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InterviewCNEWS (sur YouTube)· 19 février 2017 46 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéEurope & internationalÉconomie & entreprises

Bruno Le Maire : "La sortie de l'Euro ruinera la France, tout comme le projet de Marine Le Pen"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 55 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:48RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce qui fait qu'en 3 semaines un candidat qui a fait de la vérité sa marque de fabrique a pu à ce point-là changer de position ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Comment les Français peuvent-ils avoir confiance quand on revient sur un tel engagement dans cette période si compliquée ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que ces comportements sont des comportements qui sont encore adaptés ?

  • 2:46OuverteRéponse directe

    Quand vous dites que ces sommes choquent, est-ce que ça vous choque aussi personnellement ?

  • 3:24RelanceRéponse partielle

    Comment peut-on changer d'avis en 3 semaines sur une question d'honneur ?

  • 4:02RelanceRéponse partielle

    Vous lui faites confiance sur la base de la bonne foi, mais pas sur les éléments qu'il a pu vous fournir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 25:31non_speechFait
    « La sortie de l'euro ruinera la France et le projet de Marine Le Pen ruinera la France. »
  • 25:40non_speechChiffre
    « Un point de taux d'intérêt en plus, c'est pour l'année prochaine 2 milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires. »
  • 26:08non_speechFait
    « Tous ceux qui ont aujourd'hui une dette parce qu'ils ont acheté un logement, ils ont acheté une maison particulière, ils ont acheté un appartement. Lorsque ils auront des francs pour rembourser leurs dettes et plus des euros, ils seront ruinés. »
  • 34:55non_speechFait
    « Macron a dit que la colonisation était un crime contre l'humanité. »
  • 35:38non_speechFait
    « Mon grand-père était pied noir. Il est né en l'Algérie. Il est complice d'un crime contre l'humanité. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Bienvenue dans le grand rendez-vous. Nous recevons aujourd'hui Bruno Lemire. Bonjour. Bonjour Fabien Damias, candidat malheureux au primaire. Aujourd'hui, soutien d'un François Fillon dans la tourmente. Vous répondrez tout au long de cette émission aux questions de Myiamkawa d' télé et de Nicolas Barré des échos. Dans le Figaro hier, François Fillon explique qu'il sera candidat jusqu'au bout et qu'il s'en remet désormais au suffrage universel et non plus à la justice. Je voudrais qu'on écoute ce que disait François Fillon exactement 3 semaines. C'est sur le plateau TF1. Il y a qu'une seule chose qui manque si j'étais mis en examen. Alors là, il a manifestement changé de point de vue.

Quels que soient les événements ou les alléas judiciaire à venir, François Fillon restera candidat. Est-ce que vous pouvez nous expliquer Bruno Lemètere ce mystère ? Qu'est-ce qui fait qu'en 3 semaines un candidat qui a fait de la vérité sa marque de fabrique a pu à ce point-là changer de position ? Bon, je suis pas là pour vous expliquer des mystères. Je suis là pour vous faire part de mes convictions. Qui est-ce qui connaît ce dossier sur le fond ? C'est le juge, bien entendu. La justice doit poursuivre son travail et puis c'est François Fillon lui-même.

François Fillon, il a une responsabilité très lourde, c'est de faire gagner la droite républicaine et le centre à la prochaine élection présidentielle. Et moi, je fais confiance à François Fillon. S'il a décidé en âme et conscience d'aller jusqu'au bout dans cette campagne, de faire gagner la droite et le centre, c'est qu'il sait que dans tout ce qui lui est reproché, rien ne justifie qu'il soit mis en examen. Je fais confiance à François Fillon. Si vous lui faites confiance, Bruno Leire, comment les Français eux peuvent avoir confiance quand on revient sur un tel engagement dans cette période si compliquée pour lui ? Et c'est les Français qui décideront.

C'est bien ce que dit François Fillon, c'est les Français qui décideront. C'est eux qui jugeront si oui ou non François Fillon est le bon candidat pour gagner cette présidentielle et conduire le pays dans les 5 années qui viennent. Et le choix que j'ai fait au lendemain du premier tour de la primaire, il était très clair. J'ai considéré que François Fillon avait le seul projet qui permettait de redresser le pays et donc je l'ai soutenu. Il y a eu ensuite cette affaire de présumé emploi fictif. Est-ce que ces comportements sont des comportements qui sont encore adaptés ? Je ne crois pas. Je pense que c'est des comportements qui sont dépassés.

Est-ce que les sommes qui sont en jeu sont des sommes qui choquent ? Oui, ce sont des sommes qui choquent. Et nous sommes tous, vous avez ici des députés, des sénateurs, des élus locaux qui sont sur le terrain. Nous entendons les Français. Nous savons parfaitement que ces sommes peuvent choquer, que ces comportements sont dépassés, qu'il faut passer à autre chose, que le système politique doit évoluer. C'est ce que j'ai défendu pendant toute la campagne de la primaire et je n'ai pas changé d'avis sur le sujet. Le système politique français doit changer.

Vous vousmême votre propre épouse votre assistante parlementaire et que les sommes évoquées étaient loin de celles euh qui sont euh qui sont euh au cœur du sujet aujourd'hui. Quand vous dites que ces sommes choques, tout de suite dit que ell vous choque vous aussi personnellement. J'ai tout de suite dit oui, elle me choque comme elle choque tous les Français. Enfin, ne nous cachons pas derrière notre crayon. Ces pratiques politiques sont dépassées. Le système politique français doit changer. Il doit faire preuve de transparence. il doit rendre des comptes pour l'emploi des conjoints et des enfants. Moi, je souhaite pas qu'on interdise à un député ou un sénateur de travailler avec sa femme.

Je souhaite juste que ce soit transparent, que ce soit encadré et que chaque député ou chaque sénateur rende des comptes aux Français sur la manière dont son épouse a été employée parce qu'on est au français le maire, vous avez entendu à l'instant François Fillon, il disait "La seule chose qui pourrait m'empêcher d'être candidat, si mon honneur était atteint, comment est-ce qu'on peut changer si c'est une question d'honneur ? Comment est-ce qu'on peut changer d'avis en 3 semaines ?" Mais là, c'est une question d'avenir de la France, c'est tout. C'est de savoir qui va diriger notre pays à partir de 2017, qui va prendre les décisions.

François Fillon s'en remet au Français et moi je fais confiance à François Fillon. Je le redis, François Fillon est le seul à connaître le fond de ce dossier avec le juge. Et je fais confiance à François Fillon. S'il estime en âme et conscience qu'il peut aller jusqu'au bout, c'est qu'il doit savoir que rien ne justifie dans le dossier qui est aujourd'hui devant les juges sa mise en examen. Mais ça vous lui faites confiance sur la base de la bonne foi que vous lui accordez, sur la base du fait qu'il vous est convaincu, mais pas sur les éléments qu'il a pu vous fournir parce qu'en tout cas dans ses explications face au français dans les médias, il a il n'a produit aucun élément.

