Yannick Jadot - Des candidats et des jeunes #Elysee2022
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À toi Carine ! Allez, il est grand temps d'accueillir ce troisième invité aujourd'hui à cette grande journée, le candidat Europe écologie les Verts à la présidentielle, Yannick Jadot.
Bonjour Yannick Jadot ! Bonjour, vous allez bien ? - Ça va et vous ? - C'est surtout à vous qu'on doit poser la question. - Merci d'avoir accepté l'invitation de France Inter et de Chemins d'Avenirs. 14 jeunes sont là. Je rappelle un peu les règles du jeu, ils ont travaillé d'arrache-pied, des questions à vous poser. 14 questions 45 minutes pour y répondre, ça veut donc dire Carine. - Qu'il va falloir être hyper concis, hyper rapide, hyper efficace - Vous avez fait le compte ou vous hésitez sur le nombre de minutes par réponse ? - C'est pas exactement, mais c'est ça 14 - 45. - Alors au départ vous aurez également deux minutes pour présenter votre mesure phare à destination de la jeunesse mais d'abord un portrait et il est signé...
- Le portrait, c'est Loris Dumas qui présente votre parcours. - Bonjour à tous, bonjour Monsieur Jadot. Je m'appelle Loris, j'ai 17 ans, je suis lycéen à Feurs dans la Loire. Vous êtes né le 27 juillet 1967 dans l'Aisne. À 18 ans. Vous rejoignez Paris pour étudier à l'université Paris-Dauphine, l'économie. Ces années-là marquent le début de votre engagement militant auprès des Verts. En 2002, vous soutenez Noël Mamère, lors de l'élection présidentielle. Dans la foulée, vous devenez directeur de campagne de Greenpeace France.
Jusqu'en 2008 pour ensuite prendre un plan plus politique en vous plaçant au premier plan justement en devenant député européen. Le poste que vous occupez toujours à ce jour. Pour les élections de 2017, vous êtes désigné par la primaire interne de votre parti, candidat à l'élection présidentielle, avant de vous retirer en faveur du candidat socialiste. En 2019 vous êtes tête de liste européenne et remportait 13,5% aux élections, ce qui vous hisse à la 3e place. Aujourd'hui, vous êtes une nouvelle fois candidat investi par votre primaire pour incarner Europe écologie les Verts à la plus haute fonction de l'État et représenter l'écologie politique. - Merci, merci beaucoup.
- Yannick Jadot donc deux minutes seul face au Studio 104 et à ses participants pour évoquer votre mesure phare envers la jeunesse. - Bonjour à toutes et à tous, vous le savez, les jeunes aujourd'hui vivent une immense précarité, une précarité sociale, précarité, scolaire. Vous êtes dans le langage des enquêtes d'opinion, victimes, d'éco-anxiété, c'est à dire que évidemment, le dérèglement climatique, les enjeux de santé, d'effondrement de la biodiversité vous angoissent. Et un jeune sur cinq aujourd'hui vit sous le seuil de pauvreté un tiers n'arrive pas à se soigner
convenablement et selon les dernières enquêtes, 40% des jeunes étudiants qui n'habitent plus chez leurs parents sont sous le seuil de pauvreté. Alors ma première mesure, ça sera de créer et de mettre en place ce que j'appelle le revenu citoyen. Pas un jeune, et pas un Français, d'ailleurs, de manière générale, ne vivra sous le seuil de pauvreté qui est aujourd'hui de 920€. Nous considérons que c'est un une absolue nécessité dans notre société, évidemment d'éradiquer la grande pauvreté pour tout le monde. Mais cette mesure, c'est aussi une mesure d'autonomie. Aujourd'hui, vous le savez,
jusqu'à 25 ans, vous êtes d'abord les enfants de vos parents, c'est ce qu'on appelle la politique familialiste. Et bien, nous voulons que les jeunes dès 18 ans soient autonomes et qu'ils puissent toucher comme le reste de la population, s'il y en a besoin, un revenu qui leur permettent de choisir leur vie, qui leur permettent de choisir leur profession, qui leur permettent de s'engager. Et je sais à quel point vous vous engagez pour le climat. Je sais à quel point vous vous engagez contre les violences faites aux femmes, contre la souffrance animale, contre le racisme, et bien je veux que vous puissiez vivre dans notre société en dignité, en échappant à la pauvreté. - C'est un revenu citoyen universel ou il y a des conditions, c'est pas
pour tout le monde ? - C'est un revenu citoyen automatique. C'est un revenu citoyen, évidemment, si on gagne sa vie et qu'on a un salaire qui est au-dessus du seuil de pauvreté, on ne touche plus le revenu citoyen. Et puis ce revenu est réduit si on continue d'habiter chez ses parents par exemple. Donc c'est un revenu qui au fond sort, je l'ai dit, de la grande pauvreté tous les Français et les Françaises, et moi je veux dans cette campagne, je veux dans cette société française, que les jeunes soient autonomes et qu'ils puissent choisir leur vie. - Allez les deux premières questions, c'est des questions courtes qui appellent une réponse plutôt courte. Et après, vous pourrez développer ne vous en faites pas.
