8h30 franceinfo du samedi 03 octobre 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
On va évoquer avec vous ce matin l'affaire qui touche le président de votre parti Jordan Bardella et ses éventuelles conséquences politiques.
- 0:14OuverteRéponse partielle
Comment on fait aujourd'hui pour ramener le calme dans les lycées ?
- 2:12FerméeRéponse directe
Vous avez sur la droite ou l'extrême droite de l'échiquier politique des gens qui disent que le ministre de l'Intérieur donne des consignes de retenue. C'est vrai ?
- 2:37RelanceRéponse directe
Est-ce que Laurent Nunez assure correctement, selon vous, le maintien de l'ordre dans ces mobilisations ?
- 4:22OuverteRéponse partielle
Est-ce que les forces de l'ordre, dans ce contexte, doivent utiliser les LBD face à des mineurs ?
- 6:27OuverteRéponse directe
Parlons des revendications des lycéens. Qu'en pensez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41InvitéChiffre
« Vous avez plus de 400 policiers blessés, vous avez des proviseurs qui ont été touchés à coups de mortier. »
- 2:27Invité politiqueFait
« Je mets un terme à des exactions des débordements avec la proportionnalité et la retenue qui fait l'honneur et la fierté des forces de sécurité intérieure. »
- 7:47InvitéChiffre
« Vous savez combien il y a d'enfants par classe aujourd'hui en lycée professionnel ? C'est 18,9. »
- 7:51InvitéChiffre
« Vous avez effectivement plus de 30 élèves par classe dans la filière générale. »
- 9:06InvitéFait
« On est à 30 élèves par classe en lycée général. C'est vrai, c'est trop. »
- 9:36InvitéChiffre
« Il y a eu une étude en 2024 qui nous disait que les professeurs passent 18% de leur temps à essayer de ramener de l'autorité. »
- 17:33Invité politiqueFait
« Jordan Bardella n'a jamais tenu ce type de propos. »
Temps de parole
- Invité59 %
- Invité 212 %
- ?11 %
- Invité 37 %
- Présentateur6 %
- Invité 43 %
- Invité politique2 %
≈ 21,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Alexandre Nikolic, on va évoquer avec vous ce matin l'affaire qui touche le président de votre parti Jordan Bardella et ses éventuelles conséquences politiques. Mais tout d'abord revenons bien sûr sur ce mouvement lycéen qui secoue la France depuis plusieurs jours maintenant. 735 établissements scolaires perturbés hier, des affrontements violents dans plusieurs villes avec des images qui ont choqué comme ces lycéens violentés, ce policier roué de coups hier à Belfort. Comment on fait aujourd'hui pour ramener le calme
?
Écoutez, il ne
faut
pas mettre sur un pied d'égalité. Vous disiez justement qu'il y
avait
des forces de l'ordre qui interviennent. C'est leur rôle aux forces de l'ordre d'intervenir dans des conditions qui sont très difficiles parce que si on fait un bilan, vous avez plus de 400 policiers blessés, vous avez des proviseurs qui ont été touchés à coups de mortier. Il y en avait plusieurs même à coups
de
mortier. Vous rendez compte l'impact, il y
a
eu des attaques à l'acide. C'est des blessures à vie. Vous avez vu cette policière pourchassée avec des cris « Wallah, tu es là !
»
des pillages. Moi, je suis élu à Tours. Je ne vois pas en quoi ça va aider les conditions dans les lycées d'aller piller des magasins rue nationale. Parce
qu'aujourd'hui, il
y
a
des casseurs qui se
sont joints effectivement aux lycéens. Et
on a vu qu'il y avait des difficultés pour certains, justement, leaders du mouvement à dénoncer ces faits en disant parfois qu'il pouvait y avoir une convergence d'élus ou autre.
Beaucoup ont condamné aussi quand même. Et condamné pour
certains, c'est vrai, il
faut
le dire. Et ça rend malheureusement inaudibles les préoccupations initiales sur les difficultés qu'on peut avoir aujourd'hui dans les lycées et au niveau de l'éducation nationale. Et moi, quand je regarde malheureusement les slogans qui sont de plus en plus évoqués sur « Brûlons l'Elysée », « Taxons les ultra-riches
»,
on voit que ça n'a plus rien à voir et qu'il y
a
eu une instrumentalisation aujourd'hui de la France insoumise, de l'extrême-gauche, qui essaie de récupérer ce mouvement et qui le pourrit en quelque sorte parce qu'on oublie les revendications initiales des lycéens qui, pour certaines, peuvent être légitimes. Alors, Alexandre Lincolich, la question était donc comment essayer de ramener le calme ? Laurent Nunez était invité hier soir du 20h et il s'est exprimé. Il a répondu aux différentes critiques qui lui sont faites sur le maintien de l'ordre.
