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Podcast / conversationyoutube.com· 14 octobre 2026 94 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Villepin sera-t-il le candidat surprise de 2027 ? Il répond et revient sur les polémiques

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 69 %Attaque 20 %Défensif 11 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi est-ce que vous n'avez pas publié vos comptes ?

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous souhaitez que Dominique de Villepin soit candidat à la présidence de la République ?

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Pourquoi vouloir revenir en politique et pourquoi vouloir être candidat à la présidence de la République ?

  • 2:50OuverteRéponse directe

    Pourquoi dites-vous que la République est en danger ?

  • 5:44OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous craignez plus le Rassemblement national qu'elle est fi ?

  • 10:06OuverteRéponse directe

    Quelles seraient les premières mesures pour refonder l'État ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Dominique de VillepinFait
    « Ils sont publiés et j'ai satisfait à toutes les obligations de la loi. Je n'ai donc jamais payé d'amende d'aucune sorte. »
  • 2:06Dominique de VillepinFait
    « Le choix que nous ferons en 2027 déterminera la place de la France pas pour 5 ans, pour 100 ans. »
  • 2:50Dominique de VillepinFait
    « La République est en danger. Elle est en danger. La République est en danger et il y a un certain nombre de forces qui poussent avec une énergie considérable qui ne sont maîtrisé par personne, je le dis bien, personne. »
  • 5:44Dominique de VillepinFait
    « Le Rassemblement national est une menace plus grande. Une menace plus grande dans la mesure où nous risquons de nous retrouver avec un parti politique dont le projet peut nous conduire à un changement de régime. »
  • 10:51Dominique de VillepinFait
    « Aujourd'hui la verticalité d'un président de la République enfermé à l'Élysée, ça n'a plus aucun sens. C'est absurde. »
  • 14:28Dominique de VillepinPromesse
    « Je suis pour une grande loi de programmation pluriannuelle avec le vote d'une loi organique qui nous obligera sur 5 ans à revenir en dessous de 3 %. Je veux qu'en 2031 nous soyons en dessous de 3 % »
  • 15:56Dominique de VillepinChiffre
    « On supprime loi d'extinction des niches fiscales et des niches sociales. C'est 180 milliards d'euros. »
  • 19:38Dominique de VillepinFait
    « Il faut prendre en compte le fait qu'aujourd'hui beaucoup de nos compatriotes sont devenus réticents par rapport à ce travailler plus même quand il s'agit de gagner plus. »
  • 1:09:00Promesse
    « Ce que j'ai dit, c'est ma détermination à être candidat, à devenir candidat et à créer toutes les conditions pour pouvoir le faire. »
  • 1:11:54Fait
    « Il y a un avantage tout à fait considérable. Est-ce que le président de l'association des maires a vocation à devenir candidat à l'élection présidentielle ? Ça pose un vrai problème démocratique. »
  • 1:14:05Fait
    « Il y a de la défiance considérable qui s'est installée dans notre pays vis-à-vis du jeu démocratique. »
  • 1:17:41Fait
    « Je ne suis pas indifférent au fait que la culture française disparaisse du jour au lendemain. »
  • 1:22:48Fait
    « Oui, Vladimir Poutine peut se dire que sa survie est liée à la continuation de la guerre. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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La République est en danger. Le choix que nous ferons en 2027 déterminera la place de la France pas pour 5 ans, pour 100 ans. Pourquoi est-ce que vous n'avez pas publié vos comptes ? C'est vrai ou c'est pas vrai ? Ils sont publiés et j'ai satisfait à toutes les obligations de la loi. Je n'ai donc jamais payé d'amende d'aucune sorte. Nous avons les meilleures autoroutes d'Europe pour ne pas dire du monde. Donc dans ce contexte, on récupère les autoroutes bien évidemment au service de locomatriote. Écoutez ce que dit Jean-Jacques Bourin et réagissez. Et ne dites pas il est trop vieux, il manque d'énergie parce que vous ne seriez pas crédible. Aujourd'hui dans notre podcast Bourin Média, nous avons la chance de recevoir Dominique de Villepin. Bonjour. Bonjour. C'est un grand honneur pour moi

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de mais mais pour nous aussi d'être votre invité pour nous aussi et pour la communauté aussi parce que j'ai posé la question ce matin, j'ai demandé à notre communauté, à ma communauté, je lui ai demandé mais mais est-ce que vous souhaitez que Dominique de Villepin soit candidat à la présidence de la République ? Ça c'est la première question que j'ai posée. Puis j'ai posé une autre question. Qu'aimeriez-vous lui demander ? Alors, je vous les poserai. Ah ben moi je suis pour répondre à toutes les questions. Je bon je me défile devant rien. Je vais commencer personne. Vous avez été premier ministre, vous avez été ministre, vous avez un cabinet, vous avez fait plein de choses, vous avez un cabinet de conseil qui marche très très bien. Pourquoi ? Mais alors,

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pourquoi vouloir revenir en politique et pourquoi vouloir être candidat à la présidence de la République ? Jean-Jacques Bourdin, on se connaît depuis longtemps. Je suis gauliste. Oui. Et les circonstances exceptionnelles ne me laissent pas indifférent. On n'est pas dans n'importe quelle maman de notre histoire. Et selon que la France choisisse le Rassemblement national, la France insoumise ou tout autre parti, c'est une autre histoire qui va s'écrire. Moi, j'ai trois enfants. Je suis sensible à l'avenir de la France. Ça me concerne directement. C'est quelque chose qui me touche dans mon cœur et dans mon âme. Et je vois partout dans le monde des menaces accumulé. Et nous

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sommes dans un temps d'accélération de l'histoire. C'est-à-dire qu'on n pas l'éternité devant nous. Le choix le choix que nous ferons en 2027 déterminera la place de la France pas pour 5 ans, pour 100 ans. Et le risque aujourd'hui, on le voit bien, c'est que nous changions complètement d'esprit, voire même peut-être de régime. Et dans un monde qui s'accélère, le changement de seuil chose, mais le franchissement d'une limite c'est autre chose. Alors, pourquoi ? Aujourd'hui, je pense que la Républiqueou oui est en cause. La République est en danger. Elle est en danger. La République est en

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danger et il y a un certain nombre de forces qui poussent avec une énergie considérable qui ne sont maîtrisé par personne, je le dis bien, personne, ni la France insoumise, ni le Rassemblement national qui de seuil en seuil peuvent nous amener au-delà de la limite et vous le savez comme moi, au-delà au-delà de la limite, il n'y a plus de limite. C'est auelà de la limite, c'est quoi ? Au-delà de la limite, et ben la limite c'est la République, la limite c'est la démocratie et c'est le début de la de la démocratie libérale. C'est le début d'un régime autoritaire de de de de l'aventure de l'aventure avant même le régime autoritaire. Moi ce que je crains par-dessus tout, vous savez, c'est quand euh plus personne ne

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contrôle rien. Une situation hors de contrôle. Il y a beaucoup de régions du monde qui sont hors de contrôle. Prenons un exemple. Oui. Oui. La situation dans le golf. Oui. Personne aujourd'hui ne maîtrise la situation dans le golf. Elle est à vol plus exactement, elle est dans les mains aujourd'hui des Ayatolas iraniens ou plus exactement des gardiens de la révolution. C'est dire que nous avons changé de monde. Nous avons vécu pendant des années, des décennies dans un monde où il y avait des superpuissances qui pouvaient prétendre tenir l'ordre mondial. un monde bipolaire un monde bipolaire et où l'Ouest avait un immense avantage. La démocratie américaine pouvait prétendre à organiser l'ordre mondial. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas du

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tout. Nous voyons la plus grande des superpuissances se faire damer le pion par des gardiens de la révolution qui en terme de puissance ne sont pas du tout au même niveau. Et quand vous regardez le reste du monde, la même loi d'impuissance s'exprime quand vous voyez l'Ukraine tenir bon année après année face à la puissance russe première puissance nucléaire mondiale. Quand vous voyez la Corée du Nord être capable de dicter sa loi dans sa région, on a changé de monde. Pour ce monde là, il y a des luxe qu'on ne peut pas s'offrir. Il y a des risques qu'on ne pas qu'on ne peoir le risque du Rassemblement national et des Lfis. On ne peut pas se l'offrir. Non, je crois qu'on ne peut pas se l'offrir pour une raison simple. Cette accélération du monde. Elle doit nous

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obliger aujourd'hui à relever des défis considérables. Et je ne place pas la France insoumise au même niveau que le Rassemblement national. Je ne les place pas au même niveau. Ce sont deux expériences différentes parce que il y a bien sûr une volonté de la France insoumise de changer les institutions, mais le projet du Rassemblement national nous conduit à changer de démocratie, passer de la démocratie libérale à la démocratie illibérale et tout ce que préconise aujourd'hui le Rassemblement national. La priorité nationale va complètement à l'encontre de nos principes

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républicains, va contre l'universalisme français et nous voyons bien que c'est une aventure sans précédent dans l'histoire de notre République. Oui. Dominique de Villepin, est-ce que vous craignez plus le Rassemblement national qu'elle est fi ? Je n'établis pas de hiérarchie mais je dis si vous me l'avez dit. Oui, j'établis pas de hiérarchie au sens où il y a pour moi deux menaces, mais il est bien évident que le Rassemblement national est une menace plus grande. Une menace plus grande dans la mesure où nous risquons de nous retrouver avec un parti politique dont le projet peut nous conduire à un changement de régime. Pourquoi dites-vous nous sommes en 1788

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? parce que nous sommes à la veille euh d'événements considérables pour la France dans tous les cas de figure. Oui. Soit nous choisissons l'aventure et l'aventure dans le monde d'aujourd'hui où euh la puissance de l'intelligence artificielle change toutes les semaines et bien évidemment euh la victoire du Rassemblement national marquerait la défaite de cette bataille-elà. La bataille technologique, elle est perdue. D'abord parce que nous aurions à livrer immédiatement une bataille financière que nous ne pourrions pas gagner avec le Rassemblement national au pouvoir. Deuxièmement, nous changons d'orbite. Il est bien évident que même si le Rassemblement national ne dit pas aujourd'hui qu'ils veulent sortir des traités européens, des facto à partir du

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moment où il conteste la contribution française à l'Europe, nous nous retrouvons de facto sur le seuil de cette Europe. Donc nous ne défendons plus la place qui est la nôtre dans le cadre de l'Europe et les positions prises par exemple sur l'Ukraine par le Rassemblement national fait que nous baissons les bras. C'est une France de la résignation, c'est une France de l'aplatissement. Nous, c'est de la traîrise. Non parce que je n'aime pas ces mots-là, je ne les qualifie pas comme ça. Mais il choisit le camp de Moscou. Mais je je ne je ne rentrerai pas dans tout ce qui peut ressembler à une caricature. Mais ce que je dis, c'est que nous changeons de France. une France que nous avons déjà connue dans le passé qui est une France de

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résignation à certains égards de compromission ou en tout cas de risque de compromision. Mais j'apporterai j'apporterai une nuance. Je n'emporerai pas ce mot parce que je ne souhaite pas jouer avec ces anathèmes. Mais j'apporterai une nuance. Oui, je ne ferai pas le procès à Marine Le Pen, pas plus qu'à Jordan Bardella, d'avoir clé en main dans leur esprit construit une stratégie quirait la France au déclin. Non, pas du tout. Mais j'ai la conviction que cela se fera à leur insu. C'est-à-dire qu'ils sont détenteurs d'une certaine énergie, ils sont source de certains mécanismes

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franchissement de seuil, sortie des limites qui ne dépendent pas d'eux parce que toute leur histoire, toute leur aventure politique est construite sur des positions et en particulier l'exclusion d'une partie de la communauté nationale ou en tout cas d'une vision différenciée. selon que l'on est déjà nationaux, non nationaux, mais même à l'intérieur de la communauté nationale, on a vu avec le débat sur les binationaux à quel point cette logique d'exclusion et de différenciation était importante pour le Rassemblement national. Cette logique là, elle est mortifère pour la France. Donc je dis bien, je ne leur fais pas le procès de vouloir détruire ce à quoi

