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InterviewBruno Retailleau· 26 février 2026 31 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & famille

Bruno Retailleau sur BFM TV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    On va parler de votre candidature et du cordon sanitaire contre les insoumis.

  • 0:45RelanceRéponse partielle

    Est-ce que la dissolution de la Jeune Garde a servi à quelque chose ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    D'où vient l'expression 'cordon sanitaire' ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Faut-il un candidat unique du centre et de la droite ?

  • 9:00RelanceRéponse directe

    Que répondez-vous à Macron sur la réforme constitutionnelle ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    La loi sur la fin de vie vous inquiète-t-elle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:30Bruno RetailleauFait
    « Monsieur Mélenchon revendique depuis longtemps que la jeune garde soit un mouvement allié, même lié. »
  • 5:30Bruno RetailleauPromesse
    « Je veux lancer un appel, un appel républicain pour que partout en France il y ait un barrage systématique contre la France insoumise. »
  • 7:00Bruno RetailleauChiffre
    « Un français sur 6 n'a pas accès aux soins auxquels il devrait avoir accès. Un français sur 10 déclare que il mange pas sa faim chaque jour. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

sur ce plateau. Bon, je l'ai annoncé à plusieurs reprises maintenant. C'est donc maintenant le patron, le président des républicains, Bruno Rotaillot [musique] qui nous rejoint, ancien ministre de l'intérieur, candidat déclaré à l'élection présidentielle.

Sa déclaration de candidature c'était il y a une petite quinzaine de jours. Bonsoir Bonot Taillot. Bonsoir Marc Fa soyez le bienvenu.

On va parler de votre candidature. On va parler du cordon sanitaire que vous souhaitez mettre en place contre les insoumis. Vous n'êtes pas le seul à le réclamer, mais on va s'y arrêter dans quelques minutes.

D'abord, quelques mots sur l'ultra gauche et sur l'ultra droite. C'est vous lorsque vous étiez à Bova lorsque vous étiez ministre de l'intérieur qui avait dissous la jeune garde aujourd'hui le gouvernement saisit la justice pour reconstitution de Ligue 10. Visiblement ses membres continuaient à se fréquenter si l'on en juge par ce qui s'est passé à à Lyon et par la mort de de Quentin Dean.

Est-ce que ça veut dire que la dissolution ne servait à rien et que c'était un coup d'épée dans l'eau ? Pas du tout, pas du tout. Il faut être absolument intransigent.

Vous savez, avec les règles de droit que nous avons, dissoudre un mouvement, que ce soit un groupement de fait ou une association, c'est difficile, ça répond à des critères et il faut vraiment prouver, documenter un dossier pour que il soit solide vis-à-vis de la justice, pour notamment prouver des faits de violence et un certain nombre d'autres critères qui autorisent la dissolution. C'est la raison pour laquelle j'avais pris cette décision que je ne regrette pas de dissoudre. la jeune garde mais qui n'a dans les faits pas permis de s'attaquer à ce groupuscule.

Vous vous n'imaginez pas que en France on tolère des organisations ultraviolentes. Ça n'est pas possible mais ça ne suffit pas à la dissolution. Il faut qu'en permanence nos services et le service du ministère de l'intérieur qui est chargé du suivi de ces individus, de ces organisations, c'est la direction nationale du renseignement territorial qui font très bien leur travail.

Mais c'est difficile parce que ce sont des individus qui vont s'écarter, qui vont euh euh se se regrouper. Mais est-ce que c'est pas plus difficile encore justement quand ils sont dissous plutôt que quand ils ont pignon sur rue de voir ce qui s'y passe, d'infiltrer éventuellement rien lâcher. Je vais vous dire le maintien de l'ordre public, de l'ordre républicain, ça se joue aussi sur des symboles.

Symboliquement, dissoudre une association, c'est un acte d'autorité qui est important. Et ça ne suffit pas. Vous avez raison.

C'est la raison pour laquelle j'avais moi-même fait un article 40 en début de semaine. J'avais saisi un signalement on porte plainte voilà à la justice euh Lorbei le procureur de la République pour que quand je me suis aperçu que ces individus étaient à Lyon qu'il s'étaient reconstitués alors il tombait sous le cou justement de la loi. Depuis la mort de Quentin, la France insoumise explique qu'elle n'est pour rien dans ce qui lui est arrivé et que Raphaël Arnaud n'est pas responsable, ne peut pas être tenu pour responsable de l'agissement de certains de ses collaborateurs ou anciens collaborateurs.