Vous
avez sur la droite ou l'extrême droite de l'échiquier politique des gens qui disent que le ministre de l'Intérieur donne des consignes de retenue. C'est faux. Il n
'y a
aucune consigne de retenue. Et puis, par ailleurs, on m'accuse effectivement de durcir le ton. Mais absolument pas. Moi, je suis ministre de l'Intérieur à la tête des forces de sécurité intérieure. Je fais mon travail. Je mets un terme à des exactions des débordements avec la proportionnalité et la retenue qui fait l'honneur et la fierté des forces de sécurité intérieure.
Est
-ce que Laurent Nunez assure correctement, selon vous, le maintien de l'ordre dans ces mobilisations et les débordements qu
'on peut voir ? Inquiétant qu
'on n'arrive pas à évacuer justement des blocus qui parfois ont empêché certains lycéens de retourner en cours, mais qui vont peut-être les empêcher de retourner en cours sur le long terme. Parce que quand on brûle son lycée, comme ça a été le cas à Nantes, un lycée qui datait de 2014, où on a mis 75,5 millions d'euros sur la table,
et bien ça ne va pas régler le problème.
Vous entendez aussi la difficulté que dans des mobilisations lycéennes, par principe, ce sont des mineurs qu'il y a en face des forces de l'ordre, et que donc il y a cette question aussi d'adapter la réponse de la part des forces de l'ordre. Vous
savez,
quand on est au lycée, on a au minimum 15 ans. Elle se peut monter à 18 ans, 19 ans pour certains lycéens qui auraient redoublé. Je pense que quand on manifeste et qu'on casse, comme ça a été le cas, qu'on brûle des poubelles,
qu'on brûle un camion de pompiers... Certains, de nouveau, ce n'est pas tous les blocages et toutes les mobilisations. Je ne pense pas que les forces
de l'ordre s'en prennent à des gens qui sont là pacifiquement, qui ne jettent pas de pierre sur les policiers, qui ne s'en prennent pas au personnel éducatif. S'il y a eu des interventions policières, c'est parce qu'il y a eu des violences. Donc c'est proportionné pour vous ? Évidemment que c'est proportionné, mais au contraire.
Moi, je trouve que quand je vois des policiers à Pantin qui fuient sous la pression, par exemple, de ces casseurs et de ces racailles, il faut le dire, parce qu'il y a aussi des lycéens, vous le disiez, qui manifestent pacifiquement, mais qui devraient laisser d'ailleurs passer ceux qui voudraient étudier, parce qu'on peut bloquer pour soi-même, mais empêcher nos jeunes de pouvoir apprendre, par exemple, c'est, je pense,
déjà une anomalie. Par exemple, Alexandre
Nikolic, il
y
a une question assez simple et précise. Est-ce que les forces de l'ordre, dans ce contexte, doivent utiliser les LBD ? Vous savez, vers ces jeunes qui sont en face mineurs, est-ce que c'est justifié de les utiliser
dans
ce
cadre-là ? Vous
parliez
de
Tours, juste je
précise. C'est intéressant. Il y a un jeune qui a perdu son oeil parce qu'il a été visé par un LBD. Est-ce que vous savez comment ça s'est passé
?
Il y a un enquête qui est en cours. Oui, oui, il tire
plusieurs témoins. Je vous le disais, je suis élu à Tours.
Possiblement LBD. Et donc,
il tire à coup de mortier sur les forces de l'ordre. Quand vous êtes policier, par exemple, en face, et que vous vous faites tirer dessus à coup de mortier, où votre vie peut être en danger, est
-ce
que vous comprenez aussi que c'est difficile d'intervenir dans ces conditions ? Et moi, quand j'entends beaucoup d'élus de la France Insoumise qui parle beaucoup de cette affaire en mettant en avant ça, comme s'agissait d'une violence policière qui ne correspond pas du tout à l'agression initiale de
ce jeune.
Ils
ne doivent plus pas tirer dans la tête, dans les textes ?