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nous sommes attachés, mais je dis que ils vont découvrir au fur et à mesure que toutes les idées qu'il portent et qui a eu euh qui qui ont eu leur raison d'être. Ces idées, elles ont eu comme raison d'être de les distinguer, de les différencier, mais en les installant dans une virtualité qui ne prend pas en compte la réalité des choix de gouvernement. L'inexpérience de Marine Le Pen de l'État, elle est totale. Celle de Bardella, n'en parlons pas et leur inexpérience du monde, elle est habissale. Tout ceci ne s'improvise pas. Je comprends beaucoup de nos compatriotes qui se disent après tout, les autres ont raté donc pourquoi pas essayer le Rassemblement national. Mais très bien, très bien. Mais est-ce que

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nous sommes des cobailles ? Est-ce que nous avons vocation à servir de bébé éprouvettes au rassemblement national ? Moi je pense que avant de se lancer à faire une omelette, il vaut quand même mieux avoir tâé un tout petit peu des rudiments de la cuisine. Et c'est pareil dans tous les éléments du jeu politique. La politique aujourd'hui, elle souffre d'une chose, ce qui explique l'impuissance de la classe politique. Elle souffre d'un état affaibli. La première tâche d'un dirigeant français au lendemain de l'élection 2027, cela va être de refonder l'État, un état de proximité. C'est-à-dire quelles seraient les premières mesures qu'on première mesure première mesure une démocratie politique complètement renouvelée. Aujourd'hui la verticalité

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d'un président de la République enfermé à l'Élysée, ça n'a plus aucun sens. C'est absurde. Et comment ? Et bien, comment d'abord revenir à une lecture de nos institutions, celle de la 5e. Deuxièmement, se doter des leviers qui lui permettent d'agir. Moi, par exemple, une des premières décisions que je prendrai, c'est de doter le président de la République d'un conseil des territoires. On a un conseil des ministres qui se réunit toutes les semaines très largement formel. Il n'a aucun moyen ni levier d'agir sur le territoire national. Il dépend des préfets et tout cela remonte et met du temps peut remonter. Il a aucun moyen d'agir quand vous étiez premier ministre. Dominique de Villepin. Mais mais d'abord, je parle d'une autre période. Ah bon ? Et et je dis bien que le déclin s'est

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considérablement accéléré depuis 20 ans. Moi, je ne reconnais pas aujourd'hui ni l'État ni la France quand je me promène un peu partout dans les provinces. Il y a une impuissance publique qui est devenue la clameur nationale. Regardez fonctionner les services publics. Aujourd'hui, ils ne tiennent que par les premières ligne. C'est le sacrifice de nos êtres soignants, de nos médecins. C'est nos forces de l'ordre en première ligne avec énormément de souffrance et de difficultés. C'est tous ceux qui au contact les pompiers, on l'a vu cet été avec les feux de forêt, les éboueurs, tous ceux qui ont fer vivent la France pendant la période du Covid. On avait promis de les récompenser. On a vu ce qu'on a vu, rien du tout. Quelques

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semaines après, tout oublié. Et cette République, il faut la refonder avec un état qui retrouve son efficacité. J'ai dit il faut des outils. Par exemple, nous sommes un pays riche monsieur Bourdin. Ça peut surprendre quand on le quand on voit la situation de dette abissale de la France mais nous sommes à pays riche et je dirais même très riche même si nous approuvrissons et qu'aujourd'hui la richesse française est devenue dans la moyenne européenne fortement déclinante. Nous ne sommes plus du tout en tête comme nous l'étions et je ne compare même pas par rapport aux Américains. cette richesse, mettons-la dans un grand fond souverain et de solidarité et faisons en sorte qu'elle puisse être mise au service de l'avenir de nos enfants pour investir dans les technologies, dans l'écologie.

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L'écologie, c'est le grand défi de notre temps. Nous avons une obligation aujourd'hui d'abord vis-à-vis de la planète, mais aussi parce que la vraie richesse, elle est écologique. Nous sommes dans un monde de la rareté. Regardez le besoin en eau de la France alors que nous avons d'énormes ressources. simplement nous gaspillons cette eau. Regardez nos forêts, nous aménongeons mal nos forêts, d'où leur vulnérabilité, leur fragilité. Dans tous ces domaines, il existe une abondance abondance financière. L'épargne des Français 6500. Comment la sortez-vous cette épargne ? Comment la faites-vous vivre cette épargne ? Et bien, le grand fond souverain et de solidarité à partir du moment où il est capable quand emprunt mais à partir du moment mais même pas besoin d'emprunt. à partir du moment où

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vous êtes capable de proposer des instruments financiers qui seront vraiment rémunérateurs, plus rémunérateurs que les livret et autres euh diversité. Tout cela en accord avec l'ensemble de nos banques parce qu'il doit y avoir un partenariat public privé là-dessus et bien nous sommes capable d'attirer vers nos propres investissements quand cette épargne aujourd'hui souvent elle va permettre le développement des projets d'investissement aux États-Unis comme d'ailleurs beaucoup de l'épargne européenne. Donc nous n'avons pas les outils, nous n'avons pas aujourd'hui la mobilisation. relancer la machine complètement relancer la machine en même temps qu'il faut et je suis aujourd'hui le seul candidat qui propose voyez j'ai dit candidat pas encore candidat et je et je vous dirai pourquo

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et je vous dirai pourquoi. Mais nous sommes aujourd'hui un pays qui doit assignir ses finances publiques. C'est un devoir crédibilité vis-à-vis de l'Europe et nécessité si nous ne voulons pas passer notre temps à rembourser les intérêts de notre dette. C'est-à-dire que plus nous sommes affaiblis, plus nous passons notre temps à remplir le tonneau d'anaïdes avec une petite tasse à café. Donc tout ça est absurd. Je suis pour une grande loi de programmation pluriannuelle avec le vote d'une loi organique qui nous obligera sur 5 ans à revenir en dessous de 3 %. Je veux qu'en 2031 nous soyons en dessous de 3 % et je veux parallèlement

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engager une grande simplification de nos impôts, revenir à neuf impôts quand aujourd'hui l'ensemble de nos différents de nos différentes taxations, c'est plus de 400 taxes diverses. Et bien évidemment pour faire cela, il y a pas de poudre de perle pinpin ni de parole magique mais il y a la volonté de faire aujourd'hui place. Il faut nettoyer nettoyer nettoyer les écuries d'OGAS. Aujourd'hui, nous ne savons pas où va notre argent. Nous ne savons pas si cet argent il est bien investi ou s'il va nourrir la rente, c'est-à-dire l'argent qui dort. Donc, on supprime loi d'extinction des niches fiscales et des niches sociales. C'est 180 milliards

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d'euros. C'est colossal. Il ne s'agit pas de faire cela avec un rabot ou un grand couteau. Plus d'aide pour l'emploi à domicile. On dis pas du tout. On distingue 3/3 par 5e. Donc chaque année, on distingue 3/3. Un premier sert à dépenser l'argent légitimement correspondant à un certain nombre de ces niches et à certains bénéficiaires de ces niches, le handicap, l'outre et et l'ensemble de ces dispositifs. Un 2è tiers transformera en politique publique parce que c'est quelque chose que tous nos tous nos compatriotes ont pu constater, il y a une régression des politiques publiques aujourd'hui. Où est la politique du logement ? Où est la politique de la ville ? pas de politique publique. Moi, je veux remettre l'État

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devant ses responsabilités. Et dans ce cadre là, il reste un 3è tiers. Ce 3è tiers, il va au désendettement de la France. Et donc, je suis aujourd'hui le seul à pouvoir proposer un chemin vertueux vers le désendettement qui nous permettra de faire un ajustement budgétaire avec 125 milliards d'euros qui permettra de revenir à un déficit en dessous des 3 %. 5 milliards par an ou sur 5 ans 125 milliards d'ajustement budgétaires d'ici à 2031 et qui nous et qui nous permettra et qui nous permettra par ailleurs de commencer à engager la démission de notre dette. C'est exactement ce que j'ai fait et donc ce que je dis n'est pas impossible. C'est ce que j'ai fait quand j'étais premier

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ministre de 2005 et 2007 qui est aujourd'hui pour tous les financiers, les économistes la période de référence où on a fait ce que l'on devait. a commencé par une conférence générale des finances publiques. On a réuni l'ensemble des acteurs pour ensemble engager cette transformation. Et l'enjeu, c'est bien la grande transformation de la France, de son économie, de son organisation. grande transformation qui doit nous permettre de faire les investissements écologiques, les investissements technologiques. Grande transformation qui doit nous permettre de relancer la démocratie française parce que plus vous êtes engagé dans cette spirale négative et qui fait douter chacun de la véritable justice sociale dans notre pays,

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plus vous vous éloignez de la démocratie. Et donc moi, je suis pour le retour d'une démocratie politique, mais je suis aussi pour une démocratie sociale. Je veux que les partenaires sociaux prennent toute leur responsabilité. Vous voyez, aujourd'hui, ils ont un rôle majeur sur l'assurance chômage. Mettons en avant les partenaires sociaux sur la définition d'une réforme des retraites. Je crois que les Français sont assez assez grands pour pouvoir choisir la réforme qu'ils souhaitent. Moi, je proposerai une réforme à point, donc liberté dans ce domaine. Je proposerai également la possibilité dans le cadre de cette réforme à point d'avancer rapidement avec les partenaires sociaux, prenant leur responsabilité, définissant la valeur du point selon selon l'espérance

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de vie et selon le secteur professionnel. Vous leur confiez la gestion. Je leur confie la gestion, je leur confie la responsabilité comme pour les retraites complémentaires. Exactement. Exactement. Et je pense que nous avons euh beaucoup à gagner à rentrer dans cette démocratie sociale et je fais adopter une charte sociale à l'échelon constitutionnel pour reconnaître cette démocratie sociale française. Et bien évidemment, bien évidemment, il faut que le tout soit équilibré, c'est-à-dire que chaque année, ils auront la responsabilité de faire en sorte que l'on puisse boucler l'équilibre de nos retraites et c'est-à-dire ne pas dépenser plus que ce que nous avons. Ça veut dire que chacun devant ses responsabilités, certains compatriotes souhaitent partir plus tôt et on comprend

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que la vie pour certains est beaucoup plus difficile. Ça va engager également un énorme chantier qui est celui des conditions de travail et je suis pour ouvrir une convention sur les conditions de travail dans notre pays qui quand on regarde le nombre d'accidents de travail sont moins bonnes que dans beaucoup d'endroits. Ça implique aussi un profond changement du côté du patronat dans la façon d'organiser le travail. Il faut prendre en compte le fait qu'aujourd'hui beaucoup de nos compatriotes sont devenus réticents par rapport à ce travailler plus même quand il s'agit de gagner plus et qu'ils ont le sentiment bah que la vie est ailleurs. Si on veut retrouver l'énergie dont nous avons besoin, revaloriser le travail, revaloriser le travail, augmenter les

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taux d'emploi parce qu'aujourd'hui ça sert à quoi de dire il faut travailler plus, j'écoute Bruno Rota Édouard Philippe mais à quoi ça sert de dire cela quand ceux qui partent à la retraite sont au chômage, ça veut dire que tout simplement on ne leur offre pas de travail suffisant. Donc il faut à un moment donné arrêter l'hypocrisie, il faut mettre les choses à plat, se mettre autour d'une table et le président de la République, le gouvernement n'ont pas de formule magique. Et c'est là où il faut redevenir ce que nous sommes tous un peu chirakiens. Il y a plus d'idées dans deux têtes et dans plusieurs têtes que dans une. Personne aujourd'hui n'a la science infuse. Personne ne peut mettre sur la table la formule magique qui permettra de régler tous les problèmes

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de notre pays. Par contre, on peut retrouver l'esprit de respect, l'esprit de concertation qui est indispensable. Je m'adresse à la notre communauté, à ma communauté. Vous venez d'entendre Dominique de Villepin. Réagissez. Que pensez-vous de toutes ces propositions ? Vous n'hésitez pas, vous allez sur toutes les plateformes, hein, nous sommes partout, YouTube, Spotify, Apple Podcast, enfin et cetera et cetera, toutes les plateformes, vous réagissez, vous dites ce que vous pensez des propositions de Dominique de Villepin. Mais on va aller plus loin. Écoutez ce que dit Jean-Jacques Bourin et réagissez et ne dites pas il est trop vieux, il manque d'énergie parce que vous ne seriez pas crédible. Alors Dominique, oui, justement l'énergie, on a l'impression quand vous

