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InterviewRTL (sur YouTube)· 29 octobre 2017 52 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéImmigration & asile

Le Grand Jury de Laurent Wauquiez, le 29 octobre 2017

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 53 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:53OuverteRéponse directe

    La Catalogne, c'est une préoccupation européenne. Emmanuel Macron soutient Mariano Rajoy dans sa gestion de la crise catalane. Est-ce que vous aussi, vous êtes sur cette ligne-là ?

  • 1:57RelanceRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas la porte ouverte à une lointaine indépendance sous revendication d'indépendance ?

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous craignez une contagion de ce qui se passe en Catalogne aujourd'hui, à la Corse, par exemple ?

  • 3:49OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous faites, vous, Laurent Wauquiez, de ces djihadistes français qui rentreraient éventuellement de Syrie ?

  • 5:31OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes d'accord avec Mme Parly, qui est la ministre de la Défense, pour dire qu'il faut, en priorité, déjà, essayer d'aller les tuer sur place ?

  • 6:22OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous faites des femmes et des enfants qui rentrent également de Syrie et qui sont de nationalité française ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:17Locuteur 4Fait
    « Et sur ce sujet-là, il est important que la voie de la France soit unique. Je suis attaché à ce que l'Espagne reste le seul interlocuteur de notre pays. »
  • 1:30Locuteur 4Fait
    « On n'aboutisse pas à encourager cette espèce d'explosion à laquelle on assiste potentiellement, qui est pour moi le danger de détricotage des États-nationaux. »
  • 2:26Locuteur 4Fait
    « Il ne faut jamais oublier que cette période a conduit souvent au chaos pour le continent. »
  • 4:07Locuteur 4Chiffre
    « assez abasourdie des récentes déclarations du ministre de l'Intérieur, qui a expliqué qu'il y avait donc aux alentours de 300 djihadistes qui étaient revenus sur le sol français, dont, et c'est le point important, 110 qui sont en liberté au moment où on part. »
  • 5:02Locuteur 4Fait
    « On a tout l'arsenal pénal, M. Tréard. Tout l'arsenal pénal qui permet de le faire. Ils peuvent être poursuivis pour association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste. »
  • 6:46Locuteur 4Fait
    « La réalité, c'est qu'elle a baissé le niveau de protection des Français. »
  • 7:03Locuteur 4Fait
    « Sur les djihadistes, l'état d'urgence nous permettait de leur fixer une assignation à résidence. Ils ne pouvaient pas quitter leur domicile. »
  • 12:23Locuteur 4Chiffre
    « Si on veut être au seuil de ce qu'est le niveau de prison qu'on a en Allemagne ou au Royaume-Uni, il en faut 20 000 supplémentaires. »
  • 22:24Locuteur 4Chiffre
    « Je suis la première région de France par le niveau de baisse de fonctionnement. Moins 5,9%. »
  • 22:30Locuteur 4Fait
    « La seule région en France à avoir réussi à baisser les dépenses de la masse salariale. »
  • 22:39Locuteur 4Fait
    « Si le gouvernement appliquait le même niveau d'exigence que ce que je fais dans ma région, le déficit public serait ramené à 0%. »
  • 17:24Locuteur 4Fait
    « Il n'a jamais exprimé ce qu'était sa vision de notre pays. »
  • 26:18Locuteur 4Fait
    « je ne crois pas qu'on a perdu 2012 parce que nos valeurs étaient trop claires »
  • 26:35Locuteur 4Fait
    « on a perdu sur l'instrumentalisation des affaires »
  • 27:56Locuteur 4Fait
    « j'avais dit que j'abandonnerais mon mandat de maire, j'ai abandonné mon mandat de maire »
  • 28:00Locuteur 4Fait
    « j'avais dit que je renoncerais à mon mandat de député, j'ai renoncé à mon mandat de député »
  • 31:30Locuteur 4Fait
    « ma légitimité naturelle c'est de reconstruire ma famille »
  • 33:00Locuteur 4Fait
    « la première menace de la laïcité en France c'est l'intégrisme islamiste »
  • 36:56Locuteur 4Fait
    « la réalité c'est que vous avez aujourd'hui en France des quartiers qui sont les quartiers perdus de la France »
  • 40:55Locuteur 4Chiffre
    « 84% de nos marchés publics sont ouverts totalement à la concurrence internationale »
  • 41:19Locuteur 4Chiffre
    « aux États-Unis les marchés publics sont ouverts à 18% à la concurrence »
  • 41:22Locuteur 4Chiffre
    « au Japon les marchés publics sont ouverts à 25% à la concurrence »
  • 47:10Locuteur 4Chiffre
    « Emmanuel Macron augmente la dépense publique de l'État de 2,2% »
  • 47:18Locuteur 4Chiffre
    « les dépenses publiques des administrations des ministères vont augmenter de 7 milliards d'euros »
  • 50:30Locuteur 4Fait
    « Le plus grand ennemi du Front National, c'est une droite qui assume à nouveau ses convictions et ses valeurs. »
  • 51:06Locuteur 4Promesse
    « Tant que je m'occuperai de notre famille, il n'y aura aucune alliance avec des élus du Front National. »
  • 51:16Locuteur 4Fait
    « Je ne veux plus que la droite se définisse par rapport au Front National ou par rapport à Macron. »

Temps de parole

  • Locuteur 463 %
  • Présentateur13 %
  • ?12 %
  • Locuteur 55 %
  • Locuteur 23 %
  • Locuteur 13 %

≈ 95 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur 6

Vous

0:00
Locuteur 4

regardez RTL.

0:11
Locuteur

Le

0:11
Présentateur

Grand Jury, RTL Le Figaro LCI. Invité aujourd'hui, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, candidat à la présidence des Républicains. Le débat est dirigé par Benjamin Sportouche. Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Bonjour Laurent Wauquiez. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Merci de m'avoir invité. Pour vous interroger à mes côtés aujourd'hui, Christophe Jacubicine de TF1.

0:34
Locuteur

Bonjour.

0:35
Présentateur

Et Yves Tréhard du Figaro. Et dans cette émission, c'est une tradition dorénavant, séquence droite suite avec les réactions des téléspectateurs et auditeurs qui nous regardent et qui nous écoutent. Et c'est Marie-Pierre Haddad de la rédaction numérique de RTL qui nous rejoindra pour vous relayer, Laurent Wauquiez, les commentaires, les interrogations de ceux qui nous regardent et nous écoutent. Alors première question, elle est d'ordre européenne. La Catalogne, c'est une préoccupation européenne. Le chef de file des indépendantistes, Carlos Puigdemont, est restera le président de la Catalogne. C'est ce qu'a dit son vice-président.

Emmanuel Macron soutient Mariano Rajoy, le Premier ministre espagnol, dans sa gestion de la crise catalane. Est-ce que vous aussi, vous êtes sur cette ligne-là

1:14
Locuteur

? C

1:15
Présentateur

'est

1:15
Locuteur 4

un point d'accord. Et sur ce sujet-là, il est important que la voie de la France soit unique.

1:23
Locuteur

Je

1:23
Locuteur 4

suis attaché à ce que l'Espagne reste le seul interlocuteur de notre pays.

1:27
Locuteur

Et

1:27
Locuteur 4

que par les prises de position prises par la France, on n'aboutisse pas à encourager

1:32
Locuteur

cette

1:32
Locuteur 4

espèce d'explosion à laquelle on assiste potentiellement,

1:36
Locuteur

qui

1:36
Locuteur 4

est pour moi le danger de détricotage des États-nationaux. Il y

1:38
Locuteur

a

1:38
Locuteur 4

un élu Corse, un

1:39
Locuteur 5

élu autonomiste, qui a approuvé cette indépendance. Il se trouve qu'en Corse, on doit voter au mois de décembre pour une nouvelle collectivité territoriale. Il y a de fortes chances pour que les autonomistes arrivent en tête de cette élection et qu'ils soient majoritaires dans l'île. Est-ce que ce n

1:57
Locuteur

'est

1:57
Locuteur 5

pas la porte ouverte à une lointaine indépendance sous revendication d'indépendance

2:02
Locuteur 4

? Laurent Wauquiez. Je pense qu'on doit être très vigilant.

2:04
Locuteur

Parce

2:05
Locuteur 4

qu'on voit bien la période dans laquelle on s'engage,

2:07
Locuteur

où

2:08
Locuteur 4

au fond, il y a une tentation de dire, on relègue les États-nations au placard, et les régions s'adressent directement à l'Europe, en reconstituant leur autonomie, qui vient parfois du fond des âges de l'histoire de l'Europe.

2:21
Locuteur

Il

2:22
Locuteur 4

ne faut jamais oublier que cette période a conduit souvent au chaos pour le continent.

2:26
Locuteur

Donc

2:26
Locuteur 4

moi, dans ma construction politique, je suis extrêmement attaché à la place de l'État-nation.

2:30
Locuteur

Donc centralisateur,

2:31
Locuteur 2

plutôt centralisateur.

2:32
Locuteur 4

Non, c'est une erreur qui est souvent commise.

2:34
Locuteur

L

2:34
Locuteur 4

'État-nation, ça ne signifie pas la centralisation.

2:37
Locuteur

L

2:38
Locuteur 4

'État-nation, ça signifie qu'on peut laisser une marge de soie, évidemment, à nos territoires. Ça signifie que chaque région doit pouvoir développer son orientation, sa politique économique,

2:48
Locuteur

que,

2:48
Locuteur 4

contrairement parfois à la tentation que je sens dans le gouvernement, tout ne doit pas se décider à Paris. Mais est-ce que vous craignez une contagion ?

2:54
Locuteur

De ce qui

2:55
Locuteur 4

se passe

2:55
Présentateur

en Catalogne, aujourd'hui, à la Corse,

2:58
Locuteur 4

par exemple ? Non, je ne la crains pas, parce que je pense que la France est un pays qui a 15 siècles derrière lui. Ça fait 15 siècles qu'on dit la France, pour nous désigner. Je n'ignore rien de la construction progressive, du fait que la Corse est rentrée en France plus tard, que l'histoire du ratassement du comté de Nice. Mais malgré tout,

3:13
Locuteur

cette

3:14
Locuteur 4

construction de la France, elle date de 15 siècles.

3:16
Locuteur

Et

3:17
Locuteur 4

j'ai une grande confiance dans sa force.

3:18
Locuteur

Mais

3:19
Locuteur 4

il faut la défendre.

3:20
Locuteur

Et

3:20
Locuteur 4

il faut rappeler que ce chemin-là est une impasse. Vous pouvez parler avec les autonomistes, quand même

3:25
Locuteur

?

3:27
Locuteur 4

Bien sûr. Moi, je parle avec ceux qui sont élus par le suffrage universel et avec du respect. On a même parfois mené ensemble des combats sur le sujet, par exemple, de la défense des politiques de montagne, qui, dans la Corse, qui est une île-montagne merveilleuse. Évidemment, on sait ce que ça veut dire.

3:41
Présentateur

Alors, il y a une autre actualité internationale plus lointaine. C'est la Syrie, avec Raqqa qui est tombée cette semaine, et le retour possible de djihadistes français. Il y en a quelques centaines dont on dit là-bas. Qu

3:53
Locuteur

'est

3:53
Présentateur

-ce que vous faites, vous, Laurent Wauquiez, de ces djihadistes français qui rentreraient éventuellement de Syrie

3:58
Locuteur

? C

4:00
Locuteur 4

'est un sujet sur lequel je suis extrêmement préoccupé.

4:04
Locuteur

Et

4:05
Locuteur 4

pour dire même les choses avec une grande netteté, assez abasourdie

4:08
Locuteur

des

4:09
Locuteur 4

récentes déclarations du ministre de l'Intérieur.

4:12
Locuteur

qui

4:13
Locuteur 4

a expliqué qu'il y avait donc aux alentours de 300 djihadistes qui étaient revenus sur le sol français,

4:19
Locuteur

dont, et

4:19
Locuteur 4

c'est le point important, 110 qui sont en liberté au moment où on part.

4:25
Locuteur

Et

4:25
Locuteur 4

le ministre de l'Intérieur nous déclare ça,

4:28
Locuteur

sans

4:28
Locuteur 4

même en tirer la moindre conséquence.

4:30
Locuteur

Sans

4:31
Locuteur 4

même proposer le moindre dispositif de protection pour les Français. Je

4:36
Locuteur

veux que nous soyons...

4:37
Locuteur 4

Vous voyez quoi,

4:38
Locuteur

vous ?

4:38
Locuteur 4

Pas du tout. Absolument pas, M. Sportouche. Et d'ailleurs, votre réaction pleine de bon sens, qui sort presque naturellement de vous, quel dommage qu'elle ne sorte pas avec autant de clarté du ministre de

4:49
Locuteur

l'Intérieur. C'est ce qui a

4:49
Présentateur

toujours été dit, me semble-t

4:50
Locuteur

-il,

4:50
Présentateur

par les autorités. Mais dites-nous... Absolument pas, justement.

