Laurent Nuñez dénonce la charge "d'une violence inouïe" de Sabrina Sebaihi (Écologiste)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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Cette question s'adresse au Premier ministre. [...] Vous n'êtes plus digne de représenter le pays. Partez.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« un attentat terroriste n'est pas une rixe de rue. Pengo n'est pas mort dans une bagarre, il est mort parce qu'il était noir. »
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« ce terroriste voulait un massacre de masse, raciste, négrophobe et islamophobe. »
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« Rôder autour de mosquées un vendredi n'est pas anodin et nos concitoyens noirs, arabes et musulmans ont peur pour leurs vies. »
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« Le mot le plus dur, "N'osez à bon", a été gardé pour nous. »
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« Le grand remplacement n'est pas une opinion, c'est une munition. »
Temps de parole
- ?99 %
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Cette question s'adresse au Premier ministre. Hier, la famille de Pengo Bossio Wangué était ici en tribune. Une famille endeuillée s'est déplacée, c'était le moment pour que la République leur donne du réconfort. Mais vous avez abattu leur fils une deuxième fois. Première faute, le Premier ministre a convoqué la mort de Quentin Derank pour nous expliquer qu'on n'oppose pas un mort à un autre. Mais non, [applaudissements] même si toute mort est tragique, un attentat terroriste n'est pas une rixe de rue. Pengo n'est pas mort dans une bagarre, il est mort parce qu'il était noir. Et pour la première fois, un Premier ministre a banalisé un acte terroriste ayant tué un de nos compatriotes.
Deuxième faute, ce terroriste voulait un massacre de masse, raciste, négrophobe et islamophobe. Rôder autour de mosquées un vendredi n'est pas anodin et nos concitoyens noirs, arabes et musulmans ont peur pour leurs vies. Pourtant, vous avez eu plus d'empathie pour des vitrines et des poubelles que pour des vies humaines. Troisième faute, sur l'extrême droite, pas un mot. Le mot le plus dur, "N'osez à bon", a été gardé pour nous. Pourtant, des millions de Français ont fait barrage à l'extrême droite pour que vous soyez tous assis là. Le Premier ministre avait raison l'an dernier quand il disait être un moindre soldat. Oui, mais il est celui de l'extrême droite.
Quatrième faute, il a parlé de recel. Le recel, c'est garder chez soi ce qu'on sait suspect. Or, ce gouvernement garde une ministre des discriminations incapable de dire que le grand remplacement est raciste en voyant votre porte-parole pour la couvrir. Le grand remplacement n'est pas une opinion, c'est une munition. Et une ministre qui hiérarchise les racismes n'est plus digne de sa confiance de sa fonction, elle devient un alibi. Nous savions déjà que pour vous, toutes les vies humaines ne se valent pas. Vol, arraché, cabale raciste politico-médiatique, agression, vous n'avez jamais condamné, vous n'avez jamais agi, vous êtes les artisans du chaos.
Et puisque vous êtes incapable de protéger tous nos concitoyens, quelle que soit leur couleur de peau, leur religion. Vous n'êtes plus digne de représenter le pays. Partez. Madame la députée, la parole est à Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
[applaudissements]
Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée, pardon, mais votre charge est d'une violence inouïe, qui ne correspond pas, qui ne correspond absolument pas à ce qu'a dit le Premier ministre hier, à ce qu'a été la position du gouvernement dès que nous avons eu connaissance de cet acte qui a tout de suite été qualifié d'attentat, qui a été condamné comme tel. Nous ne faisons aucune différence, aucune différence. C'est un acte terroriste extrêmement grave et nous l'avons condamné.
Et je je Pardon, pardon, mais en plus vous parlez au ministre de l'Intérieur qui a été un des spécialistes de ces sujets et je peux vous dire que nous avons toujours traité, nous avons toujours traité les actes terroristes de la même façon, qu'ils soient antisémites, qu'ils soient racistes, qu'ils soient dirigés contre d'autres catégories de la population. Ce gouvernement a une constance dans la lutte contre le racisme. Vous ne pouvez pas le nier. Chaque fois, chaque fois qu'il y a du racisme, nous le dénonçons.
Chaque fois qu'il y a des propos qui dérapent, nous poursuivons et nous allons en justice, que ce soit la ministre en charge de ce dossier, madame Aurore Bergé, ou le Premier ministre, ou moi-même le ministre de l'Intérieur. Madame la députée, je ne vous reconnais pas dans cette charge extrêmement violente, extrêmement violente. Et la colère qui est la vôtre, on peut la comprendre, mais pardon, pardon, ne portez pas un coup de canif au vivre-ensemble et à la cohésion nationale. Ce gouvernement a toujours démontré son engagement contre le racisme et contre le terrorisme, d'où qu'il vienne. Merci beaucoup, monsieur le ministre.