🔴 Le ministre du commerce extérieur et de l'attractivité sur l’impact de la situation internationale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Euh, depuis aujourd'hui, l'Union européenne a mis en application son accord commercial avec euh les États-Unis. Pour rappel, cet accord visé à stabiliser notre relation transattique et éviter une nouvelle escalade tarifaire. Je ferai pas de commentaire ou d'opinion personnel sur la nature de cet accord et la façon dont il a été signé.
Je suis la juste factuelle. Mais cette entrée en vigueur intervient dans un contexte fragilisé. Président Trump à nouveau de menacé euh de droit de douane de 100 % en rétorsion d'importation européenne, en rétorsion aux réaction au renforcement des taxes numériques visant les grandes plateformes américaines.
Et donc on voit là que ce dans ce basculement, le commerce international n'est plus seulement un espace de de coopération et de développement économique, mais aussi un champ de confrontation stratégique. Monsieur le ministre, on connaît la situation extérieure des trois d'ormous, pression sur les coûts énergétiques, fragilisation des chaînes logistiques, incertitude sur les marchés. Je propose de donner la parole très rapidement, notamment peut-être voir également [grognement] euh ce qui a été débattu et les suites de du du G7 parce que vous avez réuni omologues aussi le 5 et 6 mai dernier.
Et puis nous aurons également après votre intervention un petit résumé de la mission flash qu'on fait nos deux parlementaires rapporteurs sur le dispositif oser l'export. Monsieur le ministre, je donne la parole. Merci beaucoup monsieur le président et pardon pardonnez-moi de ce retard mais il est la séance au Sénat a un peu dérapé et donc les sénateurs sont je devrais pas le dire mais un peu responsable de ce quart d'heure Berichon remarqué je n'ai fait aucune aucun reproche moi je dois m'excuser normal même si bon alors quelques mots pour essayer de répondre aux grandes lignes monsieur le président qui ont été posés par vous-même.
Euh je je il y a beaucoup de sujets. Je voudrais évidemment vous dire quand même quelques éléments de principe. Euh vous l'avez rappelé, le contexte géopolitique a beaucoup évolué.
La crise du détroit d'Ormous, l'évolution de la guerre d'agression russe en Ukraine, euh la confrontation ou l'utilisation des relations commerciales comme armes de pression et la nécessité en face de s'organiser. C'est au fond le résumé de de du défi qui est le nôtre. Sachant que le cœur de l'action qui doit être la mienne, c'est encore une fois, je veux sier dès le départ là-dessus, de faire en sorte d'apporter le soutien le plus concret, le plus dynamique et le plus énergique possible à nos entreprises à l'export.
Et j'en diraiis quelques mots. Nous avons eu une crise au Moyen-Orient qui a été le sujet du dernier conseil affaires étrangères commerce qui s'est tenu le 22 mai dernier et nous en avons là aussi tenu compte. Je voudrais simplement vous dire deux ou trois choses sur d'abord les grands acteurs auxquels nous devons nous confronter.
Je parle en particulier au premier chef de la Chine qui est un partenaire mais qui est aussi un compétiteur face auquel nous n'avons plus le luxe de la naïveté. Il faut être dans le dialogue, il faut être en même temps ferme et il faut prévenir les conséquences de la surcapacité industrielle chinoise, du fait que les Chinois utilisent au fond le commerce [grognement] pour résoudre leurs problèmes domestiques. Il y a une consommation domestique trop faible et donc ils exportent et ils redirigent leurs surcapacités.
Ils le font avec une sous-évaluation de la monnaie, des subventions massives à l'industrie, des restrictions d'accès à leur propre marché qui sont autant de difficultés que nous devons affronter et qui sont une forme de concurrence déloyale. Donc l'objectif c'est celui de l'Union européenne mais de la France en particulier de rétablir avec nos amis chinois une concurrence aussi équitable que possible et de faire en sorte que les entreprises qui produisent en Chine continuent à réduire nos dépendances critiques en approvisionnement et en débouché. C'est valable dans les deux sens et ça veut dire que si nous avons une obligation de trouver des solutions y compris en dehors de la Chine sur nos approvisionnements minérés critiques et en terre rares pour la bonne marge de industrie, nous devons aussi faire en sorte que les entreprises chinoises investissent chez nous.
C'est la ligne qui a été fixée. C'est la discussion que nous avons avec les Chinois. Il fut un temps, j'ai connu quand j'ai commencé ma vie politique, mais je pense que on est tous ici pareil.
C'était plutôt les Chinois qui nous demandaient de mettre en place des usines de montage ou de production, en tout cas d'assemblage industriel sur leur propre territoire. Aujourd'hui, dans certains domaines, nous en nous sommes plutôt dans le sens inverse et nous demandons aux Chinois d'investir pour créer et soutenir l'emploi chez nous. En tout cas, il y a et c'est ce que j'ai pu constater encore une fois récemment, y compris après le Conseil européen des 18 et 19 juin, une convergence au niveau européen très claire, très forte sur notre relation avec la Chine.
Parallèlement, nous devons parler des États-Unis qui sont l'autre versant de cette de ce défi que j'évoqué. Euh vous l'avez dit monsieur le président, les droits de douane à des [grognement] niveaux jamais atteints depuis la Seconde Guerre mondiale, l'utilisation de ces droits de douane, tout cela nous pose un problème. Il y a eu, il faut être très clair, un accord qui est l'accord dit de Turnbury qui s'est qui a été acté l'an dernier.
Je rappelle que cet accord nous a permis de négocier 15 % de droit américain contre la la suppression d'un certain nombre de droits de notre côté, mais ça aurait pu être bien pire, ça aurait pu être 30 35 % de droit. Donc nous, il y a eu une discussion, un cadre très clair. Les menaces tarifaires du président Trump se sont poursuivies parce qu'il considérait, j'en ai souvent parlé avec Jameson Greer qui est le mon homologue que les choses n'allaient pas assez vite dans la mise en œuvre de l'accord de Tbury par la Commission européenne.
Pour autant, c'est ce qui a été fait, y compris en accélérant autant que possible les procédures européennes qui sont parfois lentes, vous le savez ici, mais qui ont été honnêtement optimisé pour pouvoir apporter une réponse claire et dire "Nous appliquons" et c'est le cas depuis le 1er juillet, l'accord de Tonbury pour la partie européenne, nous attendons des Américains qu'il en aent de même de leur part, y compris en tenant compte, je le dis au passage, des engagements qui avaient été pris de sortir des fameux 15 % au global qui nous sont imposés, c'estàdire la nation la plus favorisée, plus le complément jusqu'à 15 % de sortir un certain nombre de secteurs de ces droits imposés et je pense en particulier pour ce qui concerne la France, vous savez que l'aéronautique est déjà sans droit mais je pense en particulier, j'ai l'occasion de le faire à chaque fois que je peux rencontrer les autorités américaines, de [grognement] sortir les vins spiritueux qui pour la France sont évidemment y compris pour nos territoires et pour nos petites entreprises, un sujet absolument majeur. En tout cas, le comment dire le l'Union européenne s'est engagée à réaliser ses concessions. Elle a mis en place un règlement, je l'ai dit, aussi rapidement que possible et nous sommes maintenant très clairs, c'est Turnbury qui doit s'appliquer. [raclement de gorge] Il y a aucune intimidation aux menaces touchant l'Union européenne et les Étatsmembres qui la composent qui ne seraient pesé sur notre autonomie.
On reste dans le cadre de Turnbury et si Turnbury n'était pas respecté par nos amis américains, alors l'Union européenne répondrait de façon extrêmement ferme. Et c'est ce que j'ai plusieurs fois au nom du gouvernement pu demander à nouveau au commissaire Sevkovic et nous attendons une réponse donc très ferme en cas de manquement des États-Unis de la part de la commission. Nous devons, je l'ai dit, continuer à négocier des nouvelles exemptions.
