Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes publics - 26/01
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BFM Politique, Guillaume Daré Vous êtes bien dans BFM Politique, notre invitée ce matin, la ministre chargée des Comptes Publics. Bonjour Amélie de Montchalin, merci d'être avec nous ce matin. On va expliquer très concrètement ce matin ce que vous voulez faire, quelles sont les mesures qui vont impacter sur le quotidien des Français. Pour vous interroger à mes côtés, Anne Faura Dubois du service politique de BFM, bonjour Anne, et Jules Pécnard de La Tribune dimanche, notre partenaire. Alors, Madame la Ministre, est-ce que vous êtes inquiète ? On est le 26 janvier, la France n'a toujours pas de budget voté. Ça coûte combien au quotidien ? Vous êtes inquiète ?
Alors, moi je suis inquiète d'une chose, c'est que cette censure, elle coûte beaucoup. Et donc, il faut que nous soyons tous très mobilisés pour que le plus rapidement possible, nous sortions de cette situation. Le 1er janvier, parce que le budget ne s'est pas appliqué, nous avons collectivement perdu 6 milliards d'euros de recettes qui ne rentrent pas dans les caisses et d'économies qui ne sont pas faites. Et depuis, chaque jour, cette censure coûte 100 millions d'euros aux Français. Chaque jour. Et donc, mon inquiétude, c'est que je vois que les Français sont inquiets.
Je vois que les artisans, les patrons de PME, les chefs d'entreprise, les familles, les agriculteurs, sont dans ce grand flou. Et je suis très heureuse d'être avec vous ce matin, parce que le compromis que nous essayons de bâtir, et qui donnera lieu jeudi à cette commission mixte paritaire avec 7 députés et 7 sénateurs qui vont ensemble bâtir, on l'espère, ce compromis, ça ne doit pas amener les Français à être dans l'anxiété. Je vois, comme beaucoup, plein de choses fleurir sur les réseaux sociaux, plein de articles.
Et donc, je suis très heureuse d'être avec vous pour que nous puissions, nous, aux responsabilités, en tant que ministre, dire ce que le gouvernement ne fera pas, ou ne laissera pas faire, ce que nous voulons faire, et ce qui est sur la table, et vous dire très concrètement quelle est la nature de la discussion.
Et donc, vous dites, chaque jour, sans budget voté, c'est 100 millions d'euros de perdus pour la France.
Ces 100 millions d'euros, c'est du gâchis. C'est un pays à l'arrêt. C'est beaucoup d'inquiétudes. Et c'est de l'inquiétude qui m'inquiète, effectivement, parce que si nous restons là, il peut se passer des choses dans les prochaines semaines, très graves. Je vous donne un exemple. Qu'est-ce qui se passe, oui, si on n'a pas de budget ? Si on n'a pas de budget, les Français le savent, les impôts vont augmenter.
Si nous avons un budget, et le gouvernement est très clair là-dessus, une de nos boussoles, c'est que les impôts n'augmentent pas pour les classes populaires, que l'impôt sur le revenu n'augmente pas, que le prélèvement forfaitaire unique sur l'épargne n'augmente pas, que les impôts que les Français connaissent n'augmentent pas.
Pas d'impôt supplémentaire en 2025.
C'est très clair, c'est notre boussole, et je m'y engage. Et je peux vous dire que dans le compromis qui est en train de se dessiner et sur lequel nous travaillons, il y a un cas partagé par tout le monde. Nous ne voulons pas, et nous n'augmenterons pas, les impôts sur les classes moyennes et les classes populaires.
Ça vaut pour 2026 aussi ou pas ? En revanche, juste, je m'arrête là. Ça vaut pour 2026 ou pas ?
Le but dans ce pays n'est pas qu'on augmente les impôts pour réduire le déficit. Donc, en revanche, il y a beaucoup d'hypocrisie. Vous entendez, ça est là, notamment à l'extrême gauche, des gens qui vous disent « Ah, ce budget, il est horrible ! » Il est contre le pouvoir d'achat des Français. C'est une immense hypocrisie parce que ce qui abîmera le plus le pouvoir d'achat, c'est que nous restions sans budget et que mécaniquement, au printemps, vous ayez 600 000 Français qui aujourd'hui ne payent pas l'impôt sur le revenu et qui vont se retrouver à devoir le payer. Et s'il n'y a pas de budget, les 18 millions de foyers et de ménages qui payent l'impôt sur le revenu le verront augmenter.
Et cette hypocrisie-là, je veux la combattre parce que la meilleure manière pour que les impôts n'augmentent pas, comme nous le souhaitons, que les Français de classe moyenne, classe populaire, ne voient pas la facture encore plus grave que ces 12 milliards, ces 100 millions par jour dont je vous parle, c'est que nous ayons un budget.
Est-ce que vous êtes optimiste sur l'adoption de ce budget ? Moi, je suis une femme d'action.
On dit souvent, vous savez, il y a l'optimisme de la volonté et il y a l'optimisme de l'action. Nous sommes, avec Éric Lombard, à la demande du Premier ministre, depuis le début du mois de janvier, depuis même, vous savez, comme on dit, la trêve des confiseurs, dans une démarche assez inédite parce que la situation politique est inédite. La démarche qu'on a lancée, c'est une démarche d'écoute, de concertation, de travail, je crois, fiable et sincère et authentique avec tous ceux qui sont venus nous voir pour leur dire, voilà, on sort d'une logique de ligne rouge parce que quand on est dans la logique de ligne rouge, on sait où ça nous amène. Ça nous amène au blocage.
En revanche, on veut écouter quelles sont les priorités que vous portez qui sont importantes pour les Français et qui peuvent nous amener au compromis.
Donc, vous êtes optimiste. On disait, cette commission mixte paritaire, je dis, qui va réunir sept députés, sept sénateurs. Pour l'instant, le budget qui a été voté au Sénat, c'est le budget du Sénat qui est un peu dans la droite ligne du gouvernement du budget qui a été voulu par Michel Barnier mais avec encore plus d'économies. Est-ce que vous êtes optimiste sur le fait qu'il sorte quelque chose de cette commission mixte paritaire, comme on dit ?
Je souhaite et nous travaillons et nous nous mettons à la disposition de ces sept députés et ces sept sénateurs pour que nous facilitions entre eux la construction du compromis avec des boussoles. Mais si on récapitule, nous on est rentrés avec le Premier ministre et Éric Lombard dans les discussions en disant trois choses très simples. Un, il faut réduire le déficit. Un déficit à plus de 6% en 2024, c'est la France qui est fragilisée, c'est la France qui peut perdre sa souveraineté, c'est des services publics qui sont mis en danger parce que si on ne les finance pas bien, ils peuvent être à la fin disparus ou abîmés. Donc un, on réduit le déficit.
