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Discours / meetingyoutube.com· 5 octobre 2026 14 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéSolidarités & familleJustice

De la RÉVOLTE LYCÉENNE à la GRÈVE GÉNÉRALE ?? - Édito d'Anasse Kazib

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:53Invité politiqueFait
    « Et tous nos potes sont en garde à vue. Les policiers, ils sont dans un système de provocation. »
  • 3:20Invité politiqueChiffre
    « En une semaine, on a eu plus de 5000 interpellations dont 95 % sont des mineurs. »
  • 3:30Invité politiqueFait
    « Edden 14 ans, a perdu toutes ses dents du haut et s'est fait fracturer la mâchoire par un tir de grenade lacrymogène à bout portant. »
  • 4:05Invité politiqueFait
    « Un peu plus de 400 lycées ont été fermés. Les manifestations étaient interdites aux abords des établissements concernés et des drones ont été déployées dans plusieurs villes. »
  • 4:42Invité politiqueFait
    « Je pense aujourd'hui qu'il y a une question qui se pose. Laquelle ? C'est la question de l'interdiction de LFI mais également en dénonçant des dégradations et en cherchant à diviser le mouvement entre les bons lycéen et les soi-disant casseurs. »
  • 8:21Invité politiqueFait
    « La CGT appelle au 6 octobre, l'ensemble des directions syndicales devrai suivre. »
  • 9:00Invité politiqueFait
    « Le cornu a présenté jeudi son budget qui va frapper les retraités, les travailleurs et la grande majorité de la population. »
  • 9:20Invité politiquePromesse
    « Il faut en finir avec parcours sup. Les facs doivent être ouvertes à toutes et à tous sans conditions. »

Temps de parole

  • Anasse Kazib99 %

≈ 3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:01
Anasse Kazib

[rires] Les 2007, [musique] les 2008, les 2009, 2010, 2011. Merci, [musique] vous nous avez tous réveillés. Les lycéens sont en train de porter la colère de toute la jeunesse [musique] et peut-être bientôt de tout le pays. Nous sommes là ici pour nos droits et nous mérons temps d'être entendu. Que ce soit pour les élèves d'ici à Sarcel, que ce soit dans les autres établissements, il y a pas que Jean-Jacques Rousseau, il y a pas que la tourelle qui doit faire des manifestations [musique] à tous les enfé des élèves que vous les mê que nous. C'est les mê que nous.

0:39
Non speech

[musique]

0:41
Anasse Kazib

Vous le savez, depuis plus d'une semaine, la colère lycéenne a explosé

0:44
Non speech

[musique]

0:45
Anasse Kazib

partout en France. Partie d'établissement des quartiers populaires à Créteille et Saint-Denis, le mouvement est déjà devenu national. Les raisons de la colère, elles sont simples. [musique] Les conditions d'étude, le 8h 18h, le manque de prof, de psi ou d'assistantes sociales, les inégalités entre les établissements ou encore la fin de parcours sup. Il suffit d'écouter les lycéens. Il y a des inégalités créantes entre ceux qui viennent de banlieu et ceux de Paris. Je suis là pour soutenir mes frères et mes sœurs de Paul et Luarard. Ils ont de l'eau dans leur couloir, des rats à côté de leur lycée. Ils ont pas de prof. Leur leur mur tombe en ruine car on a beaucoup de soucis.

On n pas d'infirmière. Il fait chaud dans les nouveaux bâtiments. Oui, on a pas de vie scolaire, pas de foyer pour les élèves pour se reposer. Voilà, il y a pas de moyens et on est considéré comme des animaux, des personnes qui ont pas leur place alors qu'on est tous pareil. On a tous les mêmes trois. Mais ces revendications, elles cristallisent beaucoup plus et c'est pour ça que la mobilisation est aussi puissante. [musique] Toute la semaine, j'ai eu la chance de rencontrer des lycéens sur les blocages et de discuter politique avec eux [musique] et ils m'ont impressionné. Cette fois, il ne s'agit pas seulement de s'opposer à une mesure en particulier.

[musique] Derrière la dénonciation de l'inégalité d'accès à l'éducation, les lycéens expriment l'expérience de toute une [musique] génération. le manque d'avenir, la menace de la guerre, l'avancée de l'extrême droite. Euh en fait aujourd'hui, on vit dans une société où euh les noirs et les arabes ont constamment dans une insécurité, en danger par rapport à la répression euh policière et que la colère par ailleurs, elle est plus profonde que ça parce que c'est des lycéens qui vous parlent de leur avenir. Cette dynamique, ça rappelle le mouvement des gilets jaunes qui était parti d'une colère sur le carburant mais qui a réveillé quelque chose de beaucoup plus profond.