Oui, bien sûr. Et si ça a été le cas, si le jeune n'était pas baissé à ce moment-là, il s'agit d'une intervention qui a mal tourné, malheureusement. Et évidemment, c
'est
grave. Mais je pense que c'est déresponsabilisé des jeunes qui, aujourd'hui, peuvent tirer, comme je le disais, à coup de mortier, qui peuvent, comme vous l'avez vu, ce jeune brûler une dame au visage juste parce qu'elle demandait à ce qu'il y ait moins de violence, une mère de famille innocente.
De nouveau, Alexandre Nicolique, ce sont des
images qui sont absolument regrettables et que tout le monde condamne. La question, c'est aussi, de manière plus générale,
les méthodes de maintien de l'ordre. Mais le
problème, ce n'est pas la police. Quand je voyais des pancartes avec écrit « Alk Akab », j'ai demandé hier soir sur une chaîne concurrente à un représentant de la France Insoumise, un député, s'il condamnait ça. Il a refusé de condamner. Alors, il faut
expliquer ce que veut dire « Akab » pour nos auditeurs. Tous les policiers sont des
bâtards. Enfin, vous vous rendez compte ? Enfin, tous les flics sont des bâtards, exactement. Mais en quoi c'est une revendication pour défendre la condition des lycéens ? Et donc, oui, il y
a
une instrumentalisation avec les slogans d'extrême-gauche contre la police, contre l'État, et donc qui instrumentalisent et qui poussent à la violence, malheureusement, certains jeunes, contre les forces de l'ordre. Justement, Alexandre Nicolique, vous parliez des
revendications. Pour terminer, parce que parlons du fond et de la demande de ces
lycéens. Dire et ne pas avoir la responsabilité de dire « Non, personne ne doit tirer à coup de mortier, sinon malheureusement, vous exposez à un risque. Vous ne devez pas commettre de violence, sinon vous exposez à un risque. »
Parce
qu'aucun jeune ne va être victime d
'arrestation. Je ne pense pas qu'il y ait
beaucoup de monde dans la classe politique qui encourage à ce qu'il y
ait
des tirs de mortier contre les
forces de l'ordre. Essayez de ne pas
les déresponsabiliser en disant « Le problème, c'est la police qui tire quand vous tirez à coup de mortier. » Eh bien, c'est un problème. Parce qu'il faut dire à ces jeunes que vous vous exposez à un risque quand vous tirez à coup de mortier sur la police. Quand vous avez de l'acide qui peut brûler à vie des gens, eh bien, vous vous exposez à un risque. Parce que c'est normal que la police intervienne. Et parfois, dans l'urgence, elle intervient avec une violence qui est légitime. La violence pour essayer de faire en sorte qu'il n'y ait pas ces actes très graves.
On
va parler des revendications, on le disait, puisqu'effectivement, elles sont là, elles existent. Et qu'hier, le ministre de l'Éducation, Édouard Geoffrey, a reçu les principales organisations lycéennes. Il dit qu'il veut notamment améliorer le remplacement des profs absents. C'est un problème récurrent. L'ERN au pouvoir, c'est quoi le plan d'urgence proposé pour solutionner ce problème-là
?
Alors, globalement, je pense qu'il faut une vraie refonte du système de l'éducation nationale. Il y a beaucoup de sujets. D'abord, vous savez combien il y a d'enfants par classe aujourd'hui en lycée professionnel ? C'est 18,9. Vous avez effectivement plus de 30 élèves par classe dans la filière générale. On a fait en sorte qu'il faut pousser tous les jeunes à aller vers ces filières générales et que malheureusement, les filières des lycées professionnels, ce sont les jeunes qui sont en difficulté scolaire qui y sont orientés.
Il va falloir changer totalement ce logiciel, comme ça peut être le cas en Allemagne, pour sortir du collège unique, favoriser des filières sur des métiers d'avenir, en chaudronnerie ou autre, pour qu'on ait demain une adaptation justement à une volonté de réindustrialisation, par exemple, parce que c'est en plus des emplois où nos jeunes vont pouvoir avoir des bons salaires et pouvoir se tourner vers l'avenir avec confiance.
