Jean-Noël Barrot : « Nous ferons tout pour que Michel Barnier puisse réussir »
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et notre invité politique ce matin c'est jean-noë Barot bonjour merci beaucoup d'être avec nous vous êtes minist délégué démissionnaire en charge de l'Europe président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale et vice-président du MoDem on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Stéphane Vernet de West France bonjour Stéphane bonjour Oriane journal Barou bonjour bonjour on va évidemment parler de la composition du gouvernement Barnier qui se fait attendre est-ce que le modem participera au gouvernement de Michel Barnier d'abord je crois qu'il faut que désormais ce ce gouvernement puisse être formé rapidement pour qu'il puisse se mettre au travail répondre aux attentes immenses qui se sont exprimés par les Français qui ont été exprimés par les Français au mois de juillet dernier le modem il l'a dit depuis le premier jour souhaite être l'un des acteurs de ce rassemblement de la gauche à la droite modérée qui seul va permettre de constituer à l'Assemblée nationale un socle permettant à ce gouvernement d'agir donc bien sûr que nous ferons tout pour faire en sorte que Michel puisse réussir donc il y aura des models on feront tout pour que Michel Barnier puisse réussir parce que Gabriel Atal par exemple il pose des conditions pour la République est-ce que vous aussi vous posez des conditions ou est-ce que vous dites pour le moment ça nous va il y aura des modè au gouvernement voyez c'est pas tout à fait la même question et la question des des personnes n'est pas la la seule et n'est pas la principale la principale question c'est celle du souhait sincère de réussite du gouvernement c'est ce que François baayot a dit c'est ce que nous avons dit depuis le le début de l'été nous souhaitons qu'un large rassemblement puisse soutenir l'action d'un gouvernement qui réponde aux attentes des Français et qui permette à ce gouvernement d'agir sans être sous la menace des extrêmes de gauche comme de droite gabrielal il souhaite pas la réussite du gouvernement Gabriel Atal je je souhaite je je considère qu'il souhaite aussi la réussite du gouvernement vous m'interrogez sur le modem vous sou condition lui met des conditions vous vous n'en mettez pas lui demande une clarification de la ligne par exemple vous vous demandez pas une clarification de la ligne pour vousclair vous savez ce que nous avons dit depuis longtemps nous n'avons d'ailleurs pas toujours été écoutés par nos partenaires par les gouvernements successifs c'est que parmi les réponses à apporter aux aspirations à plus de reconnaissance à plus de pouvoir d'achat à plus un meilleur accès au service public il y a la justice fiscale il y a l'idée d'une grande conférence sur les salaires et les conditions de vie au travail il y a la proportionnelle il y a l'évaluation des politiques publiques lorsque le nouveau premier ministre a rencontré les députés du groupe modem la semaine dernière il a évoqué son ouverture à ses priorités que porte le modem depuis longtemps ce sont des signaux positif il faut désormais les les consolider ce que nous souhaitons c'est que le gouvernement réussisse et nous avons des propositions susceptibles de lui permettre juste un dernier mot je donne la parole à Stéphan pourvez rester vous dans le gouvernement je suis pleinement concentré sur la rentrée de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale mais je souhaite moi aussi que Michel Barnier puisse réussir que ce lar former mais c question sont secondaire la réussite la réussite du gouvernement Barnier elle se joue dans la formation du gouvernement mais elle se joue aussi à l'Assemblée nationale dit pas non mais père m'ont élu à la tête de cette commission importante qui a tout son rôle à jouer dans une dans une période de très forte tension à l'échelle internationale jeanel Barot on a bien compris que vous vous souhaaitiez que le gouvernement Barnier réussisse on a l'impression qu'il y a plein de gens qui ont pas envie que le gouvernement Barnier réussisse on a même l'impression qu'il y a plein de gens y compris dans le bloc central qui ont pas envie qu'il y a un gouvernement Barnier alors est-ce qu'on va avoir un jour et si oui est-ce que ce sera avant la prochaine dissolution de l'Assemblée nationale je c'était ma première réponse à votre première