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parlez que vous avez toujours trop d'énergie. On a l'impression que vous voulez que de vous déclamer. Oui, parce que j'ai j'ai envie j'ai envie d'agir. Et vous savez, pendant 20 ans, j'ai été tenu loin de la vie politique pour des tas de raisons sur lesquelles ça n'a pas d'intérêt aujourd'hui de revenir. Ça n'a pas d'intérêt au-delà de ma personne et surtout parce que je pense et il faut le dire clairement, la France est en danger. On n' pas le temps de faire des ronds dans l'eau. On n' pas le temps de s'amuser. On n' pas le temps d'être en colère pour être en colère. On a le devoir aujourd'hui d'agir. On a l'impression que vous êtes toujours en colère. Pas du tout, je ne suis pas en colère. Je suis passionné par l'avenir de la France et je le suis au nom de mes

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enfants, au nom de tous les enfants de France et surtout au nom de tout ce que la France a apporté au monde. Moi, vous savez, j'ai voyagé dans le monde entier et je sais qu'il y a une attente de France. Prenons un exemple qui me tient particulièrement à cœur. La culture française. La culture française, c'est un trésor de richesse, de diversité, de point de vue, de couleur. Quand vous allez à Avignon, que vous allez voir une pièce de Rebecca Chaillon ou d'autres, vous êtes transporté par des mondes différents qui vous font réfléchir. Or aujourd'hui, cette culture française, elle est menacée. Imaginez demain le Rassemblement national au pouvoir. C'est quoi la culture française ? Ne l'oublions pas. Le Rassemblement

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national arrive au pouvoir demain. La grande bataille du monde aujourd'hui, c'est la bataille du numérique. C'est la bataille de l'intelligence artificielle. Quel est le désir le plus ardent des nouveaux empires ? Les États-Unis à commencé mais aussi la Chine. Le désir le plus ardent, c'est de faire de l'Europe un vaste marché où les technologies du numérique et les technologies de l'intelligence artificielle auront le jeu libre. Et bien à partir du moment où il n'y a plus aucune barrière à cette intelligence artificielle, et bien je vais vous dire la vérité, il y a plus de culture française. Il y a plus de culture française. Alors on peut mettre monsieur Chenu ou un autre, peu importe, la culture française, elle sera rayée d'un coup de plume. Pourquoi ? Parce

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qu'il y a plus d'auteur. Et d'ailleurs, à quoi bon des auteurs quand on peut écrire des livres avec l'intelligence artificielle sans demander rien à personne ? À quoi bon faire des films quand on peut arriver avec des nouvelles technologies à à trafiquer tout et le reste ? La culture française, elle tient. Pourquoi ? Parce que derrière cette culture, il y a un cœur qui bat, il y a une humanité, il y a il y a un territoire, il y a une géographie, il y a une expérience de la vie et du monde. Cette culture française, il faut la défendre. Il faut la défendre dans la musique, le rap, toutes les formes de musique, la musique classique, il faut la défendre dans la peinture. Bien sûr. J'aime j'aime toutes les formes de musique. J'aime j'aime tout ce qui dit h

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euh un corps qui vibre, un esprit qui s'ouvre, qui s'émerveille et qui chante la vie. Ça c'est le cœur de la culture. Quel est votre livre préféré ? Tiens, au passage, y pensez. Quel est votre livre préféré ? Vous aviez un livre à choisir justement la fameuse question si vous partiez sur une idée du désert mais je l'aime bien je l'aime bien raison alors moi j'ai une j'ai un livre ah il est derrière moi. Dites-nous lequel il est derrière moi. Via destin. Bah oui Valérie Grosman, ça c'est la signe Grosman, ça c'est des c'est un vrai livre. C'est un vrai c'est un grand livre. Oui. Bah vous auriez pu avoir un livre de Tolstoy ou de Dayevski. Euh si je devais en choisir un, je reviendrai à un livre premier. Euh je prendrai l'I et l'Odyssée parce que je

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crois que la méditation est infinie. Et quand je relis par exemple euh Liliade ou le poème de la force de Simon Veale, euh la méditation sur ce qu'est aujourd'hui la puissance, ce que devrait être le vrai exercice de la puissance euh sur les risques qu'il y a à se méprendre sur ce que permet la force. regarder cette erreur historique, cette tragédie historique de Donald Trump dans le Golf ou encore en Ukraine. Et bien cela pèse sur le monde. Cela pèse sur le monde. Cela cela détruit des vies. Regardez comment d'un trait de plume Donald Trump a rayé l'aide aux associations à tous les pays du sud global et en particulier en Afrique et

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les ceux qui étaient atteints de la maladie ceux qui étaient atteints du sida ou d'autres maladies se retrouvent dans des situations effrayantes. La souffrance humaine aujourd'hui dépend de quelques dirigeants qui sans aucune conscience des conséquences de ce qu'ils font change tragiquement la vie des gens. Et c'est en ça que la culture, les grands livres, les grands films, les œuvres, les grandes œuvres des musées sont une source immense pour nous d'inspiration. Et c'est ce qui fait que nous avons un devoir. Vous voyez, moi je ne me suis toujours pas remis de la situation qui est la nôtre dans nos relations avec l'Afrique. L'Afrique, c'est un grand continent. L'Afrique en 2050, c'est plus de 2 milliards de l'Afrique qu'on a exploité pendant très

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long. Absolument. Absolument. Absolument. L'Afrique en 2010, c'est 4 milliards et demi d'habitants. Donc que les plus cyniques ne voient que le marché. Moi, je vois des hommes et des femmes qui vont compter dans l'avenir et qui ont des choses à dire. Regardez. la mode, regarder la littérature, regarder le cinéma, ça bouge en Afrique. Ça bouge et ça regarde vers l'avenir quand nous on a peur, on se rétrécit, on se durcit et on rejette. On veut couper toute aide coopérative, toute aide de coopération à de nombreux pays dans le monde parce que on a plus d'argent. C'est ce que j'entends. Et regard et regardez les conséquences. On a parmi les diasporas les plus dynamiques euh sur le territoire français. Ces diasporas, elles sont

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sources de commerce, d'échange euh d'initiatives tout à fait considérables. Nous nous privons à un moment où l'Afrique est en train de développer des taux de croissance qui fait pas lire d'envie certains pays européens. Nous nous privons de cette de de de de cette vitalité et en plus nous n'accomplissons pas le devoir historique qui est le nôtre. Vous avez rappelé les méfets qui ont été à l'origine de bien des malheurs en Afrique, qu'il s'agisse de l'esclavage, qu'il s'agisse de la colonisation et et nous avons un devoir de reconnaissance de cette histoire. Tant que nous n'ouvrons pas les yeux, nous ne pouvons pas retrouver une relation au monde qui soit apaisée, qui soit forte et qui soit proposante. Je vais revenir sur l'Ukraine tout à

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l'heure et je vais revenir sur le golf. Dominique de Villepin, je vous écoute et je je vais être un peu terre à terre. Euh aujourd'hui. Préoccupation principale depuis plusieurs semaines des Français évidemment, c'est le prix du carburant. Imaginons, vous êtes président de la République, que faites-vous ? Que faites-vous ? Parce que j'entends Marine Le Pen qui veut baisser la TVA et la faire passer à 55. J'entends d'autres Mélenchon qui dit Jean-Luc Mélenchon qui dit "On fixe le prix à 1,70 € et on va pas plus haut." Euh mais que faites-vous ? Alors, ce qui est intéressant dans ce qui est intéressant dans les propositions que vous mentionnez, c'est que la plupart d'entre elles ne sont pas faisables dans le schéma qui est le nôtre aujourd'hui. C'est-à-dire que dès

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lors qu'on change les règles, on peut effectivement tout imaginer et tout promettre. C'est très facile de se libérer du réel quand on est à partie nourri d'extrémisme. Mais la réalité, elle est autrement plus difficile. Et Marine Le Pen, arrivant au pouvoir, devra expliquer pourquoi elle ne fait pas tout ce qu'elle voudrait faire. Et à partir de ce moment-là, Et à partir de ce moment-là, on rentre dans des mécanismes qui est a consultation des Français par référendum. Ah, mais pas le bon article, on prend un autre article, c'est-à-dire que on doit changer la constitution et à partir de ce moment-là, on rentre dans cet au-delà des limites dont j'ai parlé et on change de régime sans que personne ne l'ai vu. Donc, je ne crois absolument pas aux solutions toutes faites proposées par

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les uns et par les autres. Par contre, nous sommes instruits par l'histoire. Nous avons tenté un bouclier énergétique en 2022. Sur mois ou 8 mois, ça nous a coûté 7 milliards et demi d'euros. Bon, est-ce que aujourd'hui on peut légitimement se lancer dans une aventure qui offre à chaque français, quelle que soit sa situation économique, un véritable bouclier énergétique ? Ça n'a pas de sens. Donc, il faut se concentrer sur ceux qui aujourd'hui sont les plus touchés. Ça veut dire bien sûr les Français qui sont dans les territoires ruraux et qui sont totalement dépendants de la voiture, l'ED soignante qui fait 50 km par jour et tous ces Français qui dépensent en essence plus d'un mois de salaire, c'est considérable.

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Et toutes ces filières économiques sont aujourd'hui menacées, les chauffeurs, les pêcheurs et tous les autres. Là que nous fassions un effort exceptionnel, c'est nécessaire. Moi, je veux le faire à un échelon privilégié qui est celui des maires. Je suis pour que la démocratie territoriale reconnaisse la responsabilité particulière des maires et en particulier on confier au maires et en particulier dans les ma pour les maires des plus petites communes là où on est le plus dépendant des voitures, le soin le soin d'apporter une carte essence, une carte chauffage pour ceux qui sont le plus en besoin d'accompagnement et à partir de là j'installe un dispositif qui vaut pour tout le monde.

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qui est un encadrement fiscal qui permet de contenir les prix entre 1,75 et 2,50. Sachant que le risque dans les prochaines semaines, c'est que nous dépassions très largement ce seuil de 2,50. Là, je bloque les prix. Au-delà de 2,50, je bloque les prix. Et ça veut dire que je supprime toute fiscalité sur l'essence, sur le gazoil au-delà de ce prix. Mais par contre, je récupère cette fiscalité qui est aujourd'hui nécessaire compte tenue du fait qu'on a des caisses vides dès lors que le tarif descendrait en dessous de 1,75. Cet encadrement, quel est son intérêt ? c'est qu'il permet de donner un signal carbone à l'ensemble de la population et chacun

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comprend alors qu'il est urgentissime de se désintoxiquer des énergies fossiles. L'erreur la plus grave des 10 dernières années, c'est l'oscillation que nous avons faite dans la relation à notre politique sur le nucléaire. On a hésité, on a pensé à un moment donné s'en éloigner. Donc on a mis à l'arrêt un certain nombre de centrales et le résultat c'est quand il a fallu les réouvrir, ça coûtait très cher. On a perdu de la compétence, on a perdu des talents. Aujourd'hui, il faut reprendre les choses et adresser un signal très clair à l'ensemble de nos compatriotes. Il faut sortir du carbone. Le carbone pour chaque français, c'est 450 € qui partent en fumée et qui sont donnés aux Russes, aux Américains, aux

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Saouiens. 450 €. Si vous passez à la voiture électrique, c'est une économie de 1000 € par an. Et si vous faites des travaux dans votre logement ou si euh vous adoptez une pompe à chaleur, vous économisez 1000 € par an également. Ça fait 2000 € si vous faites les deux. C'est dire à quel point il faut nous libérer de cette dépendance. Et qu'est-ce que je veux dire en vous disant cela ? Je veux dire qu'aujourd'hui la grande bataille et c'est pour cela que ni le Rassemblement national ni LFI ne sont susceptibles d'apporter la réponse. La grande bataille qu'il faut mener, c'est celle de la souveraineté. C'est pas de ceux qui vous expliquent colère, colère, colère, peur, peur, peur. C'est ceux qui vous disent "Redevenons indépendants." C'était le message du général de Gaulle