Alors est ce que c'est les jeunes qui ont choisi qu'il y ait des bouteilles en plastique un peu partout ou pas ? Non, alors c'est… - Parce que je sais pas pour vous, mais 1 millions de tonnes de plastique dans la société française tous les ans ça va pas. Alors c'est pas les jeunes, c'est un peu le Covid quand même. On pourrait mettre une carafe, non mais vous avez raison, c'est noté. - Une question des jeunes. - Bonne reprise. Un point pour Yannick Jadot. C'est encore Loris qui pose la première question - Encore moi Monsieur Jadot, la question est simple, êtes-vous pour ou contre le droit de vote à 16 ans ? - Je suis pour le droit de vote à 16 ans. Alors on me dit souvent, pourquoi vous êtes pour le droit de vote à 16 ans puisque au fond, même à 18 ans, on note que parfois 70,
80 pourcents des jeunes ne vont pas voter ? Baisser l'âge à 16 ans, c'est pas juste comme ça, une mesure magique. Moi, ce que je veux, c'est que le premier vote ait lieu dans le cadre du lycée et que dans ce cadre-là, dans le cadre du lycée, il puisse y avoir toute une discussion sur, et évidemment des enseignements, autour du rôle des institutions, le fonctionnement des institutions, à quoi ça sert de voter ? Comment ça marche la démocratie ? Parce que, il ne vous a pas échappé que dans notre société, c'est plutôt les plus âgés, et souvent les plus riches qui votent et évidemment, ça déséquilibre l'ensemble des politiques publiques. Donc moi je veux que les jeunes
s'emparent de la démocratie. Je veux là, qu'ils s'emparent de cette élection présidentielle parce que ce qui s'y joue avec le climat, le vivant, la justice sociale, les discriminations, c'est votre présent et c'est votre futur. Et je me permets juste deux rappels. Les jeunes ne sont pas allés voter quand il y a eu le référendum sur le Brexit en Grande-Bretagne, les jeunes sont pro-européens, ils ont envie de découvrir le monde et c'est légitime. Ils ne sont pas allés voter et leurs parents leur ont fermé les portes du continent. Les jeunes ne sont pas allés voter en Pologne, et on a un gouvernement aujourd'hui qui revient sur le droit à l'avortement et qui stigmatise en permanence. Alors pour le climat,
pour le vivant, pour la justice sociale : emparez-vous de cette élection et un dernier mot, un dernier mot... La dernière élection nationale, c'était les européennes en 2019, vous l'avez mentionné et bien l'écologie a été le premier vote des jeunes, juste devant le Rassemblement national. Le vote de coeur plutôt que le vote de peur, ça avait de la gueule. - Alors si vous voulez donner la parole vraiment aux jeunes, essayez de répondre plus court parce que sinon ils ne pourront pas tous poser leur question. La deuxième question, Erica. - Bonjour, je m'appelle Erica Borges, ma question c'est, étant donné que, un jeune sur deux a l'impression d'être restreint au niveau de la mobilité... Ma question est, êtes-vous d'accord ou contre du coup,
la gratuité des transports pour les jeunes entre 18 et 25 ans ? - Dans beaucoup de nos mairies ont été mis en place, soit la gratuité, soit des tarifs très réduits pour les jeunes et pour aussi les familles qui ont des difficultés. Moi, la mesure que je veux porter dans cette campagne, c'est ce que j'appelle le ticket liberté-climat. C'est à dire que vous, avec la même carte, vous louez un vélo à Paris ou à Lille, vous prenez le bus, vous allez à la gare, vous prenez le train, vous traversez la France, vous arrivez dans une ville, vous reprenez les transports en commun, un vélo et tout ça,
et vous le faites avec la même carte et de manière absolument illimitée. Et je veux faire ça à 100€ par mois pour tous les jeunes et 50€ par mois pour les jeunes qui ont plus de difficultés. Je veux que là mobilité, notamment de la jeunesse, soit un élément d'épanouissement de la société, de découverte de notre magnifique pays et que ce soit ce qu'on appelle l'interopérabilité. C'est à dire qu'aujourd'hui vous avez votre carte en Île-de-France, vous allez à Nantes, il faut racheter des tickets. Et bien ce sera la même carte partout, pour garantir la mobilité de tous les jeunes. - Bonjour, je m'appelle Juliette Rossi, j'ai 22 ans,
je suis ancienne volontaire en service civique à l'association Unis-Cité, vous pouvez le voir, et j'en porte donc aujourd'hui fièrement les couleurs en étant ambassadrice de l'association. D'où ma question, pour vous aujourd'hui, au vu de son succès sur l'insertion des jeunes et notamment des jeunes éloignés, que pensez-vous de généraliser le service civique à toute une classe d'âge ? - Quand on regarde toutes les enquêtes et j'ai suivi, et la création et le développement du service civique. Les jeunes ont toujours adoré. Ils ont pas simplement adoré leur expérience, ça leur a permis de se construire et de se projeter dans la suite de leur vie. Donc moi je veux massifier le service civique. Toute une classe d'âge, tant mieux si on y arrive. Si on arrivait
déjà à 500 000 jeunes tous les ans, ça serait déjà très bien. On est à quoi 120 000, 130 000 par an ? Donc il faut d'abord faire de l'information parce que, comme vous le savez, les jeunes sont très peu au courant du service civique. Il faut mieux l'encadrer, ouvrir davantage de possibilités. Et puis ça renvoie à un choix de vie. Moi, je considère que, et quand on le voit dans le reste de l'Europe, les jeunes sont amenés maintenant de plus en plus tôt à choisir quelle formation ils veulent faire, quelle spécificité ils veulent faire. Et tac, tac, tac. Et vous vous engagez-vous arrivez de manière contrainte à enchaîner les boulots, les formations. Moi j'aimerais que dans
notre société, on puisse accorder à chaque jeune six mois ou une année qui peut être à travers le service civique, qui peut être, après le baccalauréat, qui peut être pendant ses études ou pendant après un premier métier, que chaque jeune puisse s'ouvrir sur un engagement citoyen, tel que le propose le service civique et que cet engagement citoyen soit valorisés dans les parcours des jeunes comme une expérience de vie qui va les renforcer, les rendre plus mûrs et plus à même de servir l'intérêt général. Si on vous comprends bien, ça reste volontaire, vous n'imposez rien ? Oui, parce que si vous voulez, moi j'entends parfois certains responsables politiques d'un certain âge dire : "il faut rendre le service militaire obligatoire,
