EDOUARD PHILIPPE dans l'HEURE DE VERITÉ, DÉCRYPTAGE ! 🔎
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 51 %Attaque 36 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 13:59OuverteRéponse directe
Quelle est la philosophie de votre programme économique ?
- 14:36RelanceRéponse partielle
Qu'offrez-vous aux foyers sans enfant pour augmenter leur pouvoir d'achat ?
- 16:22RelanceRéponse directe
Les heures supplémentaires ont-elles augmenté le volume d'heures travaillées ?
- 18:43OuverteRéponse directe
Quelle est votre proposition pour garantir les retraites ?
- 22:42RelanceRéponse directe
Les retraités pourront-ils profiter de leur retraite avec votre réforme ?
- 24:54OuverteRéponse directe
Quels sont vos objectifs pour les finances publiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:12Édouard PhilippeFait
« Travailler plus pour gagner plus. »
- 3:29Édouard PhilippeFait
« On pourrait faire davantage d'heures supplémentaires permises. Il y aurait moins de limitation dans ces propositions. »
- 4:12Édouard PhilippeChiffre
« Travailler 2 heures de plus par semaine c'est 1000 € de plus par an. »
- 8:24Édouard PhilippeChiffre
« Une allocation familiale unique qui permet de verser 350 € dès le premier enfant. »
- 18:43Édouard PhilippePromesse
« Mon objectif, c'est de garantir les retraites. »
- 20:32Édouard PhilippeChiffre
« 65 ans, 45 ans de cotisation, 65 ans pour un départ. »
- 26:22Édouard PhilippeChiffre
« Suppression de 750000 postes de retraité de la fonction publique. »
- 54:22Fait
« Il veut réformer le pays et la justice en France. Il veut rétablir l'ordre. »
- 56:58Fait
« Cette identité il faut la défendre et il faut la projeter dans l'avenir et qu'il faut être confiant dans notre capacité à la projeter dans l'avenir. »
- 57:36Fait
« L'identité fière, ça se rapproche beaucoup de l'identité heureuse. Et l'identité heureuse, celui qui en parlait, c'était son mentor. Un mentor que certains imaginaient président de la République en 2017. Un certain Alain Jupé. »
- 58:21Fait
« On manque de mesures concrètes, on manque de chiffres, on manque de programme dans cette partie avec Édouard Philippe. »
- 59:05Fait
« Je dis ce que je crois ce que je pense et ce que je propose. »
- 59:38Fait
« Est-ce qu'il faut faire rêver les Français pour être élu président de la République ? »
- 1:00:22Fait
« Je dis que l'identité française, elle existe et qu'on doit continuer à la défendre et qu'on a encore des choses à raconter au monde. »
- 1:05:12Fait
« Je m'emploie à ce que cette question ne se pose pas. »
- 1:09:53Chiffre
« Une durée maximale de chômage qui passerait de 18 à 12 mois. »
- 1:09:53Chiffre
« La division par deux de l'immigration légale. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Édouard Philippe dans la première de l'heure de vérité. Et oui, ça y est, c'est parti. La le service public est en campagne présidenti en mode campagne présidentielle et l'heure de vérité fait son premier format avec Édouard Philippe, candidat horizon à cette élection présidentielle. Voilà, une émission de 2h30 à 3h qu'on va ensemble condenser en allant à l'essentiel. Oui, on va pas se taper 3h de monologue incessant, ne vous inquiétez pas. On va on va analyser sujet par sujet les propositions avec des extraits pour appuyer ces propositions d'Edouard Philippe. Ne vous inquiétez pas, on fera ce format avec chaque candidat qui passera dans l'heure de vérité. Donc n'hésitez pas à vous abonner à la chaîne et à nous suivre sur YouTube pour venir
suivre ça à l'avenir. Euh cette émission, elle va se baser sur une idée centrale avec Édouard Philippe, on le sait, c'est un candidat qui est un peu qui est un peu l'héritage du macronisme chevillé au corps. Et la question qui va soutendre à tout ce tout cet échange sur le plateau, ça va être comment est-ce qu'Edouard Philippe peut incarner le renouveau alors qu'il a été le premier ministre d'Emmanuel Macron pendant aussi longtemps ? Ça va être un vrai sujet. Tout au long de cette de cette interview, il va mettre en avant différentes thématiques, notamment son expérience. Il va mettre en avant le fait qu'il est que c'est un candidat qui est sérieux, qui est responsable, cette idée de de costume présidentiel qu'il est prêt à porter et qu'il porte déjà
selon lui. Voilà, il veut pas être dans les promesses faciles, il veut dire la vérité. Enfin, on va avoir des éléments de langage très très habituel hein, de de d'un candidat qui veut être avoir une posture président. Euh mais donc on va commencer et le premier sujet qui a été abordé dans ce débat, dans cet échange pardon sur l'heure de vérité, c'était le pouvoir d'achat et le travail. Et qu'est-ce que propose Édouard Philippe ? Travailler plus pour gagner plus. Et oui, et euh on va écouter ça de suite. C'est pas dire des choses qui n'existent pas. Le miel ça n'est pas faire des promesses qui sont inconsidérées et qu'on sait ne pas pouvoir tenir. Ça c'est c'est pardon mais ça marche pas. Si ça marche pour se faire élire parfois
peut-être mais moi j'ai pas je vais pas faire comme ça. Je ne sais pas faire comme ça. Je vais faire comme j'ai fait au avre. C'est-à-dire dire exactement ce que je veux faire dire comment je veux le faire et ensuite laisser les Français décider. Parce que une démocratie, c'est ça, c'est un débat public dont on espère qu'il sera à la hauteur des enjeux et des Français qui décident à la fin après avoir entendu les arguments et compte tenu de leur envie de sauver le pays. Très bien. Alors quoi ? Qu'est-ce que vous leur proposez sur le pouvoir d'achat ? Je je leur propose de ne pas raconter de craque et et de travailler en effet un peu plus. Tout le monde en France vit dans un contexte où le pouvoir d'achat est un problème extrêmement oppressant et il faut le
mesurer et il faut pas le nier et c'est un fait. Bon euh moi ce que je propose aux Français, c'est d'abord de faire en sorte que en travaillant un peu plus, on gagne nettement plus. Le travailler plus pour gagner plus. Oui, c'est pas une C'est moi, c'est pas moi qui a inventé cette formule. Non, c'est Nicolas SarkoZi. Oui, mais elle est bonne. Elle est bonne et c'est surtout la bonne solution. Travailler plus pour gagner plus. On revient aux logiques du sarcosisme. Euh voilà, pour lui, il fait plusieurs propositions dans cette logique, hein. Euh pourquoi ? Parce que travailler plus pour gagner plus, il le ferait comment ? Parce que on pourrait faire davantage d'heures supplémentaires permises. Il y aurait moins de limitation dans ces propositions. On supprimerait les
cotisations sur ces heures. Vous savez, c'est ce qu'on appelait les heures les heures supplémentaires défiscalisées dans lesquels tout ce qui va être tout ce qui va être les logiques de de d'imposition et de cotisation, ça va disparaître de ces heures sup. Voilà, les exonérer de l'impôt sur le revenu. Il y a une vraie volonté à l'incitation he avec cette logique [grognement] et ainsi augmenter le revenu disponible des salariés. Et il prend un exemple avec le SMIC et 2 heures supplémentaires par semaine. Je laisse écouter cet exemple ici [grognement] pour quelqu'un qui est au SMIC. Travailler par exemple dans ce cadre 2 heures de plus par semaine, c'est c'est un effort. Je je c'est vrai, c'est un effort là. Il parle de 2 heures. Rotaillo parlait d'une demi-heure par semaine. Là
c'est Non, Rotaillo c'était une demi-heure par jour je crois. Donc c'était 2h30 semaine. Là Philippe c'est 2h semaine. Mais travailler 2 heures de plus par semaine c'est 1000 € de plus par an. C'est pas négligeable quand on est au SMIC. 1000 € de plus par an c'est pas négligeable. Et moi, je suis convaincu que toutes les autres formules ça n'a pas marché. Pourquoi ? On peut pas dire que ça n'a pas marché Big Fou parce que Hollande lui-même a dit encore récemment que s'il y avait quelque chose qu'il ne referait pas pendant son mandat, c'était de supprimer les heures fiscales défiscalisées de Nicolas Sarkozi parce qu'il considère que ça avoir ça avait été une erreur de les supprimer au moment où elles ont été supprimées. Euh Hollande lui-même qui est celui qui
l'avait supprimé que ça avait été une erreur de le supprimer. On vit au français elle ne marche pas. Nous allons devoir travailler un peu plus longtemps et ceux qui travaillent pourront gagner un peu plus en travaillant un peu plus. Ça c'est la première chose. Il y a une deuxième catégorie de français si j'ose dire qu'il faut aider particulièrement sont les familles. On a en France un énorme problème avec notre démographie. C'est pas l'État qui décide quand est-ce qu'on fait des enfants. J'ai jamais aimé l'expression réarmement démographique parce que c'est pas Emmanuel Macron mais et par d'autres parce que ça n'est pas une décision publique. C'est pas que Hollande est censé être une figure d'autorité, c'est que c'est celui qui qui l'avait supprimé à l'époque et qui
reconnaît que ça avait été une erreur. C'est ça qui est intéressant. Ce sont des hommes et des femmes qui décident de faire des enfants et ils décident parce qu'ils on envie de le faire. Ce qu'il faut, c'est les aider quand ils ont envie de le faire à pouvoir le faire dans de bonnes conditions pour quelqu'un qui est voilà. Et en gros, c'est 1000 € par an, hein. Les 2 heures, attention hein, c'est pas par mois. 1000 € par an, 2 heures de travail par semaine en plus, c'est 1000 € par an. Attention, en tout cas dans son calcul pour quelqu'un au SMIC, hein. Euh et voilà, il se compare forcément à Sarkozi, hein, avec sa sa logique travailler plus pour gagner plus qu'on connaît bien euh qui avait été dénoncé comme on disait par Hollande à l'époque. Euh il défend l'idée que l'augmentation
du pouvoir d'achat doit principalement passer par le travail et la production de richesse plutôt que par des dépenses publiques supplémentaires. Sous entendu, pour lui, le pouvoir d'achat doit augmenter par le travail et non pas par l'augmentation d'une prime d'activité ou l'abaissement de certains de certaines choses comme les les produits de première nécessité ou quoi. Ça doit vraiment l'augmentation du pouvoir d'achat doit se faire par le travail pour Édouard Philippe, on est vraiment dans la logique de la droite et la valorisation de la la valeur travail, euh la le refus d'une politique basée sur la redistribution. Voilà, ça on est vraiment dans de la logique de droite libérale habituelle ici qui je pense d'ailleurs globalement la position même de du côté de Gabriel
Atal et de et de Bruno Rotaillou à le travailler plus pour gagner plus la défiscalisation des supplémentaires notamment d'une certaine façon c'est un programme de droite libérale qu'on connaît type Sarkozi que et que les candidats du bloc central comme on l'appelle pourraient tous reprendre endre à leur compte dans dans ce dans quoi ils s'inscrivent dans leur candidature. La politique familiale. Alors, Édouard Philippe a aussi venu proposer quelque chose sur la politique familiale et pour encourager d'une certaine façon à la natalité. Euh, on sait que la France est dans le cadre du travail mais pour la pour la la sustainability, j'ai le mot en anglais