Est-ce que vous entendez cet argument ou est-ce que vous le rejetez ? C'est une plaisanterie. Prétendre aujourd'hui, je sais que ce n'est pas vous qui le dites évidemment, prétendre aujourd'hui que elle fille n'a rien à voir avec ce qui s'est passé à Lyon dans l'échaînement des faits.

Évidemment que ils n'étaient pas sur les lieux eux-mêmes, mais il y a une responsabilité politique, morale éminente. Regardez d'abord, monsieur Mélenchon revendique depuis longtemps que la jeune garde soit un mouvement allié, même lié. Ce sont ces termes.

Or, c'est un mouvement la jeune garde qui a été dissou, donc dangereux, violent. Donc il en accepte le principe. Ensuite, monsieur Raphaël Arnaud fichier S emploie des collaborateurs qui sont devenus des ex-collaborateurs dont sans doute trois, la justice le dira, deux mis en examen, deux mises en examen et un autre qui est entendu.

Et parmi les deux mises en examen, pardon, il y a monsieur Jacques Favroot qui aurait déclaré pendant sa garde à vue et qui aurait accepté, en tout cas reconnu qu'il avait prononcé ses mots terribles. Butez-le. Tuez-le.

Ça, ce sont des informations d'autres médias qui sont réfutées aujourd'hui par son avocat. Il a en tout cas reconnu avoir porté des coups. Il dit que ce ne sont pas les coûts mortels et il les mise en examen pour complicité de de meurtre.

Quin Quentin est mort. Quentin est mort. Donc euh chaque coup a été important.

Chaque coup a été important. L'intention était l'intention était là et c'est un assassinat évidemment. Donc euh reprenons.

Monsieur Mélenchon qui couvre et tous les insoumis qui couvre un mouvement. La jeune garde il avait lorsque je l'ai dissous d'ailleurs, je me souviens très bien, il avait eu cette phrase, il avait eu bravo en s'adressant à ces jeunes violents, bravo continuez. Vous vous rendez compte ?

L'immense responsabilité et monsieur Raphaël Arnaud qui emploie des individus qui sont directement impliqués. Mais je pose des questions que d'autres ont posé avant moi d'ailleurs de la responsabilité morale dont vous parle et politique. Donc vous parlez vous tirez quelle conclusion aujourd'hui au niveau de la France insoumise ?

Christian Estros qui n'est pas de votre famille politique qui est le maire Horizon de Nice dit aujourd'hui il faut réfléchir faut lancer le débat sur une dissolution de la France insoumise ce qui n'est pas rien. Et il dit d'autre part il faut réfléchir aujourd'hui à priver ce parti des subventions publiques. Est-ce que vous allez jusque là ?

En tout cas il n'a pas tort. En tout cas, il met le curseur traité. Je veux dire ce point, il n'a pas tort sur le public.

Second point, mais c'est encore une fois extrêmement compliqué parce que encore une fois, on a des règles qui sont extrêmement exigeantes et il faut pouvoir constituer des dossiers qui vont pouvoir tenir ensuite vis-à-vis des juges et des magistrats. Simplement ce que moi je voudrais dire ce soir et je profite de ce plateau pour le faire de façon solennelle. Je veux lancer un appel, un appel républicain pour que partout en France il y ait un barrage systématique contre la France insoumise.

Et je veux m'adresser, il y avait il y a quelques instants un sénateur socialiste pour lequel j'ai de l'estime, Rachid Temal et je sais que il est républicain et il y en a beaucoup d'autres. Mais je voudrais au-delà de divergence vraiment appeler la gauche, les écologistes, le parti socialiste à ne pas faire d'alliance ni au premier tour. Il y en a malheureusement dès le premier tour, y compris souvent euh sous l'égistes.

Il y a euh par exemple à Avignon, par exemple à Briançon, par exemple à Charte, par exemple à Boulogne, on a déjà ce genre d'alliance mais j'appelle vraiment la gauche républicaine à un sursaut. Pas d'alliance, pas d'alliance avec les insoumis qui sont désormais euh sortis de l'arc républicain. Je vous propose Bruno puisque vous venez de de prononcer ce mot de barrage contre les insoumis ou de cordon sanitaire.

C'est un mot qu'on a beaucoup employé euh ces derniers jours dans la bouche de de politique. Raphaël Grabli va nous rejoindre justement pour le radar. Vous appelez à ce cordon sanitaire.

Laurent Voquier le réclame aussi. Jordan Bardella également. Bonsoir Raphaël.