il faut rendre le service ou je sais pas quoi obligatoire", c'est à dire qu'en fait ces responsables politiques qui ont exercé des responsabilités pendant des années, parfois pendant des décennies, qui ont mis la société dans laquelle on est, avec ces inégalités, la précarité des jeunes qui ont été les exclus du quoi qu'il en coûte. Les jeunes ont été les exclus du quoi qu'il en coûte et qui viennent faire la leçon aux jeunes sur le mode : "ils s'engagent, plus ils sont plus responsables vis-à-vis de la société, ils comprennent pas l'intérêt général ils sont que sur leur téléphone…" Je veux dire ce discours là, ça fait des milliers d'années qu'il dure. Les jeunes aujourd'hui s'engagent, les jeunes aujourd'hui ont envie d'avoir une vie digne d'être respecté. Ils ont
envie d'avoir un boulot qui ait du sens. Et bien justement, offrons cette possibilité du service civique, qui est quand même vachement plus intéressant que le SNU, qui est une sorte de mix à peu près incompréhensible et qui ne servira personne. - Allez, on accélère. - Juste au nom d'Unis-Cités, j'espère voir une mesure sur le service civique dans votre programme quand on le recevra. - Merci Juliette. Killian. Une réponse qui va appeler alors pour le coup une réponse, ça peut être très très long comme réponse, donc je vous regarde avant même la question, répondez vraiment précisément à la question posée, voilà je parce que je sens déjà ce qui va arriver. Kylian, vous allez voir, regardez pas comme ça, c'est de l'autre côté que ça se passe. C'est vous qui me bouffez mon temps de parole,
là non ? - Thomas, tout va bien se passer Bonjour je m'appelle Killian, j'ai 25 ans, je viens de Créteil, j'ai fait partie d'un service civique aussi et je viens avec la coopérative du Val-de-Marne et la question que je vais vous poser, c'est quelle mesure écologique vous allez prendre à la veille de votre présidentielle si vous êtes élu ?
- Parce que la veille, j'aurais pas le droit encore, - Non, le lendemain, quelle serait la mesure ? - Alors, c'est toujours très compliqué de dire une mesure. Mais c'est vrai que je me suis engagé sur la sortie de l'élevage industriel. L'élevage industriel, ça résume pas la lutte pour le climat. Ça résume pas évidemment la lutte pour la justice sociale ou pour l'hôpital, l'école, mais la sortie de l'élevage industriel, vous savez cet élevage industriel, c'est celui qu'on voit uniquement dans les vidéos de L214 Ce sont ces animaux qui ne voient jamais l'extérieur, c'est la souffrance animale absolue. Ce sont des éleveurs qui vivent très dramatiquement leur métier, souvent dans une grande précarité sociale. C'est une alimentation qui contribue au diabète, à l'obésité et aux maladies
chroniques. Donc je veux sortir de l'élevage industriel, interdire très rapidement les élevages en cages et puis sortir de l'élevage industriel, c'est repenser la ruralité, c'est repenser l'agriculture, c'est repenser notre alimentation et vous le savez, bien manger, c'est un plaisir que nous avons dans ce pays. Et il faut que nos paysans en vivent bien. Voilà. - Merci. - Vous êtes parfait. Enfin, je veux dire en terme de temps.
- Ils sont comme ça avec tous les autres ou... Ils ont été comme ça avec Zemmour ? - Farès, on perd du temps, c'est à vous. - Bonjour je m'appelle Farès, j'ai 18 ans, j'habite Neuilly-Plaisance et je suis étudiant en hypokhâgne. J'aimerais savoir quelles sont vos solutions, vous Yannick Jadot, pour que le milieu d'origine n'empiète pas autant sur la réussite scolaire et professionnelle des jeunes ? - Vous avez raison, on a un problème d'inégalités scolaires majeure dans notre pays et toutes les enquêtes ont montré que la France est un des pays où l'ascenseur social est le plus en panne et le plus lent pour que, notamment, les jeunes
issus des classes populaires puissent grimper dans les charges sociales et dans... Dans leur métier, dans les entreprises, dans les services publics. Donc, premièrement, mettre le paquet évidemment sur l'école. Aujourd'hui, vous habitez un quartier, ce qu'on appelle parfois un beau quartier et bien l'état, de fait, investit plus d'argent, de moyens dans les beaux quartiers que dans les quartiers populaires ou dans les zones rurales. C'est quelque chose qu'il faut totalement renversé. Il faut investir plus là où il y en a le plus besoin. Deuxièmement, c'est combattre les inégalités scolaires, c'est créer
des établissements qui sont géographiquement au milieu, justement des beaux quartiers, des quartiers plus populaires, pour assurer la mixité sociale à l'école. Et puis, il y a un enjeu essentiel, parce que je sais qu'il faut que je fasse court... Notre pays depuis 10 ans, a réduit l'investissement par étudiant, nous avons baissé de près de 10% l'investissement public par étudiant à l'université quand tous les autres pays augmentent. Évidemment l'investissement par étudiant, on est dans une société qui a besoin d'une jeunesse épanouie, d'une jeunesse respectée,
d'une jeunesse évidemment équipée en termes de savoir, d'une jeunesse qui va construire l'intelligence de la société. Demain, un pays qui désinvestit pour sa jeunesse est un pays qui est condamné pour le coup à se diviser, est un pays qui est condamné à l'assignation sociale à résidence donc on investira massivement dans l'éducation, on réinvestira dans l'université, parce qu'une société épanouie, une société apaisée, une société de l'intelligence et donc aussi une société compétitive. C'est une société qui investit sur sa jeunesse phares, ça te paraît suffisant ? Satisfait ou pas ? De la réponse, oui, oui, oui, ça va, ça va. Clémence pour la suite, parce que la société