mais j'ai pas le mot en français. [ __ ] de merde. La durabilité. Ouh là, je vois le mec qui commence à lire trop de documentation Britannique anglaise et américaine et qui trouve plus ses mots en français. Euh pour la durabilité la durabilité, la pérénisation du système de retraite et cetera, tu as les politiques de droite qui appellent à à plus de natalité. Et dans ce cadre, bah tu as Édouard Philippe qui propose une nouvelle politique de natalité. Je vous laisse écouter. Politique familiale n'est plus adaptée. Moi ce que je crois c'est qu'il faut aider les familles, les familles y compris les familles monoparentales bien entendu dès le premier enfant. Aujourd'hui, on les aide beaucoup mais à partir du 2e et encore plus à partir du 3e. Je pense
et c'est vrai, on oublie trop souvent et pour le coup c'est là je je le rejoins sur ce coin-là. On oublie trop souvent les mères célibataires avec un seul enfant. Voilà, les familles monoparentales avec un sein d'enfant, on les oublie beaucoup, hein. Et je parle en connaissance de cause. J'ai été dans ce cas. J'ai été dans ce cas. Je suis fils unique du côté de ma dans le cas du mariage de mon père et de ma mère. Mes parents ont divorcé à quand j'avais 5 ans ou 6 ans. J'ai je sais ce que c'est. Et oui, c'est pas facile financièrement. famille, je pense qu'il faut aider avec une allocation familiale entièrement revue toutes les familles à partir du premier enfant. Une allocation familiale unique
qui permet de verser 350 € dès le premier enfant. C'est assez différent de ce qui existe aujourd'hui qui ensuite dégressive avec le revenu. Ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est d'accompagner les familles qui travaille et qui font un enfant puis un deuxè puis un troisème s'ils le souhaitent en faisant en sorte d'obtenir une réduction d'impôts de environ 3000 € ce qui permet aux classes moyennes qui travaillent de ne pas payer d'impôts sur le revenu pendant les 3 années qui suivront la naissance d'un enfant. Donc là on est que dans de la dépense. On est dans de l'aide, on est dans de l'exonération. Certains vont poser la question qui c'est qui paye ? Je vois déjà venir les libéraux, c'est Nicolas qui paye et cetera. Exonération d'impôts dans les trois
premières années de la naissance d'un enfant pour les classes moyennes. C'est qui les classes moyen ? Ça commence où ? Ça s'arrête où C'est vous allez voir, vous inquiétez pas, il va mettre en avant des postes de recettes et de dépenses et de dépenses en moins. Vous inquiétez [raclement de gorge] pas, pour les plus libéraux, ça arrive après. Utiliser ce terme. Si on découpait la population française en 10 groupes, en 10 groupes équivalents avec des ce serait le 4e, 5e, 6e des cils et peut-être le début du 7e. Donc ça veut dire les classes moyennes qui payent l'impôt sur le revenu. qui paye l'impôt sur le revenu qui en général paye moins de 2500 à 3000 € d'impôt sur le revenu. Et ben celles-là, on les aide en créant une réduction d'impôts qui est évidemment extrêmement
significative pour eux sur 3 ans consécutifs. Et j'ajoute une dernière chose, allez-y parce que j'avais proposé cela dans le débat public l'année dernière pour aider les familles. La possibilité inscrit dans le budget cette année, je m'en réjouis. la possibilité d'obtenir un prêt à taux zéro pour les familles qui ayant un enfant doivent changer d'appartement et décident de pouvoir acheter un appartement. Alors évidemment là aussi c'est quelque chose qui accompagne la famille lorsqu'elle s'agrandit et je je ne crois pas qu'on puisse faire encore une fois je ne crois pas qu'on puisse distribuer le pouvoir d'achat et d'ailleurs les Français le savent très bien. Moi moi ce qui moi ce que j'aurais pu trouver pertinent aussi je crois qu'il n'en a pas parlé enfin non même c'est
pas je crois il n'en a pas parlé c'est de revoir la politique de crèche. Voilà. Euh après moi, c'est une marotte que j'ai. Les crèches pour moi devraient être inscrites dans le dans le système de l'éducation de manière générale, devrait être accessible et gratuite parce que c'est des lieux d'apprentissage pour les enfants, même si c'est pas un système scolaire et cetera, c'est des lieux d'apprentissage de sociabilisation important et ça permet aux parents qu'il le souhaitent qu'il le souhaitent de pouvoir reprendre le travail si s'ils en ont l'envie. plus tôt. Voilà, surtout s'ils n'ont pas les moyens d'avoir des nounous et cetera.
Donc voilà, 350 € d'allocation familiale dès le dès le premier enfant pour Édouard Philippe. Une modalation en fonction des revenus effectivement, les 3 millions de réduction d'impôts, on vient de l'entendre et le prêt à ta zéro pour l'accompagnement dans de l'enfant du changement dans l'enfant dès le premier logement. Voilà. Non, après l'arrivée de l'enfant, pardon, un prêt à ta zéro permettant d'accompagner le changement de logement après l'arrivée d'un enfant, pardon. Donc, faciliter l'accès à la propriété pour les familles, les jeunes familles qui ont des enfants, hein. Je trouve ça très intéressant euh ce cette logique là, le prix à toer euh ça coûte pas forcément quelque
chose. Euh et c'est une garantie. Euh ça ça la question c'est voilà quels sont les cadres et les contours de ce to de ce prix à to zéro ? Est-ce que c'est sur combien d'euros ? C'est sur quelle temporalité est ? Il y a plein de questions qui se posent derrière hein. Quelles garanties sont nécessaires pour le faire ce préato zéro ? On est dans l'annonce, c'est encore un peu fou. Donc voilà argumentaire. présente cette politique comme une réponse au problème démographique et au coût de l'arrivée d'un enfant dans la vie des parents. Euh, il refuse cependant l'idée de que l'État puisse dicter aux Français le moment où ils doivent avoir leurs enfants. Pouvoir d'achat. Alors là, vous allez avoir un moment qui est assez funé. Vous allez continuer en parler avec Thomas Porcher.
Tu as Thomas Porchet donc si je me trompe pas qui est journaliste à à Radio Nova qui est arrivé sur le plateau avec qui il y a eu un échange un petit peu musclé sur le pouvoir d'achat. Je vous laisse regarder, ça dure un peu moins de 4 minutes. Et Thomas Porcher, vous bonsoir. Vous êtes économiste, professeur à la Paris School of Business. On vous entend sur Radio Nova qui appartient à [musique] Mathieu Pigas. Vous êtes membre des économistes inérés un collectif classé à gauche. À gauche, ça vous va ? Oui, très bien. Parfait. Bonsoir. Et voir Philippe. Bonsoir. Alors donc là, on va avoir le premier vrai affrontement parce qu'en gros, il y a plusieurs moments affrontement euh dans ce format long. Euh et voilà avec Thomas Porcher, ça va être le premier euh qui
va être axé voilà sur bah les les sup, la baisse des des préélélèvements ou encore les 350 €. Il va y avoir ça va être évoqué tout ça. On a très bien compris la philosophie de votre programme économique, c'est de faire en sorte que les Français travaillent plus et c'est de redonner du pouvoir d'achat aux classe moyennes notamment via des baisses d'impôts sur le revenu quand ils ont un enfant. Alors moi je vais vous montrer deux foyers. Je vais vous expliquer ces deux foyers, ils vont apparaître sur l'infographie et puis après je vous poserai. Oui. Et il est surtout économiste effectivement. Oui. Question. Là, on a un célibataire sans enfant qui gagne 1550 € net par mois. Donc au-dessus du SMIC. Puis on a un couple marié avec un enfant qui a 3300 € net par mois. Ces deux
foyers ne payent pas d'impôts sur les revenus. Le deuxième avec un enfant ne paye pas d'impôts sur le revenu. Donc la mesure que vous proposez ne les concerne pas. Qu'est-ce que vous allez offrir à ces deux foyers pour qu'ils puissent augmenter leur pouvoir d'achat ? une allocation euh familiale unique euh dont j'ai évoqué l'existence dès le premier enfant. Aujourd'hui, le couple marié avec un enfant au premier enfant, ses allocations familiales, c'est zéro ou quasiment zéro. 350 € par mois dès euh le premier enfant. Je pense que c'est assez euh utile et assez important et que ça accompagne l'arrivée d'un enfant, quel que soit d'ailleurs le niveau de revenu. Et pour le premier qui est légèrement audessus du SMIC qui paye pas laimpôt sur le revenu 350 € dans le cadre d'une allocation. En
réalité, laallocation que je propose, elle reprend un certain nombre d' et elle est dégressive avec le revenu. Donc quand vous aurez un couple marié qui gagne 10000 € par mois, la location sera très légère. Et quand vous n'avez pas d'enfant ? Bah quand vous n'avez pas d'enfant, vous touchez pas d'allocation familiale, monsieur Porchet. Mais et donc vous alors ça paraît logique. Euh j'avoue que la question je la j'ai pas compris quand vous avez pas d'enfant, je la comprends pas la question. Il y a pas d'allocation familiale s'il y a pas d'enfant. rester là mais qu'est-ce mais qu'est-ce que vous faites pour cette personne-là à 1550 € au-dessus du SMIC qui est impacté par la par l'inflation et là prix du carburant et ben là c'est la solution du travail du travail donc des heures
supplémentaires c'est la c'est la solution du travail un travail un peu plus long c'est vrai ah oui ben forcément ça s'inscrit dans la logique de oui je comprends mieux ça s'inscrit dans la logique de la personne n'a pas d'enfant elle a du temps libre si elle veut gagner plus elle peut travailler plus alors que la personne en couple on va lui donner la location pour qu'elle puisse quand même s'occuper de son enfant et cetera et c'est un effort mais d'un travail qui paye beaucoup plus dès lors qu'on travaille un peu plus longtemps puisque il y a plus de cotisation ni pour l'entreprise ni pour le salari. Alors c'est assez intéressant. Allons sur les heures supplémentaires. Ça a été mise en place par Sarkozi, ça a été mis en place aussi par vous en 2019. vous avez retiré
un certain nombre de cotisations sociales et vous avez défiscalisé en grande partie déjà les les les heures supplémentaires et il y a un certain nombre d'études y compris repris par le cercle des économistes qui est plutôt un centre d'économiste, on va dire non politique hein, on peut dire ça ou il vous invite souvent d'ailleurs qui eux ont dit que euh les heures supplémentaires avaient surtout alors déjà n'avait pas entraîné un augmentation du volume d'heur, ça n'avait pas été une incitation à faire plus d'heures supplémentaires et la deuxième chose c'est que ça avait profité surtout au cadres et aux professions intermédiaires. Donc moi quand je vois cette personne qui est seule qui ne va pas bénéficier finalement d'aide du pouvoir d'achat et des heures supplémentaires,
c'est vous qui dites qu'elle va pas bénéficier d'aide du pouvoir d'achat si elle travaille plus longtemps. Je vous l'ai dit au niveau du SMIC, au niveau du SMIC, c'est 1000 € par an. Bah vous pouvez dire que c'est rien, moi je considère que c'est pas rien et je suis sûr et je suis sûr qu'elle considérera pas que c'est rien. Non mais après on a on a un passif, on peut regarder un peu ce que ce qu'on donnait les défiscalisations d'heur supplémentaire et on voit que les revenus modestes eux n'ont pas augmenté. Je vous le dis ça à profiter au cadre. Est-ce que vous permettez, monsieur Marchet, de vous dire que ce que j'ai indiqué, pardon de rentrer dans la technique, mais vous m'y invitez, c'est à la fois une défiscalisation et évidemment pour une défiscalisation,
