Municipales 2026 : La cacophonie des LR
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La bataille de Paris, on est donc en plein dedans alors que les trois candidats débattaient hier pour la première fois. On va se demander si l'entre-deux-tours a fait bouger des lignes. Avant ça, on va faire le point sur les derniers développements avec Jérôme brabier et Quentin Calmet.
Ils étaient 5 qualifiés au second tour à Paris, mais ne seront finalement que 3 sur la ligne de départ. Et c'est à droite que le paysage s'éclaircit, après la fusion des listes de Pierre Yves-Bournazel avec celle de Rachida Dati et le désistement de Sarah Knafo. Je considère que j'ai une responsabilité aujourd'hui.
Les 85 000 voix que je représente peuvent battre la gauche, donc par sens des responsabilités, par amour de par respect des Parisiens, à qui j'ai dit dès le premier jour de ma campagne que mon objectif était de battre la gauche. J'ai pris cette décision lourde. Bonjour pour la droite à Paris.
Une aubaine pour Rachid Haddati et ses Les équipes, Agnès Évrenne, patronne de la fédération LR de la capitale, y voit un moment historique. Elle va repasser, c'est sûr. On a fait l'alliance pour une alternance.
L'alternance, elle est à portée de main. J'ai l'impression véritablement que les planètes s'alignent pour la première fois depuis 25 ans. On a une chance historique véritablement de faire basculer cette ville et donc encore quelques jours pour convaincre tous les Parisiens qui veulent le changement à Paris de voter évidemment pour la seule candidate de la alternance qui est Rachid Adati.
La candidate Rachid Adati a salué les gestes de ses deux adversaires de premier tour. C'est vrai en intelligence, en responsabilité que ce soit pour Sarah Knafo et pour Pierre-Yves Bournazel. Ils ont souhaité évidemment ne pas porter préjudice à ce changement et pas être un obstacle à ce changement à Paris.
A gauche, en revanche, Emmanuel Grégoire a refusé l'union. Même technique proposé par l'insoumise Sofia Chikiru, il appelle à la mobilisation générale et préfère avertir que dimanche, c'est lui ou Rachid Haddati qui sera maire. « Je pense qu'ils récompenseront la cohérence et le fait que dimanche, l'enjeu c'est de choisir entre Rachida Dati et moi pour être maire.
C'est la seule clé du scrutin de dimanche, c'est de choisir Grégoire ou Dati. Le refus d'alliance avec LFI est pour lui une promesse tenue, contrairement à ses adversaires. « J'avais dit que je ne ferais pas d'alliance, on ne fait pas d'alliance parce qu'on a déjà fait l'union.
De tous les autres candidats, je suis le seul à respecter ma parole parmi les cinq qui se sont qualifiés au deuxième tour. Ce n'est pas très bon pour la démocratie mais en même temps moi j'y gagne je crois en cohérence et en crédibilité. » La candidate LFI a pris acte de ce refus et contrairement à Sébastien Delogu à Marseille maintient sa liste au second tour après avoir enfin eu le candidat socialiste au téléphone. « Il m'a dit pas d'accord de fusion, ni technique, ni programmatique, même si on peut discuter de nos idées.
Il m'a dit je ne veux pas d'accord. Chouette, il n'y a pas d'accord. Il a déposé sa liste.
Pas question pour Sophia Chikirou de faire profil bas. La candidate compte bien apparaître comme la meilleure opposante à la droite. Première opposante à Rachida Dati dans cette élection de deuxième tour, c'est Sophia Chikiru.
Personne d'autre ne s'opposera plus et mieux que moi à la droite. Des divisions à gauche qui pourraient faire basculer la mairie de Paris, tenue par les socialistes depuis 2001, avec potentiellement le plus gros séisme de ces élections municipales. A Paris, les lignes ont-elles bougé dans cet entre-deux tours ?
Pour en débattre, j'ai le plaisir d'accueillir sur ce plateau Valérie Leca. Bonjour Valérie, vous êtes éditorialiste politique au quotidien lejournal .info.
Julien, je ne vous présente plus, vous étiez déjà avec nous il y a quelques instants et puis les téléspectateurs du public sénat vous connaissent très bien. Julien Lécuyer, évidemment la voie du nord. Valérie, cet entre-deux-tours très clairement, très simplement, est-ce qu'il a fait bouger les choses à Paris ?