D'où vient cette expression qui a envahi les les médias ? ces derniers jours, ces dernières semaines et ben notamment d'un homme que vous connaissez bien, Bruno Rotaillot, c'était il y a un an quasiment sur ce plateau, votre ami Laurent Voquet qui est patron DLR à l'Assemblée nationale. Il estime alors que LFI et je cite un danger pour la République et il utilise ce fameux terme de cordon sanitaire.

Mon sujet, c'est la lampe dérive de la France insoumise au cours des années qui viennent de s'écouler. Aujourd'hui, je considère que la France insoumise est le premier danger politique en France. Tout simplement, je considère que tous les partis républicains doivent maintenant faire un cordon sanitaire face à la France insoumise.

Ça c'était en mai euh 2025 depuis l'idée fait son chemin à droite et au Rassemblement national. Exactement. Notamment évidemment depuis la mort de Quentin Dean.

Cette idée d'un cordon sanitaire anti LFI, elle a été reprise par le ministre de la justice Gérald Armanin et par vous donc Bruno Rotaillot la semaine dernière. Pardon, pardon, pardon, ça fait des mois que je j'en ai parlé. J'ai pas prononcé le mot cordon sanitaire, j'ai d'ailleurs prononcé le mot barrage.

Mais vous verriez, vous vous examinez l'ensemble de mes interventions. Ça fait depuis des mois et des mois. Oui.

Oui. On revient vraiment sur c terme de coordon sanitaire. Comment il a émergé dans le dépat public ?

Je me permets de poursuivre. à votre tribune dans valeurs actuelles et justement un autre homme qui réclame aussi ce cordon sanitaire, c'est évidemment Jordan Bardella qui aimerait bien avir ce cordon sanitaire antialafi remplacer le front républicain antienne. J'appelle donc à constituer un véritable cordon sanitaire pour isoler la France insoumise et la tenir à l'écart des institutions, que ce soit à l'Assemblée nationale où ses députés siègent dans de nombreuses instances ou en vue des prochaines élections municipales.

Raphael, on est donc passé en quelques années du front républicain contre le FN ou front républicain contre le RN au au barrage contre la France insoumise ou au cordon sanitaire. semble en tout cas en prendre le chemin avec des conséquences d'ailleurs électorales potentielles y compris dans vos rangs Bruno Retaillot aux dernières législatives en 2024 le Front Républicain antiN a fait son retour ou peut-être ses adieux on le verra de nombreux candidats LR sont élus suite au désistement d'un candidat de gauche à commencé d'ailleurs par Laurent Vier qui a profité du désistement d'une candidate écologiste du NFP ça a été le cas j'ai fait les comptes de 21 députés du groupe LR ça fait à peu près 40 % des des effectifs et parmi eux il y en a même six qui On profitait du désistement d'un candidat. La France insoumise, il s'affiche à l'écran.

Le front républicain Bruno Rotus, c'est ce qui avait permis notamment à Jacques Chirac d'arriver à l'Élysée avec un score de plus de 80 % face à à Jean-Marie Pen. Est-ce que 82 % pensez pas qu'il doit se retourner dans sa tombe aujourd'hui ? Non, franchement, on a cette discussion notamment lexicale à partir d'un vocabulaire, barrage, cordon sanitaire.

Est-ce que vous imaginez un seul instant, il se serait produit à Lyon un assassinat, un jeune homme qui meurt sous les cou des coups de pieds dans la tête parce que il a des idées politiques qui ne conviennent pas à tel ou telle, à une secte, à euh une milice violente. Vous imaginez un seul instant si on aurait débattu savoir s'il fallait faire un cordon sanitaire, un barrage ou pas ? Ce qui m'étonne moi, c'est que dans le microcosme politique médiatique parisien, quand il s'agit de la gauche ou de l'extrême gauche, il y a un permis de faire n'importe quoi.

Il y a toujours la gauche dans notre pays, elle impose des codes de respectabilité. Il y aurait même pas ce genre de question tellement aur une indignation. J'entends bien ce que vous dites, mais vu les critiques en ce moment de la France contre les médias et contre celui qu'on est en train de Attendez, mais on coupe les cheveux en qu pardon il y a un mort.

Il y a un mort. J'entendais un insoumis, j'entendais monsieur Gacio il y a quelques heures indiqué en s'adressant à la famille en disant euh c'est dommage, ils ont eu deux mauvaises nouvelles. D'abord leur enfant qui est mort et leur enfant qui était un connard qui était un néonazie.

Et ça, ça révolte personne. Moi, ça me révolte. Voyez, moi j'en ai marre.

J'en ai marre parce que c'est toujours dans le même sens. Voilà. Dès que la gauche, l'extrême gauche fait quelque chose, alors là on examine, on coupe les chevaux en quart, on essaie de voir, de peser tel mot, telle expression.