Je ne lui demande pas de me fournir des éléments. Je lui demande pas de m'expliquer par le menu ce qu'il a fait. C'est au juge de trancher. C'est au juge de trancher. C'est au juge de prendre ses décisions. Nous, nous sommes des responsables politiques. Je suis pas là pour greuser le dossier sur le fond. Je suis là pour me demander ce qui est le meilleur pour notre pays. Quel est le bon projet ? Quelle est la bonne majorité ? Quel est le bon candidat ? Et pour moi, la réponse est claire. Aujourd'hui, le bon candidat c'est François Fillon. La bonne majorité c'est la nôtre.

Et le seul projet crédible qui soit sur la table aujourd'hui qui permet de redresser le pays, redonner de la puissance à notre économie et permettre à la France de peser sur la scène internationale, c'est le projet de la Est-ce que c'est l'avenir du pays qui est en jeu ? Euh sur cela tout le monde est d'accord mais au sein de votre famille politique, vous avez un Henry Guenau qui parle de folie pour la droite. Il dit c'est l'assurance que le rendez-vous présidentiel sera manqué. C'est un député les républicains ce qui s'exprime là. Vous avez toujours dans une majorité des voix singulières. Les voix singulières pèsent ce que pèse un individu, rien de plus.

Moi, ce que je constate, c'est qu'aujourd'hui, vous avez une droite et un centre qui sont en ordre de marche. Il y a plus aujourd'hui des sarcosistes, des jupéistes ou des luméristes. Il y a des femmes, des hommes qui sont engagés et qui sont en train de prendre conscience de la gravité de ce qui se joue aujourd'hui en France. Est-ce que la droite veut gagner ou est-ce qu'elle veut perdre ? Si elle change de candidat, elle perdra. Si elle ne se donne pas les moyens de gagner, le Front National peut prendre le pouvoir ou un Benoît Amont avec des solutions de gauche radical qui mettront la France droit dans le mur. Qu'est-ce que nous voulons ?

Que la France aille droit dans le mur ou qu'elle se redresse ? Moi, mon choix est fait et ne changera pas. La campagne de Françoillon met en cause la légitimité du parquet financier pour s'occuper de cette affaire de de d'emploi fictif. Est-ce que vous avez des éléments factuels qui vous permettraient de douter de l'indépendance des magistrats ? Je ne suis pas magistrat, je ne suis pas juge, je ne suis pas journaliste non plus, je suis député de la première circonscription de l'heure engagé dans une campagne présidentielle. Alors, si vous le voulez, on peut passer toutes les missions à parler de justice, de magistrat, de tribunal, de renvoi correctionnel, de mise en examen.

Mais on va pas aller très loin parce que ça n'est pas mon sujet. Pas mon sujet. Et si votre question c'est est-ce qu'il faut critiquer les juges ? Non, on ne critique pas l'institution judiciaire. On peut juste par moment euh s'étonner de la célérité des enquêtes. Si à chaque fois qu'il y avait un délit qui était commis en France, le juge pouvait être saisi aussi rapidement, la procédure allait aussi rapidement qu'elle est allée pour François Fillon, ce serait absolument formidable parce que là la célérité est extraordinaire. Donc finalement, vous devez vous féliciter du travail de la justice dans cette affaire. C'est une excellente nouvelle pour la démocratie.

Je suis impressionné par la rapidité de la justice sur cette affaire-là qui n'est pas d'usage aujourd'hui en France. Je constate simplement qu'il suffit d'un article de presse pour que le lendemain le parquet national financier soit saisi pour que quelques jours après il y ait une procédure d'enquête pour qu'il y ait une perquisition à l'Assemblée nationale. Enfin c'est stupéfiant. Moi je souhaite juste Nicolas quand même pas dans cette affaire. Je souhaite juste que pour toutes les autres affaires, pour tous les autres délits, pour tous les autres problèmes de sécurité qu'il y a en France, la justice puisse passer aussi rapidement.

Cela fait aussi plusieurs fois que François Fillon accuse la gauche et le gouvernement d'être derrière cette affaire. Alors, est-ce qu'il est pas temps d'être un peu plus précis dans le Figaro ? Il explique le seul obstacle à leur opération de survie, c'était moi. Qui sont euh les personnes qui pourraient vouloir tenter d'écarter l'ancien Premier ministre ? parce que vous avez des éléments. Je vous propose d'entrer dans une deuxième phase et de notre émission et de la campagne présidentiel. Alors ça Bruno Lemoc d'abord je vous propose mais je vais vous y répondre.

Nous sommes à 60 jours de l'élection présidentielle du premier tour et je vois que jour après jour on ne parle plus de chômage, on ne parle plus de désindustrialisation, on ne parle plus des agriculteurs qui souffrent la misère aujourd'hui, on ne parle plus de handicap. On ne parle plus de construction européenne. On ne parle plus que justice, remise en cause des institutions, accusation contre les uns, accusation contre les autres. Moi, j'accuse pas sans preuve. Je n'ai aucune preuve. Je ne mets pas en cause des institutions parce que je suis un responsable politique qui estime que le respect des institutions fait partie de son engagement politique.

Je ne remets pas en cause le rôle de la presse parce que je considère que la presse est libre. Elle dit bien ce qu'elle veut, nous avançons quoi qu'il arrive. Vous reconnaissez dans la stratégie de défense aujourd'hon Brem à partir de là je souhaite que nous revenions au sujet de fond qui intéresse les français parce que tous les auditeurs qui nous écoutent aujourd'hui voient arriver l'élection présidentielle à une rapidité stupéfiante et se disent "Mais quand est-ce qu'on va enfin parler des vrais sujets ?" Sur toutes les questions que vous avez parlé qui sont parfaitement légitimes, c'est eux qui se feront leur avis en âme et en conscience et qui trancheront.

Oui, mais la question qui se pose et on va entrer dans le vif du sujet dans le dans le fond des projets notamment à travers les questions de sécurité qu'on va aborder dans un instant. Mais si toutes ces questions se posent et puisque légitimement on peut se demander si le candidat Fillon a encore la capacité de mener une campagne sereine, est-ce qu'il a la capacité de faire des émissions sans être systématiquement interrogé sur ces sujets-là ? Est-ce qu'il a la capacité de faire des meetings ? On a on a entendu lu que cette semaine un meeting à Limoge, un autre à Clermontferrand avait dû être reporté à chaque fois qu'il y a un déplacement. Il y a des gens qui voilà qui s'agite et cetera.