Deux, deuxième boussole, on n'augmente pas les impôts pour les classes moyennes et les classes populaires, ce qui veut dire qu'il faut donc faire des économies. On va y venir. Et troisième boussole, il faut qu'on trouve un compromis. Ce budget qui va émerger et sur lequel nous travaillons, ce ne sera pas le budget de la droite, ce ne sera pas le budget de la gauche, ce ne sera pas le budget du centre, ce sera le budget du pays. Amélie Monchal. Et donc, notre objectif, c'est qu'avec ces trois boussoles-là, on regarde la situation.
Amélie Monchal, en l'État, ce budget, il y en a certains à qui ça ne plaît pas du tout.
Oui, parce qu'un des aspects importants des négociations avant que le budget revienne à la discussion, c'est l'accord de non-censure qui a été passé entre les socialistes et François Bayrou, le Premier ministre. À l'heure actuelle, après l'adoption du budget en première lecture au Sénat, les socialistes ne se disent pas contents, il y a trop d'économies dans des secteurs qui ne leur conviennent pas. Est-ce qu'il y a des dispositions concrètes, précises que vous souhaitez voir émerger de la CMP, de la Commission mixte paritaire, afin que les socialistes y trouvent leur compte ?
Le budget voté par le Sénat, il remplit la condition de réduire le déficit. Il remplit la condition de faire des économies. Mais manifestement, il ne remplit pas la condition d'être le budget du compromis.
Alors très concrètement, qu'est-ce que vous voulez voir apparaître dans ce budget ? Vous savez,
on n'est pas en train de faire des négociations en chambre, dans des salles obscures, dans le dos des Français ou contre les Français. Tout est transparent. Tout est très transparent. Vous savez, le Premier ministre, j'ai écrit une lettre où il a mis de manière très ouverte ce qui nous semblait pouvoir être dans l'intérêt des Français. Ce n'est pas au Parti socialiste qu'on donne des choses, c'est aux Français.
Et alors, qu'est-ce que vous voulez voir réapparaître dans ce budget ? Très concrètement. Très concrètement. Mais vous, qu'est-ce que vous voulez voir ?
Les 4 000 postes d'enseignants, il faut qu'ils soient dans le budget. Aujourd'hui, ils ne sont pas, ils doivent y être. Les 500 personnes de plus pour France Travail pour accompagner les demandeurs du RSA, ils doivent y être. La mesure que nous souhaitons porter sur l'hôpital qui va voir ses moyens augmenter pour que, notamment ce qu'on appelle l'ondam, c'est l'objectif de dépense dans le monde hospitalier, soit augmenté de plusieurs milliards.
On dirait exactement, vous avez un étiage un peu plus précis.
On est entre 1 et 2 milliards de plus pour l'hôpital et cette discussion reprenne à l'Assemblée. On veut évidemment que sur la justice fiscale, on a des choses importantes à porter sur les rachats d'actions, sur la taxe sur les transactions financières. On a aussi un objectif de revalorisation des retraites. C'est posé, elle a eu lieu, 2,2 %, dans un monde d'ailleurs où l'inflation est à 1,3 %. Tout ça, ce qui est dans la lettre du Premier ministre...
Ça, ce sont les lignes rouges du gouvernement que vous voulez voir dans le budget.
Je le dis autrement. Si le Premier ministre écrit une lettre, qu'il rende publique la lettre en disant de ces concertations ont émergé des propositions et moi, Premier ministre, je porte un certain nombre d'idées. Mais je peux vous dire aussi dans ces concertations, il n'y a pas que le PS, il n'y a pas que la gauche. Vous avez les députés, les parlementaires du groupe Ensemble pour la République, du Modem, qui ont dit voilà pour nous ce qui est très important, c'est que sur les allègements de charges, le coût du travail n'augmente pas plus que de 1,6 milliard.
Qu'on soit très engagé pour que la fiscalité sur les entreprises reste stable pour que dans notre pays, nous ne mettions pas en danger l'emploi. La droite a porté des mesures sur le régalien. Très concrètement, vous discutez encore
avec les socialistes en permanence, vous allez les recevoir à nouveau, comment ça se passe ?
Nous, on est alors à l'entière disposition de l'ensemble des parlementaires qui participent à cette commission mixte paritaire avec Éric Lombard. On a eu de très nombreuses réunions vendredi, on en a encore aujourd'hui, on en aura toute la semaine et notre rôle, nous, gouvernement, c'est de dire voilà, il y a des boussoles, il y a des choses qu'il faut absolument mettre dans le texte pour que ça fasse compromis, on entend tout le monde.
Donc on sait, nous, ce que les uns et les autres disent est plus ou moins important et on dit surtout qu'il y a des choses qu'on ne peut pas faire et dans les choses qu'on ne peut pas faire, il y a augmenter les impôts, il y a sur les classes moyennes et les classes populaires, ce n'est pas une solution. Donc les choses qu'on ne peut pas faire, c'est supprimer les politiques publiques. Toutes les économies qu'on a proposées.
Qu'est-ce que vous dites aux socialistes ce matin qui menacent toujours au vu de ce budget de censurer le gouvernement Bayon ? Vous dites quoi, Olivier Faure ?
On dit plusieurs choses. On dit déjà l'acte politique exigeant qui a été porté par le Parti Socialiste avant la non-censure est un acte qui nous a amené à nous aussi prendre des actions exigeantes et des engagements. On veut les tenir et on travaille pour qu'elles soient tenues. On dit aussi, et c'est un moment qu'il faut entendre, que le compromis n'empêchera pas évidemment le Parti Socialiste d'être dans l'opposition et qu'on peut être dans l'opposition sans censurer, qu'on peut être dans l'opposition sans tout bloquer. Mais on dit aussi une chose, le coût du compromis, le coût du compromis que certains contestent en disant « ben voilà, vous êtes en train de lâcher des...
» Il est infiniment préférable au coût de la censure, à nouveau. La censure, c'est quoi ? La censure, ce n'est pas qu'un problème pour le gouvernement. C'est avant tout un problème pour les Français, pour la croissance, pour l'économie. Justement,
il y a ce chiffre, on va résumer à grands traits, 3 milliards d'euros, c'est en tout cas à cela qu'ont été à peu près chiffrées les concessions du PS, offertes au Parti Socialiste. Est-ce que ce sont les Français qui vont payer la facture justement de ces concessions ? C'est ce que va dire la droite, par exemple ?