Je n'y reviens pas, ce sont des interventions récurrentes. Je voudrais vous dire que dans ce cadre et après avoir rappelé ces principaux éléments, vous avez vous même posé la question qu'est-ce qui a permis le G7 ? Moi, je voudrais souligner le fait que le G7 commerce en particulier qui s'est tenu les 5 et 6 mai a été, je le dis le revordique, une réussite puisque nous avons eu un texte commun.
C'est la première fois depuis plusieurs années que le G7 de commerce produit un communiqué commun qui est qui qui a été honnêtement obtenu de façon très constructive et très positive, y compris avec nos amis américains. Et nous avons donc réussi à nous mettre d'accord notamment sur un certain nombre de sujets qui sont majeurs, je les évoquais, et en particulier la sécurisation de notre chaîne d'approvisionnement en matière de de minerais critiques et en matière de terre rare. Il y avait une démarche américaine, il y avait la démarche du G7 de commerce, nous avons convergé, il y a eu un texte commun qui a été adopté par l'ensemble des pays du G7 et c'est donc, je crois, une avancée importante de ce point de vue-là et sur le diagnostic et sur le soutien à certain nombre de projets industriels qui vont nous permettre progressivement de créer une troisème voie et de d'assurer notre [grognement] autonomie en matière de d'extraction de de raffinage ou de recyclage des terres rares et des minerais critiques avec un certain nombre d'autres partenaire hors du G7, je pense en particulier à l'Australie, je suis me suis rendu il y a un mois et demi, c'était évidemment un sujet majeur et c'est un partenaire très important pour cela.
On peut évoquer, je j'en parlerai si vous le souhaitez aussi le Groenland où je me suis rendu dans un contexte un peu de confrontation avec nos amis américains. Mais là aussi ça fait partie des terrains de développement sur ces questions. Le G7 a permis aussi d'avoir une démarche collective commune sur face aux surcapacités industrielles dans le monde et particulièrement chinoise.
Nous avons tiré les conséquences aussi de l'évolution des choses en matière de petits colis et de e-commerce. Comme vous le savez, l'Union européenne met en place désormais à partir du 1er juillet une taxe de 2 €. Il y aura à partir de novembre prochain un 3 € supplémentaires de frais de gestion par colis, les taxes portant sur les les objets et non pas sur les colis.
Et donc les choses se mettent en place et je voudrais souligner quand même que c'est l'impulsion de la France qui l'a permis puisque c'est nous qui avon compris en l'appliquant nous-même depuis le début de l'année euh jusqu'à aujourd'hui euh c'est nous qui avons au fond initié cette démarche. Et ça soulligne que pour être un peu plus rapide et pas être trop long, je pense qu'il y a vraiment une évolution au sein de l'Union européenne et plus globalement au sein du G7 qui consiste à dire on n'est plus naïf et en tout cas l'Union européenne sort de sa naïveté. Elle le montre aussi en travaillant sur l'Industrial Accelerator Acts qui va permettre de mettre en place un niveau qui est encore en discussion en négociation mais un niveau important sur certains secteurs stratégiques.
Je pense notamment à l'industrie automobile de protection de préférence européenne car il s'agit évidemment dans le le grand chamboulement dans la grande violence des relations économiques internationales de préserver nos secteurs stratégiques et notre emploi. pour en parler si vous le souhaitez aussi car ça pose quelques problèmes avec certains pays voisins qui sont intégrés à système de production de l'Union européenne mais qui ne sont pas membres de l'Union européenne. Je pense à la Grande-Bretagne, au Maroc particulier.
En tout cas, les choses avancent et on est maintenant plus dans l'opérationnel face aux pratiques non marchandes qui sont pratiquées notamment par la Chine sur les minerais critiques. Je vous l'ai dit là aussi plus de dépendance. On agit et on monte ensemble et on finance ensemble des projets.
On diversifie les sources d'approvisionnement avec un nombre de pays majeurs. Je n'ai pas cité l'Afrique mais c'est aussi un sujet important qui a d'ailleurs été évoqué lors du sommet de Naéroie. Le sommet déviant donc a permis de donner à cette ambition un cadre durable avec un dispositif de coopération adossé à l'OCDE et à l'Agence internationale de l'énergie afin de mieux structurer le travail collectif du G7 sur ces chaînes de valeur stratégique.
J'ai évoqué, je veux pas parler trop long puisque on est un peu pressé, j'ai bien compris les petits colis, je n'y reviens pas si vous le souhaitez. Enfin, [grognement] il y a un dernier sujet important dans le casre du G7 qui était et qui qui soulligne là encore les enjeux qui sont devant nous, c'est la question de la réforme de l'OMC. parce qu'en réalité nous avons de plus en plus de pays de grande puissance voire de prédateurs, si je peux m'exprimer ainsi qui sont comment dire dans une logique de rapport de force et qui remettent en cause toutes les règles et les systèmes et notamment l'OMC qui nous permettai d'organiser, de réguler et de pacifier euh avec des règles claires et transparentes euh les relations commerciales internationales.
On est sorti de cette période et on voit bien que c'était le problème à Yaoundé où nous sommes croisés si je ne me trompe monsieur le président qui il y avait d'ailleurs une délégation si je ne me trompe de de la commission je crois par [grognement] mon souvenir on voit bien que à Yaoundé on a on a été dans une situation de blocage. En réalité on n' pas débouché sur une réforme à minima telle qui était proposé été proposée par l'Union européenne. Les Américains étaient pas forcément contre des petites avancées mais certains pays, je pense à l'Inde ou au Brésil on ont bloqué.
C'est un ensemble multilatéral qui a fonctionné, qui aujourd'hui est bloqué. Et donc dans le cadre du G7, nous avons au moins acté une chose, c'est que nous continuons à travailler sur la modernisation de l'OMC, que nous prendrons plus d'initiatives et que aussi nous soutenons le développement [grognement] dans le cadre de l'OMC des initiatives plurilatérales. C'estàd que on n'est plus obligé d'avoir tout le monde, mais au moins sur un certain nombre de sujets très précis, de règles ou de pratiques communes, nous sommes dans une logique de plurilatéralisme.
Voilà, c'est un agenda que je défends à Bruxelles. Je voudrais vous dire deux choses enfin en introduction. La première, c'est que il y a parallèlement à tout cela et c'est extrêmement important à mon sens et dans le casadre de l'action que j'essaie de mener, une accélération de la signature d'accord de libre échange entre l'Union européenne dont c'est la compétence et un certain nombre de grands pays ou de grandes zones.
Depuis 2 ans, les choses se sont considérablement accélérées. Nous avions une dizaine, une bonne douzaine même de d'accord de de free trade agreements de de d'accord de libre échange qui était soit à moderniser soit à conclure. La modernisation de l'accord avec le Mexique a été faite, elle est elle entre en pratique.
Nous avons évidemment eu la signature et même si la France est clairement opposé la mise en œuvre du volet commercial de l'accord Mercossour, au moins avec les pays qui l'avaient eux-mêmes ratifiés. Euh il y a euh la l'Union européenne a conclu avec l'Indonésie, a conclu avec l'Inde. Je pense que nous allons conclure d'ici la fin de l'année avec les Philippines.
Il y a des discussions qui sont toujours en cours avec les Émirats Arabes Unis, avec la Malaisie où je me rends la semaine prochaine, avec la Thaïlande, j'en oublie, je ne sais plus. Nous avons évidemment le Canada qui continue à fonctionner. Donc il y a un certain nombre d'accords de libre échange qui sont signés. l'Australie que j'ai pas évoqué et j'ai été d'ailleurs, je le dis parce que c'est important et ça explique la suite de ce que je vais vous dire, le premier ministre européen à me rendre en Australie pour justement répondre à la volonté qui est la nôtre de nous emparer au-delà des négociations et de la fermeté que nous pouvons mettre en œuvre pour faire en sorte que les outils de protection de certaines filières sensibles soient effectifs et très solides.