faut payer l'impôt sur le revenu. Quand on paye pas d'impôt sur le revenu, ça n'aide pas beaucoup. C'est aussi entre guillemets une désocialisation, c'est-à-dire que les cotisations sociales ne sont plus versées. Donc la différence entre le revenu net et le revenu brut, elle disparaît. Et là évidemment et là alors le rapprocher le br le net du brut est aussi euh argument énormément porté par la droite, le centre et une partie de l'extrême droite si je me trompe pas rapprocher le net du brut. Évidemment, c'est extrêmement précieux mais c'est déjà le cas en grand. Je vous dis mon système au niveau du SMIC 1000 € par an. Donc voilà, ça c'était une partie de l'échange qui je trouve é intéressante et tu as vraiment un clivage d'un côté Porsché qui qui va avoir son débat qui
va être plus inscrit dans la logique redistribution ciblage des revenus modestes et Philippe ça va être le travail les heures supplémentaires, la baisse des prélèvements et cette allocation unique qui en fait l'allocation unique elle paraît presque comme la mesure sociale qui fait par qui fait passer les mesures plus libérales de faire travailler plus potentiellement si s'il y a un souhait et de baisse de prélèvement. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est un peu la garantie sociale de ces autres propositions. Cette cette aide cette aide au premier enfant, je trouve. Sur le sujet des retraites. Ah, le fameux sujet des retraites, on va écouter Édouard Philippe. Mon objectif, c'est de garantir les retraites. Et pour garantir les retraites, je n'invente pas une idée
saugrenue, je je suis pas économiste. J'ai pas la capacité d'inventer des idées aussi facilement que vous. Ouais. Je regarde ce qui marche ailleurs. Je reconnais que c'est pas très inventif. Mais je regarde ce qui marche ailleurs. Tous les pays d'Europe et vous le savez, tous les pays d'Europe avec un système par répartition, confronté à ce choc démographique que nous sommes en train de vivre, ont répondu de la même façon avec des petits bémoles, mais de la même façon en travaillant plus longtemps. Et donc l'idée c'est de travailler un peu plus longtemps monsieur Porchet pour faire en sorte que les pensions d'aujourd'hui soient versées et que les pensions de demain avec résultat avec comme résultat par exemple en Allemagne tr fois plus tr fois plus de pauvres retraités qu'en France
parce que leur système est différent parce que leur système est différent qu'il est objectivement moins généreux mais pour l'équilibrer, ils ont choisi le même niveau c'est-à-dire de travailler un petit peu plus longtemps. Et ça et ça ne me choque pas, monsieur Porchet. Peut-être que ça ne me choque pas parce que voyez-vous, vous monsieur Porchet, je connais pas la nature de votre travail de tous les jours, mais je comprends que vous l'aimez, que vous vous organisez relativement librement et que vous pourrez travailler jusqu'à 67 ans, sauf si Oui. Alors, c'est pas parce qu'on aime son travail et qu'on est en capacité de de travailler jusqu'à 80 ans qu'on a qu'on a envie de le faire. Euh je pense que bon pour des raisons de santé ou pour des raisons de pénibilité que que je que je
ne saisis pas pour l'instant. Pas sûr que ma retraite soit même si je vais jusqu'à 6 et pas moi je vous le garantis. C'est c'est c'est bien ça le suur pas toutes [rires] mes annés avec votre système. Mais mais pardon si vous avez pas toutes vos annuités avec mon système vous les aurez pas non plus avec le système actuel parce que des gens qui travaillent jusqu'à 67 ans retraite sera plus faible qu'avec le système actuel. Pas du tout. Ah si tout si si. Tout à fait. Pas du tout, pas du tout parce que vous pourrez bénéficier en plus d'un deuxième moteur pour financer votre capitalisation obligatoire qu'on va mettre en place progressivement et qui ne vous coûtera pas plus cher. Voilà. Parce que qu'est-ce qui se passe ? Bah la proposition d'Edouard Philippe,
elle est claire, elle est nette. C'est 65 ans, 45 ans de cotisation, 65 ans pour un départ. Voilà. euh une durée de travail plus longue, une réforme structurelle et surtout un départ de comme vous avez entendu à la fin de capitalisation qui va se mettre en place progressivement. Bon avec Thomas Porcheter, vous avez entendu he Thomas Porchet, lui qui soulligne la précarisation des retraités et les difficultés d'emploi des seigneurs qui sont un véritable sujet aujourd'hui en France euh et la question du futur niveau de de pension quand il évoque son propre cas. Et en fait, c'est vachement intéressant euh parce que on se rend compte que il y a il y a une problématique aussi de l'emploi des seigneurs en France et que c'est une problématique qui n'est peut-être pas
assez considérée aujourd'hui. Et en fait, vous savez même quel est le meilleur exemple de pourquoi on a conscience qu'il y a un problème ? C'est parce que aujourd'hui par exemple les durées d'indemnisation des chômeurs retraités sont plus longues si je me trompe pas que les durées des jeunes chômeurs parce qu'on sait la difficulté pour une personne sénior de retrouver un emploi à un certain âge. Voilà, on le sait en France que cette problématique existe et du coup on joue sur ce sur ce sur la durée d'indemnisation pour essayer de de répondre à cette à cette question sans ne sans pour autant répondre à la [musique] cause. Euh on essaie d'apporter une réponse à une conséquence sans traiter la cause. Non
non pas retraités chôur moi je parle des prérretés des jeunes des seniors qui des travailleurs seniors Faard avant d'être retraité justement parce que généralement quand tu es seior et que tu perds ton emploi mais que tu n'es pas encore en âge de retraite ça va être très très très compliqué de trouver euh un emploi. Voilà de 55 à 56 ans, c'est jusqu'à 22,5 mois à 57 ans et de plus c'est jusqu'à 27 mois. tu as ça augmente en fait. Voilà. Euh autre échange un peu tendu, je vous laisse écouter ici euh cet échange pour faire en sorte que les pensions d'aujourd'hui soient versées et que les pensions de demain avec comme résultat par exemple en Allemagne de partir un peu plus
longtemps. Amen, c'est le même extrait. Attendez en plus d'un deuxième moteur pour financer votre retraite la capitale 82 en 1982 parce que vous savez qu'il y a une grosse partie des gens qui qui meur avant avant de départ à la retraite. On a gagné 8 ans d'espérance de vie depuis 1982. ou en 1982, l'âge de départ à la retraite c'était 65 ans. Aujourd'hui, on a 8 années. Je ne propose pas quelque chose qu'on a jamais connu. Je dis juste qu'on doit pouvoir faire comme les pays autour de nous de façon à garantir les retraites d'aujourd'hui et de donner des perspectives à ceux qui travaillent aujourd'hui, à ceux qui ont 30 ou 40 ans et vous en connaissez autour de vous qui vous disent bah d'ailleurs vous venez de le dire qui vous disent mais moi je travaille, je travaille mais j'aurai pas
de retraite. Et ben moi je vous la garantis avec ce système, avec la capitalisation, avec le système, je vous garantis une retraite et et comme vous êtes un homme de gauche et que vous êtes justement attentif à cela, bah vous devriez être heureux qu'on sauve le système par répartition parce qu'il est juste. Euh oui, il est juste mais avec vous, il sera moins juste. Ah, je crois. Voilà, je pense qu' voilà, tu as eu un désaccord ici effectivement surtout le sujet des retraites. Voilà, on a vraiment cette question en suspend qui est de savoir si avec cette réforme en fait est-ce que les futurs retraités ont vraiment une meilleure retraite que aujourd'hui ? C'est une question qui est qui est en suspend sur ce sujet et surtout moi je poserai une autre question. Est-ce que
les futurs retraités pourront vraiment profiter de leur retraite comme aujourd'hui avec une durée de entre guillemets de vie après la retraite plus faible que celle aujourd'hui étant donné que bah ils vont travailler plus longtemps ? Donc si tu travailles plus longtemps l'espérance de vie n'augmentant plus énormément comme auparavant, ben en fait tu perds des années de vie à la retraite et tu vas passer plus d'années de vie au travail. Donc déjà par essence, j'ai presque envie de te dire non dans l'idée si on si on doit réfléchir à ça. Non. Euh autre extrait, allez on enchaîne sur le prochain sujet. Prochain sujet, les finances publiques et le déficit. Alors
là, on est dans quelque chose de très euh de très carré euh carré mais carré version droite, centre, rigueur hein, presque austérité, j'ai envie de vous dire euh mais pas tant parce qu'au final reste sur 2 % de déficit, hein. Donc voilà, l'objectif des DFB, c'est 2 % de déficit à la fin du mandat. Donc ça reste 1 % en dessous des directives européennes qui demande 3 % de déficit, je rappelle. et il veut répartir l'effort de global entre dépense sociale, état et collectivité. Ce sont les trois axes sur lesquels il veut agir pour baisser le déficit national. Juste avant, on parlait du chômage des seniors, hein. Juste avant chômage des seigneurs avant d'être à la retraite. Première
proposition d'Edouard Philippe sur le sujet, la la baisse de l'indemnisation chômage en France. Voilà, il veut supprimer 6 mois à l'indemnisation chômage. Voilà. Il veut qu'on passe donc de 18 mois à 12 mois seulement. Voilà. Euh l'indemnisation, la durée d'indemnisation chômage qui est continuellement attaquée. D'ailleurs, un jour il y a quelqu'un qui va proposer de la supprimer. On va rien comprendre. On passerait à plus qu'un an, j'imagine, avec le même format, donc avec 6 mois de travail. Donc c'est 6 mois de travail pour toucher un an de chômage euh avec ce système proposé par Édouard Philippe. Voilà, il veut également agir sur les dépenses de santé, l'organisation de
l'administration notamment avec la fonction publique où il évoque la suppression de 750000 postes de retraité de la fonction publique. C'est-à-dire quoi ? C'est-à-dire il va pas supprimer les postes comme ça, il va surtout ne pas remplacer deux départs sur trois. Voilà. Donc il va pas supprimer les postes en les virant. C'est de non remplacement. qui vont être assez rapides euh en soi. Pour lui, dans la logique, moins de dépenses, donc c'est-à-dire moins de fonctionnaires à payer, c'est un redressement des comptes et une baisse du déficit et le retour de la prospérité économique vendue par la droite. Voilà. Et l'effort des collectivités, ça s'inscrit aussi là-dedans, hein. Les fonctionnaires, c'est état et collectivité. Euh et d'ailleurs, un des arguments qui pousse là-dedans, c'est
l'automatisation euh par exemple avec des fonctionnaires qui seraient mieux payés aussi et les usages tels que l'IA, des dia souveraines et cetera pour certains postes. C'est des choses aussi qui sont portées par Édouard Philippe mais qu'on entend aussi du côté de certaines personnes comme Éric Zemour ou encore David Lisnard qui sont bien plus à droite qu'eddouard Philippe. Salut Mackol. [grognement] La méthode de gouvernance à la fameuse méthode de gouvernance d'Edard Philippe qui est connue aussi pour être celui qui est qui est qui a fait face au mouvement des gilets jaunes. Quelle méthode de gouvernance pour Édouard Philippe ? Quelle méthode de gouvernance avec les citoyens et le parlement ? On regarde, moi je pense que si on veut faire les choses après les 3 années que nous