4:53
Locuteur

Qu'est-ce que

4:53
Locuteur 4

vous faites

4:53
Locuteur

? Moi, ce que je

4:53
Locuteur 4

demande,

4:54
Locuteur

c

4:55
Locuteur 4

'est l'enfermement immédiat

4:57
Locuteur

de

4:57
Locuteur 4

tous les djihadistes qui sont revenus en France. Présomption de culpabilité ? Non, pas présomption de culpabilité. On a tout l'arsenal pénal, M. Tréard. Tout l'arsenal pénal qui permet de le faire. Ils peuvent être poursuivis pour association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste.

5:11
Locuteur

Ils

5:12
Locuteur 4

peuvent être poursuivis par le biais de l'intelligence avec l'ennemi ou du crime de haute trahison.

5:16
Locuteur

Ce

5:17
Locuteur 4

que je demande donc au gouvernement, c'est qu'on arrête de ce point de vue de fermer les yeux. Il est temps de réagir. Et qu'immédiatement, les poursuites pénales

5:26
Locuteur

et

5:26
Locuteur 4

les mesures permettant l'enfermement de tous les djihadistes présents sur le sol français soient prises.

5:31
Locuteur 5

Est-ce que vous êtes d'accord avec Mme Parly, qui est la ministre de la Défense, pour dire qu'il faut, en priorité, déjà, essayer d'aller les tuer sur place ?

5:38
Locuteur 4

Il est tant mieux s'ils se vendent sur place. Bien sûr, mais qu

5:42
Locuteur

'est-ce

5:42
Locuteur 4

que je constate, M. Tréard

5:44
Locuteur

? Et

5:44
Locuteur 4

malheureusement, souvent, c'est le cas dans ce gouvernement.

5:47
Locuteur

On

5:47
Locuteur 4

a beaucoup de communication et les faits, eux, ont la tête dure. Là, à l'heure où nous parlons, il faut que vos auditeurs sachent qu'il y a 110 djihadistes

5:56
Locuteur

qui

5:56
Locuteur 4

ont combattu en Syrie,

5:57
Locuteur

qui

5:58
Locuteur 4

sont formés aux techniques de terrorisme, à la barbarie la plus violente,

6:01
Locuteur

et

6:02
Locuteur 4

qui sont en liberté sur le sol

6:03
Locuteur

français. Donc vous

6:03
Présentateur

accusez le gouvernement d'être en péril de la sécurité des Français aujourd'hui ? Je

6:06
Locuteur 4

dis que le gouvernement ne réagit pas. Je dis que le gouvernement ne fait pas face à la menace. Et je dis qu'il manque de lucidité et de fermeté. Je demande donc très clairement l'internement

6:17
Locuteur

et

6:17
Locuteur 4

l'enfermement immédiat de tous les djihadistes qui sont sur le sol français.

6:22
Locuteur

Vous

6:22
Locuteur 5

n'êtes pas député, mais les députés LR ont très majoritairement voté contre la loi antiterroriste de M. Collomb. Comment vous expliquez qu'au Sénat, cette loi a été approuvée par la plupart des sénateurs les Républicains ? Vous n

6:38
Locuteur

'êtes

6:38
Locuteur 5

pas tous sur la même longueur d'onde, quand même.

6:39
Locuteur

M.

6:40
Locuteur 4

Tréard, d'abord, je voudrais revenir au fait.

6:43
Locuteur

Il

6:43
Locuteur 4

est bien que vous rappeliez cette loi sur la sécurité intérieure. La réalité, c'est qu'elle a baissé le niveau de protection des Français.

6:50
Locuteur

On

6:50
Locuteur 4

est en train de parler de la situation des djihadistes. Par rapport à l'état d'urgence,

6:53
Locuteur

mais par rapport à la loi précédente.

6:55
Locuteur 4

Oui, mais avant, on avait l'état d'urgence qui nous protégeait. Cette loi sur la sécurité intérieure, prenons un cas très précis. Sur les djihadistes, l'état d'urgence nous permettait de leur fixer une assignation à résidence. Ils ne pouvaient pas quitter leur domicile.

7:09
Locuteur

La

7:09
Locuteur 4

loi sur la sécurité intérieure ne le permet plus.

7:11
Locuteur

Elle

7:12
Locuteur 4

ne permet plus que de leur dire vous ne pourrez pas sortir du périmètre de votre ville. Voir même, dans certains cas, ils peuvent même se déplacer dans le périmètre d'ensemble de leur département.

7:21
Locuteur

C

7:21
Locuteur 4

'est de la folie. C'est de la folie.

7:23
Locuteur

Alors, comment vous expliquez que les sénateurs allaient

7:24
Présentateur

voter

7:24
Locuteur

?

7:25
Locuteur 4

Vos sénateurs ?

7:26
Locuteur

D

7:26
Locuteur 4

'abord, il y

7:27
Locuteur

a

7:27
Locuteur 4

eu un débat qui était un débat au premier tour sur la nécessité de concilier

7:30
Locuteur

à

7:30
Locuteur 4

la fois l'articulation des libertés publiques et la loi sur l'état d'urgence. Quelle est la réalité à laquelle on se heurte

7:35
Locuteur

?

7:36
Locuteur 4

C'est qu'il faut avoir le courage d'aller jusqu'au bout. Sur certains points, il est nécessaire de modifier la Constitution

7:41
Locuteur

pour

7:41
Locuteur 4

faire en sorte qu'on puisse adopter une vraie mesure de protection des Français.

7:45
Locuteur

Je

7:46
Locuteur 4

vais prendre un sujet

7:47
Locuteur

pour

7:47
Locuteur 4

lequel je plaide depuis longtemps.

7:49
Locuteur

C

7:50
Locuteur 4

'est que la France puisse mettre en place des mesures de rétention administrative.

7:53
Locuteur

C

7:54
Locuteur 4

'est-à-dire que, sans attendre le passage à l'acte, ce à quoi M. Traire faisait allusion, on puisse immédiatement,

7:59
Locuteur

quand

8:00
Locuteur 4

un individu est considéré comme étant potentiellement dangereux, prendre des mesures de rétention administrative,

8:05
Locuteur

à

8:05
Locuteur 4

l'image d'ailleurs de ce qu'on fait dans le domaine des fous ou de la psychiatrie. Eh bien, ces mesures-là ne sont pas possibles aujourd'hui en France pour les terroristes. Je demande qu'elles le soient. Dans les centres de rétention. Mais vous rendez

8:16
Locuteur

compte, M. Traire... Vous voulez construire plus

8:17
Présentateur

dans les

8:18
Locuteur

centres

8:18
Présentateur

de rétention ?

8:19
Locuteur 4

Juste pardon. Pour invoquer. Je voudrais à un moment qu'on prenne un tout petit peu de champ sur ce qu'on vient de dire.

8:25
Locuteur

On

8:25
Locuteur 4

est en train de se dire qu'on ne va pas enfermer des djihadistes parce qu

8:29
Locuteur

'il

8:29
Locuteur 4

n

8:29
Locuteur

'y

8:29
Locuteur 4

aurait pas assez de place dans les centres de rétention administrative.

8:31
Locuteur

Non,

8:31
Locuteur 4

mais il

8:31
Locuteur

faut

8:31
Locuteur 4

encore ce que je

8:31
Locuteur

veux

8:31
Locuteur 4

dire. Je suis bien d'accord.

8:33
Locuteur

Mais c'est précisément... Alors, on ne

8:34
Locuteur 2

parle pas de djihadistes, on parle de gens soupçonnés de pouvoir effectivement contribuer à l'opération terroriste. Je parle bien de djihadistes.

8:39
Locuteur

Qu'est-ce que vous faites des femmes et des enfants ? J'ai une

8:41
Présentateur

question très précise. Qu'est-ce que vous faites des femmes et des enfants qui rentrent également de Syrie et qui sont de nationalité française ? Vous

8:48
Locuteur 4

savez, M. Sportouche, moi, je suis favorable à ce qu'on arrête

8:52
Locuteur

de

8:52
Locuteur 4

prendre des risques avec la vie des familles françaises.

8:55
Locuteur

On

8:56
Locuteur 4

parle de mineurs.

8:57
Locuteur

On

8:58
Locuteur 4

parle de femmes.

8:59
Locuteur

Et

8:59
Locuteur 4

on parle dans les deux cas de personnes qui ont décidé d'aller en Syrie

9:03
Locuteur

pour

9:03
Locuteur 4

se préparer au djihad, à la plus grande barbarie

9:06
Locuteur

et

9:06
Locuteur 4

à tuer les autres. Donc, vous les enfermez aussi ? Donc, pour moi, le sujet n'est pas de savoir si on a affaire à des hommes

9:11
Locuteur

ou

9:12
Locuteur 4

à des femmes.

9:13
Locuteur

La

9:13
Locuteur 4

question, c'est est

9:14
Locuteur

-ce

9:14
Locuteur 4

qu'on a affaire à des gens

9:14
Locuteur

qui

9:15
Locuteur 4

sont capables de se faire exploser avec une ceinture d'explosif ? Si c'est le cas, je ne prends pas de risque.

9:20
Locuteur 5

Petit insiste,

9:20
Locuteur

M.

9:21
Locuteur 5

Wauquiez, il y a des procès-verbaux qui circulent actuellement dans la presse qui révèlent que de l'argent liquide sera arrivé à votre parti, celui de l'UMP, à l'époque, en 2007, pour la campagne de Nicolas Sarkozy. Éric Wirt en était à l'époque le trésorier. Il a reconnu qu'effectivement des enveloppes étaient arrivées et certains soupçonnent que ce soit des enveloppes qui puissent ressembler à de l'argent provenant de Libye et donc du colonel Kadhafi à l'époque.

9:49
Locuteur

Est-ce que

9:49
Présentateur

vous en aviez eu connaissance ?

9:50
Locuteur

Est-ce que vous connaissiez

9:51
Locuteur 4

ce sujet ? M. Tréhard, permettez-moi de souligner le caractère très doux de votre transition en passant d'un sujet à l'autre avec, je dirais, un peu un choc plus ou moins sympathique.

10:04
Locuteur

Je

10:05
Locuteur 4

vais répondre très simplement. Je ne commande pas des procès-verbaux. Je ne commande pas des procès-verbaux que je n'ai pas vus. Je ne commande pas des procès-verbaux qui ne devraient pas être dans la presse. Et je ne commande pas ce genre d'allégation. Donc, si jamais vous avez des faits, si jamais il y a des choses sur lesquelles elles sont établies, vous en parlerez avec plaisir en

10:21
Locuteur

tant d'heures. C'est des procès-verbaux dans

10:21
Présentateur

la

10:22
Locuteur

presse

10:23
Présentateur

avec

10:23
Locuteur 4

des déclarations d'Éric Wörth. Il ne vous a pas échappé que théoriquement un procès-verbal ne doit pas sortir.

10:29
Locuteur

Ça fait partie du secret de la procédure de la justice. C'est la liberté de la

10:32
Présentateur

presse. Sur les djihadistes, il

10:35
Locuteur

y

10:35
Présentateur

a juste une petite question sur laquelle vous n'avez pas répondu très clairement. Au sein de votre parti, sur la loi antiterrorisme, il y a une différence d'approche au sein de votre parti.

10:43
Locuteur 4

M. Sportou, je vais être très clair. Moi, Maline, vous l'avez compris, c'est la plus grande fermeté sur le sujet régalien.

10:49
Locuteur 2

En matière de sécurité,

10:51
Locuteur

il

10:51
Locuteur 2

y a

10:51
Locuteur

toujours

10:51
Locuteur 2

hier, le ministre de l'Intérieur a présenté un petit peu, une police de sécurité du quotidien.

10:57
Locuteur

Il va

10:58
Locuteur 2

le dépasser, pour vous. Qui remplace un peu la police de proximité de la fin des années 90. Est-ce que c'est quand même une bonne idée ? Est-ce

11:04
Locuteur

que

11:04
Locuteur 2

ça peut apporter quand même un plus à la sécurité des Français

11:07
Locuteur

?

11:07
Locuteur 4

Laurent Wauquiez. Soyons là aussi très simple.

11:12
Locuteur

C

11:12
Locuteur 4

'est le grand retour de la police de proximité Lionel Jospin. Cette police de proximité reposait sur quoi

11:18
Locuteur

? En

11:20
Locuteur 4

gros, les gendarmes et les policiers doivent faire un travail d'animation de quartier. C'est pas ce que dit le président de la République. Pas du tout. Il a dit que

11:27
Locuteur

c

11:27
Locuteur 4

'est pas la police

11:27
Locuteur

de proximité. Moi, j'aimerais bien

11:28
Locuteur 4

qu

11:28
Locuteur

'on

11:28
Locuteur 4

m'explique ce que c'est que la police de proximité si ce n'est ça.

11:32
Locuteur

J

11:32
Locuteur 4

'aimerais bien que vous m'expliquiez, M. Tréhard, quand ils disent qu'il faut qu

11:35
Locuteur

'il

11:35
Locuteur 4

y

11:35
Locuteur

ait

11:35
Locuteur 4

plus de discussion, qu'il faut qu

11:37
Locuteur

'il

11:37
Locuteur 4

y

11:37
Locuteur

ait

11:37
Locuteur 4

plus de concertation avec les gens dans les quartiers, qu'il faut que les policiers aillent gentiment au contact de la population, qu'on échange tranquillement

11:43
Locuteur

autour

11:43
Locuteur 2

d'une table.