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quand il est revenu en 1945 et quand il a mené cette bataille pour l'indépendance de la France qui aboutira à la dissuasion française, à l'arme nucléaire aujourd'hui, il faut se doter par un grand programme d'électrification, il faut se doter de notre indépendance énergétique. 20 % de notre électricité aujourd'hui n'est pas utilisée et elle est vendue à bas prix. Et par ailleurs, le prix de notre électricité, le prix de votre facture, monsieur Bourdin, il n'est pas racordé au prix du nucléaire qui est la source de cette électricité propre. Il est raccordé à la dernière unité de centrale à gaz européenne. Sortons de ce schéma. Et ça n'implique pas là euh de

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sortir des traités européens puisqu'il y a un système qui est prévu par la Commission européenne, ça s'appelle le contrat pour différence. Les espagnols l'ont fait. Et donc si nous faisons cela, c'est 180 € d'économie par ménage pour chaque foyer. Dominique de Villepin, lorsque j'ai posé mes questions à à ma communauté, une question est revenue que j'ai demandé à ma communauté de de vous poser des questions, une question est revenue sur cette fameuse euh privatisation des autoroutes. Est-ce que vous regrettez Est-ce que vous regrettez, monsieur Bourdin, vous avez longtemps travaillé sur ces questions au quotidien ? Oui. Bon donc vous savez qu'il n'y a jamais eu de privatisation des Oui. Oui. Non mais attend vous savez le malheur du monde le

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malheur du monde c'est de mal nommer les choses de concession vendu de non pas vendu enfin de concession concédé concédé coné concédé à des entreprises privées qui devaient être concédées jusqu'à 28 ou 29. Malheureusement ça a été prolongé par le pouvoir socialiste et aujourd'hui les premières concessions 366 31. Voilà. Donc première question, première concession, première idée. Qu'est-ce qu'on va faire ? Moi, je suis pour qu'on revienne, on oublie le système des concessions qui a trahi la confiance euh qui était la mienne et qui était celle de beaucoup de compatriot trahi les cahiers des charges pour des tas de raisons juridiques n'ont pas pu être renégociés quand en 20052006 nous avons pris la décision. Vous regrettez cette décision ? Bien sûr

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que je la regrette parce que j'aurais souhaité pouvoir poser un certain nombre de verrou et en particulier il y en a un qui n'a pas été posé qui était celui des taux d'intérêt. À l'époque, les taux d'intérêt étaient élevés et tout à coup avec la crise financière, les taux d'intérêt sont devenus quasiment négatifs. C'est dire que les sociétés concessionnaires ont tu un avantage absolument colossal dans cette période et c'est pour cela que un oui nous aurions dû prévoir. Je n'ai fait moi que prolonger les décisions qui avaient été prises depuis Lionel Jospin et qui ne me laissait pas de marge de manœuvre puisque je n'avais pas moyen de faire fonctionner les autoroutiers et pas de cagnotte pour faire les investissements qui auraient permis à la à la fois d'avoir des bornes électriques

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et cetera. Donc j'ai dû aller jusqu'au bout de ce processus. Je regrette d'avoir dû le faire sans pouvoir engager cette cette renégociation et aujourd'hui il faut revenir sur ce schéma. pour aller pour aller vers la régie directe. Ce qui permettra puisque nous allons hériter à partir de 31 d'autoroute oui dans une forme éblouissante. Nous avons les meilleures autoroutes d'Europe pour ne pas dire du monde. Donc dans ce contexte, on récupère les autoroutes bien évidemment au service de locomatriote. Ça ne veut pas dire pour autant que nous allons encourager l'énergie fossile. Il faudra faire en sorte que la prime soit à l'électrique et pas à l'énergie fossile. Une fois de plus, l'énergie fossile, c'est

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véritablement l'attache au pied qui nous empêche d'avancer. Nous sommes tenus par cette dépendance, il faut s'en libérer. Dominique de Villepin, vous avez parlé, vous parlez vous vous parlez souvent de vos enfants. Vous dites, vous dites "C'est peut-être ce que j'ai fait de mieux dans ma vie." Ah c'est sûr, c'est sûr. Ah bah c'est sûr. Oui oui. Bah vous savez quand on a la chance d'avoir des enfants qui sont mieux que vous bah on ne peut que se réjouir en se la culture ça doit vous réjouir. Absolument. Deux dans la culture et une autre dans la tech la finance mais très attaché à la chose culturelle. Donc la culture oui chacun chacun en a hérité chacun déra ce que vous avez fait de mieux. Ah oui absolument. Mais vous savez, moi moi euh bien bien qu'ayant 72 ans euh je

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peux dire que la moitié de ma vie euh j'ai bénéficié de l'éducation reçue euh euh de la part de mes enfants. J'ai vous savez on on on imagine de vos enfants. Mais bien évidemment, qu'est-ce qui vous appris ? Mes goûts musicaux, mes goûts en peinture sont très largement le fruit de ce que mes enfants m'ont fait découvrir. Vous savez, j'ai fait une playlist cet été sur mon site. Certains ont été surpris de découvrir Franchen, PJ Harvey. Mais ça, j'ai une fille qui est qui a été longtemps musicienne avant d'être artiste et tous ces goûts musicaux, ils ont été partagés à la maison et et au quotidien, c'était la remise en az découvert tout ça ? Ben, j'ai découvert tout ça, j'ai aimé tout

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ça et et j'ai aimé l'apprendre de mes enfants. Vous savez l'idée que euh vos enfants sont emboutables et sois gentil étais toi, c'est absurde. Et vous avez été élevé comme ça ? Non, pas du tout. Et c'est la chance que j'ai eu. Moi, j'ai j'étais depuis tout petit né à Raba, grandi en Amérique latine, ayant vécu aux États-Unis depuis tout petit, mon père avait posé comme règle. Oui, les enfants sont à table, y compris quand il y a des invités et y compris quand il y a des invités de marque. Moi, mon père était à tête d'une d'une grande société en Amérique latine. Il était président de l'Union des Français. Il a reçu le général de Gaulle en 1964. Quel que soit l'invité, on était à table et on écoutait, on posait des questions et on

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s'enrichissait de ce partage. On n' jamais été considéré comme une variable d'ajustement qui n'avait qu'une vocation, c'est d'être en bout de table. Est-ce que vous les avez consultés lorsque vous êtes revenu en politique ? Vous êtes réintéressé de près à la politique française ? Je l'aurais bien sûr demander leur avis. Et qu'est-ce qu'il vous ont dit ? Bien sûr demander leur avis. Alors de ce point de vue là, ils sont très respectueux de de des goûts de leur père et et et des engagements de leur père et ils sont tous les trois passionnés par la France et donc convaincus que le combat le combat pour la France vaut la peine d'être votre combat. pas forcément sur pas forcément non pas forcément surt ils

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ont ils ont leurs propres engagements et leurs propres goût mais ils ont une passion pour la France et ça c'est quelque chose qui doit nous rassembler c'est pour ça que dans mon combat politique et c'est ce que j'ai voulu apporter en revenant c'est pas un combat partisan moi je souhaite rassembler tous ceux qui souhaitent avancer c'est pour cela que j'ai eu le plaisir d'échanger avec quelqu'un comme François Ruffin. Nous sommes différents sur la scène politique mais mais je crois qu'on a la capacité de s'entendre sur un certain nombre de sujets. Vous voyez, certains de nos compatriotes se sont dit "Ah ben Vilpin on comprend pas, il va à la fête de l'huma." C'est bizarre, Vilpin va à la fête de l'humain. Ce qu'ils oublient, c'est que l'année d'avant, non, ils disent deux Vilpins. Oui,

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ils disent deux Vilpins va à la fête de l'huma. Bon, deux villepins va à la fête de l'huma. Ce qu'ils oublient, c'est que l'année d'avant, l'invité de la fête de l'huma, c'était Édouard Philippe. La seule différence entre Édouard Philippe et moi, c'est qu'il y en a un qui a été applaudit et pas l'autre. C'est ça la seule différence. Mais donc ça c'est beau ça. Ça c'est une belle formule, n'est-ce pas ? La la donc la question n'est pas d'aller ou de ne pas aller. Pourquoi ? Et pourquoi vous avez été applaudi et pas lui ? Ça c'est pas à moi de le dire. Mais le le vrai sujet le vrai sujet c'est que nous devons nous français être capable de nous rassembler queles que soient nos différences. Moi j'ai été très marqué par le conseil national de la résistance 1943.

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On est au cœur de la guerre. Dieu sait si on le sait les guerres avivent encore un peu plus les tensions et les différences. J'ai vu les deux films. Bah vous savez c'est un ancien collaborateur qui a fait le film. Donc de ce point de vue-là j'avais beaucoup de raisons d'y aller. Mais 1943 vous avez autour de la table vous avez à la fois des partis politiques, vous avez des syndicats et vous avez des résistants qui fait le grand sacrifice à ce moment-là. Ce sont les résistants. Les résistants, ils auraient eu toutes les raisons de dire les partis politiques dehors, les syndicats de prendre le pouvoir. C'est eux qui ont payé le prix. C'est eux qui se sont effacés. Et certains d'entre eux, dont Jean Moulin, n'étaient pas au rendez-vous de la victoire parce que ils

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avaient laissé leur vie euh en chemin. On ne doit pas mégoter quand il s'agit de la France. Quel que soit le coût, quel que soit le prix à payer, on n'est pas là dans une logique d'intérêt. Et c'est pour cela que moi, d'abord à l'âge où j'ai, j'ai le goût de transmettre, j'ai enseigné toute ma vie et c'est peut-être le plus grand bonheur que j'ai eu, c'est euh d'ouvrir à de nouvelles générations le goût de la chose internationale, le goût de la culture, le goût de l'art. Mais non seulement il faut être capable de transmettre, mais il faut être capable de se situer à l'avant du combat. Vous savez, dans les tranchées, il fallait sortir de la tranchée au coup de sifflet. Et qui c'est qui était en haut pour donner le signal ? Et ben, le sous-lie ou le lieutenant pour donner l'exemple. Et ça,

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je pense que ça doit marquer les esprits quand on a la chance d'avoir fait les études, quand on a la chance d'avoir été favorisé par la vie, on donne l'exemple. Et c'est pour cela que je dis à ceux qui s'inquiètent euh de ce que je pourrais à un moment donné euh euh reprendre telle et telle idée de gauche, je leur dis euh vous avez été favorisé par la vie. Vous êtes mieux placé que d'autres. Notre pays souffre. Notre pays connaît d'immenses difficultés. Donnez l'exemple. Et évidemment, il ne s'agit pas de renier sur la possibilité d'encourager la capacité de notre pays à produire. Il ne s'agit pas de tuer toute capacité productive. C'est pour cela que j'ai décidé de supprimer les impôts de production. Les impôts de

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production, c'est une entrave gratuite au fonctionnement des entreprises. On les supprime. Par contre, quand il s'agit de faire baisser nos déficits, de faire baisser notre dette, que nous demandions d'abord à ceux qui sont les plus aisés de faire un effort significatif, sachant que tous les Français devront l'ISF devront y participer. L'ISF, un effort sur un effort sur l'impôt sur les efforts sur les niches fiscales. Pourquoi ? Parce que j'entends que chaque fois que l'État puisse apporter un avantage, il puisse dès lors qu'il s'agit de ceux qui ont la capacité de le faire, qu'il y ait des conditions. Vous voyez, on a un grand rapport du Sénat à chiffrer à plus de 200 milliards les aides aux entreprises. C'est

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vraisemblablement moins que 200 milliards, peut-être 100 120. Mais un minimum de conditionnalité, conditionnalité sur l'emploi, conditionnalité sur le dialogue social. Nous sommes dans un pays aujourd'hui. Oui. Dans ces aides, il y a les baisses sociales accordé accordé aux heures supplémentaires. Absolument. Il y a toutes sortes de dispositifs. Mais la moindre des choses, c'est que l'on soit exigeant. Voyez la la difficulté de la politique de l'ofre qui a été menée depuis 10 ans et c'est quelque chose que j'ai dit à Bruno Lomer très très tôt. Euh bah Bruno Lomer, vous le connaissez bien, je vais y revenir. Et bien la première chose oui qu'il fallait constater, c'est des rendez-vous et constater que cette politique de l'œuf ne donnait pas les résultats. Quand vous prenez le risque