Notamment le retrait de Sarah Knafo, le maintien de Sofia Chikirou. La configuration est la plus difficile possible pour Emmanuel Grégoire, parce que vous avez d'un côté les deux autres candidats dits de droite, qui étaient Sarah Knafo et Pierre-Yves Bournazel, qui pour l'un a fusionné et pour l'autre s'est désisté. Et vous avez Emmanuel Grégoire, qui avait fait l'alliance avec les écologistes dès le premier tour, qui se retrouve avec la candidate de la France insoumise, qui se maintient.
Donc sur le papier, si vous faites juste les additions, normalement, c'est très compliqué pour lui de le remporter. Après, une fois que vous avez dit ça, on sait très bien que les électeurs ne vont pas se reporter mathématiquement les uns et les autres. Donc tout va dépendre dimanche de la façon dont les électeurs, en particulier de Pierre-Yves Bournazel, qui je le rappelle n'est pas resté lui sur la liste pour bien montrer son désaccord avec cette fusion à laquelle il a été contraint.
Les électeurs vers qui vont-ils pencher ? Qui vont déterminer les issus du scrutin, les électeurs de Pierre-Yves Montazet. Même question Julien, qu'est-ce que cet entre-deux tours a changé à Paris ?
Je ne sais pas s'il a changé les lignes. Il est certain que, je rejoins, c'est que le désistement de Sarah Aknafo est un coup dur pour Emmanuel Grégoire. Cela dit, Pierre-Yves Bournazel, en se retirant de la compétition, de cette manière-là, montre un signe vis-à-vis de Rachid Haddati et pourrait écarter les électeurs du centre un peu modéré d'une candidature de Rachid Haddati.
Il faut savoir quand même qu'il y a quand même beaucoup de gens qui ont choisi Pierre-Yves Bournazel en résistance par rapport à cette candidature de l'ex ministre de la Culture. Est-ce qu'ils ne voulaient pas voter Haddati parce qu'il ne voulait pas voter Haddati et parce qu'il ne voulait pas voter Emmanuel Grégoire. Donc il proposait une troisième voie.
Et je ne suis pas sûr que beaucoup se voient avec une joie inébranlable le fait de voter Rachid Haddati. Hier, il y avait donc ce débat sur BFM TV, les trois candidats qui débattaient pour la première fois. Petit extrait, je vous fais réagir juste après. de Paris, sans le soutien explicite de l'extrême droite parisienne et nationale, au vu des très nombreux responsables qui vous ont apporté, Bardella, Golnisch, toutes les générations, on dirait le comité de soutien de Marine Le Pen.
C'est une faute morale. Vous dites il y a des accords secrets. Pourquoi ?
Pendant toute cette campagne, tout a été outrancié. Pourquoi vous mentez ? Quel accord secret ?
Vous savez, j'ai dit à Mme Knaffot que je ne ferai pas d'alliance avec elle. Je n'ai pas d'accord secret. Tout est sur la table.
Mon programme, c'est celui d'une rupture avec à la fois le monde du Parti socialiste et le monde de la droite et du macronisme. Vous allez les entendre ce soir tous les deux déplorer les des politiques qu'ils ont mises en oeuvre pendant des années. Je suis ici la seule véritable opposante à Mme Dati.
C'était chaud. Qu'est-ce que vous retenez de ce débat? D'abord, c'était une cacophonie quasiment ininterrompue.
Je ne sais même pas comment ils ont fait pour compter le temps de parole de Rachida Dati, parce que même quand elle ne parlait pas, elle parlait sur les autres. Donc je ne sais pas comment on fait les chronomètres. Et c'était franchement pas très agréable à écouter du début à la fin.
Et pourtant vous l'avez écouté jusqu'à la fin ? Jusqu'au dernier moment, je suis professionnelle et la bataille de Paris me passionne. Mais je l'ai écoutée avec un grand malaise.
Ce que j'en retiens, si vous voulez, c'est que normalement, vous avez raison au premier tour. Il y a une telle envie...
En fait, les gens vont trancher entre le fait qu'il y a une envie d'alternance à Paris et je pense que c'est difficile de nier qu'il y a une envie d'alternance. Mais ce qui est très étonnant, c'est que Rachida Dati aurait dû faire toute seule, avant tous ces tripatouillages, un bien meilleur score que ce qu'elle a fait au premier tour avec cette envie d'alternance. Donc, est-ce qu'elle est la candidate que les Parisiens attendaient ?