C'est ce que nous avons obtenu, j'y répondrai si vous le souhaitez dans le casre du Mercosour, mais je je pense qu'il faut que la France dans le cadre européen, mais la France singulièrement s'empare de ces accords parce qu'ils correspondent bien en terme d'offre, d'opportunité, de potentiel de développement pour nos entreprises. Il correspondent bien à l'offre française. Je pense en particulier à tout ce qui touche à l'énergie, aux nouvelles technologies, évidemment à l'agroalimentaire.
Je pense aussi à la ville durable, à tout ce qui concerne les infrastructures, le développement d'un certain nombre de d'infrastructures dans ces pays. Nous avons une offre qui correspond à la demande de CPI et ceci dans un cadre qui est désormais fixé, qui sécurise nos débouchées, qui permet d'avoir de la visibilité, de la prédictibilité pour nos entreprises et nos filières et qui nous permet aussi au passage, je le redit, de sécuriser un certain nombre d'approvisionnement en particulier en terrar et et en minerais critique. Donc nous avons dans la dans la stratégie du commerceur de la France, au-delà de tout ce que j'ai pu évoquer en réactif ou dans le cadre multilatéral, nous avons aussi une démarche bilatérale dans le cadre des accords de commerce qui sont négociés par l'Union européenne.
Encore une fois avec des protections maximales et on les obtient. C'est le cas notamment sur le Mercosour et sur l'Australie mais [grognement] en étant aussi dynamique et conquérant. Je veux insister là-dessus parce que si nous restons des bras balances, si nous attendons, nous n'en tirerons pas le bénéfice nécessaire pour sécuriser, les déboucher, les développer pour nos entreprises.
Et puis il y a [grognement] un deuxième sujet que je veux évoquer en introduction et je vais m'arrêter là, ça aurait été pas mal quand même, c'est que tout ça doit se faire aussi en modernisant notre dispositif d'appui. La France, c'est un pays qui a un dispositif diplomatique extrêmement développé, très très compétent. Je tiens à le dire.
Je veux saluer les agents du ministère de l'Europe et des affaires étrangères partout dans le monde. C'est le 2e ou le trè réseau diplomatique au monde selon les calculs, hein, selon qu'on on met les consulats à part ou pas. Euh en tout cas, on est dans les premiers et tout ça s'accompagne d'un écosystème qu'on appelle la French Team Export qui est lui aussi en pleine pas restructuration mais en pleine modernisation y compris dans ses choix.
C'est le cas de la direction de la diplomatie économique au qu d'ors qui va désormais être la direction de la souveraineté et de la diplomatie et de la souveraineté économique qui qui essaie de se réorganiser de façon être plus opérationnelle et ne plus doublonné en particulier avec les réseaux du trésor et avec les autres réseaux de du du ministère. Et puis deuxièmement, c'est le cas avec ce qui se passe en ce moment même à Business France. Il y a une contrainte budgétaire, vous le savez, mais on en fait un effet de levier pour être plus performant, pour être plus stratégique dans nos choix, qu'il s'agisse des du soutien aux entreprises. gros pour aller vite 20000 PME ou ETI qui ont un vrai potentiel et sur lesquels on va concentrer plus encore l'effort mais aussi des zones qui sont plus difficiles mais où il faut qu'on aille chercher des relais de croissance puisque le [grognement] marché de l'Union européenne bah c'est 60 % de nos exportations mais on est de plus en plus dans une situation de compétitivité difficile.
Il est saturé, il faut qu'on aille notamment dans l'Aséane en Amérique centrale et en Amérique latine dans les Pays-Bes. Je crois beaucoup que nous avons beaucoup de choses à faire dans cette dans cette zone là et évidemment il y a tout le sujet de l'Afrique à plus ou moins moyen et long terme. Donc un effort stratégique sur en particulier la bonne exploitation au maximum pour notre pays des accords de commerce et deuxièmement une modernisation de notre dispositif.
Je le dis pour Business France mais c'est vrai plus globalement pour l'ensemble des acteurs de [grognement] la French team export. Je sais que oser l'export peut-être dira un certain nombre de choses là-dessus, mais nous avons euh besoin d'être plus collectif encore. C'est des choses très concrètes sur les salons.
Il faut qu'on ait vraiment une bannière France partout. C'est ce que j'essaie d'obtenir. Nous devons nous concentrer en priorité sur l'agroalimentaire parce qu'on a un sol qui s'est considérablement réduit et nous devons absolument reconquérir ce sol.
Ça veut dire être plus collectif, être capable d'être plus euh euh mieux organisé, euh sortir de la logique du village gaulois ou du travail en silo plus que jamais. C'est aussi euh cette démarche que je nous essayons de de mettre en œuvre. Et monsieur le président, je m'arrête là.
Je pourrais vous en parler des heures, mais j'ai essayé d'être aussi synthétique que possible. Monsieur le ministre, vous l'avez été, je pense que tout le monde peut le reconnaître en donnant les les grandes lignes, notamment les grandes lignes de de l'actualité et vous avez insister également sur le redéploiement, en tout cas sur l'intensification [grognement] de euh l'efficacité de notre dispositif. Nous avons ici la commission des affaires étrangères mené une mission rapide sur l'accompagnement de notre nos entreprises, notamment via le dispositif oser l'export.
Je voudrais, nous avons euh voté la publication de ce rapport il y a quelques jours et et donc nous souhaitions en première interrogation en tout cas donner la parole aux deux rapporteurs pour qu'ell vous donne [grognement] la teneur de ce rapport et quelquesunes des des grandes propositions que qu'elles ont pu faire. Je je précise que j'ai eu l'honneur, le grand honneur d'être auditionné par les deux rapporteurs. Très bien.
J'espère que ça a été utile. Madame Pascal Gau, une des deux coporteurs et ensuite madame Lacrafie. Allez-y.
Ça merci. Merci monsieur le président. Merci monsieur le ministre de votre présence.
Effectivement donc nous vous avons nous avons commis un rapport sur le dispositif aux export avec 21 préconisations que vous ne manquerez certainement pas de de lire. En tout cas, lorsque nous les avons proposé et présenté à nos collègues, des remarques ont été faites notamment sur des le manque euh semble-t-il récurrent d'une stratégie nationale très clairement identifiée pour les PME ETI derrière lesquels tout le acteurs pourraient se ranger à l'instard de l'Allemagne et l'Italie. Ce qui nous fait euh euh dire que le conseil stratégique du commerce extérieur doit être euh amplifié avec une feuille de route beaucoup plus forte, que un certain nombre d'outils de du dispositif aux élexport ne sont pas efficients et donc dans un moment de restriction budgétaire, il faudrait peut-être clarifier certains outils et aller vers l'essentiel, de ne pas gommer la collaboration, ce qui n'a pas eu l'air d'être forcément une orientation prise lors de l'audition du directeur de Business France entre le public et le privé sur le terrain, le publicant amorcer, le privé pouvant dérouler et puis une évaluation plutôt qu'une une évaluation des dispositifs plutôt qu'une superposition de dispositifs.
Ce qui m'amène pour ma part à vous poser plusieurs questions. Vous aviez évoqué lors de notre rencontre le rôle des régions dans une probable réorganisation. Euh comment vous l'envisagez ?
Euh le le directeur de Business France a visiblement évoqué des coupes budgétaires. Comment vous allez les pratiquer ? Est-ce que il vont être d'une manière ciblée et non d'une manière homogène ? ce qui ferait qu'on passerait à côté certainement de soutenir et de développer des outils efficients.
Vous semblez là aussi privilégier les grands groupes et euh la le le volume d'export au détriment des PME et notamment des primaux accédents alors que ne serait-ce que dans un article du monde récemment, ils attendent justement à défaut d'avoir un marché national qui se tasse d'aller vers vers l'export. Euh quelles pourraient être les bonnes pratiques que nous pourrions euh reprendre dans le modèle italien et allemand qui fait référence et puis ensuite ben peut-être nous donner à la faveur de votre présence ici quelques informations sur votre nouvelle feuille de route, le calendrier et les évolutions principales que vous envisagez. Je vous remercie.