11:44
Locuteur

C

11:44
Locuteur 2

'est parfois bien

11:45
Locuteur 4

justement pour identifier les... Vous savez surtout ce que moi je trouve bien.

11:48
Locuteur

C

11:48
Locuteur 4

'est que quand il y

11:48
Locuteur

a

11:48
Locuteur 4

un délinquant qu

11:49
Locuteur

'il

11:49
Locuteur 4

soit arrêté,

11:50
Locuteur

que

11:51
Locuteur 4

quand quelqu'un a commis un crime, il soit puni

11:53
Locuteur

et

11:54
Locuteur 4

qu'ensuite sa peine de prison soit exécutée. Là où j'ai parfois un sentiment d'incompréhension et M. Tréhard le disait pour le coup très bien, les places de prison.

12:04
Locuteur

Aujourd

12:05
Locuteur 4

'hui, la politique pénale dépend du nombre de places de prison qui sont libres

12:08
Locuteur

et

12:09
Locuteur 4

pas des personnes qui commettent

12:10
Locuteur

des délais. Combien vous

12:10
Présentateur

souhaiteriez en construire de plus Laurent Wauquiez de places de prison ? 20 000 ?

12:14
Locuteur

Je

12:14
Présentateur

crois que c'était ce qui était invoqué par...

12:16
Locuteur

Oui, 20

12:16
Présentateur

000.

12:17
Locuteur

En tout cas, si on

12:18
Locuteur 4

veut être au seuil de ce qu'est le niveau de prison qu'on a en Allemagne ou au Royaume-Uni, il en faut 20 000 supplémentaires.

12:26
Locuteur

Le

12:27
Locuteur 4

temps que vous décidiez et que ça s'exécute, il faut au moins 3 à 4 ans.

12:30
Locuteur

Le

12:31
Locuteur 4

gouvernement, là encore, sur tous les sujets régaliens, est beaucoup trop mou.

12:35
Locuteur

Il

12:35
Locuteur 4

fait preuve de faiblesse.

12:36
Locuteur

Et

12:37
Locuteur 4

donc, je le dis simplement...

12:39
Locuteur 5

Alors, Wauquiez, 2010, la loi Dati, pas assez de places de prison, on fait une loi pour faire en sorte que ceux qui sont condamnés à moins de

12:45
Locuteur

2 ans de prison ne

12:46
Locuteur 4

fassent pas de prison. Pardon ? Mais, M. Tréhard, il y avait dans la loi qui avait été adoptée les peines planchées et nous avions mis en place un grand programme de construction de prison qui a été arrêté par François Hollande et qui n'est pas relancé par ce gouvernement. Je voudrais là encore prendre un moment, un exemple assez simple et brutal.

13:05
Locuteur

Dans

13:05
Locuteur 4

ma région, dans l'Isère,

13:07
Locuteur

il

13:07
Locuteur 4

y

13:07
Locuteur

a

13:07
Locuteur 4

une caserne de gendarmerie qui a été incendiée, volontairement,

13:11
Locuteur

qui

13:11
Locuteur 4

aurait pu aboutir à des drames pour les familles et pour les gendarmes. Moi, ce que j'attends, ce n

13:16
Locuteur

'est

13:16
Locuteur 4

pas qu'ensuite les gendarmes aillent faire une grande séance de thérapie collective de proximité.

13:20
Locuteur

Ce

13:20
Locuteur 4

que j'attends, c'est qu'on aille chercher ceux qui ont fait ça, qu'ils soient punis et qu'ils aillent en présent. Et ce que je pense, c'est qu'on est sur le retour de, au fond, cette politique de sécurité dans laquelle on se trompe de combat. Le combat, c'est d'aller chercher les délinquants, ce n

13:34
Locuteur

'est pas

13:35
Présentateur

de faire de l'animation de quartier. Juste sur la police de sécurité du quotidien, Bruno Béchisa, qui est dans votre camp, qui est le maire

13:40
Locuteur

républicain

13:41
Présentateur

d'Aulnay-Soubois, et il n'est pas des plus laxistes, s'est proposé pour une expérimentation. Donc, il ne voit pas, lui, que du mauvais dans cette police-là.

13:49
Locuteur

Bien

13:49
Locuteur 4

sûr, j'ai eu l'échange avec Bruno là-dessus. Bruno, qui est un maire admirable de Seine-Saint-Denis, ancien policier, qui est extrêmement ferme sur ces questions. Précisément, ce qu'il veut, c'est se mettre dès le début dans l'expérimentation pour empêcher le gouvernement de partir sur la voie qu'il redoute, qui est celle de la police-proximité.

14:04
Locuteur

Pour dire tout

14:05
Présentateur

le mal qu'il en pensera une fois que l'expérimentation

14:07
Locuteur

sera réalisée. C

14:08
Locuteur 2

'est une taupe au sein de la police-proximité.

14:10
Locuteur 4

Permettez-nous de temps en temps de lutter pour nos idées.

14:12
Locuteur

Ah non, c'est une autre chose. C'est ça la stratégie.

14:16
Locuteur 4

C'est ça la stratégie. Je voudrais vous donner un cas très concret. Hier, j'étais à Franconville,

14:22
Locuteur

qui

14:22
Locuteur 4

est une commune où les effectifs des commissariens n'ont cessé de baisser,

14:26
Locuteur

où

14:26
Locuteur 4

le maire a été obligé de se battre pour relancer lui une police municipale qui a compensé le désengagement du commissariat

14:32
Locuteur

et

14:32
Locuteur 4

qui a été une police extrêmement efficace. Mais la base de son approche, c'est de la sanction. C'est de la fermeté. Ce n

14:40
Locuteur

'est

14:40
Locuteur 4

pas une police de proximité où au fond, on excuse tout et on ferme les yeux sur tout.

14:45
Locuteur

Il

14:46
Locuteur 4

y a un travail d'animation de quartier à faire.

14:47
Locuteur

Ce

14:48
Locuteur 4

n

14:48
Locuteur

'est

14:48
Locuteur 4

pas aux policiers et aux gendarmes de le faire. C'est aux éducateurs de quartier. Ne confondons pas les

14:51
Locuteur

choses.

14:52
Présentateur

Vous avez entendu sur ce que vous jugez être une politique laxiste, je comprends bien en matière de sécurité. Vous menez ce matin une charge très violente contre Emmanuel Macron dans le journal du dimanche. Vous dites du président de la République qu'il y a chez lui une haine de la province, qu'il n'y a pas d'amour charnel pour la France, qu'il n'est porté que par un seul projet lui-même. Est-ce que vous ne tombez pas, Laurent Wauquiez, dans la caricature, dans l'excès

15:14
Locuteur

? Vous

15:16
Locuteur 4

savez, et là encore, vous me connaissez, j'ai l'habitude d'être un peu franc. Parfois, quand je lis et j'écoute les commentateurs sur Emmanuel Macron,

15:23
Locuteur

j

15:24
Locuteur 4

'ai parfois l'impression que là, on est dans la caricature.

15:26
Locuteur

que

15:26
Locuteur 4

tout est si merveilleusement beau,

15:28
Locuteur

que

15:29
Locuteur 4

tout est si merveilleusement parfait,

15:31
Locuteur

que

15:31
Locuteur 4

Jupiter est sur son nuage et que tous les Français sont heureux.

15:35
Locuteur

Et

15:35
Locuteur 4

curieusement,

15:36
Locuteur

quand

15:37
Locuteur 4

moi je vais chez moi dans ma région,

15:39
Locuteur

quand

15:39
Locuteur 4

je sillonne la France comme je la fais,

15:41
Locuteur

je

15:42
Locuteur 4

vois très nombreux Français qui sont de plus en plus préoccupés par ce que fait Emmanuel Macron,

15:46
Locuteur

qui

15:47
Locuteur 4

comprennent de moins en moins son caractère et la façon dont il agit. Pendant quatre mois, j'ai été totalement silencieux

15:54
Locuteur

pour

15:55
Locuteur 4

laisser sa chance à ce président de la République.

15:58
Locuteur

Et

15:58
Locuteur 4

aujourd'hui, je pense qu'il est temps qu'on exprime clairement.

16:01
Locuteur 2

Quatre mois, ce n

16:01
Locuteur

'est

16:01
Locuteur 2

pas un peu

16:01
Locuteur 4

court pour réformer ? Vous voulez quoi ? Qu'on se teste pendant

16:06
Locuteur

quatre mois et demi ? Non, je ne sais pas,

16:06
Locuteur 4

mais...

16:07
Locuteur

Quatre mois, c'est court. Non, mais vous dites qu'il n'a pas d'amour pour

16:11
Présentateur

la France. Est-ce qu'on entend aussi que

16:12
Locuteur

c

16:12
Présentateur

'est un peu le parti de l'étranger ? Il oppose deux France ? Vous aussi, vous les émigrez aux Français de souche, les chômeurs à ceux qui ont un travail. Je

16:18
Locuteur

n'ai jamais opposé les émigres.

16:22
Locuteur 4

Je vais répondre très clairement à votre question.

16:26
Locuteur

D

16:26
Locuteur 4

'abord, la première chose, c'est que sur ce qu'il fait, j'ai des profondes divergences. Nous y viendrons. J'espère que vous m'autorisez quand même à l'exprimer. Mais sur la philosophie.

16:34
Locuteur

Et

16:34
Locuteur 4

que la voix de l'opposition peut encore se faire entendre dans notre pays. Il

16:37
Locuteur

n'y a pas qu'un parti unique en France. Laurent Wauquiez, ne vous inquiétez pas. C'est pour ça que vous êtes là, Laurent Wauquiez. Et je vous remercie.

16:42
Locuteur 5

C

16:43
Locuteur

'est le

16:43
Locuteur 5

désert de l'âme,

16:44
Locuteur

Emmanuel Macron. Je vais répondre à l'apprécieux, l'adulte,

16:47
Présentateur

arrogant. On va laisser répondre Laurent Wauquiez. C'est vous. C'est

16:49
Locuteur 4

de vous tout ça. Est-ce que vous me permettez de me placer un mot pour expliquer

16:53
Locuteur

? D

16:54
Locuteur 4

'abord, la première chose. Un, sur son programme, j

16:56
Locuteur

'ai

16:56
Locuteur 4

de profondes divergences. Sur l'économie, on y viendra. Oui. Je pense que son programme ne redressera pas notre pays. Deux, sur la fiscalité, je pense que son programme est profondément injuste

17:06
Locuteur

pour

17:07
Locuteur 4

les classes moyennes

17:08
Locuteur

et

17:08
Locuteur 4

pour les retraités. Enfin, sur le régalien,

17:11
Locuteur

on

17:11
Locuteur 4

en a parlé, je pense qu'il ne prend pas la mesure des menaces du pays. Deuxièmement,

17:16
Locuteur

je

17:16
Locuteur 4

ne sens pas chez lui une vision de la France.

17:19
Locuteur

Et

17:19
Locuteur 4

je le dis très simplement.

17:20
Locuteur

Au

17:21
Locuteur 4

fond, quel est le seul discours

17:22
Locuteur

où

17:23
Locuteur 4

il y avait vraiment un souffle qu'il a fait

17:24
Locuteur

? C

17:25
Locuteur 4

'est celui sur l'Europe.

17:26
Locuteur

Il

17:27
Locuteur 4

n'a jamais exprimé ce qu'était sa vision de notre pays.

17:29
Locuteur

À

17:29
Locuteur 4

Lyon,

17:30
Locuteur

je

17:30
Locuteur 4

l'ai entendu dire qu

17:31
Locuteur

'il

17:31
Locuteur 4

n'y avait pas de culture française. À Marseille,

17:34
Locuteur

il

17:35
Locuteur 4

a fait une superbe ode

17:36
Locuteur

à

17:37
Locuteur 4

la juxtaposition des communautés.

17:39
Locuteur

Il

17:39
Locuteur 4

parle de start-up nation,

17:41
Locuteur

il

17:41
Locuteur 4

ne parle pas de nation française.

17:43
Locuteur

Il

17:43
Locuteur 4

parle de nation européenne, il ne parle pas de nation française.

17:47
Locuteur

Et

17:47
Locuteur 4

je me permets d'ajouter

17:49
Locuteur

que

17:49
Locuteur 4

je trouve parfois chez lui,

17:51
Locuteur

et

17:51
Locuteur 4

visiblement, les Français le ressentent très fortement, beaucoup de froideur,

17:57
Locuteur

un

17:57
Locuteur 4

vrai manque d'empathie quand il va vers les Français.

18:00
Locuteur

Et

18:01
Locuteur 4

au fond, une forme d'arrogance.