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en arrivant de baisser les APL, de supprimer l'impôt sur la fortune, vous pouvez pas dire à nos compatriotes dans l'éternité la politique du rissalemand un jour fera que vous aurez les mains pleines et la bouche parfumée. Ça ne marche pas comme ça. Il faut à un moment donné que ceux qui sont les premiers à payer, les premiers à faire l'effort, puissent voir les résultats d'une politique. Ce qui tue la politique, c'est l'absence de résultat. Vous voyez ? Et c'est pour cela que je reviens. Je ne serais jamais revenu si en 2007, je n'avais pas laissé une France en bien meilleur état que je ne l'ai trouvé. Dominique de Ville. Donc la logique de résultat, c'est l'honneur de la politique. Dominique de Villepin, est-ce que les deux quinquenas d'Emmanuel Macronte

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étaient une catastrophe pour la France ? Alors je je encore une fois, je suis bien que passionné, je me méfie je me méfie des formules définitives. D'abord parce que Emmanuel Macron a apporté quelque chose que nous devons souligner. et et et vis-à-vis de laquelle nous devons marquer notre reconnaissance. Il a eu une intuition gauliste qui est l'idée que l'autonomie stratégique de la France et de l'Europe, la défense de la souveraineté de la France et de l'Europe étaient des thèmes essentiels, existentiels pour aujourd'hui et pour demain. Et il avait raison. Il avait raison. Nous voyons aujourd'hui que c'est la France qui est porteuse de cette idée, de cette idée neuve. Et nous voyons que toutes les années où nous

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avons vu cette Europe se coucher derrière les États-Unis et derrière les nouveaux empires sont des années gâché parce que elles nous conduisent à la servitude. De ce point de vue-là, nous pouvons exprimer notre reconnaissance à Emmanuel Macron. Il a eu le courage aussi de reprendre l'effort indispensable en matière d'industrie militaire. beaucoup reste à faire parce que défendre un objectif de dépenses militaire c'est une chose. vérifier que cette dépense est bien dépensée, que ce sont les bons programmes d'armement et c'est pour ça que je pense qu'il faut maintenant aller plus loin, avoir un Conseil de sécurité européen avec les cinq États les plus puissants d'Europe qui puissent choisir les programmes stratégiques où nous

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allons faire cet effort essentiel aujourd'hui où on voit la Russie venir en permanence nous chatouiller les orteils, voir un peu plus avec des véritables menaces pour nos intérêts, suppose que nous ayons en permanence la capacité de répondre. Et ce que je dis en matière de dépenses militaires est également vrai en matière technologique et particulièrement d'intelligence artificiel. J'insiste sur l'intelligence artificielle. Oui. Oui. Parce que l'intelligence artificielle c'est une bataille qui peut nous laisser sur le chareau si nous ne nous dotons pas avec les autres pays européens. C'est pour ça que je suis pour un consortium public privé et donc en grande partie une nationalisation de cette intelligence artificielle car il faudra dépenser car il faudra dépenser des centaines de

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milliards. On voit aux États-Unis qu'il s'agit d'entreprises privées mais des entreprises privées qui manient quelque chose d'aussi dangereux que l'équivalent du nucléaire moi ça me fait peur. Donc je suis pour que les États prennent toute leur responsabilité avec les entreprises bien sûr, mais pour être capable de lever des somme considérable et que l'on soit présent dans le secteur des puces, dans le secteur d'un cloud, du cloud souverain. Quand vous pensez aujourd'hui que nous n'avons pas de cloud souverain et que nous sommes dépendants de Google, d'Amazon pour nos données les plus fondamentales, et bien nous courons un risque important également pour les centres de données. Construire des datas center comme on le voit à travers Ch France, c'est très

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bien mais posons nos conditions, faisons en sorte que ces data centers qui viennent de partout dans le monde pour profiter des prix bas de notre électricité décarboné et bien se fassent au bénéfice de données qui restent en France, qui soi sécurisé et qu'il y ait un prix très avantageux pour les entreprises françaises et européennes. Donc vous voyez bien qu'il faut tout repenser. Et vous, et le point que je veux souligner Jean-Jacques Bourdin, je ne veux pas vous assaillir de chiffres ni de données, mais c'est que vous voyez bien que toutes ces batailles sont liées. La bataille que nous menons sur l'intelligence artificielle, elle est liée au fonds souverains. Sans fonds souverain, pas de bataille de l'intelligence artificielle. sans Conseil de sécurité européen, pas de

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capacité à avoir le niveau qui nous permettra de livrer bataille avec les Américains. Les Américains ont un système qui est un système dit propriétaire d'intelligence artificielle où ils maîtrisent et contrôlent complètement leur leur modèle. Les Chinois ont un autre modèle qui est celui de l'open source qui est un modèle ouvert. Nous allons vers un système à poids partagé, original, adapté à la situation de l'Europe qui nous permettra de nous affirmer dans ce domaine. Si nous ratons la marche de l'intelligence artificielle, bah écoutez, nous serons désormais les vassaux de grands empires et c'est pas du tout la vie auxquelle j'aspire, ni pour moi, ni pour les petites françaises et français.

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Dominique de Villepin, vous confiez peu. C'est vrai et pourtant je parle beaucoup. Non, vous parlez oui, vous parlez beaucoup mais vous confier peu. Pourquoi ? C'est une pudeur. C'est une C'est quoi ? la vie vous façonne et moi j'ai grandi à travers des des épreuves et et la solitude et la solitude épreuves familial des épreuves familiales des épreuves politiques, des épreuves professionnelles et et la vie m'a conduit à être capable de d'avancer avec une conviction et et c'est vrai que Je je ne me confie pas facilement.

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Des épreuves politiques, lesquelles des épreuves politiques. Bah, quelle est l'épreuve politique que vous avez subi ? Quel est le moment où finalement vous avez été déçu ? Déception, pas déçu. Pas déçu, pas déçu, mais je suis je suis rentré en politique épreuve. Je suis rentré en politique au début des années 80 avec enfin même à la fin des années 70 avec Jashiraak. ou je me suis engagé très tôt et j'ai fait partie j'appartiens à une promotion qui a choisi le service de l'État mais aussi l'engagement politique avec quelques autres François Hollande Solem Royal Frédéric Brodin Renaute de Dion Vabre et ce choix-là fait que j'ai voulu à la fois servir cet état longtemps et en

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même temps défendre les conditions qui étaient les miennes de gaulistes et quand étant premier ministre j'ai dû affronter la calomnie, la rumeur et vous savez qu'on ne se débarrasse jamais. Vous savez d'où venait la calomnie ? Mais peu importe, je je ne cherche pas aujourd'hui à à à marquer des responsabilités d'autant que Non, enfin, vous connaissez vos ennemis. Vous connaissiez vos ennemis. Oui, mais je ne les qualifie pas comme ça pour une raison très simple, c'est que c'est que eux-mêmes ont pu également se sentir visés. Donc, je ne suis pas aveugle. Ils ont pu se sentir viser mais il était facile rendu les coups. Non, j'ai pas rendu les coups mais il était facile d'imaginer que je puisse être le bouqu émissaire de tout cela. C'est souvent une règle politique. Le

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bouqu émissaire, il porte avec lui euh tous les malheurs du monde. Mais oui, vous étiez grand beau, vous sortiez de l'eau en courant. Oui, mais le conformisme de la politique française fait que beaucoup est parfois moins talentueux que les ennemis dont vous parler et bien répercute cette attitude et donc vous vous retrouvez seul. Vous êtes retrouvé seul en politique Mais une fois de plus, j'ai été formé à la solitude, donc c'est pas quelque chose qui m'a qui m'a gêné. Mais je n'ai jamais admis n'a jamais admis que la rumeur puisse tenir de règles. Et j'estime que dans la vie, la moindre des choses, il arrive qu'on puisse se tromper, il arrive que on puisse s'égarer, mais il faut reconnaître ces

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erreurs. Et ça, j'estime que dans le chemin d'un responsable politique erreur sur les autoroutes, vous l'avez reconnu ? Absolument. et sur beaucoup d'autres choses he sur le CPE, je l'ai reconnu également sur l'ensemble des bien que le CPE n'était pas une si mauvaise idée. Je suis content que vous vous le disiez mais c'est pas moi qui vais aujourd'hui vous dire que que j'ai commis une erreur en en en n'accordant pas suffisamment d'importance à la négociation. Attention d'attention. Pourquoi je ne l'ai pas fait ? Bah parce que nous étions à la fin du deuxème quinquena de Jacques Chira que je disposais peu de temps et surtout que je sortais de la crise des banlieux et j'ai été très marqué par la crise des banlieux par la souffrance qui s'est exprimée dans ces quartiers par le sentiment

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qu'il y avait d'être relégué et que j'ai voulu y répondre et pour y répondre j'ai inventé le contrat premier embauche qui permettait à des jeunes qui étaient tenus en marge de l'emploi à qui on ne proposait rien ni stage ni évidemment emploi mais ça supposait une certaine durée dans le temps pour permettre au chefs d'entreprise de mieux les connaître et de mieux les adopter. J'ai imaginé que ce système-là serait le marche-pied qui leur permettrait de rentrer dans l'emploi. Ça a été mal compris. Les syndicats à qui j'avais demandé à l'époque de me proposer une alternative à ce que je proposais moi-même, conscient que ça allait froisser un certain nombre de gens, n'ont pas été en mesure de me proposer quoi que ce soit. Et le résultat c'est qu'aujourd'hui nous nous retrouvons

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exactement dans la situation de l'époque sans avoir fait les syndicats et les politiques qui ont qui ont tout fait pour vous faire échouer. Vous en convenez et même dans votre camp ne remuons pas forcément même dans votre camp Dominique Oui. Oui bien sûr. A commencé par mon propre camp. Oui. Il est clair que Nicolas Sarkozi n'a pas n'a pas soutenu en tout cas officiellement. Je sais pas s'il l'a avoué d'ailleurs qu'il n'avait pas soutenu chaque chose en son temps. Chaque chose en son temps. Ouais. Chaque chose en son temps. Vous reprendriez cette idée du CPE aujourd'hui ? Non. Non. Et c'est pour cela que je veux constitutionnaliser la négociation sociale, que je veux que la démocratie sociale permette à ces acteurs de prendre leur responsabilité. Vous savez,

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plus on aura d'acteurs de la vie française engagés, chef d'entreprise, syndicat, moi je souhaiterait que on puisse encourager la syndicalisation et je souhaiterais trouver le moyen. On peut pas obliger les gens à se syndicaliser, mais j'aimerais que les syndicats puissent encore davantage être représentatif de leur entreprise. D'abord parce que je veux je veux mettre en place la participation et pas seulement pas seulement au bénéfic mais à la décision bien sûr Dominique de Ville il représente 10 % des salariés et c'est pour cela qu'il faut aller beaucoup plus loin et et je comprends que certains salariés puissent se dire bon bah voilà nous on fait notre boulot puis après on s'en va et on s'occupe pas de tout ça. Oui mais si on avait un/ers des salariés qui étaient

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représentés au conseil d'administration et qui participaient à les décisions. Favorable à ça je suis favorable des salariés dans les conseils d'administration. de façon à ce que les salariés soient partie prenant de la vie et des résultats de l'entreprise. On se plaint parfois de ces dividendes d'exorbitants de certaines entreprises. Vous savez, toutes ces grandes entreprises sans le travail des salariés, sans les petites mains qui font de magnifiques sacs de de formidables produits, et bien ces entreprises ne seraient pas ce qu'elles sont. Et c'est pas vrai qu'elles peuvent délocaliser et aller n'importe où et et faire des produits de la même qualité. La marque France, c'est une marque importante et il faut la défendre. Euh Dominique de Villepin, je je vais je

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vais venir à la présidence de la République à à à à l'élection présidentielle. Mais avant, j'aurais revenir sur 2003 parce que quand on parle de Dominique de Villepin, quand on évoque Dominique de Vil de Villepin, on pense évidemment aux Nations- Unies, on pense à ce discours de 2003. Qui a écrit le discours ? C'est vous ? Bien sûr. Bon, vous avez écrit le discours avant, j'imagine de monter à la tribune. Vous l'avez montrer à Jacques Chirac. Bien sûr. J'ai Comment ça veous la ve ? Je suis parti en Concorde le matin ou du 14 février. La veille, j'ai rencontré Jacques Chirac à l'Élysée. Je lui ai soumis le discours et comme souvent avec