doit être aussi inclusive. Bonjour Monsieur Jadot, moi je m'appelle clémence Casavecchia, je viens de Grenoble. Je suis surtout concerné par les handicaps invisibles et à ce titre bah forcément vu que les handicaps invisibles sont beaucoup moins visibles. Qu'est ce que vous proposez pour l'accès, pour le diagnostic à tous, puisque les les diagnostics sont peut être le premier facteur de reconnaissance des handicaps invisibles. Vous avez parfaitement raison et là aussi, il va falloir changer l'évolution. Il va falloir être en rupture par rapport à l'évolution de ces dernières années. Vous savez qu'on manque terriblement de médecins à l'école. On manque terriblement d'infirmières et
d'infirmiers. On manque terriblement d'assistance sociale et on est dans une société, c'est pas totalement la question que vous me posez ou tout ce qui est santé mentale a été totalement négligé. Méprisé donc il faut remettre des médecins, il faut remettre des des infirmières, il faut remettre de l'assistance sociale. Il faut former toute la communauté éducative, pas simplement les enseignants, toute la communauté éducative a identifié y compris les signaux faibles en matière de handicap et de handicaps invisibles. Et puis il faut totalement stabilisée, c'est pas forcément la question que vous posiez autour, vous savez des de l'accompagnement.
Les enfants en situation de handicap, les à les AESH qui sont aujourd'hui totalement précarisés, totalement malmenés. Il faut faire en sorte que les AESH, tous ces accompagnants soient stabilisés, soit fonctionnarisé au sens où il va avoir un statut, ils vont avoir des écoles où intervenir pour favoriser évidemment l'inclusion de tous les enfants qui ont un handicap. Merci, prochaine question, Michel. Bonjour, je m'appelle Michel, Bonjour je suis en section internationale au lycée Maurice Ravel à Paris et je suis engagé dans la lutte contre les inégalités à l'école, contre les inégalités des chances et donc j'aimerais savoir comment
vous re valoriserez le métier d'enseignant afin de pallier toutes les inégalités dans les régions, les différentes régions. Merci. Merci, je disais combien tout à l'heure, on investissait aujourd'hui devant la réalité, davantage dans les écoles ou les enfants vont plutôt bien que dans les écoles ou c'est plus difficile. Pourquoi aussi, parce que les enseignants qui ont de l'expérience ne sont pas forcément incitées à aller dans les quartiers difficiles, ils préfèrent et c'est légitime, parfois aller dans les quartiers plus confortables. Et donc, si on veut relancer.
L'éducation dans notre pays, qui a été malmené, il faut à la fois, moi je l'ai dans mon projet augmenter de 20% les salaires en moyenne des enseignants parce que vous le savez, ils sont sous payés par rapport à tous nos voisins. Moi je suis fils d'instituteurs et d'institutrices et je sais que quand j'étais petit dans mon village, il y avait une reconnaissance du métier à la fois par les rémunérations et par le statut. Aujourd'hui, à force de réduire l'investissement dans l'école. Il y a eu cette perte de reconnaissance. Il y a eu cette précarisation, donc il faut relever les salaires. Il faut embaucher parce que si on veut accompagner les enfants, si on veut éviter les sureffectifs dans les classes, il faut embaucher. Mais au-delà
d'améliorer l'institution de l'école, les enseignants et les les, les effectifs, il va falloir aussi repenser les temps à l'école qu'on est, que les enfants aient davantage accès au à la culture qui est davantage accès aux armes, au sport. À la nature, il va falloir réaménager les temps scolaires, mais pour ça, un peu, comme l'ont fait les Finlandais qui sont un exemple en la matière, faire une conférence de consensus entre tous les acteurs de l'éducation pour savoir comment aujourd'hui adapter les la pédagogie aux enfants, renforcer les moyens, les moyens, là où il y en a besoin, et puis intégré à l'école, les nouveaux enjeux, les enjeux de la diversité, les enjeux des
violences ********* sexistes, les enjeux de l'environnement, les enjeux du numérique. Pour que l'école entre totalement dans le 21e siècle. Yannick Jadot, est-ce que vous avez des chiffres un peu ? Combien de profs ? 65000 d'accord, 65000 enseignants en enseignant bien sûr 65000 enseignants, 90000 tout à l'heure donc c'est un peu moins pardon. Fabien Roussel disait 90000 tout à l'heure, c'est un peu moins chez vous 65000 et de combien vous les augmentez ? De 20% en moyenne. Je l'ai dit dans la réponse, mais en mettant plutôt le paquet en début et en milieu de carrière. Évidemment, il y a des évolutions à faire en fin de carrière, mais la situation est moins tendue, donc plutôt en début et en 1000. Carrière, donc. 65000. Je l'ai dit aussi des
médecins, des infirmières et des assistants sociaux de l'assistance sociale. Voilà pour redonner de la puissance à l'école et éviter les sureffectifs ou les écoles sous sous données. Et donc vous voulez les payer mieux ces enseignants ? Mais si j'ai bien compris, ils devront être plus présents dans les établissements scolaires. Je l'ai dit en termes, je veux faire si vous voulez tant qu'on n'aura pas réparé l'institution école. Ça sera très difficile de changer l'ensemble des enseignements, d'adapter les nouvelles méthodes pédagogiques, d'intégrer plus de interdisciplinarité, d'intégrer des nouveaux sujets. Et donc moi, je vais le faire comme je le dis à la finlandaise, dont on sait aujourd'hui que c'est l'une des
meilleures écoles au monde en termes de épanouissement des enfants. Et donc ils ont fait ça par conférence de consensus. Ils ont mis tous les acteurs autour de la table pour penser à la fois les métiers. Pour penser les méthodes pour penser les temps parce que, à partir du moment où effectivement on fait évoluer les temps et Ben on fait évoluer les temps dans la journée, dans la semaine potentiellement et dans l'année, et ça, ça doit relever d'un consensus et ça, ça veut dire des établissements autonomes. Vous êtes pour l'autonomisation des l'autonomie par l'idée, l'idée que les établissements puissent imaginer, l'interdisciplinarité puisse imaginer davantage d'accès à la nature, à la culture, s'organiser pour ça.