Tout ça vous allez me dire c'est assez classique en campagne présidentielle mais aujourd'hui est-ce qu'il peut faire campagne normalement ? Est-ce que c'est pas ça le fond du problème ? Non c'est pas classique. C'est pas classique parce que pour la première fois de notre histoire de la 5e République, nous n'avons pas de campagne h n pas de campagne de fond. Ont pas de débat d'idée et un moment où précisément la France est confrontée à des difficultés aussi importantes, il est essentiel que nous revenions à ce débat d'idée, que nous revenions à cette confrontation des projets.

Mais tout ce qui se passe aujourd'hui, vous savez, si on creuse un tout petit peu plus les raisons de ce qui se passe aujourd'hui, c'est l'effondrement d'un vieux système politique qui ne marche plus. J'ai plaidé pendant 4 ans pour le renouvellement de ce système politique, pour plus de transparence, pour que les responsables politiques rendent des comptes. Je vais plaider pour qu'on arrête avec le mélange des genres, pour que un haut fonctionnaire qui fait de la politique démissionne de la fonction publique lorsqu'il est élu. Je continue à plaider pour ça. J'ai plaidé pour qu'on renforce le contrôle des conflits d'intérêt entre les politiques et les entreprises privées.

Voyez bien que c'est nécessaire. J'ai plaidé pour qu'on limite à trois le nombre de mandats successifs pour un député ou pour un sénateur pour éviter justement cette vie politique française qui s'assèche, qui se renouvelle pas, où il y a passé de nouveaux visages, où il y a pas assez de nouveaux talents. Et bien c'est ça que nous vivons aujourd'hui.

Et j'aimerais que ma famille politique, la droite et le centre se saisissent de ce sujet et comprennent que les Français et les Françaises exigeront le renouvellement de la classe politique et que si nous la droite et le centre, nous ne le portons pas et je reconnais François Fillon a eu le courage de maintenir sa position sur le refus du cumul des mandats. Mais si la droite et le centre ne portent pas ce renouvellement de la classe politique, du système politique, des institutions politiques, ils le feront par le chaos, c'est-à-dire par l'élection. Quoi Bruno Lemire François Fillon incarne-t-il le renouvellement de la classe politique ?

Bien moi je veux porter ce renouvellement et je constate que François Fillon a pris conscience de cette nécessité du renouvellement quand il a tenu bon sur le cumul des mandats. Dieu sait qu'il y a eu des pressions d'une majorité de nos parlementaires pour dire il faut pas bouger sur le cumul des mandats. C'est très bien le cumul des mandats, ça permet de garder le contact avec le terrain. Comme si un député ou un sénateur ne gardait pas quotidiennement le contact avec son terrain. et bien il a tenu bon et je pense qu'il a pris conscience que ce renouvellement de la classe politique, du système politique et demain des institutions est indispensable.

Bruno Lemaire, on se retrouve dans un instant pour aborder le fond de la campagne et notamment un point clé euh du projet de François Fillon, la sécurité. À tout de

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suite. Peur de passer à côté des meilleures offres de voyage ? Avec kayak, trouvez le vol, l'hôtel ou la voiture de location qu'il vous faut parmi des centaines de sites. Rendez-vous sur kayak.fr. OK, merci Chloé. Chloé, c'est ta petite amie ? Mais non, c'est la directrice de mon Crédit Mutuel. Ah bah depuis quand on sourit après l'appel du bancaire qui plus est directrice le crédit mutuel c'est une banque différente différente. Je fais partie des gens qui ont été élus pour représenter les clients. On échange régulièrement avec le directeur ou la directrice et on avance main dans la main. Banquier client sociétaire. Main dans la main. Papa Crédit Mutuel.

Une banque qui appartient à ses clients. Ça change tout. Le Crédit Mutuel souhaite de bonnes assemblées générales à ces 7,7 millions de clients sociétaires.

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Donc au grand rendez-vous avec vous Bruno Lemire et on rentre dans le vif du sujet et de la campagne de François Fillon avec ce qui semble être un Tournant sécuritaire marqué par une mesure forte. Le candidat Fillon a proposé cette semaine l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans. Alors Nicolas Sarkozi l'avait promis, il avait renoncé. François Fillon le promet, il va donc y renoncer. Non, moi je souhaite qu'il le fasse. Je pense que c'est une bonne idée et je pense surtout que c'est un des moyens qui permettront de rétablir ce dont les Français ont le plus besoin aujourd'hui, c'est-à-dire l'autorité. le respect de la règle, le respect de la vie en société.

Les événements de Bobini ont montré à quel point nous avions besoin une fois encore de rétablir la sécurité dans notre pays, à quel point l'autorité pouvait être bafouée. Et je pense que ça fait partie des solutions, c'est pas la seule, qui permettront de renforcer l'autorité et donc la sécurité pour tous les Français. avait toujours été contre l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans parce que ça ouvre la porte à l'abaissement de la majorité civile à 16 ans. Donc le droit de vote à 16 ans par exemple. Euh il a été très clair, il a dit qu'il faisait la distinction entre la majorité pénale et la majorité civile que l'un n'entrait pas l'autre.

Ce qui compte pour moi, c'est la sécurité des Frances. Vous êtes d'accord ? Juste pour pour être clair sur ce point, on va on va revenir sur la sécurité. Vous êtes d'accord pour vous ? Il faut pas abaisser la majorité civile à 16 ans. C'est qu' en gros, on peut aller on peut aller en prison à 16 mais pas avoir le droit de vote quoi. Pour pense pas que ce soit une bonne idée d'abaisser la majorité civile à 16 ans. En revanche, je pense que tout ce qui permettra de mieux lutter contre la délinquence des mineurs, de lutter contre l'ass récidive, rétablir par exemple les peines planchées, tout ça va dans la bonne direction parce que ça permet de renforcer la sécurité des Français.

Le point clé là-dedans, plutôt qu'une mesure particulière, c'est quoi ? C'est l'amélioration de la chaîne pénale entre la police et la justice. Parce que le découragement des policiers, il est à chercher principalement dans ce sentiment et cette réalité qu'ils vivent tous les jours que malgré la qualité du travail qu'ils font, malgré les risques qu'ils prennent, au bout du compte, il y a pas de sanction par la justice.

Quand vous êtes policier dans un commissariat, vous viz dans des conditions difficiles avec des commissariats qui sont souvent dans un état de délabrement inacceptables, des procédures qui sont complexes, des moyens matériels qui sont insuffisants et que malgré ça, vous donnez le mal d'aller arrêter un dealer, de protéger une personne, que le délinquent ne sera pas condamné, que vous savez qu'il va falloir attendre 6 mois, 7 mois avant qu'il soit traduit devant un tribunal de grande instance. Je comprends le découragement des policiers. L'excuse de minorité pour être précie, elle peut déjà être levée en droit français.

Il y a des magistrats qui mettent des mineurs de 16 ans dans des prisons et qui les juge comme des majeurs. À quoi ça sert de généraliser si ce n'est pour le symbole ? Ça n'est pas qu'un symbole. C'est une manière, comme vous le dites très bien, de généraliser, de s'assurer que ce sera systématiquement le cas. C'est-à-dire que s'il y a peine qui justifie une peine de prison, un délit qui justifie une peine de prison, pardon, la peine de prison sera effective.