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moi, je travaille les discours jusqu'au dernier moment. Et donc le soir, j'ai commencé à retravailler ce discours constatant une chose importante. C'était un bon discours diplomatique, celui que j'avais présenté à Jacques Cherc qui n'a d'ailleurs pas fait une correction, pas une virgule. Et vous savez à quel point Jacques Chirac était méticuleux. La relecture de discours avec Jacques Chirac, c'est une aventure. Ah bon ? Rien n'avait été Pourquoi ? Il a noté, il a noté. Il rien Ah, il avait l'habitude de de travailler ses discours mais au détail près. Il n'y a pas eu de commentaire de la part du président. Mais dans l'après-midi, je me suis posé une question. Ce discours est un très bon discours diplomatique. Enfin, en tout cas, ça ça disait ce que nous devions

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dire comme France au monde, mais il ne s'agissait pas seulement de dire un discours diplomatique, il s'agissait de s'adresser au peuple du monde et de faire bouger quelque chose dans la conscience de ceux qui préparaient cette intervention qui était déjà très largement engagée. les Américains 2003 en Irak, je rappelle pour ceux qui ne sauraient pas, allez d'ailleurs aller revivre ce discours parce que il est il est formidable hein. Mais et donc je me suis dit les arguments diplomatiques c'est une chose ou mais ce n'est pas suffisant. Et ce discours, et c'est euh souvent la préoccupation d'un auteur, ce discours, il faut l'ancrer dans quelque chose. Alors euh j'aurais pu l'ancrer dans un on français euh euh qui soit la matrice

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historique de notre pays, mais j'ai pensé qu'il serait plus fort si je l'encrais dans un jeu qui est ma propre expérience sans me mettre en avant. Et ce discours donc il est nourri et c'est tout le sens de la première personne de la deuxième partie. Il est nourri d'une expérience personnelle intime. J'habite un village, ma famille habite un village en limousin à quelques kilomètres de Radour sur Glan et la deuxième guerre mondiale a été vécue dans toutes ces tragédies dans ce village et et ailleurs. Et donc j'ai voulu puiser dans ce qui avait fait cette amitié franco-américaine, ce qui avait fait l'épreuve pour l'Europe de la tragédie, de la barbarie et de ce devoir que nous avions en commun. Et c'est là

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où je me suis dit qu'en enracinant dans le particulier ce discours, je lui donnais plus de force universelle. Et c'est pour cela que je suis attaché à l'universel français, à ce que chaque citoyen de France se dise "Dans ma vie, dans ma terre, dans mon village, il y a quelque chose qui parle au monde. Et ce quelque chose qui parle au monde, évidemment, ça passe par des mots qu'il faut choisir. Chaque village de France, chaque village de France. Exactement. et et et moi je n'étais ce jour-là je n'étais ce jour-là que le porte-voie et j'ai associé bien sûr toute l'expérience européenne le soir qui est une expérience partagée. Je le dis souvent l'Europe elle est fondée sur un fondement culturel unique au monde. Quelle insatisfaction créatrice. Ce

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discours, il ne parle d'aucune forme de supériorité, d'antériorité. Nous ne sommes pas les dépositaires d'une quelconque vérité. Nous n'avons pas de certitude absolue à transmettre au monde. Nous avons une insatisfaction créatrice. Nous avons souffert, nous avons commis des erreurs, nous les reconnaissons et nous souhaitons faire mieux pour le monde. Et c'est cette insatisfaction créatrice qui était d'ailleurs au cœur du livre que j'avais écrit avec George Semprun qui à Buckenwald était avec son ami Maurice Alvax qui est l'homme de la mémoire collective. Maurice Alvax était mourant. Et à ce moment-là, George Champrin prend la main de Maurice Alvax et par le bout des doigts, Maurice

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Alvax qui ne peut plus parler à chaque verre du poème de Baudler que récite George Champrint, la mort des pauvres. Il sent la pulsation du sang au bout des doigts de Maurice Alvax battre dans sa paume. Ça c'est l'Europe. Ça c'est la capacité à transmettre ce que nous avons de plus cher et de plus profond. Et bien ce discours, il a puisé là. Vous prenez le Concorde, vous arrivez vous arrivez à New York. Concord, je retouche le discours dans le Concorde que je dicte à euh mes collaborateurs qui sont là et en arrivant Oui, je suis inquiet. D'abord parce que je demande immédiatement à ce que ce discours soit transmis à Jacques Chirac. Parce que

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quand vous ajoutez quelque chose d'aussi personnel et nouveau qui n'est pas de l'ordre de la diplomatie traditionnelle, vous vous dites "Bon, que va penser le chef de l'État ?" et je m'interroge en permanence, y compris sur des choses simples. Quand je parle de vieux pays, je me pose la question : est-ce que je ne vais pas inutilement titiller les États-Unis et en particulier le secrétaire à la défense américain et et et le vice-président américain qui s'en était pris à ce vieux pays en se moquant de nous. Je ne veux aucune dimension personnelle, aucun règlement de compte et donc je m'interroge sur moi-même, mais j'ai passé ma vie dans cette inquiétude vis-à-vis de moi-même de trouver le mot juste, de trouver le geste juste. Vous doutez de vous ?

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Je m'inquiète. Je m'inquiète. Vous doutez c'est je je doute je doute d'avoir le mot juste et la parole juste. Et je ne suis jamais content de ce que je dis et je pense qu'on peut toujours faire mieux. Et c'est pour cela que j'écoute très fortement les critiques qui me sont adressées, que j'essaie d'en tirer partie et d'en tirer le son. Bon, donc vous êtes inquiet, Jacques Chirac vous donne son aval visiblement. Vous dormez bien la veille ? Mais je dors mal comme d'habitude. Ah bon ? Parce que vous dormez mal. Mal oui. Ah bon ? Bon, d'accord. Bon, mais vous êtes à la tribune, vous montez à la tribune. Personne n'est prévenu de la teneur du discours. À part vos collaborateurs et l'Élysé. diffuse pas

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on ne diffuse pas le discours avant je suis très frappé quand j'arrive dans l'enceinte des Nations unies par le caractère exceptionnel du moment je n'ai jamais vu autant de caméras de ma vie c'est un c'est un mur de camé et de crépitement c'est c'est c'est et d'une violence inouie la presse américaine est déchaînée agressive comme elle l'est dans ces moments-là quand elle a le sentiment qu'on attaque et qu'on critique l'Amérique et Puis les caméras s'éteignent, les flashes arrêtent de crépiter et là je deviens à ce moment-là mon discours. C'est-à-dire que là, l'inquiétude disparaît. Plus de stress.

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Aucun stress. Enfin, aucun stress. Vous connaissez, vous êtes à la tribune des Nations Unies. Vous vous connaissez la formule sur le stress, hein. Voilà, le stress, ça vient avec le talent. Euh, aucun enfin aucun stress. Aucune manifestation de stress à ce moment-là. Je suis dans mon discours. C'est les mots que je dois prononcer, c'est les mots de la France. Ils ne m'appartiennent pas et je suis le dépositaire de cette parole et je dois l'habiter. Et à ce moment-là, ce qui me frappe, c'est l'incroyable silence qui se fait dans la salle et qui s'accroit au fur et à mesure. Et le plus curieux, je vous livre un petit secret. Coline Powell était à ma droite,

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table ronde oval et donc je ne le voyait pas et pourtant j'avais l'impression qu'il était en face de moi. Je je pouvais décrypter son visage de plus en plus livide à mesure que le discours avançait. Et je voulais que cette parole soit sans aucune animosité. Je voulais je voulais qu'elle ne soit qu'elle ne soit que ce ce cette volonté d'avancer une proposition vous sentiez pour les États-Unis et pour le monde. Je je sentais je sentais que je sentais qu'il était dérouté. Vous savez quand vous offrez à à un adversaire politique ou diplomatique, quand vous offrez une

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prise qui est l'agressivité, la volonté de revanche, vous jouez le jeu qu'il attend de vous. C'est un jeu drôle, mais quand il n'y a rien de tout cela, alors vous n'offrez pas de prise. Et donc le discours pouvait peser de tout son poids sans être rejeté d'emblé comme étant superfitatoire. Alors euh j'ai deux questions. Après vous avez senti la salle, vous avez senti on sent la salle quand on prononce un discours devant. Vous avez senti les réactions ? Vous avez senti celle de Coline Powell mais des autres aussi ? Non. La première que j'ai sentie c'est celle de Cofianan. Coline Powell Dominique de Villepin qui était secré secrétaire d'état à l'époque donc ministre des affaires étrangères absolument des États-Unis et Kofianan qui était le

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secrétaire général de l'ONU bien sûr de l'ONU Cofianan s'est penché il était à pas très loin de moi et il me dit merci et il me dit tu sais ça n'est jamais arrivé au conseil de sécurité en écoutant les applaudissements qui s'exprimaient et ensuite Vous avez senti vous avez senti que c'était un que c'était un événement au sens large au sens avec un grand. Oui. Un gros événement mais avec déjà ce sentiment que ça ne suffirait pas pour renverser la décision américaine. Est-ce que vous saviez ? J'ai une question à vous poser qui est importante. Est-ce que vous saviez que

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les allégations américaines sur la situation en Irak et sur tout ce qu'on les accusations porttai contre Saddam Hussein ? Est-ce que vous pensez que ces allégations vous saviez que ces allégations étaient fausses ? Oui. Oui. Nous savions qu'elle ne reposait sur rien et et plus nous avons été plus nous avons été dans l'évolution des inspection, les services secrets français et les allégations britanniques et américaines dont nous savions par exemple concernant l'uranium du Niger qu'elles étaient mensongères. J'ai reçu des rapports des britanniques qui étaient manifestement faux. J'ai reçu des experts français dont je savais qu'ils étaient téléguidés par euh les Américains qui étaient faux, qui me présentait des arguments faux. Donc très

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vite, on a vu que les Américains, parce qu'ils n'arrivaient pas à convaincre, prenaient des risques ainsi que les Britanniques prenaient des risques et mentait délibérément. Ça lorsque vous êtes arrivé à la tribune de l'ONU, vous saviez que les Américains Oui, mais j'avais eu l'occasion de le dire dès dès le 5 février dans la fameuse réunion d'épreuve quand Coline Powel a utilisé la petite fiole d'entrax présumé, nous savions que tout ceci ne tenait pas debout. les images qui nous ont été monté euh montrées et que le diplomate euh appelle les photocoches traditionnelles des services de renseignement. Elle elle elle ne disait rien de ce que Coline Poel voulait leur faire dire à l'appui des services de renseignement. Et ce jour-là, j'ai

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rencontré Coline Poel avec euh un certain nombre d'informations que je tenait d'autres Européens qui étaient beaucoup plus proches des Américains que nous et en particulier des pays de l'Est qui m'avaient dit à quel point il faisait il il faisait l'objet de chantage. C'était vrai de la diplomatie africaine aussi de membres du Conseil de sécurité de pays comme le Cameroun, comme l'Angola, il y avait des pressions inouies de la part des Américains. Donc je savais que les Américains étaient en train de jouer leur vatou. Et à un moment donné dans l'entretien que j'ai eu avec Coline Powell ce jour là, j'ai dit à Colin Powell que je ne pouvais pas admettre que la diplomatie américaine se livre à un chantage, à des pressions sur un certain nombre de pays membres du

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conseil de sécurité. Et là, il a eu la tentation de se dresser comme pour réagir vivement et et me mettre la main au colis. Et j'ai vu à quel point cet homme était blessé. Cet homme se retrouvait dans un rôle qui n'était pas le sien. Cet homme c'était un c'était un général c'était un général de l'armée américaine. Oui. Malheureusement en l'occurrence il obéissait aux ordres mais il ne pouvait pas ignorer et il n'ignorait pas à mon sens que ce qu'on lui faisait dire était à tout le moins très fragile. Dominique de Villepin dans quelques mois cette élection présidentielle où est-ce que vous en êtes ? Vous êtes candidat, vous l'avez dit. Maintenant, il y a des obstacles. Non, ce que ce que ce que ce que j'ai dit, c'est ma détermination

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à être candidat, à devenir candidat et à créer toutes les conditions pour pouvoir le faire. Pourquoi ? Nous sommes dans des circonstances exceptionnelles. Oui. Dans des circonstances exceptionnelles, chacun doit jouer son rôle et je ne peux pas me défiler. Donc, vous vous engagez donc il s'agit de s'engager, il s'agit de porter sa part. Ce que je souhaite le faire, c'est dans un esprit de rassemblement avec tous ceux qui partagent aujourd'hui les mêmes objectifs et les mêmes valeurs. Et je souhaite le faire avec une équation politique très simple. La justice sociale et la condition du redressement français. Cette justice sociale ne peut pas aller sans la défense d'un ordre républicain. Aujourd'hui, nous le voyons bien, sur le

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front de la sécurité, sur le front du fonctionnement de la justice, de notre chaîne pénale, rien ne va plus. Il faut donc restaurer, ramener notre pays à une situation qui puisse véritablement faire vivre notre démocratie. Et puis il y a un objectif que nous ne devons pas perdre de vue, c'est celui d'un progrès écologique et économique. Car tout cela, ce n'est pas uniquement pour combler les trous, réparer les erreurs, c'est aussi pour faire en sorte que la croissance française qui est en calminé, aujourd'hui nous sommes à zéro, il s'agit de pouvoir aller vers une croissance à 2 % où tout devient plus facile. Et c'est là où si nous commençons à réduire notre dette en étant sérieux, tout devient plus facile. C'est ce qu'on fait les espagnols.