Merci beaucoup. La parole madame Lafie. Ça doit être Merci monsieur le président, monsieur le ministre.
Lors de votre audition donc avec ma collègue et moi pour notre rapport aux exports, vous aviez pointé vous-même la dispersion des compétences au sein de la Team France Export entre Business France, les services économiques, les CCI, BPI France. Un constat que vous aviez déjà fait dans un rapport que vous avez fait par le passé en 82 je crois. 82 non 83 c'est 96 82 ça me vieillit vraiment beaucoup bon monsieur le ministre est pas susceptible ça [rires] va mais ça va il est pas susceptible c'est parfait notre rapport avec madame G recom recommande d'approfondir une logique de guichet unique local ma question au-delà du constat partagé quel levier concret pour coordonner des acteurs ayant chacun leur budget chacun leur statut chacun leur intérêt propre par ailleur les en première ligne sur le terrain apporte une expertise précieuse et complémentaire à la Team France Export à budget contraint comment mieux valoriser et articuler leur travail et enfin comment mieux mobiliser nos postes diplomatiques, en particulier les ambassadeurs sur l'export.
Les rencontres entre ambassadeurs et entreprises lors des conférences des ambassadeurs à Paris ont été abandonnées. Elles étaient très appréciées. Faut-il les reprendre ?
Merci monsieur le ministre. Merci beaucoup de votre intervention monsieur le ministre. peut-être sur ce ces [grognement] deux interventions notamment focalisé pour partie en tout cas sur le dispositif oser l'export et puis peut-être plus largement sur les questions posées par nos deux rapporteurs.
Non mais sur le sur le dispositif auesport, on a échangé le 9 juin dernier dans le cadre de votre de votre mission. Je pense que ça a été une étape structurante, incontournable. Euh ça a permis d'augmenter, je vous donne les chiffres, le nombre d'entreprises exportatrices très très clairement puisquon est passé de 144000 en 2023 à 152500 2025.
Donc il y a quand même une augmentation du nombre d'entreprises exportatrices. La question c'est de savoir combien de temps elle le reste. Est-ce que c'est durable ?
C'est un une approche plus qualitative. Euh on sait en gros que euh l'accompagnement de la team France Export, notamment dans le cadre du plan d'export a aussi permis euh vraiment de d'améliorer euh euh comment dire euh euh de de de réduire le taux de décrochage pour les entreprises euh accompagnées à 7,5 %, ce qui est très peu, alors que quand on est une entreprise non accompagnée à l'export, on est à 28,5. Donc on voit bien qu' je donne quelques chiffres pour montrer qu'il y a eu un effort et que oser l'export est au fond a été une sorte de feuille de route très pragmatique de ce qu'on appelle la team France export avec en quelques années pratiquement 8 milliards d'euros de chiffres d'affaires additionnel à l'export.
Je je donne ce chiffre pour qu'on ait un ordre de grandeur. Donc ça n'est pas négligeable du tout mais c'est vrai vous avez raison qu'il faut adapter et qu'il faut c'est le sens des questions que vous avez posé tirer un certain nombre de de conséquences. sur les coupes d'abord budgétaires.
Tout le monde a des coûts budgétaires, on le sait et très clairement c'est en gros 19 % de subvention publique en moins en tr exer qu exercices même pour business France puisquon est passé de de mémoire de 105 millions d'euros de subvention à 86,7 % aujourd'hui dans le budget 2026 par comparaison quand même parce que ça va nous amener après au modèle italien les italiens ils sont passés parce qu'ils ont rajouté pratiquement 40 millions, ils sont à 330 millions à partir de 2026 pour le l'opérateur Iché. 330 millions d'euros de subvention publique. Je ne parle [grognement] pas du reste évidemment hein.
Euh c'est-à-dire les fédérations professionnelles, les régions et cetera. Nous nous avons euh allez 86 millions euh [grognement] sans compter évidemment l'apport de l'ensemble de la team France export qui est quand même aussi qui est pas quantifié mais dont il faut tenir compte et l'apport des collectivités notamment des régions. L'espagnol l'ex il est à 140 millions d'euros de subvention.
Je cite toujours le chiffre de la Walloni aussi. Je crois que c'est 76 millions simplement pour la Wallonie. Donc on est quasiment au chiffre pour la Wallonie, pas pour toute la Belgique.
Donc on a un vrai problème de compétition en terme budgétaire et ce parce que nous avons une situation financière budgétaire de nos finances publiques qui a imposé des réductions. Donc est-ce que ça doit se traduire de par des coups de rabaux ? un peu le sens de votre question de façon uniforme.
C'est précisément tout le contraire que nous essayons de faire. Et là euh les instructions que j'ai donné au nouveau directeur général de Business France dès sa nomination euh en début d'année, il y a 3 mois euh ont été précisément de travailler sur un plan non pas de restructuration ou de rabot, mais sur un plan de hiérarchisation, de relance, de dynamisation de de des équipes et et du dispositif Business France qui est quand même honnêtement même s'il y a des hauts et des bas, même si c'est parfois un peu dépendant d'un pays à l'autre ou d'une personne à l'autre, mais qui est quand même un bel outil. avec des gens qui sont motivés et qui essayent vraiment euh de bouger.
Donc on va supprimer dans la proposition du directeur Louis Marguerite un certain nombre de choses dans les fonctions support. On va réduire un peu le le le les équipes et le budget communication propre. on va euh comment dire beaucoup moins investir sur l'e-commerce parce qu'en réalité l'e-commerce a pas besoin de business France qui se développe très bien.
On va revoir un certain nombre euh de de missions qui étaient peut-être pas très productives pour renforcer à l'inverse euh les choses dans deux directions. et je réponds à une de vos questions. L'idée c'est de de de d'intensifier l'effort d'accompagnement qui veut dire d'abord de détection de conseil au départ et ensuite d'accompagnement vers les grosses PME ou les ETI.
Euh aujourd'hui, on a 1750 ETI qui sont très fortement exportatrices sur les 7000 ETI françaises. Euh l'idée c'est quand même de de parce qu'il y a un vrai potentiel, c'est d'aller à 3000 3500 euh dans les 2 3 ans qui viennent. Donc comment on fait pour euh intensifier l'effort auprès des dirigeants et des cadres des grosses PME ou des ETI ?
Pourquoi ? Bah parce que ces entreprises, elles sont solides, elles ont une vraie capacité à générer beaucoup plus de chiffres d'affaires. Elles ont souvent des produits ou des services qui correspondent à la demande notamment des marchés dont je parlais tout à l'heure.
Et donc on pense, on considère que il vaut mieux qu'on calcule en en augmentation de chiffre d'affaires à l'export pour faire simple qu'en nombre d'entreprises. Ça veut pas dire qu'on s'occupe pas de toute entreprise. La mission de Business France, vous parliez des primaux exportateurs, elle reste une mission générale, c'est qu'on doit pouvoir accompagner tout le monde.
On le fait en s'appuyant, j'y reviendrai, sur la Team France Export, notamment dans les régions. Mais il faut qu'on soit plus opérationnel et plus hiérarchique, qu'on hiérarchise mieux plutôt l'effort en particulier vers les grosses PME et vers les ETI parce que ça entraîne le reste de l'économie derrière et notamment les sous-traitants qui sont souvent des petites entreprises. C'est cette démarche là qui doit être mise en œuvre.
Et puis deuxièmement, on on va se concentrer plus sur certaines géographies. Euh je pense à je les ai évoqué tout à l'heure, à des géographies comme l'Amérique latine, euh l'Inde en particulier qui est un pays qui sera le premier de marché de consommation qu'il est quasiment déjà dans les années qui viennent en tout cas, mais qu'il est quasiment déjà. Je pense évidemment au pays de l'Azéane par exemple, j'ai cité les pays de la zone Balt.