Et je crois que c'est la disparition définitive de l'excuse de minorité pour que ce soit clair ça ça ça disparaîtra du droit français positif fondament de généraliser l'emprisonnement ça permet de généraliser l'emprisonnement lorsqu'il y a eu un délit qui justifie l'emprisonnement même lorsqu'on est mineur et je crois que l'une des choses qui aujourd'hui révolte le plus les français c'est qu'il voit bien que le délit peut-être commis la sanction ne tombe pas systématiquement il y a des peines de prison qui ne sont pas effectuées parce qu'il n'y a pas de place de prison suffisante. Donc il faut construire des places de prison nécessaires.

Il y a des personnes qui sont arrêtées et qui ne sont traduits devant la justice que 6 7 ou 8 mois plus tard parce que les tribunaux de grande instance sont engorgés et parce que les procédures sont trop lourdes. Vous remerciez Nicolas Sarkozi de d'avoir soufflé à François Fillon cette bonne idée selon vous. Est-ce que c'est lui qui imprime les thèmes de la campagne désormais ? Vous avez compris que c'est une campagne collective et je tiens à ce que cette campagne soit collective, que chacun puisse apporter euh ses idées, son soutien à François Fillon et très collective nous permettre de gagner collectivement. Il y a pas de place aujourd'hui pour les ambitions individuelles.

Enfin, très honnêtement, quand on est à 27 28, 30 % dans les sondages que la victoire paraît acquise et qu'il suffit d'un tout petit coup de pouce, on peut se permettre d'avoir des ambitions individuelles qui s'expriment ici ou là, des voix discordantes où chacun essaie de se placer un petit peu en se disant la victoire va arriver. On en est pas là. Aujourd'hui, nous avons une Marine Le Pen qui est largement en tête. François Fillon qui doit garantir à la droite et au champ de sa qualification au deuxème tour. Nous tous ici dans cette salle élu ou pas élu qui sommes responsables de cette victoire là et bien je souhaite qu'on fasse bloc.

Vous dites quoi vous dit vous dites qu'il y a le feu aujourd'hui Bruno Lemer ? Là c'était quand même un appel à la responsabilité de chacun. Je dis que cette élection est loin d'être gagnée qu'elle sera difficile et qu'il est essentiel pour la droite et le centre qu'il y ait la victoire au bout est essentiel pour notre pays. Pourquoi ? Parce que le seul candidat qui aujourd'hui a les femmes et les hommes capables de gouverner, c'est François Fillon. Avec qui gouvernera Marine Le Pen avec Louis Aliot, avec les personnes que l'on voit défiler sur les plateaux de télévision qui n'ont pas l'expérience du gouvernement. Le seul qui a une majorité cohérente, c'est François Fillon.

Quelle sera la majorité de Emmanuel Macron si jamais il était élu président de la République ? Donc ça nous donne à touche une responsabilité majeure. Être uni, rassembler pour gagner. Bruno Lemire, ces sujets et notamment Marine Le Pen, Emmanuel Macron, vous les évoquez vous-même. On va y venir dans le courant de cette émission, mais je voudrais qu'on reste concentré sur la thématique de la sécurité qui a été identifiée, je suppose, à juste titre, comme une des préoccupations majeures des Français. Euh dans son entretien au Figaro qu'on évoquait tout à l'heure, François Fillon se prononce pour la générarisation, pardon, de l'armement pour les polices municipales.

Est-ce qu'il faudrait aller plus loin et accorder aux polices municipales le droit de légitime défense dont bénéficient aujourd'hui les gendarmes ? et les policiers depuis le texte sécurité voté euh cette semaine à l'Assemblée sur l'armement des polices municipales. Je vais prendre l'exemple de la ville d'Evreux dont je suis euh élu. Le maire a fait ce choix-là. Je pense que c'est au maire d'avoir la liberté de choix. Est-ce qu'il arme ou est-ce qu'il n'arme pas sa police municipale ? Et ça doit rester effectivement une faculté du maire et s'il estime que c'est nécessaire qu'il puisse le faire. La coordination entre la police municipale et la police nationale est également un vrai enjeu.

Il y a des mesures qui ont été prises, on peut encore les améliorer. Si on creuse encore un tout petit peu plus cette question de la sécurité en reprenant l'exemple de ce qui s'est passé à Bobini en 2005, il y a eu des émeutes beaucoup plus graves. Vous parlez beaucoup de Bobini où il y a eu des quelques quelques incidents effectivement notables et très regrettables la semaine dernière. pas du tout d'Ol euh et de l'interpellation euh brutale du jeune Théo. Donc là, c'est que vous prenez résolument le parti de de la police euh versus celui d'éventuellement une victime de brutalité policière. Non, mais c'est après tout, pourquoi pas ?

Mais c'est pour queon soit bien clair sur sur vos engagements, vos convictions. Euh je ne suis pas là pour prendre le parti des uns contre les autres. Je crois que ce dont les Français ont soif, c'est de justice. Ils veulent de la justice. Ce qui s'est passé avec le jeune Théo est tout simplement inacceptable, absolument révoltant. L'enquête doit aller jusqu'au bout et le responsable doit être condamné. Personne ne sait exactement ce qu'il s'est passé. L'enquête doit aller jusqu'au bout. Le responsable doit être condamné. Ce qui est arrivé au jeunes tho et tout simplement réinterdit pas ça n'interdit pas François François Hollande est allé à son chevet, c'était sa liberté de le faire.

Peut-être qu'il aurait pu aller aussi au chevet des policiers qui avaient attaqué à Vir Châtillon et qui n'ont pas reçu le même soutien. Les Français ont besoin de justice. Il faut arrêter de monter les gens les uns contre les autres. C'estàdire je prends la défense de Théo et donc je suis opposé aux policiers. Je prends la défense des policiers donc je n'ai pas de considération justement. ne ressent rien à ce qui est arrivé au jeunes tho. Les deux sont parfaitement compatibles. Ça s'appelle la justice. Est-ce qu'il faut interdire les manifestations contre les violences policières comme le dit Marine Le Pen ? Non. Non.

La liberté de manifester, c'est un principe constitutionnel dans notre pays. Seule chose qu'il faut interdire, c'est les débordements, c'est les violences et les exactions en marge de ces manifestations. Mais interdire une manifestation, non, ça ne me paraît pas une bonne solution. Chacun pouvoir s'exprimer librement et sereinement dans notre pays. Bruno le maire, en tout cas, ces propositions sur la sécurité marquent ce qu'on pourrait qualifier d'une droitisation de la campagne de de François Fillon qui semble être une réponse à la puissance électorale de Marine Le Pen que vous avez évoqué vous-même il y a un instant.

