17/10 : une commission d'enquête pour "regarder où il y a eu défaillance", annonce Yaël Braun-Pivet
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 20 %Défensif 35 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
- 1:08RelanceRéponse partielle
Est-ce que ça suffit ? Qu'est-ce que vous répondez au fond à ceux qui disent, s'il y a faillite, s'il y a échec, c'est pas possible qu'il n'y ait pas davantage de sanctions ?
- 2:41FerméeÉludée
Vous auriez quitté le gouvernement à la place de Laurent Nunez ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Pour bien comprendre votre objectif, vous voulez faire quoi ? Le procès des autorités, des casseurs, des forces de l'ordre, les trois à la fois ?
- 4:09OuverteRéponse directe
Comment vous allez faire ? C'est quoi l'échéance que vous vous fixez pour que ces travaux puissent avoir lieu ?
- 5:07OuverteRéponse directe
Est-ce que vous considérez qu'il y a quelque chose à dire sur la stratégie de maintien de l'ordre, sur aussi des critiques qui ont été adressées, sur la façon dont les manifestations ont été encadrées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« Comme tous les Français, moi j'ai été extrêmement choquée par ce qui s'est passé, par les images qu'on a vues, par les faits gravissimes qui se sont déroulés. »
- 0:38Invité politiqueFait
« Donc évidemment qu'il y a une faillite, il y a un échec, puisque la réussite c'est de maintenir l'ordre. »
- 0:53Invité politiquePromesse
« Et c'est la raison pour laquelle, dès dimanche matin, je proposais la création de cette commission d'enquête, sans attendre d'éventuelles consultations. »
- 1:58Invité politiquePromesse
« Moi, dès dimanche, je proposais à ce qu'on fasse un couvre-feu, donc dimanche soir. »
- 3:05Invité politiqueFait
« Les procès ont lieu actuellement. Et c'est heureux. Les personnes qui ont été interpellées ont commencé à être jugées et les peines commencent à tomber. »
- 3:32Invité politiqueFait
« On nous dit défaillance au niveau des services de renseignement. Pas assez d'anticipation sur l'ampleur de la manifestation. »
- 3:39Invité politiqueFait
« Mais il n'y a pas assez de force de l'ordre. »
- 4:27Invité politiquePromesse
« Et moi, ce que je souhaite, c'est qu'elle puisse effectuer ses travaux assez rapidement, qu'on se dise qu'à la fin de l'année, on puisse avoir les résultats des travaux de la commission d'enquête. »
- 7:42Invité politiqueChiffre
« il y a eu plus de 500 000 personnes dans toute la France qui avaient des revendications. »
- 8:37Invité politiqueFait
« On a entendu, il y a de l'immobilier, il y a des profs absents, il y a Parcoursup, il y a l'orientation. »
- 8:50Invité politiqueFait
« On fait comme si, en fait, tout avait disparu. Non, les problématiques de pouvoir d'achat, elles demeurent les problématiques pour... »
- 9:54Invité politiqueFait
« les ordonnances, c'est quoi ? C'est le budget initial, c'est la négation du débat parlementaire et c'est du temps perdu pour le Parlement. »
- 10:31Invité politiqueFait
« On a une montée des radicalités presque partout dans le monde. »
- 10:53Invité politiqueFait
« on a une jeunesse qui est complètement déboussolée. »
Temps de parole
- Yaël Braun-Pivet72 %
- Présentateur26 %
- ?2 %
≈ 13,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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À 7h48, vous recevez Benjamin Duhamel, la présidente de l'Assemblée Nationale.
Bonjour Yael Bourne-Pivet.
Bonjour M. Duhamel.
Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter.
C
'est votre première presse de parole depuis la journée de KO de samedi. Vous avez depuis proposé une commission d'enquête sur les violences et la stratégie de maintien de l'ordre. On va en parler bien sûr dans un instant. Mais d'abord, vous avez vu constater comme les Français, ces mairies attaquées, ces magasins pillés. Hier, le garde des Sceaux Gérald Darmanin disait, ouvrez les guillemets, nous avons failli incontestablement. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
Comme tous les Français, moi j'ai été extrêmement choquée par ce qui s'est passé, par les images qu'on a vues, par les faits gravissimes qui se sont déroulés. Donc évidemment qu'il y a une faillite, il y a un échec, puisque la réussite c'est de maintenir l'ordre. Et donc quand l'ordre n'est pas maintenu à ce niveau, évidemment que nous n'avons pas réussi. En tout cas, le gouvernement n'a pas réussi. Et c'est la raison pour laquelle, dès dimanche matin, je proposais la création de cette commission d'enquête, sans attendre d'éventuelles consultations. Parce que ces images, comme tous les Français, elles m'ont choquée terriblement.