18:03
Locuteur

Quand,

18:04
Locuteur 4

par exemple, il déclare dans une start-up,

18:06
Locuteur

en

18:06
Locuteur 4

France, il

18:06
Locuteur

y

18:06
Locuteur 4

a ceux qui réussissent

18:07
Locuteur

et

18:08
Locuteur 4

ceux qui ne sont rien.

18:09
Locuteur

Moi,

18:09
Locuteur 4

je ne crois pas à cela.

18:11
Locuteur

Je

18:11
Locuteur 4

ne crois pas que l'ouvrier de Belfort, je vais aller jusqu'au bout puisque vous m'interrogez,

18:15
Locuteur

je

18:15
Locuteur 4

ne crois pas que l'ouvrier de Belfort soit la France qui ne réussisse pas rien. Je ne crois pas que l'agriculteur, c'est la France qui n

18:21
Locuteur

'est

18:21
Locuteur 4

rien.

18:22
Locuteur

Je

18:22
Locuteur 4

ne crois pas qu'il y a juste ceux qui réussissent dans la mondialisation.

18:24
Locuteur

Mais quand il va

18:24
Présentateur

en Guyane et qu'il dit je ne suis pas le Père Noël, ça c'est ses propos qui peuvent parler.

18:30
Locuteur

Le

18:31
Locuteur 4

sujet, M. Tréhard, c'est qu'à un moment,

18:34
Locuteur

les

18:35
Locuteur 4

Français attendent de la fermeté.

18:37
Locuteur

Ils

18:37
Locuteur 4

attendent des convictions.

18:39
Locuteur

Ils

18:39
Locuteur 4

attendent une vision du pays, ce qu'Emmanuel Macron n'explique jamais.

18:42
Locuteur

Ils

18:43
Locuteur 4

n'attendent pas un petit président arrogant et capricieux qui, dès qu'on ose le contester, osse le ton et vous demande de vous taire. Je vais prendre des témoignages qui, moi, m'ont marqué.

18:54
Locuteur

Quand

18:54
Locuteur 4

je vais à Belfort,

18:56
Locuteur

il y a

18:56
Locuteur 4

un ouvrier d'Alsomme qui fait le déplacement pour venir me rencontrer

18:59
Locuteur

et

19:00
Locuteur 4

qui me dit M. Wauquiez, j'ai souvent voté à gauche et je vous soutiendrai

19:03
Locuteur

parce

19:04
Locuteur 4

que ce que nous, on sent,

19:05
Locuteur

c

19:05
Locuteur 4

'est que ce président ne nous aime pas.

19:07
Locuteur

Ce

19:07
Locuteur 4

que je pense profondément,

19:09
Locuteur

c

19:09
Locuteur 4

'est qu'Emmanuel Macron,

19:11
Locuteur

c

19:11
Locuteur 4

'est ceux qui réussissent dans la mondialisation

19:13
Locuteur

et

19:13
Locuteur 4

les autres, il ne les prend pas. Moi,

19:15
Locuteur

la

19:16
Locuteur 4

droite que je défends, c'est la droite qui défend la France qui travaille. Mais

19:18
Locuteur

Laurent Wauquiez, vous dites enfants

19:20
Présentateur

capricieux et adultes enroguants, arrogant, ambitieux, capricieux, ce sont aussi des reproches qui vous sont faits à vous, Laurent Wauquiez, par certains dans votre camp. Est-ce que vous avez changé ? Pardon, mais je n

19:29
Locuteur

'ai

19:29
Locuteur 4

jamais entendu ces reproches dans mon camp. Mais peut-être que vous avez du verbe à Tim. Non, mais

19:33
Locuteur

vous savez,

19:33
Présentateur

vous lisez comme nous les portraits qui vous sont consacrés et on l'entend. Est-ce que vous avez l'impression ? Je n

19:39
Locuteur

'ai

19:39
Présentateur

jamais entendu ça.

19:40
Locuteur

Pardon, c'était une création.

19:42
Présentateur

Dans votre région, par exemple, certains disent que vous avez une gestion assez dure, sans trop d'empathie. Pour certaines associations, vous les privez de subventions. Est-ce que vous avez l'impression que vous avez des choses à vous reprocher ? Vous êtes parfois

19:54
Locuteur

dans l'exemple.

19:55
Locuteur 4

C

19:55
Locuteur

'est une autre

19:55
Locuteur 4

touche.

19:57
Locuteur

Ça

19:57
Locuteur 4

m'a rarement été reproché.

19:59
Locuteur

On

19:59
Locuteur 4

a souvent d'ailleurs dit de moi que j'avais un côté assez chiracien dans ma façon de faire de la politique. Et je le revendique.

20:05
Locuteur

Vous voulez dire quoi

20:06
Locuteur 2

de clientélisme ? Parce qu'on parle des associations, des institutions.

20:09
Locuteur

Dites donc, M. Jacques Hubisine, il va apprécier Jacques Chirac. C'est un peu de respect, quand même, s'il vous plaît. J'ai dû rester pour lui, bien évidemment. Jacques Chirac, c'est un président auquel

20:17
Locuteur 4

tout le monde reconnaissait,

20:18
Locuteur

M. Jacques Hubisine. Et je

20:19
Locuteur 4

ne

20:19
Locuteur

vais

20:19
Locuteur 4

pas vous laisser dire ça,

20:20
Locuteur

même

20:20
Locuteur 4

avec

20:21
Locuteur

le sourire. Jacques Chirac,

20:22
Locuteur 4

c'est un président dont tout le monde reconnaissait.

20:24
Locuteur

Mais qu'est-ce que vous

20:24
Locuteur 4

n'entendez pas ? Que dans son contact avec les autres, il y avait de la chaleur.

20:27
Locuteur

Et

20:27
Locuteur 4

vous voulez dire

20:28
Locuteur 2

quoi ? Il y avait

20:28
Locuteur 4

de la

20:28
Locuteur 2

générosité.

20:29
Locuteur

Quand vous

20:29
Locuteur 2

faites une

20:29
Locuteur

politique à la Chirac, ça veut dire quoi ?

20:31
Locuteur 4

Non, moi ce que j'aime, M. Jacques Hubisine,

20:33
Locuteur

et

20:33
Locuteur 4

pour moi, il y a deux filiations.

20:35
Locuteur

Il y

20:35
Locuteur 4

a d'une part cette empathie qu'avait Jacques Chirac

20:37
Locuteur

et

20:37
Locuteur 4

il

20:38
Locuteur

y a

20:38
Locuteur 4

d'autre part cette détermination

20:39
Locuteur

et

20:39
Locuteur 4

cette énergie qu'avait Nicolas Sarkozy. Vous m'interrogez sur ma région.

20:44
Locuteur

J

20:44
Locuteur 4

'ai été élu dans ma région au Verne-Rhône-Alpes avec un programme clair. Et c'est vrai, ce n

20:49
Locuteur

'est

20:49
Locuteur 4

pas si habituel en politique, je l'applique.

20:52
Locuteur

Et

20:52
Locuteur 4

je l'applique totalement.

20:53
Locuteur

Non mais certains vous accusent

20:54
Présentateur

d'intimidation, de menace. Par exemple, le maire de Saint-Sigolandi, il m'a appelé trois fois pour me dire de ne pas être sur la photo avec celle qui était contre votre députée, LR qui a été élu d'ailleurs. Et voilà, ils évoquent des menaces, des intimidations. En tous les cas, une manière assez dure de faire de la politique. Vous

21:11
Locuteur 4

oubliez juste de préciser que le maire que vous citez est en marche.

21:15
Locuteur

Et

21:15
Locuteur 4

donc certes, je n

21:16
Locuteur

'ai

21:16
Locuteur 4

aucun doute sur le niveau de son objectivité,

21:18
Locuteur

M. Sportouche. Mais

21:19
Locuteur 4

vous pouvez peut-être aussi citer par exemple les 135 parlementaires qui me soutiennent. Vous pouvez peut-être

21:25
Locuteur

aussi rappeler, M. Sportouche, que j'ai gagné ma région. Il y a plusieurs à le dire. Vous dites que ce n'est pas vrai.

21:30
Locuteur 4

Ce n

21:30
Locuteur

'est

21:30
Locuteur 4

pas ça. Je ne

21:31
Locuteur

vous

21:31
Locuteur 4

dis pas que ce n

21:32
Locuteur

'est

21:32
Locuteur 4

pas vrai. Je vous dis juste que ce sont des opposants qui ont une pratique et un discours d'opposition. C'est assez étonnant dans la démocratie. C'est vrai. Et je vous dis juste que moi, j

21:41
Locuteur

'ai gagné ma région.

21:41
Présentateur

que vous pouvez passer

21:42
Locuteur 4

dans cette attention-là, est-ce qu'ils ont existé ou pas

21:44
Locuteur

?

21:45
Locuteur 4

Vous savez, dans ce que je lis souvent, je vois beaucoup d'affabulations. Et d'ailleurs, notamment sur le portrait auquel vous faites allusion, je vais exiger un droit de réponse parce que j'en ai parfois assez qu'on dise tout et n'importe quoi. Parfois même avec des propos qui me surprennent.

21:58
Locuteur

Le

21:58
Locuteur 4

portrait code

21:58
Locuteur

du monde ? Non,

22:00
Locuteur 4

je vais revenir si vous me permettez parce que ça, c'est ce qui intéresse les Français. Ce n

22:04
Locuteur

'est

22:04
Locuteur 4

pas la question de la psychologie des élus.

22:07
Locuteur

Dans ma région...

22:08
Locuteur 2

Emmanuel Macron, vous en faites dans la tribune

22:10
Locuteur 4

aujourd'hui dans le JDD. Oui, parce que ce qui me préoccupe, c'est ses conséquences pour les Français. Si je peux revenir puisque vous m'interrogez dessus sur ma région.

22:18
Locuteur

Dans

22:18
Locuteur 4

ma région, j'ai pris un engagement

22:20
Locuteur

qui

22:20
Locuteur 4

est de lutter contre le gaspillage de l'argent public.

22:24
Locuteur

Je

22:24
Locuteur 4

suis la première région de France par le niveau de baisse de fonctionnement. Moins 5,9%.

22:30
Locuteur

La

22:30
Locuteur 4

seule région en France à avoir réussi à baisser les dépenses de la masse salariale.

22:35
Locuteur

Si

22:36
Locuteur 4

le gouvernement appliquait le même niveau d'exigence que ce que je fais dans ma région, le déficit public serait ramené à 0%. Alors oui, ça suppose de la détermination.

22:47
Locuteur

Oui,

22:47
Locuteur 4

parfois ça frotte. Parce que

22:49
Locuteur

on

22:50
Locuteur 4

a tellement été habitués à avoir des politiques qui font de l'eau tiède

22:52
Locuteur

et

22:53
Locuteur 4

qui n'ont pas le courage d'aller jusqu'au bout qu'on est surpris

22:55
Locuteur

quand

22:56
Locuteur 4

de façon étonnante on a un élu qui après l'élection applique la même chose que ce qu

23:00
Locuteur

'il

23:00
Locuteur 4

faisait avant.

23:00
Locuteur

Et

23:01
Locuteur 4

je n'augmente pas les impôts. Et c'est aussi ce que je veux que vous compreniez.

23:04
Locuteur

C

23:05
Locuteur 4

'est pour moi une vraie différence avec l'approche économique et budgétaire d'Emmanuel Macron

23:09
Locuteur

dans

23:09
Locuteur 4

laquelle il n

23:10
Locuteur

'y

23:10
Locuteur 4

a pas de lutte contre le gaspillage de l'argent public et dans laquelle les Français risquent de payer l'addition avec la hausse de la CSG.

23:16
Présentateur

Alors Marie-Pierre Haddad nous a rejoint pour les premières réactions. Je précise juste que vous avez eu votre droit de réponse ici même sur les articles parus ces derniers.

23:23
Locuteur

La famille de l'arrache quand même. Le feriez

23:26
Présentateur

-vous par ailleurs. Donc Marie-Pierre Haddad, bonjour. Quelles sont les premières réactions des auditeurs et téléspectateurs qui sont à l'écoute de l'émission ?

23:33
Locuteur 1

Bonjour à tous. Bonjour Laurent Wauquiez.

23:35
Locuteur

Bonjour Madame la Verve. Alors vous

23:35
Locuteur 1

parliez il y a quelques instants d'Emmanuel Macron et vos propos ont suscité beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux. Donc sur Facebook Live on a Philippe qui estime qu'Emmanuel Macron vous craint et on a Pascal lui qui nous raconte avoir pris ses distances avec les Républicains. Pourquoi ? Parce que vous critiquez des réformes que vous auriez dû faire lorsque vous étiez au pouvoir. Et on a aussi un dernier message sur Facebook Live de Marie-Pierre qui vous demande pourquoi ne pas aider Emmanuel Macron que vous auriez pu engager depuis bien longtemps ?

24:02
Présentateur

Laurent Wauquiez.

24:04
Locuteur

C

24:04
Locuteur 4

'est Philippe qui... C

24:05
Locuteur 1

'est Philippe qui trouve qu'Emmanuel Macron vous craint.