Est-ce qu'aujourd'hui vous considérez tout simplement que Marine Le Pen peut remporter l'élection présidentielle ? Je pense que ce serait bien présomptueux de dire le contraire. et que quand on voit ce qui s'est passé partout dans le monde récemment, l'élection de Donald Trump, le Brexit, les peuples savent réserver des surprises qu'on ne voit pas nécessairement venir. Et toute notre responsabilité à nous, la droite et le centre, c'est justement de gagner cette élection et de faire en sorte que le seul projet qui soit sur la table aujourd'hui, le nôtre, la seule majorité qui soit cohérente aujourd'hui, la nôtre, puisse diriger le pays demain.

Le François Fillon affaibli aujourd'hui est toujours le meilleur rempart contre le Front National. François Fillon avec ceux qui le soutiennent, avec sa majorité, avec son projet qui est cohérent est aujourd'hui le seul à pouvoir diriger notre pays. Je reviens à la question de sécurité que vous posez parce que la réponse, elle est pas uniquement dans l'ordonnance pénale. La réponse, elle est pas uniquement dans l'amélioration des liens entre la police et la justice. Je reviens au quartier, à ce qui s'est passé à Bobini, à ce qui s'est passé en 2005. On va peut-être un jour en tirer les leçons. L'école aujourd'hui ne permet plus aux enfants de ces quartiers de réussir.

Ça crée un sentiment de frustration terrible. Il faut modifier en profondeur l'école qu'il propose François Fillon. ces jeunes ne trouvent pas d'emploi. On peut continuer à garder le même marché du travail avec un marché du travail qui est beaucoup trop rigide, avec des charges qui pèsent sur les emplois qui sont beaucoup trop lourdes et avec des entreprises qui sont pénalisées. Ben, ces gamins-là dans les quartiers ne trouveront jamais d'emploi. Qui est le seul à proposer une transformation en profondeur du marché du travail ? Une baisse des charges qui pêche sur les salaires, un soutien à la fiscalité des entreprises c'est François Fillon.

Et vous voyez bien la réponse à Marine Le Pen, Fabien Namias, c'est la cohérence du projet. C'est la force des propositions. C'est les réponses concrètes qu'on apporte justement à tous ceux qui aujourd'hui ont le sentiment qu'on ne leur donne ni considération, ni emploi, ni place dans la société. Et ma conviction profonde, c'est qu'aujourd'hui notre famille politique est la seule à apporter des réponses crédibles à ces questions. D'accord. Mais malgré tout votre famille politique semble assez timide quand il s'agit de critiquer Marine Le Pen.

On vous entend peu au fond détailler pour quelle raison par exemple son programme économique serait catastrophique pour la France si c'est ce que vous pensez. Je vous donner plusieurs raisons, mais je vais essayer d'être le plus concret possible. Marine Le Pen propose la sortie de l'euro et on voit bien que la seule possibilité que Marine Le Pen puisse gagner cette élection commence à faire bouger les marchés, à faire remonter les taux d'intérêts. C'est d'ailleurs le prix de l'argent qu'emprunte la France. Ce prix de l'argent, il risque d'être très élevé demain. Et si Marine Leuse d'ailleurs entre la France, il se creuse entre la France et l'Allemagne. Mais qu'est-ce que ça veut dire ?

c'est que la France qui aujourd'hui a quasiment 100 % de dettes publiques, si elle sort de l'euro devra rembourser sa dette avec des taux d'intérêt plus élevé. Un point de taux d'intérêt en plus, c'est pour l'année prochaine 2 milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires. On veut les consacrer à quoi ces 2 milliards d'euros ? À payer le remboursement des charges de la dette ou à construire des places de prison ? À mieux rémunérer les professeurs, à permettre à nos écoles de mieux fonctionner, à investir dans la recherche, à permettre à notre pays de mieux marcher ? C'est ça la question. La sortie de l'euro ruinera la France et le projet de Marine Le Pen ruinera la France.

Pas simplement les entreprises, pas simplement l'État, mais aussi les particuliers parce que tous ceux qui ont emprunté aujourd'hui qui ont des taux d'intérêt qui peuvent être révisés, et bien ils verront ces taux d'intérêt augmenter. Tous ceux qui ont aujourd'hui une dette parce qu'ils ont acheté un logement, ils ont acheté une maison particulière, ils ont acheté un appartement. Lorsque ils auront des francs pour rembourser leurs dettes et plus des euros, ils seront ruinés. Je peux pas être plus concret, plus explicite que ça. Le projet de Marine Le Pen, c'est la ruine immédiate de la France et des Français.

Mais comment vous expliquez Bruno Lemire parce que vos propos sont forts à l'encontre de Marine Le Pen, mais que malgré cela, elle semble aujourd'hui, ce sont des sondages, j'en ai bien conscience, mais néanmoins, vous le sentez aussi sur le terrain, elle semble rencontrer les faveurs d'une bonne partie de ceux qui iront voter à l'élection présidentielle. Comment une candidate dont vous nous dites aujourd'hui très clairement son élection mènerait la France à la ruine selon vous est capable de séduire peut-être plus d'un quart des électeurs et de se retrouver potentiellement en tête au premier tour de l'élection présidentielle.

Pourquoi ces attaques n'ont pas pourquoi en tout cas vos réponses n'ont pas pris sur elle ? parce que nous avons nous aussi je dire la droite et le centre notre part de responsabilité. N'avons pas su entendre suffisamment les Françaises et les Français, les commerçants, les artisans qui nous disent depuis des années "Le RSI ça marche pas. Le RSI c'est du raquet. Qu'est-ce qu'on a attendu pour modifier le RSI et offrir d'autres possibilités ? des agriculteurs, des éleveurs qui aujourd'hui n'arrivent plus à vivre de leur travail, qui travaillent 7 jours sur 7, 365 jours sur 365, je pense en particulier aux éleveurs beauvins, aux producteurs de lait qui s'en sortent pas.

Qu'est-ce qu'on leur rapporte comme solution ? Qu'est-ce qu'on leur ouvre comme perspective ? Ces jeunes dont vous parliez dans les quartiers qui ne réussissent pas avec l'école, qui n'arrivent pas à trouver d'emploi parce qu'on a pas su modifier le marché du travail suffisamment, qu'est-ce qu'on leur offre comme perspective ? Qu'est-ce qu'on leur ouvre comme possibilité pour demain ? la culture française, le respect de la nation française, quand est-ce qu'on va le réaffirmer avec force ? La lutte contre l'islam radical, contre tous ceux qui défient la République, qui n'aime pas la République, qui méprisent la République ?