question il faut le plus rapidement possible désormais que le gouvernement puisse être constitué et qu'avec le Parlement et l'Assemblée nationale il puisse se mettre au travail je crois que euh la responsabilité la responsabilité de la droite républicaine de la gauche modérée et du centre c'est de faire en sorte que cela réussisse les Français nous regardent leur attente est très grande les 11 millions d'électeurs du rassemblement national ont exprimé une colère à laquelle nous devons apporter une réponse si nous ne le faisons pas si nous nous comportons comme des épiciiers ou des boutiquiers dans cette période si grave pour notre pays alors les électeurs s'en souviendront et ils nous sanctionneront lourdement est-ce qu'il y a un risque que Michel Barnier jette l'éponge finalement là parce que ça fait 15 jours qu'il est qu'il est entré à à Matignon on a toujours pas de gouvernement est-ce qu'il pourrait démissionner faute de parvenir à mettre d'accord la droite et le centre autour de autour d'un projet autour d'un d'un gouvernement ou est-ce que c'est la fiction pure je je ne crois pas que ce soit son tempérament vous savez Michel Barnier c'est un montagnard qui a l'habitude des ascensions longues et difficiles je suis sûr qu'il parviendra à former son gouvernement je souhaite qu'il puisse le faire le plus rapidement dit quand même en coulisse qui commence à être un peu agacé par les CR les capricieux je constate qu'il y a eu des expressions notamment la semaine dernière considérant qu'il y avait dans la formation de ce gouvernement je dirais une dimension politique et partisane j'ai vu notamment certains représentants de la droite républicaine considérer que le le gouvernement Barnier était l'occasion d'une réhabilitation de la droite républicaine mais je je le rappelle la responsabilité de la de la droite républicaine comme celle des formations du centre et d'une certaine manière de de la gauche modérée et bien c'est de partir iticiper à la réussite de ce gouvernement qui suppose des compromis de part et d'autre pour répondre aux Français et écarter le péril des extrêmes on aura vraiment un gouvernement avant avant Dimanche soir c'est mon souhait mais est-ce que vous croyez un gouvernement d'union nationale est-ce que il peut encore avoir un gouvernement qui va des socio-démocrates jusqu'au centre jusqu'au LR je crois que c'est salutaire c'est la seule il y aura des socidémocrates v mais écoutez quand dans d'autres pays européens une situation similaire s'est présentée c'est-à-dire un parlement éclaté et une majorité difficile à trouver les formations politiques qui ont refusé de jouer le jeu du compromis qui ont refusé pour éviter de se disons de de se diluer dans une majorité avec des des alliés qui qui étaient auparavant des adversaires politiques et bien ces formations politiques ont refusé le compromis ont été lourdement sanctionné dans les ures lors des échéances électorales suivantes et donc je crois que la responsabilité des des formations politique appelé à contribuer à cet effort de rassemblement bien c'est de le faire de de bon cœur sinon les socialistes ils seront sanctionnés dans les ur socialistes écologistes communistes ils sont sanctionnés dans les ce n'est pas à exclure effectivement Gérald haranin il est monté au créneau lui aussi hier contre toute tentation d'augmenter les impôts est-ce que pour vous il faut augmenter les impôts la pression fiscale est est très forte dans notre pays et donc l'idée ce n'est évidemment pas de l'augmenter encore il nous faut faire baisser nos dép en utilisant plus efficacement de manière plus rationnelle l'argent public l'argent des Français ceci étant dit on est en droit de s'interroger sur la répartition de de l'effort fiscal c'est-à-dire sur la justice ou la justesse de la la distribution de cette pression fiscale quand on regarde ce que perçoit effectivement un travailleur pour 100 € de rémun gération du travail on s'aperçoit qu'il en perçoit 55 € pour un épargnant c'est 70 € pour un héritier c'est 94 € donc vous voyez que la pression fiscale elle pourrait être peut-être un peu plus équitablement répartie c'est ce que nous avons fait en 2018 lorsque baissant les cotisations qui pesaient sur le travail nous avons augmenté la CSG pour que tous les tous les revenus y compris les revenus du capital prennent leur part dans le financement de la protection sociale et des services