Ça me va très bien que on donne l'autonomie aux établissements pour recruter, pour faire des choses comme ça, ça ne me va pas parce que au fond, ça va construire où ça va renforcer les inégalités scolaires dans notre pays. Allez, on avance avec Lara. Bonjour, je m'appelle Laura j'ai 24 ans, je vis à Saint-Denis et je suis volontaire en service civique chez coexister il y a beaucoup hein ? Il y a beaucoup dans la salle de quoi ? de Voltaire, Ah Ouais ? Du coup, ma question pour vous est la suivante, selon un sondage de l'i fop de 2021, 63% des mondes de 35 ans considèrent que la théorie du grand remplacement est raciste ? Comment expliquez-vous que 55% des 50 64 ans pensent le contraire ? Parce que peut être vous êtes plus ouvert sur la société,
sur la réalité du monde, vous fantasmez moi le monde d'avant. Vous savez, quand le futur est angoissant. Dérèglements climatiques, effondrement de la biodiversité, mondialisation très inégalitaire, marchandisation de la forêt des, des données personnelles, terrorisme, finance. Quand le présent, on le voit aujourd'hui, est très inquiétant, il y a le réflexe. C'est de se dire Bah c'était mieux avant. Au fond, retournons dans le passé et vous avez des mouvements politiques et des candidats qui manipulent. Ces angoisses manipulent ces peurs, manipule les colères
en réflexe identitaire, en panique identitaire. Notre récit national, ça deviendrait le suicide collectif. Notre récit national, ça deviendrait la grande invasion, le grand remplacement, tout ça, ce sont des théories nauséabondes et y compris quand elles en arrivent, à réécrire le passé pour nous expliquer que Dreyfus était coupable, que Pétain était innocent, que Papon était innocent et que, au fond, cette réécriture du passé encore une fois, et est terrible pour notre pays, parce que ça stigmatise toute une partie des françaises et des Français ou des habitants en France. Parce que ça nous divisé et que la stratégie du
bouc-émissaire n'a jamais apporté aucune réponse positive à une société. Donc moi, mon projet, pour éviter de se battre sur le passé, c'est de nous inventer et d'écrire une nouvelle page de l'histoire de notre pays. Quand on combat le dérèglement climatique et qu'on évite le chaos quand on combat l'effondrement de la biodiversité et qu'on évite le chaos quand on remet de la solidarité, de la justice sociale et de la démocratie. Et Ben. Ensemble, on se projette vers l'avenir, ensemble, on se retrousse les manches, on se serre les coudes parce qu'on sait que ce sont les grands défis et qu'à partir de là et bien l'autre n'est plus une menace. Il est un enrichissement, il est une addition et non pas une soustraction et bien
contre les pulsions de mort. Moi je préfère les pulsions de vie, contre les pulsions de haine. Je préfère les pulsions de fraternité. Inès ? Bonjour, je m'appelle Inès, j'ai 24 ans, je suis jeune diplômé et aujourd'hui je suis entrepreneur avec une mission de favoriser l'égalité des chances pour tous les entrepreneurs dans le milieu de la tech et ma question est la suivante, quel est l'impact et les mesures que vous allez prendre pour éviter le départ à l'étranger des diplômés mais aussi des jeunes entrepreneurs dans le milieu de l'innovation et de la tech ? Merci Inès. Merci, vous avez raison, je parlais tout à l'heure de l'appauvrissement de l'enseignement
supérieur et de la recherche. Ce qui fait qu'aujourd'hui, effectivement, quand vous en discuter avec pas mal de chercheurs, je discute beaucoup. Évidemment avec avec Cédric Villani qui est notre médaille Fields de mathématiques et on voit à quel point faute de rémunération. Pour nos chercheurs, faute de bonnes conditions de travail, faute d'accompagnement quand ils inventent. Comme les entrepreneurs et les entrepreneurs dont vous portez que vous portez, que vous représentez, et bah à un moment donné, vous préférez partir à l'étranger pour vivre pleinement votre passion, votre engagement. Eh bien, on est dans un pays où on peut avoir et on a souvent les meilleurs chercheurs.