Quand est-ce qu'on va prendre ce sujet véritablement un bras de corps ? Mais c'est ça qui se joue en 2017. Reconnaissons avec de l'humilité Fabien Damias, avec beaucoup d'humilité que la droite et le centre a vraiment besoin de rénover sa manière de considérer la société française, qu'elle a besoin de reconnaître qu'elle n'est pas allée assez loin par le passé et que si Marine Le Pen est aussi haute aujourd'hui, c'est que nous n'avons pas été suffisamment forts hier. Il faut être capable d'humilité. Oui, il faut retrouver les Français. Ne pensions pas que c'est avec de l'arrogance que nous gagnerons cette élection dans quelques jours.

Nous la gagnerons parce que nous aurons fait preuve de lucidité sur nos échecs, nos erreurs, nos renoncements. Nous la gagnerons parce que nous ferons preuve d'humilité auprès des Français et que nous reconnaîtrons que c'est souvent eux qui ont les solutions à leurs problèmes et nous la gagnerons si nous faisons corps et bloc. Encore une question sur ce sujet. Vous l'avez dit Marine Le Pen, elle tend très clairement la main à vos électeurs, elle tend la main aussi à un certain nombre de de parlementaire. Elle a cité Henry Guena Nicolas Dupignan.

Est-ce que par un effet de réciprocité certaines personnes qui pourraient travailler autour d'elles pourraient vous rejoindre dans le cadre d'une majorité présidentielle ou c'est une ligne rouge que vous ne voulez pas franchir en politique ? J'ose croire cela. Je peux-être un idéaliste. On s'engage pour des convictions. On s'engage pour des idées. On s'engage pas pour avoir tel poste, telle place en allant au gré des sondages vers celui qui est le plus fort. Ceux qui s'engagent derrière Marine Le Pen le font en conscience sur la base d'un projet de proposition. J'ai toutes lu les 144 propositions de Marine Le Pen.

Je ne vous parle que de l'euro mais je pourrais en citer un certain nombre d'autres qui mettront la France droit dans le mur. On en a longuement parlé avec elle. Le retour à la retraite à 60 ans. Enfin très franchement. vraiment ne rien voir à ce que la société française pour proposer le retour légal de départ la retraite à 60 ans. Donc tous ceux qui sont engagés derrière Marine Le Pen, ils soutiennent la retraite à 60 ans, ils soutiennent le retour au franc, ils soutiennent la sortie de l'Union européenne. Mais qu'est-ce qu'il viendrai faire chez nous ? le contraire de ce que nous défendons.

Est-ce que vous pourriez nous dire le plus clairement possible ce matin si François Fillon n'est pas qualifié au deuxème tour de la présidentielle, vous appelleriez, quel que soit le candidat face à Marine Le Pen, à faire barrage au Front National ? Je me bat tous les jours, toutes les semaines, pour que François Fillon soit qualifié au second tour de l'élection présidentielle et pour qu'il gagne cette élection présidentielle. Moi oui. Non mais je vois bien il y a certains et c'est peut-être votre question.

Je vois que certains vous répondent tout de suite en disant "Ah je prendrai position tout de suite contre Marine Le Pen." Non moi je prends position pour François Fill Brun est toujours valable pour une élection présidentielle le Nini qui a été la position des républicains. La question ne se posera pas parce que François Fillon sera qualifié et qu'il gagnera cette élection présidentielle. Bon vous ne répondez pas à la question. Je vous y réponds très clairement. Plaçons-nous quand même dans l'hypothèse que semble aujourd'hui définir les les enquêtes d'opinion. Euh celui qui semble aujourd'hui en passe d'affronter Marine Le Pen au second tour, c'est Emmanuel Macron.

Est-ce que finalement il est en train de réussir la campagne que vous dans l'ensemble à droite vous auriez aimé mener ? Emmanuel Macron a senti quelque chose la société française. Il faut pas le négliger. Hm hm. Il a senti que beaucoup de françaises, de Français en avaient marre du vieux système politique. Je vous l'ai dit tout à l'heure. C'était d'ailleurs votre axe de campagne pendant les voulait. Oui, mais je crois profondément que ça exist réussi à le camper que vous mais voilà. Oui, peut-être parce qu'il n'était pas dans une primaire justement que ça permet de mieux faire épanouir ces idées-là.

Mais il a compris que les Français voulaient participer à la à la vie politique, voulaient pouvoir donner leur idée que lorsqu'il y a un projet de texte qui est examiné à l'Assemblée nationale, comme je l'avais proposé, j'espère qu'on reprendra cette proposition dans le projet de François Fillon si 500000 françaises et français font une pétition sur internet pour pouvoir modifier un texte législatif, mais regardons la proposition des Françaises et des Français et tenons-la en considération dans l'examen législatif. Il a saisi ayons l'honnêteté de le reconnaître. Il en serait pas là où il est aujourd'hui s'il n'avait pas senti ce besoin de renouvellement la société française.

Talent, il a du talent. Vous lui reconnaz qu'il a du talent. Bien sûr, reconnaissons le talent aussi de nos adversaires. Est-ce que ça le rend pour autant apte à gouverner le pays ? Je ne crois pas du tout parce que ce qui lui fait le plus défaut aujourd'hui, c'est un projet clair, cohérent auquel il soit capable de se tenir. Parce que qui est le véritable Emmanuel Macron ? Est-ce que c'est celui qui dit dans son livre Révolution que j'ai lu parce que je lis tous les ouvrages politiques de mes adversaires politiques que soit celui de Marine Le Pen, que ce soit les propos de Benoît Amont ou que ce soit le livre révolution d'Emmanuel Macron. Quel est le vrai Emmanuel Macron ?

Est-ce que c'est celui qui dit "Je veux la dépénalisation du cannabis" dans le livre Révolution, celui qui dit "Au Figaro, il ne faut pas dépénaliser le cannabis ?" Est-ce que c'est celui qui dit quand il est au gouvernement les 35 heur ont été un désastre pour le pays ou celui qui dit "Je ne reviendrai pas sur les 35 heures Est-ce que c'est celui qui dit au puit du fou devant monsieur Devilier la vérité m'oblige à dire que je ne suis pas socialiste et puis qu'au 20h de TF1 vient vous dire je suis de gauche est-ce que c'est celui qui dit ma République n'est pas multiculturelle quand il s'adresse au lecteur du Figaro mais qui dit sur France interre il n'y a pas de culture française il y a une culture en France l'accusez de ne pas avoir de conviction en fait ce matin Emmanuel Macron c'est l'homme sans projet parce que c'est l'homme sans conviction Et si demain il y a un projet puisqu'on nous annonce un projet, il est annoncé pour le 2 mars.