Vous savez pour beaucoup de Français il trouvent ça ignoble. La France insoumise aujourd'hui LFI, c'est pour moi les initial de la France indécente. Vous considérez qu'ils ne sont plus dans l'arc républicain aujourd'hui mais il y a Bellurette.

Bien mais évidemment elle est finie plus. Mais qu'est-ce que l'arc républicain Marc Fouvel ? Qu'est-ce que pardon c'est un débat. posé la question tout à l'heure sur une éventu mais très oui parce que pour dissoudre un mouvement il faut avoir des arguments sérieux et c'est pour ça j'ai pas voulu non plus comment dirais-je contredire Christian Estros évidemment en revanche ce que je veux dire moi de la façon la la plus nette c'est que vous me posez la question dans ou hors de l'arc républicainou vous vous rendez compte que monsieur Mélenchon a théorisé la violence dans le débat public à l'Assemblée national Vous n'y avez pas été, j'ai vécu des séquences quand j'étais ministre.

Cette violence dans les mots prépare la violence dans les faits. Ensuite euh il défile avec euh des islamistes notamment le 9 novembre euh 2019. Il communautarise la vie politique.

On drague des voix musulmanes parce que c'est bien pour le petit bénéfice électoraliste. On racialise aussi. C'est monsieur Ruffin qui dans son livre les avait comment dirais-je critiqué et il les avait il avait pointé du doigt pour dire que il racialisait le racialisme il l'avait accepté.

Ça ça faisait partie du fond de LFI. Et enfin euh écoutez la plaido de Richard Malka, il en a fait un livre passionnément antisémite. Il pactise avec les antisémites.

Alors qu'est-ce que c'est que dans l'arc républicain mais si ça n'est pas au moins condamné ce genre d'agissement ? Et l'arc républicain aujourd'hui, on a compris, vous en excluez sur la partie gauche la France insoumise, est-ce que tous les autres partis en font partie ? En tout cas, les pires c'est lesfit.

Ah, c'est pas tout à fait ma question mais c'est votre réponse. Moi c'est ma réponse. [rires] Moi c'est ma réponse.

Les pires c'est les filles. Bon et le Rassemblement national est dans l'arc républicain pour vous. Je pense que je ne mets pas, certains le font mais je n'ai pas je ne mets pas de signe d'équivalence entre le Rassemblement national qui est un adversaire politique.

Je n'ai pas le même projet. Je vais les retrouver à l'élection présidentielle en face de moi. Les choses sont claires et je n'ai jamais voté. pour le Rassemblement national.

Mais face à un insoumis, vous voteriez pour un rassemblement national ou pas ? Non, j'ai j'ai indiqué que les consignes s'il y avait demain des élections et qu'il y avait un insoumis, je donnerai la liberté de vote à nos électeurs. Et vous, vous feriez quoi ?

Tout dépend tout dépend des circonstances. Ce que je peux vous dire, ce n'est pas vous que je peux vous dire je ce que je peux vous dire, c'est que jamais si je sais très bien ce que je ferai. Jamais, jamais je ne mettrai un bulletin de vote LFI dans une urne.

Jamais, monsieur Fouvel, vous m'entendez bien ? Jamais. Et est-ce que vous feriez vous diriez la même chose sur un bulletin ?

Jamais, je n'ai jamais glissé un bulletin de vote du Rassemblement national. Et vous ne comptez pas le faire à l'avenir. Non, mais c'est une question que vous me posez à la présidentielle.

À la présidentielle, je sais quel est le bulletin de vote que je glisserai dans l'UR. Le vôtre. Ouais, la réponse est un peu facile.

Ça fait un peu plus de semaines que vous êtes déclaré. Euh Bruno Rota et vous devez comme nous lire un petit peu les papiers dans la presse qui vous concernent et parfois même les confidences de certains de vos amis, vrai ou faux amis des républicains qui disent il est trop indécis. La dernière fois il avait dit qu'il irait et puis il y est pas allé.

Il a pas la gnac [rires] la gnac pour être président. Est-ce que vous l'avez la n ? Euh cette question elle est importante parce que pour prendre une décision comme celle-ci c'est quelque chose qui vous engage complètement une c'est dur. et une campagne c'est très très dur et je sais que j'aurais des tomb et je voudrais je veux pas être vulgaire mais vous voyez ce que je veux dire.