Et donc il faut davantage les accompagner sur leur projet de recherche sur le système des start-up marche plutôt bien dans notre pays, mais là, les phases suivantes, parfois, sont beaucoup plus compliquées en termes d'accompagnement. Et Ben il faut favoriser ça parce que c'est pas totalement un hasard si on n'a pas de vaccin dans notre pays, c'est pas totalement un hasard si, effectivement, les jeunes chercheurs partent. Parce qu'ils vont trouver des conditions plus favorables ailleurs pour pour vivre leur passion. C'est qu'une question d'argent. C'est qu'une question d'argent pour leur donner plus de moyens pour qu'il reste en France, c'est pas seulement de l'argent, c'est de l'accompagnement pour nos
nos enseignants chercheurs. Il y a clairement des conditions de travail qui sont inadmissibles. Je veux dire, vous êtes en en thèse où vous avez passé une thèse, on vous propose 1005 100600,00€ à l'université, c'est pas normal. Je veux dire, les gens fuient ou alors vraiment c'est qu'ils ont installé leur vie donc ça ça ça peut pas marcher donc il faut accompagner notre recherche, mais c'est aussi une question de politique, j'allais dire économique et industrielle. Trop souvent des femmes et des hommes inventent des prototype extraordinaires dans notre pays, mais vont les développer ailleurs parce que l'accompagnement des entreprises y est bien meilleure. Merci, on avance avec ma une question sur la ruralité, Bonjour Monsieur Jadot, Bonjour, je m'appelle Emma dort, elle j'ai
22 ans et je suis en service civique aussi dans la commune rurale de Brezons dans le Cantal. Donc je m'adresse à vous depuis cette ruralité et j'aimerais savoir ce que vous allez faire. Pour la jeunesse rurale qui a depuis très longtemps été délaissé. Vous avez raison, on parle de la jeunesse rurale, on pourrait parler de la jeunesse, des. Trop souvent, les politiques jouent à faire que les uns se battent contre les autres, alors que de la même façon, ils bénéficient pas toujours d'une école de qualité. Ça veut pas dire que les enseignants sont pas de qualité, mais ils se battent les enjeux de mobilité qui sont très importants. Et puis les services publics et les emplois qui sont parfois difficiles.
Tout le projet de l'écologie. Au fond, c'est de retrouver. Crise de sa vie, un emploi et des services publics là où on habite. Quand on s'est tellement battu pendant des années contre les zones commerciales pour garder les commerces de proximité, quand on se bat contre les déserts médicaux, quand on se bat sur l'ensemble des services publics à proximité, quand on se bat pour développer tout ce qu'on appelle l'économie circulaire, qui est cette économie de territoire qui préfère réparer, recycler, réutiliser, que je t'ai qui préfère l'intelligence et l'innovation, plutôt que d'extraire les matières premières de l'autre côté de la planète ?
Quand on se bat pour l'agriculture paysanne, c'est 100000 paysannes et paysans qu'on va installer dans notre pays quand on se base sur je les dis, l'isolation des logements, c'est des artisans partout sur nos territoires. Quand on se bat sur les services publics, sur la culture, c'est aussi garantir que nos territoires sont vivants. Quand on se bat contre la fermeture d'une maternité en zone rurale. C'est pour que le territoire reste vivant, parce que quand on ferme une maternité sur un territoire, au fond là symbolique qu'on envoie aux habitants et aux habitants, c'est que c'est un territoire où on ne donne plus la vie et Ben nous voulons des services publics. Nous voulons de l'activité économique, nous voulons de la mobilité, de la culture et et donc on aura de la
démocratie et chacune chacun pourra vivre en dignité. On se donnera le aussi merci Célia pour la prochaine question. Bonjour Yannick Jadot, je m'appelle Célia, j'ai 21 ans et je suis étudiante en droit à Paris et ma question pour vous est la suivante, si vous êtes élu lors de votre mandat, quelle mesure concrètement est ce que vous prendriez ? Afin d'établir plus de participations citoyennes au sein de la vie démocratique ? On a parlé du du, du du vote à 16 ans, pour s'emparer de la démocratie et comprendre comment le comment elle fonctionne, comment c'est important d'y participer. Mais vous voyez, on est dans un dans un moment de
nos sociétés ou tout s'est accéléré, la mondialisation, la finance, les réseaux sociaux, tout va très très vite et c'est très difficile pour la démocratie de s'adapter à une telle rapidité quand l'information circule en quelques secondes. Quant la finance circule en quelques secondes, le temps de la démocratie est forcément plus long parce que le temps de la démocratie, c'est le temps de se construire un avis éclairé. C'est le temps de délibérer, c'est le temps de participer à une règle commune et de la mettre en œuvre. Alors, il y a 2 solutions par rapport à ça, il y a la solution qui a choisi Emmanuel Macron, c'est je concentré tous les pouvoirs et vous me revoyez dans 5 ans, je parle pas avec les maires, je parle pas avec les syndicats à peine avec les citoyens. Je viens même
plus de Assemblée nationale ou en à peine. Il y a même plus de conseil des ministres, donc je concentré tous les pouvoirs, mon ma, ma volonté, c'est de mettre au contraire de la démocratie partout, donc des référendums d'initiative locale, des conférences citoyennes, des conférences de consensus pour alimenter tout le travail des élus et que les élus puissent rendre compte régulièrement et donc retisser le lien entre les lectrices, les lecteurs et l'élu. Mais la démocratie, c'est aussi dans l'entreprise. Quand je quand je porte l'idée, comme en Allemagne. Que les salariés puissent être jusqu'à 50% dans des conseils d'administration, c'est faire de son engagement, de ses idées. Bah, un élément de participation à la vie de