Nous, on n'a pas offert des choses au Parti Socialiste. On a écouté le Parti Socialiste comme on a écouté le Centre, comme on a écouté la droite, comme on a écouté tous ceux qui sont venus nous voir et on s'est dit pour les Français, pour qu'il y ait un compromis, pour qu'il y ait un budget, qu'est-ce que nous devons faire ? Je vous donne un exemple. Le prêt à taux zéro est tendu à toute la France. C'est une mesure qui nous a été demandée par le Parti Socialiste mais aussi par de très nombreux députés parlementaires qui viennent plutôt de la droite. Je vous donne un autre exemple. Le déremboursement des médicaments et des consultations.
C'est un des éléments qui est dans la lettre du Premier ministre mais qui est aussi un élément et vous vous en souvenez qui était largement au cœur des débats et notamment, et ils nous l'ont demandé très clairement, quand les représentants du Rassemblement National que nous avons reçus comme tous les autres parce qu'on écoute tout le monde.
Vous nous conformez avec la suppression des 4000 postes d'enseignants, c'est abandonné, c'est fini.
C'est notre proposition, c'est l'engagement du Premier ministre, c'est ce qu'on est en train de mettre sur la table et pour nous, gouvernement, dans les discussions pour qu'il y ait compromis, on dit à ceux qui ont des réticences, si vous ne mettez pas ça dans la copie, il n'y aura pas de compromis. S'il n'y a pas de compromis, il n'y a pas de budget.
Amélie Monchalin, justement.
On est là-dessus avec des lignes très claires.
Si un compromis sort de cette réunion entre députés et sénateurs jeudi prochain, le texte sera ensuite soumis au vote du Parlement et donc notamment de l'Assemblée nationale. Est-ce que vous pensez que ce budget peut être adopté sans l'utilisation de l'article 49.3 quand on connaît la parcellisation aujourd'hui de l'Assemblée nationale ?
À partir du moment où il y a un compromis, à partir du moment où dans la commission mixte paritaire et dans le pays, on se dit c'est ça le bon budget. La manière de le faire adopter c'est d'éviter qu'il y ait effectivement une censure. La méthode, on la verra au fur et à mesure. Mais est-ce que vous
vous souhaitez que le 49.3 soit évité, oui ou non ?
Ce n'est pas le bon débat. Ce que vous voulez me faire dire c'est au fond il faut passer en force parce que sinon on n'y arrivera pas.
Mais est-ce qu'il est évitable ?
Ça va dépendre de la manière dont on construit le compromis et la modalité de ratification de ce compromis ça sera après le compromis. Donc l'usage du 49.3
si je vous entends bien n'est pas automatique.
Ce n'est pas du tout automatique. C'est une modalité d'adoption et vous voyez on fait des choses par état. Il n'est pas automatique sur cette question du budget. Si on est déjà en train de raconter ce qui se fera après la CMP vous savez la commission mixte par état il y a plein de points de sortie. Il y a le compromis il n'y a pas le compromis dans ce cas-là il y a à nouveau potentiellement des débats. Donc moi je préfère faire les choses par état.
Mais vous pensez franchement que ça peut être voter 149.3 ce budget ?
Je ne sais pas vous dire à ce moment-ci Je sais qu'un certain nombre de députés ne souhaitent pas voter le budget ils souhaitent s'abstenir et donc il faut qu'on fasse les comptes mais ce qui est certain c'est que il ne faut pas rentrer dans les faux débats.
Le 49.3 ce n'est pas un faux débat quand même.
Le faux débat ce serait de se dire oulala on va avoir des polémiques sur la manière dont on va ratifier le budget. Le vrai débat c'est est-ce que dans notre pays on peut faire confiance à la démocratie reprendative ? Est-ce que dans notre pays on peut faire confiance à la démocratie sociale ? Est-ce que dans notre pays comme le propose François Bayrou on peut se dire que la réconciliation des français passe par une nouvelle méthode politique qui n'est pas vous savez tous mes prédécesseurs quand vous venez vous voir le dimanche quand nous avions des majorités absolues il y avait globalement le gouvernement propose la majorité vote.
Et donc quand les ministres vous disaient on va faire ça on ne va pas faire ça je vous propose dans le détail un petit peu des mesures
très concrètes parce qu'il y a beaucoup de français qui nous regardent qui effectivement malgré vos explications ont le sentiment que c'est quand même dans leur poche au final qu'on va venir chercher l'argent et les économies qui manquent.
Alors on va prendre un certain nombre de mesures on va faire des réponses très concrètes alors il y a quelque chose qui a marqué quand même l'esprit des français parce que c'est symbolique mais ça pèse quand même dans l'argent public le Sénat a décidé cette semaine de supprimer justement les avantages réservés aux anciens présidents et aux anciens premiers ministres c'est 2 800 000 euros l'économie qui est estimée par le Sénat est-ce que vous le gouvernement vous êtes favorable à la suppression des avantages pour les anciens présidents et les anciens premiers ministres ?
Alors moi j'ai une ligne très claire un, ce sont des hommes et des femmes qui se sont engagés pour nous on leur doit du respect et je pense qu'il ne fait pas la peine de polémiquer sur des choses qui à mon avis peuvent mettre en accusation des hommes et des femmes qui se sont engagés et j'ai un deuxième point beaucoup de ces dépenses sont des dépenses de protection et de sécurité parce que si ces hommes et ces femmes sont agressés à la fin c'est l'image de la France qui est agressée et je pense que leur sécurité n'est pas superflue Donc vous êtes d'accord
avec là ? Nicolas Sarkozy par exemple a exprimé sa colère en privé dans la tribune dimanche donc vous êtes d'accord avec le courroux de l'ancien président de la République ? Ce que je dis
c'est que pensez que la sécurité de nos anciens premiers ministres et présidents est superflue je pense que c'est une mauvaise démarche Il n'y a pas que la sécurité dans ces dépenses ?