Je pense que c'est vrai aussi des Balcans en particulier où nous avons beaucoup à faire. Donc euh une priorisation, une hiérarchisation des efforts. Troisièmement euh euh une hiérarchisation aussi plus qualitative.
Euh j'ai évoqué le sujet euh l'agroalimentaire qui est une grande spécialité française quand même euh qui a euh aujourd'hui euh euh qui n'a plus d'excédent ou presque on est à 200 millions euh d'excédents. Euh alors, c'est vrai qu'il y a eu des éléments conjonctels l'année dernière, mais enfin c'est quand même pas un très bon signal. Moi quand j'étais secrétaire d'État à l'agriculture et à l'agroalimentaire, c'était il y a 20 ans, on était à 14 milliards d'excédents de la de Donc aujourd'hui évidemment on ne l' plus.
J'étais encore ces derniers jours avec les professionnels de de de de des filières agroalimentaires pour regarder comment notamment l'occasion du ciel, on va franchir une étape. Ce sont après je peux en parler dans pendant des heures, il y a des tas de choses très concrètes derrière mais en gros les grandes orientations c'est ça c'estàd on hiérarchise on est plus stratégique mais on fait pas du rabau et on on simplement on tient compte du fait que bah on a quand même 20 millions de subventions de moins. Il y a un troisème élément qui est important dans ce dans cette stratégie de business France, ce sont les veilleux qui sont un sujet majeur qui d'ailleurs permettent d'avoir des recettes pour le coup à Business France qui gère très bien.
Il y en a 11500 aujourd'hui dans le monde, dans les entreprises françaises. Je parle des VI, je parle pas des VI à 70000 selon les années candidats et candidates et c'est évidemment frustrant de pas pouvoir répondre plus. Donc un gros effort va être fait pour convaincre notamment ces fameuses PME ou ETI qui ont un potentiel de prendre plus de VI parce que c'est un grand service subventionné peu cher pour l'entreprise.
C'est aussi le moyen d'emmener beaucoup plus de jeunes encore dans le monde, de développer la culture de l'export et de l'international dans nos entreprises et c'est évidemment un effet très bénéfique. Je réponds aussi rapidement que possible monsieur le président aux autres questions. Donc pas, on privilégie pas les grands groupes, c'est plutôt la cible centrale qu'on va intensifier si vous voulez dans le travail, c'est PME et ETI.
Le modèle italien, bah écoutez, le modèle italien c'est qu'ils ont beaucoup plus de subvention publique. Le modèle italien c'est aussi qu' sont beaucoup plus collectif. Quand vous allez sur un salon qui est pour moi, je le dis au passage, qui reste l'élément enfin l'outil principal de développement à l'export notamment pour les les nouveaux exportateurs.
On voit Italia partout, on voit même salon agroalimentaire IT EAT Italia. Donc ils ont une communication très collective, très forte. Ils sont en équipe, ils se ils s'entraînent les uns les autres.
Les grands groupes emmènent les moyens qui emmènent les petits. C'est le principe des districts industriels italiens. Et donc il y a là vraiment quelque chose que nous devons qui doit nous inspirer pour qu'on aille nous-même beaucoup plus et dans la communication et dans la façon de faire travailler la team France Export dans un esprit collectif.
C'est honnêtement quelque chose qui est enfin j'espère qu'on va vraiment progresser dans les mois qui viennent là-dessus compris avec des mesures très très précises notamment sur la bannière France qu'on ne voit pas assez sur les salons et qu'on doit avoir comme on voit la bannière Italie ou la bannière Portugale ou la bannière New Zealand. Bon et puis deuxièmement resserrer les boulons pour qu'on soit vraiment plus collectif. C'est pas gagner d'avance hein parce que comme vous l'avez dit vous-même il y a quand même beaucoup d'esprits gaulois.
En France on travaille beaucoup en silo. Enfin on continue à défendre ses petites sa petite cuisine sur son petit réchaud comme disait le général. Bon, c'est c'est un trait de caractère culturel chez nous, mais si on on ne casse pas ça, si on ne renforce pas l'esprit collectif et la communication collective, ben on continuera à se faire dépasser par des gens qui finalement courent plus vite que nous.
Je résume, mais c'est donc plutôt à une source d'inspiration le modèle italien sous réserve qu'on puisse au moins stabiliser budgétairement. C'est ce que j'ai demandé au premier ministre et que dans les années qui viennent, si on fait bien ce travail, on puisse en avoir le fruit en ayant à nouveau un peu plus de moyens financier. Je [grognement] termine du coup parce que je crois que j'ai répondu à peu près à tout sur non mais sur le thème, je l'ai c'était la question d'Amélia Lacrafie sur le thème mais je crois que j'ai un peu répondu de la dispersion.
C'est notre principal ennemi, on est d'accord. Mais encore une fois, j'étais la semaine dernière avec les CCE, la semaine d'avant avec la Chambre de commerce français, cette semaine, la semaine précédente aussi avec les chambres de commerce international avec tous les acteurs, ils sont tous preneurs de travailler plus ensemble. Ils savent très bien qu'ils sont en train de se faire dépasser.
Et de ce point de vue, l'OSCI, enfin les les organisations privées ont un rôle à jouer. Moi, je veux qu'elle soit beaucoup plus intégrée. Vous avez parfaitement raison.
Elles sont toujours un peu à part en fait quand on parle de la team France export, on parle des chambres, des CCE, des institutions françaises, du réseau diplomatique. On oublie toujours les OCI et alors que il y a plein d'entre ce sont souvent des entrepreneurs français à l'étranger, ils ont une capacité parce que parce que c'est leur gagne pas aussi, il faut pas l'oublier, à être des acteurs tout à fait efficaces. Donc je souhaite qu'on les intègre beaucoup plus.
Et donc de l'ambassadeur à l'OSCI en passant par toute l'équipe, bah il faut mettre de la coordination, de l'image commune, de l'esprit collectif. C'est l'objectif du travail que je conduis et qui va se traduire, je m'arrête monsieur le président, mais par des choses très concrètes auxquelles vous serez associé. Je je je le dis d'ailleurs au passage parce que je crois que la diplomatie parlementaire joue un rôle majeur.
Euh moi, j'ai été moi-même président de groupe d'amitié dans cette commission ou ou depuis depuis pendant 30 ans dans cette assemblée. Je pense que c'est très important d'avoir le concours aussi des parlementaires qui peuvent apporter d'autres contacts qui sont aussi des qui nous font remonter les choses. Et donc ça aussi ça fait partie de l'équipe de France, la diplomatie parlementaire.
Mais en tout cas, il va y avoir un certain nombre de choses très concrètes que nous allons dérouler euh dans cet esprit d'ici Noël prochain. Voilà ce que je voulais vous dire. Merci beaucoup monsieur le ministre.
Nous avons quelques euh orateurs inscrits. Le premier pour le rassemblement national, monsieur Guillaume Bigot. Pardon, j'ai monsieur le président, juste c'est très important, j'ai oublié une chose.
On va augmenter le nombre de salons, ça fait partie de la réponse. Euh alors on va pas doubler hein, mais en gros, on est à 80 euh on va passer à 100 salons et on va augmenter notamment les salons agroalimentaires avec un reste à charge qu'on va essayer de réduire sur au moins une bonne dizaine d'entre eux pour les petites et moyennes entreprises. On va pas tout transformer du jour au lendemain, mais c'est un une vraie inflexion dans le travail qui a été jusque-là conduit.
Merci beaucoup. Non, au contraire, la parole est toujours à à monsieur Guillaume Bigot. Merci monsieur le président.
Chers collègues, monsieur le ministre, peut-être une remarque en préambule. Vous avez bien voulu rappeler les accords de Turnbury. Est-ce qu'on peut vraiment parler d'accord ?