Visiblement, c'est plus compliqué que ça. – Vous nous dites que ce débat n'a pas changé la donne. – Alors, il y a une Sophia Shikiru qui est apparue très bonne. – La candidate – Oui, la LFI, c'est la seule qui ne peut pas gagner.
Donc ça ne va pas forcément compliquer les choses, sauf s'il y avait trop de votes pour elle et que ça déshabillait Emmanuel Grégoire. Elle est claire, elle défend bien ses sujets, elle parle correctement. Les deux, là, avec Rachida Dati et elle, elles n'avaient pas l'air en désaccord, en tout cas dans les personnalités, c'était clair.
Et il y a le Le pauvre Emmanuel Grégoire qui était coincé entre les deux comme le punching ball, d'un côté parce qu'il est l'adversaire de Rashid Dati et de l'autre côté parce que Sofia Chikirou est furieuse qu'il n'y ait pas eu d l'Alliance, ce qui est du coup tout à l'honneur d'Emmanuel Grégoire quand même. De manière générale, Julien, est-ce que ce genre de débat politique change la donne au moment du vote ? Est-ce que les électeurs se déterminent en fonction de ce genre de débat ça vaut pour la municipale mais en général pour la présidentielle j'en doute quand même sincèrement il faudra regarder les scores non, j'imagine surtout que les parisiens et parisiennes sont en train de se poser deux questions.
Ont-ils envie d'alternance ? Et cette alternance est-elle crédible ? Moi, ce que je vois, c'est que le...
Je l'allais dire. Le pauvre Emmanuel Grégoire, hier, il souffrait de deux faiblesses. L'une, d'être pris en étau du fait de son statut de favori et donc de concentrer tous les tirs.
Et de l'autre, d être, bien malgré lui, le comptable du bilan de la gauche et d'Anne Hidalgo à Paris. Même s'il a tout fait pour essayer de s'en détacher. Et donc ça, ça va être à mon sens les deux déterminants du deuxième tour dimanche prochain.
La guerre fratricide à Nice et ses répercussions à droite, c'est notre deuxième thème ce matin. Bruno Retailleau, le patron des ALR, a refusé d'apporter son soutien à Christian Estrosi avec qui le parti a pourtant un accord. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer l'attitude de l'ancien ministre de l'Intérieur dont un certain Gérard Allarcher.
Regardez ce sujet. Il est signé Jérémy Heinz. Les Républicains en ordre de marche dispersée à Nice, entre le candidat d'Horizon Christian Estrosi et de l'UDR Éric Ciotti, le président des Républicains Bruno Retailleau, aurait du mal à choisir.
Je ne donne pas de consigne dans les conditions de cette campagne absolument délétère, dans laquelle je ne me retrouve pas. Ni d'un côté ni de l'autre. C'est désormais aux niçoises et aux niçois de trancher dans Il a précisé sa position sur X, affirmant ne pas soutenir Eric Ciotti.
J'ai redit que je ne soutenais pas Eric Ciotti et que je désapprouvais son rapprochement avec le Rassemblement national. Parmi les critiques du président DLR...
Parmi les critiques du président l'appel du pied de Christian Estrosi à la gauche. Au sein du Parti de droite, les soutiens de l'actuel maire de Nice ont été nombreux. Xavier Bertrand, Michel Barnier ou encore le président du Sénat, Gérard Larcher.
Les Républicains ont accordé leur soutien à Christian Estrosi et à son équipe. Il y a un accord politique entre les familles de la droite et du centre. Il doit être respecté.
Un clivage alors qu'Éric Ciotti est en position de force après le premier Il est arrivé en tête avec 43 % des voix, contre 30 % pour Christian Estrosi. La liste de gauche en 3ème position à presque 12%. La bataille devrait donc être difficile au second tour pour le maire sortant à quoi ils jouent bruno retaillot il joue à allumer le feu en fait enfin c'est vraiment extrêmement risqué ce qu'il est en train de faire gérard lâchet tout à fait raison de le rappeler à l'ordre et de lui rappeler les engagements qui ont été pris.
Vous savez qu'il y a un accord qui a été passé avec Horizon et avec l'ancien socle commun, d'une façon générale, pour des désistements réciproque et donc la position de Bruno Retailleau est tellement incompréhensible qu'elle lève toutes les interrogations, à quoi joue-t-il ? Et donc cette idée de se dire que d'une façon ou d'une autre, il prépare l'union des droites, qu'il flirte avec les électeurs qui sont proches du Rassemblement national, puisque Éric Ciotti, vous le savez... – Alors il n'appelle pas à voter Éric Il n'appelle pas.