24:08
Locuteur 4

D'accord. Et Marie

24:09
Locuteur 1

-Pierre qui vous pose la

24:09
Locuteur

question

24:10
Locuteur 1

pourquoi ne pas aider Emmanuel Macron à faire les réformes que vous

24:13
Locuteur

auriez pu en dire ? D'abord

24:13
Locuteur 4

Philippe a raison. Emmanuel

24:15
Locuteur

Macron

24:15
Locuteur 4

vous craint. Non, non, non, non, c'est pas Philippe qui dit qu

24:17
Locuteur

'il

24:17
Locuteur 4

me craint. Ça c

24:18
Locuteur

'est gentil et je le prends.

24:20
Locuteur 4

C'est gentil et je le prends. Vous voyez c'est toujours bien d'avoir les auditeurs qui réagissent. Mais c'est pas ça. Il y a une réaction d'un de vos auditeurs qui dit

24:30
Locuteur

vous

24:30
Locuteur 4

n'êtes pas allé assez loin.

24:31
Locuteur

Il

24:31
Locuteur 4

a raison.

24:32
Locuteur

C

24:33
Locuteur 4

'est précisément contre ça que je me bats.

24:35
Locuteur

Ce

24:35
Locuteur 4

que je veux c'est restaurer la voie de la droite et une droite qui assume sereinement mais

24:40
Locuteur

de façon très déterminée ses idées. sur la

24:42
Locuteur 4

Sarkozy auquel

24:42
Locuteur 2

vous avez participé.

24:43
Locuteur 4

Bien sûr et je m'applique à moi-même les leçons des endroits où je trouve qu'on n'est pas allé assez loin. Et je pense qu'en France

24:50
Locuteur

la

24:50
Locuteur 4

droite déçoit non pas quand elle en dit trop mais qu

24:53
Locuteur

'elle

24:53
Locuteur 4

n'en fait pas assez. C'est pour ça que pour moi cette question sur ma région est

24:58
Locuteur

-ce que la droite est de

24:58
Présentateur

retour ? Parce que du coup on se dit la droite s'est reniée même sous Nicolas Sarkozy quelque part.

25:04
Locuteur 4

Juste ça fait 5 ans qu'on est dans l'opposition.

25:06
Locuteur

On

25:06
Locuteur 4

vient de perdre dans des conditions lamentables une campagne présidentielle. On a déçu et on a été trahi. Mais il y a eu une élection il

25:12
Locuteur

y

25:12
Locuteur 4

a eu une primaire il y a eu aussi une confrontation

25:14
Locuteur

est-ce qu'à ce moment-là la

25:15
Présentateur

droite s'est reniée

25:16
Locuteur

?

25:16
Locuteur 4

Monsieur Sportou sauf parce qu'on n'ait pas vécu la même scène politique mais aujourd'hui mon camp est un peu en ruine.

25:23
Locuteur

Et

25:23
Locuteur 4

tout mon travail c'est de le redresser et de le reconstruire et

25:26
Locuteur

de

25:26
Locuteur 4

le rebâtir. Je

25:27
Locuteur

voudrais juste parce que je voudrais

25:28
Locuteur 4

ajouter à ce

25:28
Locuteur 5

que vous

25:29
Locuteur

dites

25:30
Locuteur 5

vous dites un discours de fermeté la droite doit être ce qu'elle est exactement ce que nous a dit Nicolas Sarkozy en 2012 il a été battu exactement ce que disait Jean-François Copé la droite décomplexée vous n'étiez pas tellement en phase avec lui à l'époque et aujourd'hui vous nous redonnez ce discours-là Fillon c'était aussi un peu ce discours-là est-ce que c'est pas un peu éculé quand même comme argument Monsieur Wauquiez quand même tout ça ?

25:55
Locuteur 4

Monsieur Trer d'abord un petit clin d'œil une petite fanfaronnale j'ai jamais perdu d'élection

25:59
Locuteur

je

25:59
Locuteur 4

parle de la droite je

26:00
Locuteur

parle pas de vous et j'ai toujours

26:01
Locuteur 4

gagné mes élections sur mes valeurs

26:04
Locuteur

et

26:04
Locuteur 4

en essayant toujours de ne pas avoir un discours qui cherche à plaire à tout le monde

26:07
Locuteur

mais

26:08
Locuteur 4

en tenant mes convictions et mes idées ma région qui était loin d'être une région facile

26:12
Locuteur

je

26:12
Locuteur 4

l'ai gagnée sans avoir besoin au second tour de petites alliances d'arrière boutique deuxièmement je ne crois pas qu'on a perdu 2012 parce que nos valeurs étaient trop claires

26:20
Locuteur

je

26:21
Locuteur 4

crois qu'on a perdu 2012 parce que les français ont considéré à tort ou à raison qu'on n

26:26
Locuteur

'est

26:26
Locuteur 4

pas allé assez loin je crois vous me posez des questions il faut au moins que je puisse répondre je crois qu'en 2017 on n

26:32
Locuteur

'a

26:32
Locuteur 4

pas perdu sur le programme défendu par François Fillon

26:34
Locuteur

on

26:35
Locuteur 4

a perdu sur l'instrumentalisation des affaires

26:37
Locuteur

et

26:38
Locuteur 4

je crois que l'avenir de la droite c'est pas de se déporter

26:41
Locuteur

en

26:42
Locuteur 4

jetant un voile pudique sur ses idées et d'aller le plus possible à gauche

26:45
Locuteur

je

26:46
Locuteur 4

crois que la droite c'est juste de défendre ses valeurs

26:47
Locuteur

ses

26:48
Locuteur 4

valeurs c'est quoi ? c'est le travail

26:49
Locuteur

c

26:50
Locuteur 4

'est le mérite c'est pas l'assistanat

26:51
Locuteur

c

26:52
Locuteur 4

'est la défense des classes moyennes

26:53
Locuteur

c

26:53
Locuteur 4

'est le sens de l'autorité

26:55
Locuteur

c

26:55
Locuteur 4

'est la lutte contre le communautarisme et pour répondre à Marie

26:58
Locuteur

-Pierre

26:59
Locuteur 4

qui pose sa

26:59
Locuteur

question oui parce

26:59
Locuteur 4

qu'il

27:00
Locuteur

y a

27:00
Présentateur

aussi Jean-Christophe qui a une question à vous poser très

27:01
Locuteur 4

rapidement c'est qui Jean-Christophe

27:03
Locuteur

?

27:03
Locuteur 4

notre livre

27:05
Locuteur

ça va

27:05
Locuteur 6

arriver

27:06
Locuteur

je

27:07
Locuteur 4

n'ai aucun problème à ce qu'on soutienne

27:09
Locuteur

toutes

27:09
Locuteur 4

les réformes qui ront dans l'intérêt général de la France parce que je ne veux pas que ma famille politique soit une secte c'est d'ailleurs pour ça que j'ai plaidé pour qu'on vote pour la réforme des ordonnances sur le code du travail

27:19
Locuteur

et

27:19
Locuteur 4

je ne veux pas non plus qu

27:20
Locuteur

'on

27:20
Locuteur 4

nous raconte des histoires

27:24
Présentateur

quand

27:24
Locuteur

vous

27:24
Locuteur 4

augmentez les impôts vous n'êtes pas à droite

27:26
Locuteur

quand

27:27
Locuteur 4

vous matraquez les retraités vous n'êtes pas à droite quand vous ne faites pas d'économie sur le gaspillage de l'argent public vous n'êtes pas à droite quand vous baissez le niveau de protection des français vous n'êtes pas à

27:35
Locuteur

droite alors

27:35
Présentateur

on va y revenir juste une dernière réaction de

27:39
Locuteur

Jean-Christophe donc

27:40
Locuteur 1

exactement Jean-Christophe il nous écrit il dit vous avez déclaré lors des élections régionales vouloir vous consacrer à 100% à votre région et aujourd'hui vous briguez la présidence des républicains et il vous demande où est la cohérence vous

27:52
Locuteur 4

avez 30 secondes si vous voulez bien avant la pause de Laurent Wauquiez d'abord j'ai été d'une cohérence totale j'avais dit que j'abandonnerais mon mandat de maire j'ai abandonné mon mandat de maire j'avais dit que je renoncerais à mon mandat de député j'ai renoncé à mon mandat de député je fais même partie des présidents de région contrairement à d'autres qui sont exactement restés à leur poste et qui n'ont pas trahi la confiance de leurs électeurs je ne peux juste pas rester les bras croisés quand ma famille politique est en lambeau ni plus ni moins mais qu'ils me fassent confiance je continuerai à veiller sur mon Auvergne-Rhône-Alpes parce que je l'adore

28:21
Présentateur

on fait une pause et puis on se retrouve pour la suite de votre grand jury Laurent Wauquiez dans quelques minutes à tout de suite avec plaisir

28:31
Locuteur

suite

28:32
Présentateur

du grand jury RTL Le Figaro LCI invité aujourd'hui Laurent Wauquiez président de la région Auvergne-Rhône-Alpes candidat à la présidence des Républicains le débat est dirigé par Benjamin Sportouche Laurent Wauquiez vos contradicteurs vos concurrents pour cette campagne pour la présidence des Républicains Florence Portelli et Maëlle Decalan réclament un débat public télévisé et radiophonique espérons-le et vous leur apportez une fin de non recevoir vous dites que vous voulez vous un débat uniquement face aux militants puisque c'est une élection militante est-ce que vous dites que vous n'avez pas la réputation d'être un planqué pourquoi ne pas avoir ce débat là est-ce que à la limite ça ne

29:11
Locuteur

vous

29:11
Présentateur

permettrait pas d'exprimer vos idées justement plus généralement aux français Laurent Wauquiez

29:16
Locuteur

d'abord

29:17
Locuteur 4

monsieur Sportouche

29:18
Locuteur

au

29:18
Locuteur 4

risque de vous surprendre

29:20
Locuteur

tous

29:21
Locuteur 4

les débats ne se passent pas nécessairement sur un plateau de télé devant des journalistes avec une radio

29:26
Locuteur

quand

29:26
Locuteur 4

je suis devant les militants de ma famille politique je considère que je peux débattre et je vais dire aussi simplement la presse n

29:33
Locuteur

'a

29:33
Locuteur 4

pas le monopole du débat en France ensuite je suis favorable à un débat

29:38
Locuteur

mais

29:38
Locuteur 4

je ne veux pas d'un débat qui divise

29:41
Locuteur

parce

29:41
Locuteur 4

que ma famille est en état de grande fragilité c

29:43
Locuteur 2

'est un peu le principe

29:44
Locuteur

du débat

29:44
Locuteur 2

c'est un peu d'affronter ces objets

29:46
Locuteur

c'est

29:46
Locuteur 4

votre

29:46
Locuteur

conception

29:47
Locuteur 4

du débat et c'est précisément celle dont je me méfie

29:51
Locuteur

parce

29:51
Locuteur 4

que j'ai trop vu les débats de la primaire

29:53
Locuteur

qui

29:53
Locuteur 4

ont abouti à quoi

29:54
Locuteur

? le

29:55
Locuteur 4

jeu des petites phrases

29:56
Locuteur

le

29:57
Locuteur 4

fait qu'on exagère les différences et les divisions pour plaire à qui ? pour plaire au jeu médiatique et c'est normal c'est le jeu j'en connais les règles

30:05
Locuteur

moi

30:06
Locuteur 4

ma responsabilité c'est ensuite de reconstruire

30:08
Locuteur

et

30:09
Locuteur 4

c'est de rassembler

30:10
Locuteur

donc

30:10
Locuteur 4

je ne veux pas que des failles s'ouvrent supplémentaires au sein de ma famille

30:14
Locuteur

et c'est sans appel

30:14
Présentateur

c'est sans appel vous

30:16
Locuteur

refuserez

30:16
Présentateur

ce débat large,

30:18
Locuteur 4

public et télévisé

30:19
Locuteur

mais

30:20
Locuteur 4

ce que j'ai proposé c'est un débat large public devant ceux qui votent les militants de notre famille politique

30:25
Locuteur

les

30:26
Locuteur 4

journalistes sont évidemment conviés vous pourrez filmer cela sans problème

30:29
Locuteur

mais

30:30
Locuteur 4

ce que je ne veux pas

30:31
Locuteur

c

30:31
Locuteur 4

'est qu

30:32
Locuteur

'on

30:32
Locuteur 4

soit dans un petit studio entre nous

30:34
Locuteur

et

30:35
Locuteur 4

qu'au fond on tourne le dos à ceux qui vont voter qui sont les bénévoles et les militants de notre famille politique pourquoi

30:40
Locuteur

?

30:41
Locuteur 4

parce que précisément quand on est devant les militants de notre famille ça oblige au sens des responsabilités et ça permet de sortir de ce jeu médiatique donc je suis pour un débat je suis pour un débat ouvert je suis même pour un débat avec un large public vous y serez évidemment conviés mais je ne veux pas qu'on retombe dans l'errance de ces débats qui divisent qu'on a eu lors de la primaire

31:00
Locuteur 2

Christophe Jacubis justement vous venez de souligner les divisions qu'ont pu créer les débats des primaires est-ce à dire que pour la prochaine élection présidentielle il ne faudra pas de primaire au risque d'affaiblir le candidat qui serait désigné

31:13
Locuteur

?

