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InterviewRadio France (sur Site radio)· 16 octobre 2026 6 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & élections

Présidentielle 2027 : le maire de Peyrolles prêt à refuser d'organiser le scrutin si l'État "nous pousse à bout"

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:40RelanceRéponse partielle

    Il n'y a pas une part de bluff quand même, vous avez signé cette lettre ?

  • 2:01RelanceRéponse directe

    Un maire qui refuse d'organiser, vous savez qu'il peut être suspendu ?

  • 2:48OuverteRéponse directe

    Ça veut dire quoi ?

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Vous dites que vous pourriez fermer des services publics là aussi.

  • 4:31RelanceRéponse partielle

    Vous ne vous sentez pas responsable de la dette de la France ?

  • 5:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous estimez que le gouvernement ne fait pas les économies qu'il pourrait faire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18PrésentateurFait
    « Dans le budget de l'an prochain, l'État prévoit de prélever une partie de l'argent des collectivités les plus aisées. »
  • 0:23PrésentateurFait
    « Il veut aussi moins rembourser les communes lorsqu'elles construisent une école, rénovent une route, réalisent des travaux. »
  • 0:48PrésentateurFait
    « Ils menacent de passer à l'action, fermeture de services publics, référendums locaux, et surtout, refus d'organiser la prochaine élection présidentielle. »
  • 2:49PrésentateurChiffre
    « Aujourd'hui, on va nous ponctionner à peu près 7 milliards d'euros dans la collectivité locale. »
  • 4:49PrésentateurFait
    « J'ai même réduit la dette. »

Temps de parole

  • Présentateur72 %
  • Présentateur 221 %
  • Présentateur 36 %

≈ 11,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Présentateur

D'ici Provence. Ici Matin. Elle est l'invité d'ici Provence, David Dussiou, et la menace des maires des Bouches-de-Rhône adressée au gouvernement.

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Locuteur

Qui

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Présentateur

pourrait se résumer par cette formule ? Retenez-moi où je fais un malheur. Comme d'autres associations d'élus locaux en France, les maires du 13 dénoncent une ponction budgétaire sans précédent. Dans le budget de l'an prochain, l'État prévoit de prélever une partie de l'argent des collectivités les plus aisées. Il veut aussi moins rembourser les communes lorsqu'elles construisent une école, rénovent une route, réalisent des travaux. Alors cette fois, les maires passent à l'action. Leur président, dans les Bouches-du-Rhône, Georges Cristiani, prévient, nous allons bloquer l'État. Mais bloquer l'État, ça veut dire quoi en fait ?

Ils ont tous signé hier soir une lettre adressée au Premier ministre, dans laquelle ils accusent d'abord l'État de leur faire payer ses propres déficits. Ils menacent de passer à l'action, fermeture de services publics, référendums locaux, et surtout, refus d'organiser la prochaine élection présidentielle. Bonjour Thomas Arcamone. Bonjour. Bienvenue, vous êtes le maire de Pérol en Provence, conseiller de la métropole d'Aix-Marseille-Provence. Vous allez répondre aux questions de David Voussillou. Mais d'abord, vous voulez faire

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Locuteur

peur

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Présentateur

au gouvernement, vraiment ? En fait, on est sur un projet de loi, donc on est là pour la négociation. On monte les muscles, on n'est pas content. Aujourd'hui, nos finances vont diminuer, et puis on aura du mal à investir pour nos écoles, pour nos infrastructures. Bien sûr, ça va être une perte pour nos citoyens que nous avons, dont on a la charge. Donc, c'est bien beau de nous faire les poches, mais à

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Locuteur

un

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Présentateur

moment donné, il n

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Locuteur

'y a

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Présentateur

plus rien dans les poches. Donc, il va falloir quand même qu'ils nous laissent un peu de souffle sur nos budgets. Il n

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Locuteur

'y

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Présentateur

a pas une part de bluff quand même, vous avez signé cette lettre. Vous êtes prêt vraiment à ne pas organiser l'élection présidentielle ? Si on nous pousse à bout, je pense qu'il faut montrer qu'on est capable de dire qu'on peut rendre les clés, comme on dit souvent, rendre les clés et laisser l'État se démerder dans ses actions. Attendez, mais un maire qui refuse d'organiser, vous

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Locuteur

savez

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Présentateur

qu'il peut être suspendu ? J'ai bien dit, rendre les clés. Ah oui, vous êtes prêt à déditionner ? Oui, quand on ne peut plus fonctionner. Je ne

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Locuteur

sais

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Présentateur

pas, quand vous n'avez plus rien à manger, vous n'avez plus rien à vivre, qu'est-ce que vous faites ? Vous essayez de partir ailleurs ou de faire autre chose ? Aujourd'hui, on est là, gérer une commune,