C'est pour ça que le mouvement s'est déjà étendu à des lycées de centre-ville [musique] qui disent clairement leur soutien au quartier populaire et qui dénoncent aussi la dégradation des conditions d'étude. On est privilégié, on parle même pas des lycées du 93 qui subissent énormément de violences policières. En quelques jours, près de 1000 lycées ont suivi le mouvement. C'est aussi pour ça que sur les blocus, on parle de l'éducation mais aussi de la Palestine, [musique] de l'interdiction du voile, de la police, de la guerre, du racisme. La réponse du gouvernement, vous la connaissez. Une répression [musique] brutale. [cri] Et tous nos potes sont en garde à vue.

Les policiers, ils sont dans un système de provocation. Ils mettent toute leur puissance sur des jeunes. On frappe pas des mineurs. Ils sont là, ils revendiquent, on leur tape dessus, on les gaze, on les laisse pas s'exprimer. Hier, il y a eu un de nos camarades qui a été blessé par un coup de mortier à la tête que les CRS lui ont porté. Il a été évacué d'urgence par les par le SAMU. Le SAMU qui a été bloqué quelques mètres plus tard par la police. Est-ce que c'est normal ça ? Jeudi 1er octobre, on parle de 1949 interpellations, un [musique] record historique sur une journée. En une semaine, on a eu plus de 5000 interpellations dont 95 % sont des mineurs.

Pour vous donner une idée, c'est déjà plus que lors des révoltes après la mort de Nail à Saint-toi Lomone, Edden 14 ans, a perdu toutes ses dents du haut et s'est fait fracturer la mâchoire par un tir de grenade lacrymogène à bout portant. À tour, Maë, 16 ans a été éborné après un tir de LBD. Et à Argenteuil, un lycéen [musique] a aussi été gravement blessé à l'œil de la même manière. Même des avocats qui défendent des lycéens ont été intimidés par la police à Saint-Denis. Et vendredi, [musique] le gouvernement est allé encore plus loin pour tenter de briser le mouvement. Un peu plus de 400 lycées ont été fermés.

Les manifestations étaient interdites aux abords des établissements concernés et des drones ont été déployées dans plusieurs villes. Des centaines de lycéens sont passés à tabac par la police. [musique] Dans ces instructions au préfet, Nounz explique même l'usage proportionné de la force ne doit jamais inhiber l'action pour établir l'ordre. Il ajoutera [musique] même en conférence de presse qu'il ne donne aucune consigne de retenu et aucune consigne de [musique] ne pas utiliser tout l'armement. Cette répression brutale, elle est justifiée de plusieurs [musique] manières. D'abord en expliquant que les mobilisations sont manipulées par LI, les frères musulmans ou l'extrême gauche.

Une rhtorique [musique] qui permet de préparer le terrain à des mesures autoritaires graves comme le préfet de police qui saisit la [musique] justice contre Bali Bagayoko ou encore cette sortie de Rotaillo qui parle d'interdire la France insoumise et qu'il faut dénoncer

4:41
Non speech

[musique]

4:42
Anasse Kazib

avec force. Je pense aujourd'hui qu'il y a une question qui se pose. Laquelle ? C'est la question de l'interdiction de LFI mais également en dénonçant des dégradations et en cherchant à diviser le mouvement entre les bons lycéen et les soi-disant casseurs. Et actuellement, ce qu'on voit c'est une tentative de destruction dans cet endroit du service public de l'édéucation. Une stratégie très classique mais qu'il faut combattre fermement en refusant cette division et en rappelant d'où vient la violence. Elle vient de l'état de sa répression mais aussi des conditions de vie qui sont imposées à des secteurs entiers de la population.

Ghettoïé, condamné à la précarité et trait de racaill lorsqu'ils font entendre leur colère. C'est précisément ce qu'a rappelé mon camarade lycéen à Marseille. La violence, ça fait des années qu'elle est présente dans les lycées. Pourquoi il se révolte ? parce que dans leurs conditions dans les conditions d'éducation, elles sont effroyables. L'État, c'est c'est ça, c'est de leur faute si ça dérappe parce que si tout était bien, si tout marchait bien, il n'y aurait pas de dérapage. Mais cela implique de refuser aussi les mises en scènes de dialogue qui servent à mieux discipliner le mouvement à coup de négociation avec des amis de Gabriel Atal ou de plateformes en ligne qui ne servent à rien.

Contre toute cette propagande, la solidarité est primordiale. On en a vu des exemples puissants ces derniers jours au lycée Paul et Lard. Vous êtes beaucoup à avoir vu ces images incroyables. Les professeurs et les assistants d'éducation se sont mis en chaîne la semaine dernière pour protéger leurs élèves. Cette action en a inspiré d'autres comme au Havre où des militants ouvriers, raffineurs, métallo, syndicalistes ont défendu les lycéens face à la police.