Voilà et chaque matin j'auraiis mon bol de crapau à avaler. H et donc pour moi la démarche elle est beaucoup plus profonde qu'une forme d'envie. Beaucoup d'hommes et de femmes politiques déclarent qu'ils veulent aller à la présidentielle parce qu'ils en ont envie.

Moi c'est pas mon cas. Moi, c'est une question de devoir. Moi, j'aime mon pays.

Moi, je suis patriote. J'en ai marre. Je ne supporte plus de voir la France qui décroche et je sais que la France a plein d'atouts et j'ai vu au ministère de l'intérieur ce qu'il fallait faire pour déverrouiller les blocages et pour projeter la France en avant.

J'ai vu même voyez au missire de l'intérieur quand je mettais sur la table parce que j'ai un franc parler et souvent j'ai créé des polémiques sur l'immigration, sur la sécurité, sur la fabrique des barbares. À chaque fois j'avais 80 % d'hommes et de femmes de droite qui me soutenaient mais souvent une majorité d'hommes et de femmes de gauche. Donc il y a une majorité nationale.

Et moi ma démarche c'est la démarche d'un combattant pour la France. Moi, j'ai eu des parents, pères et grands-pères qui sont allés sur le champ de bataille. Ça n'est pas mon cas.

Et bien moi mon rôle et même mon devoir c'est de contribuer à redresser le pays que j'aime que nous aimons. Et cette candidature elle est irrévocable. Vous irez jusqu'au bout, il y aura un bulletin Bruno Rotaillot au premier tour.

Je viens de le dire, je vais vous dire pourquoi. Ouais. pour deux raisons parce que parfois des candidats qui se déclarent ne sont pas au final sur la ligne d'arrivée.

Mais parce que voyez ça n'est pas pour moi une candidature narcissique parce que ça vient du tréfond de mon âme de monêtre. Ça veut dire que vous avez hésité. Bien sûr que j'hésitais mais bien sûr que j'hésitais parce que on se dit est-ce que je suis vraiment le le bonhomme le le comment dirais-je ?

Et je pense que je vais vous dire pourquoi, je suis convaincu. Un, je pense que ce que je porte correspond à ce que j'appelle une majorité nationale. J'ai parlé de la France des gens.

Voilà. C'est-à-dire valoriser le travail et surtout surtout pas l'assistana, c'est-à-dire l'ordre public, c'est-à-dire des valeurs, c'est-à-dire une civilisation, une culture, un mode de vie que je veux que on puisse défendre. Mais surtout, je sais que ce que je vais porter sur l'économie, par exemple, comment est-ce qu'on va redresser la France ? comment on va faire en sorte que le niveau de vie des Français le pouvoir d'achat augmente.

Voilà. Et quand est-ce que je serai moi le protecteur de la France des travailleurs, certainement pas de la France des profiteurs, je sais que justement ça correspond non seulement aux aspirations des Français mais aussi aux solutions qui vont nous permettre en très peu de temps, en quelques années de faire que notre pays redevienne puissance européenne. Regardez ce qui ce que les pays du sud par exemple, j'étais l'autre jour à Zagreb, il y avait monsieur Mitsokakis, le premier ministre grec.

Hm. La Grèce est tombée bien plus bas que nous, comme le Portugal, comme l'Italie il y a quelques années et ils sont en train de nous doubler et nous on a plus à tout. Donc on fera beaucoup mieux et beaucoup plus fort.

Je vais vous ramener pardon à la à la politique. Euh tout ça est évidemment politique. Xavier Bertrand que vous connaissez bien qui est dans le même parti que vousque politicienne vous il y a pas que vous allez voir.

Enfin j'espère en tout cas euh Xavier Bertrand qui est euh dans les starting block on va dire lui aussi pour pour être candidat dit je comprends pas pourquoi il s'est déclaré aujourd'hui. Vous l'avez peut-être entendu il y a quelques jours à la radio. Il a mis la charrue avant les bœ, il s'est précipité et il dit aussi, "Je voudrais que Bruno Rotaillot clarifie aujourd'hui la ligne du parti qu'il dirige par rapport au Rassemblement national.

Il vous donne un exemple précis. Il dit même qui vous a écrit sur cet exemple. C'est le cas de votre eurodéputé Christophe Gomard qui est allé qui a dit que s'il était Nissois, il voterait pour Eric Sioti euh vote prédécesseur à la tête des républicains mais qui est aujourd'hui l'allié de Marine Le Pen.

Il vous a écrit pour réclamer sa son exclusion, il dit "J'en fais un curseur de de de un curseur de la position des Républicains vis-à-vis du Rassemblement national. Est-ce que vous avez répondu à Xavier Bertrand et est-ce que vous allez exclure cet eurodéputé ? Un premier reproche de Xavier.