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Locuteur

c

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Présentateur

'est vraiment, on se donne à fond. Tous les maires que je connaisse se donnent à fond là-dedans. Et aujourd'hui, l'État n'est plus considéré comme des acteurs principaux dans la collectivité. Et à un moment donné, il faut montrer bien sûr les muscles. Quand vous écrivez, je reprends votre lettre, nous avons décidé de ne plus accepter vos prélèvements, vos taxes et vos redevances. Ça veut dire quoi ? Aujourd'hui, on va nous ponctionner à peu près 7 milliards d'euros dans la collectivité locale. Mais plus les accepter, c'est plus les payer alors. Plus les accepter, oui. Aujourd'hui, on refuse quand on vient de nous faire les poches.

Je vous le dis, c'est quelque chose qui, on est vraiment en colère parce que c'est des sommes colossales qui sont aujourd'hui prises dans nos budgets. Et on n'y arrivera plus. À un moment donné, on va faire des choix. Et les choix, c'est quoi ? Ça va être nos concitoyens qui vont les payer. Et ce n

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Locuteur

'est

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Présentateur

pas normal. C'est moins d'embauches au niveau des mairies. Vous savez qu'on a quand même des emplois sociaux où on fait travailler des gens. Mais ne serait-ce que ça, on va réduire la voilure, obligatoirement. Pourquoi nous on réduirait la voilure alors que l'État a toujours un maintien de vie ? Ce n

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Locuteur

'est

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Présentateur

pas possible. Vous êtes le maire de Pérol. Vous dites que vous pourriez fermer des services publics là aussi. Alors, effectivement. Là,

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Locuteur

ça peut faire peur. Là,

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Présentateur

ça peut faire peur parce qu'on est au service de nos concitoyens. Fermer tout ça, c'est une conséquence. Aujourd'hui, on est là pour montrer les muscles. On est là pour négocier. Il y a bientôt le salon des maires à Paris. Je pense qu'il y

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Locuteur

aura

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Présentateur

des actions aussi à ce niveau-là qu'on va montrer aussi nos muscles à Paris. À un moment donné, il faut m'en dire à l'État, on ne peut plus payer vos dévégations budgétaires que vous avez parce que vous savez que nous avons l'obligation, nous, dans le collectivité, à avoir des budgets en équilibre, ce qui n'est pas le cas de l'État. Donc, je me demande pourquoi on nous impose à nous ce que l'État ne nous impose pas elle-même. Vous ne vous sentez pas responsable de la dette de la France ?

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Locuteur

3

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Présentateur

500 milliards, encore, j'ai regardé ce matin. On gère nos budgets au niveau des communes. en bon père de famille. On ne fait pas des dettes, je veux dire, à outrance. Je prends le cadre de payroll. J'ai même réduit la dette. Voilà, c'est des choses qui se... On est aujourd'hui, on essaie de calculer encore... Je prends des exemples que je fais. J'avais un site Internet que j'ai changé hier, vous voyez, un peu. Je l'ai passé à la métropole parce que le service est beaucoup moins cher. J'avais un livret municipal

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Locuteur

que

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Présentateur

j'ai réduit le volume. Oui,

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Locuteur

on

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Présentateur

fait

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Locuteur

des

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Présentateur

économies de chandelles, vous.

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Locuteur

On

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Présentateur

fait des économies de chandelles, pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, on n'a plus le choix. Est-ce que vous estimez que le gouvernement, les députés, les sénateurs ne font pas les économies qu'ils

5:21
Locuteur

pourraient

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Présentateur

faire à la France ? Je pense aussi, oui. Je pense qu'aujourd'hui, notre État vit au-dessus de ses moyens, oui. Quand, par exemple, l'Assemblée, hier, décide de garder, de laisser aux retraités, vous savez, les 10% de... Le plafonnement, d'enlever le plafonnement des 10 % de frais sur les impôts. Oui, et que nous, ils nous imposent... Ils ont monté, qu

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Locuteur

'on

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Présentateur

s'appelle, la part au niveau des fonctionnaires. Deux poids de

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mesure

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? Deux poids de mesure, tout à fait. Après, nous,

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Locuteur

il

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Présentateur

faut qu'on aille chercher sur le budget, quoi. Je veux dire, voilà, il faut qu'on aille chercher cette partie-là sur le budget, voilà. Vous êtes vraiment prêt à aller jusqu'au bout de ce que vous dites ? Ah, mais la détermination est là. Merci, Thomas. Oui, je vous en prie. Maire de Pérol en Provence. Pérol en Provence. Merci à vous.

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Locuteur

Merci. L

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Présentateur

'interview, bien sûr, est à retrouver sur ici.fr. Elle est 7h50.