Mais ça veut dire que vous, vous dites aujourd
'hui aux lycéens, il y aura combien d'élèves par classe si vous arrivez au
pouvoir
? Non, mais justement, ce que je vous explique, c'est qu'aujourd'hui, il y a un énorme écart entre le lycée professionnel et le lycée général. Après,
moi,
j'observe qu'on ne peut pas tout mettre derrière ça, sincèrement. Évidemment, nous, on l'a déjà dit, qu'on voulait, on était pour en 2022, augmenter de 5% par an les salaires des professeurs, essayer de faire en sorte de rendre le
métier attractif. Vous voulez dire,
Alexandre Nicolich, que le problème n'est pas uniquement un problème de moyens, pour bien vous
comprendre ? Oui, mais vous savez,
comparons. Vous savez qu'on est en déclin très fort, par exemple sur les classements PISA ou sur les classements internationaux. Moi, je compare avec ceux qui sont les meilleurs. Je vous disais à l'instant qu'on est à 30 élèves par classe en lycée général. C'est vrai, c'est trop. Mais quand je compare au Japon, qui est à 34 et qui est toujours systématiquement dans les trois meilleurs pays, ou à l'Italie, par exemple, qui met 20% de moins dans l'éducation nationale que nous et qui a des meilleurs classements PISA,
je me dis que ce n'est pas
un problème uniquement de moyens. Et
c
'est quoi
alors ? Donc
le problème, c'est justement un problème d'organisation, de savoir quelle vision on va avoir justement pour essayer de favoriser des filières d'avenir et aussi l'autorité. Vous savez, il y a eu une étude en 2024 qui nous disait que les professeurs passent 18% de leur temps à essayer de ramener de l'autorité. 18% du temps justement qui est pris pour essayer de ramener de
l
'autorité dans la classe au détriment justement de l'enseignement, eh bien c'est un des problèmes qu'on ne peut pas totalement mettre de côté si on veut que nos enfants aient un meilleur niveau de main. Alexandre Nicolica, le problème dans les établissements scolaires dont parlent aujourd'hui les lycéens qui demandent par exemple d'avoir plus de chaises, plus de tables, de meilleurs moyens pour étudier, vous, vous leur répondez que c'est parce qu'il
y
a un problème d'autorité ?
Il
y a déjà aussi un problème d'autorité, même sur cet élément-là, parce que oui, vous savez qu'il y a parfois du matériel qui est cassé, il est cassé aussi
par
des lycéens malheureusement. Après,
il
y
a
un problème de moyens sur les investissements qu'on peut mettre sur la réfection de lycées. Mais ça,
c
'est un débat de fond sur savoir par exemple, est-ce que quand on met beaucoup de moyens pour mettre par exemple des panneaux photovoltaïques au-dessus de lycées et des investissements qu'on peut faire par exemple dans ce sens-là, est-ce que les mêmes moyens ne devraient pas être mis justement pour qu'on ait la base ? C'est-à-dire aujourd'hui, vous le disiez, justement qu'on répare des tables plus rapidement, qu'on refasse des faux plafonds par exemple. Ça, ça demande une vraie réflexion au cas par cas.
Mais j'insiste là-dessus parce que ce que j'ai évoqué en premier, parce que c'est aussi le manque de professeurs pour rendre le métier attractif, moi, ce que je vous dis globalement, et par rapport aux revendications, faire en sorte de rendre le métier plus attractif pour qu'on ait plus de professeurs, faire en sorte que les
filières professionnelles, que les professeurs
soient aussi favorisées pour qu'on pense à l'avenir.
Et
je finis juste sur
le
dernier
sujet, parce que
j'entends aussi, et qui ont beaucoup de revendications, sur que c'est très compliqué d'aller en cours maintenant, en mai, en juin, à cause justement du réchauffement climatique.
Et de la température dans
les salles de classe. Bien sûr, et je vois que les élus de la France insoumise se rendent devant les lycéens et disent qu'ils
peuvent leur apporter des solutions.
Eux-mêmes se sont opposés à la clim. Jean-Luc Mélenchon avait dit,
il faut arrêter avec ce point. Le plan climatisation. Vous avez la mobilisation pour terminer. Nous sommes
les seuls à avoir dit qu'il faut un plan climatisation général. Et on voit que des idéologues refusent justement qu'on s'adapte pour que nos
enfants puissent aller en cours de manière convenable. Est-ce
que vous soutenez cette mobilisation mardi prochain ?
Des
lycéens ? Oui ou non ? Il faut que la mobilisation, elle soit faite de manière totalement pacifique. S'il y a des lycéens qui veulent manifester pacifiquement et revendiquer, par exemple, sur des sujets qui peuvent être tous ceux qu'on a pu aborder là, mais même ceux qui peuvent être des
enjeux sur lesquels on n'est pas
en accord, évidemment qu
'on
a le droit de manifester. Mais il faut que ça se fasse de manière pacifique et pas au détriment d'autres lycéens qui voudraient aller en cours. Parce qu'aujourd'hui, il y a des blocus,
il
y a de la casse, il y a des violences. Et ce n
'est
pas en brûlant son lycée ou en cassant qu'on arrange les situations dans son lycée.