Vous parlez, Yael Brandpivet, de faillite, d'échec. Est-ce que vous considérez que la démission du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, adressée au président de la République, qu'il a refusé, est-ce que ça suffit ? Qu'est-ce que vous répondez au fond à ceux qui disent, s'il y a faillite, s'il
y
a échec, c'est pas possible qu'il n'y ait pas davantage de sanctions ?
En
tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'effectivement, il faut aussi placer les choses sur le terrain politique. Et donc, je pense que c'est la raison pour laquelle le ministre de l'Intérieur a présenté, lui, sa démission. C'est ce dimanche, je l'ai écouté, responsable en tant que chef. Et effectivement, à chaque fois, il faut s'interroger. Quand on exerce des responsabilités, est-ce que je les ai bien exercées ? Et est-ce que je peux continuer à les exercer ? Il s'est interrogé. Le président de la République et le Premier ministre lui ont renouvelé leur confiance, dont acte. Mais en tout cas, ce que nos concitoyens attendent maintenant, c'est que ça ne se reproduise plus jamais.
Enfin, c'est quand même ahurissant de voir ce qui s'est passé. Moi, dès dimanche, je proposais à ce qu'on fasse un couvre-feu, donc dimanche soir. Parce qu'on a été choqués samedi. Mais moi, j'ai été encore plus choquée dimanche soir. En disant, mais attention, on n
'a
pas encore pris les leçons de ce qui s'est passé. Et on n
'est
pas encore capable d'arrêter ces pillages, etc. Et là, c'est invraisemblable.
Juste, vous venez de dire, le président de
la
République et le Premier ministre, dont acte, ont refusé la démission de Laurent Nunez. Est-ce qu'ils ont eu tort de la refuser
?
Dont acte, c'est leur responsabilité. Moi, je prends les miennes. Donc, j'organise une commission d'enquête. J'estime qu'il faut qu'on aille tous regarder en transpartisan ce qui s'est passé. Et si on fait une commission d'enquête,
c
'est que tout s'est mal passé, puisqu'autrement, on ne la ferait pas. Donc,
voilà. De notre côté, nous, Parlement,
on estime qu'effectivement, il y
a
des choses à aller regarder.
Vous auriez quitté le gouvernement à la place de Laurent Nunez ?
La question ne se pose pas. Je ne réponds pas à des questions hypothétiques. La question ne se pose pas.
Il faut donc qu
'on
parle de votre proposition, celle de créer une commission d'enquête parlementaire. Pour bien comprendre votre objectif, Yael Brunpivet, vous voulez faire quoi ? Le procès des autorités, des casseurs, des forces de l'ordre, les trois à la fois ?
Alors, aucun, parce que la commission d'enquête parlementaire ne fait pas de procès. Les procès ont lieu actuellement. Et c'est heureux. Les personnes qui ont été interpellées ont commencé à être jugées et les peines commencent à tomber. Et c'est bien, parce qu'il faut que la sanction soit exemplaire. Maintenant, l'Assemblée nationale est dans un autre rôle. C'est son rôle de contrôle de l'action du gouvernement. Il va s'exercer cet après-midi aux questions au gouvernement à 15h. Alors, les partis politiques vont interroger le gouvernement. Mais la commission d'enquête a pour objectif de regarder là où il y a eu une défaillance. Qu'est-ce qui s'est passé ?
On nous dit défaillance au niveau des services de renseignement. Pas assez d'anticipation sur l'ampleur de la manifestation. Mais il n'y a pas assez de force de l'ordre. Il faut regarder ce qui s'est passé au niveau des réseaux sociaux. On nous dit qu'il y
a
eu parfois des ingérents étrangères. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est faux ? Comment les groupes s'organisent sur les réseaux sociaux ? Est-ce qu'on a des moyens d'agir ? Tout cela,
il
faut qu'on l'interroge.
Et
il faut qu
'on
l'interroge vite. Parce que ce qu'on a vu ce week-end, il ne faut pas que cela se reproduise. C'est indigne.
Alors, sans rentrer dans la technique parlementaire, Yael Brunpivet, vous vous dites qu'il faut aller vite. Il faut rappeler que vous aviez expliqué qu'il n
'y
avait plus de droit de tirage pour faire une commission d'enquête. Parce qu'on allait vers la campagne présidentielle et que la session ordinaire s'arrête au mois de février. Comment vous allez faire ? C'est quoi l'échéance que vous vous fixez pour que ces travaux puissent avoir lieu ?