Oui, mais il est déjà caduc son projet. Bah qu'est-ce que vous en savez puisqu'on le connaît pas ? Parce que Fabien Damias comme il dit tout et son contraire en fonction de l'auditeur qui est en face de lui. Mais ça on l'a déjà vu, on parlait tout à l'heure du revirement de François Fillon sur ces situations judiciaires. C'est malheureusement une règle de la vie. Soit le projet qu'Emel Macron sortira, on sait que ce projet pourra être contredit dans la minute qui suit. C'est lui qui a dit également que il y avait des aspects positifs dans la colonisation.

et qui ensuite vous dit que la colonisation est un crime contre l'humanité parce qu'on c'est une maladresse de campagne ou c'est un vraiment une erreur historique ? C'est une faute politique à ce point. C'est une faute poli François Fillon avait parlé lui-même d'abomination à la réunion concernant l'esclavage, la colonisation. Sur des sujets aussi sensibles, on doit peser les mots que l'on emploie. C'est une faute politique contre la France et contre les Français. Macron a dit que la colonisation était un crime contre l'humanité. Mon grand-père était pied noir. Il est né en l'Algérie. Il est complice d'un crime contre l'humanité. Mon père a servi dans l'armée française en Algérie.

Il a été complice d'un crime contre l'humanité. Salimassac est présente ici. Son père était Arquy. Il est devenu ensuite officier dans l'armée française. Était complice d'un crime contre l'humanité. Ça le disqualifie selon vous incarner la fonction. Il a fait une faute et je crois que là aussi je vous parlais d'humilité. Quand on a fait une faute politique aussi lourde, le plus simple, le plus sage, c'est s'excuser devant les Français, devant ceux qu'on a blessé. Moi, j'invite Emmanuel Macron à s'excuser devant les Français et devant tous ceux qui l'a blessé.

Parce que vouloir s'expliquer ensuite en rajouter, en se défendre, ça ne fera que l'enfoncer davantage et je pense que ça n'est pas bon pour notre pays. Bruno Lomè, on va en venir à la situation internationale. Une dernière question sur notre paysage politique puisque François Baou devrait se prononcer dans les heures, les jours qui viennent, on ne sait plus trop, sur sa candidature ou non à l'élection présidentielle, s'il est effectivement candidat, est-ce que ça pose un problème au candidat de droite et du centre euh qui est censé être François Fillon ?

Non, ça ne pose pas de problème parce que je crois que ce qui nous fera gagner par rapport à un François Baou dont on voit pas très bien les positions, un Emmanuel Macron dont on voit qu'il n'a pas de conviction fondamentalement qu'il hésite, qu'il est en devenir, qu'il cherche à se définir. On va pas choisir un président de la République est en train de chercher à se définir et chercher à se trouver. Une Marine Le Pen qui nous alors droit dans le mur en claxonnant un Benoît, un monde dont vous n'avez pas parlé alors que c'est une vraie menace politique aussi pour nous qui veut taxer les robots. C'est formidable. L'industrie est en train de perdre des emplois, elle s'affaiblit.

On sait qu'il faut la robotiser pour qu'elle soit compétitive. Et on vous dit on va taxer les robots ou qui vous dit qu'il faut un revenu universel garanti qui va coûter plusieurs dizaines de milliards d'euros au contribuable. Et bien nous avançons avec un projet qui est clair, qui est cohérent, qui est le seul à même de redresser notre pays parce qu'il prend à bras le corps de problèmes économiques qu'il y apporte des réponses courageuses.

Ça me permet de dire Fabien Amias au passage que j'invite tous ceux dans ma famille politique qui disent que il faut assouplir le projet, essayer de le rendre un peu plus acceptable, qu'il ne faut pas augmenter la TVA, qu'il faut être un petit peu plus souple sur le nombre de fonctionnaires, qu'il faut être un petit peu moins raide sur tel ou tel sujet. Je pense vraiment qu'ils font une erreur car ce qui fait notre force, c'est la force du projet de François Fidon.

Et si on commence à ce projet simplement pour qu'on soit clair parce que vous avez parlé d'enrichissement là dans cette phase sécuritaire, on voit qu'il pourrait y avoir des effectifs de police créé ce qui n'était pas dans le programme. Est-ce que ce projet au gré de l'actualité sera amené à évoluer ou pas ? Il peut être complété sur quoi ? Je souhaite pas. Il peut être complété. Il y a des sujets dont on ne parle absolument pas qui sont essentiels. La culture, contrairement à ce que dit Emmanuel Macron, il y a une culture française. Vous avez ici sur ce plateau François de Mésier, le maire de Versa, il a proposé une idée que je trouve formidable de faire un davau de la culture en France.

Aujourd'hui, vous avez les questions de sécurité, elles sont traitées à Munique en Allemagne. Les questions économiques, elles sont traitées à Davos ensuite. Et bien, je souhaite que sur toutes les questions culturelles de ce qu'est l'avenir de la culture dans le monde, la place de la culture dans le monde, et bien la France puisse organiser effectivement comme le propose François Deière, un davau sur la culture, le handicap, l'autisme. Pourquoi est-ce qu'on en parle pas ? L'égalité entre les femmes et les hommes où la France a tellement de retard de soutien aux femmes isolées. Mettons ce sujet sur la table.

l'environnement nous pourrions parler aussi et on va mettre sur la table si vous le voulez bien un sujet qui je crois vous est cher à savoir la situation internationale. Nicolas Bar et d'abord comment est-ce que vous jugez le premier mois un peu zigzagan il faut le dire de la présidence de Donald Trump ? Le zigzagon est un bon terme. Je crois que ces zigzags créent beaucoup d'inquiétude et je crois que chacun a conscience, je l'ai vu la conférence la sécurité à Munich, que nous sommes en train d'entrer dans un nouvel ordre mondial. Ce nouvel ordre mondial ne connaît que les rapports de force.

Et la grande question qui se pose aujourd'hui, c'est de savoir si la France redonne un élan l'Europe et à ses partenaires européen pour nous construire cette puissance et cette force dont on a dont on a besoin pour résister aux États-Unis et à Donald Trump, pour résister à Vladimir Poutine et à la Russie et pour défendre nos propres intérêts économiques, stratégiques, militaire de sécurité où est-ce qu'au contraire nous laissons tout filer On a vu cette semaine la presse américaine disait que les services de renseignement américain refusaient de donner certaines informations les plus sensibles au président des États-Unis.

Est-ce que cette situation qui est absolument inédite dans l'histoire des États-Unis vous inquiète ? Tout ce qui est incertain, tout ce qui multiplie les contradictions ou les provocations, oui, tout cela m'inquiète. J'étais rassuré d'entendre Mike Pence, le vice-président américain, nous dire à Munich : "Je crois à l'OTAN, l'OTAN est absolument indispensable à la sécurité du monde." Donald Trump a dit exactement l'inverse il y a quelques semaines en disant que l'OTAN était obsolète.