publics donc il y a pour une pression à pression fiscale inchangée si je puis dire des questions de répartition qui mérite d'être posé et c'est vrai aussi sur la question des cotisations salariales un rapport a été présenté au au Premier ministre cette semaine qui fait remarquer que nous avons à juste titre allégé les cotisations salarial des des employeurs pour les inciter à recruter mais ces allègements de cotisation tou différemment les rémunérations en fonction de leur niveau et ce qu'on ce dont on s'aperçoit grâce à ce rapport c'est qu'en rééquilibrant ces allagement de charges on pourrait réenclencher ce qu'on appelle la dynamique salariale c'est-à-dire l'incitation des employeurs à augmenter la rémunération de leurs salariés pour des rémunération pour des rémunérations pour des rémunérations juste auudessus je comprenne bien on va chercher ailleurs que dans les inf pr imp la priorité évidemment c'est de faire la chasse aux dépenses publiques inefficace voilà la priorité personne ne peut souhaiter que la pression fiscale augmente dans notre pays même si on est en droit de sou quee demande par exemple la gauche le demande dit il faut augmenter les impôs des plus r je crois que la la la première oui mais voyez quand elle dit il faut augmenter les impôts des plus riches elle elle bon elle elle elle a peut-être une une attention un peu moins marqué que le centre par exemple au fait que la pression fiscale ne soit pas excessive dans notre pays pour que et bien les entreprises puissent se développer que la réindustrialisation puisse se poursuivre mais elle elle elle ne méconnaît pas que l'effort fiscal aujourd'hui dans notre pays est peut-être déséquilibré peut-être que le travail porte une part trop importante de cette pression fiscal par rapport à d'autres sources de revenu peut-être que les exonérations de cotisation salariales peuvent être mieux réparties de manière à ce que et bien les rémunération progresse ou recommence à progresser puisqueaujourd'hui elle stagne et ça alimente la colère des Français vous évoquez plusieurs pistes enfin voilà il y a plein de choses qui sont possibles aujourd'hui mais manifestement la ligne à suivre n'est pas tranchée or il y a des échéances à très court terme le le le toute la phase budgétaire son examen est censé commencer au Parlement par l'Assemblée nationale à partir du 1er octobre c'est-à-dire demain manifestement rien n'est prêt est-ce que les délais peuvent être encore respectés ou est-ce qu'on va vers une situation de blocage de toute évidence c'est à l'Assemblée nationale et au Sénat que sécréa le budget c'est-à-dire le projet de loi de finance pour l'année prochaine mais il doit commencer le 1er octobre or le cadre n'est pas prêt et l'Assemblée nationale y est y est prête dans les commissions dans la mienne en particulier nous avons désigné ce qu'on appelle les rapporteurs c'est-à-dire les députés qui vont être chargés d'examiner le budget de chacun des des ministères pour chacune des missions de l'État donc nous sommes prêts à prendre notre part et je sais que c notamment à l'assemblée nationaleel qui préside la commission des finances il dit que lui il a pas les documents nécessaires pour travailler c'est un peu compliqué d'être prêt dans ces conditions il est allait chercher deux fois à ber et à Matignon on lui a refusé les lettres plafond il dispose d'un certain nombre d'éléments d'ors et déjà je souhaite pour ma part qu'effectivement euh le l'Assemblée nationale le Sénat le Parlement puisse être destinataire le plus rapidement possible des éléments de des éléments précis pour se mettre à travailler pourquoi et bien parce que le Parlement étant amené à décider des recettes des dépenses plus il a de temps pour s'approprier ces questionslà plus il peut le faire de manière constructive si nous ne voulons pas donc il y a un blocage dans le travail parlementaire si si nous ne voulons si nous si nous voulons éviter le blocage il convient que le le gouvernement dès qu'il est formé puisse engager très rapidement le dialogue avec Parlement de toute façon sait qu'on aura du retard mais vous savez il y a des délais constitutionnels pour l'examen du budget le gouvernement les respectera gouvernement les respectera vous en vous en le gouvernement respecte la Constitution ça me paraî être le babas oui ça ça a pas l'air d'en prendre le chemin c'est censé être le premier mardi du mois là on