31:13
Locuteur 4

Laurent Wauquiez pour moi ce n

31:15
Locuteur

'est

31:15
Locuteur 4

pas le sujet

31:16
Locuteur

et

31:16
Locuteur 4

pour l'instant ça n'est vraiment pas le sujet pourquoi ? parce que ce que je veux c'est qu'on reparle au français

31:21
Locuteur

je

31:21
Locuteur 4

veux que la droite reparle au français

31:23
Locuteur 2

mais est-ce que si vous êtes élu président vous avez une légitimité naturelle d'être le candidat

31:27
Locuteur

des

31:27
Locuteur 2

républicains en 2022

31:28
Locuteur

?

31:29
Locuteur 4

ma légitimité naturelle c'est de reconstruire ma famille ma légitimité naturelle c'est de montrer que face à Emmanuel Macron il

31:35
Locuteur

y

31:35
Locuteur 4

a un autre chemin qui est incarné par une droite républicaine ça c'est ma légitimité et croyez-moi ce sera ma mission

31:43
Locuteur

Yves

31:43
Locuteur 4

Tréa

31:44
Locuteur 5

le conseil d'état vient de prendre une décision à propos du statut du pape du pape Jean-Paul II après Hermel dans le Morbihan il veut que le conseil d'état dit il faut enlever la croix qu'il y a au-dessus de cette statue quelle est votre réaction

31:58
Locuteur

?

31:59
Locuteur 2

c

31:59
Locuteur

'est une statue

31:59
Locuteur 2

récente elle date d

32:00
Locuteur

'après

32:01
Locuteur 2

1905 après la

32:02
Locuteur

loi elle

32:02
Locuteur 2

doit être très très récente

32:03
Locuteur

alors si elle date d'après 1905 non mais je peux préciser

32:07
Locuteur 2

la jurisprudence sera

32:08
Locuteur

la

32:08
Locuteur 2

même

32:08
Locuteur 4

avant ou après 1905 oui effectivement en ce moment on construit après 1905 est-ce qu

32:14
Locuteur

'on

32:14
Locuteur 4

voit la même chose

32:15
Locuteur

? est

32:17
Locuteur 4

-ce qu'on vit dans le même pays

32:18
Locuteur

? j

32:20
Locuteur 4

'ai parfois le sentiment qu'on a des débats surréalistes parfois quand je regarde ce débat sur la croix sur une statue de Jean-Paul II

32:29
Locuteur

ou

32:30
Locuteur 4

les débats sur les crèches c'est pas un débat c'est une décision de justice oui c'est une décision de justice j'en ai bien conscience je connais même assez bien le juge qui l'a donné ce sont les membres du conseil d'état quand je vois les débats sur les crèches

32:40
Locuteur

à

32:41
Locuteur 4

l'intérieur de nos mairies

32:42
Locuteur

et

32:43
Locuteur 4

qu

32:43
Locuteur

'on

32:43
Locuteur 4

donne le sentiment que le premier ennemi de la laïcité en France ce serait une croix sur la statue de Jean-Paul II

32:49
Locuteur

que

32:49
Locuteur 4

le danger pour l'avenir de la république ce sont les crèches dans nos communes

32:54
Locuteur

je

32:54
Locuteur 4

me demande est-ce qu

32:55
Locuteur

'on

32:55
Locuteur 4

vit au même endroit parce que moi je pense qu'on se trompe profondément de combat

32:59
Locuteur

que

32:59
Locuteur 4

la première menace de la laïcité en France c'est l'intégrisme islamiste et c'est peut-être pour

33:03
Locuteur 2

pouvoir mener tous les combats justement que le juge décide de faire la même chose

33:05
Locuteur

et bien je ne crois pas

33:06
Locuteur 4

ça je ne crois pas que c'est en abaissant nos racines

33:10
Locuteur

en

33:10
Locuteur 4

renonçant à notre histoire qu'on construit l'intégration de la France je pense même

33:14
Locuteur

que

33:15
Locuteur 4

c'est l'erreur mortifère dans laquelle on est tombé

33:18
Locuteur

qui

33:18
Locuteur 4

est cette culture de la repentance

33:20
Locuteur

où

33:21
Locuteur 4

au fond on demande à la France de renoncer à elle-même pour accommoder la diversité moi les combats que j'attends du juge les combats que j'attends du politique c'est pas contre la croix ou la crèche

33:30
Locuteur

c

33:31
Locuteur 4

'est contre l'intégrisme ordinaire décrit est

33:34
Locuteur

-ce que vous ferez une crèche au

33:35
Présentateur

conseil régional chez vous par exemple l'hiver est-ce que vous y avez pensé Laurent Wauquiez c'est une question concrète est-ce que vous en ferez une vous me permettez d'abord de finir ma phrase est

33:43
Locuteur

-ce

33:43
Présentateur

que vous pouvez me dire d'un oui ou

33:43
Locuteur

d

33:44
Locuteur 4

'un non sur cette question je vous réponds juste après non seulement c'est pas que est

33:47
Locuteur

-ce

33:47
Locuteur 4

que je vais le faire je l'ai déjà fait donc vous le referez d'accord je l'ai déjà fait et donc sur ces questions-là est-ce que par exemple on débat du proviseur de Marseille

33:58
Locuteur

de

33:58
Locuteur 4

ce collège

33:59
Locuteur

qui

33:59
Locuteur 4

dans un ouvrage décrit ce moment où il a une famille juive qui

34:02
Locuteur

vient

34:02
Locuteur 4

le voir pour venir très peu les politiques très peu relayés où il a une famille juive qui vient le voir demander à être accueilli dans son collège et qu'il est obligé de leur dire je ne peux pas vous accueillir dans mon collège parce que je ne pourrai pas assurer votre sécurité ça c'est les problèmes de la laïcité la menace de la laïcité c'est pas la croix sur la statue de Jean-Paul II la menace sur la laïcité c'est pas les crèches qui font partie de notre tradition la menace de la laïcité

34:26
Locuteur

c'est l'intégrisme

34:27
Locuteur 4

islamiste est

34:28
Locuteur

-ce que vous êtes

34:28
Locuteur 5

pour ou contre les menus de substitution dans les établissements scolaires

34:32
Locuteur

?

34:33
Présentateur

je rappelle que vous avez pris comme porte-parole Gilles Plâtré qui est maire de Chalons-sur-Seine et qui a supprimé dans sa ville les menus de substitution

34:39
Locuteur

Gilles

34:40
Locuteur 4

Plâtré est un maire que j'aime énormément qui a beaucoup de courage

34:43
Locuteur

et

34:44
Locuteur 4

qui a eu notamment le courage de dénoncer le communautarisme petit à petit et le recul de nos services publics

34:51
Locuteur

moi

34:51
Locuteur 4

je pense qu'on peut parfaitement arriver à respecter les convictions de certains sans s'enclencher dans les menus de substitution

34:57
Locuteur

je

34:57
Locuteur 4

pense qu'on peut parfaitement

34:58
Locuteur

c'est la réponse

34:58
Locuteur 2

hypocrite au fond

34:59
Locuteur 4

pas du tout ça a été la réponse de la république pendant des années moi vous savez je viens de la Haute-Loire

35:04
Locuteur

je

35:05
Locuteur 4

suis à côté de chez moi il

35:06
Locuteur

y a

35:06
Locuteur 4

une commune comme Firmini qui était une commune admirable

35:08
Locuteur

où

35:08
Locuteur 4

on avait des clubs de foot d'une aussi nérite ici présents où quand on jouait au foot on s'arrangeait pour que quand on donnait à nos gamins des sandwiches il y

35:15
Locuteur

a

35:15
Locuteur 4

un sandwich au fromage que certains pouvaient manger et puis un sandwich au jambon

35:18
Locuteur

ça s

35:18
Locuteur 2

'appelle la repatition

35:19
Locuteur 4

non ça s'appelle juste le fait de respecter chacun essayer de faire en sorte que ce soit organisé sans que ce soit la religion qui impose ces choses quand on bascule dans le repas de substitution c'est quand on vous met une viande halal non quand

35:30
Locuteur

on bascule non vous pouvez mettre du poisson je vous dis exactement alors ce que je considère vous m'interrogez

35:36
Locuteur 4

je n'aime pas cette démission

35:38
Locuteur

progressive il n'y a pas d'école avec

35:39
Locuteur 2

de la viande halal ça n'existe pas

35:41
Locuteur 4

pardon mais est-ce que vous savez que dans la plupart aujourd'hui de nos abattoirs ah oui

35:44
Locuteur

mais c'est autre chose c'est autre chose mais quand on propose un repas

35:47
Locuteur 4

de substitution on propose un repas pardon juste dans la plupart aujourd'hui de nos abattoirs on abat avec les techniques halal oui c'est vrai c

35:54
Locuteur

'est un autre problème un repas de substitution dans les écoles c'est jamais un

35:57
Locuteur 2

repas halal

35:58
Locuteur 4

mais c'est exactement le même problème

36:00
Locuteur

c

36:01
Locuteur 4

'est à dire que au fond

36:02
Locuteur

et

36:02
Locuteur 4

c'est ce thème dont on débat

36:04
Locuteur

moi

36:05
Locuteur 4

l'intégration à laquelle je crois

36:06
Locuteur

c

36:07
Locuteur 4

'est l'intégration qui était au fondement de la république française

36:09
Locuteur

où

36:10
Locuteur 4

on permet à tous ceux qui viennent chez nous de s'intégrer chez nous à condition qu'ils fassent leur le mode de vie de la France c'est ce qui a permis d'intégrer des générations d'Italiens d'Espagnols de Portugais de Marocains

36:22
Locuteur

là

36:22
Locuteur 4

on a basculé dans un autre système

36:24
Locuteur

où

36:24
Locuteur 4

petit à petit on pense que pour intégrer il faut faire la place au communautarisme

36:28
Locuteur

il y a

36:28
Locuteur 4

une phrase que j'aime beaucoup rappeler

36:30
Locuteur

et

36:31
Locuteur 4

en général quand je la dis on me dit au secours c'est la droite dure

36:35
Locuteur

moi

36:35
Locuteur 4

je considère que l'étranger qui arrive en France c'est à lui de s'adapter à la France

36:39
Locuteur

et

36:39
Locuteur 4

c'est pas à la France de s'adapter à l'étranger

36:41
Locuteur

et

36:41
Locuteur 4

je pense que c'est cela qui a permis à la France d'accueillir pendant quasiment 100 ans des générations d'étrangers

36:47
Locuteur

qui venaient chez nous mais à vous entendre on a l'impression

36:48
Présentateur

que

36:48
Locuteur

c

36:48
Présentateur

'est la théorie du grand remplacement culturel

36:51
Locuteur

c'est pas le grand

36:52
Locuteur 4

remplacement culturel c'est juste une réalité monsieur Sportouche

36:55
Locuteur

la

36:56
Locuteur 4

réalité c'est que vous avez aujourd'hui en France des quartiers qui sont les quartiers perdus de la France desquels ? vous venez avec moi sortez du plateau de RTL je vous prends dans ma voiture on part de la place de Lyon on fait 10 km en direction de l'ouest je vous amène à Saint-Etienne vous venez avec moi on ira à Firmini et vous verrez rapidement que la réalité va vous sauter au visage

37:16
Locuteur

je

37:17
Locuteur 4

pense qu'on a laissé petit à petit

37:19
Locuteur

s

37:19
Locuteur 4

'installer la pression du communautarisme dans notre pays

37:22
Locuteur

et

37:23
Locuteur 4

que la laïcité qui était notre règle n'a cessé de reculer depuis des années

37:27
Locuteur

la

37:27
Locuteur 4

droite que je défends

37:28
Locuteur

c

37:28
Locuteur 4

'est pas une droite dure

37:30
Locuteur

d

37:30
Locuteur 4

'ailleurs je ne sais pas ce que c'est moi droite molle droite humaniste droite centriste je suis juste de droite

37:34
Locuteur

mais

37:35
Locuteur 4

la droite que je défends elle est favorable à l'intégration républicaine celle que défendait Jaurès

37:39
Locuteur

celle

37:40
Locuteur 4

que défendait Ferry

37:41
Locuteur

celle

37:41
Locuteur 4

que défendait De Gaulle

37:42
Locuteur

celle

37:43
Locuteur 4

qui n'avait pas de parti et que Macron ne défend pas juste très factuellement

37:48
Locuteur

les

37:48
Locuteur 4

propos d'Emmanuel Macron parfois m'ont beaucoup choqué je rappelle quand même ce discours de Marseille où il s'adresse aux gens en disant c'est formidable je vois force à moi des Maliens des Sénégalais des Togolais

37:58
Locuteur

non la

38:00
Locuteur 4

France n

38:00
Locuteur

'est

38:00
Locuteur 4

pas une juxtaposition de communauté

38:01
Locuteur

la

38:02
Locuteur 4

France est un pays dans lequel j'aspire à ce qu'on puisse dire non avec la nation française c'est ça la France