Je mets la charrue avant les bœis qu'il s'est déclaré candidat. Des mois, vous le savez, il est depuis même plusieurs années. Deuxième chose, la clarification et la lettre.

Je ne je ne réponds jamais à des lettres que je reçois par la FP. Vouz dire que si vous avez appelé quand on est quand on est mais quand on est quand on fait partie du même mouvement, on passe un coup de fil. Euh on se dit voilà que il me demande de clarifier la ligne chaque semaine.

Christophe Gomard, je l'ai convoqué. Nous allons nous expliquer et il est il est clair que je clarifierai cette situation. Vous allez le voir bien sûr.

Il était malheureusement à l'étranger et et plutôt qu'une viso, je veux le voir. Vous allez lui dire quoi ? Et bien c'est pas ici Marc Fel que je vais vous le dire.

Est-ce que vous allez le suspendre comme ou l'exclure comme le réclame ici sur un plateau de télévision ? C'est pas comme ça que ça se passe. C'est pas comme ça que je pratique la vie politique.

Voilà. H mais c'est un problème pour vous d'aller soutenir vous dire ma vision elle est très claire. Je l'ai d'ailleurs porté y compris quand j'étais ministre de l'intérieur.

Je me suis jamais trompé d'adversaire, j'ai été toujours droit. Mais arrêtons dans la vie politique de se diviser et surtout moi mon obsession, voyez, c'est pas ni le Rassemblement national ni aucun autre parti. Mon obsession chaque jour, mon obsession c'est de faire en sorte que demain les Français aillent mieux.

Aujourd'hui, on a un appauvrissement des Français. Vous vous rendez compte que le le 16 de chaque mois, vous avez quasiment un/art de nos compatriotes dont les comptes bancaires sont dans leur rouge. Un français sur 6 n'a pas accès aux soins auxquels il devrait avoir accès.

Un français sur 10 déclare que il mange pas sa faim chaque jour. Ce grand pays qu'on appelle toujours la France en est là aujourd'hui et désormais le niveau de vie des Français, on le sait depuis quelques semaines, a descendu en de ça en dessous de la moyenne du niveau de vie des Européens. Appauvrissement collectif, déclassement déclassement de la France.

Je reprends vos mots il y a quelques minutes. Vous avez dit "Je suis pas là pour diviser. Je vais tenter la liste des candidats déclarés ou ou futur au centre et à droite.

Pardonnez-moi si j'en oublie. Vous officiel Édouard Philippe, çaêtre aussi Xavier Bertrand, on en a parlé. David Lissenard, c'est fait.

Sans doute peut-être Laurent Voquier sans doute peut-être Gérald Armanain qui a dit il y a quelques jours qu'il y pensait. Question très simple. Faut-il un candidat ou une candidate d'ailleurs pas beaucoup de femmes unique du centre et de la droite ?

D'abord, moi je suis pas macroniste et personne ne me macronisera. J'ai quitté le gouvernement. J'ai quitté le gouvernement quand j'ai vu que le Premier ministre recevait ses instructions du premier secrétaire du Parti socialiste.

Première chose, je n'ai rien à voir avec le bilan d'Emel Macron. J'étais Ça ça veut dire pas de Gérald Armin dans ma primaire. Non, c'est pas ce que je veux dire.

Je veux simplement dire que j'ai un projet singulier que je ne vois porter par nul autre. Voilà. Et il est hors de question de faire du en même temps.

Ça c'est ma c'est votre réponse à la question sur faut-il un candidat unique ? La seule la seule chose c'est que je veux tenir un engagement je tiens toujours mes engagements que j'ai pris devant nos militants qui m'ont élu à 75 %. L'engagement que je leur ai donné, c'est de les consulter.

C'est eux que je consulterai en disant quelles sont les modalités suivant lesquelles vous voulez qu'on désigne notre candidat élève. Vous savez ce que disent vos adversaires internes chez les répuaquains. Ils disent il est en train de se préparer un plébiscite où à la fin la question posée aux militants sera faut-il que le président des républicains soit votre candidat naturel ?

Mais il y a un groupe de travail autour duch c'est curieux. Je comprends que ça jeûne certains que j'ai gagné à 75 %. Moi, je suis démocrate.

Est-ce que c'est des chapeaux à plume dans quelques bureaux sombres de la République qui vont trancher pour des dizaines de milliers et pour 1300 militants ? Mais si le groupe de travail conclut à la nécessité d'organiser une primaire, vous irez à la primaire. Je vais vous dire, je porte mon projet, je le porterai jusqu'au bout queles que soient les configurations.

