Édouard Geffray (ministre de l’Éducation nationale) : "Le mouvement des lycéens est pris en otage"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez qu'un cap a été franchi aujourd'hui avec des personnels agressés, des élèves blessés et des établissements incendiés ?
- 0:38OuverteRéponse directe
Quel bilan pouvez-vous nous donner ce soir concernant les blessés ?
- 1:13OuverteRéponse directe
Combien d'établissements vont rester fermés demain ?
- 1:48OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y aura du travail des cours en distantiel comme pendant le Covid ? Qui prend cette décision ?
- 2:23OuverteRéponse directe
Votre gouvernement a-t-il peut-être entendu trop tard les revendications lycéennes ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous allez pouvoir concrètement leur annoncer demain en moyens supplémentaires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Édouard GeffrayChiffre
« On a 65 personnels qui ont été blessés depuis le début du mouvement. »
- 1:13Édouard GeffrayChiffre
« À date, on a 235 personnes côté éducation nationale qui ont été blessées, 65 personnels 170 élèves. »
- 3:32Édouard GeffrayFait
« Le projet de budget prévoit de faire payer l'inscription aux étudiants non boursiers pour les BTS 178 € et 270 € en prépa. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Édouard Jeffrey, bonsoir. Bonsoir. Ministre de l'éducation nationale. On a vu des personnels agressés, des élèves blessés, des établissements incendiés. Est-ce que vous pensez qu'un cap a été franchi aujourd'hui ? Indéablement, le mouvement a changé de nature. Au départ, c'est un mouvement lycéen qui a commencé il y a une dizaine de jours sur des revendications lycéennes. Le bâti, les toilettes, les cantines, les h surchargé et cetera, le non remplacement, tout ça est est audible d'ailleurs hein. Il mérite d'être entendu. Là, on a un changement de nature, c'est que c'est que très clairement on a un mouvement lycéen qui est pris en otage par des groupuscules ultra violents. Et vous savez le la la la phrase la plus révélatrice que j'ai entendu aujourd'hui, c'est une jeune élu
lycéenne qui a dit à sa réactrice : "Nous, on est des enfants et on nous a volé notre mouvement par la France insoumis." Justement, vous reprendrez les mots du premier ministre de Matignan. Indénéblement d'abord ça a été au départ attisé et récupéré par la province insoumise en terme de blocage et puis vous avez effectivement des groupuscules d'ultra gauche qui aujourd'hui ont des comportements violents et qui aurait été mettent en péril la santé de nos et de nos personnels. Et pardonnez-moi, j'insiste sur un point, on a 65 personnels qui ont été blessés depuis le début du mouvement. Jamais ça n'est arrivé. Alors justement 65 personnels, il y a également des élèves qui ont été blessés. Quel bilan vous pouvez nous donner ce soir ? Alors à date, on a 235
personnes côté éducation nationale qui ont été blessées, 65 personnels 170 élèves. Et concrètement ce qu'on observe, c'est que il y a très clairement une entreprise d'attaque et de destruction du service public de l'éducation. C'est que les les gens qui sont là tirent sur les établissements les incendies, vous l'avez montré à Nant, s'en prennent au personnel. Donc c'est une entreprise de destruction des services publics ce qui est en train de se passer. Certains établissements vont donc rester fermés probablement demain et pour plusieurs jours. C'est le cas évidemment de celui de Nant. On était en reportage tout à l'heure. Combien vont rester fermés demain ? Alors la première chose effectivement c'est de protéger protéger nos élèves et je le dis aussi aux parents, ne laissez
pas vos enfants partir dans ce genre de contexte. Il faut protéger les élèves, il faut protéger les personnels et donc il y a un peu plus de 400 établissements à date à cette heure dont j'ai connaissance qui seront fermés demain. Soit parce que effectivement les systèmes par exemple de protection incendie ont été détruits, soit parce que les personnels ont été très directement et délibérément visés. Est-ce qu'il y aura donc de du travail des cours en distantiel comme on dit par visio comme pendant le Covid ? Qui prend cette décision ? Alors, c'est le chef établissement qui décide de fermer en lien avec le préfet, le recteur. Effectivement, on va passer en distantiel, donc avec des des cours à distance. Et puis en parallèle, évidemment, on va aussi continuer le
dialogue parce que le mouvement lycéen, lui, il était légitime au départ. Euh les revendications, elles restent audibles, elles doivent être entendues, ell doivent être écoutées et donc il faut poursuivre le dialogue que j'ai commencé depuis le début de la semaine. Alors justement, vous allez recevoir demain les organisation euh lycéenne. Votre gouvernement a-t-il peut-être entendu trop tard justement leur revendication, vous l'avez dit vous-même qui était audible et qui est légitime pour certaines pour d'abord pour certaines effectivement. Tout à fait. Ensuite, vous savez, moi depuis lundi, j'appelle tout le monde quand même à l'apaisement et au calme et je dis qu'il n'y a pas d'autre voix que le dialogue dans le cadre des instances démocratique. Oui. Vous avez proposé une plateforme de
consultation, mais c'est peut-être un peu léger quand on n pas de remplacement de prof, quand on a des établissements des locaux décos dans l'ordre. Dès mardi, j'ai dit aux établissements de réunir leur conseil de villecéenne, c'est leurs élus lycéens, les académies aujourd'hui même. J'étais moi-même ce matin à Versailles, je suis allé voir les élus lycéens au niveau académique et demain effectivement, je vois les organisations syndicales de de personnel, les parents d'élèves, les associations de lycéens et les élus lycéens au niveau national. Qu'est-ce que vous allez pouvoir concrètement leur dire demain, leur annoncer peut-être en moyens supplémentaires ? Alors, on va travailler d'abord, on va travailler sur les revendications qui sont objectivement très différentes. Oui.
Euh et donc, il faut qu'on ait un diagnostic un peu partagé et puis qu'on regarde comment on peut agir et puis ensuite, on va effectivement mobiliser euh notamment ce que nous prévent dans le projet de loi de finance puisque euh je rappelle que ce matin, on a annoncé 1 mlard 200 millions d'euros supplémentaires l'année prochaine pour l'éducation nationale, notamment avec un un niveau de de d'élèves par classe qui baissera aussi bien le primaire qu'au collège au lycée. Et devoir GR justement vous parler du budget, le projet de budget prévoit de faire payer l'inscription aux étudiants non boursiers pour les BTS 178 € et 270 € en prépa. Est-ce que vous maintenez ces mesures ? parce que le calendrier a surpris voir choquer pas mal de monde. Alors, c'est une mesure qui par
définition n'a pas été travaillée ces 15 derniers jours. C'est une proposition qui était inscrite dans le dans le projet de loi de finance parce que je rappelle quand même que normalement un projet de loi de finance, c'est discuté au parlement et le parlement ensuite peut retirer, ajouter, modifier et cetera. Donc, allez-vous maintenir cette mesure ? Et donc très clairement, nous on est tout à fait prêt à la retirer. Le gouvernement prendra même l'initiative de la retirer. Mais normalement dans un débat démocratique et je pense notamment à nos députés et les filles dans un débat démocratique normalement précisément c'est genre de choses qui se passe au parlement mais en l'occurrence on retirera la mesure que vous allez retirer cette mesure concernant les
nouveaux frais pour les prépas les BTS. Après discussion avec les syndicats aujourd'hui et le premier ministre, nous retirerons effectivement cette mesure.
Édouard Geffray