Rappelons quand même que l'Union européenne a encaissé unilatéralement 15 % de droits de douane et se félicite de pas avoir encaissé une gifle plus violente encore sans riposter. Bien sûr, ça ne me semble pas être une négociation, mais davantage une capitulation. Fermons ce préambule.
Je voulais vous parler du panneau des panneaux solair ou plus exactement de la religion du panneau solaire. En effet, elle a ses grands prêtres, ils sont à Bruxelles. Son catéchisme, le Green Deal et surtout sa terre promise, la Chine.
Vous imposez d'installer ces miroirs aux Alhouettes partout du territoire de Bfort jusqu'au DomTom avec la certitude de sauver la planète. Bon, la réalité évidemment est tout aute. Cette énergie intermittente ne se stock pas.
Résultat, des pics de surproduction inutilisable us nos centrales nucléaires. Et puis comme les panneaux solaires contiennent des métaux critiques et polluants, et bien en les imposant, nous salopons notre environnement tout en organisant notre dépendance. 88 % des panneaux solaires installés en France proviennent de Chine et à l'échelle européenne, c'est 98 % des panneaux solaires qui sont importés de ce pays.
Alors, l'ENIN avait prévenu, nos ennemis sont tellement bêtes qu'ils nous achèteront la corde avec laquelle on va les pendre. Pendant que les États-Unis protègent leur industrie avec des droits de douanes massifs, les Européens choisissent de s'aborder leur balance commerciale au nom d'idéologie dont les bénéficiaires sont principalement à Washington et à Pékin. Mais le chef-dœuvre absolu de l'illumination énergétique européenne reste le nouveau plan TMED.
Le temple de l'ordre solaire, pardon, la commission de Bruxelles s'apprête à injecter 25 milliards d'euros d'ici 2035 pour couvrir le Sahara algérien de panneaux solaires. Alors, on a une grande équation maintenant européenne qui se dessine. On taxe le contribuable français, on achète Chinois, on investit en Algérie, on creuse le déficit, on accroit notre dépendance à des pays hostiles.
Qui dit mieux ? C'est typiquement européen, c'est du loose loos. Alors, monsieur le ministre, j'ai donc deux questions.
Comment justifier que nos impôts subventionnent le bédin China matin, midi, soir ? Et deuxème question, la France va-t-elle opposer son véto algérien qui coûte 25 milliards d'euros ? Merci.
Merci beaucoup. La parole à présent, madame Sopia Schekirou. Merci monsieur le président, monsieur le ministre.
Cela fait 4 ans que je suis député, que je suis les questions de commerce extérieur et de politique d'attractivité. Et cela fait 4 ans que j'entends ce succéder les ministres du commerce nous répéter la même chose. Je suis désolé de vous le dire comme ça mais malheureusement vous n'y arriverez pas et le prochain ministre du commerce viendra nous redire exactement ce que vous venez de nous dire et que les ministres du commerce qui se sont succédés nous disent.
Euh moi je crois que le problème c'est la politique qui est menée depuis 10 ans maintenant par Emmanuel Macron en matière euh de politique de commerce extérieur, politique d'attractivité, politique de développement euh euh et d'exportation qui ne fonctionne pas. et j'en veux pour preuve tous les chiffres qui s'enchaînent d'année après année. Euh je vais pointer rapidement un sujet qui moi m'intéresse, c'est celui de l'attractivité qui me semble important puisque dans notre politique d'attractivité, à chaque fois qu'on a un projet annoncé, c'est seulement en moyenne 33 emplois de créer quand c'est 182 en Italie, 180 en Espagne.
Par rapport à 2024-2025, c'est une année avec - 47 % de projets de recherche et développement. C'est moins de 17 % d'investissement étranger en 2025 après avoir après une chute de - 14 % en 2024. Mais surtout surtout surtout tout ça, ce sont des chiffres qui cachent derrière des réalités scandaleuses selon moi puisque 20 % des IDE donc investissement direct étranger se font dans l'immobilier ce qui participe considérablement à la spéculation immobilière dans notre pays puisque la toutes les les investissements annoncés par exemple dans les data centers voilà sont déclarés comme des investissements industriels alors qu'ils ne sont ni créateurs d'emploi qu'ils ont des répercussions sur l'environnement sur la démocratie locale aussi puisque souvent ils sont imposés dans des lieux sans consultation des maires sans consultation des populations et que ce sont des investissements directs étrangers qui remettent en question directement notre souveraineté numérique.
Bref, tout cela est bafoué. Moi, j'ai donc deux questions à vous poser puisque le temps file beaucoup trop vite malheureusement pour que j'entre dans les détails de cette dépendance que nous avons à des IDE qui remett en cause notre indépendance stratégique. Première question, euh envisagez-vous sérieusement le renforcement du filtrage des IDE dans les secteurs stratégiques et dans le secteur de l'immobilier pour enfin protéger les Français de la spéculation immobilière en provenance de l'étranger ?
Ensuite deuxème question importante, vous avez évoqué tout à l'heure les les le rapport à la Chine et il se trouve que le le commissaire Maros Sevkovic a rencontré le ministre des affaires du commerce, votre homologue de Chine Wangwentu et qu'ils vont commencer des négociations pour le rééquilibrage du contrôle des exportations et pour discuter de la réforme de l'OMC. Donc j'aimerais connaître votre position sur la réforme de l'OMC. J'aimerais connaître votre position sur ces discussions qui vont s'ouvrir et quel que va tenir euh comme position la France, notamment sur l'accord d'investissement de que l'Union européenne avait suspendu avec la Chine.
Merci beaucoup. Merci à vous. La parole à monsieur Frédéric Petit.
Je serais très bref, monsieur le ministre. Vous savez que c'est un sujet qui me passionne. Je vous remercie d'avoir salué que les OC les OSCI s'est fait aussi pour gagner son pain puisque ça m'est arrivé pendant de longues années.
Euh monsieur le ministre, il y a eu je je salue la la le travail que vous avez fait de décomposition par objectif ETI et cetera. Il y a un travail qui avait été fait par le haut commissaire au plan sur les 200 250 filières à suivre. Euh voilà, c'est un travail que moi j'avais commencé à suivre, qui m'était très utile.
Je crois que enfin je pense que notre commission aurait intérêt à avoir ce genre de travaux de suivi qui est neutre, qui n'est pas politique, mais qui est de dire non pas uniquement quelle est notre balance, mais quelle est notre balance par ces 200 métiers qui avaient été identifiés et qui étaiit voilà, ça fait partie des outils. J'aimerais savoir si vous avez prévu de le de reprendre cet outil et de le développer. Merci.
Merci beaucoup pour cette question précise. La parole à présent, monsieur Jean-François Portieux dans un format qui peut aussi concis, ce serait idéal. C'est généralement le cas.
Monsieur le président, lorsque vous étiez député, monsieur, prenez le le micro. [grognement] Oui. Oui.
Lorsque vous étiez député, monsieur le ministre, vous présidiez le le groupe d'amitié avec l'Argentine et vous avez toujours affiché un intérêt particulier euh pour le continent sud-américain. Une Amérique latine avec laquelle le la France entretient des liens historiques, culturels, ancien et solides, mais sur le plan diplomatique et économique, c'est un peu moins vrai depuis de nombreuses années. Et cela alors même que l'administration Trump affirme un renouveau d'intérêt pour le continent sud-américain et que la Chine y a tissé depuis longtemps des relations économiques affirmées.
Alors, est-ce que vous pensez que ceux qui parlent d'angle mort de notre diplomatie en Amérique latine exagère ? Merci beaucoup pour ces interventions. Monsieur le ministre, je vous laisse répondre à les interrogations auxquelles vous avez été confronté.
Euh le vote sur la loi de programmation militaire aura lieu vers 17h50. Donc je vous laisse une dizaine de minutes. [grognement] Je ne vais pas suspendre la séance et un moment euh je vous laisse 10 minutes et puis on clôturera cette séance.