Ah ben ça ça veut dire je n'irai pas à la primaire même si mon partie. Je n'ai peur je n'ai peur d'aucune configuration. Je n'ai peur justement d'aucune modalité de désignation.

Je veux m'adresser au français dans un premier temps, aux français qui partagent mes valeurs, dans un premier temps aux françaises et aux Français qui adhèrent à LR, voilà, ou qui sont sympathisants. Mais il est clair que ce projet, j'y tiens parce qu'il est singulier. et que personne d'autre ne le porte.

Personne ne porte cette idée de la prospérité à partir du travail euh plutôt que de la sistana avec beaucoup de rigueur dans dans l'ordre public et et aussi en portant ces idées de mode de vie, de culture, de civilisation que je veux défendre dans votre programme. Il y a notamment l'idée de réformer la Constitution pour permettre d'interroger les Français sur la question de l'immigration. Et vous dites aussi, il faut lutter contre les dérives de l'état de droit.

Ce qui vous a valu une petite, comment dire réponse un peu courroussée d'Emmanuel Macron il y a quelques semaines qui vous demande de ne pas mettre en l'air, je le cite, la Constitution, ou donner l'impression aux Français que leur problème viendrait de là. Que lui répondez-vous aujourd'hui ? Je vais lui répondre très concrètement.

Nous avons un problème de démocratie subreptissement sans que les Français ne son ne perçoivent. En tout cas, ils ne l'ont pas analysé, ils l'ont senti. Il y a eu une sorte de changement de régime.

Un exemple comme isre de l'intérieur, j'ai été abassourdi par la violence des plus jeunes. À chaque fois, je demandais aux policiers, aux gendarmes de me remonter les antécédents judiciaires. Souvent, il y avait 30 antécédents judiciaires.

Pourquoi ? Parce que c'est l'impunité pour les mineurs. Et pour ça, il faut changer la constitution.

Et bien je vous le démontre. Il y a moins d'un an, quelques mois, le parti Renaissance d'ailleurs avait porté un texte beaucoup plus dur pour réformer la justice des mineurs. Le Conseil constitutionnel a supprimé censuré la moitié des articles en disant voilà pour les mineurs, on doit s'appuyer sur le principe d'éducation et non pas sur le principe de sanction.

Je m'adresse à tous les parents qui nous écoutent qui ont eu des enfants ou des petits-enfants. Est-ce que dans la vie courante, ils ont séparé l'éducation de la sanction ? C'est de la folie.

Donc le Conseil constitutionnel nous interdit d'apporter des solutions parce qu'il se réfère à la Constitution texte sacré de la République. C'està-dire vous considérez qu'ils en font une interprétation. Vous trouverez bien sûr ce que je constate alors pardon, c'est pas la Constitution qui faut changer, c'est le Conseil constitutionnel dans ce cas.

La constitution devra réaffirmer, je le dirai bientôt, je l'ai d'ailleurs dit, je pense qu'il faudra même adosser une charte de l'ordre républicain comme on l'a fait d'ailleurs pour la charte de l'environnement pour que les choses soient bien claires. Mais ce que je conteste, je conteste pas ce que je conteste, c'est pas le l'état de droit en lui-même. Ce que je conteste, c'est des dérives.

Quand par exemple les juges créent des règles qui ne tirent pas des textes ou des traités, il s'échappent, voyez, des textes et des traités et en quelque sorte la règle suprême de la séparation des pouvoirs n'est plus respectée. Moi, je ne veux pas un état de droit qui soit un cadre idéologique politique. Je veux un état de droit qui soit vraiment un cadre juridique.

Je reprends l'exemple de l'immigration. C'est celui que vous avez donné dans votre programme. En quoi il faut réécrire la Constitution pour comme vous le souhaitez baisser le nombre de personnes qui rentrent en France chaque année ?

Parce que vous ne pouvez pas faire de référendum sur l'immigration. Il faut donc vous pourriez dire je vais baisser sans passer par un référendum. Mais non parce que le Conseil constitutionnel qui d'ailleurs avait supprimé dans la loi immigration une trentaine d'articles sur une base juridique très contestable qu'il a été par de nombreux juristes en disant que c'était des cavaliers législatifs peu importe le Conseil constitutionnel censurerait.

Or le conseil constitutionnel, si je veux passer par référendum, c'est pour deux raisons. La première raison, c'est que l'immigration, il y a pas un phénomène qui est autant bousculer, bouleverser la société sans que le peuple de France n'est à en délibérer. Première raison.