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Mais c'est ce qu'on fait les espagnols et et d'autres États. Et à partir de là, on peut investir et on peut convaincre nos pays, nos amis européens de la nécessité de mutualiser des emprunts parce que je l'ai dit, c'est par centaines de milliards d'investissements que nous devons agir pour pouvoir engager l'effort de la transition, de l'intelligence artificielle ou de l'écologie. Donc vous vous engagez, c'est clair, vous êtes en train de d'essayer de réunir les conditions vous permettant d'être candidat à l'élection présidentielle. Parmi les conditions, il y a les signatures. Absolument les 500 fameuses 500 signatures d'ailleurs qui vont être difficiles à réunir. C'est difficile pour tout le monde. Pour tout le monde, c'est

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sauf pour le président de l'association des maires ce qui est une situation curieuse, avouez-le, drôle de situation. David Lisnard. Bah quand vous êtes président de l'association des maires que vous puissiez bénéficier sur un claquement de doigt de 500 signatures, c'est quelque chose qui ne manque pas d'étonnée dans un pays démocratique. C'est injuste. Ah bah c'est plus qu'injuste. C'est c'est une situation qui honnêtement d'inégalité devant l'élection. Il y a un avantage tout à fait considérable. Est-ce que le président de l'association des maires a vocation à devenir candidat à l'élection présidentielle ? Ça pose un vrai problème démocratique. Il n'est pas sur la même ligne de départ que tous les autres. Alors, je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un conflit d'intérêt, mais ça

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interpelle. Oui, presque. Vous le pensez ? Et j'estime qu'il y a un problème. Oui. Et j'estime que de la même façon quand j'entends le Premier ministre dire il n'est pas normal que les grands partis politiques français ne puissent pas bénéficier de soutien financier des banques. Oui, aujourd'hui toutes les banques sont frileuses. Tous les élus sont frileux. Un mot pourquoi ils sont frileux les élus ? parce qu'ils sont pris dans une cascade de dépendance avec les intercommunalités, avec le jeu des différentes collectivités et qu' évidemment il craignent quand ils sont par exemple dans une petite commune et bien que le rang supérieur de la tercommunalité puisse leur dire "Ah ben non, tu as donné une signature à un tel,

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pas de crédit, reprisaille ou donc ça ne va pas." En matière financière, les banques n'ont aucune envie d'être associé ni au Rassemblement national, ni à la France assoumise, ni à quelqu'un parti politique. Donc la démocratie a du mal et c'est pour cela que l'idée de François Baïou était une bonne idée de banque de la démocratie et je pense qu'il faut revoir en profondeur ces règles de façon à ce que l'égalité devant l'élection puisse être satisfaite. Dominique de Villepin, vous en êtes à combien de signatures de promesses parce que on a pas de signatur. pas encore de proc l'année prochaine et et c'est les maires qui aujourd'hui déposent directement ces signatures. Donc vous n'êtes jamais sûr de rien en quelque sorte mais nous sommes en train de passer le cap des

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300. C'està dire que si nous voulons avoir la certitude de pouvoir être candidat, il faut non seulement aller à 500, lancer un appel là, mais il faut aller au-delà. Bien sûr, je lance un appel à à tous ceux qui à tous ceux qui veulent faire vivre la démocratie. Et bien, jouez votre rôle de responsable et de citoyen. La démocratie c'est quelque chose de vivant et ça nous appartient à tous. C'est un bien commun pour notre pays. Alors, il y a les signatures et il y a l'argent. Vous parliez des banques. Alors, il y a l'argent, les banques, mais aussi les particuliers. Vous savez euh la distance prise par beaucoup de nos concitoyens euh vis-à-vis du jeu politique par lassitude, par euh euh sentiment de déception est immense. Et

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donc aujourd'hui l'idée d'aller donner à un candidat l'élection présidentielle, bon ben écoutez, on verra bien. C'est dire deux choses. La première c'est que il y a de la défiance considérable qui s'est installée dans notre pays vis-à-vis du jeu démocratique. La deuxième, c'est de dire que un certain nombre de nos compatriotes et c'est très sensible chez les élite, ne mesure pas les conséquences de ce qui va se passer en mai prochain. Il croi que ils s'en tireront. Il croi que bah après tout, c'est pas très grave et que on fera avec. Euh ils n'ont pas mais que la réalité s'imposera quel que soit le ils n'ont pas beaucoup et ils n'ont pas beaucoup le sens de l'histoire. Je le redis. Il y a une règle absolue en matière

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historique qui est celle des seuils. Et il y a une règle absolue aussi, c'est que quand vous franchissez un certain nombre de seuils, à un moment donné, vous franchissez la limite et cette limite une fois de plus, et c'est pour cela que je ne mets pas en doute ni la bonne volonté de madame Le Pen, ni celle de monsieur Jordan Bardella et certainement pas celle de Jean-Luc Mélenchon, même si les ambigués dont il a fait preuve sur un certain nombre de sujets posent problème. pos problème parce que dans la démocratie, il faut y compris être responsable des ambigués que l'on crée. Et quand on on s'amuse avec des des des consonances de non juifs, quand on soutient des mouvements qui ont eu de la des responsabilités dans la violence dans notre pays, et bien on se rapproche d'une ligne

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dangereuse et l'ambiguité en politique c'est la mère de beaucoup de beaucoup de déviances et de beaucoup de malheur. Donc là aussi inquiétude chaque fois que l'on fait quelque chose voir l'effet que cela produit et essayer d'en tirer les leçons. Les derniers sondages montre Marine Le Pen en tête et Jean-Luc Mélenchon en 2è position. Donc ça vous étonne ? Non non, ça c'est la partie qui est écrite et la partie qui va s'ouvrir qui est celle qui commence maintenant jusqu'à Noël, c'est celle où vous allez voir tout le bloc central et les parties de droite et les parties de gauche effondré. Voilà, c'est la logique du système mais pourquoi vous avez deux extrêmes qui ne sont tenus par rien de réel qui

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peuvent jouer avec toutes les propositions, répondre à toutes les demandes, satisfaire toutes les exigences, toutes les promesses sans limite. C'est ça l'ilimitisme. On regarde ce qui se passe aux États-Unis, monsieur Trump, c'est illimité. La haute du Père Noël va jusqu'au ciel. Et bien là, c'est pareil, il y a pas de limite. Et donc tous ceux qui dans le bloc central essayent malgré tout de conjuguer à la fois la campagne électorale et le réel se retrouve en décalage et donc le résultat, ils vont descendre. On commence à voir des sondages qui marquent des dégringolades étonnantes. À partir de ce moment-là, qu'est-ce qui va se passer ? Gabriel Atal, les socialistes, monsieur Gluxman, monsieur et qu'est-ce et qu'est-ce qui va se passer ? Oui.

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Bon et ben à un moment donné la nature des questions posées et on connaît le conservatisme des médias, le conservatisme du jeu politique, les questions vont changer. La question va être mais qui peut battre Marine Le Pen ? Qui peut empêcher monsieur Mélenchon d'être au deè tour avec madame Le Pen ? Et là c'est un autre casting. Là on sort des novices, on sort nouveau casting en janvier mais euh vraisemblablement vraisemblablement un peu avant et et effectivement une accélération à partir du mois de janvier. Et tableau final comme en tennis et comme en foot, tableau final vers le mois de février. Donc euh laissons passer les plus pressés, gardons notre cam et notre sangfroid, travaillons d'arrache-pied pour être

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prêt mais évitons de nous laisser intoxiquer par cette multiplicité de sondage, par tous ces articles et toutes ces déclarations qui n'apporte rien au débat. Par contre, essayons de nourrir la réflexion des Français sur les fondamentaux. Moi, je ne suis pas indifférent au fait que la culture française disparaisse du jour au lendemain. Elle a pris beaucoup de coups dans les dernières années. Et le fait que cette culture française disparaisse complètement, ça me fait mal. Le fait que la plupart des responsables politiques français dont on parle n'ont aucune idée de la scène internationale. Ils savent même pas pour certains que cela existe. Aucune contrainte, rien ne les oblige, rien ne organiser des grandes des des grandes

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conférences internationales pour forcer la Russie à faire la paix et pour forcer le l'Iran à ouvrir le détroit d'Ormous. Ça, ce sont des recettes toutes faites mais quand vous êtes à l'Élysée, ça demande un peu plus d'expertise. Vous savez, j'ai accompagné Jacques Chirac dans toute sa marche vers l'Élysée à partir de 1980. Jacques Chirac consacrait plusieurs heures par jour à son information internationale. Il était à vide de savoir, à vide de connaissance, à videide de rencontre. Là, vous avez un certain nombre de candidats euh qui ont peut-être été au soleil de l'Italie ou au soleil de la Grèce, mais qui ignorent tout des réalités internationales. Se retrouver face à un grand leader du monde euh qui est madré, qui est formé à

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à la défense des intérêts de son pays, c'est autre chose. C'est le grand bain qui peut tenir le choc, qui est susceptible d'être capable de décoder, d'anticiper, de faire œuvre utile pour que la diplomatie française reprenne sa tête, reprenne la tête de la diplomatie européenne, remuscle le jeu européen quand on voyait quand on voit sur un certain nombre de dossiers que nous avons littéralement été écartés de la scène. H vous avez croisé Vladimir Poutine Oui. à de nombreuses reprises. Euh est-ce qu'il va s'arrêter là ou est-ce que la seul le seul discours à tenir face à Poutine, c'est le discours de fermeté ? Ah, le discours de fermeté est indispensable,

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nécessaire et sans aucune forme d'ambiguïté ou de faiblesse. Et on voit bien que Vladimir Poutine est aujourd'hui confronté à un certain nombre de difficultés intérieures en dépit euh des élections législatives. Euh il a euh aujourd'hui des résistances et des insatisfactions très profondes dans la société russe. Dans cette société, il va y avoir au cours des prochains mois un certain nombre de choc importants qui vont avoir lieu et en particulier la nouvelle mobilisation que souhaiterait préparer Vladimir Poutine. 300000 400000 500000 600000 soldats pour l'instant il hésite il hésite. Voilà et c'est pour cela qu'il est obligé

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de changer de terrain et de se lancer dans d'autres stratégies. Et parmi ces autres stratégies, il y a l'idée de démultiplier le front ukrainien et de prendre de prendre des initiatives sur l'ensemble des autres pays de façon à montrer qu'il en a sous le pied et qu'il a la qu'il a la capacité de déstabiliser d'autres théâtres. Vous citez les Pays-Bales, vous avez raison. La Pologne qui a été frappée au terminal de chemin de fer, mais aussi d'autres villes européennes Lips directement visé un certain nombre de drones qui avantageusement vont s'égarer ici et là sur le territoire. un certain nombre d'opérations spéciales qui sont faites dans nos pays. On se rappelle l'opération main rouge qui a été faite