Donc, j'ai bon espoir que dans les semaines qui viennent, lorsque l'administration américaine se sera mise en place, lorsque le secrétaire à la défense, monsieur Matis, le secrétaire aux affaires étrangères, le vice-président auront vraiment pris toute la mesure de leur fonction, ça permettra de retrouver des États-Unis un tout petit peu plus stable. Mais enfin, ne parions pas forcément là-dessus, par le renforcement de la puissance européenne. Ça me paraît un paris beaucoup plus crédible. Oui, mais alors vous parlez de l'Europe Bruno Lemer, il y a quelque chose qui nous a frappé cette semaine lors de la reprise des négociations à Astana sur la situation en Syrie.

Vous aviez les Iraniens, les Turcs, les Russes, les Européens zéro absents. Est-ce que l'Europe a totalement renoncé à être présente dans les discussions et les négociations de paix avec la Syrie ? Ah mais si nous continuons dans la direction actuelle, nous ne sortirons pas simplement des négociations sur l'avenion de la Syrie. Nous sortirons de l'histoire. L'Europe est en train de sortir de l'histoire parce qu'elle ne veut pas comprendre que cette histoire est violente et qu'il faut je donner les moyens de la puissance pour rentrer dans le jeu. Est-ce que la Syrie est un enjeu pour la France et un enjeu pour l'Europe ?

Oui, parce que les réfugiés viennent de Syrie et parce que la menace terroriste vient de Syrie. On veut participer aux négociations ou on ne veut pas ? Si on veut participer, il faut avoir des moyens militaires, il faut avoir des moyens de puissance, il faut augmenter nos budgets de défense. L'Allemagne a commencé à le faire. François Fillon a proposer de le faire également. Ça va dans la bonne direction. Mais alors, il y a une question Bruno Lemer qui est tout à fait intéressante. Vous posez la question est-ce qu'on veut participer aux négociations ou est-ce qu'on ne veut pas ? Admettons et il semblerait que ce soit plutôt vos points de vue, qu'on souhaite participer aux négociations.

Est-ce qu'on doit le faire en reconnaissant le régime de Bachar Elassad comme un régime qui se pose en interlocuteur crédible ? puisque fondamentalement le sujet, on le sait très bien, il est là et vous savez pourquoi on en est là ? C'est qu'on a été incapable de faire des choix stratégiques clairs. Oui. Mais c'est quoi la menace Fabien Damia ? C'est quoi la menace contre la France ? C'est quoi la menace contre l'Europe ? C'est Bachar Alassad ? Non. Bachar Assad est un dictateur de la pire espèce mais il se trouve qu'il ne menace pas les intérêts vitaux de la France et de l'Europe. C'est Daesh qui menace les intérêts vitaux de la France et de l'Europe.

Donc la priorité absolue, c'est de se débarrasser de Daesh, c'est de se débarrasser de l'islam radical. c'est de participer encore davantage à la coalition militaire qui nous permettra de nous débarrasser de Daesh. Mais ça c'est intéressant parce que B lui-même, on est allé le voir à Damas cette semaine et il nous a dit je suis le rempart contre le terrorisme. Ceux qui veulent lutter contre Daesh et le terrorisme, ils doivent venir avec moi. Ça veut dire que aujourd'hui, il vaut mieux discuter avec Assad pour lutter contre Daesh plutôt que garder ses gants blancs et ne rien faire. Bachar et Assad n'est pas la solution pour la politique de la Syrie. C'est le deuxième sujet.

Une fois que nous aurons éliminé Daesh, éliminé la menace de l'État islamique, il faudra trouver une solution politique pour la Syrie. Et cette solution politique, elle ne passera pas par Bachar Elassad car Bachar Elassad ne pourra pas rassembler le peuple syrien. Et ça c'est dans un deuxème temps. Je pense que le tort considérable que nous avons eu, c'est de mettre sur le même plan Bachar Elassad et l'État islamique. La seule menace, c'est celle de l'État islamique. Je repose la question à tous les Européens Vladimir Poutine avait certainement beaucoup mieux compris.

Moi, j'aimerais surtout que les Européens le comprennent, qu'ils comprennent qu'ils ne pourront pas se laver les mains de ce qui se passe aux proches au Moyen-Orient, en Afrique sub-saharienne, que ça nous concerne directement et que les réponses, elles passent à la fois par des capacités militaires pour défendre nos intérêts de sécurité, mais qu'elle passe aussi par une politique de développement économique beaucoup plus forte. Récud sur la Russie un instant pour lutter contre Da. Il faut donc parler aux russes. Vous revenez donc de Munich, vous avez rencontré le ministre des affaires étrangères, monsieur Lavrof. Vous vous lui dites quoi ?

Il faut dialoguer, on va lever les sanctions et en échange, on va pouvoir revenir à la table des négociations. Est-ce qu'on peut rester sous un régime de sanction éternellement avec la Russie ? Est-ce que c'est notre intérêt à nous Français ? Est-ce que c'est l'intérêt des Européens ? Non. Donc, il faut sortir par un moyen ou par un autre de cette logique de sanction dans laquelle nous sommes enfermés. C'est de Françis Fillon, c'est la levée des sanctions. Non, c'est pas la levée des sanctions sans aucune condition. C'est tout le sens des discussions que j'ai eu avec monsieur Lavrof.

C'est le sens des discussion que je l'espère demain François Fillon, président de la République française, aura avec les autorités russes, c'est d'examiner ensemble les conditions qui nous permettent de lever les sanctions, de retrouver une relation commerciale, économique, mais aussi dans le domaine militaire qui soit plus constructive avec la Russie. Parce que à terme, notre intérêt est que Europe et Russie soient dans un même espace de sécurité pour défendre leur intérêt stratégique. Est-ce que vous avez été victime de cyberattaque russes ? Parce que visiblement la campagne d'Emmanuel Macron l'a été, pas vous ? Moi je ne l'ai pas été.

Est-ce que pour autant pour autant nos portables sont sûrs ? Est-ce qu'ils sont est-ce qu'ils sont écoutés par les uns, par les autres ? Ils peuvent être écoutés par les Russes, ils peuvent être écoutés par les Américains, ils peuvent être écoutés par beaucoup de monde. L'équipe de campagne de d'Emmanuel Macron accuse François Fillon d'être le candidat du Kremelin. Oui, mais vous savez ces formules toutes faites à l'emporte-pièce, je suis pas sûr qu'elle convainque grand monde. En revanche que sur les cyberattaques, je reviens à l'Europe, l'Europe se donne les moyens de riposter. Ah oui, ça je le souhaite.

Il s'agit pas uniquement de dire "Mais c'est terrible, nous sommes l'objet d'une cyberattaque venue de la Russie, de l'Est ou des États-Unis." Il s'agit d'être capable de riposter. C'est la seule chose que ces États-là peuvent comprendre. Si nous sommes capables de lancer à notre tour une cyberattaque qui peut déranger nos adversaires, je peux vous garantir que ça calmera le jeu. Merci beaucoup Bruno Leire d'avoir participé à ce grand rendez-vous. On se retrouve la semaine prochaine.

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