l'entreprise où on passe par jour quand je porte le renforcement des associations. C'est toute la démocratie participative. On a sacrifié les associations, on a supprimé les emplois aidés, on a parfois fermé les budgets et Ben la vie associative, avec près de 13000000 de bénévoles dans notre pays, est un élément absolument structurant de la démocratie. Donc refaire citoyenneté, refaire démocratie, c'est offrir presque tous les jours une possibilité de participer à la vie de la cité. C'est comme ça qu'on veut faire. Parce que tout à l'heure Brice Teinturier, pardon, allez, elle veut reprendre Wii pour préciser ma ma question lorsque vous dites mettre de la démocratie partout,
est ce que vous comptez nous demander notre avis ou bien nous donner le pouvoir décisionnaire ? Ah bah les 2 les 2 et comment toujours faut toujours demander l'avis. Mais il faut aussi vous donner un pouvoir décisionnaire mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire créer de nouvelles institutions. Comment est-ce que vous allez articuler les 2 ? Bah on peut parfaitement, quand je le dis dans l'entreprise s'est donnée. Du pouvoir aux salariés de participer aux décisions parce que c'est la participation au Conseil d'administration. Moi, je veux que les salariés dans l'entreprise par exemple, vérifient l'égalité femmes hommes. Pour qu'il y ait plus de différence de salaire, qu'il y ait pas de discrimination à l'embauche, je veux que les salariés puissent vérifier que quand l'État donne
une subvention, ça sert, y compris à protéger le climat plutôt qu'à le détruire, à à stabiliser les salariés dans l'entreprise plutôt qu'à les précariser. Donc c'est donner du pouvoir à travers les associations. C'est évidemment bah voilà. Participer à la vie de la cité mais pour ma part, par exemple, sur les législatives, nous, nous allons nous engager à ce qu'il y ait dans les candidats éligibles. Aux législatives, la même part que les jeunes dans la population, c'est à dire qu'il y ait par exemple au moins 15% de jeunes en situation éligible pour les élections législatives à venir. J'ai une question par rapport à ce que Brice
Teinturier nous disait ce matin, il expliquait avec des slices très nombreuses que les jeunes étaient très engagés. Et qu'ils avaient une défiance totale envers les journalistes et plus encore les politiques. Ils évoquaient la question que vous en sortez bien. Ils évoquaient l'action de la malhonnêteté, la corruption, et cetera. Est ce que Yannick Jadot vous êtes favorable à des principes de révocation en cours de mandat par les citoyens des élus ? Pas trop ? Alors attendez, s'il y a corruption, c'est une évidence. S'il y a agression ******** c'est une évidence. Euh mais si vous voulez cette idée que une fois élu.
J'ai dit le temps de la démocratie peut être long. Que si vous voulez, au bout de 6 mois on peut dire on peut-on puisse dire, on vous a élu, vous vous avez pas exactement fait ce qu'on avait envie de faire où y compris, vous êtes pas forcément élu. Vous pouvez être révoqué par une coalition de gens qui ne vous ont des gens qui votaient contre vous au départ. C'est ça là révocation. Donc en fait, ça ne laisse pas le temps de la démocratie s'installer et moi je ne veux pas rentrer dans un régime populiste où chaque jour on va intimé l'ordre à un élu de savoir comment il va voter, c'est pas ça le principe de la démocratie. Allez, on continue Margot, Bonjour Monsieur Jadot, je m'appelle Margaux, Balthus, j'ai 22 ans, je suis étudiante
et je viens de maizières les Metz. Ma question, pour vous, c'est est ce qu'il faut autoriser la liberté de genre dans notre pays et si oui, à partir de quel âge ?
Il faut, vous avez-vous avez raison. On a dans notre pays pardon, vous dites souvent vous avez raison, mais non, parce que ce sujet-là est un sujet extrêmement important. C'est un sujet extrêmement important, beaucoup plus d'ailleurs pour votre génération que celle a été pour la nôtre. La question de l'identité et la question de l'orientation sont des sujets aujourd'hui qui nécessitent la reconnaissance et le respect. Donc pour ma part, moi on l'a dit, nous on souhaite que la PM a soit pour toute évidemment y compris pour les personnes trans, on souhaite que. C'est pour ça, il y a toujours
le débat sur l'écriture inclusive, tout ça, mais derrière il y a la notion de respect des choix des unes et des autres. Et donc moi je souhaite qu'effectivement, dans notre pays, il est évidemment, heureusement ça interne. Ça a été interdit. Les thérapies de conversions, tant mieux. On voit que il y a des jeunes qui se suicident parce que, au fond, leur identité et leur choix parfois est totalement contesté. Il faut que chacune et chacun dans notre pays, encore une fois. Puisse être ce qu'il est, ce qu'elle est où assumer pleinement ses choix sans être harcelées où embêter. Par des procédures, penser au changement de statut par
exemple statut d'état civil pour les personnes trans, c'est judiciarisée. Aujourd'hui, il y a même une sorte de contrôle quasiment psychologique de la personne et tout ça est insupportable. Marco, tu veux compléter ? Non parce que tu disais à partir de quel âge oui, voilà, il y avait quand même la question de l'âge. On peut changer d'identité, c'est un sujet très qui est un sujet très sensible pour le coup, qui est un sujet très sensible. écoutez-moi, je pense que c'est un débat qu'on peut avoir parfaitement dans la société. Moi je souhaite que effectivement assez tôt, quand les jeunes, c'est que c'est compliqué de savoir quelle est la le seuil d'affirmation. Mais à partir du moment où il y a un choix qui a été fait, ce choix
doit être acceptée, reconnue et respectée. Merci merci questions prochaine, Thibault, une question un peu personnelle. Bonjour Monsieur, je suis beau j'ai 18 ans, j'habite à Paris, ma question c'est avez-vous eu un mentor et êtes-vous favorable à la génération du Mentor en France ?