aurons passé d'indécision liées à l'absence de majorité à l'Assemblée nationale, il faudra aller vite. Et je proposerai après l'élection, après la nomination d'un gouvernement, après la dissolution et donc l'élection d'un nouveau parlement dans lequel il faudra obtenir une majorité absolue, ce qui est un autre sujet. Ouais. ce qui est un autre sujet et j'espère que parmi vos on en parlera vos horloges humaines, on aura l'occasion euh de humaine d'en parleren parler. Et ensuite, je proposerai euh dès le mois de juillet, c'est-à-dire dès le début de la session extraordinaire du Parlement, l'examen d'une vingtaine euh d'ordonnances parce que je pense que nous devons aller vite. Ces ordonnances, elles ont été rédigées entre janvier et juin, pas simplement
par des gens qui m'accompagnent, mais en associant tous ceux qui à l'intérieur de l'espace politique de la droite et du centre veulent s'associer à ce travail de façon de façon à pouvoir très vite soumettre au parlement ses ordonnances mais afin qu'elle rentre en vigueur dès l'automne et de pouvoir et de pouvoir cesser cet état d'indécision d'indétermination dans quel dans lequel vit le pays depuis au moins 24. Mon objectif c'est que ce pays soit commandé et gouverné. Il en a besoin. On a besoin de remettre de l'ordre et on a besoin d'avancer. Donc voilà Édouard Philippe qui veut aller très vite pour rattraper les quelques années de retard perdu selon lui de à cause de l'instabilité gouvernementale. Euh voilà, il veut il
va aller dans la recherche d'une majorité parlementaire évidemment. Bon, il doit aller pas dire qu'il allait faire tout tout seul. Évidemment, ça aurait été ridicule. Euh, il veut faire des grandes réformes, il veut faire une vingtaine d'ordonnances euh assez rapidement euh et faire rapidement des grandes transformations. Euh mon objectif, c'est une des citations que j'ai gardé, mon objectif, c'est que ce pays soit commandé et gouverné. Ah, il veut un exécutif rapide qui décide de réformes difficiles et qui les assume. Assez étonnant quand même. On rappelle que Édouard Philippe quand il était premier ministre avec la l'ultra maajorité de Macron euh pendant son premier quinquena euh n'avait pas réussi à imposer la retraite à point ni ce qu'il avait proposé après la retraite à
point d'un point de vue de la réforme des retraites. Je rappelle Edard Philippe voulait une réforme des retraites à point quand il était premier ministre. H du côté des lycéens parcours supé et de la santé mentale. Et oui, on est en plein dent, je rappelle hein, on est en plein dent. Il revient sur la mobilisation licenne et reconnaît plusieurs problèmes sans forcément apporter de solutions, hein. Parcours suporientation, la santé mentale des jeunes et dans les établissements euh la l'inquiétude des jeunes pour leur avenir. Et il dit cette phrase claire quand il dénoncent, ils ont raison. C'est important à noter, ce n'est pas forcément un soutien, hein. Euh, par contre, il distingue les revendications d'une, je cite, instrumentalisation par
la France insoumise comme toujours. Voilà. Et je vous laisse écouter ce passage où il met la cible sur la France insoumise par rapport à euh à la dégradation et cetera du mouvement. J'ai aucune envie d'être brutal avec les lycéens. J'en ai à la maison. Euh, j'ai aucune envie d'être brutal avec les lycéens. J'ai je dis trois choses sur ce que nous vivons en ce moment. D'abord que euh il faut être lucide sur ce qui s'est passé. Il y a dans le pays des forces politiques qui ont mobilisé, accentué et à mon avis instrumentalisé ce mouvement. c'est la France insoumise et un certain nombre de parties ou d'organisations qui gravitent autour de la France insoumise. Et il faut être lucide et il faut le savoir. Deuxièmement deuxièmement qu'il y a à
l'occasion de ce mouvement des violences, des dégradations, euh des excès, euh des outrances euh et des gestes qui sont inacceptables et qu'il faut le dire et qu'il faut aller chercher la responsabilité de ceux qui les commettent. J'ai aucune envie. Voilà. Et c'est la France insoumise qui cible ici hein. C'est la France insoumise qui cible et c'est tout en fait. Voilà, il dit qu'il entend et qu'ils ont raison de dénoncer mais il ne propose rien, disons-le clairement. Euh en parlant des lycées de parcours supé de la santé mentale forcément il était obligé d'en parler. Enfin la question allit lui être posée, mais il y a aucune réponse à porortter sur ces sujets. Voilà. Euh ce n'est pas du côté
d'Edouard Philippe que les lycéens doivent se tourner si actuellement ils cherchent des réponses euh de ce côté-là pour 2027 hein. C'est lycéens qui pourront être en âge de vote d'ici là. Je rappelle hein pour certains. [raclement de gorge] Ensuite gros sujet gros sujet avec l'Ukraine et la Russie. On entre dans la phase internationale. On va enchaîner Gaza, USA, Russie. Du côté euh de la Russie. Alors, il est interrogé sur la possibilité d'envoyer des soldats français sur les théâtres de guerre et ainsi sur la responsabilité du président en tant que chef des armées. Je vous laisse écouter ce passage. Voilà, il dit que défendre l'Ukraine, c'est défendre les intérêts de la nation française. Mais je pense que c'est pas parce qu'il
est tenu qu'il est vrai ou plus exactement qu'il faut s'arrêter là. Et et moi je dis à ceux que je rencontre que on n'aide pas l'Ukraine parce que c'est bien. On naide pas l'Ukraine parce que l'Ukraine est notre ami. On aide l'Ukraine parce que c'est une démocratie imparfaite mais attaquée par un agresseur extérieur et surtout parce que c'est notre intérêt. Et je pense qu'il faut bien rappeler que le seul élément décisif de la conduite de la politique extérieure, c'est l'intérêt de la France. Ça n'est pas l'amitié, ça n'est pas la sympathie, ça n'est même pas l'admiration, c'est l'intérêt de la France. Et je crois que l'intérêt de la France et de l'Europe, c'est se montrer uni dans
l'accompagnement à l'Ukraine pour garantir sa sécurité, pas dans la guerre avec la Russie. Ouis, vous parlez de l'Europe, vous avez dans la salle Nathalie Loiseau, l'un de Oui. Après Nathalie Liseau qui est député européenne et qui était voilà. Alors, vous avez compris, il y a Édouard Philippe qui a une position proinienne de soutien de refus d'une confrontation directe avec la Russie mais de soutien renforcé Ukra à la à l'Ukraine et de renforcement de la défense française au cas où hein. Voilà, il veut une Europe qui est capable de peser dans le cadre international diplomatique mais aussi de militaire tout en défense les intérêts français parce que pour lui la défense des intérêts ukrainiens, c'est aussi la défense des intérêts français. Voilà. Euh c'est exactement ça. Il il justif il
va justifier tout son soutien à l'Ukraine par un intérêt stratégique de la France et de l'Europe. Et c'est ce qui est très intéressant. On pourrait presque dire qu'il adopte un peu la position de Gluxman mais à droite voilà l'intérêt stratégie la défense de l'Europe passe de la France passe par celle de l'Europe. Vous voyez ce que je veux dire ? un peu le côté européiste [raclement de gorge] et il a été interrogé à un moment par la personne qu'on a vu sur sa manière de prendre des décisions. Et là, il est là, je vais vous le dire clairement, dans ce qu'on va écouter, on a un candidat qui essaie d'imposer une figure d'autorité, qui essaie de mettre en avant, comment dire une Ouais. une
une figure d'autorité, de fermeté qui cherche à construire d'un chef d'état qui dans quand il est confronté à des choix compliqués ne doit pas avoir la minerie qui tremble. Je vous laisse écouter. C'est assez intéressant à regarder. Voilà, il essaie vraiment d'incarner une posture ici. Pose cette question parce que vous avez dit dans un podcast que vos mains avaient tremblé alors que vous étiez premier ministre et que vous passiez devant les invalides qui est le symbole de l'honneur que l'on portait que l'on peut porter à nos soldats morts pour la France. Là, il faudra que vos mains ne tremblent pas. Par madame madame Burgaot, vous êtes vous êtes une journaliste rigoureuse et je ne peux pas croire que vous disiez ce que vous venez de dire. Non, j'ai écouté le podcast dans lequel vous dit
mais en pensant tu vois il un peu le côté agacé lendemain pompier le lendemain madame attendez vous avez oublié de dire le lendemain oui le lendemain le 15 avril 2019 oui le lendemain oui vous avez remarqué que c'était quand même un petit peu important le lendemain du 15 avril lorsque le président de la rép ministre que j'étais qui assuméit la responsabilité politique de cette décision nous avons décidé et le président de la République a pris cette décision et c'était une bonne décision d'envoyer des militaires en l'occurrence des pompiers des sapeurs pompiers de Paris sauver une cathédrale en prenant un risque qui était un risque très élevé. Risque dont le général qui commandait les opérations avait indiqué au président qu'il pouvait le prendre techniquement mais qui restait un risque
extrêmement élevé. Bon, le lendemain, pas sur le moment quand vous passez devant les invalides lend quand je me suis dit il aurait pu se passer un drame à ce moment-là j'ai une forme de vertige. Mais c'est pas du tout la même chose que trembler au moment de prendre la décision. Et croyez-moi madame Burgaot quand il s'agit de prendre une décision, j'ai beaucoup de défauts mais je tremble pas. OK donc on est dans un contexte de voà voyez là là tu as clairement un Édouard Philippe qui essaie de de créer une image de une image forte hein une image d'autorité de fermeté. Voilà. Et alors, il y a un truc qui est très intéressant, c'est que dans la suite de de cet échange, euh il explique d'un point de vue diplomatique que oui,
oui, il faudra un jour réussir à dialoguer à nouveau avec la Russie. Ah, et il dit cette phrase un jour nous reparlerons avec la Russie. Voilà, il défend le principe que dialoguer n'est pas synonyme d'être d'avoir un accord avec ceux avec qui dans dialogue et que la présence géographique de la Russie mais aussi on va dire son importance à l'échelle mondiale fait que oui, il faut continuer, il va falloir reprendre le dialogue avec la Russie mais que ça veut pas forcément dire qu'on est d'accord avec eux. Voilà. Donc il défend une politique de dialogue à long terme malgré ce qui se passe en Ukraine. Voilà, il dit qu'il faut à nouveau, il faudra à nouveau parler à
l'Ukraine, à la Russie. Du côté des États-Unis, du côté des États-Unis, on a un euh un candidat qui dénonce la brutalité de Donald Trump, brutalité extrême pour reprendre ses propos. Ah, tout en rappelant que les USA restent quand même un allié. notamment dans le cadre de l'OTAN, mais que c'est aussi une opportunité ce qu'a fait ce qu'a fait les États-Unis, hein, euh pour euh défendre les intérêts français, la souveraineté européenne et ne pas accepter que l'Europe soit inféodé aux États-Unis, hein. Donc voilà, il est dans une posture de être allié aux États-Unis, oui, mais il faut pas en être dépendant, ça fait un peu position d'équilibriste.