Oui, mais le fait de ne pas soutenir son propre candidat dans une élection aussi importante, aussi symbolique, aussi nationale, en fait, c'est ça, en fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que ces municipales sont la préfiguration de la présidentielle et montre quelles alliances ont en tête passées au moment de la présidentielle. C'est ça le nœud du sujet. C'est ça la faute politique, en fait.
C'est-à-dire qu'il ne peut pas, sur quelque chose d'aussi symbolique, ne ne pas condamner, enfin, ne pas soutenir son propre camp, tout simplement. Ça raconte quelque chose de ce qui se prépare pour 2027 ? Valérie parle d'union des droites.
Vous êtes d'accord avec ça, Julien ? Simple question. Est-ce que vous savez pour qui les électeurs siotistes ont-ils voté lorsqu'il a fallu élire le président de LR ?
Vous pensez que c'était Wauquiez ? Je ne sais pas, je vous laisse Je pense sincèrement qu'il a commis une maladresse extrême mais qui sous-jacent offre peut-être une vision de la stratégie qui va être menée après les municipales. Soutenir Christian Estrosi, me disait quelqu'un à un cadre de LR, c'est réduire de 5 points nos scores dans d'autres villes.
C'est pour les électeurs, ce n'est pas possible pour eux de soutenir quelqu'un comme Christian Estrosi. Vous pensez qu'effectivement les gens regardent ce qui se passe aujourd'hui à Nice ? Mais en tout cas il faut des symboles et que Bruno Retailleau ne peut pas se permettre de soutenir expressément Christian Estrosi parce que Christian Estrosi, ses horizons c'était une campagne.
En effet il a raison, la campagne est délétère. C'est quelqu'un qui a eu tout d'un coup des accents de gauche à la fin de la campagne un peu surprenant. Et donc ils essayent de contredire ça.
Mais on voit bien la gêne. C'est-à-dire que quand on est obligé de faire une mise au point suite à une déclaration dans une matinale quand même qui est assez regardée, quand on se fait rabrouer, parce que c'est ça qu'il s'est passé, il s'est fait rabrouer par Géhard Larcher et Michel Barnier, que Xavier Bertrand s'en sert pour montrer à quel point, quand c'est flou, il y a un loup, comme dirait une personnalité de mon Grand Nord. Eh bien, ça veut dire qu'on a loupé son coup.
On a loupé son coup. Et Bruno Retailleau, et là, ce n'est pas la première fois qu'il fait une erreur lors d'une déclaration publique. Je pense que...
Est-ce que c'est vraiment une erreur ? C'est ça, puisque c'est aussi peut-être calculé. C'est pour préparer l'après Velaille.
Mais vous, vous dites que c'est une erreur d'un point de vue tactique stratégique, Julien ? Le sujet est trop important pour que ce n'ait pas été réfléchi. Ou alors, je veux dire, quand on est président de LR, et c'est quand même un des sujets clés en En ce moment, je pense qu'on a pris le temps d'y penser.
Et ce qu'il faut rajouter, par rapport à ce que vous avez dit, c'est que, bien sûr, tout le monde le sait, Éric Ciotti est l'ancien président de LR. Éric Ciotti a embarqué des gens de LR pour rallier Marine Le Pen, enfin le Rassemblement national au moment des législatives. Donc si vous voulez tout ça a un sens politique quand même qui est loin d'être anodin, qui est extrêmement impliquant en fait ce n'est pas n'importe qui Eric Ciotti je veux dire en dehors du fait qu'il n'a pas soutenu son camp il n'a pas condamné quelqu'un qui aux yeux des LR historiques et vous vous souvenez qu'à l'époque d'ailleurs Eric Ciotti a emmené assez peu de monde avec lui donc il a été désapprouvé par LR par la majorité de LR par le CLR que Bruno Retailleau préside aujourd'hui et qu'il devrait protéger et défendre il n'a pas du tout adopté la position de son parti de son propre parti qu'il préside aujourd'hui c'est ça c'est quand même une erreur enfin je veux dire c'est quelque chose de lourd quoi je voulais juste rajouter à cela que là où il ya eu aussi une erreur c'est que l'air pouvait se prévaloir d'une différenciation vis-à-vis de la gauche avec des digues qui au municipal avait été quand même largement qui avait largement tenu à reims le dissident il a été exclu à bourg en bresse va laisser les urnes qui se sont chargées de régler la question d'une alliance entre RN et LR.