Ceux qui le souhaitent pourront aller euh voter et euh en gros vous avez 10 minutes quoi. Voilà, [rires] de façon à ce que tout le monde reste là pour vous écouter. C'est ça l'idée.
Le le temps qui file plus vite que jamais là pour le presque 10 minutes pour répondre à l'ampleur des questions qui ont été posées. Je vais essayer d'être précis et et aussi concret que possible [raclement de gorge] et de n'oublier aucune question, y compris quand elles sont euh euh qu'elles peuvent induire un débat pour ne pas parler de polémique. Mais euh peut-être je commencer dans le sens inverse puisque les deux dernières questions étaient très très précises.
Euh à Jean-François Porterieux, oui, l'Amérique latine n'est pas assez visité aujourd'hui. Je le pense, j'ai toujours dit, vous m'en avez été témoin et je pense que nous avons à l'inverse un énorme potentiel compte tenu effectivement des relations historiques, culturelles que la France et pas pas seulement l'Union européenne, mais la France entretient avec beaucoup de ces pays. Donc moi, j'essaie de le traduire en acte dans le programme.
Vous parliez de la feuille de route tout à l'heure, j'ai pas je suis pas rentré dans le détail, mais il y a énormément de déplacements à l'international pour couvrir, énergiser nos réseaux, envoyer un message. Et je peux vous dire un truc, ça c'est ma principale satisfaction, c'est que quand je vais dans un pays et que je vois les entreprises d'écosystèmes, les ministres euh qui sont euh euh qui représentent ce pays et que j'emmène des entreprises avec moi et qu'on me dit 2 mois ou 3 mois après, merci parce que ça a débloqué euh ça a débloqué notre contrat, j'ai une vraie satisfaction et j'observe que ça se passe quand même parce qu'il y a un désir de France et c'est particulièrement vrai, me semble-t-il dans l'Amérique latine. Donc je vais essayer d'être en adéquation à ce que j'ai toujours dit.
Je vais vous dire mon programme dans ma feuille de route c'est Amérique centrale en septembre 4 voire 5 pays. Équateur, Panama, Costa Rica, Salvador et Pigilan peut-être un saurce. Ce sont des pays qui ne sont jamais visités par les ministres français.
J'irai dans le cône sud dans l'hiver, ce qui est absolument impératif d'aller à minima en Argentine et au Brésil si possible Uruguay, Paraguay parce qu'on les oublie toujours mais ils sont des éléments importants de l'accord mercour et j'ajoute que je vais aux États-Unis pour le GVA fin octobre, c'est ça ? Euh je sais plus fin septembre. fin septembre et j'ai demandé euh à faire 2 jours au moins au Mexique dans le cadre de la rénovation de euh de de l' Donc voilà, je crois avoir répondu à votre question mais c'est vrai, il faut qu'on renforce notre présence sur le terrain et c'est vrai dans beaucoup de zones d'ailleurs où les ministres de pays concurrents, je pense aux Allemands en particulier, c'est leur grande tradition, ils sont très présents à l'international.
Nous c'est plus compliqué. Alors on a une vie politique qui est très chargée aussi mais j'essaie de faire cet effort sur les 200 métiers. Et donc l'analyse en fait l'approche analytique de notre exportation.
Moi je suis tout à fait preneur qu'on développe ça. Il faudrait que on puisse reprendre mais ça je sais que la direction de comment dire du trésor d'une part et la direction de la diplomatie et la souveraineté économique d'autre part ont cette approche déjà. Mais il faut qu'on puisse le faire de façon beaucoup plus précise.
Euh et ça s'inscrit ça s'inscrit euh au fond dans ce que je vous disais tout à l'heure sur la nécessité d'être beaucoup plus collectif. Si on est capable de travailler un peu ce que vous dites sur des filières métiers, on va être beaucoup plus collectif parce que on va mobiliser beaucoup mieux ces métiers et on va pouvoir entraîner par métier. C'est ça le problème.
Quand vous avez une délégation d'une chambre de commerce ou d'une région ou ou du MDF international, j'ai pas cité mais qui sont des acteurs importants aussi, mais quel est multimétier que souvent il y a beaucoup de grands groupes, ce qui est toujours comme le cas en France, ben les petits ou les moyens ou les PME quient pas trop, ils se sentent perdus, ils y vont pas. Si vous raisonnez métier avec une approche très concrète, compris euh en choisissant les salons, en choisissant les les les rencontres d'acheteur, par exemple, à mon avis, on entraîne effectivement beaucoup plus et on se rapproche à ce moment-là du pour reprendre ce que vous disiez tout à l'heure du du modèle italien. Donc euh je voilà, on va le faire.
Ce qui me permet de remonter, je terminerai par vous euh à Sopia Chikirou. Euh franchement euh je sais pas, je je vais pas porter de jugement sur mes prédécesseurs, ils ont tous fait un énorme boulot. Je pense que chacun a ses personnalités.
Ne croyez pas que euh les prochains ministres me ressembleront forcément. Euh il y a une continuité de l'État, mais on a chacun euh comment dire ça sa ses ses préférences, sa conception de cette mission là. Euh il se trouve moi qu'en fait c'est un sujet que je travaille depuis 30 ans.
J'ai été le prés le dernier président du centre français du commerce extérieur à l'époque à la demande de Jean-Pierre Rafarin. J'étais député mais j'étais aussi président du CFCE. J'ai fait la réforme du bifrance.
Donc soyez rassurés chers sociales Chikiro. Je je ferai le maximum et en tout cas j'espère que vous serez content de ce ministre là qui pourrait durer un certain temps encore j'imagine le maximum faut qu'il vous que le prochain vous ressemble pas. Je pense que c'est son objectif.
Non non, mais en terme de personnalité et de façon de conduire les choses, on n'est pas il y a une continuité de l'État mais après on fait ce le maximum selon sa personnalité et je crois que c'est vrai de tous les ministres et on essaie de donner le meilleur de nous-même. Euh je le dis d'autant plus que au fond [grognement] nous sommes les ministres, nous sommes des coordonateurs des euh des animateurs en fait d'une équipe de France. Encore une fois que j'ai pas remis en question.
J'ai dit le problème c'est la politique. Mais je vais y venir. Attendez, je vais y venir.
Mais c'est important quand même parce que il y avait une démarche précise mais bien sûr mais vous aviez une démarche un peu désespérée à notre rencontre. Je voulais vous rassurer. Monsieur ministre, restez concentré.
Restez concentré sur les questions. Monsieur Ensuite euh [grognement] autre autre niveau de réponse la politique. Moi, je suis pas alors on va parler d'attractivité mais je suis pas vraiment pas d'accord avec vous.
Je pense que la France, enfin s'il y a une chose qu'on peut euh euh qu'on peut pas reprocher au président de la République, je sais qu'il y a beaucoup de de de critique qui lui sont faites dans les médias, dans la vie politique et bon, c'est c'est le jeu démocratique mais euh on enfin, il y a une chose qui est certaine, c'est que la politique qu'il a développé pour rendre l'industrie les entreprises françaises plus attractives, les entraîner à la conquête, elle est quand même réelle. Moi, j'ai travaillé sur ces questions, je vous l'ai dit tout à l'heure, depuis mon premier rapport, c'est 1996, d'accord, pour le gouvernement de l'époque, sur la réforme du dispositif public d'appui à l'export. Et bien je peux vous dire que ça a mis du temps à à se produire mais c'est quand même le gouvernement d'Édouard Philippe et sous la présence de d'Emmanuel Macron qui ont vraiment mis en œuvre définitivement la Team France qui ont été jusqu'au bout de la logique et je le dis d'autant plus que j'étais dans l'opposition à l'époque. que vous voyez, je je suis très donc je pense que sur le commerce extérieur, il y a eu un gros effort et c'est à la fois l'impulsion des politiques mais aussi la nécessité, j'ai dit tout à l'heure, de chacun des membres de de l'équipe de France enfin chacun ressent cette nécessité de plus en plus importante d'être plus collectif et plus efficace parce qu'il y a les concurrents derriè sur l'attractivité.