Et alors, moment un peu tendu aussi de cet échange de de de ce de ce format, c'est quand on va venir sur le sujet de Gaza, Israël et de la Palestine plus globalement. Voilà. Alors, on est, si je me trompe pas, le 8 octobre, donc le lendemain de l'anniversaire des 6 ans du 7 octobre au moment de cette émission pour resituer géographiquement, enfin historiquement, pardon. euh sur ce qui s'est passé. Alors, il défend le droit d'Israël à assurer sa à défendre à assurer sa sécurité tout en défendant la création d'un état palestinien et la solution à des États et en ne voulant pas rompre le dialogue
avec Israël. Oui, 3 ans pardon 3 ans et en ne voulant pas rompre le dialogue avec Israël. C'est-à-dire voilà le droit Israël à assurer sa sécurité, il ne il ne décrit pas jusqu'à où ça ça va. C'est un vrai sujet parce que aujourd'hui Israël et Netano notamment prennent l'argument de du Hamas et du Esbola pour dire dans notre droit assurer notre sécurité, on va aller occuper le sud de Liban et euh des territoires palestiniens. Voilà. Donc là, il y a un vrai flou de la part de Édouard Philippe, je trouve sur ce sujet parce que voilà, il dit défendre le droit Israël a assuré sa sécurité mais il n'explique pas dans quel cadre quel est le cadre de cette défense ? Et je trouve intéressant et important de
souligner ce flou volontaire, je pense, de la part d'Edouard Philippe euh sur la question. Et ensuite, il revient sur la personnalité de Netaniao ici notamment. Nous avons un désaccord majeur avec la politique menée par le Premier ministre israélien. La France le dit et Israël le dit. Est-ce que parce que nous avons un désaccord majeur, nous devons cesser toute relation y compris commerciale ? Je n'en suis pas sûr. Je n'en suis pas sûr parce que le jour où nous aurons cessé toute relation, nous n'aurons par définition plus aucun moyen de peser dans la discussion qui, je l'espère, et plus vite, le plus vite sera le mieux permettra de rétablir la paix dans cette
région du monde où on ne voit pas très bien comment elle va se dé. Mais oui, comment on sort de cette ornière ? On veut la sécurité de l'État d'Israël et on veut un état palestinien. Vous êtes pour une solution à double état. Comment on sort de cette hornière ? Président, qu'est-ce que vous préconisez ? la solution constante prenée par la France, celle des deux États, un État palestinien, un état israélien. Ce que je j'observe et que je déplore, mais il faut avoir la lucidité de le reconnaître, c'est que cette solution aujourd'hui dans les États-majors, au gouvernement israélien, probablement dans l'étatmajor de ceux qui gouvernent encore la bande de Gaza, personne n'en veut. Et donc, je ne crois pas que ce soit la France à elle seule qui trouvera la solution. Je pense qu'elle pourra
aider le moment venu. Je pense qu'elle doit aider le moment venu. Je pense que la politique extérieure de la France à cet endroit, c'est une politique qui permettra à ceux qui sont de bonne volonté de pouvoir se retrouver et c'est comme ça que je l'envisage. Donc voilà euh tu as cette position. Bah en soit, il défend la position historique de la France, hein. Il défend la position historique de la France. Et oui, euh il y a un d'entre vous qui l'a souu dans le chat, il a une position où il est pas non plus le plus mal à l'aise possible parce qu'il sait qu'à la fin du mois, il y a peut-être plus Netaniau. Ce qui n'empêche pas que ça va arrêter tout ce qui se passe, hein. Mais l'absence de Netaniu fait que on va peut-être il peut peut-être espérer repartir sur de nouvelles bases.
Et il revient sur le 7 octobre et sur la notion de génocide aussi. La question va lui être posée. Je vous laisse écouter. D'abord, je pense qu'il faut dire ce qui se passe là-bas. C'est un génoc. Le 7 octobre le 7 octobre a été une opération terroriste guerrière qui a été le plus grand pogrome qu'on a connu depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Je voudrais juste rappeler parce qu'hier j'ai été salué les victimes que 51 français ressortis français sont morts le jour du 7 octobre. ça n'est pas rien et que la barbarie, la violence si c'était une attaque terroriste de masse, c'était un véritable massacre. Il y a pas de il y a pas d'autres mots. Enfin bon, donc il faut dire la vérité.
attaquer des civils en train de danser, des femmes, des enfants. Euh, il y a jamais un endroit dans le monde où ça n'est pas du terrorisme. C'est toujours et ça sera toujours du terrorisme. Ce n'est pas de la résistance, c'est du terrorisme. Et il faut il faut dire que la réponse de l'État d'Israël à cet acte scandaleux est un carnage effroyable. Bien que on rappelle qu'on va maintenant vont se poser des questions et j'espère et c'est aussi pour ça que j'espère que Naniau va perdre les élections de faire la lumière de faire de la lumière sur tout ça. Non, ça ça n'est pas de la résistance de massacrer des femmes et des enfants pour ce coro. Je suis désolé. Non. Est-ce que
madame Est-ce que madame Rou on peut dire les deux choses ? Dire que ce qu'a subi Israël le 7 octobre est inacceptable et que le carnage occasionné par la réaction d'Israël est également inacceptable. Est-ce qu'on peut ou alors même que le sujet est éruptif éruptif et et suscite et on le comprend une émotion considérable et une colère parfois considérable, est-ce qu'on peut admettre ces deux vérités qui sont également vraies ? Vous dites carnage, il y en a qui disent génocide. Et ben moi, je dis carnage parce que je ne crois pas que ce soit un génocide. Ça ça n'enlève rien au carnage effroyable qu'on constate. Effroyable. Par oui, ben bien sûr, mais au Flo, c'est ce que je dis et c'est pour ça que j'espère qu'il sera battu parce que s'il
est battu Netaniau, on aura peut-être enfin la réponse et et les mises en lumière des responsabilités de Netaniau sur tout ça. Mais la résistance n'empêche pas que ça soit du terrorisme. C'est du terrorisme ce qui s'est passé. tuer des femmes et des enfants dans un festival ou dans des villages alentours qui sont qui plus les gens qui essayent le plus de faire de faire la paix avec ces avec les populations palestiniennes et les gens d'quibou c'est les gens du festival Nova. C'est pas les gens de sales qui font des horreurs. C'est du terrorisme, c'est un massacre. Il y a rien de résistance là-dedans. C'est juste de la haine et de la destruction. Voilà. Et du coup voilà, il refuse d'utiliser le mot génocide ici
sur le sujet de l'immigration. Sur le sujet de l'immigration, on a un gros point ici. Euh notre politique d'intégration ne fonctionne pas et il adopte une position dans laquelle il explique qu'il veut se diviser le nombre de séjours par euh [grognement] enfin il veut non pardon, il veut divis c'est ça diviser par de l'immigration légale en France. Euh donc Édouard Philippe qui donne des chiffres précis hein sur sa position, sur le sujet. Je vous laisse écouter. Je pense qu'il faut qu'on revienne dans les purs de ce qui existait avant 2010, c'est-à-dire largement inférieur à 200000. On doit on doit on doit diviser par de l'immigration légale aujourd'hui.