Bref, il pouvait se prévaloir d'une certaine rectitude là-dessus. Sauf que là, avec cet exemple niçois, il brouille les écartent et finalement brouillent aussi le message qui pourra être porté au second tour. On va écouter Christian Estrosi, il était ce matin sur France Inter.
Il a des regrets concernant les drapeaux israéliens dans sa ville. d'écouter. Si certains avaient pu se sentir blessés par cela, eh bien j'en étais vraiment désolé parce que le président d'Alpes-Maritime Fraternité que je suis, je partagerai la rupture du jeûne ce soir, je serai demain naturellement comme je le suis chaque année à l'ouverture de l'Aïd, comme je le suis pour les grandes fêtes comme je le suis pour les grandes fêtes chrétiennes, c'est le devoir d'un maire. — Les drapeaux israéliens qui avaient été fait pavoiser par Christian Estrosi sur la mairie, plus généralement.
C'est une campagne qui était très dure, peut-être la plus dure au niveau national. Je sais pas, Valérie, mais c'est une campagne en tout cas où tous les coups ont été permis. Quand vous entendez l'altercation qu'il y a eu entre le maire d'Arcachon et son opposant, vous vous dites quand même que ça a volé bien bas ?
Il a été réélu au premier tour, lui, en En plus de ça, oui. Il n'y a même plus d'enjeu, en fait. Non, ces municipales sont d'une violence extrême.
Sincèrement, je trouve que dans la plupart des villes, il y a une violence absolument considérables parce que, justement, il y a cette configuration inédite d'être à un an de la présidentielle parce que chacun joue sa peau, parce qu'il y a des centres d'intérêts ou des intérêts contradictoires. Il y a ceux qui, sur le terrain, veulent absolument gagner parce qu'ils sont en campagne, parce qu'ils se sont engagés, parce que ça fait des années qu'ils sont là-dessus. Et les directions nationales, on le voit, qui ne tiennent pas tout, en fait.
Il y a des consignes qui ne sont pas suivies et des accords qui sont passés qui n'auraient pas dû l'être. Et je trouve que c'est vraiment particulièrement violent par rapport à d'autres municipales qu'on a pu connaître aujourd'hui parce qu'il y a une nationalisation du débat. Précisément.
Non, mais par exemple, ce qui s'est passé à Paris, la violence avec laquelle Bournazel a été contraint de fusionner, il n'y aurait pas Édouard Philippe candidat à la présidentielle dans un an, ça serait passé peut-être différemment. Tout a été tordu. On prépare la présidentielle.
Précisément, on va parler du président. Un président peut-il vraiment dire cela ? Hier, Emmanuel Macron a commenté les élections municipales lors du Conseil des ministres.
La porte-parole du gouvernement nous a tout répété. Le président a tenu à souligner dans ce moment l'importance que personne n'oublie, que les extrêmes, où qu'ils soient, et d'autre part, on ne peut pas oublier les principes républicains niés, d'où que cela vienne. – C'est vraiment au président de faire ce genre de mise au point ?
Je ne sais pas comment vous qualifiez ça, Julien ? – Il est dans – Oui, voilà. – Parce qu'on rappelle qu'il y a interdiction pour les membres de l'exécutif et du gouvernement de commenter ces élections sur les plateaux télé, dans la presse, etc. – Oui, et en même temps on a reproché au chef du gouvernement Sébastien Lecornu de dire à ses ministres qu'il ne fallait pas s'engager dans la bataille.
Et en même temps on reproche au bloc central d'enjamber ces municipales. Bon, Emmanuel Macron il rappelle de toujours la même chose, c'est-à-dire qu'il faut lutter contre les extrêmes. Moi ce qui me marque plus, c'est que puisqu'on parlait des effets saillants de cette élection, c'est la disparition du macronisme municipal.