parle du 9 octobre qui n'est pas le premier mardi du mois non c'est pas la Constitution qui dit ça c'est la loi organique la Constitution dit qu'il faut 70 jours pour examiner le budget le gouvernement respectera ce délai sans quoi le budget risquerait d'être inconstitutionnel ce sont des délais serrés qui sont liés à la situation politique que nous connaissons ce que j'invite le gouvernement à faire c'est évidemment à transmettre le plus rapidement possible les éléments au Parlement parce que plus le Parlement att temp pour travailler puis le pu il peut le faire de manière constructive puisquon parle de constitution et de constitutionnalité qu'est-ce que qu'est-ce que la procédure de de destitution lancée contre Emmanuel Macron peut apporter ou provoquer quel est votre regard sur cette démarche euh je pense qu'elle ne peut rien apporter de sain et de bon dans le fonctionnement de notre démocratie de notre République que cherche à faire la France insoumise selon vous ce qu'elle a fait depuis 7 ans maintenant c'est-à-dire démantel euh affaiblir ce que l'on appelle l'État de droit c'est-à-dire euh les grands principes qui régissent nos institutions ces institutions qui nous permettent à nous France de traverser y compris les crises politiques sans que euh n'explose le désordre et le chaos lorsque l'on se dit qu'au moindre euh problème ressentis on va provoquer euh un débat sur la destitution du président on affaiblit la fonction présidentielle on banalise euh le rôle du président de la République le président de la République c'est la clé de voûte de nos institutions vouloir banaliser désacraliser sa fonction c'est en fait porter une atteinte grave à l'équilibre institutionnel de notre pays comment vous comprenez comment est-ce que vous interprétez la position du Parti socialiste sur la question qui dit ben on va faire en sorte que le ce débat puisse avoir lieu mais ça sert à rien et on le votera surtout pas le Parti socialiste me rejoint sur l'analyse puisqu'il a dit très clairement qu'il ne s'associerait pas au vote de cette résolution sur la destitution il comprend bien que lorsque l'on s'attaque à la clé de voûe des institutions en fait on prend un risque très grand de voir le pays entrer dans une nouvelle ère où où plus aucune certitude n'est acquise et où tout devient instable il a souhaité néanmoins dans le bureau de au bureau de l'Assemblée nationale accepter la recevabilité c'est-à-dire accepter que que ce texte soit débattu sans doute parce qu'il est encore lié par ces accords avec la France àoumise je souhaite que ces ces accords soient rompus le plus vite possible le Parti socialiste est un grand parti de de gouvernement dans notre pays il doit se détacher de cette alliance mortifère avec l'extrême gauche est-ce que vous demandez à Michel Bernier de faire l'instauration de la proportionnelle une priorité c'est une priorité nous la défendons depuis longtemps le la proportionnelle c'est une manière de rendre du pouvoir aux Français les élections législatives anticipées de l'été dernier ont montré à tout le monde que notre mode de scrutin la manière dont nous élisons les députés est à bout de souffle nous nous sommes nous avons été des millions de Français à nous retrouver dans une situation où on votait pour un candidat qui n'avait pas notre préférence la proportionnelle résout ce problème là et garanti qu'au Parlement toutes les sensibilités sont représent priité pour vous c'est à quelle échéance vous savez la priorité pour pour pour nous et la réponse première à la colère exprimée par les Français et et et à la progression rembl national scrutin après scrutin c'est de rendre du pouvoir au français c'est vrai dans le champ institutionnel avec la proportionnelle c'est vrai dans le champ du travail où les salariés doivent pouir reprendre une part plus importante de la vie de le entreprise avec l'actionnariat avec la participation conseil d'administration avec une maise des condition trava le plus rapidement possible je souite en tout cas je souite en tout cas que si de nouvelles élections législatives devaient intervenir je je ne souhaite pas que ce soit le cas mais si elle devait intervenir d'ici 2027 d'ici la prochaine élection présidentielle que nous ayons la certitude qu'elle soit organisée sous le régime de la proportionnelle on va parler d'Europe puisque vous êtes encore ministre délégué des missionnaires en charge