Mais j'observe et je l'assume que réduire par de l'immigration légale, ça ne veut pas dire la ramener à zéro. H parce que je crois en effet que nous aurons besoin en la maîtrisant, en choisissant qui nous admettons sur le territoire national d'une immigration de travail parce que je constate qu'aujourd'hui dans l'agriculture, dans le domaine de la santé, dans la restauration aujourd'hui l'immigration de travail c'est combien en France ? dans 13 % c'est très peu. Oui. Ben on Non, mais on va continuer à en avoir besoin. On va continuer à avoir besoin de dizaines de milliers de personnes qui ont qui viennent travailler en France qui créent de la richesse. Je n'ai jamais vu personne j'ai vu beaucoup de gens me dire qu'il fallait plus d'immigration. Je n'ai
jamais rencontré quiconque me disant et surtout débarrassons-nous des médecins, des infirmiers, des aides soignants qui travaillent dans les hôpitaux français et dont nous avons besoin. Nous continuerons à en avoir besoin. Assumons-le. Disons-le. Alors, première chose, 2è chose, nous allons continuer à avoir besoin d'étudiants parce que venir étudier en France euh c'est une bonne chose et et que nous avons besoin d'attirer des talents, de les former pour créer de l'influence, pour créer du rayonnement, pour venir ensuite le cas échéant travailler en France si nous le souhaitons. Alors, je vais je vais rappeler aussi une data les amis, hein. Euh, on rappelle que les ultralibéraux, ils ne sont pas forces fondamentalement antimigration. Vous savez pourquoi les les ultralibéraux ne sont pas
fondamentalement contre l'immigration parce que ils s'inscrivent dans une logique où l'immigration est une main d'œuvre est une est une main d'œuvre peu coûteuse et que donc c'est une c'est une une main enfin c'est une c'est c'est des personnes à exploiter potentiellement. C'est une valeur exploitable pour pour diverses tâches qui seraient peu plaisante à d'autres personnes. Voilà. Donc les ultralibéraux, alors Philippe n'est pas un ultralibéraux mais il s'inscrit dans une tradition libérale aussi hein. Voilà. Et donc il évoque un objectif de 200000 titres de ses jours par an contre 380000 en 2025 selon ses
chiffres. Euh mais il est pas dans la logique des migration zéro hein. Euh et sur la question de du référendum, c'est intéressant parce qu'il il s'inscrit aussi voilà dans la dans vous savez le Rassemblement national pose la question du référendum pour l'immigration. Il dit s'il faut modifier la constitution le peuple peut le faire. Je laisse écouter. À la fin, le peuple est souverain en France et s'il faut modifier la Constitution, le peuple peut dans le respect des dispositions de la Constitution, c'est-à-dire l'article 89, modifier la Constitution. Ça ça me paraît parfaitement évident. Et qu'est-ce que vous faites de la question ? Et au cas où là, je rappelle, on fait un traitement de de d'Edouard Philippe comme on va le faire pour chaque candidat. C'est pas parce que on fait ça
pour Édouard Philippe que c'est mon candidat. Je rappelle quand même que j'étais allé couvrir un meeting et qu'une fois arrivé sur place alors que j'avais engagé des frais de train et et de et d'hôtel, on m'a interdit de filmer. Euh croyez pas que ça m'a donne ça me donne envie de voter pour lui hein. L'asile, j'y viens parce que il y a la question d'asile ensuite il y a la question du retour et je voudrais insister sur cette question sur la question de l'asile euh on voit d'abord l'asile c'est c'est quelque chose auquel en France on est attaché à bon droit. Je je suis assez persuadé que sauf qu'il a explosé pendant les 10 dernières années. Oui, mais j'y viens. Mais je suis persuadé que vous-même qui êtes partisan de mesures énergique et vous avez raison
moi aussi être attaché au principe du droit d'asile. Je je on est tous attachés au principe mais on peut pas l'ouvrir au monde entier. Il est aujourd'hui dévoyé. Ouais. Attention attaque un peu le droit d'asile là. Il est aujourd'hui dévoyé. Il faut donc contrôler la façon dont sont instruits et déposer les demandes d'asile. Savez-vous combien il y a de pays sûrs en France ? Euh c'est-à-dire de pays qui sont qualifiés comme sûrs. Ce qui justifie qu'on n'attribue pas un droit d'asile à quelqu'un qui est ressortissant de ce pays ? Très peu. Trois. Trois, je crois. Je crois qu'il y en a sept au niveau européen. Bah c'est pas sérieux. On n'est pas sérieux dans notre façon pardon. On n'est pas sérieux dans notre façon d'instruire et d'envisager le droit d'asile en France.
Alors moi je vais vous donner une information sur les chiffres du droit d'asile enregistré à l'OFPRA. En 2021, on avait 103000 demandes de droit d'asile. 2022, guerre en Ukraine qui explo qui arrive 131000. 2023 142000 2024 153000 et l'année dernière la demand d'asile ont baissé de 5 %, on était redescendu à 145000. Ça c'est les chiffres de l'évolution du droit d'asile en France euh de 2021 à 2025 que je peux vous donner. Euh maintenant je vais vous donner le nombre d'attributions. En 2021 sur 103 demandes, 103000 demandes, tu en as eu 54000 OFPA et
CNDA. Euh [grognement] en 2022 sur 131000 demandes, tu en as eu 56000. Donc tu as eu une augmentation de 30000 mais tu as eu que 2000 en plus accepté. En 2023 sur 142000 demandes, tu en as eu 60000 d'accepter. En 2024, sur 153000 demandes, tu en as eu 70000 d'accepter. Et en 2025, alors que le chiffre avait baissé par rapport à l'année d'avant, 145000, on est monté à 78000. Voilà. Euh ça c'est sur l'attribution euh du droit d'asile en France. Donc on est sur moins de 50 % on est sur moins de 50 % des demandes auxquelles on attribue le droit d'asile en France, hein, pour rappeler
euh sous-entendu et pour rappel, toutes les personnes qui demandent l'asile n'ont pas le droit d'asile en plus actuellement en France, hein. pour pour la data. C'est aussi ça que je voulais démontrer avec ces chiffres, c'est que moins de d'un demandeur sur deux de d'asile obtient l'asile en France. Et évidemment, vous avez compris, Édouard Philippe s'inscrit dans la logique de l'immigration euh de l'immigration choisie, hein. Pas l'immigration zéro, c'est important. Il veut une immigration à l'américaine euh non à la canadienne ou ou à l'australienne, c'est-à-dire une immigration euh de travailleurs, de médecins, d'infirmiers, d'être soignant, d'étudiant de talent. Une immigration
euh comment dire éduquée qui pourra occuper des postes importants en France. He c'est ça en gros qui pourra faire tourner la machine de la France. Voilà, moins d'immigration globale, plus d'immigration choisie. [grognement] Et forcément dans cette logique, il s'en prend à l'Algérie et aux accords de 68. l'immigration choisie. Exactement. Euh, il dénonce l'accord de l'accord franco-algérien de 68 et appelle à revenir au droits communé les séch ressortissants algérien. Voilà. Euh, il explique qu'il y a pas de différence à faire entre l'Algérie et tout autre pays aujourd'hui et qu'ils n'ont plus bes ils n'ont pas avoir de régime dérogatoire. Sur le sujet de l'école et de l'éducation. Voilà, on a en approche on
approche de la fin hein euh sur le sujet de l'école et de l'éducation. Voilà, Édouard Philippe euh bon ben il appelle à une France puissante par une France qui serait bien formée. Il y a pas vraiment de proposition euh de ce que j'en ai retenu. Il y a des priorités mais pas de proposition. En fait, c'est ça le problème, c'est qu'il donnent des priorités mais sans dire comment ils font. Bah Édouard Philippe sur le sujet école éducation, c'est ce qu'il a fait. On l'a senti tout à l'heure quand je vous ai parlé de sa position sur les lycéens. C'est des propositions, c'est pas des propositions, c'est des grands principes. C'est des grandes logiques, des grands mots, euh des priorités comme ils disent certains, mais des priorités qui ne je trouvent pas de chiffre ou de
propositions concrètes à l'issue de la priorité de sa citation. Donc voilà, la priorité c'est le niveau scolaire, la formation, les compétences ou encore la préparer le les jeunes à aux différentes transformation économique. OK, c'est bien. Sauf que le problème c'est que il explique pas comment il y arrive. Vous allez me dire c'est tôt, euh il fait encore son programme peut-être, mais dans ce cas, on est on reste dans le flou et c'est important de le souligner. Et derrière, il y a aussi une grande partie qui est importante. Il dit qu'il veut réformer le pays et la justice en France. Il veut rétablir l'ordre. L'ordre comme une de ses priorités, hein. Un projet qui repose sur trois
grands points pour Édouard Philippe. La puissance qui repose sur l'école, l'éducation et la prospérité, l'économie. la confiance, on va être sur la logique du la capacité du pays à agir à l'international de mon point de vue diplomatique, mais aussi à au national et en interne quand il y a des grandes problématiques qui qui font émergent. Et la fierté, l'identité, le récit national et pour ça, il parle d'identité fière. Je vous laisse écouter ce passage qui était un des passages forts de cet échange sur l'heure de vérité. Brodel disait que la France se nomme diversité. Premier chapitre de l'identité de la France. Vous connaissez ce livre extraordinaire et on peut pas reprocher à Brodel de ne pas aimer la
France et de ne pas connaître son identité. Bon, donc la France, elle a une identité, elle a un art de vivre, elle a des règles, elle a une histoire, elle a une histoire, elle a une culture, elle a des paysages, elle a des Alexandrins, elle a une littérature, elle a des chansons, elle a des elle a des plats, elle a une façon de vivre. La France est ce pays où on on on est autour de la table en famille ou avec des amis et on s'engueule autour de la politique. Vous connaissez ça ? Moi aussi. Il y a plein de pays où on parle pas de politique comme ça. En France, on parle de politique. C'est un pays où on passe des heures à table. Il y a plein de pays où on passe pas d'heures à table. C'est c'est ça la France. C'est tout ça la France. Mais c'est tout ça la France.