38:07
Présentateur

est-ce que la droite que vous défendez et la laïcité que vous défendez est pour l'interdiction du voile à l'université c'est-à-dire qu'il n'y ait pas de voile à

38:15
Locuteur

l

38:15
Présentateur

'université est-ce que ça c'est quelque chose qui correspond à ce que vous appelez la laïcité offensive oui

38:19
Locuteur

je

38:19
Locuteur 4

ne suis pas favorable à ce qu'il y

38:21
Locuteur

ait

38:21
Locuteur 4

un port de voile à l'université

38:22
Locuteur

je

38:23
Locuteur 4

connais parfaitement les arguments consistant à dire ça fait partie de la liberté quand on a au-dessus de 18 ans c'est un choix qu'on peut faire mais moi c'est l'université française

38:30
Locuteur

et

38:30
Présentateur

le voile ou la qui pas dans l'espace public est-ce que ça vous pensez que c'est de la liberté de chacun ou à un moment donné ça doit être aussi réglementé

38:37
Locuteur

on

38:38
Présentateur

parle de l'espace public là si ce que

38:40
Locuteur

vous m'interrogez c'est la rue

38:41
Locuteur 4

sur les trottoirs non évidemment c'est pas le même sujet le sujet pour moi c'est quand on est dans une enceinte

38:46
Locuteur

où

38:47
Locuteur 4

au fond

38:47
Locuteur

l

38:48
Locuteur 4

'affichage très volontariste de ces signes religieux est en réalité un travail de propagande

38:53
Locuteur

moi

38:53
Locuteur 4

je respecte très bien les convictions personnelles les convictions intimes

38:57
Locuteur

mais

38:58
Locuteur 4

je n'aime pas que progressivement les lieux qui sont nos lieux républicains

39:02
Locuteur

soient

39:03
Locuteur 4

de plus en plus pris d'assaut par ces signes religieux ostentatoires

39:06
Locuteur 2

Christophe Lacubis est-ce que ça vous gêne ou ça vous agace quand Marine Le Pen dit que vous faites partie de ces responsables politiques qui en réalité tiennent exactement les mêmes propos que nous

39:17
Locuteur

en

39:17
Locuteur 2

gros que vous parlez comme elle

39:18
Locuteur

voilà ce qu'elle

39:19
Locuteur 4

dit

39:19
Locuteur 2

il

39:19
Locuteur 4

y a une

39:20
Locuteur

différence

39:20
Locuteur 4

fondamentale pour moi

39:22
Locuteur

par

39:22
Locuteur 4

rapport au Front National et sa conception de la France

39:25
Locuteur

et

39:26
Locuteur 4

je vais essayer de l'expliquer très simplement

39:28
Locuteur

la

39:29
Locuteur 4

conception que défend le Front National

39:31
Locuteur

c

39:31
Locuteur 4

'est une France qui se recroqueville sur elle-même et s'enferme derrière la palissade du village gaulois

39:36
Locuteur

la

39:37
Locuteur 4

conception de la France que je sens chez Emmanuel Macron

39:39
Locuteur

c

39:40
Locuteur 4

'est la France est sommée de sauter dans le train de la mondialisation

39:43
Locuteur

et

39:44
Locuteur 4

pour réussir elle doit se renier

39:46
Locuteur

la

39:46
Locuteur 4

conception que moi je défends

39:48
Locuteur

c

39:48
Locuteur 4

'est la France doit retrouver ses valeurs

39:50
Locuteur

elle

39:50
Locuteur 4

doit se retrouver pour réussir et rayonner

39:53
Locuteur

parce

39:54
Locuteur 4

que ce que je pense c'est que notre pays était assis sur un certain nombre de colonnes du temple

39:57
Locuteur

qui

39:58
Locuteur 4

était le travail

39:59
Locuteur

qui

40:00
Locuteur 4

était la méritocratie républicaine qui était la laïcité

40:03
Locuteur

et

40:04
Locuteur 4

qu'en 30 ans et c'est sans doute un cas unique dans l'histoire d'un pays on a tout mis à bas

40:09
Locuteur

on

40:09
Locuteur 4

a quasiment inversé la totalité de nos repères en pensant que c'était comme cela qu'on allait construire la réussite de notre pays

40:15
Locuteur

moi

40:15
Locuteur 4

et c'est cette politique là que j'aime

40:18
Locuteur

c

40:18
Locuteur 4

'est une politique qui repose sur des fondations solides qui repose sur un passé qui n'est pas une nostalgie mais une promesse d'avenir

40:24
Locuteur

et

40:25
Locuteur 4

je pense que c'est en se retrouvant que la France

40:27
Locuteur

retrouvera son énergie Et quand vous

40:28
Locuteur 4

parlez de préférence

40:29
Locuteur

régionale

40:30
Présentateur

par exemple pour les commandes publiques dans votre région pourquoi vous ne le déclineriez pas au niveau national par exemple ce que prône Marine Le Pen la préférence nationale

40:39
Locuteur

Qu

40:40
Locuteur 4

'est-ce que je dénonce par là

40:41
Locuteur

? C

40:42
Locuteur 4

'est en réalité un sujet de réflexion qui est beaucoup plus large

40:44
Locuteur

je

40:44
Locuteur 4

le fais en tant que président de région mais j'aimerais bien qu'on élargisse un peu notre périmètre de réflexion

40:50
Locuteur

Aujourd

40:50
Locuteur 4

'hui si vous prenez à peu près l'Europe 84% de nos marchés publics

40:55
Locuteur

sont

40:56
Locuteur 4

ouverts totalement à la concurrence internationale

40:58
Locuteur

C

40:59
Locuteur 4

'est-à-dire que dans 84% de nos marchés publics une entreprise d'où qu'elle soit peut venir concurrencer nos marchés

41:05
Locuteur

C

41:05
Locuteur 4

'est une très bonne nouvelle

41:06
Locuteur

Je

41:07
Locuteur 4

crois avec Virginie Calmel et avec Eric Wörth au fait que notre famille politique croit à la liberté Juste la question que

41:15
Locuteur

je

41:15
Locuteur 4

me pose

41:15
Locuteur

Les

41:15
Locuteur 4

autres pays

41:16
Locuteur

font

41:17
Locuteur 4

-ils pareil

41:17
Locuteur

?

41:18
Locuteur 4

Aux Etats-Unis les marchés publics sont ouverts à 18% à la concurrence

41:21
Locuteur

Au

41:22
Locuteur 4

Japon les marchés publics sont ouverts à 25% à la concurrence Pour la préférence nationale Dans ma région j'ai par exemple les pneus Michelin

41:29
Locuteur

et

41:29
Locuteur 4

j'en suis fier c'est quand même un des flambeaux national et européen Les concurrents japonais peuvent vendre sans aucun problème et sans aucun contrôle la totalité de leurs pneus en France et en Europe

41:40
Locuteur

Les

41:41
Locuteur 4

pneus Michelin n'ont que des barrières non tarifaires qui les empêchent de vendre au Japon

41:45
Locuteur

Ce

41:45
Locuteur 4

que je souhaite c'est qu'on secoue un peu la poussière

41:47
Locuteur

et

41:48
Locuteur 4

qu'on ouvre les yeux

41:49
Locuteur

en

41:49
Locuteur 4

se disant ok pour être ouvert mais on n'est pas ouvert avec ceux qui sont fermés

41:53
Locuteur

et

41:54
Locuteur 4

il faut qu'on reprenne le sens d'une stratégie industrielle et d'un patriotisme qui peut être à la fois français

41:59
Présentateur

et européen Maël Decalan qui est donc l'un de vos concurrents pour cette élection dit que vous entretenez une ambiguïté avec le FN en parlant de droite identitaire et que vous terminerez comme Benoît Hamon c'est à dire avec 6,5% des voix à la prochaine présidentielle parce que vous serez replié sur un socle

42:14
Locuteur

très

42:14
Présentateur

fermé de la droite aujourd'hui qu'est-ce que vous lui répondez

42:17
Locuteur

? D

42:19
Locuteur 4

'abord la première chose vous l'aurez sans doute remarqué

42:21
Locuteur

c

42:22
Locuteur 4

'est que je n'entretiens aucune polémique avec aucun membre de ma famille politique

42:26
Locuteur

et

42:27
Locuteur 4

que je ne réponds à aucune attaque

42:28
Locuteur

je

42:29
Locuteur 4

ne réponds à aucune caricature parce que ce que je suis en train de faire c'est que moi je rassemble ma famille j'ai plus de 135 parlementaires qui m'ont soutenu

42:36
Locuteur

vous

42:36
Locuteur 4

avez ici sur ce plateau des gens qui viennent d'horizons différents qui étaient des soutiens de Nicolas Sarkozy de François Fillon d

42:42
Locuteur

'Alain Jipé mais il a tort

42:42
Locuteur 4

ou pas mal de câlins ? ne vous inquiétez pas vous aurez votre réponse et elle sera oui et non en même temps non

42:49
Locuteur

non

42:50
Locuteur 4

vous verrez il n'y

42:51
Locuteur

a

42:51
Locuteur 4

pas tellement d

42:52
Locuteur

'en

42:52
Locuteur 4

même temps chez moi et ce que j'essaye de faire c'est de rassembler

42:57
Locuteur

à

42:57
Locuteur 4

l'image par exemple de ce que j'ai fait dans les Alpes-Maritimes où il y avait à mes côtés Eric Ciotti

43:02
Locuteur

et

43:02
Locuteur 4

Michel Tabarro qui avait été un soutien de Jean-François Copé et Jean Léonetti qui vient du centre et auquel j'ai demandé de s'impliquer pour reconstruire la voie des centristes au sein des Républicains

43:12
Locuteur

s

43:13
Locuteur 4

'agissant de la question de Maël Decalan Benoît Hamon est intéressant à analyser

43:17
Locuteur

et

43:17
Locuteur 4

ce qui s'est passé avec Benoît Hamon est intéressant à regarder

43:20
Locuteur

au

43:21
Locuteur 4

fond au moment de la primaire il a beaucoup séduit

43:23
Locuteur

parce

43:23
Locuteur 4

qu'il assumait fortement les valeurs de la gauche c'est pas les miennes

43:26
Locuteur

mais

43:26
Locuteur 4

à ce moment là il l'a séduit

43:28
Locuteur

et

43:28
Locuteur 4

puis ensuite quand il a été le candidat désigné à la primaire il a baissé l'étendard

43:31
Locuteur

il

43:32
Locuteur 4

a baissé le pavillon

43:33
Locuteur

il

43:33
Locuteur 4

a commencé à faire des petits accommodements

43:35
Locuteur

et

43:35
Locuteur 4

là il a sombré je suis toujours surpris

43:38
Locuteur

quand

43:39
Locuteur 4

parfois certains pensent que quand la droite assume ses idées elle se recroqueville

43:43
Locuteur

moi

43:43
Locuteur 4

je crois exactement l'inverse donc

43:45
Locuteur

il n'y a pas de droite

43:46
Présentateur

irréconciliable comme il

43:46
Locuteur

y

43:46
Présentateur

a de gauche

43:47
Locuteur

irréconciliable

43:47
Locuteur 4

pour certains je crois exactement l'inverse monsieur Sportouche je crois que c'est quand la droite assume ses idées qu'elle a la confiance et l'estime des français

43:54
Locuteur

et

43:54
Locuteur 4

je crois que c'est quand elle cherche à acheter les bons points des censeurs du débat en France qu'au contraire elle mérite le mépris des français l

44:01
Locuteur

'ordre

44:02
Locuteur 5

qui est Emmanuel Macron songe à commémorer 1968 il

44:06
Locuteur

y

44:06
Locuteur 5

a 50 ans qu'est-ce que ça vous inspire

44:08
Locuteur

? qu

44:11
Locuteur 4

'est-ce que vous voulez que je vous dise c'est moi les bras m'en tombent enfin c'est le même genre de débat que celui qu'on vient d'avoir il s

44:15
Locuteur

'est

44:15
Locuteur 5

rien passé en 68

44:16
Locuteur

?