Ensuite les dépenses en question ont baissé de 12% depuis 2019 et ensuite les parlementaires ont le dernier mot Donc concrètement Moi en tant que gouvernement je ne serai pas dans la pièce jeudi Moi en tant que gouvernement ce que je dis aux députés ce que je dis aux sénateurs c'est attention couper la ligne de la protection de nos anciens présidents et premiers ministres c'est dangereux non pas seulement pour eux c'est dangereux pour notre pays ils doivent respect et ils doivent protection parce que s'ils sont agressés c'est toute la France qui est agressée
Donc on conserve la protection mais éventuellement le chauffeur, le bureau on peut rester à gauche
Les parlementaires travaillent je vous ai donné ma ligne elle est très claire
Autre question très concrète les automobilistes il y en a beaucoup qui ont des voitures parmi ceux qui nous regardent qui se disent aussi c'est une nouvelle fois dans ma poche qu'on va venir chercher Il y a un projet de faire augmenter le coût de la carte grise très concrètement sans être très compliqué il y a une part du coût de cette carte grise qui correspond à une taxe qui est pilotée par les régions si je ne dis pas de bêtises et qui aujourd'hui est plafonnée à 60 euros par cheval fiscal Je souhaiterais un déplafonnement pour pouvoir financer des économies Aux automobilistes qui nous regardent est-ce que vous dites le gouvernement est favorable ou pas à l'augmentation du coût de la carte grise ?
Très clair le gouvernement pense que alors qu'on essaie de défendre le pouvoir d'achat des français alors qu'on incite beaucoup de français à changer de véhicule la solution n'est pas d'augmenter massivement la carte grise par ailleurs vous l'avez dit c'est un sujet qui est porté par les régions et donc la ligne du gouvernement c'est que peut-être qu'il y a quelques euros à mettre en plus dans le plafond mais il n'y a sûrement pas un plancher et ce n'est pas depuis Paris qu'on va décider le coût de la carte grise qui doit être décidé par les régions
Donc vous êtes opposé à l'augmentation du coût de la carte grise ?
En tout cas pas pour tous les français et pas de manière automatique et pas décidée depuis Paris
Autre décision très concrète qui a été prise par le Sénat et qui concerne les billets d'avion Question d'Anne-Fora Dubois
Oui très concrètement est-ce que vous souhaitez que l'augmentation de cette taxe sur les billets d'avion soit maintenue ? Il y a notamment le PDG d'Air France-Benspice qui est totalement opposé Il explique qu'avec cette mesure on ferait le jeu des compagnies aériennes étrangères Vous l'avez vu, n'est-ce pas ? Donc la taxe sur les billets d'avion
C'est une mesure d'abord de fiscalité écologique C'est une forme de taxe sur le kérosène Plus on va loin Plus on contribue
Mais vous savez comment ça se passe C'est répercuté sur le prix du billet d'avion et donc c'est l'usager qui paye à la fin Vous disiez on a un sujet de pouvoir d'achat des Français Comment on fait pour qu'à la fin ce ne soient pas eux qui payent ?
Première chose Un, c'est une mesure écologique qui je crois a du sens Deux, oui le gouvernement souhaite que cette taxe soit dans le budget Ce qu'il reste à définir c'est le barème donc c'est de combien de cette hausse et elle reste modérée On parle de moins de 10 euros sur les vols intérieurs Troisième élément Le gouvernement souhaite que pour nos compatriotes et concitoyens corses et ultramarins nous ayons des mesures de compensation et ça on le met dans le budget Et enfin j'ai effectivement vu Ben Smith La mesure s'appliquera de manière exactement égale à Air France et à toutes les autres compagnies qui transportent des passagers depuis des aéroports français Et dernier élément très important Si on dit qu'on fait de la fiscalité écologique Le but c'est quand même à la fin d'encourager les avions qui volent plus propre C'est d'encourager ce qu'on appelle les biocarburants les carburants de synthèse les carburants innovants qui permettent aux avions de voler en étant moins polluants Dans le budget nous souhaitons nous aussi gouvernement mettre des mesures d'accompagnement pour notamment ces carburants innovants qui pour toute la filière aéronautique et pour Air France sont je crois une très bonne nouvelle
Vous parliez justement de l'écologie c'est un autre élément important de ce budget
Je vous parlez de fiscalité écologique On augmente la taxation sur les billets d'avion mais de l'autre côté 1,3 milliard en moins dans les crédits alloués à l'environnement notamment dans la transition écologique du parc automobile je crois Ce que vous en plus vous avez occupé le ministère de la transition écologique alors certes de façon éphémère mais vous l'avez quand même occupé vous connaissez ces questions là Donc quoi ? Le réchauffement climatique c'est moins un problème ? Il faut moins allouer de dépenses
dans ce secteur-là ?
Deux choses sur le sujet Oui je suis très engagée tout le gouvernement est très engagé et le changement climatique c'est pas un élément qu'on met à la fin c'est un élément essentiel Mayotte c'est une des conséquences de ces événements climatiques extrêmes et on voit les vies en danger on voit les infrastructures en danger on voit le coût La première chose aujourd'hui première chose aujourd'hui qui ralentit notre transition énergétique c'est la censure Ma prime rénov' je vois parfois des articles Question très concrète est-ce que vous allez supprimer Ma prime rénov' Ma prime rénov' est conservée le barème est conservé nous accompagnons les français avec les mêmes paramètres que ce qui se faisait l'année dernière en revanche
Le barème a un peu évolué en début d'année ça ne dépendait pas de vous mais le barème a évolué
La ministre du logement Valérie Létard l'a précisé nous ne changeons pas le barème en revanche qu'est-ce qui se passe en ce moment-là le 26 janvier ?