Alors, l'échéance,
c
'est que tout à l'heure, à 10h, en conférence des présidents à l'Assemblée nationale, on va discuter avec l'ensemble des présidents de groupe pour voir comment on crée cette commission d'enquête et quel est le champ que l'on définit ensemble. Et moi, ce que je souhaite, c'est qu'elle puisse effectuer ses travaux assez rapidement, qu'on se dise qu'à la fin de l'année, on puisse avoir les résultats des travaux de la commission d'enquête. Parce qu'on a besoin, en fait, de tout poser à plat, de faire en sorte que cela ne se reproduise pas, d'avoir une doctrine du maintien de l'ordre qui tienne la route. Et donc, parce que, comme vous le savez, il
y
a l'élection présidentielle. Et moi, ma préoccupation première, c'est que tous les mois qui viennent puissent se dérouler sereinement pour que nos concitoyens puissent choisir en toute conscience qui sera leur prochain président de la République.
Si
on prend les éléments qui seront analysés et observés à l'occasion de cette commission d'enquête parlementaire, d'abord, sur l'expression dans votre communiqué de presse d'annonce de cette commission d'enquête, vous parliez de stratégie de maintien de l'ordre. Ça, c'est plutôt, comment dire, une expression qu'on a entendue chez les
partis
de gauche. Est-ce que vous considérez qu'il y a quelque chose à dire sur la stratégie de maintien de l'ordre, sur aussi des critiques qui ont été adressées, sur la façon dont les manifestations ont été encadrées ? Est-ce que ça, vous reprenez ces interrogations-là ?
Il y a beaucoup d'interrogations, en fait. J'entends ces interrogations de la part de tout le monde sur le parcours de la manifestation. J'ai entendu des gens qui disaient « on a été nassé », etc. J'aimerais bien comprendre pourquoi, comment, comment se prennent les décisions. Après, la stratégie de maintien de l'ordre, c'est aussi le nombre de personnes que vous mettez sur le terrain. Manifestement, le nombre de personnes était insuffisant. Comment on calibre ça ? Quelles sont les informations qui permettent de bien proportionner les forces qu'on met sur le terrain ? Tout ça, c'est important de le savoir, de voir quels sont les processus décisionnels.
Mais
hier,
à
votre place, Laurent Nunez, quand on lui posait la question précisément du calibrage de ces manifestations, il disait « non, non, là-dessus, il n
'y a
eu aucun sujet, il
ne vous a pas convaincu sur cet argument. » Non, mais
la commission d'enquête,
c
'est là pour ça, vous savez, elle est indépendante, c'est parlementaire,
c
'est transpartisan, tous les partis seront représentés. Et donc, nous, nous sommes, en tout cas, nous avons besoin de savoir et de comprendre pour que cela ne se reproduise plus.
Il y aura, dans cette commission d'enquête parlementaire, j'imagine, des forces politiques qui ont pu mettre en cause, parfois, les forces de l
'ordre
dans leur discours. Est-ce que vous ne craignez pas que cette commission d'enquête se transforme précisément en mise en accusation de policiers qui se sont retrouvés avec des pénuries de munitions, qui se sont retrouvés en première ligne, sans doute en effectifs insuffisants ?
Justement, j'entends, par exemple, cette pénurie de munitions dont vous parlez, dont on me dit qu'en fait, elle n'existait pas. Qu'en est-il ? Est-ce qu'effectivement, nos forces de l'ordre ont les moyens d'agir ? J'ai entendu sur certains plateaux certaines forces de l'ordre qui disaient qu'elles ne pouvaient pas le faire. Donc, en fait, ça, c'est extrêmement intéressant d'aller regarder qui dit la vérité, comment ça se passe, est-ce qu'effectivement, ils ont les moyens de remplir leur mission ? Il ne s'agit pas de mettre en accusation qui que ce soit, ce n
'est
pas le rôle d'une commission d'enquête, mais c'est vraiment de comprendre et d'essayer de dénouer toutes ces questions que les Français se posent, que vous vous posez. Eh bien, les parlementaires se les posent également. Et cette commission d'enquête aura pour objectif de faire tout cela. Maintenant, je voudrais quand même vous dire qu
'il
y a eu ces questionnements sur le maintien de l'ordre et il faut absolument le traiter. Maintenant, rappelez-vous quand même, et il faut que nos concitoyens aient bien conscience, qu'en ce moment, on est en train d'examiner le budget à l'Assemblée nationale. On a aussi des manifestants, il y
a
eu plus de 500 000 personnes dans toute la France qui avaient des revendications. Il ne faudrait pas que ces questions très légitimes, et c'est la raison pour laquelle je veux une commission d'enquête sur le maintien de l'ordre, éclipse et la question budgétaire qui est extrêmement importante et les revendications des manifestants
qui sont extrêmement
importantes également.