C'est un pays extraordinaire. C'est un pays qui a qui a eu une gloire passée exceptionnelle et des heures sombres. Et il faut les regarder en face toutes les deux. Toutes les deux. C'est un pays qui a une identité. Bien sûr. Moi je j'aime la France. Merci pour je connais cette identité, elle veut dire quelque chose pour moi et peut-être que d'autres français ont une image un peu différente de ce que c'est qu'être français et de ce que c'est que l'identité de la France. Ce que je vous dis ah ce qui et ce qui incombe, ça n'est pas de regarder la France dans le rétroviseur. La France, elle n'est pas grande parce qu'on la regarde dans le rétroviseur. C'est de construire un projet pour les Français. C'est de faire en sorte que notre pays soit Ah d'accord. C'est leur format qui est
buggé qui qui a réussi à défendre son industrie du cinéma, qui a réussi à défendre son industrie de la création beaucoup plus que d'autres États européens et on doit cinéma qui va réparer les fractures identitaires en France qui sont quand même profondes. Vous le reconnaissez aujourd'hui on a un pays que la culture ne va pas réparer les fractures. Non mais vous vous pensez que la culture va pas je pense que non je parler de l'industrie du cinéma, je pense que ça ne suffira pas à réparer simplement l'industrie [raclement de gorge] culture commune, le projet commun. La France c'est quoi ? C'est le plébicide quotidien d'Arneste Renand. C'est la capacité que nous avons ensemble à nous dire que nous avons des choses à partager. Et vous avez raison. Cette identité aujourd'hui, elle est
fracturée à bien des égards. On vit dans une société où les gens se regardent, se méfient. Mais il y a aussi des moments extraordinaires où on partage quelque chose. Bon, donc moi ce que je veux vous dire c'est que cette identité il faut la défendre et il faut la projeter dans l'avenir et qu'il faut être confiant dans notre capacité à la projeter dans l'avenir. Il faut avoir l'identité fière. Identifie fière plutôt que identité heureuse. Ah pourquoi ? Et moi c'est c'est là où je me suis fait la réflexion. En fait, Édouard Philippe, il défend l'identité fière. Mais ça vous rappellera peut-être quelque chose. L'identité fière, ça se rapproche beaucoup de l'identité heureuse. Et l'identité heureuse, celui qui en parlait, c'était son mentor. Un mentor que certains imaginaient président de la
République en 2017. Un certain Alain Jupé. Et oui, Alain Jupé, mentor d'Edouard Philippe qui parlait de l'identité heureuse et Édouard Philippe qui aujourd'hui parle d'identité fière. euh pour sa candidature à l'Élysée, hein. Voilà, il voit l'ordre, la justice et l'identité fière dans le cas d'une dimension régalienne pour réformer l'État et la justice. Bon, on a on a on a pareil, on a des grands concepts mobilisateurs pour des gens de droite, des gens centristes, des laicar, des voilà, on on a des grands concepts mobilisateurs, mais c'est pareil, on manque de mesures concrètes, on manque de chiffres, on manque de
programme dans cette partie avec Édouard Philippe et et moi c'est un des gros regrets que j'ai ici comme de manière générale dans point plein moment du débat, c'est on est dans on est dans du slop dans le sens on dit des choses mais il y a pas de proposition, c'est pas concret en terme de d'apport de de d'apport globa global dans les propositions et c'est quelque chose qui est très dommage et assez frustrant aussi parce qu'on a on touche des trucs du bout du doigt mais on va pas plus loin que le bout du doigt. Voilà. Maintenant, je vais vous mettre un moment qui a été je crois effectivement évoqué dans Philippe la le moment le plus fort du débat c'est le moment face à Benjamin Duamel qui est arrivé sur le plateau. Je vous laisse
écouter. Mais vous avez aussi et là encore c'est un de vos mantras vous dites moi je dis la vérité même si ce n'est pas forcément agréable à entendre. Je pardon je me permets de dire je dis ce que je crois ce que je pense et ce que je propose. Absolument. Et il y a Édouard Philippe dans l'histoire de la 5e République et d'ailleurs un certain nombre sont venus dans cette émission de l'heure de vérité des candidats ou des presque candidats qui ont là aussi eu comme mantra de dire la vérité. Vous avez eu Raymond Bar en 88, on va voir d'ailleurs leur photos apparaître. Vous avez eu Jacques Delor qui lui n'a pas été candidat, vous avez Édouard Baladuri. Il y a un point commun entre ces trois personnalités qui disaient la vérité, c'est qu'ils n'ont pas été élu président de la République.
Est-ce que là encore on peut-être élu président de la République sans faire rêver les Français ? Question de de Diamel, est-ce qu'il faut faire rêver les Français pour être élu président de la République ? Il attaque le récit le récit global de d'Edouard Philippe en disant qu'en gros c'est un récit qui fait perdre. On va regarder. Pardon mais vous avez le sentiment de faire rêver les Français de susciter cet enthousiasme. Monsieur je dis ce à quoi j'aspire. la puissance, la confiance, il a été déstabilisé par la question. Fierté. Je je dis que l'identité française, elle existe et qu'on doit continuer à la
défendre et qu'on a encore des choses à raconter au monde. Je dis que je veux une France plus prospère pour mes enfants et pour tous les enfants de France. Je je je quand je dis ça, je pense que donc vous avez pas le sentiment de ressembler à pas beaucoup à ces trois personnalités pour qui j'ai beaucoup de respect tous les trois. D'ailleurs, queles que soient leurs orientations politiques, elles sont toutes les trois différentes. Mais vous voyez, j'ai plutôt du respect. Ah oui, mais moi aussi pour le coup bar comme baladure comme de l'or c'est trois grandes personnalités de la 5e République hein. C'est trois grands personnages à des échelles différentes sur des sujets différents. Euh de l'or c'est juste monsieur monsieur Europe hein. C'est la construction européenne, c'est
de l'or sur plein de sujets. Mais mais si la part de rêve que vous appelez de vos vœux consiste à faire prendre C'était un presque candidat de l'or. Il était pas vraiment candidat mais c'était un presque candidat. Mais de l'or, c'est c'est la l'Europe et le l'Europe n'aurait peut-être jamais vu le jour aller au niveau où elle est aujourd'hui sans un jac de l'or, hein. Des vessis pour des lanternes aux Français dans le moment que nous vivons. Alors, ce sera pas moi. Euh, on vit un moment sérieux, monsieur Damel, très sérieux. On vit un moment dangereux et moi je pense que ils vont prendre les Français au sérieux, leur disent sérieusement ce qu'on veut faire et je préfère faire comme ça. Et vous savez quoi ? J'ai toujours fait comme ça.
J'ai été élu maire du H laavre et réélu et réélu en faisant exactement ça. Pas pas en racontant n'importe quoi, pas en disant vous allez avoir les transports gratuits, vous allez avoir tout. Absolum. Et c'est effectivement ce qui a été en quelque sorte en faisant confiance au bon sens et au sérieux des Français. Il existe. Effectivement, c'est apparu comme étant constitutif de votre de votre identité politique. Les Français vous ont découvert, je sais pas. Les Français vous ont découvert quand vous avez été nommés à Matignon en 2017. Et depuis lors, il y a un trait de caractère qui vous colle à la peau. Ah, ils vont lui parler il va lui parler des gilets jaunes. Il va lui parler des gilets jaunes. On dit certains disent que vous êtes raide, d'autres disent que vous êtes
arrogant. Peut-être que cela date de quand vous avez affronté le mouvement des gilets jaunes. Je voudrais qu'on regarde une archive. On est en février 2019 et vous êtes en en déplacement dans le Finistère. Moi, je fais 8h par jour, 700 € de retraite. Ouais. Et vous pouvez échanger nos fiches de pay à travailler. On travaille beaucoup aussi d'ailleurs vous travaillez. Ben oui mais nous moi aussi et j'ai 73 ans je fais encore du ménage pour pouvoir vivre encore une fois. Non c'est vrai. Bah oui voilà méritez votre salaire peut-être mais encore une fois monsieur voilà face à un gilet jaune il y a cette Ah là il a été là là c'était très mauvais hein là. Bah il a été pris au dépourvu. Il a pas su répondre et réagir et il a très mal réagi et répondu je trouve à ce moment-là. Édouard Philippe
échange qui est assez vif et vous dites moi je travaille aussi à celui qui vous dit que il touche 700 € de retraite par par mois. Est-ce qu'eddard Philipp pardon cet échange dans un dans un moment qui est tendu, c'est un échange parfaitement respectueux des deux côtés. Vous avez pas le sentiment que cet échange il montre peut-être une difficulté à montrer une forme d'empathie vis-à-vis des Français ? Mais enfin, est-ce que est-ce que vous pensez qu'on peut être Et alors attention là, écoutez là, écoutez parce que c'est on va dire ça va ça définit clairement la candidature d'Edouard Philippe à tout ce qui arrive là, attention, il est pas là pour être votre pote et il vous le fait comprendre et rélu maire du sans empathie pour ce que la réalité de ce que vivent les
gens. Vous vous vous pensez vraiment ça ? Sur ce plateau, il y a un certain nombre de mèes mè de reince. Voyez le Vous pensez que vous pouz bien alors Édard Philippe, c'est un faux procès qu'on vous fait ce procès en raideur, ce procès en arrogance. Mais je je sans doute plein de défauts et j'espère avoir quelques qualités. Bon, mais ce que je ne fais pas, c'est raconter des craques. Je fais pas ça. Bon, voilà. Donc je dis aux français quand je les croise, quand je les rencontre et je les rencontre tous les jours au ce que je crois, ce que je pense, je le fait avec mes mots. Quand il y a pas de caméra et que je suis chez moi et ben j'aime rigoler avec mes potes comme je suis je même si je suis candidat à l'élection présidentielle. Et je vais vous dire
dans le moment que nous vivons, je ne suis pas sûr que la France a intérêt à choisir un bon pote, voyez, un type rond, un type sympa qui va qui va qui va vous raconter ce que vous avez envie d'entendre parce que ça fait du bien, c'est hein, je pense que on a besoin d'un président qui commande en ce moment. Alors Édouard Philippe et et ça c'est à noter ça c'est cette logique de vouloir s'affirmer hein et surtout de fermeté. On est dans une logique vraiment très ferme là de de la part de Bruno Rota. Euh euh de Oh [ __ ] pardon d'Edouard Philippe. Lapsus, lapsus lapsus. Édouard Philippe, je voulais dire voilà euh pardon
euh je l'ai Non, vraiment c'est vraiment un lapsus. C'était vraiment un lapsus. Pourquoi ? Ben pourquoi j'ai fait lapsus ? Parce qu'il parle il parle de Rota après là juste après. Voilà, lui ai posé la question de la primaire avec Atal et Rota. Donc c'est pour ça que j'ai parlé de Rota. C'est pas que je le compare à Rota. Euh voilà parce qu' en gros il refuse toute primaire au centre et à droite. Il le réaffirme une fois de plus. Il explique que Gabriel Tal doit pouvoir se présenter, que Bruno Rotaillot doit pouvoir se présenter et que d'autres candidats doivent également pouvoir se présenter. Et il cite d'ailleurs David Lisnard. Voilà. [grognement] Mais il défend l'idée qu'avant la présidentielle, avant le premier tour, sera nécessaire le fait de faire un
rassemblement de ses candidats le moment venu et pas au travers d'un mécanisme de primaire. Voilà, donc ça appelle au rassemblement mais sans qu'on fasse de primaire pour autant. Et enfin, le dernier moment fort, on va dire intéressant de ce débat, ça va être la question habituelle qu'on pose quasiment à tout le monde dans tous les débats tout le temps. RNLFI, vous faites quoi ? Très original. Et ben vous ne m'entendrez pas répondre à cette question. Pourquoi ? parce que depuis plusieurs années, en y consacrant beaucoup de temps et beaucoup d'énergie euh et en y consacrant dans les semaines et les mois qui viennent beaucoup de temps et beaucoup d'énergie, je m'emploie à ce que cette question ne se pose pas. J'ai le souvenir que quand il était
question du nouveau Front populaire, vous aviez été prêt à appeler à voter pour un candidat communiste. Est-ce que ça veut donc dire que au fond, vous considérez que le pire risque c'est davantage Marine Le Penlu ? J'ai dit en 2024, j'ai d'ailleurs été un des premiers à le dire. Il il fait bien de le dire en 2024, il avait appelé à voter pour des communistes Faisard Édouard Philippin face au RN. Dans ce qui est convenu de s'appeler le box central que entre LFI et le RN au moment des législatives, je ne voulais pas choisir. Donc vous les renvoyez ados. Je ne voulais pas choisir. Je considère que l'utilisation d'un certain nombre aucune envie de choisir entre Mais monsieur ne vous trompez pas. Tout ce que je fais en ce moment, toutes les initiatives que j'ai prises et que
je vais continuer à prendre, toutes les propositions que je formule, elles ont pour objectif de proposer aux Français quelque chose qui ne soit pas l'obligation de devoir choisir entre deux partis et deux candidats qui, de mon point de vue, entraîneront le pays à la ruine, entraîneront le pays à l'affrontement, entraîneront le pays à une tension civile qu'on a pas vu en France depuis longtemps et qu'on a pas envie de voir. Et donc je propose ce chemin d'un rassemblement de la droite et du centre et peut-être le moment venu au-delà pour créer les dire à gauche. Peut-être le moment venu mais en tout cas le rassemblement de la droite. Attends, il l'ouvre à Guxman.