de l'Europe est-ce que vous saviez que Thierry Breton allait perdre son poste de commissaire européen quand est-ce que vous l'avez appris en lisant sa lettre de démission sur sur X comme tout le monde ou vous aviez été informé en amont oui c'est une décision qui a été [Musique] prise rapidement à la fin des discussions qui ont été conduites par le Président de la République et et la présidente de la Commission européenne une décision qui a été une surprise qui correspond à l'intention clairement exprimée par le Président de la République dès le printemps celle d'obtenir pour la France le portefeuille le plus conséquent possible et le plus aligné avec l'agenda de la France au niveau européen celui de la souveraineté économique et industrielle mais vous l'avez appris quand vous l'avez appris sur Twitter enfin X ou vous l'aviez vous le saviez avant je l'ai appris le matin où cette décision a été rendue mais c'est quand même Thierry Breton enfin Emmanuel Macron a choisi de de de reconduire Thierry Breton dans le poste de commissaire européen au nom de la France pourquoi est-ce qu'il a pas soutenu parce que le poste aurait pu être obtenu mais avec Thierry Breton à ce poste c'est une discussion entre les chefs d'État et la présidence ou la présidente de la Commission européenne le président de la République s'était donné comme priorité d'obtenir les responsabilités les plus étendues les plus important de manière à ce que la France puisse peser la évidence la président de la Commission européenne voulait plus tir breton elle elle elle elle a souhaité que un profil qui à la fois convienne au président de la République et lui convien juste c'est juste un problème d'inimitié de de mésentente ou de détestation personnelle où il y a des motifs plus profond est-ce que est-ce que Thierry Breton par exemple ne paye pas son en partie son bras de fer avec les gars femmes bien au contraire je CIS Thierry Breton a été un immense commissaire français il a démontré que l'Europe pouvait sortir de sa naïveté en étant pionnier dans la régulation des GS fames en étant pionnier dans le renouveau de l'Europe industrielle avec la la la fabrication des vaccins puis la fabrication des munitions je crois qu'il nous a rendu fier de ce que l'Union européne était capable de faire face au aux crises et je crois que l'histoire s'en souviendra et je crois d'ailleurs que Thierry Breton n'a pas fini de contribuer à l'avenir de la France et de l'Europe dans les années qui viennent mais du coup le remerciement c'est qu'on le soutient pas si vous voulez des détails plus précis sur les les décisions qui incombent au président de la République et et sur la la manière dont elles ont été ressenti par thier breton je vous invite à l'interroger directement Stéphane est-ce que est-ce que d'une manière générale avec départ de Thierry Breton il faut et puis surtout la nouvelle configuration de la Commission européenne est-ce qu'il faut craindre un recul de l'Union européenne sur le numérique notamment face au géant américain je ne le souhaite pas nous avons réussi en en quelques années seulement imposer à à imposer au aux grandes plateformes de réseaux sociaux des règles concernant la modération concernant la protection de leur public certaines enquêtes sont déjà en cours et une une entreprise comme TikTok a déjà renoncé à introduire en Europe une version très addictive de son application de peur de se voir sanctionner par l'Union européenne et en parallèle nous avons également créer des instruments nouveaux pour sanctionner les abus de position dominante c'est-à-dire les pratiques commerciales inéquitable déployé par les géants du numérique pour empêcher les acteurs français les acteurs européens de pénétrer sur les marchés ces politiques doivent être mise en œuvre nous en avons été les co je dirais constructeurs et nous serons très attentifs à ce qu'elle le soit et ensuite de recul sur ces pointsl en fait malgré la nouvelle architecture de la la Commission et sa nouvelle composition comment vous la lisez cette nouvelle Commission européenne qu'on a qu'on a découvert mardi la nouvelle Commission européenne elle elle correspond assez précisément à aux idées que la France a réussi à installer dans les esprits européens depuis 7 ans sous l'impulsion du Président de la République il faut le reconnaître vous avez le portefeuille français celui que Stéphane séjourné euh occupera qui