Depuis le 1er janvier le guichet Ma prime rénov' comme tous les autres guichets publics à cause de la loi spéciale et de la censure il est arrêté donc en ce moment nous n'avons pas de décaissement Ma prime rénov' on ne pourra pas faire ensuite en 9 ou 10 mois ce qu'on imaginait faire en 12 mois et donc pour que la transition notamment et la rénovation puissent repartir il nous faut un budget après sur l'écologie il y a aussi beaucoup de choses qui sont dites qui pour moi sont un peu étonnantes nous sommes en train d'augmenter le fond chaleur pour le chauffage urbain un plus haut historique nous sommes en train d'augmenter le fond qui s'appelle le fond Barnier qui accompagne la prévention contre les risques naturelles
l'investissement dans les énergies renouvelables par exemple ça c'est en baisse vous avez parlé
de l'accompagnement du renouvellement du parc automobile vous savez qu'on a une mesure qui s'appelle le leasing social c'est la voiture électrique à 100 ou 150 euros
certains ont trouvé que ça a coûté trop cher d'ailleurs
on continue d'accompagner les ménages dans leur électrification en particulier quand ils ont des revenus modestes ensuite on met 1,6 milliard d'euros dans la décarbonation des grands sites industriels donc il n'y a pas de renoncement écologique mais ce qui est certain c'est qu'aujourd'hui c'est qu'aujourd'hui très concrètement ce qui fait que la rénovation des bâtiments n'avance pas aussi vite qu'on le souhaitait et que je le souhaite
vous mettez la passion sur ceux qui ne votent pas pour l'instant le budget parce que ça a des conséquences très concrètes parce que ça a des conséquences très concrètes
non mais s'il n'y a pas de budget il n'y a pas de ma prime rénovation de l'année
Amélie Monchard
on voit que vous cherchez
de l'argent un peu partout effectivement question très concrète certains disent pourquoi vous ne rétablissez pas l'ISF c'est une source de revenus
alors dans la lettre du Premier ministre et dans les échanges que nous avons eus avec Éric Lombard il y a une mesure moi qui me semble évidente c'est que vous savez que dans le projet de loi de budget aujourd'hui on a une contribution sur les hauts revenus pour 2 milliards d'euros et qui est une mesure de justice fiscale dans un effort et un moment très particulier il se trouve que dans notre pays il y a des mécanismes d'optimisation de sur-optimisation qui sont légaux tout à fait mais qui font que un certain nombre de personnes aujourd'hui payent beaucoup moins d'impôts qu'ils ne le devraient concrètement ça veut dire qu'on a des holdings et donc nous avons la proposition d'avoir un mécanisme anti-optimisation pérenne sur la base du patrimoine et que nous regardions si ce patrimoine il génère les impôts et que les français payent assez d'impôts au-dessus des impôts qui existent moi ce que je veux c'est que les impôts qui existent soient payés et le niveau de patrimoine
sera précisé je vous poserai une question après
on expliquera évidemment tout ça le but c'est que avant 2026 on soit clair sur cette mesure de justice fiscale de lutte contre l'optimisation et que comme nous dit la constitution on soit égaux devant l'impôt et qu'on n'échappe pas à l'impôt et que s'il y a des mécanismes de contournement et bien l'Etat très fermement puisse prendre des mesures pour que ce contournement
cesse vous restez avec nous on se retrouve dans un instant pour BFM politique vous répondrez notamment à la question d'un français qui a une question à vous poser BFM politique Guillaume Daré vous êtes bien sur BFM politique notre invitée ce matin Amélie de Montchalin la ministre chargée des comptes publics et là on est vraiment dans ce qui vous concerne très concrètement avec ce budget qui arrive cette semaine en commission mixte paritaire où les sénateurs et députés vont se réunir pour essayer de trouver une solution et justement c'est l'objectif de BFM politique on a choisi de donner la parole à ces français qui ont des questions très concrètes à vous poser et ce matin ceux qui font la France cette séquence est incarnée par Hervé Sosé c'est un ancien éditeur de presse il est retraité depuis deux ans il cumule emploi et retraite et lui se considère c'est ainsi qu'il se décrit comme un retraité aisé prêt à faire un effort pour les générations à venir écoutez sa question il s'adresse à vous
Bonjour madame la ministre je suis retraité et je constate autour de moi que nous les retraités on est attaché à la valeur de solidarité et qu'on aime venir en aide aux générations plus jeunes je suis sûr que si vous demandiez un petit effort financier et seulement à ceux qui sont capables de le faire il le ferait il le ferait même avec plaisir pour se sentir utile alors je vous pose la question pourquoi vous ne le faites pas est-ce que vous pensez qu'on est égoïste ou est-ce que c'est parce que vous avez peur de nos votes parce qu'on vote plus que les plus jeunes
alors chiche madame la ministre taxer davantage les plus aisés c'est un peu écarté pour cette année mais lui il vous le demande pourquoi ne pas le faire
alors je vais prendre un peu de recul je pense que ce que dit ce monsieur est essentiel c'est que dans notre pays beaucoup de nos systèmes marchent parce qu'on a une contribution nationale c'est la sécurité sociale elle est née en disant c'est les travailleurs qui payent pour ceux qui sont malades c'est les travailleurs qui payent pour les retraités c'est les travailleurs qui payent pour les familles et on voit qu'aujourd'hui ce poids d'impôt sur les seuls travailleurs il fait qu'on a un problème de pouvoir d'achat smicardisation comme diraient certains et qu'on a par ailleurs un enjeu de compétitivité des entreprises le premier ministre l'a annoncé nous voulons dans l'année 2025 je le redis nous n'augmentons pas les impôts en 2025 nous ne changeons pas les règles en 2025
peut-être en 2026
mais nous voulons en 2025 regarder avec un débat que je souhaite et que nous souhaitons apaiser avec une démocratie sociale avec une démocratie représentative collective écouter réfléchir regarder comment nous pouvons mettre sur des sujets où nous avons des énormes déficits le déficit de la sécurité sociale en 2024 c'est 18 milliards d'euros là on se prépare à avoir plus de 20 milliards d'euros de déficit et beaucoup dans la santé et donc comment on met à contribution de manière juste
de manière répartie est-ce que vous êtes prêt à mettre davantage à contribution les retraités les plus aisés qui disent pourquoi pas comme lui il y a plein d'idées qui circulent donc pourquoi pas
il y a vous avez entendu des gens qui disent il y a une niche fiscale sur les retraités peut-être qu'il faudrait qu'on regarde est-ce qu'on la plafonne ou pas
pour les frais professionnels pour les retraités ils n'ont plus de frais professionnels comprenez qu'il y a aussi une question générationnelle les actifs se disent mais comment ça se fait que nous aujourd'hui là
je ne vais pas faire avec vous le débat national sur comment on finance le grand âge comment on finance la santé c'est une question générationnelle vous avez aujourd'hui des retraités qui vous disent
on est prêt à payer davantage et on a un problème de budget pourquoi ne pas accéder à leur demande et effectivement augmenter la CSG supprimer cet abattement qui n'a pas lieu d'être puisqu'en effet ils n'ont plus de frais professionnels il y a plein de choses qu'on peut faire