Oh là, j'avais pas capté ce moment. Il ouvre potentiellement. Imaginons, c'est Gluxman qui gagne la primaire. [grognement] C'est pas un cadeau qui fait à Gluxman de sortir de ce genre de truc hein. Hollande Gluxman. Ouais, Hollande aussi. Ouais, c'est Hollande aussi. Hollande qui lui a dit la même chose dans le sens inverse vis-à-vis de Philippe sans le citer du centre qui permet de créer un socle politique stable et de mettre en œuvre les réformes que j'ai proposé alors et qui me paraissent de nature à pouvoir rétablir la puissance de la France. Vous imaginez en 2027 euh Hollande ou Philippe candidat
président, je sais pas. Bon, on va dire Philippe, c'est lui qui a le plus de chance des deux. Et derrière les députés, c'est des c'est des unions de qui vont de la droite LR à une partie des socialistes. Oh là là, ça serait Macron bis en pire.
Non mais je vois pas en plus je vois pas Rotayo parler à un Gluxman. C'est pas imaginable. Rota Rota si ça se passe comme ça, il se barre au rassemblement national, il se barre au RN. C'est pas possible, c'est pas imaginable pour moi. Donc voilà, vous avez compris, il ne veut pas choisir entre les deux. Donc pour faire le bilan sur toutes les propositions d'Edouard Philippe sur le travail heure supplémentaire d'avantage rémunératrice défiscalisé les familles 350 € dès le premier enfant comp prime les retraites il proposent 65 ans 45 années de cotisation une part de capitalisation de la retraite il veut un objectif de 2 % de déficit maximum en fin de mandat la
suppression de deux remplaçant enfin de deux départs sur 3 de la fonction publique soit 200 euh il a dit combien ? 750000 postes. C'était 750000 postes. Euh le une durée maximale de chômage qui passerait de 18 à 12 mois, l'école comme priorité nationale mais avec très peu d'idées. [grognement] Il parle de réforme de parcours supé et d'orientation de santé mentale sans donner vraiment de détour. Pour l'Ukraine, un soutien absolu et un renforcement de la puissance française mais aussi la réouverture du dialogue avec la Russie. Les USA, une alliance mais la souveraineté européenne défendue pour Gaza. Toujours la solution à deux États. L'immigration, la division par deux de l'immigration légale et la logique d'immigration euh d'immigration [raclement de gorge] aussi euh
choisie, pardon, la dénonciation des accords de 68 une réforme ambitieuse sur la justice selon lui dont il a pas encore donné les contours et un président qui précide plutôt qu'il ne gouverne pour les institutions. Conclusion, Eddouard Philippe chercha à installer une candidature pasée sur la sur la puissance, le travail, l'ordre et la maîtrise de l'immigration tout en revendiquant une méthode de gouvernement rapide et une posture présidentielle d'autorité. Voilà pour le bilan final. Et à l'issue de cette émission, tu as eu deux députés qui ont été présents pour un petit passage de 2 minutes. Jean-Philippe Tangi, Clémence Gueté qui sont revenus et qui ont donné leur avis sur le passage d'Edouard Philippe. On va regarder d'abord Tangi et ensuite Clémence Gueté. Jean-Philippe Tangui,
député RN de la Somme. J'imagine Jean-Philippe Tangui que vous avez écouté Édouard Philippe avec quelques proposition notamment sur la question de de l'immigration avec la volonté de faire baisser le nombre d'entrées légales en matière d'immigration de diviser par de quelle réaction ? Non mais écoutez, monsieur Philippe n'a fait aucune proposition concrète pour baisser l'immigration. et renvoie des négociations internationales qui ne serviront euh pas à grand-chose. Mais quand j'entends comme des commentateurs qui expliquent qu'il a été sincère, ben non, il n'a pas été sincère parce que quand monsieur Philippe annonce qu'en travaillant 2 heures de Smic Plus, on va gagner 1000 € alors qu'aujourd'hui avec 2 heures supplémentaires par an, on gagne entre 1400 et 1600 €. Donc
monsieur Philippe propose en fait de perdre entre 400 et 600 € de pouvoir d'achat. Pareil pour la location unique. S'il fusionne, je vous j'explique pour les gens qui nous regardent ce soir. Effectivement, allez-y. Pareil pour la location sociale unique, il a été extrêmement imprécis et je regrette que vous ne l'ayez pas relancé parce que si c'est pour fusionner toutes les aides qui existent aujourd'hui pour le premier enfant, vous avez une prime pour la naissance, vous avez une prime d'accueil au jeunes enfants qui est 294 € par an. euh après les allocations familiales et sont progressives. Donc d'après ce que j'ai compris, monsieur Philippe va en fait payer euh son allocation euh sociale unique par les familles de trois euh à quatre enfants et par les familles qui ont des enfants
de plus de 14 ans puisqu'elles seront perdantes. Donc c'est quand même dommage que sur un sujet aussi important euh que le pouvoir d'achat des Français aujourd'hui, ces propositions soient aussi imprécises. Pour c'est comme les retraites, on a absolument rien compris. Euh monsieur Duamel l'a interrogé sur comment il allait faire adopter sa réforme. C'est dommage qu'il ait pas été précis parce que je rappelle que monsieur Douard Philippe a fait échouer deux réformes des retraite justement parce qu'il n'a pas été capable de les faire adopter. Celle par point euh et celle qu'il a voulu remplacer euh par point. Donc le fait qu'il balaye le fait de savoir comment il va adopter une réforme alors que lui-même au pouvoir en a fait excruit deux. C'est un peu problématique, voyez-vous. Madame
Laurent euh il dit qu'il le dira mais plus tard. Il dit que le moment n'est pas venu. Voilà pour sur la méthode pour faire passer parce que c'est une belle soirée lu organisé. Oui, merci. vent pas été bousculé hein parce que moi j'aurais bien aimé savoir comment il faisit mais remarquez les référents il a pas c'est pas son calendrier c'est pas son calendrier Jean-Philippe Tanguier vous l'avez bien entendu non mais comme l'a dit oui très bien mais enfin je pense qu'on n'est pas là pour servir le calendrier de monsieur Philippe en tout cas moi c'est pas pour ça je suis là mais bon écoutez pour une fois je suis d'accord avec un but Tangi qui dit que France que France télé est là pour servir le calendrier Philippe du amel le moins qu'on puisse dire c'est qu'il a bien caché le fait
qu'il soit brillant Merci beaucoup. Voilà. Bon ben, c'est du Jean-Philippe Tangicor habituel. Euh Clémence Geté, j'ai deux extraits également. Hop là, c'est parti et on se laissera juste après sur cette capsule. Bon, d'abord, j'ai trouvé que Édouard Philippe était quand même relativement hypocrite parce qu'il a tout un bilan derrière lui comme macronist de la première heure. Il a été premier ministre au moment où il y a eu une forte opposition à la réforme des retraites. Il a été premier ministre au moment où il y a eu parcours sup. Euh il a été premier ministre et pendant une période pendant laquelle euh les macronistes ont fait 400 milliards de dettes supplémentaires et il a été premier ministre à un moment où les
Macronistes nous ont privé de 62 milliards par animant l'ISF, en faisant la flat taxe et cetera. et il arrive là tout jeune, tout frais en nous disant qu'il n'assume rien de tout ça, mais que les Français vont devoir verser du sang et des larmes parce que 90 milliards Merci interview. Ah, c'est leur émission qui est buggé. cette intervie de monsieur Philippe très c'est leur flux qui est buggé et brutal un personnage très brutal qui en plus de ça n'assume pas son bilan et qui ne répond pas aux mobilisations du moment à savoir celle de la jeunesse et une mobilisation très récente à savoir celle qui a mis les Français dans la rue
contre la réforme de la retraite à 64 je dis la vérité aveuglement m'inquiète deuxème extrait milliards de dettes supplémentaires sous les macronismes en a au moins 400 milliards c'est directement lié à la politique qu' a mené voir Philippe et il arrive en nous disant je vais continuer cette même politique. Je rappelle que je crois qu'il est au RPR depuis les années 90, depuis le moment de ma naissance et donc a priori les 30 dernières années de néolibéralisme, il peut les assumer aussi. Et donc voilà, il arrive en reniant ce bilan et en proposant une réforme des retraites qui va être absolument terrible pour les Français. Ça a été dit par monsieur Porscher, mais c'est 67 ans minimum avec les annuités, parfois 68, 69, 70. Je rappelle que 15 %
des ouvriers sont déjà morts avant 65 ans. Ça veut dire que le nombre de personnes qui ne verront pas la retraite parce qu'ils seront morts avant du fait de leurs conditions de travail très pénible et leurs conditions de vie difficiles augmenterai avec monsieur Édard Philippe et il arrive en disant je dis la vérité. Bah sa vérité elle est brutale et je vous le dis, on pourrait faire largement autrement. C'est ce que nous on va proposer avec Jean-Luc Mélenchon et avec la campagne qu'on mène. Merci beaucoup. les 1000 milliards de dettes supplémentaires. Donc voilà euh voilà pour cette émission de l'heure de vérité, la première de cette présidentielle 2027. Euh j'espère que ce débrief vous aura plu, que le format vous a plu. Voilà, thématique par thématique, les quelques propositions,
les moments forts, les propositions et euh les quelques petites réactions des élus à la fin qui viennent un peu bitcher sur sur l'élu dans l'émission. Euh n'hésitez pas, voilà, c'est un travail qui qui demande quand même un peu de temps he pour être réalisé entre la première vision et la deuxième vision. de l'émission de 3h à la base pour essayer de vous faire un format cours de un peu moins du de d'un peu plus d'une heure, c'est du boulot. Donc merci beaucoup à vous d'avoir regardé. N'hésitez pas à liker cette vidéo pour donner de la force, à la commenter, à follow à la chaîne, à venir nous rejoindre sur Twitch également. Euh si vous le souhaitez, vous avez des liens dans description pour des dons ou du tipi si vous voulez me soutenir et donner de la force. Merci beaucoup à
tous ceux qui le feront. Sur ce, je vous remercie. Je vous dis à une prochaine fois pour une prochaine vidéo sur ce type de format ou un autre. Ciao !
Édouard Philippe