Et deuxième raison, simplement parce que quand il y a l'expression du référendum, le conseil constitutionnel qui est sage depuis 62 dit "C'est l'expression la plus directe du peuple. Alors, je m'abstiens de le déjuger le peuple et je ne censure pas." Une question rapide, enfin une réponse rapide si c'est possible sur les municipales à Paris puisque ce matin Pierrif Bournazel le candidat de Renaissance et d'horizon a dit qu'il ne se rallira pas à votre candidate Rachidati.

Je vous vois faire nom de la tête au second tour pas plus d'ailleurs au candidat de la gauche Emmanuel Grégoire ce qui lui a valu une petite mise au point de son patron le patron d'horizon Édouard Philippe dans la journée qui dit que lui fera tout pour que l'alternance arrive à Paris. Est-ce que vous dites au sujet de Pier Bournael comme a pu le dire Rachid Alati récemment que c'est l'incarnation physique de la droite la plus bête du monde ? En tout cas, il vient de se disqualifier.

Et moi, je voudrais m'adresser aux Parisiennes, aux Parisiens, si vous voulez vraiment, Parisien et Parisien, tourner 25 années de socialisme municipal où la gauche euh a transformé Paris en un laboratoire de toutes les dérives les plus gauchistes, alors il faut voter Rachid Adati. Pierrive Bournael a montré qu'il pouvait être un ferment de division. Évidemment, c'est du pain béni pour monsieur Grégoire et pour la gauche.

Donc euh le vote utile, c'est le seul vote qui permettra à Paris de retrouver de l'air et de redevenir une belle capitale dont les Parisiens seront forts. Fier à défaut de Pazel, à défaut de PF Bonazel, est-ce que Rachid Adati devrait pour vous s'allier avec Sarah Knafo au second tour ? Non, mais elle a été très très claire et je vais vous dire, je pense que cette idée du vote utile rendra difficile aux uns aux autres à ces liste secondair d'être au second tour.

En tout cas, chacun portera chacun portera la responsabilité de la victoire de la gauche en cas de division. Il nous reste une minute pour une question qui mériterait qu'on y passe des heures, c'est la question de la fin de vie puisque les députés ont ont terminé, ça y est, même adopté la loi sur le droit à mourir qui va repartir chez vous euh au Sénat, en chez vous. Voilà.

Euh, ils sont revenus une extrémite sur une mesure qui avait été beaucoup critiquée par la droite et pas seulement. Finalement, c'est bien le malade lui-même qui pourrait s'administrer la substance létale. Ce serait donc bien le suicide assistique qui serait la règle, sauf s'il n'est pas en état de le faire.

Est-ce que vous considérez qu'on est revenu dans l'équilibre du texte aujourd'hui ou est-ce que ce texte vous inquiète ? Non, ce texte m'inquiète pour deux raisons fondamentalement. On sait qu'aujourd'hui il y a à peu près un français sur deux qui pourrait bénéficier qui devrait bénéficier de soins palliatifs qui va pas en bénéficier et donc il va mourir.

Il y a un autre volet de la loi sur les soins palliatifs par ailleurs qui fait beaucoup plus consensus. Oui, mais vous savez parfaitement que l'urgence, c'est que nous ne sommes pas égaux devant la mort et que malheureusement entre une euthanasie ou un suicide assisté qui ne coûte rien et un système de soins qui est vraiment au bord de l'ébranlement financier, on voit bien que demain il pourrait et c'est une des raisons de mon inquiétude, on pourra on pourrait finalement en faire un enjeu économique avec une pression financière. Maintenant, ce que je veux dire, c'est que on a vu en quelques jours ce qui se la loi passe, ce qui se passera en quelques années, ce qui s'est passé en Belgique, ce qui s'est passé en Pays-Bas, ce qui s'est passé au Canada, vous croyez mettre des gardes fous, vous n'en mettez jamais.

Les gardes fous au fil des années tombent les uns après les autres. Donc, je suis défavorable à ce texte. Je pense que on peut soulager la souffrance. on doit la soulager par d'autres moyens et que si demain cette loi devient une ce texte devient une loi, et bien chaque individu se retrouvera seul face à cette question dramatique en disant voilà est-ce que je suis de trop sur cette terre ?

Est-ce que je ne vais pas embarrasser les miens ? Et chacun devra y trouver une réponse. Chacun s'isolera dans cette question insupportable finalement qui est l'inverse pour moi de la fraternité.

On va abandonner chaque être humain au crépuscu de sa vie devant cette question qui est une question fondamentale mais effrayante.