Merci, Alexandra Nicolique. Vous restez avec nous, évidemment, puisqu'on va poursuivre cette interview. On va revenir sur ces révélations de Mediapart cette semaine qui concernent le président du RN, Jordan Bardella. Ce sera après le rappel de l'info à 8h46 avec Diane Ferchit.
Un
collège partiellement incendié à Metz cette nuit. Information donnée sur France Info par la porte-parole de la police nationale, alors qu'hier, la mobilisation dans les lycées a perturbé le fonctionnement de 750 établissements partout en France. C'est cette promesse du ministre de l'Éducation nationale à l'issue de rencontres avec les organisations lycéennes. Il assure de la mise en place prochaine d'un plan d'action pour remplacer plus vite les professeurs. Mesures jugées insuffisantes par ces organisations lycéennes. Elles appellent à une nouvelle mobilisation mardi.
L'usage du téléphone portable au volant, désormais passible d'une suspension de permis, c'est en vigueur partout en France à partir d'aujourd'hui. La mesure existait déjà dans une vingtaine de départements. Une suspension pour 15 jours en moyenne. Le président américain Donald Trump estime que l'Europe a très bien fait de décider de puiser dans ses réserves de gazole. Après cet accord trouvé par les pays membres du G7, ils vont relâcher leur stock stratégique de gazole et de pétrole brut jusqu'à 100 millions de barils pour les 4 prochains mois afin de faire baisser les prix des carburants. Elles n'avaient pas pu se tenir en juin dernier à cause de la canicule.
C'est aujourd'hui que la marche des fiertés va défiler à Paris. Un demi-million de personnes attendues pour défendre les droits des personnes LGBT. La marche partira à 13h de la place d'Italie, direction celle de la Bastille.
France
Info
Le
8.30 France Info Camille Girère Benjamin Fontaine
Alexandre Nicolich, porte-parole du Rassemblement National et député européen. Vous êtes notre invité du 8.30 France Info ce matin. Le site d'investigation Mediapart a publié un deuxième article sur ce qu'on peut désormais appeler l'affaire Bardella et a révélé les documents au cœur de leur enquête. Mediapart a eu accès à des échanges privés entre 2012 et 2014. Fabrice Arfi, un des directeurs de la cellule d'investigation du site, explique la méthode utilisée.
Nous
avons demandé sous notre regard à cette source de demander à Meta l'extraction de l'intégralité de la conversation sur l'année 2013 avec M. Bardella. C'est, comment dire, assez inédit ce qu'on fait devant vous. C'est-à-dire qu'on ouvre le capot, on fait la transparence. Et donc, on vous révèle l'une source. La source qu'on vous révèle, c'est Meta. Ces conversations avec Jordan Bardella, un compte qui s'appelle Jordan Bardella, date bien de 2013, qu'elles ne sont pas altérées et qu'elles n'ont subi aucune modification depuis 2013. Alexandre Nicolitsch, est-ce que vous contestez toujours l'authenticité de ces preuves ? Oui, mais d'ailleurs, la justice jugera. On est dans un état de droit. Vous
basez sur quoi pour dire que ces
preuves... Faux usages de faux en disant que ce sont des montages grossiers, des captures d'écrans obscurs, trafiqués, voilà.
Un huissier à tout valider, on le rappelle.
Non, vous savez...
Il a
authentifié l'échange.
Mais il faudra remonter justement à l'IP, savoir exactement qui avait écrit ça, est-ce qu'il s'agit ou pas de montages. Voilà, donc on peut faire confiance à la justice. Il y
a
aujourd'hui une plainte en diffamation.
Justement, c'est intéressant, Alexandre Nicolitsch,
la plainte en diffamation qui a été déposée, c'est une procédure qui est lente, alors qu'il existe des procédures beaucoup plus rapides, des procédures accélérées. Pourquoi ne pas faire le choix
d'une
procédure qui est
beaucoup
plus
vite ?
Vous savez, là, il s'agit d'une affaire grave, d'accusation très grave sur des
propos immondes. D'où ma question de pouvoir rapidement
accuser. Et donc, justement, je pense qu'il faut une enquête poussée et que la
justice... Mais ce serait une enquête précise,
beaucoup moins
précise. Bien sûr que si, rapide, ça ne veut pas dire battler.
Donc,
on
considère justement qu'il faut prendre du temps pour regarder tous ces documents et la justice jugera de manière très apaisée et on peut faire confiance en notre justice.