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ici à Paris ou sous la tour Effel avec les cercueils qui vise à déstabiliser les opinions publiques. ce que certains appellent la guerre hybride, que je préfère qualifier moi de conflit hybride parce que dès lors qu'il y a guerre hybride, on serait tenté de dire bah écoutez, tout ça n'a rien hybride à partir du moment où on dit et on nomme la Russie, donc bah engageons-nous. Non, il faut garder là encore son sang frroid et mesurer que toutes ces initiatives ont pour but de nous faire surréagir pour nous mettre en position de faiblesse et en position d'inquiétude vis-à-vis de la Russie. Et je crois qu'il faut être capable d'anticiper ce jeu russe à la fois par l'unité des Européens, en même temps par une mobilisation extrêmement grande et la

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diversification de nos réponses dans le domaine du cyber, dans le domaine du diplomatique, dans le domaine du renseignement. À chaque fois être capable de déterminer des cibles qui ne laissent jamais sans réponse les attaques dont nous sommes victimes. Dominique de Villepin, est-ce que Vladimir Poutine n'existe plus que par la guerre ? Alors l'ensemble de l'économie russe, l'ensemble du système russi politique et économique est tout entier voué. La place qu'occupe la défense, les dépenses de défense dans le budget de la Russie. On le voit bien, toute la société russe aujourd'hui qui est liée de près ou de loin à la conduite de cette guerre, le prix que

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paye la société russe de ce fait-là. Donc oui, Vladimir Poutine peut se dire que sa survie est liée à la continuation de la guerre. Il faut le prendre en compte. Est-ce que Est-ce que Benjamin Netaniaahou, je vous pose la même question concernant Netaniaahou, est-ce qu'il n'existe plus que par la guerre ? Tout toute toute la politique menée par Benjaminou dans les derniers mois montre que la seule carte qu'il veut défendre, c'est la carte de la guerre Tousazimut, des interventions militaires Tousazimut au Liban, en Syrie, en Iran. vis-à-vis du Yémen, frapper à chaque fois pour placer Israël en situation d'intervenir à tout moment, n'importe où, pour créer l'insécurité autour de lui qui lui permet de maintenir son avantage.

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Malheureusement, ce qu'il n'a pas prévu, c'est que vivre dans l'insécurité, ça a un prix. Ça a un prix d'abord pour la société israélienne qui paye un coût absolument terrible vis-à-vis de cette guerre permanente. Euh le le coût psychique pour la société israélienne, pour la jeunesse israélienne. Euh Israël va se rendre compte euh moi après mois euh des conséquences et des ravages que produit cet état de guerre permanent. Et deuxièmement, à partir du moment où Israël voit Netaniaou voit la perte du soutien américain très profond du côté des démocrates mais aussi important du côté des Républicains, et bien c'est un risque à terme très important pour Israël qui va se retrouver dans une

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immense solitude. À quoi ça sert de gagner toutes les guerres si on se retrouve suspendu à la continuation de la guerre et fragile ? dans sa profonde solitude. Donc une une une élection va avoir lieu dans quelques semaines. Elle sera décisive pour pour Israël et pour son avenir. Il appartient aux Israéliens de choisir et certainement pas à moi d'interférer dans le choix qui sera le leur génocide commis par Alors, j'ai j'ai ce mot vous l'employez ou pas ? Je l'ai employé. J'ai je l'ai employé. Et vous l'employez à nouveau. J'ai écrit une tribune dans le monde, je l'ai fait à un moment où euh la

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Cour internationale de justice Oui. avait souligné le risque plausible de ce génocide. Et vous le savez, le génocide est un crime très particulier parce que il suppose l'obligation pour tous ceux qui sont placés devant ce risque de prévenir l'obligation de prévention. Malheureusement, la société internationale n'a pas agi, ce qui vous explique que longtemps après le début de cette guerre, et bien euh on a toujours pas accès au territoire de Gaza et que la souffrance des Palestiniens continue euh euh semaine après semaine et mois après mois, ce qui est un scandale immense. Je l'ai fait à un moment où les Israéliens eux-mêmes ouvraient les yeux

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et prenaient position. Ça a été le cas de toute une série d'organisations humanitaires, de toute une série d'intellectuels. Ça a été le cas de la société euh des experts du génocide. Ça a été le cas euh d'une euh des commissions d'enquête des Nations- Unies et à un moment où il fallait mobiliser la communauté internationale. Mais la dernière chose que je souhaite, c'est que la France puisse être un terrain d'affrontement pour les opinions, les groupes, les communautés. La France n'a pas à transplanter sur son territoire. Et c'est pour cela que je fais confiance et je crois que la diplomatie française a vocation à être le plus engagé possible dans l'action.

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Plus la diplomatie française est engagée avec le souci de l'objectif, pas le souci de prendre partie pour tel ou tel, mais le souci de l'objectif qui est celui de la paix et de la justice et du respect du droit international, plus vous êtes susceptible de mettre l'ensemble de nos compatriotes d'accord. C'est une tâche très difficile. J'ai été donc pour très tôt la reconnaissance d'un état palestinien. Je regrette qu'on nit pas fait le travail d'accompagnement qui aurait permis à cette reconnaissance de devenir davantage réalité. Travail à la fois diplomatique, travail sur le terrain, travail vis-à-vis d'Israël. Je comprends que maintenant beaucoup est suspendu au résultat de ces élections et

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euh je souhaite bien sûr que les pays de la région puissent à un moment donné travailler ensemble et et retrouver ce chemin du dialogue. Dominique de Villepin, nous terminons et lorsque j'ai consulté la ma communauté, des questions sont revenues évidemment sur ce que beaucoup de ceux qui m'écoutent, me regardent dit appellent appellent les zones d'ombre de Dominique de Villepin. Zone d'ombre, vous avez été vous avez dirigé un cabinet de conseil pendant des années. Toujours vous le faites toujours hein. Oui, je suis toujours qui marche bien auprès d'entrepris qui est largement mise en veille aujourd'hui mais moins d'état moins d'état c'estàd vous avez travaillé beaucoup d'entreprises privées peu avec jamais des états jamais jamais avec des état

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bon et et tout et toujours dans des cadres qui sont très très soignés si je puis dire puisque je n'ai jamais accepté de travailler directement avec des entreprises soit dans un travail de lobbying soit dans un travail de représentation directe par exemple je n'ai jamais participé à des conseils d'administration, j'ai participé à des comités consultatifs qui ont vocation à apporter des conseils à des décideurs, mais pas à directement la représentation de ces entreprises. Alors beaucoup me disent et moi le premier aussi je vous pose la question est-ce que et pourquoi est-ce que vous n'avez pas publié vos comptes ? C'est vrai ou c'est pas vrai ? Je gourdin vous êtes journaliste ? Oui. Bon, est-ce que vous avez cherché à connaître ces comptes ? Bah non, c'est vrai que j'ai pas cherché à les

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connaître mais mais j'ai cherché votre réponse. Non, vous avez cherché ma réponse. Vous avez cherché ma réponse sans priori dans des articles dans des articles qui tous moi je dis pas que vous n'avez pas demandez pubé mais oui oui ils sont publiés et j'ai satisfait à toutes les obligations de la loi et je précise que contrairement à ce qui a été écrit parce que une des caractéristiques du journalisme contemporain c'est qu'on se on se copie volontiers entre entre camarades donc chacun recopie la bêtise que l'autre a écrit et je n'ai donc jamais payé d'amende d'aucune sorte h pour non publiquer ou parce que parce que on doit payer une amende si on ne publie pas ses comptes. Oui. Sauf si on rentre sauf si on rentre dans

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des cas particuliers compte tenu de votre chiffre d'affaires, compte tenu d'un certain nombre de dispositions. Alors il y a tout à l'heure vous me disiez vous nous disiez je je je reconnais mes erreurs sur les deux statuettes quand vous avez offertes. Vous avez reconnu votre erreur directement quand vous avez petite nuance petite nuance. J'ai indiqué que si j'avais su oui que ces statuettes avaient été payé par toute autre personne que celui qui m'a offert ses statuettes, je n'aurais évidemment jamais. C'est ça. Voilà. Je n'aurais évidemment l'homme des costumes de Françis. N'aurais jamais évidemment accepté ces statuettes et c'est pour cela que j'ai décidé de les donner au quorsel.

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De les donner au quorsel. Elles sont dors sont dors. Dans les heures qui ont suivi euh euh la l'émission en question qui a évoqué cela, je les ai donné au Kerson. Euh dernière question. Euh si Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se retrouvent au second tour, vous votez ? Alors c'est une hypothèse sur lequelle je ne travaille pas, monsieur Bourdin, parce que la scénarisation du jeu politique a un effet autoréalisateur dont je me méfie. Donc moi, je suis un responsable politique qui croit au combat et le combat, il n'est jamais perdu euh avant l'heure. Avant l'heure. Et alors deuxème chose deè deuxème élément deuxème élément j'ai suffisamment de passion pour

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l'histoire de France qui n'est pas uniquement faite de pages roses ou de pages glorieuses pour penser que regardant un peu autour d'eux, regardant ce que deviennent les États-Unis, ce que devient la Russie, euh ce que deviennent certains États euh en Europe comme par exemple la Hongrie de Victor Orban pendant longtemps, euh on ne on on j'ai du mal à imaginer qu'on ne conçoive pas la nécessité d'un antidote et le seul antidote que je connaisse face à ces erments tragiques de l'histoire c'est la République et la démocratie et c'est vous non c'est pas mo j'ai antid je n'ai jamais cru ni à l'homme ni

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à la femme providentielle et c'est pour ça que je lui dis haut et fort mais dans certaines circonstances l'homme et la femme providentielle émergent vous le savez bien mais pas autant des réseaux sociaux, pas autant de l'aplatissement de tout, pas autant de l'intelligence artificielle. Là, une fois de plus, je suis chirakien et je répète, il y a plus d'idées dans deux têtes que dans une. Donc, loin de moi l'idée de reprendre ce qui est à mon avis une des erreurs depuis 2007, cette idée qu'il y a un homme à l'Élysée qui dans sa grande verticalité jupitérienne va porter la réponse à tous les problèmes de notre pays. Et c'est pour cela que je dis remettons en scène la démocratie politique, la démocratie sociale, la démocratie

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économique, la démocratie territoriale, la démocratie culturelle parce que l'un des grands enjeux du quinquena pour moi, c'est de remettre la culture au premier plan et en particulier pour faire que nos enfants qui sont poussés à faire des étincelles d'intelligence chaque jour à l'école puisse ne pas oublier que nous avons aussi un corps et qu'il faut développer ce corps et que l'équilibre entre le corps et l'esprit est nécessaire, que nous avons aussi une sensibilité et que tous les arts de la sensibilité mérite d'être développé et que nous avons aussi des humeurs et un tempérament et qu'il s'agit de l'exprimer et en particulier face aux menaces, vous savez, parfois il vaut mieux être un tout petit peu moins intelligent et un tout petit peu plus

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persévérant. Merci Dominique, merci d'être venu nous voir. Très long entretien. Alors euh alors exceptionnellement, vous m'avez dit d'ailleurs au début de cet entretien que vous allez le diffuser en entier sans ciseaux et sans coupure et je vous en remercie. Non, il n'y aura pas de coupure. Vous prenez vos précautions. Non, Mathieu Galet Mathieu Galet est là comme témoin de la démocratie bourdinesque. Oui, mais vous savez combien je tiens à un équilibre et combien je tiens je tiens à l'indépendance à la transparence jusqu'au bout. Vous savez, aucun de vos auditeurs ne vous envoudra de diffuser cet entretien en entier à titre exceptionnel. Bien sûr. Non, tous les entretiens sont diffusés en entier. Euh notre communauté donc

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vous réagissez euh vous si vous aimez vous mettez un petit pouce en l'air, ça nous fait du bien. Vous pouvez retrouver évidemment sur le podcast Bourdaméia tout ce que vient de dire Dominique de Villein sur toutes les plateformes Spotify, je vais pas toutes les énumérer, vous les connaissez. Merci beaucoup. Ah.