depuis que je suis député et que je travaille dans cette maison, c'est que ces territoires parfois éloignés de la région parisienne qu'ils soit dans l'hexagone ou à notre mer cruellement besoin de députés qui défendent ardemment leur territoire. Donc totalement opposé à la proposition du premier ministre d'une proportionnelle sur tous les départements.
Hors de question que nous reconstruisions une République Aparachique où les chefs de parti décident qui est nommé député ou qui n'est pas un petit peu à l'image des députés européens. Je pense que j'étais assez clair. Si cette réforme était accompagnée de l'abolition du non cumul des mandats, est-ce que vous accepteriez ?
Non, je je ma position n'est pas à vendre. Je je suis euh absolument opposé à toute Non non non mais non non bien sûr je me permettrai pas mais c'est dans les tuyaux ce que vous dites. C'est vous le dites pas par hasard.
Je dire le la question parler de l'attachement au territoire. Euh un maire est attaché à je je suis d'accord avec vous. Le cumul des mandats, l'abrogation totale de toute forme de cul du mandat est à mon avis était excessive.
Pour autant, est-ce qu'aujourd'hui dire aux françaises et aux Français, nous allons pouvoir à nouveau nous parlementaires, cumuler un mandat avec un mandat local ? Écoutez, avant avant de venir ici, j'étais maire de mon petit village. J'avoue avoir trouvé ça assez difficile et je ne trouvais pas forcément de sens au fait de ne plus pouvoir être maire de mon village en étant député ici.
Je pense que les deux mandats se seraient servis l'un l'autre, l'attachement au territoire. Mais si le premier ministre c'était à cette réponse avec un mauvais mot d'humour, pardon, si le premier ministre me venait de me dire, venez nous dire écoutez, on fait la proportionnelle mais vous aurez le droit de culer mandat, je dirais non merci monsieur le premier ministre. Je pense pas que les Français et les Français soient prêts à entendre aujourd'hui la question du cumul des mandats.
Il y a il y a des il y a des temps, il y a des moments pour faire les choses. C'est extrêmement difficile de revenir sur certaines. Je pense que le cumul des mandats était totalement excessif parce qu'absolu.
Et je pense qu'il va être assez difficile revenir. À titre personnel, est-ce qu'on peut être député et maire d'un village ? Je pense que oui.
Je pense que ça servirait les deux mandats. Est-ce qu'on peut présenter ça aux Français et aux Français aujourd'hui ? Je suis moins convaincu.
Et puis et puis il y a un sujet de crédibilité. Il y a un côté baroque à l'idée qu'un premier ministre puisse faire adopter une loi électorale avec le soutien de ses principaux opposants LI et RN contre ceux qui le soutiennent. Donc moins trois des quatre groupes qui le soutiennent.
On n' jamais vu ça politiquement. Et l'idée de faire dans un même projet de loi euh adopter donc un texte par des oppositions tout en ayant à la à l'intérieur une disposition sur le cumul des mandats qui elle serait rejetée par ceux qui vont voter la proportionnelle mais accepté par ceux qui euh s'y opposent mais qui soutiennent le gouvernement. Là, il y a quelque chose que dans l'histoire parlementaire, on a dû on a dû voir enfin le enfin, on peut prendre les députés pour des idiots, mais à ce point, il y a quelque chose qui qui relève du sublime.
Pardon, on fait bien d'adopter des textes en commençant par les rejeter. Oui. Alors, aujourd'hui, alors adopter les textes en les rejetant, ça c'est le c'est le syndrome de cette législature qui va finir comme la flotte de Toulon par l'idée que le sabordage est la seule issue.
Mais là, il y a il y a autre chose. Il y a l'idée queon ne peut pas dans un même texte faire adopter par des coalitions différentes des dispositions qui sont contraires puisque à la fin la règle c'est que dans cet hémicycle le texte est toujours rejeté puisque tout le monde trouve un motif de le de le rejeter dans la liste des dispositions. Donc la perspective est séduisante, elle peut allécher des députés un peu simples d'esprit mais je ne pense pas que ça tienne le plusieurs heures de débat et que le le le procédé ne finisse pas par montrer la corde assez rapidement.
Du coup, j'ai peut-être pas été attentif mais j'ai pas très bien compris. Si vous avez fait un un bilan dans le groupe, si tout le monde est aligné avec bah en gros pour donner les nom à part le char de Courson, tout le monde est contre et pas modérément contre. et et Charles de B n'est pas pour la proportionnelle au premier ministre hein dans les grands départements.
Donc le la proportionnelle version premier ministre pardon la proportionnelle version premier ministre celle qui semble être celle du premier ministre modèle 86 tout le monde il est opposé dans le groupe. Absolument opposé. En revanche effectivement Charles et d'autres députés sont prêts à discuter d'une proportionnelle sur les gros départements ministre dans des grands départements au-delà de 9 10 11.
Il y a plein de propositions. La présidente de l'Assemblée a fait sa propre proposition. Sur sur cette ce modèle là de proportionnel, certains députés sont appr à discuter.
Mais ce qu'on peut dire, c'est que globalement le groupe est assez opposé à cette idée et et ne mélange pas la question la proportionnelle à celle du cumul des mandats qui sont deux sujets importants mais qui les les mettre l'un avec l'autre. Je je trouve que notre rapporteur était assez clair sur sa réponse. Typiquement en arrièrege, vous avez regardé, j'imagine, vous avez forcément anticipé ce que ça pourrait être ma place.
Donc voilà, non seulement je suis contre parce que je suis contre la République des Aparachique mais en plus croyez-moi, je ne suis pas suicidaire. Vous auriez un député ou deux ? Non, un non non, il y aurait une liste socialiste officielle et une liste socialiste disant deux élus.
C'est le c'est le propre de tous les petits départements ruraux. Voilà, il se passerait la même chose partout. Voilà.
Merci à vous.
Olivier Serva