Céline Hervieu - DFA 21 - Budget supplémentaire du budget général 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Céline HervieuChiffre
« une baisse constatée de 131 millions de recettes de fonctionnement par rapport au BP de décembre »
- 6:00Céline HervieuChiffre
« l'État ne compense pas près de 24,6 millions de pertes de fiscalité locale issu d'allègements qui ont été décidés par le législateur »
- 7:00Céline HervieuChiffre
« un prélèvement de près de 19 millions d'euros au titre du Dilico, donc de l'État »
- 7:30Céline HervieuChiffre
« une hausse générale du budget 2026 de près de 68 millions d'euros »
- 8:30Céline HervieuChiffre
« 12,9 millions d'euros issus de l'autofinancement entièrement affecté à l'investissement dans les écoles »
- 9:00Céline HervieuChiffre
« 6 millions d'euros pour les travaux à gliinulpis dans le 6e »
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La parole à Cervieux. Merci beaucoup monsieur le maire, mes chers collègues. Chaque année, il y a quatre moments de discussion budgétaire qui nous réunissent ici, conseillères et conseillers de Paris dans l'optique de prévoir d'ajuster ou de tirer le bilan des moyens financiers que notre majorité vote et ainsi de doter en conséquence les politiques municipales paridiennes.
Ces moments sont une colonne vertébrale de notre action. Sans eux, pas de politique climatique, pas de politique de logement, de solidarité, en somme pas de transformation. de la vie quotidienne des Parisiens et des Parisiennes.
Et je veux moi aussi au nom de mon groupe remercier tous les agents qui ont participé à la préparation de ce budget supplémentaire. Alors, quel en est l'objectif ? D'abord, c'est l'occasion d'amender les décisions du budget primitif voté lors de la dernière mandature en décembre dernier grâce aux excédents dégagés en 2025.
C'est donc un exercice de réalité, de gestion responsable face aux Parisiennes et aux Parisiens qui ont réaffirmé en mars dernier leur volonté d'une gestion saine des finances de notre ville. Alors, il est vrai que ce budget supplémentaire, il s'inscrit dans une temporalité particulière, un moment de transition entre deux mandatures, deux équipes exécutives, des élus pour partir renouvelés qui portent des priorités qui leur sont propres. Notre responsabilité ici et dans ce moment particulier, c'est justement de permettre une forme de continuité.
La continuité d'une politique de solidarité, de transition écologique, ça a été dit, de proximité et d'efficacité. Et je pense que tous les Parisiens et les Parisiens l'ont vu. Les investissements massifs qui ont été faits, ça a été fait pour améliorer la qualité de vie des Parisiennes et des Parisiens.
Et ces transformations, les événements récents nous ont prouvé à quel point elles sont toujours plus urgentes et nécessaires. L'objectif ici est d'ajuster notre travail aux nouvelles données du compte administratif. C'est ça l'objectif d'un budget supplémentaire.
Mais ça ne peut pas être l'occasion de dire tout et n'importe quoi ou de remettre à plat l'ensemble des politiques publ municipales qui ont été menées lors des mandats précédents. Ça n'est pas le bon véhicule pour le faire tout simplement. La cohérence budgétaire exige qu'on ne mélange pas les genres.
La discussion budgétaire en propre structurelle, elle aura lieu en fin d'année. Chacun pourra s'exprimer et nous y reviendrons. Donc, ce sera en octobre prochain comme chaque fin d'année d'ailleurs.
Ce sera alors le moment de définir nos orientations, nos priorités et de les doter de budgetane. Pour l'heur, voici une partie des données proposées pour ce budget supplémentaire et l'exécutif y reviendra avec Joan Quassi. Il reprend l'excédent de fonctionnement de 176,8 millions d'euros constaté au compte administratif de 2025 adopté donc le mois dernier mais doit tout de même effectivement procéder à certains ajustements notamment en raison d'une baisse constatée de 131 millions de recettes de fonctionnement par rapport au BP de décembre.
En clair, le report des excellents résultats que nous avons voté via le contrat administratif de 2025 va nous permettre d'amortir la baisse exogène de nos revenus de fonctionnement. C'est une baisse qui, je le rappelle, est décorrélée des efforts de gestion de la ville de Paris. Tout d'abord, ça a été dit le récent ralentissement du marché de l'immobilier.
C'est vrai, une tension sur les taux d'intérêt qui nous amène à désinscrire 85 millions d'euros de recettes au titre des DMTO. Ensuite, le régime déclaratif mis en œuvre par l'État pour établir les rôles des taxes d'habitation sur les résidences secondaires et c'est assez frustrant compte tenu du fait que le nombre de résidences secondaires ne cesse d'augmenter à Paris selon l'INC et pour autant nous fait perdre 21,3 million d'euros sur le sur le budget. Enfin, comme à son habitude dans son désengagement sans fin et oui, ça a été dit, l'État ne compense pas près de 24,6 millions de pertes de fiscalité locale issu d'allègements qui ont été décidés par le législateur sans consultation ni accord de la ville.
Évidemment, puisque le désengagement de l'État ne suffit pas, ce budget spécial acte également une hausse des dépenses de fonctionnement et notamment via un prélèvement de près de 19 millions d'euros au titre du Dilico, donc de l'État, mais également 1,5 million d'euros d'augmentation des états spéciaux d'arrondissement, d'autres opérations diverses pour une hausse générale du budget 2026 de près de 68 millions d'euros. Voici pour le fonctionnement. En terme d'investissement, le budget supplémentaire acte 79,6 millions d'euros de dépenses supplémentaires.
D'abord, ça a été dit l'inscription des 12,9 millions d'euros issus de l'autofinancement entièrement affecté à l'investissement dans les écoles pour la mise en œuvre du plan contre les violences dans l' péril scolaire, pour la rénovation et l'adaptation des établissements scolaires au changement climatiques. Ce sont deux sujets dont l'urgence totale nécessite des investissements adaptés. Au-delà de ça, pour vous donner quelques exemples concrets, on peut citer par exemple au niveau culturel 6 millions d'euros pour les travaux à gliinulpis dans le 6e. 7,6 million d'euros sont prévus pour plusieurs opérations de rénovation de crèche, notamment par exemple dans le 13e arrondissement. 1,5 million d'euros pour sécuriser les voies souterraines desal à Paris, 1,1 million pour le jardin du Val de Grâce.
Les transports aussi 1,5 million serviront à remplacer des bornes de recharge électrique. Des investissements donc au niveau modéré égard à cet exercice qui nous permettent toutefois de travailler à continuer de changer concrètement la vie des Parisiennes et des Parisiens. En résumé, mes chers collègues, ce budget, il reflète bien nos priorités.
C'est un budget supplémentaire dont nous discutons, je le rappelle, celle de la majorité de la ville. notre situation, nos choix politiques solides malgré les vents contraires du marché de l'immobilier et le désengagement de l'État, qu'on le veuille ou non, nous maintenons le cap d'une ville qui investit dans l'éducation, l'aménagement du territoire, la culture ou encore l'environnement. En clair, nous écoutons, nous adaptons en défendant une gestion claire, agile et responsable de nos finances publiques à Paris.
Je vous remercie. Merci beaucoup. Ah.
Céline Hervieu