Je suis pas d'accord avec vous. On est quand même la 7e destination pour la 7e année, on est la première destination d'investissement direct étranger de l'Union européenne, la France, c'est la 7e année. Et sur les 93 milliards qui ont été récoltés, entre guillemets d'engagements, d'investissement qui ont été récoltés lors du dernier chose France, vous avez pour l'essentiel, c'est ce sont des investissements industriels.
Moi je et ou des data center, mais je suis pas d'accord avec vous. Un data center c'est c'est [grognement] enfin c'est pas de l'immobilier. Moi, j'ai un projet de data center dans mon département, bah c'est 150 emplois directs, d'accord ?
Avec un très gros investissement, on est d'accord, c'est 150 emplois direct, mais c'est euh 400 500 points indirects pérennes, sans compter ceux de la construction. Donc en réalité, il y a quand même euh il faut il faut il faut faut nuancer dans la façon de calculer les choses. Quand je vais visiter Novo Nordiskque, 2 milliards 100 millions d'euros d'investissement, c'est de l'industrie.
Ce sont des machines, ce sont des emplois, ce sont des techniciens. Donc honnêtement, je pense que nous avons nous avons un bilan aujourd'hui sur l'attractivité. J'espère que ça continuera.
Il faudrait répondre. Après, il y a des choix sur l'organisation de l'économie et de la société, mais ça c'est un choix plus global. Mais sur le la conséquence sur l'attractivité, je pense que on a on n pas de sujet sur l'accordelouse.
L'accordo. Bon, moi je je je monsieur Migo, d'abord Turnbury, c'est pas une capitulation. Je vous rappelle quand même que s'il y avait pas eu l'accord de Turnbury, tout le monde s'est gossé de madame Vlen dans le golfe de monsieur Trump.
N'empêche que c'était pas 15 %, c'était 35 % au bamo surtout. D'accord ? Donc il y a un moment quand vous avez quelqu'un comme monsieur Trump qui vous met un pistolet sur la te si je peux me permettre de m'exprimer ainsi en disant ce sera 35 % ou alors on discute.
Bah vous discutez mais ça veut pas dire que dans le moyen terme vous ne réagissez pas et que vous ne remontez pas la pente. Et c'est exactement ce qu'on est en train de faire parce que aujourd'hui non mais aujourd'hui on on a joué on a on a joué le jeu. On a été performant y compris face à des Américains qui nous disaient "Vous allez pas assez vite, on l'a fait.
Mais on a aussi une position qui du coup est extrêmement claire et monsieur Trump, il sait à quoi s'en tenir et nous avons des sujets de discussion sur lesquels il sait aussi à quoi s'en tenir et il sait comment expliquer de pas avoir mis en moins 15 % aussi. Mais enfin moi je on va pas refaire la discussion intérioriser. On va pas refaire la discussion.
On va pas refaire la discussion. Le sujet à l'époque c'était est-ce que c'est plus coûteux de résister et de dire on veut 15 % nous aussi et là on est dans la guerre avec monsieur Trump dont vous connaissez les méthodes et l'administration américaine je la pratique hein toutes les semaines hein donc je peux vous dire c'est pas simple hein euh où est-ce que on fait le choix de la stabilisation de la situation le plus important pour les entreprises et je le dis comme ancien chef d'entreprise c'est de stabiliser d'avoir de la visibilité c'est ce choix qui a été fait et franchement la réalité c'est que les 15 % qui va les payer le consommateur américain et qui va y perdre. Moi je ma conviction profonde là c'est hors micro mais c'est évidemment ceux qui auront forcer à cette décision là.
D'ailleurs, monsieur Trump est en train de se rendre compte donc euh et et et son écosystème. Donc je pense que on a eu une une négociation qui était celle de la stabilisation dans l'intérêt des entreprises. Maintenant, il faut qu'on remonte la pente ou si je puis dire qu'on continue l'effort plutôt euh qui avait été le fruit le le fait d'engagement de la part des Américains pour obtenir notamment sur les vins spiritueux qui est très stratégique pour nous et nos territoires une une exemption.
Sur les panneaux solaires, je vais pas rentrer dans le détail. Là où je vous rejoins, c'est que il y a 20 ou 25 ans, la France était un des principaux fabricants de panneaux solaires. Pas droit bah non, c'est pas ça.
C'est que Mais non, c'est que la on n'est pas compétitif. On n'est pas compétitif et qu'en plus on ne maîtrise pas les terres rares de la même façon que les Chinois qui en ont 80 %. Non non mais les les les si si si vous avez des métacritiques.
Oui, c'est pas des terrares, c'est métocritiques. Mais mais euh ce sont les Chinois qui maîtrisent 80 % de la chaîne. Donc moi je je veux bien alors on me donne des notes très complètes, je pas j'aurai pas le temps mais honnêtement sur le projet en Algérie pour moi c'est pas un projet aujourd'hui qui est qui est qui est lancé.
C'est ça fait partie des il faudrait il faudrait déjà qu'on puisse rétablir nos relations avec l'Algérie dans des conditions à peu près normales. ce qui n'est pas encore le cas comme vous le savez sur la production de panneaux solaires, je vous rejoins mais c'est un problème de compétitivité, c'est pas un problème de choix industriel et donc et cela étant la relation puisque c'est aussi votre question avec la Chine et vos deux questions c'était donc l'Algérie et c'était quand même pas à me relire plus une filière qu'on oblige à acheter les produits de cette de la filière qu'on maîtrise plus on creuse commercial solaire Non mais non mais d'accord mais aussi on vend beaucoup de choses. Enfin le commerce c'est un échange.
On n'est pas aujourd'hui producteur de panneaux solaires. Je suis le premier à le regretter mais parce que al ça c'est un autre choix. C'est pas le ministre du commerce extérieur qui va vous répondre sur la stratégie de énergétique française.
C'est pas mon mon sujet. Je peux pas je veux pas me prononcer là-dessus. Ce que je sais simplement c'est qu'en terme de relation commerciale avec les Chinois y compris parce qu'ils ont besoin de nous vendre les panneaux solaires, on a aussi un argument.
C'est-à-dire que il va falloir qu'il comprennent que si pour pour faire court, c'est ça notre discussion avec les Chinois, si euh ils veulent pouvoir continuer à avoir un marché européen vers lequel ils peuvent diriger une partie de leurs produits, notamment des panneaux solaires, il faut pas qu'il détruisent ce marché. Et donc, il va falloir aussi qu'il comprennent que nous avons besoin d'avoir un rééquilibrage de notre commerce. Le déficit actuellement de la France avec la Chine, c'est 45 milliards.
D'accord ? déficit commercial c'est la moitié de c'est plus de la moitié les américains pas comme nous ils ont donc c'est vers nous qui vont déverser leur produit prenez le plus prenez le micro qu'on puisse échanger également de fait la France va s'opposer au projet sur pardon la France va donc s'opposer au projet sur je peux pas vous donner de position j'ai pas de position là-dessus officiellement aujourd'hui. Si si c'est intéressant et là je raisonne, c'est Nicolas Forestier qui parle en terme de fourniture d'énergie pour nous et pour l'Europe, bah on peut not puisque vous avez un potentiel considérable en terme énergétique dans le Sahara.
Ça ça fait partie des vieux projets. Ça fait très longtemps qu'on en parle. Maintenant la question c'est si c'est inéquitable ou ou trop cher pour nous en terme de rapport commercial, je pense qu'il y aura de la discussion.
Mais je n'ai pas aujourd'hui de réponse là-dessus. Moi merci. Merci beaucoup, monsieur le ministre.
Merci beaucoup. J'espère que vous nous direz également ce que vous allez prendre comme proposition de du rapport sur oser l'export mais dans l'occasion on reparler euh ensemble. Merci beaucoup.
La séance est levée. Si vous permet d'aller voter euh dans 5 minutes environ.
Nicolas Forissier