est chargé de la prospérité de la souveraineté industrielle technologique euh économique vous avez à côté et c'est là où le numérique a effectivement été placé un portefeuille consacré à la sécurité là encore un sujet que la France a porté très haut dans l'agenda européen dans ce portefeuille vous aurez le numérique et je crois que c'est une une bonne chose parce que nous avons euh nous démocratie européenne euh des constatés euh être la cible d'attaque répété d'ennemis de la démocratie de l'intérieur comme de l'extérieur et donc il y a des liens entre la notre stratégie de souveraineté numérique et notre stratégie de défense de la démocratie et puis un commissaire chargé de l'industrie de défense qui était encore une idée française dernierot làdus c'est aussi une commission qui est qui est très largement dominée par la droite vous avez 15 commissaires sur 27 qui sont directement issu du PPE parti de droite européen sans parler des des PPE compatible ou de la présence d'un commissaire hongrois par exemple à la santé ou italien chargé des politiques de cohésion régional et des réformes est-ce que Stéphane ses journé il sera pas un peu seul dans cet ensemble malgré le titre qui lui est donné est-ce qu'il va vraiment pouvoir défendre les intérêts de la France où est-ce qu'on va assister à une espèce de marginalisation de la France au cœur même de l'Europe Stéphan ses journé comme vice-président exécutif de la commission il sera disons le coordinateur de la famille des centristes ce qu'on appelle renew à la Commission et en lien avec le Parlement européen où le groupe des centristes le groupe renw est présidé par valerriie etyz une française il aura à ses côté dans la commission non à ses côté dans la commission il aura quatre autres commissaires issus de cette famille politique ce qui représente le poids de cette famille politique au Parlement européen que la droite est progressée c'est plutôt naturel elle a progresser au Parlement européen depuis la la dernière constitution du collège des commissaires en 2019 il était naturel que son poids se renforce jean-noë Barot vous avez pris la tête de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée dans cette nouvelle législature une nouvelle vague d'explosion a eu lieu au Liban le hzbollah dont de nombreux membres ont été touchés à cuus Israël est-ce que vous craignez un embrasement dans la région je crains un embrasement et et et j'appelle comme la France l'a fait par la voix du du qu d'ors hier les acteurs de la région et notamment au Liban et et en Israël à la désescalade et s'agissant de ces euh attaques euh je les condamne parce que même si nous reconnaissons le droit d'Israël à assurer sa propre sécurité nous avons là des attaques qui ont touché aveuglément des civils qui ont fait des milliers de blessés et qui ont tué des enfants je crois qu'on ne peut pas se résoudre dans un monde en ébullition sous haute tension où la violence surgit partout en Afrique en Asie au proche- Orient à se laisser aller à accepter que des attaques puissent être conduites qui touche euh des des civils par centaines et des enfants et donc je condamne cette manière de faire quels que soi les auteurs qui que soient les auteurs de cette attaque là quelles vont être vos priorités comme président de la commission la commission des Affaires étrangères a tout son rôle à jouer justement dans ce moment euh cette période de de de grande tension sur le plan international pour contrôler l'action du gouvernement en matière diplomatique l'action du gouvernement doit répondre à ces crises parce que la France à une voix qui doit porter et qui doit être facteur de paix mais la commission des Affaires étrangères a aussi la mission d'informer le Parlement les députés mais aussi les Français sur la situation du monde sur ces bouleversements et la manière dont ces bouleversements impactent notre pouvoir d'achat notre sécurité la transition écologique nous ne vivons pas sur une île la France n'est pas une île et la responsabilité de la commission des affaires étrangères c'est justement de d'éclairer les Français sur ces entre le préoccupation quotidienn et notre politique en matière d'affaires étrangères merci Jean bar merci beaucoup d'avoir été notre invité la Une de West France le choix du gouvernement vire au terrible cass-etê c'est le résumé deest France merci beaucoup Stéphane à la semaine prochaine
Jean-noël Barrot