la méthode
on est dans un moment politique vous remarquez bien il n'y a pas de majorité absolue
mais vous votre avis
moi mon avis c'est qu'il faut qu'on ouvre ce débat et qu'on l'ouvre en grand qu'on l'ouvre avec méthode concertation écoute et que nous soyons capables de répartir l'effort entre ceux qui travaillent ceux qui ne travaillent pas ceux qui sont aisés ceux qui sont moins aisés le revenu du capital les revenus du travail il y a peut-être une très grande réforme à faire pour que notre sécurité sociale retrouve l'équilibre parce que les dépenses augmentent et donc au fond c'est qui finance quelles économies on est prêts à faire quelles recettes on est prêts à lever c'est un nouveau parc national
monsieur Soset pose très bien le sujet est-ce que finalement les politiques défilent en disant oui il faut ouvrir ce débat il faut ouvrir ce débat puis au final non il est refermé pourquoi ? pour des raisons essentiellement électoralistes parce que les personnes âgées
je suis en train de l'ouvrir devant vous avec beaucoup de clarté je suis ministre des comptes publics ce que je sais c'est qu'aujourd'hui la répartition de l'effort de financement pour la sécurité sociale un ne génère pas assez de recettes on a un gros problème et on a des économies sûrement à faire il n'y a aucun doute
mais est-ce que c'est pour des raisons électoralistes est-ce que c'est parce que les personnes âgées elles votent davantage et puis on n'a pas envie
de perdre leur vote je vous donne ma position moi je suis arrivé dans mon bureau le 23 décembre on est aujourd'hui le 26 janvier sur un sujet comme ça je pense qu'il n'est pas sain pour la démocratie de le faire de manière rapide sans concertation où les gens ont l'impression qu'il y a une forme presque de braquage et qu'on n'a pas bien compris qui fait quoi et comment on répartit l'effort il y en a qui vous disent et c'est tout aussi légitime comment peut-être on peut faire contribuer un peu plus notamment les revenus de capital mais pareil ce n'est pas un truc qu'on va faire en 15 jours et surtout surtout cet effort-là il faut le mettre au regard d'économie vous avez aujourd'hui dans notre pays des dépenses sur les médicaments et qu'on veut réduire et en volume et en prix vous avez dans notre pays vous le savez un certain nombre de dépenses médicales sur lesquelles les uns et les autres disent peut-être qu'on peut faire plus d'efforts pour par exemple faire plus de générique vous avez des français qui voient bien que parfois on fait beaucoup d'examens médicaux et qu'à la fin ça a coûté très cher ça n'a pas forcément combien de temps donc ce que je voulais vous dire c'est que si on parle recettes et financement il faut aussi parler économie ça ne se fait pas en un mois moi je suis arrivé dans mon bureau vous voyez même pas un mois
vous avez passé Noël au bureau
ce budget il est sur la table on essaie de le faire aboutir il y a ce qu'on fait pour le budget d'urgence l'urgence face au déficit face à la censure mais il y a aussi les débats qu'on veut ouvrir sur les retraites on a aussi ouvert des sujets parce qu'on veut que la démocratie sociale que le compromis soit la méthode pour résoudre des grands défis
parmi les autres sujets ouverts et notamment par l'une de vos collègues Catherine Vautrin une journée de 7 heures de travail supplémentaire qui ne serait pas payée de travail gratuit disent certains pour financer la dépendance ça vous dites pourquoi pas aussi ? c'est pas Catherine Vautrin qui a ouvert le débat ce sont les sénateurs
les sénateurs qui dans un premier temps
ont mis ça dans nos textes ce texte-là sur la sécurité sociale
elle s'est montré ouverte il revient à l'Assemblée mercredi je pense que vous et moi avons constaté qu'à ce stade il ne semble pas que les députés veuillent suivre le chemin des sénateurs mais vous mais moi je peux vous dire ce que je veux je ne suis pas à l'Assemblée je ne vote pas non mais le gouvernement a une position le gouvernement il a la même position ce qui est de dire à un moment donné s'il n'y a pas de financement pour la sécurité sociale s'il n'y a pas de financement pour la santé si on n'arrive pas à faire les économies dans les proportions nécessaires en face si on n'arrive pas à financer les EHPAD si on n'arrive pas à financer les postes d'accompagnement
là ce débat vous l'ouvrez très vite contrairement effectivement à l'augmentation de ce qui pourrait être l'effort qui pourrait être demandé aux retraités pour le coup là c'est tranché c'est les actifs qui vont payer pour les retraités
c'est un travail supplémentaire vous dites pourquoi pas c'est un emploi déguisé
d'une certaine façon pour les actifs
c'est un débat qui est au Parlement il va être voté ça sera voté ça ne sera pas voté il me semble que nous n'avons pas aujourd'hui sur le principe je le mets dans le même débat comment collectivement les français de tout âge avec les revenus évidemment plus on est aisé plus on contribue comment on répartit les forces les actifs autant que les retraités les retraités autant que les actifs les actifs ils payent déjà beaucoup beaucoup déjà si on remet des taxes sur les actifs sans y réfléchir ça veut dire quoi ?
ça veut dire qu'à la fin il y a moins de pouvoir d'achat et à la fin il y a moins d'emplois et donc il y en a du chômage donc la clé c'est le travail comme on a dans notre pays plus de gens qui travaillent donc moins de chômage comme on a des gens qui travaillent aussi plus longtemps dans la vie avec l'emploi des seigneurs qui est aujourd'hui catastrophique et qui du coup c'est à la fois des seigneurs qui sont qui cherchent du travail et des ressources
je vois ce que vous posez pour 2025 et les débats que très concrètement c'est vrai vous ne refusez pas d'ouvrir pour la suite mais les gens qui doivent nous regarder se disent en réalité pas d'impôts supplémentaires pour cette année mais dans toutes les pistes que vous ouvrez ça veut dire peut-être des impôts supplémentaires pour 2026 parce que toutes ces contributions en réalité c'est une forme d'impôt supplémentaire
qu'on soit clair moi je ne me serais jamais engagée dans ce rôle auprès de François Bayrou si je n'avais pas entendu la détermination qui est la sienne et qui n'est pas nouvelle pour que nous revenions un à un déficit de 3% ou moins de 3% en 2029 il faut qu'on soit prêt à affronter les crises de demain et que deux on le fasse comment ? pas en se disant qu'on va encore augmenter les impôts
parce qu'aujourd'hui c'est des efforts d'augmentation d'impôts pas pour cette année mais pour 2026
augmenter les impôts ce n'est pas mon but il y a mieux répartir l'impôt ça c'est un autre débat c'est un débat de justice fiscale de justice sociale c'est un débat entre qu'est-ce qui est payé par qui dans le pays comment on répartit l'effort et cet effort-là ce débat-là il faut l'ouvrir et je ne suis pas devant vous en train de vous dire j'ai la solution toute prête elle est dans ma poche je la mets sur la table mais il faut qu'on puisse en débattre 7 heures de travail
non payé par an c'est un impôt déguisé