Pour nous, c'était élémentaire d'être présent sur place où la classe ouvrière montre qu'elle était présente auprès des lycéens et qu'elle était là pour les soutien et les défendre et qu'on laissera pas nos gamin sur tabacer clairement par les flics. Mais les étudiants ont aussi rejoint les lycéens pour lutter à leur côté et s'opposer à leur répression comme à Saint-Denis où mes camarades du point levé Paris 8 étaient en première ligne. Ce combat, il dépasse la rue et il doit se prolonger au côté de chaque lycéen réprimé. Jeudi, Darmana a convoqué les procureurs généraux et comme lors des révoltes après la mort de Naël, ils vont chercher à utiliser les tribunaux pour terrifier la jeunesse.

D'où l'importance d'initiative comme les rassemblements devant les commissariats, mais aussi les collectifs d'avocats comme le collectif d'action judiciaire qui se relacéens. Toutes ces actions montrent comment le combat contre la répression est centrale, mais elles doivent être le point de départ d'une convergence plus large avec le mouvement étudiant et avec le mouvement ouvrier comme l'expliquent les lycéens eux-mêmes. Maintenant, on aurait besoin que maintenant le 17 octobre tout le monde se mobilise et qui est vraiment une vraie grève générale.

Ça nous confirme pas nous que nous en tant que lycéens mais tout autant les travailleurs, les ouvriers, c'est tout le monde, tous les Français où ils en ont marre. Je l'ai dit, la colère des lycéens cristallise les aspirations de toute une jeunesse. Il faut que celle-ci s'organise et se coordonne. De plus en plus d'établissements veulent rentrer dans la danse, y compris des collèges. De premières assemblées lycéennes ont eu lieu à Renn ou au Havre. Il faut faire la même chose partout. Coordonner des assemblées et même coordonner le mouvement nationalement. Ça donnerait une force énorme pour affronter la répression et les tentatives de canalisation.

Mais ces aspirations, elles nous concernent tous car ce sont nos enfants, nos petits frères, nos petites sœurs, nos neveux, nos nièces qui lutent aujourd'hui. Parce que le prix du carburant, la précarité ou le chômage qui frappe leur famille, ce sont des questions qui traversent la mobilisation des lycéens. Ces derniers jours, on a vu des étudiants bloqués en soutien et pour défendre leur propre revendication, par exemple contre la case de l'université et les frais d'inscription pour les étudiants étrangers. Des organisations ouvrières ont également exprimé leur soutien comme c'est le cas des syndicats de l'éducation ou de Sudraille Paris Nord, le syndicat dans lequel je milite.

On voit même de premiers appels à la grève contre la répression émerger. Et alors que la CGT appelle au 6 octobre, l'ensemble des directions syndicales devrai suivre. Appeler également à la grève et envoyer leurs militants au côté des jeunes. Être solidaire en parole ne suffit pas. Il faut s'inspirer des travailleurs du Havre mais également des jonctions historiques entre travailleurs et étudiants comme en mai 68. Depuis toujours, nous avons le même ennemi. Le point levé appelle à une semaine noire tandis qu'une grande manifestation aura lieu le 6 octobre. Il faut des actions étudiantes et ouvrières ce jour-là et des délégations massives dans la manifestation.

Il faut appuyer les revendications des lycéens alors que le gouvernement a déjà renoncé au frais d'inscription pour les boursiers en BTS et en prépa. La colère des lycéens, elle peut-être à l'avant-garde d'un mouvement plus large contre tout ce qui est à la racine de cette situation. L'austérité, par exemple, alors que le cornu a présenté jeudi son budget qui va frapper les retraités, les travailleurs et la grande majorité de la population, le prix du carburant et cette date du 17 octobre que n'ont pas attendu les lycéens mais qui expriment aussi une colère de fond. La colère lycéenne est profonde et aucune mesurette ne suffira. Pour y répondre, il faudrait un programme offensif.

Bien sûr, ça commence par en finir avec le 8h 18h en réduisant les semaines immédiatement. Mais il faut aussi changer en profondeur les conditions d'étude. Face aux classes surchargées, il faudrait [musique] être 15 maximum par classe pour réellement apprendre. Cela implique de recruter massivement des profs, des AESH, des AED, des ADSM et tous les personnels de santé nécessaires et dont les salaires doivent être augmentées. En parallèle, tous les établissements devraient être rénovés. Et pour s'attaquer à la sélection sociale, il faut en finir avec parcours sup. Les facs doivent être ouvertes à toutes et à tous sans conditions. Tout ça, ça nécessite des moyens massifs.