44:16
Locuteur 4

bien sûr qu

44:17
Locuteur

'il

44:17
Locuteur 4

s'est passé quelque

44:18
Locuteur

chose est-ce que c'est le

44:18
Locuteur 5

début de la fin

44:19
Locuteur

? voilà est-ce

44:20
Locuteur 4

que moi je songe à commémorer mai 68 et à le fêter honnêtement je préfère qu'on fête Austerlitz honnêtement je préfère qu'on fête Valmy honnêtement je préfère qu'on fête l'appel de l'ombre et mai 68 Nicolas

44:34
Locuteur

Sarkozy

44:34
Présentateur

disait que tu allais liquider l'héritage de mai 68 oui parce que c'est très simple

44:40
Locuteur 4

on est la droite mai 68 c'est il est interdit d'interdire mai 68 c'est au fond le début de la déconstruction porté

44:47
Locuteur

d'ailleurs par des

44:48
Locuteur 4

philosophes comme Bérida moi je crois au contraire qu'il faut reconstruire je crois au contraire qu'il faut redonner

44:53
Locuteur

des retards je crois que vous alliez

44:55
Locuteur 2

dire que vous vouliez interdire

44:57
Locuteur

non

44:58
Locuteur 4

c'est à quoi je crois par exemple c'est

44:59
Présentateur

quand même beaucoup de progrès non vous ne pensez

45:01
Locuteur 4

pas sur le plan sociétal pas du tout évidemment monsieur Sportou je ne suis pas caricatural contrairement à vous

45:07
Locuteur

non je vous pose des questions je vous pose des questions Laurent

45:09
Locuteur 4

ça

45:10
Locuteur

ne m'empêche pas de vous titiller aussi je vous pose des questions

45:13
Locuteur 4

évidemment que je ne suis pas dans cette caricature je suis historien je sais quand même un peu tout ce

45:17
Locuteur

que mai 68 a aussi apporté vous êtes historien

45:19
Locuteur 4

mais juste ce que je pense c'est que mai 68 a aussi fait des dégâts et c'est d'ailleurs très amusant de se poser cette question il n

45:26
Locuteur

'y

45:26
Locuteur 4

a pas un pays en Europe qui songe à commémorer mai 68 il n

45:28
Locuteur

'y a

45:28
Locuteur 4

que nous qui faisons ça pourquoi ? il y

45:31
Locuteur

a

45:31
Locuteur 4

peut

45:31
Locuteur

-être une

45:31
Présentateur

question à se poser sur le mariage pour tous une petite question on

45:34
Locuteur

va quand même parler de politique économique j'espère à un moment mais juste une petite question parce que après juste sur l'affiliation pardon je vais juste dire un mot c'est des thèmes qui

45:41
Présentateur

aussi

45:42
Locuteur

divisent votre

45:42
Locuteur 4

camp et je

45:43
Locuteur

vais y répondre

45:43
Locuteur 4

mais il

45:44
Locuteur

y a

45:44
Locuteur 4

un point sur lequel je voudrais être clair parfois vous me dites mais monsieur Wauquiez vous ne parlez pas assez d'économie ou des classes moyennes

45:50
Locuteur

moi

45:50
Locuteur 4

je réponds à vos questions

45:51
Locuteur

je

45:52
Locuteur 4

vois le temps passer je

45:53
Locuteur

vous dis juste il est peut-être temps qu'on parle un peu d'économie et de ce que sont les impôts des français sur le mariage

45:57
Présentateur

pour tous ou pas sur l'affiliation ou pas parce que dans votre camp on a l'impression qu'il

46:00
Locuteur

y a

46:00
Présentateur

de moins en moins de voix ma position

46:03
Locuteur

est exactement

46:03
Locuteur 4

celle qui a été défendue par François Fillon il faut revenir sur les éléments de cette loi qui ouvre la voie à la PMA pour les couples de même sexe et à la gestation pour autrui je suis en revanche lucide au bout de 10 ans même si j'y étais contre et même si j'étais favorable à l'union civile on ne reviendra pas sur le mariage pour tous

46:19
Locuteur

parfait

46:20
Locuteur 2

on vous a entendu Christophe Jacubé alors sur l'économie une phrase introductive une citation Macron est en train de devenir le président de droite que les gens voulaient c'est Jean-François Copé dans le JDD aujourd'hui et bien vous

46:31
Locuteur

voyez

46:32
Locuteur 4

il m'arrive d'avoir des différences avec des membres de ma famille politique tant mieux

46:35
Locuteur

je

46:35
Locuteur 4

ne crois pas du tout cela

46:38
Locuteur

je

46:38
Locuteur 4

crois que la politique économique menée par le président de la république est un rideau de fumée

46:43
Locuteur

qu

46:43
Locuteur 4

'elle est construite sur le sable

46:45
Locuteur

et

46:45
Locuteur 4

qu'elle ne permettra pas la reconnaissance la renaissance économique de la France

46:49
Locuteur

et

46:49
Locuteur 4

qu'elle n

46:49
Locuteur

'a

46:49
Locuteur 4

d'ailleurs rien à voir avec le travail de refondation

46:53
Locuteur

qui

46:53
Locuteur 4

a pu être fait par Schroeder en Allemagne

46:55
Locuteur

ou

46:55
Locuteur 4

qu'on fait des pays comme le Royaume-Uni le Canada ou la Suède pourquoi ? pour trois raisons et j'espère qu'ensuite on aura le temps de les détailler

47:02
Locuteur

la

47:03
Locuteur 4

première d'abord il n'y a aucun effort pour baisser la dépense publique

47:06
Locuteur

j

47:06
Locuteur 4

'ai évoqué ce que je faisais dans ma région Emmanuel Macron augmente la dépense publique de l'état de 2,2% c'est énorme c'est plus que l'inflation

47:14
Locuteur

et

47:14
Locuteur 4

les dépenses publiques des administrations des ministères vont augmenter de 7 milliards d'euros

47:19
Locuteur

il

47:20
Locuteur 4

s'apprête à faire une baisse sur les fonctionnaires des ministères de 354

47:25
Locuteur

il

47:26
Locuteur 4

a promis 150 000 sur son mandat

47:28
Locuteur

je

47:28
Locuteur 4

lui souhaite donc bon courage parce qu'il lui faudra juste un siècle pour tenir les promesses qu'il a prises sur les économies de dépenses publiques

47:34
Locuteur

deuxième

47:34
Locuteur 4

raison

47:35
Locuteur

la

47:35
Locuteur 4

compétitivité des entreprises

47:38
Locuteur

ma

47:38
Locuteur 4

région est la plus industrielle de France la compétitivité aujourd'hui des entreprises françaises est pénalisée par le coût des charges qui pèse sur l'employeur

47:46
Locuteur

le

47:46
Locuteur 4

président de la république s'apprête à augmenter les charges sur les entreprises et donc à pénaliser l'emploi ça n'est pas

47:51
Locuteur

une politique de droite une baisse de cotisation

47:52
Locuteur 2

sociale salariée

47:53
Locuteur 4

je

47:53
Locuteur

vais

47:53
Locuteur 4

parler des charges sur les employeurs et de la compétitivité des entreprises troisième sujet enfin les impôts

47:59
Locuteur

on

47:59
Locuteur 4

voit bien qu'il

48:00
Locuteur

y a

48:00
Locuteur 4

un espèce de grand micmac fiscal

48:02
Locuteur

mais

48:02
Locuteur 4

la réalité c'est que les français ont très bien compris que leur CSG allait augmenter de 22 milliards

48:07
Locuteur

et

48:08
Locuteur 4

que la taxe d'habitation cette année elle ne baisserait que de 3 milliards et Eric Wörth dont je préfère la voix sur ces sujets qui les connait parfaitement a bien démonter toutes les failles de ce budget est

48:19
Locuteur

-ce que

48:19
Locuteur 5

la réforme sur la assurance de chômage est propre à faire diminuer le chômage tout comme la réforme des ordonnances enfin du contrat de travail est-ce qu'on va arriver à 7% de chômage

48:28
Locuteur

dans

48:29
Locuteur 5

5 ans

48:29
Locuteur

?

48:30
Locuteur 4

non

48:31
Locuteur

prenons

48:32
Locuteur 4

la réforme sur les ordonnances

48:33
Locuteur

je

48:33
Locuteur 4

l'ai dit j'étais favorable à ce qu

48:34
Locuteur

'on

48:34
Locuteur 4

la vote sur les contrats de travail

48:37
Locuteur

parce

48:37
Locuteur 4

qu'elle comporte des avancées

48:39
Locuteur

mais

48:39
Locuteur 4

soyons lucides prenons la Suisse

48:43
Locuteur

vous

48:43
Locuteur 4

voyez la différence entre le code du travail français et le code du travail suisse cette réforme porte sur quelques points techniques qui bénéficient majoritairement aux entreprises de moins de 50

48:53
Locuteur

mais

48:53
Locuteur 4

pour le reste elle ne représente en aucun cas le séisme qu'on attendait destiné à rendre plus simple l'embauche des gens

48:59
Locuteur

et

49:00
Locuteur 4

c'est là où je veux que ce voile à un moment s'arrête

49:03
Locuteur

c

49:03
Locuteur 4

'est qu'en ce moment dans les commentateurs je suis ahuri de voir on a l'impression qu'avant lui rien n'avait été

49:07
Locuteur

fait et vous

49:08
Locuteur 4

pensez qu'Emmanuel Macron

49:08
Locuteur

va

49:09
Présentateur

échouer parce que du coup on voit les chiffres baisser du chômage ce dernier mois est-ce que vous pensez que c'est anecdotique et que finalement ça ne se renouvellera pas

49:15
Locuteur

d

49:15
Locuteur 4

'abord je voudrais rappeler que notre gouvernement et notre majorité a fait aussi des choses quand on a fait la rupture conventionnelle c'était une réforme extrêmement importante

49:23
Locuteur

quand

49:24
Locuteur 4

on a fait le service minimum c'était une réforme extrêmement importante

49:27
Locuteur

quand

49:28
Locuteur 4

on a baissé de 150 000 le nombre de fonctionnaires c'était un effort très important

49:32
Locuteur

et

49:33
Locuteur 4

là ce qui me frappe c'est qu'évidemment comment compare Emmanuel Macron à François Hollande ben oui je lui souhaite de faire un peu mieux que François Hollande qu'il a d'ailleurs conseillé la tâche n

49:41
Locuteur

'est

49:41
Locuteur 4

peut-être pas insurmontable

49:42
Locuteur

mais

49:42
Locuteur 4

je veux juste qu'on ouvre aussi les yeux on n'a pas affaire à un travail de refondation substantielle de ce que sont les fondamentaux de fonctionnement de

49:51
Locuteur

l

49:51
Locuteur 4

'économie française

49:51
Présentateur

Marie-Pierre Haddad nous a rejoint à nouveau pour les réactions des auditeurs et téléspectateurs

49:55
Locuteur

alors

49:56
Locuteur 1

vous avez parlé du Front National et Marine Le Pen vient à l'instant de vous répondre sur BFM la présidente du Front National dit Laurent Wauquiez nous fait un bel hommage en reprenant nos idées il reconnaît que nous avions raison et les internautes sont justement très divisés sur la question d'une alliance ou non avec le Front National pour vous c'est très clair pas d'alliance mais Véronique elle ne comprend pas elle nous écrit sur Facebook elle vous demande pourquoi ne pas faire une ouverture avec Gilbert Collard et Robert Ménard

50:21
Locuteur

qui

50:22
Présentateur

sont au rassemblement Bleu Marine Laurent

50:23
Locuteur

Wauquiez d

50:24
Locuteur 4

'abord la première chose

50:26
Locuteur

qui

50:26
Locuteur 4

dit beaucoup

50:28
Locuteur

c

50:28
Locuteur 4

'est que Marine Le Pen a fait de moi

50:29
Locuteur

soit

50:30
Locuteur 4

quasi unique cible à droite pourquoi

50:34
Locuteur

? parce

50:35
Locuteur 4

que le plus grand ennemi du Front National c'est une droite qui assume à nouveau ses convictions et ses valeurs

50:39
Locuteur

et

50:40
Locuteur 4

que le meilleur allié du Front National

50:41
Locuteur

c

50:42
Locuteur 4

'est quand la droite ne dit plus rien

50:43
Locuteur

et

50:44
Locuteur 4

fait un filet d'eau tiède regardez ce qui s'est passé en Allemagne

50:48
Locuteur

quand

50:48
Locuteur 4

Angela Merkel n'a plus eu le courage de ses convictions elle a réinstallé fait unique dans l'histoire de l'Allemagne depuis l'entre-deux-guerres l'extrême droite

50:54
Locuteur

au

50:55
Locuteur 4

niveau du Bundestag

50:57
Locuteur

moi

50:57
Locuteur 4

je revendique et Marine Le Pen l'a très bien compris

51:00
Locuteur

le

51:00
Locuteur 4

fait qu'elle va maintenant avoir en face d'elle

51:02
Locuteur

une

51:02
Locuteur 4

droite qui assumera ses idées

51:04
Locuteur

j

51:04
Locuteur 4

'ai été aussi très clair

51:06
Locuteur

tant

51:06
Locuteur 4

que je m'occuperai de notre famille il n'y aura aucune alliance avec des élus du Front National cette position n'est pas négociable parce que je l'ai dit je ne partage pas leur vision de la France

51:15
Locuteur

et

51:16
Locuteur 4

parce que je pense que cette voie

51:17
Locuteur

-là

51:17
Locuteur 4

nous amènerait et nous et la France dans une impasse je ne veux plus que la droite se définisse par rapport au Front National ou par rapport à Macron je veux qu'elle défende ses idées clairement avec détermination et avec soreneté

51:30
Présentateur

merci beaucoup Laurent Wauquiez c'était votre grand jury merci à tous les trois très bon dimanche à tous et la semaine prochaine vous retrouverez Olivier Bost à 7h de place je vous retrouverai le 12 novembre très bonne journée à très bientôt