oui vous savez quand même c'est une forme de contribution il n'y a aucun doute c'est une forme de contribution est-ce qu'aujourd'hui il y a une majorité pour le voter il ne me semble pas que nous soyons en train de prendre ce chemin mais ce que je dis je suis ministre des comptes publics c'est qu'à un moment donné la sécurité sociale il faut qu'on équilibre ses comptes il faut qu'on se remette sur une trajectoire le Premier ministre a proposé qu'il y ait une conférence sur le travail et les salaires il y a un enjeu de remise à l'équilibre des comptes sociaux et je ne vous dis pas que ça passe par plus d'impôts je vous dis qu'il faut qu'on regarde qui finance et surtout quelles économies on fait vous voulez faire quelques millions par-ci
quelques milliards par-là il y en a un autre qui est de l'autre côté de l'Atlantique qui a choisi d'y aller dit-il à la tronçonneuse alors je ne suis pas venu avec une tronçonneuse ce matin que j'aurais pu vous mettre sur la table c'est Ravier Millet le président argentin qui pour la première fois depuis des années annonce qu'il y aura même un excédent budgétaire cette année finalement est-ce que ce n'est pas à la tronçonneuse comme lui qu'il faut y aller dans les comptes publics c'est un modèle Ravier Millet
je vais vous le dire très personnellement peut-être parce que je suis une femme et que peut-être vous allez me dire que c'est un cliché mais moi je suis très très mal à l'aise avec cette méthode qui est volontairement mise en scène comme étant violente qui est volontairement mise en scène comme étant arbitraire volontairement mise en scène comme étant source de conflictualité vous savez les économies qu'on a mis dans le budget de 2025 on n'a pas décidé de rayer d'un trait de plume les services publics ou une politique publique on a décidé de faire des efforts sur notre fonctionnement moins d'achat
mais derrière ça c'est l'idée de dire qu'il faut trancher de façon beaucoup plus forte dans les dépenses publiques ou de la table
j'ai aucun problème et vous connaissez mon caractère et mon engagement depuis que je suis député à ce qu'on transforme à ce qu'on réforme à ce qu'on a cherché de l'efficacité à ce que là dans le budget 2025 on fasse des énormes efforts sur notre fonctionnement et que donc les achats les recrutements mais je sais une chose c'est que transformer l'État si c'est pas concerté si c'est pas compris si c'est pas fait de manière apaisée ça ne fonctionne pas moi je ne serai jamais de celle qui comme certains vont vous dire la bonne manière de faire des économies c'est que je vienne ici avec une tronçonneuse une hache ou je ne sais quoi ça ne change rien ça crée du conflit et si vous regardez à la fin ça ne s'applique pas donc moi mon intention elle est claire oui nous allons réduire la dépense publique mais pas la tronçonneuse Anne-Sora Dubois il y a Eric Ciotti
justement qui a repris l'exemple de la tronçonneuse qui se rapproche de Ravier Midlay
voilà la scie à bois plutôt Eric Ciotti propose de supprimer 400 des 1200 agences d'État en plus c'est un sujet qui a déjà été évoqué par votre gouvernement le Sénat a voté par exemple la suppression du haut commissariat au plan François Bayrou a dû adorer est-ce qu'il y a d'autres agences à supprimer selon vous concrètement est-ce que vous pouvez nous en citer quelques-unes on a l'impression que c'est très nébuleux on peut supprimer quoi l'OFB, l'ADEME on supprime le CSE si vous avez au moins
juste une ou deux à nous citer pour moi c'est la mauvaise méthode ce qu'on doit faire
donc on supprimerait
non pas du tout on va changer plein de choses mais à la fin derrière ces agences il y a des politiques publiques le haut commissariat au plan sera bien supprimé il est prévu que le haut commissariat au plan soit fusionné avec France Stratégie et que la mission du haut commissariat au plan de la prospective de la pensée de long terme se rapproche de France Stratégie mais sur les agences en 2025 moins 5% de dépenses pour tout le monde en moyenne d'accord ?
moins 5% ça veut dire 3 milliards d'euros d'économie sur toutes ces agences qui sont autour de l'État mais dans les agences vous voyez il y a les universités il y a les musées il y a par exemple aussi France Travail c'est une agence il y a plein d'agences derrière les politiques publiques ce qu'on doit faire je donne un exemple l'accompagnement des collectivités vous avez une agence qui accompagne les collectivités vous avez une autre agence qui s'appelle le CEREMA qui accompagne aussi les collectivités vous avez la Caisse des dépôts donc qu'est-ce qu'on va faire en 2025 ?
on va regarder la politique publique qu'est-ce qu'on rapproche les collectivités qu'est-ce qu'on rationalise c'est très concret
sur les collectivités
de Jean-Peclard également par Éric Ciotti ça fait longtemps qu'on en parle la suppression d'un échelon territorial soit les régions soit les départements auxquels les français sont plutôt attachés est-ce que vous vous partagez ce diagnostic-là qu'il faut effectivement peut-être ou les intercos est-ce que même Emmanuel Macron l'avait proposé il avait dit il faut supprimer un échelon territorial est-ce que philosophiquement vous êtes d'accord avec cela que vous l'appliquez ou non à brève échéance ?
ce que je sais qu'il faut qu'on supprime c'est que tout le monde fasse en même temps la même chose ce qui aujourd'hui crée de la complexité et crée des coûts c'est qu'il y a des sujets le logement il y a un peu de choses qui sont à la main des collectivités communales un peu de choses qui sont à la main des intercos un peu de choses qui sont à la main un peu de choses ce qu'il faut ce n'est pas supprimer on ne va pas arriver avec la tronçonnée et se dire les départements les conseils départementaux ça ne existe plus donc on va en supprimer en revanche et c'est un travail qui a déjà été initié notamment à l'initiative du maire de Charleville-Mézières Boris Ravignon il a fait un travail très intéressant qui est de dire en fait le sujet ce n'est pas de dire il n'y a plus de communes ou il n'y a plus d'intercos le sujet c'est de se dire comment on s'organise c'est comme les agences pas des échelons mais des compétences pour que sujet par sujet il n'y ait pas 50 000 personnes qui fassent en fait la même chose un peu tout en mélangeant donc on a bien compris vous excluez
de supprimer un échelon territorial non mais c'est plutôt une question de
je ne vais pas vous annoncer vous imaginez à quoi je ressemblerais là dépêche madame de Moncham elle est venue sur BFM elle a expliqué il n'y a plus d'intercos en France vous pensez que c'est sérieux
allez-y
ce qui est sérieux c'est de se dire sur le moment comment on s'organise sur la transition écologique il y a des choses qui sont faites par les intercommunalités il y a des choses qui sont faites par les régions il y a des choses qui sont faites par l'ADEME à la fin on veut faire ces choses mais est-ce qu'on est obligé de les faire tous ensemble en ayant partout des emplois en ayant partout des subventions en créant énormément de complexité c'est ça que je veux mener comme travail et vous voyez c'est un travail qui demande un peu de méthode un peu de sérieux et une chose qui est qu'on ne va pas sortir la tronçonneuse à la fin je pense que les français ne nous attendent pas là-dessus
question très concrète réponse très courte il y a 1,2 millions 000 lettres qui sont en retard il y a des gros problèmes d'acheminement à la poste l'État donne 1 milliard chaque année pour les missions de service public réponse courte est-ce que c'est acceptable cette situation à vos yeux ?