Il faut aller chercher là où ils sont, dans les poches du grand patronat qui reçoit chaque année des milliards d'argents publics et également dans le budget de l'armée et de la police. Mais cet argent, on ne peut pas le récupérer sans s'affronter aux grands patrons qui ne sont prêts à aucun compromis et refusent la moindre mesure de taxation même minimale. C'est aussi pour ça qu'il faut préparer un affrontement plus large par les méthodes de la lutte des classes. Mais la mobilisation en cours, elle soulève aussi des questions plus profondes. Le malaise des jeunes, il est lié à l'expérience d'une institution scolaire.

L'éducation nationale sert à préparer une main d'œuvre docile avec des mesures autoritaires et racistes comme l'interdiction des téléphones, de la BAIA ou avec la présence toujours plus importante de l'armée dans les écoles. [musique] La lutte des lycéens et l'alliance avec leurs professeurs dessinent une autre perspective, celle d'une école radicalement différente sous contrôle des travailleurs et des élèves et au service de l'émancipation de toutes et tous. Ça ça devrait être une boussole pour le combat actuel qui sert à lier les luttes d'aujourd'hui à la perspective de renverser ce système.

Et ça commence par renforcer l'auto-organisation pour que le mouvement puisse discuter [musique] et décider de ses revendications. Finalement, ce mouvement, il vient nous rappeler comment la lutte des classes peut changer radicalement la situation politique d'un pays. Mais il rappelle aussi autre chose. Ces derniers mois, certains nous expliquaient que çaen était fini des luttes sociales dans ce pays et qu'il fallait se contenter de voter pour le candidat le mieux placé en 2027. Sinon, c'était terminé. Ce [musique] pessimisme, il repose sur une analyse erronée de la situation.

Bien sûr, il y a de grands dangers devant nous comme l'extrême droite, mais il y a aussi beaucoup de force dans notre classe et dans la jeunesse. Cette force, elle n'a pas disparu et elle ne va pas disparaître. Or, c'est d'elle que dépendront les prochaines années qui seront marquées par l'instabilité, les [musique] crises et les guerres. Mais pour transformer cette force en victoire, il faut une stratégie. et une stratégie qui se donne cet objectif central, pas une perspective centralement électorale [musique] qui soutient la mobilisation mais qui pense que son principal débouché, ça doit être de bien voter.

[musique] Une stratégie qui repose sur la force des lycéens, des étudiants, des travailleurs. Parce qu'on pense que celles et ceux qui font tourner le monde et qui relèvent la tête en ce moment doivent pouvoir décider. C'est précisément ce qu'on défend avec révolution permanente et c'est pour ça qu'on joue un rôle dans le mouvement depuis le [musique] départ à travers des militants jeunes, des AED, des profs, des ouvriers ou même des avocats parce qu'on est convaincu que c'est de ce type de mobilisation et de sa capacité à développer jusqu'au bout ses potentialités [musique] que dépend notre avenir. C'est un des objectifs de la campagne qu'on porte à la présidentielle.

Une [musique] campagne ouvrière, révolutionnaire, anti-impérialiste. Une campagne qui croit en la force de nos luttes et qui veut profiter des prochains mois pour préparer les grandes luttes à venir avec un programme qui ne donne [musique] aucune illusion dans la possibilité d'un compromis avec le grand patronat et l'État. [musique] Les policiers qui répriment la jeunesse avec une telle brutalité, les bourgeois radicalisés sur les plateaux télé, tout cela ne va pas disparaître avec un bulletin dans l'urne.

Nos comités de campagne, on veut que ce soit l'embrillon d'une grande organisation révolutionnaire encrée dans les usines, les hôpitaux, [musique] les établissements scolaires, les quartiers populaires et les lieux d'études. Pour discuter de ce projet, on vous invite à rejoindre massivement nos assemblées ouvertes partout en France dans les prochains jours, à commencer [musique] par celle de Paris ce 8 octobre, mais également à Saint-Denis le dimanche 11 octobre que j'aurai le plaisir d'animer avec ma camarade Elsa Marcel, conseillère municipal à Saint-Denis et avocate qui a [musique] sillonné les commissariats pour défendre les lycéens réprimés.

des assemblées ouvertes qui seront composées de travailleurs, de lycéens et de profs mobilisés, de celles [musique] et ceux qui sont inquiets pour l'avenir et qui veulent s'organiser. Alors, venez nombreux et nombreux et rejoignez notre campagne qui est au service des combats de la jeunesse et de notre classe. Yes.

13:31
Non speech

[musique]