Alors qu'il était déjà latent depuis 2020, mais qu'il ressemble à une consécration. Alors attendons le résultat du second tour, il y a encore une possibilité de gain à Annecy, à Bordeaux c'est encore faisable, mais au delà de cela, on voit combien les partis présidentiels de renaissance, déjà il n'avait pas réussi son maillage depuis et depuis son arrivée, depuis sa création. On a l'impression que c'est réduit à portions concrètes. – Le crépuscule du macronisme, nous dit Julien, vous êtes d'accord ? – Je trouve surtout qu'ils n'ont jamais réussi à construire la moindre implantation locale, parce que même quand le macronisme était triomphant et tout ça, ils n'ont jamais gagné. – Ils l'ont déjà essayé ? – Déjà en 2020, ils ont très peu gagné, on sera sortis de deux quinquennats de magronisme avec quasiment pas d'élus locaux, enfin des élus vraiment à la portion congrue par rapport à quelqu'un qui a été président de la République pendant 10 Je discutais avec Agnès Buzyn hier, elle me disait que le score à Paris de la liste Horizon Renaissance était inférieur au deuxième tour de 2020 pour elle.
Donc la leçon de ça c'est que la situation politique nationale pèse aussi sur les situations locales et que le déclin national du macronisme, le président de la République rappelle qu'il est venu là pour lutter contre les extrêmes. Si on regarde dix ans après, c'est pas un franc succès en vérité parce que LFI a fait irruption alors qu'il n'existait pas et le RN n'a cessé de progresser. Ce chose qui peut venir simplement conforter Renaissance.
C'est vraiment un mot, c'est de rappeler qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017 sans avoir de maillage local ni aucun élu. Donc peut-être que Gabriel Attal pense qu'il peut rééditer l exploit. Merci Julien, merci Valérie.
Exceptionnellement pas d'histoire du jour aujourd'hui puisqu'on a la chance d'avoir Stéphane Thébault avec nous. Bonjour Stéphane, les Français vous connaissent bien, présentateur, producteur, vous êtes aussi le parent de Glissant Coeur et on avait envie de parler de cette belle association ce matin. Avant de commencer, peut-être vous pouvez nous la présenter ?
Bien sûr, ça va vous faire du bien de prendre un petit peu de hauteur, de vous oxygéner et et puis on va parler d'un événement où il y aura certainement beaucoup plus d'empathie et de solidarité que dans les bureaux de vote dimanche prochain. Non, Glissant Coeur, très sérieusement, c'est un événement qui en est à sa 17e édition, ce sont 24 heures de ski comme son nom l'indique, 24 heures de ski par équipe, des équipes de 10 skieurs à chaque fois, ce sont environ à peu près 1400 compétitaires et tous ces gens vont effectivement skier toute la journée du samedi et une bonne partie de la journée du dimanche, puisque la compétition démarre le samedi à 14h et s'achève le dimanche à 14h. Donc il y a des relais qui s'effectuent même la nuit.
Je peux vous assurer que lorsque vous êtes sur le télésiège aux environ 2-3 heures du matin, vous vous posez la question de savoir si vous avez bien fait de répondre présent. Mais c'est un événement magique qui se fait à chaque fois au profit d'associations qui oeuvrent tout au long de l'année pour les enfants vulnérables, malades pour certains. Et cette année, l'association que nous allons défendre s'appelle « Ma chance moi aussi ».
C'est une association qui est à Chambéry et qui vient apporter un soutien scolaire et un accompagnement vis-à-vis des enfants qui sont parfois en difficultés éducatives familiales. Donc on va aider effectivement cette association comme on l'a fait depuis de nombreuses années. Il y a une ambiance de dingue, il y a des concerts, il y a une population qui est véritablement investie sur cette compétition.
Il y a à peu près 500 bénévoles. C'est vraiment une des grandes fêtes du Grand Bornan en Haute-Savoie. Et donc je vous invite à suivre les aventures sur les réseaux sociaux, bien sûr, et puis aussi à faire des dons pour à un moment donné aider ces associations à vivre mieux, à accompagner et les enfants, et les parents, et les aidants lorsqu'il s'agit d'enfants malades.
Et dans le cadre de ma chance, moi aussi, de leur permettre de continuer à accueillir un maximum d'enfants. Il y a 11 établissements maintenant en France et ils ne cessent de se développer et c'est tant mieux, c'est ton mieux. Merci beaucoup Stéphane Thébault.
Je rappelle donc que vous êtes le parrain de Glisse en Chœur et on vous soutient donc dans cette belle entreprise, dans cette belle association. Merci d'avoir été avec nous ce matin. Merci à vous.
Merci Valérie, merci Julien de m'avoir accompagné ce matin. C'est la fin de cette émission. Merci à tous de nous avoir suivis.
Merci pour votre fidélité. Restez avec nous. La formation politique continue sur notre antenne.
On suit bien évidemment les élections municipales jusqu'à dimanche.
Bruno Retailleau