C'est
important ce que vous dites, il y
a
le bon effet, parce qu'on ne l'entend pas beaucoup
dans les
discours du gouvernement, du président de la République, du Premier ministre. vous considérez que les revendications des manifestants, des lycéens n'ont pas été suffisamment mises en lumière, qu'on parle trop de maintien de l'ordre et pas assez de ces revendications ?
Eh bien oui, parce qu'on a eu des centaines de milliers de nos compatriotes qui ont manifesté pacifiquement ce week-end dans toute la France avec des manifestations importantes. Et donc, il faut entendre... En fait, les hommes et les femmes politiques, leur job,
c
'est d'écouter les Français et d'agir pour essayer de leur apporter des réponses. Eh bien, les lycéens, les étudiants, il faut leur apporter des réponses. On a entendu, il
y
a de l'immobilier, il y a des profs absents, il y a Parcoursup, il
y
a l'orientation. Eh bien, tout ça, il faut le traiter. Et je trouve qu'effectivement, il ne faut pas oublier ces sujets de fonds. Il ne
faut
pas oublier non plus les questions de pouvoir d'achat dont nous parlent nos concitoyens. On fait comme si, en fait, tout avait disparu. Non, les problématiques de pouvoir d'achat, elles
demeurent les problématiques pour...
Mais ça
se
traduit comment c
'est,
Eh bien, ça,
c'est les questions budgétaires.
Et
on est en train d'examiner le budget. Donc, c'est quand même important de revenir à ce budget. Et la France doit avoir un budget. Donc, moi, j'espère que... Aujourd'hui, en ce moment, dans l'hémicycle, c'est la foire à la saucisse. Tout le monde propose des choses et des nouvelles dépenses et toutes les économies sont rejetées par les parlementaires. Ça, ça ne va pas aller. On a besoin d'avoir un budget qui est tenu. Donc, moi, j'appelle aussi aujourd'hui les parlementaires, les groupes politiques à la responsabilité. Mais, un, nous avons besoin d'un budget pour notre pays.
Et deux, nous avons besoin
d'un budget qui soit responsable. Et je demande toujours à ce que ça aille vite. Pourquoi ? Parce que...
C'est-à
-dire faire un 49-3
rapidement, c'est ce que vous demandez au gouvernement.
Moi, je ne veux pas que les débats traînent jusqu'à fin décembre, qu'on aille aux ordonnances. Parce que les ordonnances, c'est quoi ? C'est le budget initial, c'est la négation du débat parlementaire et c'est du temps perdu pour le Parlement. On a des textes à examiner qui
pourraient
en partie répondre aux questionnements qui sont posés par la crise aujourd'hui.
Un dernier mot, Yann Broupivet. On l'a vu ce matin, vous avez une parole libre parmi les macronistes. Au-delà des questions de maintien de l'ordre que vous examinerez dans cette commission d'enquête, qu'est-ce qui fait que, dix ans plus tard, on en est là, en termes de rapport à la violence, en termes de rapport à l'autorité ? Est-ce que ça,
c
'est aussi une faillite des dix ans de macronisme ?
Alors, j'entends beaucoup cela. Moi, je ne suis évidemment pas entièrement d'accord. Et vous savez que j'ai une parole libre, vous l'avez rappelé. On a vu quand même des phénomènes de violence dans d'autres pays européens. On a une montée des radicalités presque partout dans le monde. On voit les débats politiques, la montée des extrêmes en Allemagne, en Italie, en Angleterre, en Espagne, au Portugal, aux Etats-Unis, au Brésil, etc. Donc, il ne faudrait pas avoir un regard franco-français en se disant que
c
'est la faute de Macron et tout ça. Je pense que c'est une erreur majeure de faire cela. Pour autant, il faut bien voir qu'on a une jeunesse qui est complètement déboussolée. Donc, il faut remettre de l'ordre,
il
faut remettre du cadre, il faut les remettre à l'endroit, en fait, nos jeunes. Mais pour les remettre à l'endroit, il faut leur donner de l'espoir. Il faut en prendre soin. Moi, j'échange beaucoup avec
les jeunes. Et on n'en a pas pris à ces soins.
On ne les accompagne pas suffisamment. Le monde est angoissant pour nos jeunes aujourd'hui. Ils ont besoin de nous. Ils ont besoin de nous. Donc, prenons soin de notre jeunesse.
Merci beaucoup, Yaël Bronpivé, présidente de l'Assemblée nationale, d'être venu ce matin sur Inter.
Et merci, Benjamin Duhamel. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.
Yaël Braun-Pivet