Et
donc, nous,
on
considère que Mediapart... Il
suffit d'être signé en référé à Mediapart et en un mois, vous pourriez être fixé. Un
parti pris politique assumé, d'ailleurs. Enfin, ils annoncent vouloir nous combattre. Ça
n'enlève pas forcément... Déjà, ils ne le disent
pas comme ça. Ça n'enlève pas forcément la véracité d
'enquête. Excusez-moi. Si, ils
disent que ce sont des opposants au Rassemblement National qui veulent jouer un rôle dans la campagne présidentielle. Donc,
M. Rouget, d'ailleurs, qui
a été l
'auteur de
cette enquête, que j'ai d'ailleurs pu rencontrer dans une
autre émission de demain matin.
Hier
matin,
pardon. Et qui, donc, avait assumé sur une autre émission avoir dit qu'il trouvait le début de campagne apathique et que cette affaire représentait peut-être un espoir. Donc, vous ne
pouvez pas dire que... Ça
ne répond pas à
la question de l'authenticité
des preuves.
C'est la justice qui répondra. En
revanche, madame, si vous permettez, la justice jugera et donc déterminera si ce sont les propos ou non de Jordan Bardella.
Donc, une procédure lente. Je vous le dis, ça ne sera pas le
cas, puisque Jordan Bardella n'a jamais tenu ce type de propos. En revanche, ce qui est sûr et vraiment là, pour le coup, c'est que Jean-Luc Mélenchon, lui, a dit que l'antisémitisme était résiduel en 2024, au moment où il augmente de
300%. Alors, il ne nous reste pas énormément de temps. On va
se
concentrer sur le président de votre parti, parce que le sujet de Jean-Luc Mélenchon a été largement abordé les
derniers
mois.
Non,
mais
moi, j'aimerais bien quand même qu'on rappelle que les accusations qui sont portées contre Jordan Bardella sur ses
propos condéments... Donc, des cris antisémites qu'il aurait écrits dans sa
jeunesse, entre 17 ans
et 19 ans. Des propos
semblables sont évoqués par Jean-Luc Mélenchon, par exemple. Jean-Luc Mélenchon n'a jamais tenu exactement ses propos. Mais on... Attendez, juste un
mot.
Quand on accuse Jordan Bardella d'avoir dit des choses contre M. Moscovici, complotiste et antisémite, ce qui est faux, je rappelle que Jean-Luc Mélenchon avait dit qu'avant d'être français, M. Moscovici est de la finance internationale.
Si vous voulez en dire sur les
propos... Et ça, ce ne sont pas des propos qui vont être jugés en justice, ils sont assumés par son auteur.
Alexandre Nikolic, on vous a bien entendu sur ce point. Je pense
que je trouve que les médias relaient très peu, justement, l'accumulation de... Alexandre
Nikolic, une dernière question. Est-ce que vous avez des nouvelles de
Marine Le Pen ? On ne l'a pas entendue depuis cette deuxième vague
de
révélation de
Mediapart. Je
parlais de... Elle vient de reparler, justement, de la règle d
'or. Sur cette affaire. On
vit un moment où il y a 70% des Français qui considèrent que l'avenir sera moins bien que le présent. Il y a beaucoup de Français qui sont désespérés.
Il y
a eu une enquête...
Et qui veulent peut-être savoir aussi qu'il sera vraiment leur Premier ministre. Non, mais je sais bien, mais... Marine Le Pen arrive au pouvoir.
Monsieur, moi, j'ai envie de vous parler de ce qui les préoccupe. Vous savez, les Français, quand ils votent, ils veulent savoir comment on va faire pour faire en sorte que le carburant, le prix du carburant va baisser, comment on va faire en sorte
pour trouver des solutions sur le logement. Et ça tombe bien, c
'est tous les sujets qu'on a pu évoquer
de manière très sérieuse sur le début de la campagne. Mais je
vois que beaucoup de médias essaient de détourner l'opinion.
Non, on essaie de vous faire répondre à des questions d'actualité. On y a
répondu, la justice jugera. Maintenant, j'espère qu'on va parler de ce qui préoccupe les Français. On a pu
parler, en tout cas, du mouvement des lycéens qui préoccupe pas mal de Français ce matin. On a pu faire avec vous ce matin. Bien sûr, c'était très bien. Merci beaucoup. Merci, avec Mme
Nicollet, député européen du RN et porte-parole d'avoir été avec nous. Merci, Camille. Bonne journée. L'info continue sur France. Merci beaucoup. Merci.