Moi j'aime bien l'idée du mentor à, c'est à dire l'idée de l'accompagnement dans sa vie. On est toujours d'une façon ou d'une autre, accompagné il y a des personnes qui vous emmènent quelque part, qui vous aident, qui descelle en vous. Des talents qui qui vous permettent de passer différentes étapes. Donc ça je trouve que c'est intéressant. Après, je veux juste que on passe pas d'un système ou si on prend les questions d'orientation. Il en est pour un grand service public de l'orientation. Sur la question, tous les sujets qui se posent pour vous les jeunes, je souhaite pas que d'une certaine façon, à un moment donné ça relève d'une seule personne. Qui serait en charge au fond de vous accompagner dans
tous les services publics, dans tout le bassin ? Il faut que la santé soit accessible dans le milieu scolaire. Il faut que je les dis, il faut qu'il y ait un service public de l'orientation. Pour que. Les femmes, les hommes, les filles, les garçons puissent se construire et penser leur vie future sans pression exagérée mais en pleine connaissance de cause. Et l'idée du mentor ? Ah, c'est parfois résumée à une seule personne qui va vous accompagner. Et je trouve que c'est trop restrictif et vous, vous n'avez pas eu de mentor ? Avez-vous eu la première question, avez-vous eu un mentor ? Pas forcément dans le cadre du Mordor. Quel âge alors ? Pas forcément dans le pas du Panda, Quel âge. Mais moi il y a des gens qui qui m'ont
incontestablement aidé dans ma vie. Euh Oh Ben écoutez, ça va de de de de très très loin mais par exemple moi j'ai eu un prof à l'université qui s'appelait Pierre Jacquemot, d'ailleurs je peux le citer qui m'a fait découvrir l'économie du développement, donc l'économie des pays en développement et ça m'a passionné et immédiatement après l'université. Je suis partie vivre et travailler au Burkina Faso. Après, je suis parti vivre et travailler au Bangladesh et donc voilà, ça a participé à construire ma vie, mais c'est des gens qui vous donnent à un moment donné une idée, une étincelle, c'est important. Alors vous allez peut être nous, mais parce que dans l'histoire des mentors as si vous voulez aujourd'hui, il y a une réflexion sur des
choses très organisés de mentor à un, donc c'est pour ça que je je précise, vous allez peut être nous donner une idée, voir une étincelle avec la dernière question posée par vous allez comprendre.
Vous parlez de féminisme dans votre programme ? Depuis plusieurs années, des associations recense les féminicides. Allez vous mettre en place des statistiques officielles pour les recenser plus précisément, c'est évident que ce sujet-là était niée par par la société. Pendant très longtemps, il y a encore quelques années, ça va vous choquer hein, mais on parlait de crimes passionnels pour les féminicides, comme si c'était au fond, un excès de passion qui faisait qu'on tué sa compagne, parce que c'est quand même toujours globalement notre sens-là. Et donc métro. On lisait, il l'aimait trop, on lisait. Parfois voilà exactement, donc c'était totalement abominable comme message qui était envoyé et donc effectivement il faut des statistiques. On est ça fait
bientôt 45 Min qu'on est là en 45 Min. Il y a eu à peu près 9 viols dans notre pays. Là aussi, on n'a pas vraiment les statistiques, y compris parce que trop souvent, c'est ce qu'on appelle la double peine. Non seulement vous êtes victime d'une tentative de viol ou d'un viol et la réception au commissariat n'est pas à la hauteur de l'accueil qui devrait y être. Et nous on veut aussi créer des lieux à l'hôpital ou dans les centres médicaux, on puisse porter plainte sur ces sujets là, les agressions ********* dans notre pays, c'est près de de.
De 200000 par an, c'est totalement inadmissible et donc à la fois nous on veut renforcer le budget sur les droits de la femme et surtout on veut enfin mettre en place ce fameux milliard de euros dont on a besoin que toutes les associations réclament pour former. Pour identifier, former toutes les personnes qui s auto contact pour créer les hébergements d'urgence dès qu'il y a un problème, dès qu'il y a une alerte pour faire mettre en place des procédures immédiates efficaces d'éloignement pour que on sorte de cette sorte de 0 impunité autour des violences faites aux femmes. Alors si je parlais Didier et d'Étincelles, c'est que je ne pensais pas que
cette question serait celle-ci parce que évidemment, elle est bien plus grave celle que j'avais ici, c'était. Vitesse de l'espoir ? Il répondra toujours une minute. C'est quoi la série que vous nous conseillez ? C'est pas moi qui pose 17 État des jeunes et qui vous a peut être inspiré je sais pas là là la série, la dernière série qui m'a marqué, c'est squid Game. Pourquoi alors on va pas y jouer à G non mais vous me dites-moi j'ai regardé la Casa des papel est la dernière saison est très très bien, j'attends avec impatience la dernière saison de peaky blinders parce que j'adore. Euh, mais il y a plein de il y a plein de séries quand vous êtes en campagne ? De temps en temps, une série, ça fait du bien, faut lire, mais une série,
ça fait du bien. Alors quid Game est pas forcément la. La série la plus adaptée à une campagne électorale, mais quelque part des fois, la brutalité d'une campagne électorale. Symboliquement, symboliquement, il ressemble, il n'en reste qu'un, merci beaucoup. Merci Yannick Jadot.
Merci aux jeunes. Pour leurs questions par là, par Paris, merci Yannick Jadot. Et c'est là, c'est l'heure de la pause méridienne. Donc bon appétit. On se retrouve tout à l'heure à 14h30 avec Christiane Taubira.
Yannick Jadot