évidemment tous les dysfonctionnements pour le courrier doivent être réglés et je sais que Philippe Vall qui dirige la poste et ses équipes sont très mobilisés mais là aussi arrêtons le populisme vous l'ont demandé des comptes ? évidemment que quand il y a une mission de service public on attend qu'elle fonctionne mais arrêtons le populisme la poste elle fait quoi ?
elle a 4 missions de service public elle a une mission d'aménagement du territoire pour qu'il y ait une présence y compris dans la ruralité elle doit distribuer le courrier elle doit distribuer la presse et elle doit donner un compte en banque à tous les français qui n'en trouvent pas on a entendu votre réponse c'est essentiel donc oui ça doit mieux marcher mais arrêtons de penser qu'on peut supprimer la poste et qu'on va faire des économies parce que derrière c'est beaucoup de français qui seront mis en difficulté dans des missions essentielles de leur vie quotidienne
on va parler avec Jules Peckner c'est le choix de la tribune ce matin de l'un de vos collègues du gouvernement qui est très en lumière
voilà il s'appelle Bruno Rotaillot donc il est ministre d'état ministre de l'intérieur il a été reçu à dîner ce sont les infos les informations de mon collègue Ludovic Vigogne dans la tribune dimanche il a été reçu à dîner par Emmanuel Macron en compagnie de Sébastien Lecornu ministre des armées est-ce que Bruno Rotaillot est devenu en quelque sorte l'homme fort de la Macronie on résume à grands traits évidemment il a lors de ses voeux reçu beaucoup de députés de parlementaires issus du socle commun renaissance modem horizon vous comment vous percevez la place de Bruno Rotaillot il a répété lors de ses voeux
que pour lui l'immigration n'était pas une chance pour la France vous êtes à l'aise avec ce discours ?
moi je pense que Bruno Rotaillot mène sur un certain nombre de sujets des combats qui sont nécessaires combattre l'immigration illégale elle est illégale donc c'est nécessaire
mais il a réitéré récemment que pour lui l'immigration n'était pas en tant que telle une chance pour la France vous diriez la même chose ?
moi j'ai écouté vous savez à la fin on est tous des hommes et des femmes différents le premier ministre nous a rassemblés parce que nous incarnons ce pourquoi je me suis engagé en politique le dépassement les uns et les autres ont leurs convictions leurs expériences à la fin c'est le premier ministre qui tranche et moi je vous renvoie sur l'immigration à la ligne du gouvernement qui est une ligne qui est très ferme sur l'immigration illégale et il y a des mesures qui sont prises et qui sont nécessaires qui est aussi une ligne je crois d'équilibre nous avons des hommes et des femmes qui sont venus dans notre pays qui apportent des choses qui travaillent pour notre pays qui s'intègrent et qui doivent trouver leur place
donc pour vous c'est une chance l'immigration ?
mais c'est une drôle de question ça veut dire quoi c'est une chance c'est pas une chance ce qui est important c'est que dans notre pays ce qui sont important quand même est-ce que vous êtes d'accord
ou pas avec ces déclarations ?
ceux qui sont dans notre pays qui sont engagés qui travaillent qui apportent leurs compétences leurs talents leur sens de l'entreprise qui vivent parmi nous ils ont toute leur place donc ça peut être une chance et c'est évidemment une chance pour eux et pour nous ensuite si vous avez des trafiquants si vous avez des hommes et des femmes qui se retrouvent à faire des milliers de kilomètres dans des conditions infroyables qui sont exploités mais c'est une chance ni pour eux
c'est une question budgétaire aussi question courte réponse courte restreindre l'AME comme le souhaite Bruno Retailleau oui ou non ? oui ou non ?
non si c'est pour faire du symbole oui s'il faut adapter des mécanismes comme d'abord un référendum sur l'immigration comme le rapport Évin Stéphanini l'a proposé
un référendum sur l'immigration oui ou non ? pareil
le président a le choix dans la constitution comme le général de Gaulle y autorise de faire des référendums sur des sujets décisifs
est-ce que vous êtes favorable ?
mais quelle est la question ? la question c'est quelle est la question ? quand est-ce qu'on la pose ? qu'est-ce qu'on demande au français ? ça dépend de la question qu'on pose c'est un choix du président de la République et donc là aussi ne tombons pas dans la caricature il n'y a pas l'immigration pour ou contre dans tous les pays vous avez de l'immigration légale vous avez de l'immigration qui renforce notre pays et puis vous avez de l'immigration illégale contre tout le monde et pour qu'on la combatte
deux photos pour terminer cette émission on va vous montrer plutôt plutôt est-ce que vous êtes plutôt Amélie Monchalin plutôt la joconde ou Teddy Riner ? les sportifs vous avez entendu qui sont vent de bout contre la baisse du budget des sports la patronne du Louvre de son côté qui tire la sonnette d'alarme en disant qu'il faut des travaux d'entretien sinon je caricature un peu mais le Louvre tombera en ruine elle dit c'est 500 millions de rénovation 400 millions de plus pour faire d'autres aménagements est-ce que vous nous dites ce matin oui il y aura 500 millions dans le budget de l'État pour rénover le Louvre ? Oui ou non ?
Alors je crois que c'est pas ça la solution parce qu'il n'y a pas dans le budget 2025 une ligne qui apparaîtrait d'ici jeudi de 500 millions pour le Louvre je crois que le Président de la République se rend au Louvre mardi j'ai aussi entendu la ministre de la Culture faire un certain nombre de propositions assez innovantes sur la manière dont on pourrait mieux financer le Louvre
Faire payer davantage les visiteurs hors Union Européenne vous êtes d'accord ?
C'est une proposition qu'elle a soumise le Président s'exprime mardi et je peux vous dire pour faire plus tôt plus tôt moi j'ai visité une magnifique exposition au musée Marmottant au Monet il y a quelques semaines c'était le sport dans l'art donc vous voyez on peut réconcilier tout le monde
Merci beaucoup Améline Manchelin d'avoir été avec nous ce matin pour remettre les choses bien au clair merci Anne Seurat-Dubois merci Jules Pecknard vous restez bien sûr sur BFM TV dans un instant vous retrouvez Philippe Godin et Dominique Rezé
Amélie de Montchalin